Accueil Blog Page 1841

Pourquoi Poutine a réuni toute l’Afrique dans la ville russe de Sotchi

0

Le premier sommet Russie-Afrique est considéré comme un événement de politique internationale grandiose. Il a réuni pratiquement tous les leaders de l’un des plus grands continents du monde. Pourquoi Moscou considère-t-il cette partie du monde comme une terre d’opportunités?

L’Afrique, peuplée par plus d’un milliard d’habitants, est riche en gisements de diamants, d’or et de pétrole. Les États-Unis, la Chine et l’Europe se disputent depuis des années le droit de mettre en valeur ces ressources naturelles.

Quoi qu’il en soit, les actualités mondiales ne mentionnent l’Afrique que s’il s’agit d’épidémies, de guerres ou de crises économiques. Le secteur touristique constitue ces dernières années le seul aspect positif de l’image du continent. Cependant, lui aussi fait face à beaucoup d’idées reçues: maladies terribles, crime débridé, animaux sauvages et mœurs culturelles extravagantes des locaux…

Dans tous les cas, les idées des Africains sur le monde extérieur se forment souvent elles aussi sur la base de stéréotypes. S’ils ont certaines connaissances sur l’Europe et l’Amérique depuis la colonisation, leur idée de la Russie est très vague.

Vladimir Poutine intervient dans le cadre du forum Russie - Afrique à Sotchi

© SPUTNIK. GRIGORY SYSOEVPoutine assure que la Russie va élargir sa présence en Afrique

Le sommet Russie-Afrique qui s’est ouvert à Sotchi devrait permettre aux politiciens, aux hommes d’affaires et aux citoyens ordinaires de mieux se connaître. Le forum met l’accent sur la coopération économique, mais son ordre du jour ne se limite pas à cette dernière.

L’énergie, la science, l’éducation, le transport, les investissements et le génie civil: toutes ces questions seront examinées par les participants au sommet du 23 au 24 octobre.

Les liens traditionnels

Le sommet Russie-Afrique a attiré les leaders de plus de 40 États africains. Ces derniers sont accompagnés par les représentants du monde des affaires, des structures étatiques et des organisations intergouvernementales – notamment une délégation de l’Union africaine. Grâce à cette liste très solide de participants, le sommet a été qualifié de «sans précédent» et «marquant» longtemps avant son ouverture.

La première séance plénière du forum se déroule au parc de la science et des arts Sirius à Sotchi. Elle a été ouverte par les Présidents russe et égyptien, suite à leurs négociations bilatérales. Outre la coopération économique et commerciale, les leaders ont examiné le rétablissement des vols charter suspendus à la fin de l’année 2015 après la catastrophe de l’avion russe A-321 au-dessus du Sinaï.

Un autre sujet qui était évoqué par Vladimir Poutine et Abdel Fattah al-Sissi, est lié au Moyen-Orient: les chefs d’État ont débattu des moyens de prévenir la migration des terroristes de Daech* depuis la Syrie vers le continent noir. Il est à noter que, selon le Président russe, se sont habituellement les pays africains qui proposent de coopérer dans le domaine de la sécurité.

«Ils comprennent qu’il faut savoir protéger leur indépendance et leur souveraineté. Cela constitue un encouragement supplémentaire pour la coopération avec la Russie, qui a une expérience riche en matière de lutte contre le terrorisme», a expliqué Vladimir Poutine avant le sommet.

La prévention des menaces extrémistes est une motivation forte – mais pas du tout unique – des contacts entre les structures de force russes et africaines. La migration clandestine, la contrebande et le trafic de stupéfiants constituent des secteurs problématiques en Afrique, où l’expérience de Moscou est toujours en demande.

«Les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s’est formée encore dès les premières étapes de l’établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour leur indépendance», estime le Président russe.

Véhicules militaires russes (image d'illustration)

© SPUTNIK. EVGENY BIYATOVLa Russie livrera des armes à des pays africains pour 3,5 milliards d’euros en 2019Selon lui, plus de 30 pays d’Afrique ont des accords avec la Russie dans ce domaine. Ces ententes prévoient la livraison d’un «large éventail d’armes» vers le continent, la formation des troupes et la maintenance du matériel militaire.

«Une partie des armes est transmise gratuitement. Mais il s’agit d’une pratique ordinaire, adoptée par tous les principaux pays du monde», a souligné Vladimir Poutine.

Au cours du sommet, la Russie devrait signer un accord de coopération militaire avec un autre pays africain: le Nigeria.

Les perspectives russes en Afrique

L’idée d’organiser en Russie un événement majeur réunissant les leaders des pays africains est apparue en Russie encore dans les années 1990. Les problèmes économiques de l’époque avaient cependant forcé Moscou à suspendre la coopération. La Russie avait même fermé ses ambassades et ses consulats dans certains pays. Les liens économiques et culturels sont tombés en désuétude. 

C’est au milieu des années 2000 que le Kremlin s’est de nouveau penché sur un retour éventuel en Afrique. Il a également organisé la première tournée de Vladimir Poutine dans la région. Le Président russe a visité l’Algérie, la Libye, l’Égypte, le Nigeria, la Namibie et l’Angola. La capitale éthiopienne, Addis-Abeba, a accueilli en 2011 le premier forum d’affaires Russie-Afrique.

«A l’époque soviétique, les relations de Moscou avec l’Éthiopie, tout comme avec les autres pays africains, avaient un élément paternaliste. Ce dernier s’expliquait par la guerre froide pendant laquelle une puissance majeure, l’URSS, s’opposait à une autre, les États-Unis. On octroyait donc cette aide à l’Afrique pour des raisons politiques et pas économiques», estime Evgueni Terekhine, ambassadeur russe en Éthiopie et représentant permanent de la Russie à l’Union africaine.

Selon lui, les relations entre la Russie et les pays africains ont atteint un niveau supérieur au début du millénaire. Il considère l’étape actuelle de la coopération comme un «partenariat mutuellement avantageux». Il souligne en même temps que le développement de ces liens pourrait être «plus dynamique».

«Le volume de la coopération économique russo-éthiopienne varie de 100 à 200 millions de dollars. Il pourrait augmenter mais fait souvent face aux stéréotypes. Les hommes d’affaires russes connaissent mal l’Afrique, n’y voient que la guerre, le désordre et la famine. Cela provoque la peur d’investir. Les entrepreneurs chinois et indiens y sont au contraire très actifs», explique Evgueni Terekhine.

L’ambassadeur espère que le sommet Russie-Afrique sera un encouragement puissant pour la coopération économique.

Le pragmatisme au lieu de la pression

En ce qui concerne l’intérêt de la Russie à développer ses liens avec le continent africain, Vladimir Poutine a souligné l’importance des bénéfices et du respect mutuels.

«Nous constatons que certains États occidentaux recourent à la pression, à l’intimidation et au chantage par rapport aux gouvernements des pays africains souverains. Ils utilisent ces méthodes pour rétablir leur influence perdue et leur position dominante dans leurs anciennes colonies. Quant à nous, nous voulons promouvoir des intérêts économiques communs avec nos partenaires africains», a affirmé le leader russe.    

Forum Russie-Afrique

© SPUTNIK.«L’indispensable» présence tunisienne à SotchiIl a également évoqué les raisons de la restructuration des dettes datant de l’époque soviétique.

«La Russie a annulé 20 milliards de dollars de dettes des pays africains par rapport à l’URSS. C’était non seulement un geste de générosité, mais aussi un acte de pragmatisme. Beaucoup de pays africains étaient tout simplement incapables de payer les intérêts de ces crédits. C’est pourquoi nous avons décidé qu’il serait optimal pour tout le monde de faire repartir notre coopération d’une page blanche», a expliqué le président.

