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Mali: Intégralité du Message à la Nation du Président de la République SE Ibrahim Boubacar KEITA

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Bamako, 04 novembre 2019
 
« Message à la Nation du Président de la République suite aux attaques terroristes »,

Bissimila Rahamani Rahimi
Mes chers compatriotes
Chères Maliennes chers Maliens
 
L’attaque de Indelimane, de Boulkessy et Mondoro et toutes celles qui les ont précédées montrent la gravité de la situation que vit notre pays. Nous sommes en guerre. Les seigneurs de guerre du terrorisme international au Sahel continuent leur croisade obscurantiste sanglante avec l’objectif évident de détruire nos institutions, notre pays et nos pays.
 
Cette attaque terroriste contre nos militaires, m’offre l’occasion d’exprimer au peuple malien, aux familles de nos braves soldats durement éplorées ma profonde compassion et mes condoléances les plus émues.
 
Pieusement, je m’incline devant leur mémoire et prie pour le repos éternel de leur âme. Aux blessés, civils et militaires, je souhaite prompt rétablissement.
 
La Nation malienne restera éternellement reconnaissante de leur engagement pour la défense du territoire national et la sécurité des Maliens.  
 
Mes chers compatriotes
Chères Maliennes chers Maliens
 
Dans de telles circonstances je rends un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité qui malgré les assauts meurtriers si réguliers sont en faction avec toute la détermination qui est celle de tout bon soldat.
 
L’intégrité de notre territoire, la protection de notre population, le libre exercice de notre souveraineté demeurent au cœur de nos intérêts vitaux.
 
Face aux attaques meurtrières récurrentes contre nos emprises, j’ai présidé la Session extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale et une réunion ad hoc avec la hiérarchie militaire, respectivement le 09 et 30 octobre 2019.
 
J’ai instruit des mesures fortes ; notamment l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel qui donne une part importante à l’offensive, au niveau de relèvement du commandement opérationnel sur le terrain et à l’amélioration des conditions d’engagement de nos hommes.
 
Je ne cesserai jamais de le rappeler, c’est dans ces moments qu’il est impératif de rendre effective l’union sacrée autour de notre vaillante armée, derrière ces hommes qui ont choisi de nous défendre et de défendre le Mali tout entier, au prix de leur vie.
 
Le piège à éviter est de ne pas tomber dans la stratégie de l’ennemi qui est de nous opposer les uns aux autres et de saper le moral de nos vaillants combattants.
 
Plus que jamais j’invite chaque Malienne et chaque Malien à faire preuve de solidarité autour de notre seul et vrai outil de décision nationale que sont nos FAMa.
 
Cette solidarité est d’autant plus nécessaire que la lutte dans laquelle nous sommes engagés sera de longue haleine et notre résilience sera régulièrement mise à l’épreuve.
 
Mes chers compatriotes
Chères Maliennes, chers Maliens
 
Dans ces circonstances particulièrement graves où la stabilité et l’existence de notre pays sont en jeu, notre seule réponse doit être l’UNION NATIONALE, l’UNION SACRÉE autour de notre armée nationale, celle qui veille jour et nuit depuis si longtemps pour que le Mali demeure.
 
Cette guerre n’est pas une guerre rien que contre le Mali ou le Sahel, elle est mondiale. Dans cet ordre mondial d’insécurité, la mutualisation des efforts et des forces est capitale.
 
Face aux inquiétudes du présent et aux incertitudes du futur, nous ne cèderons jamais au sentiment d’impuissance qui peut nous conduire à nous habituer à ces décomptes de plus en plus réguliers et proprement insupportables.
 
Les épreuves du moment nous commandent bien au contraire de saisir l’occasion pour nous mobiliser tous et tous ensemble.
 
Le sursaut national que j’exhorte de tous mes vœux doit être de mise en tout, partout et par tous.
 
C’est pourquoi, tout en me félicitant des efforts et des résultats auxquels le Dialogue National Inclusif en cours aura abouti, je lance à nouveau un appel à tous les Maliens.
 
