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Pourquoi les États-Unis s’opposent au gazoduc Nord Stream

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La décision américaine d’imposer des sanctions aux entreprises impliquées dans le nouveau gazoduc de la Baltique ébranle l’Allemagne. Contesté depuis toujours, le projet masque de multiples et contradictoires intérêts économiques et politiques.

Il ne manque plus qu’environ 300 km de tuyaux à poser au fond de la mer Baltique pour que Nord Stream 2 relie définitivement la Russie à l’Allemagne et achemine 55 milliards de mètres cubes par an de gaz russe vers l’Europe. Mais les “sanctions américaines contre le gazoduc de Poutine” sont tombées, annonçait Bild jeudi 12 décembre. “Le président Trump et les démocrates se sont montrés unis comme rarement pour prendre cette décision”, soulignait le tabloïd.

Après le vote largement majoritaire à la Chambre des représentants, mercredi 11 décembre, les futures sanctions américaines devraient s’appliquer aux grands groupes de l’énergie qui ont cofinancé le projet : Shell, OMV (Autriche), Wintershall et Uniper (Allemagne), ainsi qu’Engie pour la France.

Des interprétations divergentes

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas (SPD), a immédiatement condamné la mesure annoncée :

La politique énergétique européenne se décide en Europenon aux États-Unis. Nous condamnons le principe même d’interventions extérieures et de sanctions ayant un impact extraterritorial.”

Une interprétation contestée par Die Welt : le projet Nord Stream 2 n’est pas un pur projet économique d’entreprises privées, il a des implications au niveau de la sécurité, souligne le quotidien conservateur. Or, “au niveau de la sécurité, les États-Unis ne sont pas un

[…]

Source: Courrierinternational

En Afrique de l’Ouest (sahel), «l’État islamique accroît sa mobilité et son pouvoir» dixit Soumeylou Boubeye Maïga

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L’Afrique de l’Ouest est encore sous le choc avec l’attaque d’Inates, au Niger. Au moins 71 militaires nigériens tué. Cette attaque, d’une extrême violence, impliquant des centaines d’assaillants, a été revendiquée par le groupe État Islamique (EI). Soumeylou Boubeye Maïga, l’ancien Premier ministre malien, répond aux questions de Laurent Correau.

RFI : Le groupe État islamique attribue l’attaque d’Inates à l’État islamique en Afrique de l’Ouest, est-ce que c’est une revendication qui vous surprend ?

Soumeylou Boubèye Maïga Pas du tout, quand on observe les actions qui se sont déroulées ces derniers temps, on voit que l’État islamique a accru sa mobilité, son pouvoir et son accès aux ressources dans cette région. Ils contrôlent pratiquement toutes les ressources prélevées sur les trafics de poissons, de charbons et d’autres produits comme les flux migratoires depuis la région du lac Tchad.

Est-ce qu’Inates fait partie des zones dans lesquelles l’État islamique en Afrique de l’Ouest est bien implanté ?

Oui, on a vu depuis le mois de septembre une recrudescence des attaques dans la région de Tillabéri, on a vu que dans sa politique de purge de ces espaces qu’il essaye de contrôler, l’EI s’en est pris non seulement aux forces gouvernementales, mais même au leadeur sociaux comme les chefs religieux, les chefs de village qui peuvent faire obstacle à sa propagande et le désengagement des forces qui relèvent du G5 dans cette zone qui était dans un processus de réarticulation, ce désengagement-là a créé aussi une sorte de vacuum dont ils ont pu profiter.

Est- ce que selon vous l’EI en Afrique de l’Ouest a pu agir seul dans cette attaque d’Inates ?

D’une manière générale, ce qu’on observe c’est que même quand les attaques sont revendiquées par tel ou tel groupe, elles se font en alliance entre les principales organisations, parce que le Sahel, pour le moment, est le seul théâtre sur lequel ces organisations coopèrent. Elles ne cherchent pas à contrôler des territoires, elles ont des cibles identiques.

Ce genre d’alliance a pu opérer lors de l’attaque d’Inates ?

Quand vous regardez l’importance de l’attaque, la combinaison des armements, etc., cela dénote qu’il y a forcément une coalition. Je pense qu’aucun des groupes en particulier n’a les effectifs nécessaires pour opérer une attaque d’une telle envergure.

Au moins 71 morts dans l’attaque d’Inates au Niger, il y avait eu 49 neufs morts à Indelimane côté malien… Le nombre de victimes se compte désormais par dizaines, comment est-ce que vous expliquez ce changement d’échelle dans les bilans des combats entre groupes jihadistes et forces gouvernementales ?

