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Mali: La Mine d’or de YATELA-SA transformée désormais en Société d’État

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Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres présidé par le premier ministre Dr Boubou Cissé a adopté: des projets de texte relatifs à l’approbation du contrat de cession des actions de la société d’exploitation des Mines d’Or de YATELA-SA et sa transformation en Société d’Etat. C’etait ce mercredi 23 octobre 2019.

La Société d’exploitation des Mines d’or de YATELA-SA est une société d’économie mixte de droit malien disposant d’un permis d’exploitation de l’or, de l’argent et des substances connexes et platinoïdes sur le périmètre de YATELA, dans le Cercle de Kayes.

Le capital social de cette société est détenu à 20% par l’Etat et à 80% par la société SADEX, filiale du Groupe sud-africain AngloGold Ashanti Limited et du Groupe canadien IAMGold Corporation.

L’exploitation de cette mine a contribué à l’économie nationale et locale à hauteur de 383 milliards 445 millions de francs CFA de sa création au 31 décembre 2018.

Toutefois, la société SADEX a décidé de se retirer pour des raisons techniques et de fermer la mine alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées.

Afin d’éviter cette fermeture et de sauvegarder les emplois, l’Etat a conclu un contrat de cession d’actions avec la société SADEX et la société YATELA-SA.

Ce contrat prévoit la création d’une société d’Etat par le rachat de la totalité des actions détenues par la société d’économie mixte YATELA-SA.

Les projets de texte adoptés consacrent l’approbation du contrat de cession des actions et la création de la société d’Etat dénommée Société d’Exploitation des Mines d’or de YATELA-SA.

  1. des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction de la Maison de la Radio et Télévision du Mali à Kati Sananfara (Lots n°1 et n°2).

Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COMATEXIBAT pour un délai d’exécution de 30 mois et pour un montant toutes taxes comprises de :

  • 6 milliards 483 millions 816 mille 385 francs CFA pour le lot n° 1 ;
  • 3 milliards 299 millions 602 mille 488 francs CFA pour le lot n°2.

La construction de la Maison de la Radio et Télévision du Mali contribuera à améliorer les capacités techniques et opérationnelles de l’ORTM.

Le financement du marché est assuré par le budget de l’ORTM sur les exercices budgétaires 2019, 2020 et 2021.

  1. un projet de décret portant approbation du marché relatif au recrutement d’un consultant pour l’assistance technique à la maitrise d’ouvrage du Projet d’Appui au Développement Economique des Territoires ruraux des régions de Ségou et Tombouctou.

Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement CA17 International / ARP Développement / ID-Sahel-SARL, pour un montant, hors taxes de 2 milliards 665 millions 683 mille 304 francs CFA et un délai d’exécution de 48 mois.

Les prestations du Consultant contribueront à renforcer les capacités des différents acteurs intervenant dans l’exécution du Projet d’Appui au Développement économique des Territoires ruraux des régions de Ségou et Tombouctou en termes, notamment d’élaboration, d’exécution et de suivi-évaluation de politiques publiques.

Notions que le financement du marché est assuré par l’Agence française de Développement.

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

Sommet de Sotchi: la grande offensive russe en Afrique

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L’évènement doit symboliser le « grand retour » de la Russie sur le continent africain. En 20 ans, Vladimir Poutine n’a fait que trois fois le déplacement en Afrique subsaharienne. Mais désormais, la Fédération russe ne cesse de répéter que l’Afrique est « importante » à ses yeux. Moscou veut s’ouvrir des marchés, trouver des relais diplomatiques et stratégiques. Pour ce faire, les Russes ont tout de même de solides arguments.

Conscients de leur retard, ils soignent leur rhétorique. La Russie tente de faire oublier qu’elle a déserté l’Afrique à la chute de l’Union soviétique ; elle essaie aussi de se démarquer de ses concurrents occidentaux, en jouant sur des cordes sensibles, à savoir son absence de passé colonial et sa défense du principe de souveraineté. Et de rappeler notamment le rôle joué par l’URSS plus tôt, au moment des indépendances, relate notre envoyée spéciale, Florence Morice.

