Le président de la République, accueilli samedi par une foule en liesse au stade M’Balou Mady Diakité de Kankan, a déroulé un chapelet de promesses. Alpha Condé a annoncé aux populations du Nabaya la construction prochaine d’infrastructures ferroviaires.
Le chef de l’Etat se dit résolument vers l’avenir. Il affirme que les réformes entreprises par son administration sont en train de porter fruits.
‘’Nous, nous sommes tournés vers l’avenir. Les travaux commencent à porter fruits. Simandou se trouve à Kérouané. Nous allons avoir le chemin de fer Transguinéen qui va aller de Kérouané, Nzérékoré, Macenta, Kissidougou, Guéckédou, Forécariah. Il va transporter non seulement les minerais de fer, mais aussi des passagers’’, a annoncé le président de la République, suscitant une pluie d’applaudissements dans le stade.
Et ce n’est pas tout, loin de là, selon le locataire de Sékhoutouréyah. Il déclare que ‘’ceux qui vont construire le Transguinéen vont faire en même le chemin de fer Conakry-Kankan-Bamako-Bobo Dioulasso’’.
‘’Il ne s’agit pas seulement de faire un chemin de fer Conakry-Kankan, nous voulons le faire aussi pour nos frères de Bamako et Bobo Dioulasso, car ils ont besoin de notre port, d’un chemin de fer et de routes’’, assure le président Condé qui se dit plus que jamais convaincu que la Guinée avance sous son magistère.
De Kankan, Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
On n’en connaît pas le nombre, mais leurs empreintes sont déjà là. Au Sahel ou au Lac Tchad, l’avènement des terroristes du bourbier syrien ou irakien ne fait plus de doute. Il se manifeste par leur mode opératoire et une capacité de nuisance décuplée, relève le chef de la mission de l’ONU au Mali, Mahamat Annadif, dans un entretien à Sputnik.
Mahamat Saleh Annadif est, depuis décembre 2015, le représentant spécial pour le Mali du secrétaire général des Nations unies. À ce titre, il est aussi le chef de la Mission multidimensionnelle de stabilisation intégrée des Nations unies au Mali (Minusma).
Après avoir été secrétaire d’État à l’agriculture pendant les deux dernières années de la présidence de Hissène Habré (1989-1990), cet ingénieur de formation fait son retour dans les affaires sous Idriss Déby par la voie des Télécommunications internationales du Tchad (TIT) puis de l’ONTP (Office national des Postes et Télécommunications) en tant que directeur général. Une fonction qu’il occupera de 1995 à 1997, année où il est promu ministre des Affaires étrangères. C’est le début d’une longue carrière diplomatique qui s’est déclinée à l’échelle internationale, avec néanmoins deux parenthèses (2004-2006 et 2010-2012) à la présidence de la République, en tant que proche collaborateur d’Idriss Deby.
Mahamat Saleh Annadif fut également représentant permanent de l’Union africaine auprès de l’Union européenne (UE) (2006-2010) avant d’être nommé, en 2012, représentant spécial de l’Union africaine pour la Somalie et chef, à ce titre, de la Mission de l’UA dans ce pays (Amisom). Un poste qui prépare sa nomination, en 2015, par le Secrétaire général de l’ONU de l’époque, Ban Ki-moon, à la tête de la Minusma, en remplacement du démissionnaire Mongi Hamdi, sous le mandat duquel a été signé l’«Accord pour la paix et réconciliation au Mali». Connu médiatiquement sous le nom d’«Accord d’Alger», ce document a été adopté, l’été 2015, par le gouvernement malien, la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en vue de résoudre la crise politique dans ce pays. Toutefois, plus de quatre ans plus tard, sa mise en œuvre reste toujours sujette à des difficultés.
