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Airbus peine à profiter du coup d’arrêt de Boeing sur les marchés

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En dépit de l’arrêt des livraisons de Boeing 737 MAX, Airbus ne réussit pas à renforcer ses positions sur le marché. L’avionneur, qui peine déjà à livrer ses clients à l’heure, n’a pas la capacité de servir les clients de son rival américain.

Les problèmes incessants de Boeing n’ont pas vraiment profité à son concurrent européen: bien qu’en 2019 Airbus ait largement devancé le groupe américain en nombre de livraisons comme en prises de commandes, l’arrêt des livraisons de 737 MAX ne s’est pas traduit par une augmentation des livraisons d’A320, constatent Les Échos.

un cockpit d’un Airbus A320

© CC0 / BOBBY_BOSSMANNAirbus s’empare de la «couronne» de Boeing et récolte plus de commandesSelon le quotidien, les «retombées sonnantes de la crise du 737 MAX restent pour l’heure très limitées». Le journal rappelle que le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a ramené en octobre l’objectif de livraisons annuel de 890 à 860 appareils. Cette révision est due aux retards de production pris sur la dernière version de l’A321, le plus long monocouloir de la gamme.

Après le dernier Salon de Dubaï, Airbus totalisait 718 commandes nettes contre un solde négatif de 84 commandes pour Boeing, qui a enregistré plus d’annulations que de prises de commandes. Pourtant, ce résultat est bien en dessous du record des 1.503 commandes en 2013, souligne le journal.

Des capacités industrielles insuffisantes

Airbus A380. Archive photo

© AP PHOTO / FRANCOIS MORILa turbine d’un Airbus A380 s’enflamme à l’aéroport de Séoul – vidéoSelon Les Échos, même si certains clients auraient troqué leurs commandes de MAX pour des A320, Airbus n’aurait pas la capacité industrielle de répondre à une telle demande.

«L’avionneur européen, qui s’est fixé pour objectif de monter à 63 monocouloirs par mois d’ici à fin 2021, contre 60 fin 2019, a déjà bien du mal à livrer ses clients à l’heure», indique le quotidien.

Dans le même temps, Les Échos rappellent que l’A320 neo n’est pas lui non plus exempt de reproches et souffrirait aussi d’un problème de centrage, ce qui a conduit Lufthansa à neutraliser la dernière rangée de sièges sur ses 20 A320.

La Fed préparerait l’effondrement du dollar pour le Nouvel an

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Mi-janvier, le cours du dollar pourrait chuter significativement: en l’espace d’un mois, la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) prévoit d’injecter près de 500 milliards de dollars dans l’économie américaine.

Les analystes estiment que l’intervention de la Fed dans le système financier du pays a atteint une ampleur «épique» à cause du risque grandissant d’une crise comparable à celle de 2008 dans le secteur bancaire.

Pénurie d’argent?

Après l’été, les États-Unis se sont soudainement retrouvés confrontés à une crise de liquidités: le 16 septembre, la demande de prêts à court terme de la Fed par les banques a soudainement doublé pour passer de 27 à 53,2 milliards de dollars, ce qui a entraîné une hausse des taux d’intérêt de 2,29% à 4,75%. Le lendemain, les banques ont déposé des requêtes de prêt pour plus de 80 milliards de dollars et les taux d’intérêt à court terme se sont envolés jusqu’à 10%.

En lui-même, le taux d’intérêt des fonds fédéraux (avec lequel les banques accordent des prêts à court terme à d’autres banques à partir des réserves excédentaires) a dépassé pour la première fois l’intervalle-cible de la Fed (2,3%) pour atteindre 2,35%.

Le dollar ne valait pas aussi cher sur le marché interbancaire ni en pleine crise de 2008 ni quand la bulle internet spéculative a éclaté en 2002.

Afin de sauver le marché financier d’une paralysie, pour la première fois depuis la crise financière mondiale, la Federal Reserve Bank of New York a entamé le rachat d’actifs aux banques (obligations américaines, obligations des agences fédérales et des engagements hypothécaires) pour assurer un afflux d’argent liquide dans l’économie. En seulement deux jours (les 18 et 19 septembre), les autorités financières ont ainsi injecté sur le marché 128 milliards de dollars.