Une relation historique, entretenue avec un grand nombre de pays africains à l’époque. « Non seulement la Russie n’a pas de passé colonial comme la France, la Belgique ou d’autres, mais elle a une histoire de lutte anticoloniale sur laquelle elle essaie de capitaliser, analyse Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe de Moscou. Et c’est tout à fait véridique : l’URSS avait beaucoup investi en termes financiers, en termes militaires, en termes d’influence. »

« Entre des Occidentaux qui ont un passé ou un passif colonial, qui sont regardants sur les droits de l’homme, et des Chinois qui sont un peu envahissants, les Russes ont une des cartes à jouer, poursuit M. Dubien. Ils peuvent proposer plusieurs choses : des coopérations économiques, la formation d’élites, voire des pactes sécuritaires, pour des dirigeants qui s’inquiètent parfois pour leur avenir à la tête de leurs États respectifs. »

Lundi encore, M. Poutine a accusé dans la presse certaines anciennes puissances coloniales de pratiquer « l’intimidation » et « le chantage » pour conserver leur influence sur le continent. Lui ne demande « aucune contrepartie » à ses partenaires, insiste-t-il. La Russie rappelle aussi régulièrement aux Africains qu’elle dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, dont elle s’est par exemple servi pour protéger son allié syrien Bachar el-Assad…

► À lire aussi : Les pays africains sur lesquels s’appuie la stratégie russe

Sans doute pour se démarquer de la Chine, accusée d’entraîner l’Afrique dans le surendettement, Moscou met en avant sa politique d’effacement de la dette, héritée de l’époque soviétique, et sa volonté de fonder une coopération équilibrée. Un discours qui masque la faiblesse financière de la Russie, comparée au géant chinois. Mais quoi qu’il en soit, les échanges entre la Russie et l’Afrique s’élèvent à 20 milliards de dollars, en constante augmentation depuis quelques années.

Le regain d’intérêt de Moscou pour l’Afrique ne date pas d’hier, il remonte à une quinzaine d’années. Le tournant date néanmoins de l’année 2014. À l’époque, les Russes annexent la Crimée, et l’Occident répond par des sanctions économiques. Résultat : la Russie doit trouver de nouveaux débouchés pour relancer sa croissance, déjà ralentie depuis 2008. Elle décide notamment de miser sur le continent africain, pour ne plus laisser ce marché prometteur aux Chinois.

Au cœur de cette offensive en Afrique, les ventes d’armes. Mais les Russes vendent également des céréales – beaucoup -, et ils veulent gagner des marchés dans d’autres secteurs. Moscou a de nombreuses cartes à jouer, explique Andreï Maslov, spécialiste des relations entre la Russie et l’Afrique : « Notre approche, dit-il, est différente de celle des Chinois ou des Européens. Nous voulons avant tout développer nos exportations vers l’Afrique. »

De nombreux chefs d’entreprises sont attendus à Sotchi, et des signatures de contrats sont annoncées. Les exportations russes vers le continent ont doublé en moins de quatre ans. En matière d’armes, son point fort, la Russie équipe notamment l’Algérie ou l’Égypte. Outre la vente de céréales qui se développe, Moscou espère également étendre son offensive commerciale dans les hydrocarbures et dans le secteur du nucléaire civil.

L’Afrique regorge de minerais et d’hydrocarbures. Or les stocks russes ne sont pas inépuisables. Néanmoins, « nous sommes très peu intéressés par ces matières premières, certifie M. Maslov. C’est le marché africain qui nous intéresse avant tout. Il croît en permanence et le nombre de consommateurs ne fait qu’augmenter. Depuis 2014, c’est vers l’Afrique que nos exportations augmentent le plus ; des produits que nous fabriquons, et non de matières premières. »

► À lire aussi : « Moscou soutient les courants anti-CFA » (entretien)

Dernier point, Moscou souhaite diversifier ses clients sur le continent africain : pour l’heure, elle réalise 80% de ses échanges avec l’Afrique du Nord. Le sommet de Sotchi sera donc une occasion en or pour les entreprises russes de s’aventurer dans de nouveaux secteurs et dans d’autres zones, avec le soutien des autorités russes, explique notre second envoyé spécial pour ce sommet russo-africain, notre correspondant à Moscou Daniel Vallot.

