La cérémonie de lancement était placée sous le parrainage de Fouseyni Samaké , premier Directeur Général de l’ENA s’est déroulé ce samedi 28 Septembre 2019 dans salle de conférence de Maeva palace.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’AEFFENAM M. Boubacar Ouologuem a affirmé que » l’ENA depuis sa création a mis dans l’administration Malienne 241 fonctionnaires. Elle a contribué au développement de notre pays. L’AEFFENAM est créée 2019, une association apolitiques, qui ambitionne de maintenir l’élan de solidarité, promouvoir l’administration Malienne au service du Mali », dit-il. Ensuite, un vibrant hommage a été rendu au parrain Fousseyni SAMAKÉ.
A sa prise de service, le professeur Fousseyni Samaké a dit que » les autorités ont eu raison de faire renaître l’ENA. Il appartient à la vérité, que tout n’a pas été facile de mettre en place la nouvelle ENA ». Le Fousseyni Samaké a affirmé par la suite , que c’est une marque de considération à son égard et de préciser que la mise en oeuvre de la politique de l’ENA a connu des difficultés. Il n’a pas manqué de mettre l’accent sur le respect de la déontologie et la maitrise de soi. Avant d’ajouter que le problème majeur de l’administration Malienne aujourd’hui, est le manque des ressources humaines de qualités. Anecdote : « Vous êtes lié par une histoire commune, c’est quoi, cette histoire ? Cette histoire, c’est votre passage ensemble à l’ENA », a-t-il expliqué l’Amicale des élèves fonctionnaires de l’ENA.
Pour sa part, le représentant du premier ministre, non moins Directeur Général de l’ENA, il explique que « je vous invite à suivre votre engagement à l’endroit de pays. Cette volonté d’œuvrer ensemble car l’ENA contribue à la modernisation de l’administration Malienne », explique-t-il. Pour lui, il faudra envisager des rencontre avec les confrères énarques des autres pays voisins, tels que le Sénégal par exemple, qui détient l’une des plus anciennes écoles nationales d’administration de la sous-région.
Pour conclure, le parrain a invité, l’actuel directeur de l’ENA à s’impliquer davantage dans la formation de ses cadets. Il n’a pas manqué également de formuler des bénédiction à l’endroit de l’Amicale. Une scène de remise de trophée a sanctionné les activités de la cérémonie de lancement de l’Amicale (AEFFENAM).
Le Directeur Général de la CANAM, M. Mahamane Baby, a reçu en audience ce jeudi 26 septembre le bureau du Conseil National des Personnes Agées du Mali (CNPAM). Conduite par le vice-président du bureau Zackarie Mady Touré, la délégation du CNPAM comprenait les doyens Karim Tangara, Oumar Fomba et Dahirou Diallo. Il s’agissait pour les aînés de venir présenter leur structure au Directeur Général de la CANAM, mais aussi saisir l’occasion pour évoquer quelques préoccupations.
« Nous vous remercions beaucoup Monsieur le Directeur Général pour la diligence accordée à notre demande d’audience et vous félicite pour votre nomination à la tête de la CANAM », a déclaré, à l’entame de ses propos, le doyen Zackarie Mady Touré. Le vice-président du CNPAM a fait part de l’absence du Président Sory Cissé due à son état de santé quelque peu fragile en ce moment.
« Comprenez Monsieur le Directeur Général que c’est notre quotidien. La vieillesse est une maladie. Nos comprimés semblent aujourd’hui dépasser notre déjeuner », lança-t-il avec un sourire au coin du (lèvre).
Place fut ensuite à la présentation de la structure dont s’est chargé le doyen Oumar Fomba. Selon lui, le CNPAM a été créé le 29 septembre 1996 sur initiative de l’ancien président Alpha Oumar Konaré à la suite d’une recommandation des Nations Unies. Elle regroupe plusieurs organisations dont la FENAR, l’Association des Anciens Combattants et des Victimes de guerre. Elle dispose de coordinations régionales et locales.
Le doyen Fomba d’ajouter que le CNPAM fonctionne grâce aux subventions de l’Etat, la vente de cartes de membres, des dons et legs. En guise d’activités, elle s’efforce d’organiser des rencontres avec les personnes âgées, des missions dans les régions, des conférences intergénérationnelles et intra générationnelles. Elle effectue des consultations médicales, notamment sur la cataracte à Bamako et dans les régions. Il y a également des visites en partenariat avec l’IERGG sur la médecine générale, cardiovasculaire, kinésithérapie, l’urologie et la maladie de PARKINSON.
Fait notable : le Conseil National des Personnes Agées du Mali participe activement aux activités du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion. La première semaine de ce mois est d’ailleurs dédiée aux personnes âgées.