Donald Trump

© SPUTNIK . IRINA KALASHNIKOVATrump déclare la guerre à une Fed «incompétente»

En octobre, le patron de la Fed Jerome Powell a déclaré que le régulateur augmenterait ses achats d’actifs à court terme, le qualifiant de «mesures techniques» nécessaires pour améliorer le système financier. Depuis le 15 octobre, la Fed rachète 60 milliards de dollars par mois sur le marché les obligations du Trésor à court terme (sur un an).

En fait, la Fed a lancé un nouveau programme d’assouplissement quantitatif, comme le confirment les plans du régulateur d’injecter sur le marché interbancaire un volume record de liquidité d’ici fin décembre. Selon le document publié par la Federal Reserve Bank of New York, entre le 16 décembre et le 14 janvier auront lieu neuf opérations de rachat Repo (la première pour 50 milliards de dollars, et les autres pour 35 milliards de dollars).

De cette manière, la Fed injectera dans le système financier du pays près de 500 milliards de dollars en un mois.

«L’augmentation significative des injections monétaires sur le marché interbancaire est nécessaire pour éviter un bond des taux d’intérêt des prêts à court terme en fin d’année», a expliqué Jerome Powell.

Les réserves diminuent

Les analystes ont conclu que la crise de septembre sur le marché du financement court terme avait notamment été provoquée par la réticence des quatre plus grandes banques à accorder des prêts. Ces derniers mois, les actifs des créanciers primaires se sont concentrés sur les obligations du Trésor, ce qui a limité leur capacité à garantir le financement à court terme sur les marchés Repo, constate une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI).

Le rapport n’indique pas quelles banques ont secoué le marché, mais, selon l’a déclaré au Financial Times un gestionnaire de portefeuille, il s’agit des principaux animateurs du marché, y compris JP Morgan.

Les fonds alternatifs ont également apporté leur contribution en augmentant la demande en financement garanti: ils utilisent de plus en plus souvent des contrats Repo pour les transactions d’arbitrage, indiquent les analystes de la BRI.

La crise a également des causes plus profondes, et notamment la réduction continue des réserves bancaires ces cinq dernières années, qui s’est particulièrement accélérée après l’adoption en août de la loi sur la prolongation du délai pour atteindre le plafond de la dette publique.

Dollar US (image d'illustration)

© DEPOSITPHOTOS / VADIMVASENINAprès un siècle de domination, le dollar perd ses positions, selon JP Morgan

Entre le 14 août et le 17 septembre, le Trésor a dépensé plus de 120 milliards de dollars de réserves, en réduisant les réserves d’argent des plus grandes banques et donc leur capacité à placer des fonds sur le marché du financement court terme.

La situation est aggravée par le déficit budgétaire de 1.000 milliards de dollars, qui est couvert en grande partie grâce à la vente d’obligations publiques – mais la demande diminue.

Selon les chiffres officiels, la dette publique des États-Unis s’élève à 22.500 milliards de dollars (106% du PIB). Doutant de la solvabilité de Washington, les plus grands créanciers vendent progressivement ces «instruments les plus sûrs et les plus liquides du monde» que sont les obligations du Trésor.

Selon les fonds d’investissement, dans ces conditions la crise sur le marché du financement court terme ne fera que s’aggraver, et très prochainement Jerome Powell annoncera officiellement un nouveau cycle d’assouplissement quantitatif.

Même si le patron de la Fed affirme que la situation sur le marché du financement court terme n’affectera pas toute l’économie, les économistes en doutent. Si ce segment est effectivement «cassé», comme en témoigne la dépendance du secteur bancaire des injections quotidiennes de liquidités, il est fort probable que la crise s’étendra sur tous les marchés.

Mais les actions du régulateur risquent également d’entraîner de sérieuses conséquences. Un afflux d’argent non garanti accélérera l’inflation et provoquera un affaiblissement global du dollar.