Pour le reste, l’enjeu économique se double d’une stratégie politique. Après son retour diplomatique au Moyen-Orient, à la faveur de la crise en Syrie, la Russie souhaite asseoir son statut de puissance mondiale. En avançant ses pions en Afrique, elle gagne des points dans sa confrontation avec l’Occident. Sans oublier que les pays africains représentent près d’un tiers des voix à l’Assemblée générale de l’ONU, et constituent donc un réservoir de votes utiles pour Moscou.

Reste qu’en dépit d’un discours offensif, la Russie a encore du chemin à parcourir, et a pris beaucoup de retard. Ses échanges commerciaux avec le continent sont deux fois moins importants que ceux de la France, dix fois moins que ceux de la Chine. Une dynamique qu’un sommet ne suffira sans doute pas à inverser. Le retour n’est pas toujours évident, et il s’est accompagné par le passé d’un certain nombre d’échecs, notamment en Afrique du Sud.

Dans ce pays, rappelle Arnaud Dubien, « la Russie avait beaucoup investi en termes d’influence par le biais notamment de Rosatom, qui espérait décrocher le grand programme d’électrification du pays. On voit qu’il y a eu un échec. Il y a en d’autres, des contrats qui ont été signés et qui n’ont pas été concrétisés. » « Ce qu’il faut bien avoir l’esprit aussi, ajoute-t-il, c’est que l’Afrique, contrairement sans doute du Moyen-Orient, est une région que les Russes connaissent moins. »

Selon le directeur de l’Observatoire franco-russe de Moscou, la Russie n’a « pas forcément la profondeur d’expertise et les lobbys pro-africains suffisants pour mobiliser l’appareil d’État ». Attention donc à ne pas trop surestimer son influence. Mais il est certain que la Russie a l’intention de peser davantage, et cette volonté se traduit par l’organisation de ce sommet. Réunir à Sotchi la plupart des dirigeants africains constitue, en soi, un très joli coup diplomatique.

La retour de la Russie en Afrique, il date de 2006 environ, c’est à dire le deuxième mandat de Vladimir PoutineArnaud Dubien, Observatoire franco-russe de Moscou23/10/2019 – par Daniel VallotÉcouter

DÉCRYPTAGE DE NIAGA DIOP SUR POLITIQUE INTERNATIONALE DE LA RUSSIE

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Au moment de la guerre froide, l’URSS était proche de certains pays africains comme le Burkina, l’Angola… L’Afrique a t’elle besoin de la Russie?

Après la dislocation du bloc soviétique, la Russie est devenue un nain en Afrique. En réalité la Russie n’avait pas besoin de l’Afrique contrairement aux occidentaux.

La Russie est un pays à forte potentialité en matières extractives. C’est un pays qui se défend bien au niveau agricole. Là où la Russie a besoin de l’Afrique c’est pour écouler les armes qu’elle fabrique. Elle vend à tout le monde en Afrique : Etats comme groupes armés de tous ordres. Les relations commerciales entre la Russie et l’Afrique sont faibles quant on compare à la Chine, à l’UE ou l’Inde.

Au niveau international, si la Russie ne pèse pas économiquement, elle est un ogre politique et militaire. Elle a droit aux chapitres au niveau du Conseil de Sécurité. Militairement, sa coopération militaire ou de défense n’a rien à envier aux occidentaux.

L’Afrique quand à elle, désunie comme elle, est un continent très riche. Elle a un marché si propice que n’importe quel partenaire international s’offrirait à prix d’or. Elle est une terre où le commerce des armes prospère. Cependant elle ne pèse pas au niveau international. Elle sous traite sa politique et sa sécurité internationale et même nationale.

De façon objective, l’Afrique a besoin de la Russie. Mais pas forcément la Russie. C’est pourquoi vous pouvez compter les visites de Poutine en Afrique. Aujourd’hui si la Russie envisage un retour en force en Afrique, c’est parce qu’elle veut surfer sur le désir réel et légitime des Africains qui la réclame pour contrer la politique ambiguë des occidentaux notamment la France.

Pourquoi les Africains réclament la Russie?