Sputnik a rencontré Mahamat Saleh Annadif, à Tanger, au Maroc, en marge de sa participation à la 12e édition du Forum international MEDays organisé chaque mois de novembre par l’Institut Amadeus sous le haut patronage du roi Mohammed VI. La question de la nature du mandat de la Minusma, qui figure dans le top 5 des missions de paix les plus meurtrières de l’ONU, a été évoquée. M. Annadif relèvera «un amalgame» qui assimile la Minusma à une mission de lutte contre les terroristes alors qu’en vérité, «son mandat n’y est pas adapté». Il évoquera aussi, au micro de Sputnik, toutes les difficultés de l’application de l’accord de paix, dans un contexte sécuritaire marqué par la résurgence de la menace terroriste, avec notamment, l’avènement des terroristes du Levant.
Sputnik: Vous évoquiez, à l’occasion d’un panel MEDays, l’intervention occidentale en Libye, en 2011, regrettant que l’Union africaine (UA) n’ait pas été entendue. Que faut-il faire, à votre avis, pour que la voix de l’UA soit plus audible?
Mahamat Saleh Annadif: « Il y a une amélioration au niveau des consultations préalables, que ce soit entre l’UE et l’UA, ou les Nations unies et l’UA. Mais ce qui s’est passé en Libye a été réellement en dehors de ces consultations. L’UA était contre l’intervention en Libye. Des chefs d’État africains étaient partis en visite à Tripoli, on les a empêchés d’aller à Benghazi parce que l’OTAN était en train d’intervenir. C’était une erreur. Certes, l’intervention était basée sur une résolution du Conseil de sécurité, mais c’était une interprétation [très extensive, ndlr]. J’ose croire qu’on en a tiré des leçons et que, depuis lors, la voix de l’Afrique est de plus en plus entendue. Là, on a, à chaque session du Conseil de sécurité des Nations unies, les membres africains, qu’on appelle les A3, par opposition à P5. Aujourd’hui, on les écoute, on parle avec eux. C’est une évolution positive.»
Sputnik: En même temps, vous vous exprimiez également en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité (CS) en parlant même, aujourd’hui, d’un «ordre injuste». Un terme fort…
Mahamat Saleh Annadif: «Nous savons que l’ordre actuel au sein du Conseil de sécurité est issu de la deuxième guerre mondiale. Cet ordre, ce sont les vainqueurs qui l’ont tracé. Depuis les années 2000, l’UA revendique un siège permanent au niveau du Conseil de sécurité, de même que les vaincus de la deuxième guerre mondiale – l’Allemagne et le Japon –, le Brésil et l’Inde, aussi. Il y a plusieurs voix appelant à la réforme du Conseil de sécurité. Malheureusement, c’est le veto qui empêche cela. Cela n’aide pas à construire des relations internationales plus justes.»
Sputnik : Parmi les cinq permanents, il y en a qui seraient plus irréductibles que d’autres?
Mahamat Saleh Annadif: «Il n’y a pas vraiment un pays en particulier. Ils ont un droit. Et ils sont tous d’accord sur le fait de ne pas changer ce droit.»
Sputnik: Pour en venir au Mali, à présent. Il existe, aujourd’hui, un certain ressentiment au sein de la population malienne contre la Minusma, qui ne les protègerait pas suffisamment. Comprenez-vous cette inquiétude?
Mahamat Saleh Annadif: «Je dis tout simplement qu’il y a un péché originel, un ressentiment au Mali, que je comprends. Pour les Maliens, s’il y a une intervention étrangère, c’est pour les aider à lutter contre le terrorisme. Ils estiment, en effet, que s’il y a une menace pour le Mali, c’est la menace terroriste. Or, quand les Nations unies sont intervenues, c’était dans le cadre de stabilisation d’un pays détruit, d’un État dont l’armée s’est effondrée, dont la cohésion nationale a souffert. Nous nous sommes déployés en tant que mission de maintien de la paix avec pour objectif de favoriser la réconciliation, la mise en œuvre de l’accord issu du processus d’Alger. Il fallait aider à reconstruire l’État et l’armée, et à ce que les forces de défense et de sécurité puissent aller plus au nord. Ces objectifs sont toujours d’actualité…»
Sputnik : Mais il y a bien la protection des civils qui était la deuxième priorité stratégique dans la résolution 2480, adoptée en juin dernier…
Mahamat Saleh Annadif: «On nous a ajouté le Centre dont il faut s’occuper. De ce point de vue, le mandat s’exécute dans de très bonnes conditions. Or, la confusion ou l’amalgame, c’est de ne pas voir le passé de la crise malienne! Celle-ci est d’abord une crise politique entre périphérie et centre et nous essayons de résoudre cette crise. Le phénomène terroriste est venu comme un facteur aggravant. C’est en cela que la présence de Barkhane [opération française au Sahel, ndlr] avec laquelle nous coopérons [est importante, ndlr]. Nous avons également salué au nom du secrétaire général la mise en place de la force G5 Sahel qui, malheureusement, n’a pas encore atteint, jusque-là, son plein envol. Sinon, nous estimons que nous avons des rôles assez spécifiques. Et de ce point de vue, la Minusma s’acquitte de son mandat.»