Il a souligné que tous les crédits étaient actuellement octroyés à l’Afrique selon les conditions du marché. Qui plus est, ce partenariat mutuellement avantageux porte déjà ses fruits. 

Ainsi, le rapport «Russie-Afrique: le partenariat commercial et économique à long terme», rédigé spécialement pour le sommet, indique que l’Afrique est le seul marché qui a élargi ses importations russes dans le contexte des sanctions contre Moscou.

«Si cette tendance perdurait, la Russie augmenterait bientôt sa part dans les importations totales de l’Afrique. Les domaines prioritaires sont le matériel agricole, les automobiles et les céréales», affirme le rapport.

La coopération entre l’UEEA et l’Afrique pourrait également s’avérer prometteuse. La plupart des pays du continent noir ont déjà une certaine expérience de participation aux ensembles d’intégration.

«Au final, tous ces programmes ne visent qu’une chose: aider les Africains à résoudre eux-mêmes les problèmes existants, ce qui permettra de renforcer les États africains, leur souveraineté et leur indépendance. Cela signifie que la situation dans le monde devrait être plus stable et plus prévisible», a souligné Vladimir Poutine.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Poutine se félicite de la «nouvelle page» ouverte avec l’Afrique à Sotchi

0

Le premier sommet Russie-Afrique s’est achevé jeudi 24 octobre à Sotchi. Avec cet événement, Moscou veut marquer son retour sur le continent et entend pérenniser ce type de rendez-vous.

Vladimir Poutine s’est félicité, jeudi 24 octobre, que le sommet de Sotchi ait « ouvert une nouvelle page » des relations entre la Russie et l’Afrique. Une chose est sûre, le président russe a réussi à mobiliser. L’intégralité des 54 pays d’Afrique étaient représentés, dont 43 d’entre eux par leur chef d’État et de gouvernement.

Pour autant, aucun contrat majeur n’a été annoncé au cours de ces deux jours. Mais le président russe se félicite d’avoir posé les bases qui devraient permettre, dans le futur, à son pays d’intensifier ses échanges commerciaux avec le continent.

Rencontres annuelles et triannuelles

Ces échanges sont encore faibles actuellement. Moscou veut les doubler d’ici cinq ans. Pour y arriver, le président Vladimir Poutine a annoncé la création d’un nouveau mécanisme de dialogue. Il prévoit que des sommets comme celui-ci auront désormais lieu tous les trois ans, tour à tour en Russie et dans un pays d’Afrique.

Et que chaque année, des consultations seront organisées au niveau des ministres des Affaires étrangères entre la Russie, d’une part, et trois États africains qui changeront chaque année, en fonction des rotations à la tête de l’Union africaine.

Passé anticolonial

Tout au long du sommet, Vladimir Poutine a insisté sur ce qui unit, selon lui, Moscou et le continent : un souci de défendre aujourd’hui le principe de souveraineté et un passé de lutte anticoloniale, lorsque l’URSS soutenait les pays en lutte pour leur indépendance. Une référence volontiers relayée par les dirigeants africains, à l’instar de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo-Brazzaville. 

« Les peuples africains ne remercieront jamais assez le peuple russe pour l’appui déterminant qu’il a apporté aux mouvements de libération de leur continent et à sa décolonisation complète. Au moment où s’ouvre cette nouvelle page entre la Russie et l’Afrique, une espérance très forte s’empare du milliard 300 millions d’Africains qui accueillent ce nouvel élan de coopération avec optimisme et ferveur. »

Les institutions internationales dans le viseur

Le président russe a aussi insisté sur l’importante de l’Afrique pour Moscou aujourd’hui. « Les États d’Afrique ont de plus en plus d’importance politique et économique, a expliqué le dirigeant russe. Ils s’affirment en tant que piliers du monde multipolaire, et dans de nombreux dossiers nos positions sont proches et même parfois identiques. Cela favorise nos relations au sein des institutions internationales. Et nous allons donc coordonner nos actions avec les pays africains qui sont membres non permanents au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Si Vladimir Poutine évoque les Nations unies, ce n’est pas par hasard. À l’exemple de la Chine, la Russie veut nouer des alliances avec les pays africains au sein de l’organisation onusienne – pour peser davantage sur les nominations, sur les décisions et sur les votes.

De leur côté, plusieurs dirigeants africains ont posé leurs conditions à cet éventuel rapprochement avec Moscou : que la Russie les soutienne dans leur ambition d’obtenir un poste de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Dans une déclaration commune, signée en conclusion de ce sommet, la Russie et l’Union africaine ont d’ailleurs dénoncé « les diktats politiques et le chantage monétaire » et appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies pour que l’Afrique y soit mieux représentée.

Mali: Une vaste méchanceté et haine contre l’ancien Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maïga

0

Soumeylou Boubeye Maiga , Président de ASMA -CFP parti , est en déplacement en dehors du pays depuis le mercredi 23 Octobre 2019. Il fera la rentrée politique de la section ASMA-CFP France et animera également une conférence à Genève en Suisse. L’ancien Premier ministre est serein et le demeurera. Il est un partisan de la lutte contre la corruption et la délinquance financière car c’est de lui qu’est partie l’idée de la restriction budgétaire et la diminution du train de vie de l’Etat. A aucun moment SBM n’a été écouté par le Pôle économique et financier du Mali.

Un rappel de la volonté du bâtisseur en son temps :
INTERVENTION DE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE A LA CEREMONIE DES 100 JOURS DU DEUXIEME MANDAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Président,
Le 8 Janvier 2018, vous aviez confié au nouveau Gouvernement une feuille de route qui se résume à trois missions essentielles : Protéger les Maliens, Rassembler les Maliens et Servir les Maliens.
ELECTIONS
C’est dans cet esprit que le Gouvernement a organisé les élections présidentielles dans les délais constitutionnels et sur ressources propres. Ces élections, jugées cruciales pour l’avenir de notre pays, ont été observées par 76 missions d’observation internationales parmi les lesquelles les Nations unies, l’Union Africaine, la CEDEAO, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie etc. Aucune de ces missions d’observation n’a décelé de cas de fraude qui puisse entacher la sincérité du scrutin.
A cette occasion, nous avons déployé et ramené le matériel électoral dans les 23 mille bureaux de vote. Outre le défi logistique, la sécurité a été une dimension importante du succès de l’élection présidentielle.

MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD
Nous avons accordé une attention particulière à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation (APR). S’inscrit dans cette dynamique la création d’un dispositif cohérent et efficace de coordination de l’action gouvernementale à travers la création d’un département ministériel dédié à la mise en œuvre de l’APR, avec comme finalité la mise en œuvre d’ici fin 2019 de toutes ses dispositions substantielles dans les différents volets :
• Les réformes institutionnelles dont la révision constitutionnelle pour laquelle nous avons mené des consultations avec toutes les forces vives politiques, économiques et sociales afin d’en obtenir un minimum de consensus ;
• La réforme du secteur de la sécurité : c’est dans ce cadre qu’il faut situer la réalisation de :

  • L’enregistrement des combattants des mouvements armés qui a donné un effectif de 32908 éléments, et au titre des armes : 5943 PM ; 3736 carabines ; 990 mitrailleuses ; 473 pistolets ; 225 roquettes ; 490 armes lourdes ; 6 missiles 122,4mm ; 39 IED ; 3177 grenades, 201 obus, 85790 munitions.
    Cette opération a été suivie du DDR accéléré pour les éléments du MOC qui a permis le désarmements de 1500 combattants qui vont passer par une phase de mise à niveau pour ensuite être redéployés pour pouvoir bien assumer les missions du MOC , à savoir la sécurisation de la suite du processus dans un environnement difficile ;
  • D’une réunion de haut niveau sur les questions de défense et de sécurité au cours de laquelle les points clefs des questions de défense et de sécurité restées en suspens depuis trois ans ont été traités pour avoir une réponse consensuelle permettant d’avancer : il s’agit des concepts d’armée reconstituée, d’unités spéciales et de police territoriale. Leur contour précis et contenu concret ont été fixés. Il s’agit aussi du retour des FAMAs dont les modalités ont été arrêtées, dans le strict respect des dispositions de l’accord et des textes et principes régissant les forces de défense et de sécurité. Ainsi, les projets de décret sur les conditions d’attributions des grades et les Conditions de retour des anciens Famas sont aujourd’hui disponibles.
    • Concernant les questions de développement, nous avons finalisé le cadre juridique et institutionnel du Fonds de développement économique durable afin d’avoir un outil de la mise en œuvre du volet économique de l’accord sans lequel ses dividendes pour les citoyens seront peu visibles. Il va permettre la réalisation des investissements structurants, financer l’économie locale et les services sociaux de base sous la maitrise d’ouvrage des collectivités concernées gérées par des autorités intérimaires et collèges transitoire mis en place dans le cadre de l’accord en attendant les élections locales et régionales qui interviendront après les réformes institutionnelles prévues.
    Les réformes politiques, notamment la révision de la constitution, le désarmement, le retour des réfugiés, l’amélioration des services sociaux de base constituent les principaux chantiers sur lesquels nous allons centrer nos efforts en 2019.

TRANSFORMER ET SERVIR LE MALI
Monsieur le Président,
Votre projet de société « Notre Grand Mali Avance » est notre boussole. La feuille de route que vous avez assignée au Gouvernement le 14 septembre vise fondamentalement à TRANSFORMER ET A SERVIR LE MALI.
C’est dans ce cadre que dès 2019, le Gouvernement entreprendra, sous votre autorité, trois projets d’envergures que sont le Programme d’infrastructures économiques et de transport, la programme de rénovation urbaine de la ville de Bamako et la construction de la Cité de la culture sur les berges du Fleuve Niger.

TRANSFORMER
Sous ce registre, le Gouvernement va :

  • Promouvoir la compétitivité territoriale par l’accès aux différents bassins d’échange, de production et de consommation, par un afflux significatif d’investissements, optimiser les échanges avec nos voisins et intégrer différentes chaines de valeur de l’économie internationale, notamment avec les zones économiques spéciales ;
  • Rénover et développer les réseaux de transport, accroitre notre potentiel énergétique ;
  • Moderniser et étendre les activités agricoles et agro-industrielles ;
  • Promouvoir les savoirs, innovations, les TIC ainsi que l’entreprenariat jeune et féminin.
    Au titre des infrastructures de transport, le Gouvernement va réaliser 8520 Km de routes qui feront le maillage du territoire à partir de Sikaso dont nous ferons un hub pour descendre vers les zones minières, le Sahel occidental, la zone Office du Niger qui se raccorde à la Route Goma-coura Tombouctou et Tombouctou- Bourem- Gao, puis la Route Bourem-Kidal. La route de Koro-Bandiagara sera connectée à Douentza-Bambara Maoudé-Tombouctou pour désenclaver la nouvelle région de Taoudenit. Des ports secs seront construits à Kayo, Dio et Konna, des enclaves portuaires dans les pays voisins pour raccourcir les distances et garantir nos importations et exportations.
    Six ponts seront construits dont le 4ème pont de Bamako, le pont de Ségou, Tamani, Bafoulabé, Sirakoro et Tombouctou. D’un coût de 5350 milliards de Fcfa, ces projets seront cristallisé dans une loi de programmation et exécutés en phasages d’ici à 2030 ;
    • Le Programme présidentiel de rénovation urbaine de Bamako est in gigantesque projet d’aménagement urbain et de construction d’immeubles et d’infrastructures pour répondre au besoin de modernité de la capitale, et renforcer sa positions de hub sous régional et de destination de tourisme d’affaires. Il concerne six site : l’actuel site du Lycée Liberté, la zone des rails, les bases A et B ainsi que les berges du Fleuve entre le pont des Martyrs et le pont du Roi Fadh.
    SERVIR
    Mission de protection de nos concitoyens
  • Dimension régionale de la menace et caractère international des enjeux : G5 Sahel ;
  • Mutualisation des efforts et renforcement des capacités nationales : acquisition de nouvelles capacités (air, fleuve, logistique) ; recrutement supplémentaire et maillage du territoire, régionalisation du recrutement, avec un quota pour les autres régions et création d’un corps de gardes-frontières ;
  • Désarmement pour la réduction de la violence communautaire (Centre du pays) ;
    Mesures budgétaires en 2019
    ✓ Suppression de la TEJ et la TFP pour réduire les charges sur le salaire en de favoriser la création d’emploi et la formalisation de l’économie (impact budgétaire 8 milliards FCFA) ;
    ✓ Recrutement d’environ 8000 fonctionnaires (Civils et militaires) pour 15 milliards FCFA ;
    ✓ Proposition d’amélioration de la grille de la fonction publique pour 5,8 milliards FCFA. Le taux moyen d’augmentation est de 9 pour cent pour la catégorie A, 8% pour la catégorie B2, 9% pour la catégorie B1 et 21% pour la catégorie C, soit une augmentation en moyenne en point d’indice de 65 pour la catégorie A, de 37 points pour la catégorie B2, de 36 points pour la catégorie B1 et de 58 point pour la catégorie C ;
    ✓ Financement des travaux à haute intensité de main d’œuvre pour l’entretien routier et le curage des caniveaux pour 32 milliards FCFA ;
    ✓ Amélioration de la nutrition à travers la distribution alimentaire d’environ 10 mille tonnes pour 3 milliards ;
    ✓ Réalisation d’infrastructures d’adduction d’eau (forages équipés de pompes solaire) pour é milliards FCFA;
    ✓ Renforcement et amélioration du plateau technique des structures sanitaires (Gabriel Touré, Point G, Polyclinique de Kati) pour environ 18 milliards FCFA ;
    ✓ Maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement : le ratio de 15% des dépenses budgétaires allouées au secteur de l’agriculture maintenu et le niveau de l’investissement reste solide dans le budget 2019. En effet, malgré la baisse du financement extérieur des projets BSI nous avons augmenté les investissements sur les ressources intérieures, passant de 280 milliards à 403 milliards environ ;

Dans le souci de booster le secteur privé et industriel le Gouvernement a procédé à :
✓ L’adoption de mesures visant à améliorer la compétitivité des produits industriels manufacturés localement, à travers la fiscalité (sur au moins 12 produits industriels) ;
✓ Adoption de mesures d’orientation de la commande publique vers les petites et moyennes entreprises et la production nationale : préférence accordée aux entreprises nationales ou la production nationale (25% de préférence nationale et 5% de préférence artisanale) pour des marchés non soumis aux exigences communautaires (UEMOA) et le potentiel est de 65 milliards sur la base des statistiques des marchés passés en 2017.
Poursuite du Programme d’urgence présidentiel d’urgences sociales
Le Gouvernement mettra en œuvre un ensemble de mesures et d’actions au bénéfice des populations, particulièrement des plus vulnérables dans les domaines de :