Ils la réclament pour jouir du poids politique international et militaire de la Russie. Les Africains sont sensationnels. Ils ont vu comment est ce que la Russie de Vladimir arrive à fausser les jeux des occidentaux en Asie ou en Amerique du Sud. Le rapport de force tourne facilement à l’avantage des russes sur des dossiers brûlants comme la Syrie, Venezuela.

Les Africains croient dur comme fer au complot occidental sur le continent notamment la France. Le FCFA, les rebellions et le terrorisme sont indiqués comme des accessoires des occidentaux à tort ou à raison.

Les Africains voient en la Russie un messie. Celle-ci qui snobait l’Afrique à raison voit une opportunité pour encore rattraper son retard économique mais aussi accentuer son avance politique sur des ennemis occidentaux. Si la Russie arrive en Afrique, elle le fera selon son agenda bien déterminé. L’Afrique devra en payer le prix fort.

L’arrivée de la Russie peut en réalité redistribuer les cartes. Certains pays qui la réclament peuvent bénéficier de leur présence mais il est sûr que les occidentaux ne se laisseront pas faire. Et c’est l’Afrique qui en paiera les pots cassés.

Les Africains ont tort de vouloir sous-traiter leur sécurité. L’Afrique n’a pas compris que son seul salut c’est l’union vraie pour une Afrique unie. Cette Afrique unie dans le domaine économique, militaire et politique ne laissera aucune possibilité aux puissances internationales de prospérer sur notre dos.

Les Africains ont tort d’attendre le bon moment pour s’unir. Il est à croire que nous vivons sans vouloir jouer un rôle capitale dans l’écriture de notre propre histoire.

Le retour de la Russie n’est pas flatteur pour l’Afrique. C’est encore un appel de pied pour être spectatrice de sa propre histoire.

Poutine fustige les intimidations et le chantage de l’Occident envers les pays africains

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Certains pays occidentaux tentent d’intimider et de faire chanter des gouvernements africains afin de retrouver leurs influences perdues dans les anciennes colonies, selon le Président russe.

Des pays occidentaux intimident et font chanter des gouvernements africains pour reconstituer leurs positions dominantes et leurs influences perdues dans les anciennes colonies, a annoncé Vladimir Poutine dans une interview accordée à l’agence Tass en prévision du sommet et du forum économique Russie-Afrique qui aura lieu les 23 et 24 octobre à Sotchi. 

Il estime que de cette façon, «ils tentent, sous un emballage nouveau, de drainer des superprofits et d’exploiter le continent sans le moindre égard pour les gens qui le peuplent, pour les risques écologiques et autres».  

Le Président russe est certain que pour y parvenir, les pays occidentaux veulent bloquer le rapprochement entre la Russie et l’Afrique.

https://fr.sputniknews.com/russie/201910211042294787-poutine-fustige-les-intimidations-et-le-chantage-de-loccident-envers-les-pays-africains-/

Un nouveau pays africain signe un contrat d’achats d’armes russes au forum Russie-Afrique

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Alors qu’hier le Cameroun a fait part de son intention d’acquérir des Pantsir-1, le Niger acte l’achat de 12 hélicoptères d’attaque Mi-35, rapporte le directeur adjoint du Service fédéral pour la coopération militaro-technique. La Russie se propose de livrer à l’Afrique pour 4 milliards de dollars d’armes en 2019.

La Russie et le Niger ont signé un contrat de livraison de 12 hélicoptères Mi-35, a annoncé mercredi 23 octobre le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaro-technique Anatoli Pountchouk lors du forum Russie–Afrique à Sotchi.

«Un contrat pour 12 hélicoptères a été signé, il est en cours de réalisation», a-t-il déclaré aux journalistes.

M.Pountchouk a également fait état d’un intérêt pour des corvettes lance-missiles, des hélicoptères et des armes à feu russes de la part de l’Érythrée.