Sputnik: Souhaiteriez-vous que le mandat de la Minusma soit plus fort, qu’elle ait plus de moyens? On a vu que le Conseil de sécurité n’a pas souhaité, cette fois-ci, renforcer vos effectifs en les maintenant à un maximum de 13.289 militaires et de 1.920 policiers…
Mahamat Saleh Annadif: «Ce n’est pas une question de souhait de ma part, c’est une question de principe au niveau des Nations unies. Jusque-là, la question au niveau du Conseil de sécurité n’est pas tranchée. Est-ce que le Conseil de sécurité va envoyer des forces pour lutter contre le terrorisme ou pour la stabilisation et la réconciliation? Ce débat n’est pas encore tranché.»
Sputnik : Vous faites allusion à la nature offensive ou défensive du mandat?
Mahamat Saleh Annadif: «Oui. Et c’est pour cela que je dis que le débat pour le moment est entre les membres du Conseil de sécurité.»
Sputnik:À chaque fois qu’il y a prorogation de mandat, vous faites le déplacement à New York. Que dites-vous aux membres du Conseil de sécurité?
Mahamat Saleh Annadif: «Je leur fais seulement comprendre que le concept de mission de paix des Nations unies déployée dans un environnement où il y a plus de terroristes n’est plus adapté. Le mandat actuel de la Minusma n’est pas adapté à la lutte antiterroriste. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas utile pour d’autres tâches, comme la stabilisation et l’accord de paix.»
Sputnik: On parle de plus en plus, aujourd’hui, de présence de combattants étrangers venus du Moyen-Orient. Confirmez-vous cette information et avez-vous une estimation du nombre de ces djihadistes?
Mahamat Saleh Annadif: «C’est difficile de parler de statistiques! Ce sont des gens qui viennent de façon clandestine et irrégulière. Toujours est-il que leurs empreintes sont déjà là. Au Sahel de façon générale, ou même au Lac Tchad, depuis que Boko Haram a fait allégeance à l’État islamique*. Depuis lors, on constate une résurgence de certaines capacités, pratiques et modes opératoires. Les cadavres piégés, par exemple, c’était quelque chose qui n’existait pas! Les tirs précis, la composition des IED [engins explosifs improvisés, ndlr] également a énormément changé! Aujourd’hui, la capacité est décuplée de telle sorte qu’il est difficile même à un véhicule superbement blindé d’y faire face!»
Sputnik: Vous avez évoqué le G5 Sahel tout à l’heure, Barkhane, il y a la Minusma, on parle d’une nouvelle opération européenne sous commandement français… Et les FAMA (forces armées maliennes) dans tout cela?
Mahamat Saleh Annadif: «Le Mali a encore besoin de la communauté internationale. Il y a d’abord les forces de défense et de sécurité maliennes dont la mission régalienne est la sécurité du territoire. C’est vrai qu’on dit souvent que la sécurité ne se délègue pas. Mais dans cette phase, je suis absolument certain que le Mali a besoin d’une certaine solidarité. D’ailleurs, je préfère parler de forces de défense de sécurité plutôt que de FAMA seulement, pour ne pas exclure la police, la gendarmerie etc. Il y a donc cet ensemble d’outils de défense et de sécurité qu’il faut absolument restructurer. C’est un dispositif qui se réorganise, qui se forme, mais qui, également, doit pouvoir opérer! Or, faire deux actions en même temps n’a jamais été facile.»