Il est temps, il est grand temps que l’on sauve notre pays, que la famille malienne se ressoude.

Il est important que tous les Maliens, individuellement et collectivement :  partis politiques, société civile, organisations religieuses, mouvements des femmes et des jeunes, Maliens de la diaspora, tous, sans exclusive aucune se retrouvent.
 
Ma main demeure tendue à tous mes frères et sœurs pour qu’ensemble, pour le Mali, Nous transcendions toutes nos incompréhensions au profit de la seule survie de notre chère patrie. Je remercie tous ceux et toutes celles qui parfois dans un sacrifice et un anonymat complets se battent par tous les moyens à leur disposition pour que ce Dialogue soit celui de l’union et de l’Unité.
 
 
 
Mes chers compatriotes
Chères Maliennes chers Maliens
 
L’Etat poursuivra avec détermination constante ses devoirs régaliens avec les moyens qui sont les siens certes mais aussi et surtout avec l’accompagnement de tous les fils et de toutes les filles du Mali.
 
Et dans cet effort de sursaut national, la communauté internationale continuera de nous appuyer.
 
Rappelons en effet que nous continuons de bénéficier de la solidarité internationale avec la présence de toutes les forces étrangères qui paient souvent un très lourd tribut.
 
En témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé, lot quotidien des forces armées maliennes, d’un militaire de l’opération Barkhane, le brigadier Ronan POINTEAU.
 
Je saisis cette occasion pour présenter au peuple français les condoléances émues de la nation malienne toute entière.
 
C’est aussi l’occasion pour moi de m’incliner devant la mémoire de tous les soldats étrangers tombés sur le sol malien.
 
La solidarité internationale nous est plus que jamais nécessaire et c’est pourquoi, je demande à ce que nous ne nous trompions pas d’ennemis.
 
Mes chers compatriotes
Chères Maliennes, chers Maliens
 
Je voudrais terminer en vous rappelant que notre seul salut réside en Nous-mêmes et dans le bénéfice d’une solidarité effective pour la défense de valeurs communes à l’Humanité.
 
Le Mali poursuivra ainsi sa marche sereine et résolue vers son seul objectif, un développement soutenable et durable tel qu’attendu par ses laborieuses populations pour être à l’unisson des autres peuples dans leur quête commune de prospérité et de paix.
 
Vive le Mali !
Vive la République !
Qu’Allah bénisse le Mali !
Je vous remercie.
 
 
 
Ibrahim Boubacar KEÏTA. –

CEMAC : derniers réglages avant le sommet des Chefs d’Etat

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La grosse activité observée ces derniers temps au sein des institutions sous-régionales ainsi que le déploiement des émissaires dans différentes capitales présage de l’imminence d’un sommet des  Chefs d’Etat de la CEMAC. Par Achille Mbog Pibasso Les Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se retrouveront bientôt dans le cadre d’un sommet sous-régional. Si la date des prochaines assises n’a pas encore fait l’objet d’une annonce officielle, des informations concordantes,suivez le liens ci-dessous :

https://www.financialafrik.com/2019/11/04/cemac-derniers-reglages-avant-le-sommet-des-chefs-detat/amp/


La France au Sahel :Florence Parly attendue au Mali

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La ministre française des Armées, Florence Parly, a entamé aujourd’hui 04/10/2019 une tournée au Sahel.

A Ndjamena, 1ere étape de la visite, dans la capitale Tchadienne, Florence Parly a invité les militaires français  » A la patience dans la guerre contre le terrorisme ».

Cette tournée qui va conduire la ministre française au Mali se déroule en un moment où les mouvements djihadistes restent plus actifs que jamais avec notamment la mort le week-end dernier d’un soldat de Barkhane.

Présente au Mali et dans le Sahel depuis 5 ans, la force française Barkhane a perdu plusieurs soldats dans la lutte contre le terrorisme.