Je crois que le changement d’échelle est dû en grande partie au fait que les groupes terroristes se sont renforcés, considérablement… Non seulement en termes de combattants, en termes de ressources, en termes d’encadrement. Ils reçoivent des renforts de combattants étrangers qui proviennent d’autres fronts, en particulier on voit bien que la tactique utilisée est semblable à celle qu’on a observée sur le front irako-syrien notamment. La deuxième chose c’est qu’ils ont pu complètement s’intégrer dans l’économie de la région en développant de nouvelles routes de trafic, en s’imposant aux populations qui se sont retrouvées précarisées par l’allègement progressif du dispositif étatique. Cette économie de trafic qui est totalement imbriquée dans la logique terroriste procure des ressources importantes, une importante base de recrutement…

Qu’est-ce qui fait que les groupes jihadistes parviennent à augmenter leur recrutement dans les zones dans lesquelles ils opèrent ?

Ils ont beaucoup de ressources, que ce soient les armes, la drogue, les flux migratoires qui se développent dans cette zone. D’après les estimations qui sont faites, ça rapporte à peu près 5 millions de dollars par mois, sur lesquels rien que la province ouest-africaine de l’État islamique (PAOEI/Iswap) a des revenus nets de deux millions de dollars et comme, dans ces zones, il y a une grande précarité économique, ce sont des ressources importantes pour procéder à des recrutements.

Est-ce que pour vous il y a une cohérence dans le choix des localités qui ont été ciblées par ces groupes ? Est-ce que vous diriez comme certains que les jihadistes creusent une sorte de couloir dans cette zone des trois frontières dans laquelle ils essayent de se mouvoir en toute liberté ?

Quand vous regardez l’évolution de la cartographie des violences au Burkina, elle avait évolué progressivement, jusqu’à sa frontière avec le Bénin, parce que tous les trafics qui ne pouvaient plus passer par le nord du Niger notamment, ont essayé d’ouvrir un nouveau corridor, pour déboucher sur l’est du Mali, ou emprunter le centre du Mali pour longer le fleuve et remonter vers Tombouctou et même Taoudéni notamment. Je crois que l’interconnexion avec les trafics est fondamentale dans la résilience des groupes, les trafics ont besoin d’un environnement de violence et de pagaille pour pouvoir prospérer.

Exclusive/Dialogue national au Mali : L’accord de paix d’Alger ne sera pas révisé.

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Au Mali, le dialogue national inclusif (DNI) s’est ouvert ce samedi 14 décembre 2019 en présence du président Ibrahim Boubacar Keïta. L’objectif de ces rencontres qui se tiennent jusqu’au 22 décembre est de trouver les voies et moyens de sortir le pays de la crise protéiforme à laquelle il est confronté.

« Quel est le mal du Mali ? D’où vient-il ? Et comment le soigner ? » a déclaré le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, lors de la cérémonie d’ouverture du dialogue national inclusif (DNI) le 14 décembre à Bamako, où ces assises se poursuivront jusqu’au 22 décembre. Le chef de l’État a souhaité des débats francs, avec une devise : vérité, sincérité et convivialité.

Les crises maliennes seront, pendant une semaine au centre des débats, qui vont se dérouler en atelier avec des acteurs issus des forces vives de la nation tels que des religieux et des hommes politiques maliens.

Boycott de l’opposition

Cependant, une écrasante majorité de l’opposition boycotte la rencontre. Les conditions ne sont pas réunies pour la réussite du dialogue national, explique par exemple Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition parlementaire. « Ce qui est sûr c’est que nous avons posé un certain nombre de conditions, parmi lesquelles il faut discuter de tout, qu’il n’y a pas de sujet tabou, qu’il faut que les résultats puissent s’imposer à tout le monde, mais nous avons vu des indices qui nous font croire que cela n’est pas possible ».

Le dialogue a déjà débuté au niveau local pour le chef de file de l’opposition parlementaire et les adhérents de son parti ont refusé prendre part. « Le chef de l’État lui-même le 22 septembre a bien dit que pour l’accord de paix, qu’il est temps aujourd’hui d’en réviser certaines conditions, nous savons tous aujourd’hui que les mouvements armés ont accepté de participer aux dialogues, à condition qu’on ne touche pas à cela, ça veut donc dire que c’est un sujet qui est devenu tabou », a poursuivi Soumaïla Cissé.