Sputnik: Venons-en justement à la mise en œuvre de l’accord de paix, qui est la première priorité stratégique fixée par la résolution 2480. Quelle est l’évaluation que vous en faites aujourd’hui?
Mahamat Saleh Annadif: «La première évaluation, c’est que, à la suite de cet accord, un cessez-le-feu a été déclaré entre le gouvernement et les deux mouvements signataires. La Minusma a pour mission de superviser le respect de ce cessez-le-feu. Jusque-là, il est assez respecté. Il n’y a pas de belligérances entre les signataires. Nous continuons à aider l’administration malienne à se déployer dans le Nord, à aider à l’intégration des anciens combattants au sein de l’armée. Aujourd’hui, nous en avons plus de 2.000 qui font désormais partie des forces de défense et sécurité malienne. Nous sommes en train de voir comment les déployer dans le Nord, une zone qu’ils connaissent bien, afin qu’ils puissent contribuer à la lutte contre les terroristes.»
Sputnik: Quand on voit le mécontentement au sein de la population mais aussi dans les instances publiques, est-ce que cette recommandation d’aider à la mise en œuvre de l’accord de paix ne constitue pas, finalement, un passage en force?
Mahamat Saleh Annadif: «Dans tous les cas, je ne connais pas une mission de paix des Nations unies qui était particulièrement aimée par le pays [de déploiement]. Les pouvoirs estiment, souvent, qu’on empiète sur leur souveraineté. Alors que les populations, qui voient les forces onusiennes circulant dans leur pays, s’estiment heurtées dans leur nationalisme. Ce sont des phénomènes qui existent et que nous essayons de les gérer. Mais dans l’état actuel des choses, une mission de paix des Nations unies permet à la fois de maintenir ce dialogue entre partenaires maliens, de les aider à bien organiser leurs élections, comme on l’a fait en 2018. Elle permet, surtout, que le Mali demeure toujours sur l’agenda international, qu’il ne soit pas oublié. Je dis souvent aux Maliens la chose suivante: aujourd’hui, il y a tellement de crises dans le monde. Alors faisons en sorte que la communauté internationale ne vous sorte pas de son agenda! Parce que le Mali aujourd’hui a besoin de la communauté internationale.»
Sputnik: Y a-t-il quelque mauvaise volonté, de la part du gouvernement malien, dans l’application de l’accord de paix?
Mahamat Saleh Annadif: «Nous constatons une lenteur. Elle peut s’exprimer par un manque de confiance entre les différents signataires. Nous sentons qu’il y a une bonne frange de la population qui n’a pas eu d’explications claires par rapport à cet accord. Le Centre et le Sud, particulièrement, ne se le sont pas encore appropriés. Certains estiment même avoir été exclus des conclusions qui ont abouti à l’accord. Ensuite, une fois signé, ils n’ont pas eu beaucoup d’explications. Ils se posent la question de savoir si c’était vraiment dans leur intérêt, ou s’il y avait uniquement une petite minorité du Nord qui leur a imposé un accord. Il reste encore des quiproquos sur ces questions. C’est la raison pour laquelle il y a eu, en 2017, une conférence d’entente nationale qui a permis que les gens discutent entre eux et se comprennent mieux. Un dialogue nationale inclusif est, en outre, en train de se faire et l’accord pour la paix a été inclus dans l’agenda de ce dialogue. J’ose croire, dès lors, qu’un débat permettra aux uns et aux autres de s’approprier cet accord qui, dois-je le rappeler, est pour la paix au Mali, pas uniquement pour le Nord.»
Cette semaine, les autorités chinoises ont accusé leurs homologues zimbabwéens d’avoir réalisé une mauvaise estimation de leur aide financière envers le pays d’Afrique australe. L’annonce a été faite, ce mardi, par l’ambassade de la République populaire de Chine à Harare.