A l’entame de sa visite la ministre française des Armées a mis l’accent sur le rôle la force conjointe G5 Sahel dans la lutte contre les terroristes.

Photo/Archives médias

Source : Croissanceafrique.com

Agriculture: Le Mali autorise la culture du cannabis industriel sur son territoire

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TOUT SUR LA CULTURE DU CANNABIS INDUSTRIEL AU MALI

Par la loi N° 95-004 du 12 juin 1995, la République du Mali a été autorisée à adhérer au Protocole portant amendement de la Convention unique des Nations Unies sur les stupéfiants de 1961, fait à Genève le 25 Mars 1972. Un statut conforté par la loi n° 01-078 du 18 juillet 2001, modifiée, portant sur le contrôle des drogues et des précurseurs.

C’est fort de cette base légale que la Société AFRICAN SEEDS SARL avait fait une demande auprès des autorités maliennes pour la culture du chanvre industriel suivant lettre sans numéro du 10 juillet 2016.
Un cahier de charge fut ainsi élaboré, déterminant la procédure d’aménagement d’un espace pour la culture, la production et l’exploitation du chanvre industriel.
Ledit cahier permet également de certifier la légalité et la transparence de l’entreprise demanderesse auprès des autorités maliennes et des partenaires extérieurs. Il est à noter qu’il évoque les dispositions relatives à la production des graines, d’huile, des feuilles, des fleurs et autres dérivés du chanvre industriel à des fins strictement médicales.

En son article 3, le cahier de charge stipule que la culture du chanvre industriel à des fins médicales se caractérise par la collecte des graines, feuilles, fleurs et autres dérivés à travers deux exigences que sont :

  • les feuilles, fleurs, graines et autres dérivés sont exclusivement destinés à l’exploitation pour des fins médicales.
  • la méthode de culture permettant d’assurer le contrôle du processus, la collecte du produit final et le traitement approprié des déchets.
    Ainsi, la délivrance de l’autorisation de culture et d’exploitation du chanvre industriel à la Société ARICAN SEEDS-SARL a été subordonnée au respect des obligations contenues dans le cahier de charge.
    De plus, cette autorisation, distincte, a été délivrée conjointement par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile et le Ministre chargé de la Santé Publique sur le modèle de l’ONUDC. En outre, l’article 8 du cahier de charge précise que l’Etat malien s’engage à travers la Direction de l’Office Central des Stupéfiants (OCS) à mettre en place une Commission habilitée à surveiller les opérations de culture et d’exploitation du chanvre industriel. Composée de 03 représentants de l’Office Central des Stupéfiants, de 02 représentants du Ministère de la Santé et de 02 représentants de la Société AFRICAN SEEDS SARL, elle doit identifier le lieu de culture et s’assurer de la qualité des variétés et de la teneur en Tétrahydrocannabinol (THC) du chanvre industriel proposé pour la culture ainsi que toutes les autres normes de sécurité avant la délivrance de l’autorisation.
    De même, l’Etat malien s’engage à travers la Direction de l’Office Central des Stupéfiants à effectuer des missions d’inspection ordinaires sur les opérations de culture et de production du chanvre industriel une fois par mois et des missions d’inspection inopinées.
    Nonobstant ces dispositions, l’Etat malien engage la Société AFRICAN SEEDS SARL à :
  • s’approvisionner en semences auprès d’un organisme agréé,
  • à ne pas ressemer ses propres semences,
  • à limiter le chanvre industriel cultivé à des fins strictement médicales, conformément à la règlementation en vigueur,
  • à déterminer le lieu et la superficie de l’espace à aménager pour la culture du chanvre industriel et,
  • à fournir un rapport d’analyse comprenant toutes les caractéristiques de la variété de chanvre industriel proposée à la culture, notamment sa teneur en THC qui doit être inférieure ou égale à 0,20°/°.
    De plus, la programmation des opérations d’une récolte se fera en commun accord entre la Société AFRICAN SEEDS SARL et l’Office Central des Stupéfiants (OCS) au moins un (01) mois avant les opérations à la demande de celle-ci.
    C’est en considération de toutes ces dispositions du cahier de charge qu’il a été accordé à la Société de droit malien AFRICAN SEEDS SARL, suivant décision N°2017-141/MSPC-SG du 28 février 2017, l’autorisation de procéder à la culture du chanvre industriel Sativa dont les graines seront entièrement destinées à l’exportation à des fins médicales.
    Cette décision est modifiée par celle N* 2018-249/MSPC-SG du 05 mars 2018 pour prendre en compte, en sus de la graine du chanvre industriel, l’huile extraite de la plante destinée aux fins suscitées.
  • Source : Figaro du Mali
  • NB: Le titre est de la rédaction de Croissanceafrique.com