►À lire aussi : Mali: L’opposition boude le lancement du dialogue national

Le chef de l’opposition parlementaire a évoqué la crainte que ce dialogue soit une grande séance de communication. « Ceci dit, le dialogue a lieu, nous donnerons notre point de vue sur les résultats qui vont être obtenus et partagés par tout le monde »,a-t-il conclu.

L’accord de paix d’Alger ne sera pas révisé

Parmi les quelque 3 000 personnes présentes à cette cérémonie d’ouverture de ces assises, figurent aussi les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) venus de leur bastion de Kidal. Ils ont obtenu au préalable que l’accord de paix d’Alger de 2015 sur le Nord-Mali ne soit pas révisé durant ces rencontres.

« Je pense qu’il faut un peu comprendre par garantie, qu’est-ce qu’il sera de l’accord pendant ce dialogue parce que pour nous, l’accord peut être débâti, mais une chose, et qui a été clarifiée, c’est que le dialogue n’est ni l’espace idéal, ni le lieu légal pour rediscuter de l’accord », a expliqué le porte-parole de la CMA, Almou Ag Mohamed.

L’accord de paix d’Alger signé par le gouvernement et les groupes armés et décrié par certains ne sera pas négocié lors du dialogue national inclusif. L’ex-rébellion a même obtenu la signature d’un document dans ce sens.

Croire en l’initiative

« Franchement aujourd’hui on a des grands problèmes au nord et au centre. Ces problèmes ne peuvent avoir de solutions que dans le dialogue », témoigne un Malien. Dans la société civile, certains veulent croire à l’utilité d’une telle initiative.

« C’est la population, qui est en train de se prononcer sur idées (…) pour pouvoir trouver les solutions que propose aujourd’hui l’État malien », témoigne un autre habitant rencontré à Bamako. Une ouverture au dialogue « Pour que les gens puissent apporter leur contribution et faire des propositions. Et à la lumière de ça, on va essayer de faire la synthèse et de faire un rapport », se montre optimiste un autre habitant.

►À lire aussi : Mali: l’ONU digère mal l’éviction du représentant de la Minusma à Kidal

De son côté, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a appelé à des débats francs et ouverts. Il a aussi demandé à ses compatriotes de ne pas considérer les forces étrangères au Mali comme des ennemis.

Opinions autour du dialogue national inclusif au Mali: Soïbou Mariko « Sauvons le Mali, demain, il sera trop tard »

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« Au départ, il était question de dialogue politique inclusif mais, sauf erreur de ma part , l’opposition a exigé le concept de Dialogue National avec les amendements y afférents. Ce qui a été accepté pendant la phase de validation des TDRs.


Aussi, lors de l’adresse à la Nation, le Président de la République s’est engagé solennellement à mettre en place un mécanisme de suivi des recommandations qui seront par ailleurs contraignantes.
Notre pays est à un seuil critique qui exige de nous, des sacrifices et des compromis.
Alors, à défaut de ce dialogue que devons nous faire?


Certes ce Dialogue devait être l’occasion de débattre des questions essentielles et de faire des propositions pour un nouveau départ.


Au Mali, on est tous coupable et victime à la fois car la crise, j’allais dire les crises ont des origines lointaines et profondes.
Chacun s’est trouvé à un moment donné majorité, opposition ou société civile.
Retrouvons nous malgré nos différences pour parler Mali, agir Mali.


Toutefois, comme l’a dit le très respecté Mahamoud Diko, les participants parleront au nom de tous les Maliens donc les préoccupations de tous seront prises en charge. Sauvons le Mali, demain il sera trop tard ».

NB: le titre est de la rédaction

MALI:SYNDICAT NATIONAL DES BANQUES, ASSURANCES,ETABLISSEMENT FINANCIERS, MICRO-FINANCES ET COMMERCES (SYNABEF).

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Le 1er congrés de la section-Banques de (SYNABEF), s’est tenu Samedi,14 Decembre 2019 à la Maison des aînes.
Sous l’égide du nouveau bureau de 33 membres, le secrétaire général Mr Hamadoun Bah, a salu ses collégues membres pour leur réelection. Selon Hamadoun Bah, la 1er section crée en aout dernier, s’est la section de Micro-finances, c’etait fait à Kafo, et aujourdhui, nous sommes là pour la mise en oeuvre de la 2émé section des banques ensuite suivra la section des Micro-finances et la section des assurances, la section des commerces qui sont là dans. S’est le 1er congrés constitutif de la section des banques.