  • la santé, du désenclavement, de l’éducation, l’accès à l’eau, à l’électricité et à l’emploi ;
  • La réduction significative du train de vie de vie de l’Etat : ensemble de mesures concourant à la rationalisation des dépenses publiques (voyages, parc auto, carburant, produits alimentaires …).
  • La commande publique ;
  • Renforcement des services régaliens de l’Etat : Justice, administration territoriale, Affaires étrangères ;
  • Accroissement de l’offre éducatives : accessibilité et qualité de l’enseignement (formation continue, école coranique et de proximité, recherche et innovation scientifique ;
  • Conférence sociale en vue de refonder le dialogue avec les partenaires sociaux, de parvenir à un nouveau pacte social sur des bases justes, inclusives et durables
    Réformes institutionnelles :
    -Mise en place du comité d’experts courant semaine prochaine ;
  • calendrier électoral ;
  • Poursuite de la réorganisation territoriale dont la finalité est de renforcer l’efficacité de l’action, en prenant en compte le vécu des populations et des cohérences historiques et socio-culturelles, l’approfondissement de la démocratie par une reconnaissance institutionnelle des identités territoriales (pas des identités communautaires) dans une nation plurielle, un Etat démocratique et unitaire ;
    -Partage prochain des résultats des concertations régionales et tenue de synthèses nationales avant décision définitives du Gouvernement, conformément à ses prérogatives ;
    Renforcement de l’autorité de l’Etat :
    Le Gouvernement sera d’une écoute attentive mais vigilante : Promouvoir de nouveaux espaces de démocratiques, restaurer la confiance des citoyens en l’action publique, bannir l’impunité de nos meurs administratives, bâtir un Etat solidaire, protecteur et exemplaire (c’est le sens du Ministère en charge de la Transparence de la Vie publique) ;
  • Offrir les mêmes conditions d’épanouissement à tous les enfants du pays sans condition de naissance et de fortune.
    Pour ce faire, il faut :
  • restituer l’action à la vision qui la sous-tend ;
  • Fidélité à notre projet démocratique National et à la profonde aspiration au changement, au progrès et à la justice sociale qui ont sous-tendu durant des décennies d’actions politique opiniâtre, persévérante et courageuse ;
  • Nous réapproprier notre histoire, notre culture pour nous approprier notre destin ;
    Nous sommes les héritiers d’une grande histoire. Mais nous ne devons pas demeurer seulement héritiers des Grands Hommes, mais les continuateurs de leur œuvre grandiose, des acteurs du monde contemporain. Nous devons avoir confiance en notre capacité collective à relever les défis complexes et inédits que l’histoire impose.

Je vous remercie!

Yêrêdon massa kunafoni

NB: Les contenus de ce texte n’engage pas rédaction de croissanceafrique.com

Coopération Mali-France: l’Ambassadeur Christophe Bigot reçu par le Premier ministre

0

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Boubou Cissé a reçu, ce jeudi, l’Ambassadeur Christophe Bigot, Envoyé spécial de la France pour le Sahel.

Au menu des échanges le renforcement de la coopération entre les deux pays notamment en matière de développement et de sécurité.

A sa sortie d’audience, le diplomate français a déclaré à la presse être honoré d’avoir été reçu par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé.
Il a également exprimé la volonté du Gouvernement français à promouvoir et appuyer la sécurité et la stabilité du Mali.

Au cours de cette visite au Mali, l’Ambassadeur Bigot s’est rendu à Gao où il a rencontré les forces armées maliennes et les forces étrangères présentes au Mali.

Forum Russie-Afrique: Les pays africains tentent d’échapper à la dépendance à l’égard des produits de base.

0







 


Nous possédons des gisements de pétrole, mais je pense que le Ghana devrait suivre une voie différente. Nous ne parions pas tout sur les produits. La valeur ajoutée est en effet extrêmement importante. Minéraux si abondants en Afrique, est-ce une bénédiction ou une malédiction? <>.



Tous les pays africains riches en produits de base ont souffert ou ont été manipulés, Frank Adu Jr, directeur général, directeur général, CalBank Limited. Aujourd'hui, l'Afrique s'éloigne de la dépendance à l'égard des produits de base, un peu comme l'Inde ou la Chine récemment. La raison est la croissance de la population. La plupart des pays africains ont une croissance démographique annuelle de 24%. <> Si nous regardons le PIB par habitant <> si vous voulez devenir riche, il doit augmenter de 35%. Nous voulons y parvenir par l’industrialisation, Charles Robertson, économiste en chef mondial, Renaissance Capital. Nous travaillons dans le segment grand public d’Internet <>. Nous avons commencé en Afrique du Sud et sommes devenus une organisation internationale d’une valeur d’environ 110 milliards de dollars <>. La Russie est l’un de nos trois principaux marchés, Bob van Dijk, directeur général du groupe Naspers. L'Afrique s'intéresse aux investisseurs russes J'encourage nos partenaires russes à se tourner vers le Gabon. Le Gabon est un pays très stable, Jean-Fidele Otandault, ministre de la Promotion de l'investissement, des partenariats publics et privés, chargé de l'amélioration du climat des affaires de la République gabonaise. Nous avons tout un ministère dédié aux partenariats public-privé pour des projets de plus de 200 milliards <>. Et je voudrais inviter les investisseurs russes à se joindre à nous, Jean-Fidele Otandault, ministre de la Promotion de l'investissement, des partenariats publics et privés, chargé de l'amélioration de la Climat des affaires de la République gabonaise. Ahmed Heikal, fondateur, président du conseil d'administration de Qalaa Holdings, doit attirer des organisations russes qui ne participent pas encore à de telles transactions. Nous recherchons actuellement des investisseurs internationaux, Francis Gatare, président-directeur général de l'Office rwandais des mines et du pétrole.

Daouda Bakary Koné
Source : Croissanceafrique.com

Mali: Victime d’un corbeau, le 2 ème vice-président Bakary Togola, prend la tête de l’APCAM jusqu’en 2020.

0

Les administrateurs de l’assemblée permanente des chambres d’agricultures du Mali (APCAM ) ont décidé de remplacer l’ancien président de APCAM, Bakary TOGOLA par son deuxième vice-président. C’était au cours de la 4ème session ordinaire ce jeudi 24 octobre 2019.

L’ordre du jour portait sur le remplacement de la structure dirigeante de l’APCAM. La session a enregistré la présence du cinquième vice-président de l’APCAM, Sanoussi Bouilla SYLLA des membres du conseil et ceux du bureau sortant. L’APCAM est une assemblée qui joue un grand rôle dans l’essor de l’agriculture Malienne.

Pour le Cinquième vice-président, cette assemblée a pour objectif, de résoudre le problème de l’APCAM. « Nos textes ne prévoient pas l’intérim, la raison pour laquelle, nous sommes venus remplacer le président sortant Bakary TOGOLA par le deuxième vice-président, Mohamed Almouctar de Tombouctou ».

Avant de poursuivre que «  Nos textes disent au cas où, le président est empêché, il doit être remplacé par l’un de ses vice-présidents, dans le règlement de l’APCAM selon la loi n° 093 et dans notre statut du règlement l’article 21, 22 et 23 ont tous prévus le remplacement du président empêché ».

Pour Sanoussi Bouilla SYLLA, le nouveau président commencera ses fonctions à partir de maintenant. Il poursuivra cette fonction jusqu’à la fin du mandat encours. Le mandat d’ailleurs, qui prendra fin en 2020.