Cette annonce fait suite à une déclaration de Mthuli Ncube, ministre zimbabwéen des Finances, jeudi dernier. S’exprimant au sujet du budget de l’Etat, le responsable avait indiqué que le Zimbabwe a reçu 194 millions de dollars de donateurs bilatéraux entre janvier et septembre, l’essentiel de l’argent provenant des pays occidentaux. Seulement 3,6 millions $ auraient été reçus de la part de la Chine, avait déclaré le responsable.
« C’est très différent de la situation sur le terrain », a répliqué l’ambassade chinoise au Zimbabwe. Pékin estime que son aide financière bilatérale en faveur du Zimbabwe au cours de la période sous revue était beaucoup plus importante, atteignant 136,8 millions $, soit une différence de près de 133 millions $ par rapport aux chiffres publiés par Harare. Un chiffre qui exclut les dons aux communautés vulnérables.
Cette situation intervient alors que le Zimbabwe qui traverse une crise économique importante, essaye de mobiliser plus de financements de la part des investisseurs étrangers et des partenaires internationaux. La Chine, l’un de ses partenaires traditionnels, a d’ailleurs été récemment critiquée pour sa politique d’aide financière, jugée « dangereuse » pour de nombreuses économies africaines dont celle du Zimbabwe.
« L’ambassade souhaite que les services compétents du gouvernement zimbabwéen procèdent à des évaluations exhaustives des statistiques sur l’aide bilatérale et qu’ils reflètent fidèlement sa situation réelle lors de l’élaboration de l’exposé budgétaire », a déclaré l’ambassade chinoise dans un communiqué relayé par Reuters.
Les rumeurs ont pris fin contre le suppose déféré du professeur en criminologie, doyen de la faculté des droits a l’Université de Bamako M.KISSIMA GAKOU. Notre source nous affirme qu’il a été déféré à la prison centrale de Bamako. C’était ce samedi 23 décembre 2019.
Selon notre confrère du journal le « Délibéré » que cite » 15 h 15 mn: Mandat de dépôt contre mon professeur Kissima Gakou, pour atteintes aux biens publics », dit-il sur sa pace foot. Fin de citation.
Après avoir inconfortablement passé la nuit en garde-à-vue au camp 1, le professeur Kissima Gakou, doyen de la faculté du droit privé a été ce samedi déféré à la maison centrale d’arrêt de Bamako-Coura.
Selon plusieurs sources proches du dossier, M.GAKOU est poursuivi pour détournement de biens publics dont le montant est estimé à près de 200 millions de FCFA.
Pour faux et usage de faux par la falsification des documents comptables et usurpation de fonction en nommant un informaticien à la place du comptable alors que le comptable de sa structure est nommé par arrêté ministériel.
Il vient d’être transféré a la prison centrale de Bamako. Un éminent professeur d’enseignement supérieur.
Le gouvernement de Sao Tomé-et-Principe a lancé un appel d’offres international pour la construction d’un port en eau profonde. L’annonce a été faite mardi, par Osvaldo de Abreu (photo), ministre santoméen des Travaux publics et de l’Infrastructure.
L’ouvrage d’une profondeur prévue de 16 mètres devrait être réalisé à Fernão Dias, dans le district de Lobata situé au nord du pays. Le port, qui sera doté d’un terminal polyvalent, pourra initialement accueillir des navires allant jusqu’à 30 000 tonnes, une capacité qui peut être augmentée à l’avenir.
Grâce à ce port, les autorités santoméennes envisagent de « transformer Sao Tomé-et-Principe en une plateforme pour la fourniture de services aux pays d’Afrique centrale et occidentale en servant de site de transbordement pour les conteneurs et les marchandises de diverses parties du monde vers ces pays ». Suivez le liens ci-dessous :
Alors que les pays d’Afrique de l’Ouest s’apprêtent à réformer le franc CFA en vue de l’introduction d’une nouvelle monnaie en 2020, l’éco, ceux d’Afrique centrale s’interrogent eux aussi sur l’évolution de la monnaie héritée de la colonisation.