Ayant pris activement part aux travaux d’élaboration des TDR du Dialogue Politique et Inclusif, le CNPAM compte en faire un sujet de débat lors du prochain mois de la Solidarité, a précisé le doyen Tangara.
Selon le septuagénaire Dahirou Diallo, le CNPAM envisage un partenariat avec une structure similaire en France afin de « nous aider à améliorer notre plateaux technique ».
« Nous souhaiterions continuer et renforcer notre partenariat avec la CANAM », a conclu le doyen Tangara, non sans affirmer que la CANAM et son Directeur Général de la CANAM peuvent compter sur leur expertise.
En réponse à ces propos, le premier responsable de la CANAM a remercié les doyens qui ont bien voulu lui rendre visite et l’édifié sur certains points.
« Mes portes vous sont ouvertes. Je suis parfaitement disposé à poursuivre le partenariat entre la CANAM et le CNPAM », a laissé entre le Directeur Général de la CANAM pour qui, les doyens sont une chaîne très importante de prévention de la maladie au Mali.
Faisant part d’une expérience qu’il a vécue lors d’une de ses visites aux Etats Unis quand il officiait dans les « Volontaires du Corps de la Paix », Mahamane Baby a vanté les mérites de nombre de retraités au sein d’associations de rééducations de jeunes délinquants récidivistes. Il a cité les cas d’anciens policiers qui mettaient au pas de jeunes caïds multirécidivistes. « Au sortir de ces Centres, je vous avoue qu’ils sont dressés ».
« Nous avons beaucoup à apprendre de vous. Vous devriez vous impliquer davantage. C’est même bien pour vous. Ceux qui s’impliquent ont même une longue durée de vie », conseilla-t-il.
M. Baby a pris l’engagement d’accompagner le CNPAM « bénévolement ou financièrement », cela en tant que « futur retraité ». « Les portes de la CANAM vous sont largement ouvertes », a ajouté le Directeur Général de la CANAM, réitérant ses remerciements pour cette visite des doyens.
Service Communication
Et relations publiques de la CANAM
70 ans, ça nous paraît court. Mais c’est l’histoire d’une république populaire née après 100 ans de colonisation et de guerre d’invasion étrangère. En effet, même avec tant de souffrance, l’histoire de la Chine, et de sa civilisation 5 fois millénaire, n’ont jamais été interrompues.
70 ans, ça nous paraît court. Mais c’est l’histoire de l’indépendance proclamée par Mao Zedong, de la prospérité réalisée par Deng Xiaoping, et de la puissance propulsée par Xi Jinping. En 3 générations seulement, la Chine est passée de zéro à la deuxième économie du monde.
Il y a 70 ans, la Chine n’avait que la pauvreté et le dénuement. Aujourd’hui son PIB a dépassé 90 billions de yuans, soit aaproximativement 8200 billions de FCFA. Il y a 40 ans même, on comptait 770 millions de population rurale pauvres. Ajourd’hui ils sont 10 millions. L’objectif pour l’an prochain est que personne ne vivra sous le seuil de la pauvreté. Un adage chinois dit ceci: “il faut construire la route avant d’atteindre la richesse”. Aujourd’hui 2/3 du kilométrage mondial du chemin de fer à grande vitesse se trouve en Chine, soit 30 milles kilomètres, 45 fois ce qu’il y’avait il y a 10 ans. Quant à l’autoroute, longue de 150 milles kilomètres, champion du monde également. Sans parler du chemin de fer et de la route à vitesse moyenne…Selon le Président de la République Xi Jinping, “la recherche d’une vie meilleure du peuple, c’est l’objectif de nos efforts.” Chacun sent en Chine que cette vie meilleure avance, à pas sûr et rapide.
Pourquoi cette réussite fulgurante? A mon sens, la première explication se trouve dans la confiance en soi des Chinois. La Chine sait d’où elle vient et où elle va. Pour un vaisseau géant comme la Chine, il faut obligatoirement avoir un commandant clairvoyant, lucide, fort et déterminé. Ce capitaine, c’est bien le Parti communiste chinois qui maintient son cap avec une stratégie à long terme, (longue de 30 voire de 50 ans), et ne s’est jamais perdu dans de multiple courants et malgré des leçons données de toutes parts et à tout temps. Par ailleurs tous les marins du vaisseau travaillent d’arrache-pied et avec discipline dans l’exécution des ordres du capitaine. Alors que si d’autres bâteaux déroutent ou même coulent, c’est parce qu’il n’y a pas de feuille de route, pas de capitaine éveillé, et pas de marins travailleurs… Je suis fier de mon pays qui est tellement confiant en sa voie, sa pensée, son système et sa culture!