Daouda Bakary Koné/Amadou Salla Touré/Croissanceafrique.com

Doing Business 2020 : Deux pays d’Afrique subsaharienne parmi les meilleures progressions

0


WASHINGTON, 24 octobre 2019 – Les économies de l’Afrique subsaharienne continuent d’améliorer le climat des affaires. Selon l’étude Doing Business du Groupe de la Banque mondiale, la plus grande économie de la région, le Nigeria, obtient une place parmi les meilleures progressions mondiales de l’année aux côtés du Togo.

Les économies de la région ont mis en place 73 réformes sur une période de 12 mois se terminant le 1er mai, en baisse par rapport au record de 108 réformes établi l’année dernière, et le nombre de pays mettant en œuvre au moins une réforme est passé de 40 à 31. Le score régional moyen de la facilité de faire des affaires est de 51,8 sur une échelle de 0 à 100, soit bien en deçà de la moyenne des économies à revenu élevé de l’OCDE (78,4) et de la moyenne mondiale (63).

Il y a eu de nombreux points positifs dans la région. Le Togo est sur la liste des meilleures progressions pour la deuxième année consécutive grâce notamment à des réformes visant à réduire les frais liés aux permis de construire et à simplifier les procédures d’enregistrement de propriété. Le Nigéria a mené des réformes qui ont eu une incidence sur six indicateurs, facilitant notamment l’exécution des contrats, ce qui a permis de placer l’économie de 200 millions d’habitants parmi les meilleures progressions de l’année.

Le Kenya a également mise en place six réformes, notamment pour améliorer la fiabilité de l’accès à l’électricité et pour mettre en place un système de paiement en ligne des cotisations sociales. Le pays se classe ainsi au troisième rang de la région, derrière Maurice et le Rwanda. Avec quatre réformes mises en œuvre cette année, Maurice reste le pays où il est le plus facile de faire des affaires en Afrique subsaharienne et se classe au 13e rang mondial. Les autorités mauriciennes ont, entre autres réformes, facilité le règlement de l’insolvabilité et amélioré l’exécution des contrats.

D’autre part, le Cap Vert et l’Eswatini ont réalisé quatre réformes, un chiffre record. Le Zimbabwe a progressé dans cinq domaines mesurés par Doing Business. Le Gabon, la République Démocratique du Congo, et le Rwanda affichent également une progression dans 3 domaines. Suite à des efforts en matière de réformes, le Niger et le Sénégal présentent une progression importante au niveau du score.

La région a initié la majorité des réformes dans les domaines de la création d’entreprise, de l’obtention des permis de construire, ainsi que de l’obtention de prêts, affichant douze réformes dans chacun de ces domaines. Grâce aux initiatives dirigées par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’obtention de prêts est devenue plus souple dans différentes économies de la région.

Les économies de la région présentent une performance optimale dans les domaines de la création d’entreprise, ainsi que de l’obtention de prêts, avec trois économies – en l’occurrence le Kenya, le Rwanda et la Zambie – qui figurent dans le top 10 mondial de cette dernière catégorie. La création d’une entreprise dans la région nécessite en moyenne 20 jours et représente un coût de 33.5% du revenu par habitant, un processus plus rapide et moins coûteux que les 62 jours et 305% du revenu par habitant requis en 2003.

« Avec les réformes menées l’année dernière par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), les pays d’Afrique subsaharienne ont démontré que la coopération régionale peut contribuer à l’amélioration du climat des affaires, » selonSantiago Croci Downes, directeur du projet Doing Business.

Malgré cet avancement, le rythme des réformes ralentit, des progrès restent à faire, notamment l’impact des reformes et leur implémentation pratique. Seuls deux pays d’Afrique subsaharienne se classent parmi les 50 premières économies du classement Doing Business, tandis que la plupart des 20 pays figurant dans les derniers rangs se trouvent dans cette région. L’Afrique du Sud a mis en œuvre une seule réforme cette année et quatre au cours des cinq dernières années. Le Libéria a mené trois réformes seulement au cours des cinq dernières années, et le Burundi, la République centrafricaine et la Namibie n’en ont engagé que quatre.

Comparée à d’autres régions du monde, l’Afrique subsaharienne affiche des performances très insuffisantes dans plusieurs domaines. Par exemple, le coût d’un raccordement au réseau pour les entreprises correspond à plus de 3 100 % du revenu par habitant, contre un peu plus de 400 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ou 272 % en Europe et en Asie centrale. Le commerce transfrontalier et le paiement des impôts sont également des domaines où des progrès restent à faire. En effet, les entreprises d’Afrique subsaharienne doivent consacrer environ 96 heures aux formalités d’importation, contre 3,4 heures dans les pays à revenu élevé de l’OCDE. Durant leur deuxième année d’exploitation, les petites et moyennes entreprises doivent effectuer plus de 36 versements d’impôts et taxes par an, alors que la moyenne mondiale s’établit à 23 paiements annuels. 

Daouda Bakary Koné

Source : Croissanceafrique.com

Poutine dresse une liste des quatre fléaux qui minent le développement de l’Afrique selon lui

0

Lors du forum Russie-Afrique, le président russe Vladimir Poutine a présenté quatre fléaux qui empêchent l’Afrique de se développer et a promis d’impliquer son pays pour mettre fin à ces problèmes si les pays concernés font appel à la Russie.

Selon lui, les quatre fléaux qui piétinent le développement du continent africain sont le terrorisme, l’extrémisme, la criminalité transnationale et la piraterie.

«Le terrorisme, la propagation de l’extrémisme, la criminalité transnationale et la piraterie entravent le développement du continent africain. De nombreux pays sont confrontés aux conséquences du printemps arabe, qui a déstabilisé la situation dans toute l’Afrique du Nord. Dans la région sahélienne et du lac Tchad, dans la Corne de l’Afrique opèrent de nombreuses organisations terroristes… À cet égard, nous estimons qu’il est important d’intensifier les efforts communs dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme», a déclaré M.Poutine.

Zertine Dabo

Présidé par Vladimir Poutine, le premier sommet «Russie-Afrique» ouvre ses portes à Sotchi

1

RT News 

Avec pour ambition affichée de dynamiser les relations entre la Russie et l’Afrique avec une approche distincte de celle des pays occidentaux, Vladimir Poutine préside avec son homologue égyptien le premier «Sommet Russie-Afrique» à Sotchi.


23 oct. 2019, 09:14

Présidé par Vladimir Poutine, le premier sommet «Russie-Afrique» ouvre ses portes à Sotchi

Avec pour ambition affichée de dynamiser les relations entre la Russie et l’Afrique avec une approche distincte de celle des pays occidentaux, Vladimir Poutine préside avec son homologue égyptien le premier «Sommet Russie-Afrique» à Sotchi.Mise à jour automatique

  • IMPORTANT
  • Mercredi 23 octobre19h06 CET
  • 12h25 CET
  • 11h07 CETAu cours de la dernière décennie, la Russie s’est attelée à renforcer son partenariat avec l’Afrique. Son récent rapprochement avec la République centrafricaine a d’ailleurs provoqué des réactions épidermiques de Paris.Soutien historique de nombreux pays africains dans leur lutte pour l’indépendance, Moscou s’était en effet temporairement éclipsée de la scène africaine durant la décennie 1990 en raison de l’effondrement de l’Union soviétique et des difficultés économiques qui en ont résulté.Elle effectue désormais un retour logique dans un continent en pleine mutation. Alors que s’ouvre ce premier sommet «Russie-Afrique» à Sotchi, retrouvez l’analyse de notre journaliste Malik Acher
  • 10h49 CETLa Russie veut «au minimum doubler» en cinq ans ses échanges commerciaux avec l’Afrique, a déclaré ce 23 octobre le président russe, Vladimir Poutine, ouvrant le premier «Sommet Russie-Afrique», symbole du regain d’intérêt russe pour le continent africain.«Nous exportons actuellement pour 25 milliards de dollars de nourriture, ce qui est plus que nous exportons d’armes qui représentent elles 15 milliards. Et nous sommes capables d’au minimum doubler ces échanges dans les quatre à cinq prochaines années», a fait savoir le chef de l’Etat russe lors de la session plénière de ce Sommet organisé à Sotchi devant plusieurs dizaines de chefs d’Etat africains.
  • 09h32 CET

Les 23 et 24 octobre, le président russe Vladimir Poutine préside le premier «Sommet Russie-Afrique» à Sotchi en compagnie de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Une trentaine de dirigeants attendus, la participation de plusieurs milliers d’intervenants… avec cet événement, le chef d’Etat russe veut souligner dans les faits l’ambition de son pays dans les relations qu’il entretient avec le continent africain.