Notons SYNABEF était représenté par les comites et les délégues, elle a voulu être conformer au statut de L’UNTM, qu’elle a mis en place les section des banques, Micro-finances, assurances et les section des commerces.

Dialogue national inclusif au Mali : Quand IBK clashe son peuple qui l’a élu. C’est le vrai comble.

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Oui il s’agit bel et bien d’un clash du peuple qui l’a élu à la magistrature suprême: « …Il importe que nos compatriotes mesurent que s’en prendre à la MINUSMA, c’est s’en prendre surtout aux forces sénégalaises, burkinabé, togolaises, ghanéennes, tchadiennes. Cela est si inconfortable pour notre honneur de Malien, d’Africain… Nous devons dépasser le complexe colonial vis-à-vis de la France. Nos parents étaient engagés par elle sur les fronts des deux grandes guerres mondiales. Aujourd’hui, elle est notre alliée et ses soldats tombent sur notre sol comme les nôtres. Sachons raison garder ! » IBK. Mali ‬.

Le seul comble est que le président de la République Ibrahim Boubacar Keita refuse d’écouter son peuple et refuse de considérer son peuple comme d’habitude.

Aujourd’hui, les maliens n’ont plus d’espoir. La gestion d’IBK reste le plus grand doute. Les maliens vivent sur le sauve qui peut. La République est déchiquetée par la mauvaise gouvernance et la délinquance financière. D’ailleurs, le régime ne rassure plus. Que Dieu protège le Mali contre un régime perdu sur son chemin d’antan.

Zangouna Koné

Aramco réussit son entrée en bourse, promettant de réduire la dépendance au pétrole de l’économie saoudienne

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Pour son introduction en bourse mercredi 11 décembre, l’action Saudi Aramco s’est envolée de 10%, passant de 32 riyals (7,5 euros) à 35,2 riyals (8,5 euros). Lors de son offre publique initiale (IPO), le géant pétrolier saoudien a été valorisé ce jeudi à 2.000 dollars. Sputnik en a discuté avec des économistes.

Lors de son introduction en bourse mercredi 11 décembre, le géant pétrolier Saudi Aramco a vendu 1,5% de ses actions pour 25,6 milliards de dollars. Les fonds engrangés valorisent l’entreprise à 2.000 milliards de dollars, loin devant Apple et Microsoft. L’action Aramco a bondi de 10% à la Bourse de Riyad, passant de 32 riyals (7,5 euros), son prix d’introduction, à 35,2 riyals (8,5 euros). C’est la plus importante offre publique initiale (IPO) au monde, alors que les experts prévoient une montée ultérieure de ces actions.

Le logo de Saudi Aramco sur l'installation pétrolière de la société à Abqaiq

© REUTERS / MAXIM SHEMETOVAyant lancé son offre IPO, Saudi Aramco s’attend à ce que les investisseurs étrangers s’y intéressent

La nouvelle star sur le marché mondial des titres

«L’IPO de Saudi Aramco était très attendue, et avec sa valorisation le géant saoudien du pétrole a éclipsé ses concurrents américains et britanniques. Saudi Aramco est effectivement devenue la nouvelle star sur le marché mondial des titres», a déclaré à Sputnik Alexandre Iakovlev, analyste de l’agence Anews.

L’envolée de l’action Saudi Aramco était prévisible, estime un autre interlocuteur de Sputnik, Valeri Vaïsberg, directeur du département analytique du groupe de sociétés d’investissement Region.

Saudi Aramco

© AFP 2019 MARWAN NAAMANISaudi Aramco change de président avant son introduction en bourse

La demande a largement dépassé l’offre

«Tout d’abord, la demande a largement dépassé l’offre, moins de 50% des demandes d’investisseurs ayant été satisfaites. Et l’OPEP+ se proposerait de prolonger l’accord. Cela signifie que le prix du pétrole restera stable, voire augmentera. Je pense que dans les mois qui viennent, Saudi Aramco ne fera que conforter sa réussite», note le spécialiste.

Selon l’expert économique saoudien Ammar Waqaf, seulement un tiers des acheteurs d’actions Saudi Aramco entendent les revendre.

Un investissement à long terme

«Les deux tiers des acheteurs d’actions considèrent leur acquisition comme un investissement à long terme et n’entendent par conséquent pas les revendre dans l’immédiat. […] C’est un bon indice pour la stabilisation des prix des actions», estime M.Waqaf.