Cacao ivoirien: la menace d’un embargo américain

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Fin octobre, une équipe de douanes américaines s’est rendue en Côte d’Ivoire pour enquêter sur le travail des enfants dans le secteur du cacao. Une autre mission de ce genre pourrait intervenir d’ici la fin de l’année. En juillet dernier, deux sénateurs américains ont demandé au département de la Sécurité intérieure d’enquêter et, le cas échéant, d’interdire l’entrée aux États-Unis des fèves de cacao ivoiriennes provenant du travail forcé.

La menace d’un embargo est une manière pour les deux sénateurs de mettre la pression sur les industriels du chocolat et sur le gouvernement ivoirien pour agir davantage contre le travail des enfants dans ce secteur. La Côte d‘Ivoire est le leader mondial du cacao et fournit 40% de la production mondiale.

L’onde de choc de la lettre des sénateurs Sherrod Brown et Ron Wyden au ministre américain de l’Intérieur en juillet a été fortement ressentie en haut lieu à Abidjan. S’il devait se concrétiser, un tel embargo serait une catastrophe pour l’économie ivoirienne très dépendante du cacao, qui fait vivre un cinquième de la population.

La première dame, Dominique Ouattara, qui préside le Comité national de surveillance des actions de lutte contre le travail des enfants, a été dépêchée en septembre à Washington pour défendre les actions entreprises par le gouvernement dans ce domaine, et notamment son Plan d’action national de 76 milliards de francs CFA. « 85% des enfants impliqués dans la culture du cacao vont à l’école, ils vivent avec leurs parents et vont occasionnellement au champ », avait-elle plaidé.

Selon une étude du département du Travail américain, un peu plus de deux millions d’enfants travaillent dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana. La grande majorité vit dans de petites fermes familiales et y effectue des tâches dangereuses. Mais les données statistiques manquent pour évaluer le nombre d’enfants victimes des situations les plus graves, comme l’esclavage moderne ou le trafic en provenance de pays voisins.

En Côte d’Ivoire, selon la Banque mondiale, la taille moyenne des plantations est comprise entre 2 et 5 hectares et 55% des producteurs vivent sous le seuil de pauvreté. Lutter contre le travail des enfants passe d’abord par mieux rémunérer les planteurs, martèlent les organes étatiques de contrôle du cacao à Accra et Abidjan, qui viennent d’obtenir des industriels une prime de 400 dollars la tonne pour la saison prochaine dans cette optique.

Affaire dite Mme Makoye Sissoko: Son interpellation est l’objet d’une plainte de centaines de personnes et non pour sa gestion de l’AZI sa

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Ici, il s’agit d’une précision de taille Mme Makoye Sissoko n’a été directrice de l’AZI SA, par contre elle a été directrice commerciale de l’agence en charge des zones industrielles. C’est à travers un détail posté sur la page facebook de de la section commune III (son parti politique) que nous avons remarqué ces détails. Donc nous pouvons dire que son cas ne concerne pas celui du pôle économique dirigé par Mamoudou Kassogué, procureur anti-corruption au tribunal des grandes instances de la commune III du district de Bamako.