Les six pays de Cemac, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, se sont réuni vendredi 22 novembre à Yaoundé et ont annoncé leur volonté de réformer le franc CFA. Cette réunion est importante, car c’est la première fois que collectivement les pays de la Cemac annoncent une telle volonté. Mais ils souhaitent tout de même garder une monnaie commune. Jusqu’à présent plutôt réservé sur une telle évolution, ces pays répondent aux attentes d’une partie de leurs opinions publiques.
Ils ont chargé leur banque centrale, la BEAC, de proposer « dans un délai raisonnable […] un schéma d’évolution ». On n’en sait pas plus pour l’instant, mais le président tchadien, Idriss Déby a été explicite sur l’objectif, « demain, a-t-il dit, quand nous sortirons du franc CFA, nous appartiendrons à un seul cadre monétaire ». Il souhaite donc toujours une monnaie commune, mais qui ne serait plus le CFA.
Une zone Cemac plus fragile
Le président camerounais, Paul Biya, a cependant tempéré les ardeurs, rappelant que « l’actuelle politique monétaire a permis jusqu’à présent d’assurer la stabilité financière de la région ». Ce rappel est un point important, car la situation économique de la zone Cemac ne ressemble en rien à celle de l’Afrique de l’Ouest. Si la zone UEMOA flirte avec des taux de croissance à 6%, c’est loin d’être le cas dans la Cemac.
La crise pétrolière de 2014 a ruiné les pays d’Afrique centrale et a failli entrainer une dévaluation du CFA. Il a fallu l’activisme de la France et du FMI pour l’éviter. Les économies en zone Cemac sont encore trop dépendantes du pétrole et insuffisamment diversifiées. Toute réforme monétaire devra donc s’accompagner de profondes transformations économiques
Menacé par un défaut de paiement d’EDM, l’Etat malien doit voler au secours de sa compagnie d’énergie. Un vaste plan de restructuration et de réorganisation appuyé par la Banque Mondiale est en cours pour permettre à l’entreprise publique de retrouver une stabilité financière viable d’ici 2021, apprend-on d’une correspondance adressée au Fonds monétaire international (FMI) par les autorités maliennes.
Le plan « s’articulera principalement autour de la modification du mix énergétique (passer des combustibles aux importations d’électricité), de l’amélioration des opérations d’EDM-SA et du renforcement de son bilan », asoulignéBoubou Cissé, le Premier Ministre malien, en sa qualité de Ministre de l’Economie et des Finances, dans sa correspondance.
Soutien de la Banque mondiale
Depuis juillet 2019, la Banque mondiale déploie effectivement un programme d’investissement quinquennal de 150 millions $ pour raccorder 25 000 nouveaux ménages à l’électricité et améliorer la qualité du service pour 400 000 autres clients d’EDM. Ce programme d’investissement, indique-t-on, veut surtout réduire les coûts de production et d’approvisionnement d’EDM-SA en préférant le photovoltaïque et les importations d’électricité à l’utilisation coûteuses d’hydrocarbures pour la production d’électricité.
En moyenne, il est établi que la compagnie perd 41 FCFA sur le kilowatt vendu, en raison de sa structure de prix et de ses coûts non maîtrisés. Ce déficit est comblé par les subventions de l’Etat (40%) et de nouvelles dettes (60%) qui se sont entassées. Suivez le liens ci-dessous :
Ce jeudi 21 novembre 2019, APPEL-MALI avec le soutien de freepress a initié un atelier de formation dans la salle de conférence de l’ASSEP à l’ACI2000 de Bamako la formation était axée sur « les journalistes en ligne face aux techniques du journalisme d’investigation ». Cette rencontre qui a enregistré la présence d’une vingtaine de journalistes, cadre parfaitement avec les objectifs de l’APPEL-Mali. La maitrise de la formation a été assurée par le journaliste d’investigation M. David DEMBELE membre du Consortium international des journalistes d’investigation. C’était en présence du président de l’association des professionnels de la presse (APPEL-Mali) M. Modibo FOFANA, accompagné de son secrétaire général M. Seybou KEITA et Mme Sali FOFANA secrétaire à la communication de l’APPEL-Mali.