La deuxième explication se trouve dans la logique des Chinois qui ne restent ni figés, ni enfermés. Ça fait 40 ans que la Chine ne cesse d’approfondir la politique de réforme et d’ouverture. La réforme nous a servi à augmenter la productivité économique et à renforcer la cohésion sociale. Certes elle touche parfois aux aquis sociaux, mais la population est prête à faire des sacrifices pour avoir un bonheur à plus long terme. Quant à l’ouverture, elle nous a appris à nager dans la natation, autrement dit dans l’océan de la mondialisation, au lieu de rester immobiles sur une île bien isolée. Premier importateur, premier producteur, premier pays d’accueil des investissements, premier pays fournisseur de touristes…Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Grâce à son ouverture, la Chine contribue à la croissance économique mondiale à raison de 30% pendant plus de 30 ans. La Chine a ainsi créé un modèle de développement gagant-gagant avec le monde entier. Non seulement la Chine est “l’usine du monde”, elle est aussi “le marché du monde”.
Dans ce monde de turbulance très agitée, combien on est jaloux de la paix et de la stabilité dont jouit le peuple chinois. Sans la paix et la stabilité à long terme, il n’y a pas de développement. On en voit trop à nos côtés, hélas! Souvent des slogans paraissent bien jolis, mais seul donner une vie meilleure à la population porte un sens réel! Surtout quand il s’agit d’1,4 milliard d’âmes, qui prendra la responsabilité à la place du gouvernement chinois? Selon un proverbe mondialement connu, “seul le porteur des chaussures sait si la pointure lui va.” Alors qui sait mieux que les Chinois si ça va ou pas en Chine? C’est à mon avis la troisième explication de la réussite chinoise. C’est ainsi que le gouvernement et le peuple chinois défendent fermement cette valeur de paix et de stabilité contre toutes tentatives intérieure et extérieure qui cherchent à déstabiliser le système et le pays, dans quelque endroit que ce soit, à Xinjiang, au Tibet, en mer méridionale de Chine et à Hongkong. Quand il faut défendre les intérêts fondamentaux du pays, les Chinois comme les Maliens, nous sommes à la même hauteur et au même front.
Sur le plan international, la montée en puissance pacifique de la Chine n’a rien à voir avec l’histoire obscure des puissances coloniales. Un pays comme la Chine, victime d’invasion et de colonisation dans le passé, a dans son gène la philosophie de Confucius qui disait : “ ce que je ne veux pas moi-même, je ne l’impose pas à l’autrui”, il défend naturellement partout dans le monde les principes de la paix, de l’égalité, du respect, de la souveraineté et de la non-ingérance dans les affaires intérieures des autres. Nos amis africains en général et nos amis maliens en particulier savent mieux que quiconque que la Chine se met toujours aux côtés des pays en voie de développement pour les soutenir et accompagner dans le respect, la dignité et la fraternité. De plus, aujourd’hui face à la tendance dangereuse de l’égoïsme, du protectionnisme et de l’unilatéralisme, la Chine défend à tout prix les valeurs de solidarité, de libre échange et de multilatéralisme, et plus largement tous les principes de l’Organisation des Nations unies.
Toujours selon Confucius, “ il faut être fidèle à son engagement et résolu dans ses actes.” Suite au sommet de Beijing sur la coopération Chine-Afrique l’an dernier, une série de mesures sont en cours d’exécution rapide dans plusieurs domaines (infrastructure, commerce, investissement, éducation, santé, sécurité et autres). Tout récemment avec l’adhésion du Mali à l’initiative des “Nouvelles Routes de la Soie”, des perspectives encore plus prometteuses de coopération s’ouvrent devant nous. Dans l’esprit du Président Xi Jinping, les nouvelles routes de la soie offrent en effet une nouvelle plateforme de coopération gagnant-gagnant qui nous amène à une communauté de destin de l’Humanité. À mon avis, cette communauté de destin, c’est d’abord entre la Chine et l’Afrique. (Ici quelques exemples de la nouvelle coopération sino-malienne: Le projet “Mali numérique” . Le Centre pilote agricole à Baguinéda. Deux villages “énergie solaire”. La phase II de la Cité universitaire de Kabala. Un nouveau don de 20 milliards de FCFA pour des projets d’infrastructure. Un nouveau don de matériels scolaire d’une valeur de 900 millions de FCFA. L’augmentation des contingents chinois dans la Minusma. Contribution à la force conjointe du G5 Sahel…)
Personnellement je compte beaucoup sur la coopération industrielle dans l’objectif de création d’emplois, d’augmentation des valeurs ajoutées et de transformation des matières premières. Récemment j’ai fait plusieurs voyages à Ségou et à Sikasso, avec le soutien énergique du Président de la République et du Premier Ministre, pour évaluer sur place les perspectives de la coopération dans les domaines de l’industrie manufacturière et de l’industrie agroalimentaire. À Ségou nous avons des projets historiques comme le Sukala, le N’Sukala et la Comatex. Mais beaucoup reste à faire pour allonger encore plus la chaîne industrielle. À Sikasso, l’usine historique du “Thé Farako” devra se redresser, et surtout la future zone économique spéciale deviendra, j’en suis sûr, un nouveau pôle de croissance à la fois de l’économie malienne et de la coopération sino-malienne.