Selon ce qu’on a vu sur la page facebook du parti ASMA Commune IIII est le suivent: « Mme Makoye Sissoko, Présidente des Femmes ASMA a été interpellée Jeudi et mise sous mandat de dépôt. Contrairement à ce qui se dit sur les réseaux, elle n’est pas interpellée pour sa gestion â la tète de l’AZI. Elle est l’objet de plaintes de certaines personnes qui avaient achetés des lots avec l’AZI quand elle etait la Directrice Commerciale de l’AZI », ont-il posté.

En réalité il est a noté que « Mme Makoye Sissoko n’a jamais été caissière ou comptable de l’AZI et n’a donc jamais reçu les montants des achats et n’a jamais délivré un reçu d’achat à quiconque », précise le communiqué sur la page du parti ASMA CFP section commune III.

Dans cette même déclaration, on pouvait voir mentionné que « les textes de l’AZI prévoient qu’au dela de 2 ans, ils peuvent revendre tout lot non mis en valeur et de rembourser le Client. Les clients doivent donc reclamer à l’AZI l’employeur et non à l’employée Mme Makoye », mantionne le post.

Il faut noter que « c’est à l’AZI de porter plainte ou de renvoyer la personne si celle ci à fait un détournement de fonds.
Nous voulons tous de la justice dans ce pays sans cabale ciblée ni chasse aux sorcières
« , selon eux.

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

La Chine et les Etats-Unis vers un accord commercial ?

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Le ton était à l’optimisme vendredi sur les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, qui doivent permettre de mettre fin au conflit opposant les deux premières économies du monde.

Les négociations sur un accord partiel dit de « phase 1 » ont « fait énormément de progrès, mais ne sont pas bouclées », a déclaré Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, devant des reporters à la Maison Blanche.

Et d’ajouter: « Nous sommes au-delà de notre situation du printemps dernier », quand Donald Trump avait interrompu des négociations qui semblaient en passe d’aboutir, accusant les Chinois de revenir sur leur parole.

Le président américain s’est contenté de dire que les négociations « progressaient » et que la rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping, au cours de laquelle les deux hommes entendent parapher cet accord commercial partiel, pourrait avoir lieu dans l’Etat américain rural de l’Iowa, où M. Xi a séjourné en 1985 pour étudier l’agriculture.

MM. Xi et Trump devaient initialement se rencontrer mi-novembre au Chili pour le sommet de l’Apec, qui a été annulé.

Cours du pétrole en hausse

De Chine, les commentaires ont été moins directs mais interprétés de façon positive aux Etats-Unis, ce qui a fait grimper le cours du pétrole dans l’espoir d’une croissance mondiale plus vigoureuse alors qu’elle est bridée par le différend sino-américain.SPONSORED CONTENTTime with the best: Vienna Philharmonic’s mastery passed to Peruvian protégésMusica, in partnership with Rolex

Un porte-parole du ministère chinois a évoqué des « discussions sérieuses et constructives » après une conversation téléphonique vendredi (samedi à Pékin) entre les principaux protagonistes de la négociation: Liu He, vice-Premier ministre chinois, Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce (USTR) et Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor.

Pour leur part, les services de M. Lighthizer ont parlé de « progrès dans différents domaines ».

« L’appel téléphonique entre la Chine et les Etats-Unis semble s’être bien passé et avoir été constructif. Il semble que l’accord de phase 1 soit en bonne passe d’être certifié », a estimé Ryan McKay, analyste de TD Securities.

L’accord partiel aux contours flous avait été annoncé en fanfare par Donald Trump depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche le 11 octobre, en présence du principal négociateur chinois.

Le ton positif actuel dans les deux capitales suit un échange acerbe entre Washington et Pékin plus tôt dans la semaine.

La Chine avait dénoncé une « attaque malveillante » du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Ce dernier avait accusé le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir depuis 1949 d’être ouvertement hostile aux Etats-Unis et à leurs « valeurs ».