Dans une interview diffusée en amont de ce rendez-vous diplomatique, Vladimir Poutine avait fait connaître son approche, qu’il souhaite opposée à celle de certains pays occidentaux qu’il a accusés de pratiquer intimidation et chantage envers leurs anciennes colonies. Moscou préfère ainsi miser sur une approche basée sur le respect de la souveraineté, et sur «une concurrence pour la coopération avec l’Afrique».

La Russie et les pays africains défendront ensemble des intérêts économiques communs, selon Vladimir Poutine qui évoquait dans son interview, des milliards de dollars d’investissements russes en Afrique. Il a par ailleurs proposé de réduire la part du dollar dans les échanges et de passer à d’autres monnaies.

Lire aussi : La Russie pour une concurrence civilisée dans la coopération avec l’Afrique, selon Poutine

Détournement de plus de 70 millions à l’ODRS: L’ancien Président des producteurs Fodé Traoré bientôt assigné pour diffamation et propos mensonge

0

« On doit toujours éviter de monter sur un arbre quand on a la culotte trouée ». C’est la sagesse longtemps enseignée par nos aïeux que l’ancien délégué des producteurs auprès du Conseil d’administration de l’ODRS, M. Fodé Traoré, apprendra bientôt à ses dépens dans l’affaire d’un supposé détournement de plus de 70 millions à l’Office de développement rural de Sélingué. Hier mardi 22 octobre, notre curiosité nous a poussés à tendre notre micro au Directeur général de ladite structure, M. Hamedou Coulibaly, afin de recueillir plus de détails, et bien sûr, à la base. Bref, lisez l’interview qu’on peut surnommer « la fausse aventure de Fodé ».