A sa prise de parole le secrétaire général de l’APPEL-Mali M. Seybou KEITA n’a pas manqué d’encourager les participants et les a invité de suivre les modules avec intérêt. Pour sa part M. Modibo FOFANA, président d’APPEL-Mali, il affirme que « C’est pour vous dire que la série de formation continue au niveau de l’APPEL-Mali « cette formation rentre dans le cadre des séries de formations que son organisation s’est donnée comme mission au cours de l’année 2019. Désormais, avant de publier vos articles d’investigation, je vous invite à fouiller, à enquêter avant toutes publications dans vos organes de presses respectifs. Je vous exhorte à faire le compte rendu dans vos rédactions respectives. Notre objectif est de mieux structurer le secteur de la presse en ligne, accompagner le gouvernement dans ces mission régalienne à travers les actions positives, et de voir comment faire la promotion du genre. », A-t-il. Pour lui, il faut toujours former les journalistes.
Prenant la parole, le formateur, en la personne de M. David DEMBELE, mettra l’accent sur la définition du journalisme d’investigation : sur ce plan, il a défini le journalisme d’investigation en étroite collaboration avec ses confrères. Selon le formateur, le journalisme d’investigation se définit comme suite : Manifestation de la vérité, enquête, notion du temps, technique spécifique, et moyen du résultat, véracité des faits, recherche approfondies, analyse et traitements des faits choix du sujet, le sens du détail, la curiosité, le danger, et l’intérêt public entre autres.
Ce n’est pas tout, car nous pouvons lire à travers le module jour que « le journaliste d’investigation consiste à effectuer une recherche sur un sujet au moyen des documents mais aussi en rencontrant différentes sources d’informations, et en recoupant les témoignages, un genre journalistiques particulier qui révèle les affaires dissimulées etc. »
Mais David DEMBELE affirme que selon le célèbre journaliste d’investigation monsieur FABRICE ARFI « quand vous allez chercher une information, vous la vérifiez, vous la recoupez, vous la ré-contextualisez, vous la hiérarchisez, vus la historicisez, si besoin, vous la confrontez, avec les personnes concernées, vous la publiez (vous faites un travail de journaliste). De façon particulière ou personnelle, David DEMBELE défini le journalisme d’investigation comme suite : Il doit être systématique et le sujet d’intérêt public, il est issu de la recherche et de découverte inédites, révélation d’information jusqu’à la fin et de rester de façon confidentielle. Quant à la controverse, nous avons appris que « tout journaliste est journaliste d’investigation. Car il y’a une part de vrai (la vérité). Seulement que selon ce qu’on apprit qu’ « au cœur du journalisme d’investigation, l’enquête et les recherches systématiques sont en profondeur et inédites, qui exposent suivent les informations confidentielles.
En ce qui concerne la déontologie du journalisme d’investigation, elle implique également une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques. Il faut noter que l’historique du journalisme d’investigation a fait irruption sur la scène médiatique au 20 eme siècle aux états unis.
C’est à cette époque que le journalisme s’est illustré et s’est fait prendre au sérieux. Depuis lors, les médias ont commencé à confier des enquêtes à des journalistes. Revenons sur les questions de déontologie du journalisme d’investigation : elle repose sur l’intérêt public. Il s’agit de bannir les injures, et la diffamation.
Dans ce même module, nous avons remarqués que des propositions de protection ont été faite pour le journalisme d’investigation : Etre sûr de ses témoins, conserver les documents, et vidéo, être esclave de la vérité et de la précision, maximiser vos témoins et sources, éloignez-vous des insinuations, sous-entendu ou allusions et présentez les faits d’une manière impartial. Selon le formateur M. David DEMBELE, les faits doivent être vrais ou alors vous prouvez que vous croyiez qu’ils étaient vrais.
Nous avons également abordés les questions qui tournent autour des sujets sensibles. Pour cela, le formateur en étroite collaboration avec l’assemblée affirme que le journaliste d’investigation doit avant de publier un article, se poser d’innombrable question et doit penser aux inconvénients et aux responsabilités de son sujet.