Peu de détails sur les négociations

L’accord de « phase 1 » comprend –selon les maigres détails révélés par le président américain– des achats de biens agricoles pour 40 à 50 milliards de dollars par an.

« Le chapitre sur l’agriculture est à peu près clos, non seulement avec l’augmentation des achats, de 40 à 50 milliards, mais aussi avec l’ouverture des marchés agricoles, l’abaissement des réglementations et normes et des barrières non tarifaires. C’est très positif », a commenté M. Kudlow.

C’est environ deux fois et demi le pic des achats annuels de la Chine et l’annonce avait donc été accueillie avec un certain scepticisme par les fermiers américains.

En échange, la Chine a obtenu que M. Trump renonce à l’augmentation de 25% à 30% des tarifs douaniers punitifs sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises aux Etats-Unis, qui devait entrer en vigueur le 15 octobre.

L’entente trouvée le 11 octobre comprend aussi des éléments sur la propriété intellectuelle –un droit souvent bafoué en Chine–, une plus large ouverture du secteur des services financiers chinois et un volet sur les taux de change.

M. Kudlow a expliqué que le chapitre sur les services financiers était « pratiquement terminé, les entreprises américaines seront propriétaires à 100% en Chine, des maisons de courtage, des compagnies d’assurance, des sociétés d’investissement, etc », a-t-il assuré. Le chapitre consacré à la monnaie est également bouclé.

Sur deux autres volets très épineux, le vol de propriété intellectuelle et le transfert forcé de technologie –deux points extrêmement importants aux yeux des négociateurs américains– M. Kudlow a fait état de progrès. Mais la conclusion devra attendre une « phase 2 » de l’accord qui pourrait au total en comporter trois, selon les dires du président.

Reste aussi la mise en place d’un mécanisme efficace de règlement des différends, crucial aux yeux de Washington pour s’assurer que Pékin respecte les règles.

Mali/Urgent: Le pôle économique et financier auditionne plusieurs maires suite à des soupçons de malversations financières.

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Selon une information publiée par l’hebdomadaire « le Délibéré » « le pôle économique et financier auditionne plusieurs maires suite à des soupçons de malversations financières. Le journal de notre confrère Abdoulaye KONE affirme que le maire de Sitakily, de Gadoudou et de sinko sont dans le viseur du procureur Moussa Zina Samaké en charge du pôle économique de Kayes.

Après l’audition et l’incarcération des présumés délinquants du conseil régional de Kayes, le pôle économique et Financier de Kayes vient d’entamer l’audition de plusieurs maires dans la région de Kayes. Il s’agit du maire de Sitakily dans le cercle de Keniéba, des maires de Gadoudou et de Sinko dans le cercle de Kita. Sont également concernées, l’équipe sortante et actuelle de la Mairie de Sadiola dans le cercle de Kayes. Une publication du magazine Croissanceafrique.com en collaboration avec journal le délibéré, un hebdomadaire Malien.

Oumar Bagayogo/Le Délibéré

NB: Chapeau est de la rédaction de Croissanceafrique.com. crédit : photo

Bataille médiatique sino-étasunienne en Afrique : lorsque le nombre ne signifie pas résultat

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par Mikhail Gamandiy-Egorov.

Si les États-Unis en particulier, et l’Occident politique de façon générale, s’inquiètent ardemment de la puissance géoéconomique et géopolitique de Pékin sur le continent africain, un autre domaine auquel l’Empire du Milieu attache aujourd’hui de l’importance fait lui aussi trembler les élites occidentales.

Si le paysage médiatique africain était jusqu’à encore récemment dominé par les médias mainstream occidentaux et leurs partenaires locaux, quel que soit le type de médias d’ailleurs : télévision, radio, presse écrite, aujourd’hui on assiste réellement à une révolution dans ce secteur. En effet, les Africains, jeunes et moins jeunes, s’intéressent avec grande attention aux informations des médias dits alternatifs, étrangers comme africains, dont la ligne éditoriale inquiète fortement les intérêts de l’Occident.