Sachant que la monnaie américaine pourrait être confrontée à une chute brutale dès janvier: la hausse du solde de la Fed de 10% (jusqu’à un record de 4.500 milliards de dollars) en seulement un mois exercera une immense pression sur le cours monétaire.

Goldman Sachs pense que la Fed ne pourra pas renoncer aux injections monétaires dans l’économie.

«Le marché a besoin constamment de dollars à cause des placements gigantesques d’obligations publiques afin de couvrir le déficit budgétaire», constate la banque. Par conséquent, la monnaie américaine continuera de perdre de la valeur.

L’Élysée annonce la nouvelle date du sommet des dirigeants du G5 Sahel et de la France à Pau

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L’Élysée a annoncé que le sommet des dirigeants du G5 Sahel et de la France initialement programmé pour ce lundi 16 décembre à Pau, se tiendrait le 13 janvier 2020.

Le sommet des dirigeants du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad) et de la France, qui devait se tenir ce lundi 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France, aura lieu le 13 janvier 2020, a annoncé l’Élysée.

Les Présidents de cinq pays du G5 Sahel ont «confirmé leur accord pour cette date», a ajouté l’Élysée dont le communiqué est cité par l’agence France-Presse (AFP).

Mali, opération Barkhane

© PHOTO. DAPHNE BENOITMacron prêt à réexaminer les «modalités d’intervention» de la France au SahelDevraient donc être présents les Présidents du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mahamadou Issoufou, et du Tchad, Idriss Déby, ainsi que celui de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.

Le sommet de Pau, qui doit permettre de clarifier le cadre de l’intervention française dans la bande sahélo-saharienne, a été reporté à 2020 après l’attaque de la base militaire d’Inates, au Niger, qui a fait 71 morts le 11 décembre.

L’annonce de l’Élysée intervient au lendemain du sommet extraordinaire qui s’est tenu à Niamey, au Niger, avec les cinq États du G5 Sahel.

Sommet du G5 Sahel en France

Le 4 décembre, Emmanuel Macron a annoncé avoir invité les Présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver à Pau où étaient basés sept des 13 soldats de la force antidjihadiste Barkhane tués le 25 novembre au Mali.

Toutefois le message du Président français a été perçu comme une dégradante «convocation» par beaucoup dans les pays concernés. Le 11 décembre, face à la presse, le Président burkinabè Roch Kaboré, par ailleurs président en exercice du G5 Sahel, a déploré le «manque de tact» du chef de l’État français.

« Le terrorisme est la stratégie indirecte utilisée par l’impérialisme », selon un ex-général major algérien

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L’ex-chef d’état-major de l’armée de terre algérienne a affirmé à Sputnik que la situation des droits de l’Homme dans son pays n’était pas alarmante. Il a par ailleurs expliqué les tenants et les aboutissants du terrorisme au Sahel et en Afrique, indiquant les défis qui attendent le nouveau Président.

L’Algérie a élu jeudi 12 décembre Abdelmadjid Tebboune au poste de Président de la République. Des opposants à cette élection appuyés par le Parlement européen avaient reproché aux autorités algériennes de ne pas avoir pris des mesures d’apaisement en libérant «les détenus du Hirak» et en permettant à la presse, aux syndicats et aux avocats d’exercer en toute liberté.

Dans un entretien accordé à Sputnik, le général major à la retraite Abdelaziz Medjahed, ex-chef d’état-major de l’armée de terre algérienne, a répondu à cette polémique en mettant en perspective ce qui se passe en Algérie dans le contexte des mouvements de contestation populaires qui touchent plusieurs pays dans le monde, notamment la France. Il a également évoqué la situation politique et économique du pays et les défis qui attendent le nouveau chef de l’État algérien.

Par ailleurs, le général Medjahed s’est attardé sur la situation sécuritaire au Sahel qu’il juge préoccupante, notamment en raison du retour de dizaines de combattants au Maghreb après la défaite de Daech* en Syrie et en Irak.

Pour cet ancien haut gradé, le terrorisme est utilisé par «les Occidentaux» pour justifier leur «politique impérialiste» partout dans le monde, notamment au Moyen-Orient et en Afrique.