Les questions qu’on doit se poser sont les suivantes : Qu’est ce qui se passe ? Qui va en partir ? Qui va en profiter ? Si c’est un sujet consacré sur une guerre, il s’agira de savoir si elle prendra fin après des violentes représailles du gouvernement ? Laquelle de vos actions causera le moins de tort possible ? Autant de problématiques dont le journaliste d’investigation doit se pencher avant de publier son article après plusieurs mois d’investigation. Il est dit que journalisme d’investigation va avec l’honnêteté de ses sources : Intérêt public. Décliner son identité et dévoiler clairement ses intuitions, faire preuve d’égard avec les sources, n’entretenir que des relations professionnelle avec ses sources, pas de clientélisme, pas de faveur, et pas de dons, et surtout dire la vérité faits qui resteront indépendant et se tenir toujours face à la véracité des faits rien que des faits.
Au cours des travaux, il été question du data journaliste, face cheicking et les techniques d’élaboration d’un plan d’investigation (en localisant les pistes (idée), l’hypothèse (fait) etc.
Oumou Camara 32 ans et Fatoumata Sall 29 ans sont deux infirmières de formation. La première est née à Paris et la seconde à Strasbourg, elles ont fondé au Mali, leur pays d’origine, Santé Mobile, un service de soins à domicile implanté sur la capitale malienne, Bamako. Le concept a vu le jour en mai dernier et est déjà présent dans les six districts de Bamako. Santé Mobile est un service de soins médicaux qui couvre l’intégralité des besoins de santé des populations locales, où et quand elles le souhaitent. Ce projet innovant propose une multitude de services allant des soins d’hygiène, de confort (toilette, pédiluve…) aux soins infirmiers techniques (glycémie, perfusion…) jusque-là consultation de médecine générale, de spécialiste, kinésithérapie, sage-femme etc. Il s’agit ici d’une première au Mali.
Un véritable réseau de professionnels de santé, résolu à l’idée de recentrer le patient au cœur des soins, en lui fournissant la meilleure prise en charge possible à moindre coût, tout en lui permettant de rester dans son confort habituel. Lancer ce projet dans leur pays d’origine est un rêve devenu réalité pour les deux femmes. Elles ont passé toutes leurs grandes vacances au Mali. Elles éprouvaient à chaque séjour le besoin d’y rester mais aussi et surtout de participer au développement de ce pays.
« NOUS AVIONS TOUTES LES DEUX À CŒUR DE CONTRIBUER AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DU PAYS. ET PLUS PARTICULIÈREMENT DANS LE DOMAINE SANITAIRE, ÉTANT ISSUES TOUTES LES DEUX DU SECTEUR MÉDICAL. AYANT AUSSI VÉCU CHACUNE DES EXPÉRIENCES PERSONNELLES PARTICULIÈRES. TOUT NATURELLEMENT NOUS NOUS SOMMES ASSOCIÉES POUR MONTER CE PROJET ET EN FAIRE AUJOURD’HUI LA PREMIÈRE ENTREPRISE DE SOINS À DOMICILE AU MALI. » EXPLIQUE OUMOU CAMARA LORS D’UNE ENTREVUE AVEC AFROPRENEURIAT.
Au début de l’aventure, les deux infirmières ont monté ce projet avec leurs propres fonds. C’est ensuite qu’elles ont pu bénéficier d’un prêt bancaire pour pérenniser le service
Le président du Mozambique, Filipe Nyusi, a inauguré la semaine dernière la route nationale N6 réhabilitée, qui relie le port central de Beira à Machipanda, à la frontière avec le Zimbabwe.
Cette infrastructure routière, qui traverse le pays de l’est à l’ouest sur 287 km, a été financée à hauteur de 410 millions de dollars, par Exim Bank of China et le gouvernement du Mozambique.
Exécutés par une entreprise chinoise, les travaux de réhabilitation, qui avaient débuté en avril 2015, auraient dû se terminer le 31 mars 2018, mais le projet a été retardé de plus d’un an en raison du manque de fonds pour le recasement des populations touchées par le tracé. Le cyclone Idai qui a frappé et endommagé 10 km de la route dans le district de Nhamatanda en mars 2019 a également accentué les retards. Suivez le liens ci-dessous :