«L’Érythrée annonce activement son intérêt pour la reprise de la coopération militaire et technique à part entière avec la Russie. Étant donné qu’ils sont parvenus à un accord de paix avec la partie éthiopienne, ils sont intéressés par l’achat de corvettes lance-missiles, d’hélicoptères et d’armes à feu», a-t-il signalé.

https://fr.sputniknews.com/russie/201910231042309388-un-nouveau-pays-africain-signe-un-contrat-dachats-darmes-russes-au-forum-russie-afrique/

Forum économique Rusie-Afrique: Une forte délégation Tunisienne à Sotchi

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La présence de la Tunisie au sommet et forum économique Russie-Afrique de Sotchi est «indispensable», affirme à Sputnik Tarek Ben Salem, conseiller diplomatique du chef du gouvernement tunisien. Un rendez-vous qui tombe à pic pour Tunis, qui nourrit de grandes ambitions sur les scènes africaine et internationale.

La présence de la Tunisie à Sotchi, du 23 au 24 octobre, dans le cadre du sommet et du forum économique Russie-Afrique, est «indispensable» a affirmé à Sputnik Tarek Ben Salem, conseiller diplomatique du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed.

«C’est le premier sommet Russie-Afrique, la Tunisie a des ambitions en matière de coopération avec l’Afrique subsaharienne, mais aussi avec la Russie. Il s’agit, donc, pour nous, d’un rendez-vous incontournable», reconnaît Tarek Ben Salem, lui-même ancien représentant de son pays en Afrique de l’Ouest, et son prochain ambassadeur à Moscou. 

«Ce sera certainement l’occasion pour la Russie de proposer des moyens et instruments pour renforcer sa relation et sa coopération avec le continent africain», prévoit-il, faisant un parallèle avec les nouvelles routes de la soie, qui constituent le nouveau cadre de la coopération sino-africaine.

La participation de la Tunisie, à travers la présence de Youssef Chahed, chef du gouvernement, sera marquée par la signature d’une convention bilatérale avec la Russie, en matière de transport routier international, qui avait été actée en juillet dernier, précise encore Ben Salem.

Suivez le liens ci-dessous

https://fr.sputniknews.com/maghreb/201910231042309327-lindispensable-presence-tunisienne-a-sotchi/

CAISSE MALIENNE DE SÉCURITÉ SOCIALE : Au cœur de la touche de Dieminatou Sangaré

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Aux affaires depuis plus de 2 mois , la nouvelle Directrice Générale de la CMSS a changé les habitudes de la maison. Son style commence à être visible au fil des semaines.

Force est de constater que Dieminatou Sangaré n’a pas traîné les pieds. En atteste les travaux herculéens effectués par la figure numéro 1 de la CMSS. Le personnel s’est vite vu adopter un nouveau rythme au niveau des horaires. La DG vient avant 7h30 et part aux environs de 20h : ce qui signifie qu’elle occupe son poste avant tout le monde et est la dernière à quitter les lieux.

Il nous revient que les conditions de travail ont été revues avec l’instauration de primes. Ce qui permet de se dépasser dans l’exercice de sa fonction car la motivation des agents est donc prônée par la Direction en place depuis bientôt 3 mois. Le seul siège de l’ACI n’a pas été concerné par ce vent nouveau.
Dieminatou s’est rendue dans les démembrements de la CMSS de Bamako au lendemain de sa nomination. C’est le cas de l’antenne régionale située au quartier du fleuve où tout a été passé au peigne fin. Mme Sangaré accompagnée de ses proches collaborateurs fera une revue des troupes.

Pour avoir été au cœur des questions relatives à l’informatisation durant des années , Dieminatou Sangaré conduira la CMSS dans l’ère de la numérisation autrement. Les premiers jalons restent visibles avec l’organisation d’un atelier le 09 octobre dernier. Étaient concernés les Directeurs et Conseillers de la structure afin de se familiariser au logiciel « I GESCO » qui a pour mission de gérer les courriers. Le but de la DG de la CMSS est clair : une modernisation du traitement du courrier. Le personnel ciblé fut situé sur les contours de I GESCO grâce aux techniciens de l’AGETIC.

Il faut aussi noter la diligence de la nouvelle Direction qui a réussi à gérer comme il se doit le paiement des rappels de 20%. A l’origine , un protocole d’accord entre l’UNTM et le Gouvernement que Dieminatou Sangaré suit de près. Dans la lancée de la promotion du genre , elle aura réussi à fédérer les femmes de la CMSS. A travers une assemblée générale qu’elle a présidée, l’idée de création d’une association a germé. Ce sera donc dans la journée du 11 octobre que se tiendront les assises électives du bureau des femmes. A l’unanimité, Mme Diallo Aissata Maiga fut élue Présidente par les déléguées venues de toutes les régions du Mali.