La loi sur les hydrocarbures est «faite dans le sens de servir l’intérêt national», selon un député algérien

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Dans une déclaration à Sputnik, un député algérien a expliqué que ce qui a poussé le parlement à adopter la nouvelle loi sur les hydrocarbures est «la situation économique et financière du pays». Il a affirmé que ce sont des cadres algériens qui l’ont rédigée et qu’elle «servait l’intérêt national».

L’annonce lundi 7 octobre par le ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab que l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures avait été élaboré en consultation avec «les grandes compagnies pétrolières internationales», classées parmi les meilleures au monde, avait déclenché une vive polémique dans le pays. En effet, nombreux sont ceux qui ont crié au bradage des ressources de l’Algérie sommant le ministre de s’expliquer.

Logo du géant pétrolier français Total

© REUTERS / STEPHANE MAHE/FILESLe ministre algérien de l’Énergie entend barrer la route à Total quant à la cession des actifs d’AnadarkoDans un entretien accordé à Sputnik, le député Nazih Benramdane, ex-président du groupe parlementaire des indépendants, a levé le voile sur les tenants et les aboutissants de cette nouvelle loi ainsi que sur le timing de son adoption par le parlement algérien.

La polémique

Ce qui a suscité une levée de boucliers contre cette loi, selon le député, c’est le fait qu’elle a été proposée et discutée dans une situation politique agitée, marquée par «le mouvement de contestation populaire qui secoue l’Algérie depuis le 22 février».

«Beaucoup de citoyens sont venus manifester devant le parlement pour demander aux députés d’être très prudents dans l’examen de cette loi», affirme-t-il, ajoutant que «ceux qui ont été à l’avant-garde de cette polémique pour jeter l’anathème sur ce projet de loi résident en majorité à l’étranger et n’ont même pas lu le texte en question.»

Extraction de pétrole

© SPUTNIK . VITALY TIMKIVLa participation de sociétés étrangères à la loi sur les hydrocarbures en Algérie provoque un tolléBien qu’un bon nombre de députés aient jugé qu’il valait mieux reporter le débat sur ce projet de loi à après l’élection présidentielle du 12 décembre, M.Benramdane a expliqué que le ministre de l’Énergie et les cadres de la Société nationale des hydrocarbures (Sonatrach) avaient, quant à eux, sensibilisé les élus sur l’urgence de l’adoption de cette loi en raison de la situation difficile dans laquelle se trouve actuellement la Sonatrach.

«Compte tenu du fait que le projet de loi ne remettait pas en cause la règle 51/49 [règle qui régit l’investissement dans le secteur des hydrocarbures et qui fixe à 49% la part d’une entreprise étrangère dans un projet lancé avec la Sonatrach qui désormais en détient 51%, ndlr] et de la nécessité d’offrir des mesures incitatives aux entreprises étrangères pour venir investir en Algérie, les députés ont opté pour l’adoption de cette loi», indique-t-il, expliquant que le climat de concurrence qui marque le marché des hydrocarbures dans le monde ne laissait pas beaucoup d’options pour l’Algérie.

Alger

© AFP 2019 FAYEZ NURELDINEAlgérie: «Le scrutin s’est déroulé dans les meilleures conditions de transparence», selon le président de l’ANIE«Néanmoins, ceux qui ont rédigé cette loi sont des Algériens: des cadres compétents du ministère de l’Énergie et de la Sonatrach, et ils l’ont faite dans le sens de servir l’intérêt national et non pas pour brader les ressources du pays.»

Pourquoi l’urgence de cette loi?

Nazih Benramdane précise que la situation économique et financière de l’Algérie était la principale raison qui a poussé les députés à adopter en urgence la nouvelle loi sur les hydrocarbures. À ceci, s’ajoutait également l’épuisement des réserves du pays en pétrole et en gaz.

«D’ici 2030, si l’Algérie ne renouvelle pas ses réserves en gaz par la découverte de nouveaux gisements, toute la quantité qui sera produite sera consommée localement, ce qui aggravera la chute des revenus du pays en devises fortes», soutient le député. Par ailleurs, ajoute-t-il, «cette situation de dépendance aux exportations des hydrocarbures interpelle le gouvernement sur la nécessité de diversifier l’économie nationale en développant les secteurs productifs comme l’industrie et l’agriculture, ainsi que celui des services comme le tourisme».