Le Combat : Présentez-vous à nos lecteurs.
M. H Coulibaly : Je suis le Directeur de l’ODRS. J’ai pris fonction le 30 avril 2018, et cela à constituer beaucoup de petits problèmes. Le périmètre de Sélingué est un périmètre qui date de 1981, mais opérationnalisé en 1982. Ça fait pratiquement trente ans que ce périmètre existe. Mais il n’a pas réellement connu de travaux d’envergure et aujourd’hui on s’est trouvé face à une difficulté totale du périmètre avec la perte de la station d’exorde. La station est équipée avec des machines appelées des électropompes qui ont pour rôle de pomper l’eau dans le fleuve et de le mettre dans le périmètre. En cas d’excès, pomper l’eau du périmètre et le verser dans le fleuve. Cette pompe à cesser de fonctionner il y’a quinze ans. Et moi je n’étais pas là. C’était Monsieur Fodé Traoré qui était le représentant ou le délégué des producteurs auprès du conseil d’administration. Il a fait à peu près 25 ans dans ça. Et au bout des 25 ans, les différents producteurs ont jugé nécessaire de renouveler les organes. Dans le processus de renouvèlement des organes, l’actuel PDG de l’office du Niger M. Mamadou Barré qui était en ce temps le Directeur a pris soin de consulter et de prendre un bureau de consultant pour organiser les élections afin de mettre en place les organes de gestion au niveau des producteurs. Et c’est comme ça que le bureau est parti après les élections. M. Fondé a eu 4 voix, Daouda 32 voix et moi j’ai eu le rapport du bureau de consultant. Fodé qui a déjà 25 ans dans la boîte, n’ayant pas été content de son renversement à commencer à se manifester depuis le moment de Dr Barré. Mais la manifestation de Fodé n’était pas accentuée parce que celui qui l’a remplacé ne s’est pas prêté à son jeu .
Le Combat : Quelle est cette histoire de dédommagement ?
Suite aux inondations de l’année dernière comme je l’ai dit chez nous il y’a la centrale du barrage de Sélingué qui procède généralement aux lâchers d’eau, c’est-à-dire lorsque l’eau en provenance de la Guinée prend de l’ampleur, le barrage est obligé d’ouvrir les vannes et laisser l’eau passée. S’il ne laisse pas l’eau, cela veut dire que le barrage va partir. Alors tout le monde connait l’importance du barrage par rapport à Bamako parce qu’il contribue à l’électrification de Bamako à hauteur de 40%. Donc pour sauvegarder le barrage, la centrale procède aux lâchers et même présentement nous sommes dans ce lâcher. L’année dernière avec la forte pluviométrie de la Guinée et du Mali, le barrage a procédé très tôt depuis vers le 6 aout. Et les lâchers intenses du barrage ont occasionné les périmètres avoisinants ou les parcelles qui sont proches du barrage ont connu des inondations. Quand ces parcelles évaluées à 105 hectares ont été inondées ,ils ont alerté le département pour dire qu’ils sont en train de connaitre l’inondation chez eux suite aux lâchers du barrage. Les lâchers du barrage sont indépendants de la volonté de l’ODRS. On ne va pas mettre Bamako dans le noir à cause de quelques superficies. Le barrage est souverain par rapport à ça. Nous, on est intervenu auprès du barrage et effectivement il n’avait pas le choix. Mais quand on a constaté les noyades puisque ça s’est accrue avec les lâchers qui continuaient, nous sommes allés jusqu’à 105 hectares sur 866 hectares qu’on exploitait. Quand les lâchers ont cessé, il y’a eu le retrait de l’eau. Sur les 105 hectares, on a pu récupérer 42 hectares et le reste est resté sous l’eau.
Le Combat : Vous avez fait de démarches par rapport à cette perte ?
Quand il y’a eu la perte, j’ai sollicité le commissaire à la sécurité alimentaire d’aider les gens qui ont connu les pertes. Et c’est à ce niveau que le commissariat nous a donné 20 tonnes de semences et 58 tonnes de riz. Nous aussi, on a exonéré toutes les parcelles qui ont connu l’inondation c’est-à-dire qu’ils ne paient plus les redevances de l’eau. Et ce sont les Maires qui ont partagé les semences et le riz entre l’ensemble des producteurs.
Le Combat : Et pourquoi la plainte de Fodé ?
Maintenant ce qui s’est passé, Fodé a dit qu’il n’est pas d’accord avec l’intervention du commissaire à la sécurité alimentaire. Il a fait un document pour que l’État malien dédommage les victimes à hauteur de 440 millions. Il est venu me voir et m’a dit qu’il faut que l’État dédommage les victimes. Je lui ai fait comprendre que ce n’est pas Sélingué seulement et que même Manikoura a été inondé, mais il n’y a pas de problème là-bas. Mopti a connu une perte dix fois supérieure par rapport à l’ODRS. L’office riz de Ségou a aussi connu de grandes pertes. Il y’a des inondations au niveau de Tamani jusqu’à ce que Haidara soit intervenu. Il y’a eu cette perte partout et si l’État se permet de donner 440 millions à l’ODRS seulement, il va donner combien à l’office riz de Mopti qui a perdu dix fois plus que l’office Sélingué ? L’État ne peut pas. Je lui ai dit ce que l’État peut faire, c’est d’assister ceux qui ont connu des pertes. Quand on s’est rendu compte que l’inondation a été provoquée par des lâchers, normalement la station d’exorde, si elle marchait, même en cas de lâcher, devrait puiser l’eau du périmètre et le verser dans le fleuve. Mais elle est non opérationnelle il y’a à peu près 15 ans. L’État a initié un projet financé par la BAD qui doit réhabiliter l’ensemble du périmètre et la station d’exorde et ainsi, il n’ y aura plus d’inondation. Cette entreprise est actuellement sur le terrain. C’est moi qui ai demandé à l’entreprise de laisser les producteurs finir la campagne de l’hivernage cette année et ainsi, ils ne feront pas faire la contre-saison. Ils vont remettre le périmètre afin de permettre l’intervention parce qu’on doit investir 2 milliards 700 millions dans le périmètre c’est-à-dire 700 millions pour la station d’exorde et 2 milliards pour la réhabilitation de l’ensemble du périmètre. Les entreprises sont déjà là et il y’a environ 5 jours, j’ai rencontré le Ministre et les entreprises. Ils ont discuté avec le Ministre. Ils disent que leur Directeur demande d’attendre le 15 novembre et qu’ils vont commencer leur réhabilitation après. Donc, il n’y a pas de problème.
Le Combat : les producteurs ont-ils été informés de cela ?
Nous avons pris soin de dire à tous les producteurs possédant leurs parcelles inondées l’année dernière et qui sont proches de la centrale de sursoir cette année à la campagne. On va encore chercher des vivres pour les assister pendant la réhabilitation par ce qu’on a dit pendant l’investissement dans ces périmètres cette année, car on n’est pas à l’abri d’une inondation puisque le périmètre n’est pas réhabilité. Donc, ils doivent patienter cette année et nous allons les assister en vivres. Ils ont dit qu’ils vont prendre le risque de le faire. Je leur ai dit qu’ils peuvent le faire. On est tombé d’accord et on a fait sept fois le communiqué à la radio à Sélingué pour sensibiliser les gens afin qu’ils comprennent que tant que le périmètre n’est pas réhabilité et que la station n’est pas bonne s’ils continuent à travailler sur les parcelles proches du barrage, toutes risquent de connaitre l’inondation. Fodé qui est l’instigateur a pris un bureau d’avocat pour défendre les 440 millions. Dans sa plainte… , il n’a pas compris. Il parle d’inondation au début de la plainte, dans le corps il parle de détournement et en bas il dit que je ne m’attends pas avec le syndicat. C’est en ce moment que nous avons fait le lien avec un comité qui se dit syndicat et qui par le passé, a causé de problèmes avec tous les anciens directeurs. Ils disent que ce sont eux qui nomment le Directeur et que ce sont eux qui le font partir. Lorsqu’un Directeur arrive, ils essaient de lui imposer une dizaine de directives. Moi quand je suis venu, ils ont dit qu’il n’y a pas une relation de subordination entre eux et moi. Ensuite ils m’ont dit de ne pas prendre une décision sans les consulter. J’ai dit : « En qualité de qui vous me dites ça ? » Ils m’ont répondu que je suis une Autorité et qu’eux aussi sont une Autorité. Le syndicat s’est tellement mal comporté vis-à-vis de ma personne que j’ai décidé de ne plus collaborer parce que j’ai compris qu’en continuant de collaborer avec le syndicat, ils risquent de porter leur main sur ma personne dans mon bureau. Un jour, ils sont rentrés dans mon bureau, le Monsieur s’est levé et voulait me frapper. Il a fallu l’intervention de mes deux comptables pour le ressaisir et le faire sortir de mon bureau. Dès lors, j’ai dit que quand les choses se présentent comme ça dans un service, je ne peux pas comprendre qu’un syndicat peut faire partir les Directeurs. Il faut alors se méfier de ce syndicat. Donc je les ai mis à côté et ils ne sont pas contents. J’ai compris qu’il y’a le lien par ce qu’il a parlé de détournement. Ils ont dit que moi j’ai détourné 81 millions. Quand le dossier est arrivé au niveau du procureur de Yanfolila, il a demandé à la gendarmerie de faire les investigations pour comprendre un peu plus. La gendarmerie est venue me voir pour me raconter que Fodé a déposé une plainte contre moi et que j’ai détourné 81 millions, le président des producteurs Daouda Traoré, 71 millions. Ils ont dit que ç’a été fait dans le cadre de la réalisation de trois périmètres alors que je n’étais pas là-bas. Moi j’ai pris service le 30 avril alors qu’il parle du 3 février 2018. Mais avant de partir, j’ai pris soin de voir dans la passation de service toutes les réalisations ont été faites. J’ai été voir les trois périmètres et ils sont réalisés. Ils sont là. Il n’y a aucun problème. Daouda a bien informé les producteurs pour leur dire que les trois périmètres sont réalisés, mais que dans un des périmètres il y a une pompe qu’on a mise qui semble être Chinoise. De ce fait, elle n’a pas réussi et l’on va procéder au remplacement. Effectivement, la pompe a été remplacée et les trois périmètres sont en train d’être exploités par les femmes. Le Ministre est parti l’autre jour à Manikoura et les femmes l’ont remercié par rapport à ce travail .
Le Combat : Une plainte sur des propos mensongers alors ?
Quel que soit le niveau du producteur, comment a-t-il accès aux ressources d’un service jusqu’à détourner 71 millions? Dans un journal de la place, ils ont dit que c’est Daouda qui a provoqué la réunion et relevé ce problème de malversation. Et encore dans le même article, on dit que c’est Daouda qui a détourné 71 millions. C’est paradoxal! Ce n’est pas possible.Si on regarde même le dispositif de gestion financière des offices au Mali, nous avons une comptabilité au niveau de l’office, mais nous avons aussi un contrôle financier qui n’est pas à l’office
. Donc tous les documents de l’office passent par lui au niveau du Ministère de l’économie et des finances et qui certifie. Et il y’a une cellule de passation de marché. C’est-à-dire si tu es entrepreneur et tu veux un marché de l’Office, tu postules pour le marché. On monte le document et ça passe par ces structures. Si tu finis l’exécution, il est réceptionné. Et l’argent est viré directement dans le compte de l’entrepreneur. L’office ne voit même pas l’argent. Il y’a également un conseil d’administration qui vient voir chaque année toutes les activités qui ont été réalisées sur le terrain et validées par le Président du Conseil d’administration. C’est là-bas où le Représentant, le délégué des producteurs est présent. Il a son document et tous les documents du conseil d’administration. Il retourne vers ses collègues et examine le document s’ils sont d’accord sur tout ce qui s’est dit et s’est réalisé. Ils viennent et valident. Il y’a six ministères, plus quatre directions nationales qui sont dans le Conseil d’administration. Le Conseil d’administration c’est une instance de validation des activités programmées par le service durant une année donnée. Ils vont sur le terrain et regardent la réalisation physique d’abord ensuite ils viennent et valident. Dire que quelque chose n’est pas réalisée alors que le Conseil d’administration a validé le document est paradoxal .
Le Combat : Vos propos laissent croire que le bureau d’avocat n’est pas aussi clair aussi dans l’affaire ?