Pourtant les moyens financiers sont incomparables. Face aux principaux médias étasuniens, britanniques, français, allemands et autres, les projets médiatiques des pays BRICS et des médias panafricains ont nettement un poids financier inférieur. Mais malgré cette évidence, l’Occident politico-médiatique continue de perdre des points. Pour quelle raison ?

Eh bien la réponse est assez surprenante. A l’instar d’une perte de confiance massive des populations des pays occidentaux vis-à-vis des médias les plus puissants appartenant à leur «monde», au sein des sociétés africaines le rejet parait encore plus important. Et vraisemblablement, cela est loin d’être dû au simple fait du passé colonial et néocolonial des pays d’origine des médias mainstream, mais surtout à la façon que ces structures médiatiques avaient pris l’habitude de traiter l’information.

Pour exemple, les nombreuses campagnes médiatiques hostiles aux projets chinois sur le continent africain n’ont non seulement pas apporter le résultat souhaité par les commanditaires des dites campagnes, mais ont au contraire renforcé les sympathies de nombreux citoyens africains vis-à-vis de Pékin. Et ce, pas tellement par «amour» envers l’Empire du Milieu, mais plutôt en raison d’une part d’un rejet des méthodes occidentales sur le continent, de l’autre une volonté d’avoir une alternative digne de ce nom parmi les partenaires extracontinentaux, enfin et cela est tout aussi important il s’agit vraisemblablement d’une ferme volonté de l’écrasante majorité d’Africains de pouvoir faire le choix, sans interférence extérieure, de leurs partenaires.

Au fil des années écoulées, Pékin n’a pas adopté un simple rôle d’observateur. Si dans un premier temps, la Chine se contentait de réaliser ses innombrables projets de partenariat avec les pays africains, lui ayant permis de devenir aujourd’hui tout simplement le principal partenaire économico-commercial de l’Afrique avec un volume d’échange de 200 milliards de dollars, depuis un temps plus récent elle a décidé d’imposer sa présence médiatique, tout en restant fidèle à sa philosophie.

Mis à part le lancement en 2012 du bureau africain de la chaine internationale chinoise CGTN dans la capitale kenyane Nairobi, et d’un travail de plus en plus orienté sur l’Afrique de ses agences de presse, notamment Xinhua, Pékin a aussi beaucoup misé sur l’enseignement destiné aux jeunes africains. Ainsi, chaque année près d’un millier de journalistes originaires de divers pays d’Afrique suivent des programmes de formation en terre chinoise http://www.slate.fr/story/180855/afrique-chine-renforcement-presence-mediatique-numerique

Ce n’est évidemment pas tout car Pékin investit aussi dans nombre de médias locaux, principalement dans les pays où la présence de ses intérêts économico-commerciaux est la plus importante. De façon plus générale, la Chine a pleinement accepté le défi de ceux qui dès le départ souhaitaient lui mettre des bâtons dans les roues dans son expansion géoéconomique. Le tout à un moment où l’opposition nette et évidente entre les partisans d’un monde multipolaire devenu réalité et ceux qui désirent un retour à l’ordre unipolaire post-guerre froide rentre chaque jour un peu plus dans sa phase active. Et à ce titre, le domaine des médias n’y échappe pas. Bien qu’il faille garder à l’esprit que face aux CNNBloombergCNBC ou encore Voice of America, pour ne citer que ceux-là, sans oublier les instruments médiatiques des autres pays occidentaux, les projets médiatiques chinois en Afrique restent en nombres nettement inférieurs. Tout comme du point de vue des budgets alloués.