Au vu de ces multiples réformes à l’endroit du personnel de la CMSS , on peut comprendre que la Directrice Générale est au four et au moulin. Des actions concrètes qui plaident pour Dieminatou Sangaré, à la veille de ses 100 jours de mission. Désormais , ce sont les structures des régions du Mali qui feront objet de sa présence afin d’y effectuer une redynamisation du personnel.

Biogaran, le premier laboratoire générique français annonce, le lancement de ses activités au Gabon

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Libreville, Gabon, le 23 octobre 2019 – Le laboratoire pharmaceutique Biogaran, acteur majeur des médicaments génériques en France annonce le déploiement de ses activités commerciales au Gabon. La cérémonie de lancement se tiendra à l’hôtel Méridien Ré-Ndama à Libreville, le 21 novembre 2019, en présence d’Emmanuel Le Doeuff, Directeur Général et Directeur des Affaires Internationales de Biogaran.

Avec une population de près de 2 millions d’habitants, le Gabon est le second pays où le PIB par habitant est le plus élevé en Afrique centrale, selon les chiffres du FMI pour l’année 2017. La création de l’assurance maladie universelle en 2007 par le biais de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) constitue un des piliers de la politique sociale du Gabon. En effet, ce dispositif de sécurité sociale a permis de concrétiser l’ambition d’une couverture maladie universelle et d’améliorer l’état de santé de la population gabonaise.

Biogaran, filiale du Groupe Servier et 1er laboratoire français de médicaments génériques en France, commercialisera 35 médicaments provenant de sa gamme de près de 900 références. Importés de France, ces médicaments génériques bioéquivalents respectent les standards européens et répondent à des enjeux de santé publique au Gabon et plus généralement en Afrique.

Les médicaments Biogaran couvrent un large éventail de pathologies de plus en plus présentes sur le continent africain telles que l’hypertension et le diabète, dont le Gabon est le 3e pays le plus affecté de la sous-région d’après la Fédération internationale du Diabète (FID) [1].

Le déploiement de Biogaran sur le continent africain représente une alternative pour les pouvoirs publics africains dans leur lutte contre la contrefaçon de produits pharmaceutiques. D’après l’organisation ENACT Africa[2], le marché mondial des médicaments contrefaits représente 200 milliards de dollars. Ces produits pharmaceutiques frauduleux se trouvent majoritairement dans les pays en développement dont 42% se trouvent en Afrique, selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Chaque année, ces médicaments de qualité inférieure ou falsifiés causent la mort de près de 100 000 personnes en Afrique, selon l’OMS.
Avec cette ouverture, Biogaran renforce son empreinte géographique en Afrique. Le laboratoire pharmaceutique est présent au Nigéria depuis 2017, à travers Swipha, une société de production et de distribution de médicaments dédiée au marché nigérian. Depuis le début de l’année 2019, Biogaran exporte ses produits en Côte d’Ivoire et a par ailleurs lancé ses activités en République du Congo en septembre dernier. Le laboratoire prévoit également d’étendre ses activités au Mali, au Sénégal et à la Guinée-Conakry en début d’année 2020.

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

Mali: Adama Sangaré placé sous mandat de dépôt, venez voir la cause (analyse détaillée)

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Le puissant maire de Bamako, Adama Sangaré, est entendu depuis lundi par le pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako pour la gestion d’un contrat d’éclairage de la ville lors du cinquantenaire de l’indépendance du Mali en 2010.

Adama Sangaré, maire du district de Bamako depuis 2007, a été interpellé lundi et est, depuis, entendu par le pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako. Il est actuellement en garde à vue au sein de l’institution judiciaire, où il est entendu par les enquêteurs dans le cadre d’un dossier portant sur une passation de marché d’éclairage public.