Bloomberg constate que les familles richissimes d’Arabie saoudite — ainsi que des fonds du Koweït et des Émirats arabes unis — figurent parmi les acheteurs. En novembre, le Financial Times annonçait pour sa part que les autorités saoudiennes avaient décidé de réduire le nombre de coordinateurs mondiaux de l’IPO de Saudi Aramco, misant sur la vente d’actions sur le marché intérieur, ainsi que parmi les investisseurs des pays du Golfe.

L’Arabie saoudite considère l’IPO de Saudi Aramco comme une étape clé dans les plans du prince héritier Mohamed ben Salman pour réduire la dépendance de l’économie saoudienne au pétrole.

Les investisseurs US s’attendraient à une «apocalypse électorale» en 2020

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Les investisseurs redouteraient des événements «effrayants» concernant l’économie américaine en 2020 et ces craintes pourraient être liées aux résultats de la prochaine présidentielle, estime la chaîne de télévision CNBC qui se réfère à Julian Emanuel, stratège chez BTIG.

Les récentes actions des investisseurs indiquent qu’ils cherchent à se protéger contre un événement très négatif qui pourrait arriver fin 2020, a déclaré le stratège en chef des actions et produits dérivés chez BTIG, Julian Emanuel.

Selon lui, l’inquiétude des investisseurs pourrait être liée à ce qu’ils s’attendent à une «apocalypse électorale» après la présidentielle des États-Unis, programmée pour le 3 novembre 2020.

«La gauche, la droite et le centre sont tous inquiets des résultats électoraux très instables», a noté M.Emanuel.

Quelles sont les craintes?

Certains agents économiques craindraient que le climat d’affaires ne se détériore en cas de victoire d’un candidat démocrate comme Elizabeth Warren ou Bernie Sanders, ou que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine prenne de l’ampleur en cas de réélection de Donald Trump.

Yuan

© AFP 2019 STRLa Chine répond à Trump: la guerre monétaire a commencéD’après l’analyste, la situation actuelle sur le marché témoigne d’une «appréhension sans précédent» de la part des investisseurs.

Risque d’une récession

Début décembre, Donald Trump a déclaré qu’un accord commercial avec la Chine pourrait «attendre après l’élection» présidentielle de novembre 2020. Cela a déclenché un effondrement brutal des indices boursiers. Le 3 décembre, les contrats à terme de Dow Jones ont notamment chuté de plus de 250 points.

À la clôture des marchés le 9 décembre, l’indice S&P 500 a perdu 9,92 points (passant à 3.135,96) et le Dow Jones a perdu 105,46 points, désormais à 27.909,60.

Les experts du groupe Bloomberg avaient estimé en octobre que le risque de récession économique au cours des 12 prochains mois était égal à 26% dans le contexte de la guerre commerciale prolongée entre les États-Unis et la Chine.

La crise financière c’est pour bientôt… et ce sont les investisseurs qui le disent

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Une enquête réalisée auprès de 500 investisseurs institutionnels, officiant autant dans des fonds souverains que de pension, de dotation ou encore des compagnies d’assurance, voient une crise économique se profiler dans les cinq ans. Certains la voient même arriver plus tôt.

C’est LA question qui agite les experts: est-ce qu’une crise financière d’ampleur s’apprête à frapper l’économie mondiale? Et si oui, quand? Des avis tombent quasi quotidiennement et ils divergent. Il y a ceux qui en sont sûr: le grand cataclysme est proche. C’est notamment le cas du journaliste économique Benjamin Masse-Stamberger qui confiait à Sputnik en octobre dernier:

«Si je devais donner une prédiction, je dirais que le plus probable est qu’une crise d’ampleur frappe l’économie mondiale avant la fin de l’année. La probabilité d’un déclenchement dans les trois mois est de 75%.»

D’autres, comme Steve Eisman, célèbre financier ayant anticipé la crise des subprimes, pensent au contraire que le contexte est bien différent. Selon lui, «l’endettement des établissements financiers est beaucoup moins important aux États-Unis et en Europe» qu’en 2007-2008 et «les banques sont mieux réglementées». Pour Eisman, pas de grave crise à l’horizon.

Le dernier pavé dans la marre est venu d’une enquête de Natixis Investment Managers. Comme le font remarquer nos confrères de Capital, elle a été réalisée «auprès de 500 investisseurs institutionnels de fonds de pension d’entreprise, de fondations et de fonds de dotation, de fonds de pension publics […], de compagnies d’assurance et de fonds souverains en Asie, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique latine et au Moyen-Orient».

De quoi se faire une idée de la température de l’économie mondiale. Et vu les résultats, elle n’est pas au mieux.