Mais ce que les USA et plus globalement parlant l’Occident politique n’arrivent (toujours) pas à réaliser, c’est que dans le monde contemporain les grands moyens, notamment financiers, ne suffisent plus pour imposer sa donne. A l’heure d’une information pouvant être obtenue à grande vitesse, et via différents instruments, les peuples du monde deviennent eux-mêmes des analystes potentiels. Et c’est justement dans ce cadre analytique que tout se joue. En ce sens, les sociétés africaines ont non seulement aucun retard quant aux prétendus pays «développés», mais sur nombre de points sont même en avance. Cela est dû peut-être au fait qu’à force d’être la visée d’un grand nombre d’intérêts, les Africains comprennent aujourd’hui toutes les potentialités et les atouts que possède leur continent. Et qu’à partir de cette réalité, vient ensuite la partie analytique et comparative des partenaires – certains jurant d’apporter «liberté, justice et démocratie» sous le couvercle de prétendues valeurs «universelles», le tout avec un agenda qui diffère fortement des intentions annoncées. De l’autre ceux qui évitent de donner des leçons et tout en pensant évidemment à leurs propres intérêts, apportent des projets qui donnent un certain sens au mot «développement».

Aujourd’hui, il ne suffit plus d’avoir le plus grand budget militaire pour avoir les armes les plus sophistiquées. Et dans la nouvelle réalité mondiale, le domaine médiatique le confirme pleinement aussi. Les capacités budgétaires allouées aux campagnes médiatiques ne sont plus vraiment en mesure de voiler des pratiques allant à l’encontre des belles paroles prononcées. Et à ce titre, Pékin a une nette longueur d’avance sur Washington et consorts.

source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1202

Mali: En fin, Moro Moro a eu les clés de son école, « nul ne viendra sauver ce pays à la place des maliens » dixit Sambou Sissoko

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L’un des moyens les plus efficaces pour combattre la pauvreté et l’extrémisme violent au Mali est de faciliter aux enfants de ce pays un meilleur accès au savoir et au savoir-faire. En conséquence, le chantier le plus important de nos décideurs politiques depuis notre accession à la souveraineté internationale aurait pu être celui-là : contribuer à faire acquérir à la jeunesse malienne des compétences susceptibles de lui assurer son pain d’aujourd’hui et de demain. Lisez

C’est le pari que les japonais et les suisses qui n’ont ni or ni pétrole ont gagné. C’est le pari que les chinois qui construisent actuellement nos routes et nos échangeurs ont fait ( et dire qu’ils n’ont eu leur indépendance que onze ans avant nous!). C’est le pari que le Rwanda, l’Éthiopie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Maurice, le Botswana sont en train de faire.
C’est le pari que Yeah SAMAKE, président d’honneur du PACP, est en train de faire au Mali en s’investissant dans la construction d’infrastructures scolaires en faveur des enfants vivants dans des zones rurales parfois difficilement accessibles du pays.
Pour preuve, hier soir aux environs de 17h, il a remis au chef de village de Moro-Moro dans le cercle de Kita les clés de sa 39ème réalisation d’infrastructures scolaires composée de trois salles de classe, d’une Direction et de six latrines. Lors de la cérémonie de réception des clés de ladite infrastructure l’ambiance était festive et la joie des populations indescriptibles. Dans son discours de bienvenue à la délégation, le chef de village a lancé un cri du cœur à l’endroit des décideurs politiques de ce pays : « Yeah SAMAKE tu as apporté de la lumière (connaissance) à nos enfants. Cette lumière éclairera plusieurs générations d’enfants de ce village. Nous ne savons pas comment te remercier mais nous vous seront éternellement reconnaissants et nous prions le Dieu Tout-puissant afin qu’il te donne la bonne santé et la victoire sur tes ennemis cachés ou avérés. Si chaque décideur politique du Mali remplissait correctement son devoir vis-à-vis des populations rurales nous ne serions pas dans le chaos actuel ».
La sécurité et la stabilité du pays passent nécessairement par la lutte contre l’ignorance, l’impunité et l’injustice sociale. Pour y parvenir l’effort de chaque malien compte. Au lieu de se demander chaque jour ce que le Mali peut faire pour lui chaque malien devrait se poser d’abord la question de savoir ce qu’il a pu faire pour l’honneur et la grandeur du Mali.

Sambou SISSOKO

Source : Croissanceafrique.com