Mi-septembre, le vice-président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-Pasj) avait déjà été entendu par le procureur anti-corruption, Mamadou Kassogué. Son audition avait alors porté sur « la gestion du contrat de réhabilitation, d’éclairage et d’illumination des édifices et façades se trouvant sur les axes des routes reliant l’aéroport de Sénou à Koulouba, dont la mairie du district était le maître d’ouvrage et EDM (Energie du Mali), maître d’ouvrage délégué », selon un communiqué publié le 17 septembre sur le site de la mairie. Ce projet s’inscrivait dans le cadre du cinquantenaire du Mali, célébré en 2010.

« Volonté politique »

Cette arrestation du puissant maire de Bamako, qui intervient quelques semaines après l’incarcération de Bakary Togola, incontournable président des l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC), accusé d’avoir détourné plus de 9 milliards de francs CFA, suscite nombre de réactions dans un pays où la corruption et l’impunité sont régulièrement pointés du doigt : en 2018, le Mali se plaçait au 120e rang sur 180 pays selon le classement de Transparency International.

Pour Ibrahim Maïga, chercheur à l’Institut d’études en sécurité (ISS), cette offensive judiciaire sur le front de la lutte anticorruption doit beaucoup à l’arrivée au ministère de la Justice de Malick Coulibaly, à la faveur du remaniement de mai dernier, qui a donné naissance à un gouvernement d’ouverture après la signature d’un accord entre la majorité, l’opposition et des organisations de la société civile.

C’EST SANS ACHARNEMENT, NI A PRIORI, NOUS ALLONS METTRE EN ŒUVRE UN SYSTÈME QUI NOUS PERMETTRA DE LUTTER CONTRE LA CORRUPTION

Didier Drogba nommé ambassadeur de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT)

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L’annonce de la nomination de la légende ivoirienne de football a été faite le 20 octobre à Dubaï par le secrétaire général de l’OMT, l’ambassadeur Zurab Pololikashvilià lors de la table-ronde sur le financement de l’initiative «Sublime Côte d’Ivoire». L’OMT est une institution spécialisée des Nations unies destinée à promouvoir et à développer le tourisme.

«Sublime Côte d’Ivoire» est la stratégie nationale de développement touristique 2018/2025 de la Côte d’Ivoire qui ambitionne de porter la contribution au PIB de l’écosystème touristique de 6,25% en 2018 à environ 8% à l’échéance 2025. Objectif : faire du tourisme, le 3e pilier de l’économie ivoirienne, créer 375 000 emplois qualifiés et non qualifiés ; et positionner de façon durable la Côte d’Ivoire dans le Top 5 des pays les plus touristiques en Afrique avec un objectif de 5 millions de touristes étrangers par an.

Selon le ministère ivoirien du tourisme, 5 milliards Usd de promesses d’investissements touristiques ont été annoncées à l’issue de la table ronde.

Le Secrétaire général de l’OMT a déclaré que c’est un honneur d’avoir une personnalité aussi légendaire que Didier Drogab comme ambassadeur du tourisme. « Je suis sûr que nous pouvons promouvoir le tourisme en Afrique car le continent a besoin de plus de visibilité, de promotion et nous ne pourrions trouver une meilleure personne que Didier Drogba. Nous sommes très fiers et heureux et travaillerons ensemble à de nombreux projets intéressants », a déclaré Zurab Pololikashvili.

Il a ajouté que l’OMT s’associera à la fondation Didier Drogba pour soutenir les jeunes, autonomiser les femmes et créer ensemble de nouveaux emplois pour l’Afrique afin de rendre le continent meilleur et plus puissant.

En acceptant cet honneur, Didier Drogba a déclaré : «je suis heureux d’être l’un des nouveaux ambassadeurs de l’Organisation mondiale du tourisme et fier d’être ici avec le secrétaire général de l’union. C’est un honneur pour moi d’utiliser mon nom pour représenter le tourisme et tous les avantages qui créent des emplois et permettre aux gens de rêver ».

Didier Drogba est le deuxième joueur de football désigné par l’OMT comme ambassadeur du tourisme, après Lionel Messi. Il est également la deuxième personnalité africaine nommée ambassadeur du tourisme par l’OMT, après le businessman et milliardaire nigérian Aliko Dangote.

Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
Forbes Afrique