Manifestants en Algérie

© AFP 2019 RYAD KRAMDIUn ex-colonel de l’Armée de l’air: en Algérie, «il y a une contre-révolution»Le projet de loi de finances 2020 indique que l’Algérie fera face à une baisse de ses recettes de 8,3% et ce malgré une hausse de 5,3% de la fiscalité ordinaire. Cette baisse globale s’explique par le fait que le gouvernement table sur un recul de la fiscalité pétrolière en 2020, principale source de devises pour le pays.

Dans le même sens, le ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab a déclaré mardi 29 octobre devant la Commission des affaires économiques à l’Assemblée populaire nationale que «60% des réserves initiales d’hydrocarbures du pays étaient épuisées».

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Du savon à base d’huile de friture pour lutter contre le chômage et la pollution au Cameroun

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À la tête du Gic Bellomar, Martial Oden Bella transforme les huiles usées en savon et détergent. Une activité qui crée de l’emploi et contribue à la sauvegarde de l’environnement. L’ingénieur se consacre aussi à la formation des jeunes en recyclage de déchets plastiques à travers un programme d’e-learning. Portrait.

La mine grave, Martial Oden Bella, 37 ans, est le promoteur du Gic Bellomar, une entreprise spécialisée entre autres dans la transformation des huiles usées en savon et détergent. Avec cette initiative, l’entrepreneur, ami de la nature, veut réduire la pollution. Une ambition confortée à la suite d’une étude empirique qu’il avait effectuée en 2013, portant sur la nuisance des complexes hôteliers dans la ville de Douala au Cameroun.

«Nous avons observé qu’un hôtel de niveau quatre étoiles déverse en moyenne 30 litres d’huile de friture usée dans la nature par semaine, soit 1.560 litres par an. Ce qui constitue un problème environnemental qu’il faut résoudre à tout prix. En transformant ces huiles de fritures usées en détergents en poudre, lessives et de toilette, on contribue à sauvegarder l’environnement», explique-t-il au micro de Sputnik.

Martial Oden Bella tenant du savon liquide fabriqué par sa structure.

© PHOTO. BELLOMARMartial Oden Bella tenant du savon liquide fabriqué par sa structure.

C’est ainsi que Martial Oden Bella, originaire de Sangmelima dans le sud Cameroun et diplômé depuis 2013 de l’Université de Toulouse Capitole 1 dans le domaine de l’ingénierie pédagogique, se lance dans la production de savons et détergents bon marché, accessibles au plus grand nombre et génératrice d’emplois.

«L’utilisation de ces huiles de fritures usées contribue à réduire les coûts de production de ces savons et détergents et permet de ce fait le développement de la savonnerie artisanale, source d’emplois pour de nombreuses personnes en panne de projets de vie», renchérit l’entrepreneur.

Soleil

© CC0 / PIXABAY/SKEEZELe réfrigérateur solaire photothermique, pour révolutionner l’accès à l’énergie des populations subsahariennesPour fabriquer ses produits, Martial Oden Bella se fournit en huile de friture auprès des hôtels, ménages et restaurants.

Le procédé de production d’un morceau de savon à partir d’huile usagée débute par la collecte des huiles de fritures usées qu’on prétraite au préalable à travers une opération de filtration. Puis on prépare les solutions de soude caustique: une moins concentrée pour engager la réaction et une autre plus concentrée pour finaliser l’opération de saponification. Une fois les solutions de soude refroidies à une température de 30 degrés Celsius, on engage la phase de saponification avec le mélange d’huiles (huile de palme blanchie, palmiste et huile de fritures usées) jusqu’à l’obtention d’une pâte semi-lourde qu’on coule dans des moules appropriés et que l’on laisse reposer au moins 72h.

Une fois la production terminée, les savons et détergents sont distribués dans les établissements hospitaliers, les hôtels. Un juste retour à l’envoyeur.