La crainte d’une volatilité accrue sur les marchés

Pas moins de 89% des investisseurs institutionnels sont inquiets des répercussions qu’auront les niveaux record de dette publique sur l’économie de la planète. Plus de 80% voient une crise financière internationale prendre place d’ici cinq ans. Pour 58% des interrogés, elle frappera même d’ici un à trois ans.

«La volatilité, la persistance d’un environnement de taux d’intérêt historiquement bas et les tensions politiques sont considérées par les investisseurs institutionnels comme des préoccupations majeures pour 2020», relève Capital.

Le domaine politique continue d’inquiéter des investisseurs. Pour 69% d’entre eux, les ingérences étrangères dans les élections nationales sont un problème qui va croissant. Les élections américaines de 2020 sont dans toutes les têtes. 64% des institutions interrogées pensent que la course à la Maison-Blanche sera source de volatilité sur les marchés.

Quid des marchés les plus touchés? Pour 77% des interrogés, ce sont les marchés actions qui subiront le plus la volatilité quand 62% voient plus les marchés d’obligations souffrir.

Quoi qu’il en soit, c’est bien cette fameuse volatilité qui arrivent en tête des inquiétudes pour les gestionnaires. La politique de taux bas, voire très bas, appliquée par plusieurs banques centrales du globe est aussi source d’angoisse. Comme le note Capital, le resserrement du crédit, les problèmes de liquidité et le risque de déflation font également parties des motifs de vigilance.

Un député allemand: «L’Europe dépend fortement des importations de gaz, et un accord avec la Russie est raisonnable»

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Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a critiqué le nouveau projet de sanctions américaines, qui font partie de la loi de programmation militaire des États-Unis, contre le gazoduc Nord Stream 2. Joachim Paul, député du Bundestag, expose à Sputnik son point de vue.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a dénoncé l’intention de Washington de sanctionner le gazoduc Nord Stream 2, relevant sur Twitter que «la politique énergétique européenne est décidée en Europe et non aux États-Unis». Selon lui, Berlin rejette «par principe les interventions et les sanctions extérieures ayant des effets extraterritoriaux».

Nord Stream 2

NORD STREAM 2«Les sanctions US contre le Nord Stream 2 frapperont la souveraineté de l’UE»

L’Europe doit décider elle-même

«Les décisions en matière de politique énergétique européenne doivent être adoptées en fonction des intérêts européens. […] La Russie est devenue un partenaire important pour l’Allemagne et l’ensemble de l’Europe, tout particulièrement en matière de politique énergétique. L’Europe dépend fortement des importations de gaz, et un accord avec la Russie est raisonnable», a déclaré à Sputnik Joachim Paul, député de Rhénanie-Palatinat et vice-président du groupe parlementaire de l’AfD en Rhénanie-Palatinat.

La souveraineté de l’UE en jeu

Par ailleurs, il rappelle que la Chambre des représentants et le Sénat américains ont convenu lundi 9 décembre du budget Défense prévoyant de sanctionner les entreprises impliquées dans les projets de gazoducs Nord Stream 2 et Turkish Stream «parrainés par la Russie».

Nord Stream 2

© SPUTNIK . ILJA PITALEWLa date de mise en exploitation du gazoduc Nord Stream 2 se précise

«Je pense que lesdites sanctions seront introduites sous peu et viseront très probablement les entreprises impliquées dans la construction de Nord Stream 2», poursuit le parlementaire.

Il n’exclut également pas qu’une guerre tarifaire puisse éclater.

S’agirait-il de contre-mesures à de nouvelles sanctions?

«Il reste à voir comment l’Allemagne réagira à ces sanctions. Si l’Allemagne décide d’introduire des tarifs sur les produits américains à titre de contre-mesures, cela pourrait probablement se terminer par une guerre tarifaire», note M.Paul.

Il ajoute qu’au cours des dernières années, les relations américano-européennes se sont refroidies.

«Traiter l’Europe comme un partenaire signifie entre autres prendre l’Europe plus au sérieux. Cela comprend le respect des politiques européennes, notamment en matière de politique énergétique», résume-t-il.

La Commission des forces armées de la Chambre des représentants et le Comité des forces armées du Sénat américain ont adopté le budget Défense pour l’année fiscale 2020. Il prévoit notamment des sanctions contre les gazoducs Nord Stream 2 et Turkish Stream, dans le cadre des mesures visant à contenir la Russie et sous prétexte d’assurer la «protection» de la sécurité énergétique européenne