D’abord moi je ne sais pas comment un agent chez moi peut détourner 129 millions, un chef de département. Fodé dit que dans la station d’exorde qu’il y’a une électropompe qui a disparu. L’électropompe est ici. La société SCGM qui répare les électropompes l’avait emporté pour la réparation. Il y’a les deux autres qui sont là-bas. La SCGM a fait la commande des pièces et il parait que l’usine de fabrication est fermée. Donc ce sont de nouvelles usines qui sont créées. Raison pour laquelle on a mis 700 millions cette fois-ci pour changer carrément les électropompes parce qu’on ne trouve plus les pièces de rechange. C’est l’État qui va mettre 700 millions là-dedans. Le périmètre de Sélingué est un périmètre social donc aucun producteur n’a 1 franc là-dedans. C’est l’État malien qui a investi dans le périmètre, et l’offrir aux producteurs. Et mettre l’ODRS à côté des producteurs pour les apprendre les tactiques culturelles. L’office est là-bas seulement pour accompagner les producteurs. L’État a contracté un prêt auprès de la banque pour procéder à la réhabilitation. Donc aucun producteur n’a 1 franc là-dedans. Et comment porter plainte contre l’État pour payer 440 millions par ce qu’il y a eu inondation ? Il a commis un cabinet d’avocat qui nous a amené le dossier. Entre eux, je crois qu’il a proposé 10% des 440 millions au cabinet. Le Président de l’interprofession riz M. Bolly m’a appelé en me disant que Fodé est son ami et que c’est son représentant ici et qu’il faut que nous nous comprenions. J’ai dit que je n’ai pas de problème, mais que tout ce que Fodé dit ne m’engage pas, parce que j’ai pris le service après tout ça. Je ne sais même pas quand est-ce que le truc est sorti. Il est venu et Fodé a appelé son avocat et celui-là est venu. Et lui il a dit à Fodé qu’il faut qu’il aille retirer sa plainte parce qu’elle est nulle et non avenue. Durant un mois, il n’a pas pu ramener la preuve du détournement. Même si le chef de la brigade l’appelle, il refuse de prendre l’appel. Quand tu dis que quelqu’un a détourné un franc du budget national, il faut apporter les preuves. Et s’il n’arrive pas à apporter les preuves. Nous, à notre tour, avons porté plainte pour propos mensongers, calomnie et diffamation. Nous sommes obligés. Il n’a apporté que le document du conseil d’administration à la gendarmerie, mais le chef de la brigade lui a dit que cela valide toutes les activités de l’ODRS. Il doit rapporter d’autres preuves qui prouvent que les gens ont détourné de l’argent. Il dit qu’il n’a rien. Le CB dit qu’il ne peut pas porter plainte contre les gens et ne pas apporter les preuves. Quand l’avocat est venu, il a dit à Fodé de retirer sa plainte. Il dit non à l’avocat en accusant Daouda Traoré de lui manquer de respect. Que Daouda Traoré lui ait dit qu’il n’est pas digne de son père. Et qu’il faut que moi, j’organise une réunion pour que Daouda retire ses mots. J’ai dit que je peux le faire s’il se plaint. Il dit aussi qu’il a été injustement enlevé de son poste après cinq ans d’occupation et qu’il faut réparer cela. Et moi j’ai dit que je ne peux pas réparer cela parce que je suis venu trouver que le monsieur est dans la fonction il y’a deux ans. Je ne peux pas l’enlever. Et j’ai même remplacé un Directeur qui travaillait avec lui. Les paysans ont mis quelqu’un à leur tête et je ne peux pas venir dire que je ne peux travailler celui-ci. Après il est venu dans mon bureau en me disant que tant que je travaille avec ce dernier-là, qu’il ne finira jamais de me combattre pendant le reste de sa vie. Je lui ai dit que ce n’est pas moi qui ai choisi le monsieur. C’est quelqu’un qui a été choisi sur la voie d’une élection par l’ensemble des producteurs.Et c’est celui-là qu’on m’a présenté comme délégué des producteurs auprès de l’ODRS.
Le Combat : Avait-il de l’intérêt derrière?
Monsieur Fodé Traoré c’est un entrepreneur. Un jour il est venu me voir pour me dire qu’on lui avait retiré tous les marchés de l’ODRS et qu’il n’est pas content, il veut que je lui donne les marchés. Je lui ai demandé pour quelle raison on lui a retiré les marchés et je lui ai dit de me laisser entendre mes agents. Comme je n’étais pas là à l’époque, je vais comprendre pourquoi on lui a retiré les marchés. Il dit que c’est Mamadou Barré Coulibaly qui lui a retiré les marchés. Et mes agents m’ont fait savoir que Fodé fait un mauvais travail. Et quand la commission de réception va pour la réception et que celle-là demande à Fodé de reprendre une partie: il en fait une guerre et refuse de reprendre. Une fois, deux fois, troisième fois; finalement ils ont fini par le laisser tomber. C’est comme ça qu’ils l’ont retiré le marché. C’est ce que j’ai entendu et je l’ai appelé pour le lui dire en lui demandant s’il est prêt à changer. Il m’a répondu que oui. Je lui ai alors donné un marché de 4 500 000 francs CFA. Il a exécuté le marché. Ils sont partis et ils ont reçu le marché sans problème. Maintenant, M. Bolly lui a dit de retirer sa plainte, il dit qu’il a pris l’avocat à un million cinq cents et que pour qu’il retire sa plaine il faut que le Directeur que je suis s’engage à payer les 1 500 000 de franc CFA de l’avocat. Moi j’ai dit que je n’ai pas pris d’avocat et pour quelle raison je paie pour qu’il retire sa plainte ? Je lui ai dit que je prends acte et que nous allons trouver une solution au problème autrement. Je lui ai dit qu’il est en train de me faire porter tout alors que je n’étais pas là. Un jour, j’étais au lit quand M. Bolly m’appelle et me dit que Fodé a décidé d’aller retirer sa plainte. Mais que c’est au niveau du tribunal que l’avocat dit qu’il n’est pas d’accord qu’on retire la plainte par ce que Fodé lui a promis 10% sur les 440 millions soit environ 44 millions. Je crois qu’après il a réussi à convaincre l’avocat et il a retiré la plainte. Et il m’a dit de payer les 1 500 000 de l’avocat et que cela n’a rien avoir avec les 10%. Je lui ai dit que ce n’est pas moi qui ai recruté l’avocat et que je ne paie pas les 1 500 000 franc CFA. Il m’a dit que si je ne paie pas l’avocat qu’il va repositionner sa plainte. C’est ainsi qu’il est parti repositionner sa plainte à Yanfolila. Le juge étant fâché a dit qu’il faut examiner le dossier pour qu’on en finisse. Les 1 500 000 franc CFA n’étant pas payés et je ne sais pas comment ça s’est passé entre eux, mais Fodé a dit à l’avocat que je ne veux pas payer. C’est tout ce qui explique les agitations de l’avocat. L’avocat pense maintenant m’intimider pour que je lui paie les 1 500 000 de francs CFA. Dieu sait que je peux perdre le poste, mais je ne paierai pas parce que je ne l’ai pas commis ni vu. Voilà tout le problème. L’entreprise est là pour la réhabilitation du périmètre à deux milliards sept cents millions. Aujourd’hui, il n’y’a aucun problème à Sélingué. Il dit que tant que le Président qui l’a remplacé est président qu’il ne va cesser de créer des problèmes. Tout son problème est autour de ça. Tout le monde a compris.

Propos recueillis par Seydou Konaté

Source: Le Combat