«Concernant les détergents en poudre, on les distribue auprès des blanchisseries. Les autres produits se trouvent dans des boutiques de la ville de Douala et on est en train de développer un réseau de distribution dans d’autres villes», explique Martial Oden Bella.

En dehors du détergent en poudre, du savon de lessive et de toilette conçus à partir de ces huiles, Gic Bellomar produit et commercialise des huiles essentielles à base de déchets de toute sorte.

«Nous avons mis au point une machine pour extraire des huiles essentielles à partir de matériel recyclé. Nous avons également élaboré des technologies de production d’huiles essentielles et d’hydrolats à base de zestes d’orange, de production de carbonate de calcium et de chaux vive à partir de déchets d’eau de javel, de production de béton à base de cendres de boues de forages incinérés, de production d’un gélifiant alimentaire à partir de zestes d’orange, du bioplastique à partir de déchets maritimes…», énumère l’entrepreneur.

La passion pour le recyclage des déchets

Roger Milla, 1994

© AFP 2019 ANTONIO SCORZACameroun: Roger Milla, une légende du foot devenue roi des pavés écolosDepuis janvier 2018, l’entreprise a également mis sur pied une plateforme d’e-learning sur laquelle elle diffuse des cours en ligne sur la fabrication des produits d’hygiène et d’entretien et sur la valorisation des déchets plastiques. Pour le fondateur de l’entreprise, il s’agit essentiellement de préserver l’environnement tout en développant l’accès à l’hygiène et l’économie locale au Cameroun et ailleurs sur le continent africain.

«Notre plateforme a formé jusqu’à présent près de 1.264 personnes issues de 31 pays en deux sessions de formation en ligne ouvertes à tous. Nous avons un module sur la problématique des déchets plastique, un module sur les techniques de collecte et de régénération mécanique des déchets plastiques, un autre sur le cadre juridique et réglementaire de la valorisation des déchets plastiques, la commercialisation des déchets plastique et enfin un module spécialisé dans le suivi des apprenants aux développements de leurs projets. Certains de nos élèves ont pu mettre en place des projets dans le domaine de la gestion des déchets dans des pays comme le Gabon, le Niger, le Sénégal, la Guinée-Conakry, le Cameroun et bien d’autres», se réjouit Martial Bella Oden.

Des enfants sous un arbre à Limani, Cameroun

© SPUTNIK . ANICET SIMOAu Cameroun, le charbon «vert» de Muller Tenkeu combat la déforestationCréé en 2002, le Gic Bellomar était à l’époque un regroupement d’étudiants impatients d’entrer dans la vie active et l’aventure entrepreneuriale. La petite communauté, aidée de quelques parents, a misé ses fonds propres pour se lancer dans la fabrication de savon, de détergents, de produits d’entretien et d’huiles essentielles. Sous la direction de Martial Bella Oden, l’activité du Gic Bellomar s’est transformée en exercice pratique d’application des cours de chimie sur la fabrication du savon. Aujourd’hui, l’entreprise emploie six personnes avec de nombreux bénévoles. Auteur de plusieurs ouvrages sur le traitement des déchets – Technique améliorée de fabrication artisanale de savons et détergents, paru aux éditions collection Pro-Agro en 2014 –, Martial Oden Bella est désormais très sollicité en Afrique pour partager son savoir-faire.

«Passionné d’innovation,  j’explore chaque jour les technologies appropriées, je développe et procède à la vulgarisation de mes innovations tant dans mon pays qu’en dehors. Mon ambition est de développer et participer à de nombreux projets de formation à distance ouverte en zone Afrique», conclut-il.

Vladimir Poutine revient sur les projets militaires russes avec les pays africains

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Le Président russe a ordonné d’étudier les nombreuses propositions sur la collaboration militaire et technique évoquées lors du Forum Russie-Afrique, est-il possible de lire sur le site du Kremlin.

Suite au sommet Russie-Afrique, Vladimir Poutine a appelé le 16 décembre à analyser tous les projets présentés dans les domaines militaire et technique.

Vladimir Poutine au sommet Russie-Afrique

© SPUTNIK . MICHAEL METZELPour Poutine, le sommet Russie-Afrique inaugure une nouvelle page dans leurs relations«Je veux attirer l’attention sur le récent sommet Russie-Afrique. Il a été confirmé lors de sa tenue qu’une collaboration militaire et technique fiable et responsable est l’une des priorités de l’interaction avec des partenaires africains», a indiqué le Président russe lors d’une réunion de la Commission sur la collaboration militaire et technique. Et d’ajouter:

«Au terme du sommet, je demande à ce que soient étudiées les multiples propositions portant sur la coopération militaire et technique que nous avons reçues. Bien entendu, tout en prenant en considération leur composante commerciale et avec un accent mis sur l’adoption d’approches souples quant aux livraisons et aux paiements.»

Sommet Russie-Afrique

Les 23 et 24 octobre, le premier sommet Russie-Afrique a eu lieu à Sotchi sous la coprésidence de Vladimir Poutine et d’Abdel Fattah al-Sissi.

Selon le site officiel du sommet, l’événement est «la première rencontre de ce niveau dans l’histoire des relations russo-africaines», tous les chefs d’État de l’ensemble du continent africain ainsi que les dirigeants des plus grandes organisations et associations de la région y étant invités.

Mali: Tenue de la 13ème Session Ordinaire du Conseil d’administration de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale.

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La session a eu lieu ce mardi 17 décembre 2019 dans la salle de conférence de la CMSS. Elle a été présidée par le Conseiller Technique M. Sekou Oumar Dembele représentant monsieur le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales M. Michel Hamala SIDIBE. Parmi les points inscrits à l ordre du jour on peut retenir : l’examen et l adoption du budget et du programme d’activités au titre de l exercice 2020.
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À l’issue d’echanges et de débats très fructueux les Administrateurs ont félicité l’équipe de la CMSS pour les efforts et les résultats engrangés au cours de cette année.

Distinction au Mali : Sékou TANGARA, homme de médias de l’année

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FÉLICITATIONS à mon ami Sékou Tangara d’Africable élu Homme de Médias de l’année lors de la Nuit des Stars organisée par EUEVENT à l’hôtel Sheraton de Bamako.

Mali: Housseini Amion GUINDO reçoit la délégation de la municipalité de Montreuil à Bamako

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Porteuse d’un projet d’assainissement pour la ville jumelle de Yélimané, la délégation de la municipalité de Montreuil en France conduite par le maire Patrice Bessac a été reçu en audience par le Ministre Housseini Amion GUINDO ce lundi 16 Décembre 2019.

A Bamako depuis hier pour booster les liens historiques entre la ville de Montreuil en ile de France et Yélimané dans la région de Kayes, la délégation conduite par le maire et son adjointe Mme Djeneba KEITA a profité de l’opportunité pour rendre visite au Ministre Housseini Amion GUINDO. L’objectif de Patrice BESSAC et sa suite était de solliciter l’accompagnement du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable dans l’exécution d’un certain nombre de projets de coopération décentralisée dans le domaine de l’assainissement. Il s’agit essentiellement de la réalisation de 60 latrines dans 60 écoles du cercle de Yélimané. Cet ambitieux projet qui porte sur les déchets liquides est appelé à intégrer les déchets solides si le financement nécessaire suivait. Pour ratisser large dans ce cadre, la délégation est venue solliciter l’accompagnement de l’Etat.
Sensible à cette mobilisation pour notre pays, le Ministre Housseini Amion GUINDO a salué le volontarisme des partenaires français dans la quête d’un cadre de vie meilleur au Mali. Pour le 1er responsable de la politique d’assainissement de notre pays, l’Etat ne manquera pas de jouer sa partition. Il rassurer ses interlocuteurs du jour de la disponibilité du gouvernement à les accompagner dans tous les projets qui concernent l’environnement, l’assainissement et le développement durable. En attendant un accompagnement financier à travers le fonds climat, Housseini Amion GUINDO a promis un accompagnement technique pour la réalisation et l’entretien des ouvrages.

Source: CCOM