Lors de la réception du 26 septembre à l’ambassade, les hymnes nationaux ont été chantés par la mission médicale chinoise. Ça devient une belle tradition, appréciée par tout le monde. Les médecins chinois servent les Maliens depuis 51 ans sans interruption. C’est l’exemple le plus éloquent de la fidélité et de la continuité de l’amitié sino-malienne. L’an prochain nous allons célébrer le 60ème anniversaire de nos relations diplomatiques établies par les hommes visionnaires, Mao Zedong et Modibo Keïta. Cette politique visionnaire, nous en avons besoin pour les prochains 60 ans, à savoir un partenariat fraternel, basé sur la confiance et le soutien mutuel, solide comme la montagne Siby, long comme le fleuve Niger, et inébranlable malgré toutes tempêtes de sables.
L’élévation du niveau de la mer
représente un danger croissant pour les petits pays insulaires et les
communautés côtières exposées, mais elle aura également un impact
significatif sur les grandes puissances économiques mondiales. En amont
de la publication prochaine d’un rapport très attendu des Nations unies
sur les océans et le changement climatique,
dont l’AFP a obtenu copie en exclusivité, voici un aperçu de ce qui
attend la Chine, les États-Unis, l’Union européenne et l’Inde si rien
n’est fait, ainsi qu’un rappel de leurs contributions respectives en
terme d’émissions de dioxyde de carbone (CO2).
Pays de 1,39 milliard d’habitants, la Chine a émis, en 2017, 10,8 gigatonnes de CO2, soit environ 29 % du total mondial, d’après la base de données EDGAR (Emissions Database for Global Atmospheric Research) de l’Union européenne. Si les émissions de CO2
par habitant de la Chine sont relativement basses, l’effet de la
croissance exponentielle de la deuxième économie mondiale devrait avoir
une incidence
sur l’élévation du niveau de la mer pendant des siècles. Le prochain
rapport spécial du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur les océans et la cryosphère (les zones gelées de la Terre) met en lumière certains défis imminents.Voir aussi :Réchauffement climatique : une catastrophe annoncée dans les océans et la cryosphère
Shanghai,
la ville la plus peuplée de Chine, est située dans un vaste delta,
formé par l’embouchure du fleuve Yangtsé. Le rapport du GIEC, dont l’AFP
a obtenu un projet de résumé officiel, indique que si les émissions de CO2
demeurent aux niveaux actuels, Shanghai pourrait faire face à une
élévation du niveau de la mer de 2,6 millimètres par an dans la deuxième
moitié du XXIe siècle, bien au-dessus de ce qui est attendu
en moyenne dans le monde. Selon une étude, la valeur des biens menacés
devrait atteindre 1.700 milliards de dollars d’ici 2070, et la moitié
des protections contre les inondations de la mégapole pourraient être régulièrement inondées d’ici 2100.“La valeur des biens menacés devrait atteindre 1.700 milliards de dollars d’ici 2070
Shanghai
n’est pas la seule ville chinoise concernée. Une étude de 2015 a montré
que sur les 20 villes les plus exposées au risque d’élévation du niveau
de la mer, neuf se situent en Chine. Pourtant, les émissions de la
Chine continuent d’augmenter, entraînant des augmentations globales
d’une année sur l’autre.
« L’agenda climatique de Pékin ralentit en raison de la situation économique de la Chine, déclare à l’AFP Li Shuo, de Greenpeace International. Lorsque
vous rencontrez des difficultés économiques, certaines réglementations
environnementales ont tendance à être affaiblies. Il y a toujours dans
ce pays un fort désir de construire des centrales au charbon ».
La côte Est des États-Unis pourrait connaître d’importantes inondations
Les États-Unis, qui émettaient 5,1 gigatonnes de CO2
en 2017, sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau de la
mer, avec son littoral Est très développé et ses immenses métropoles
côtières. Selon l’une des études citées dans le rapport du GIEC,
sans réduction des émissions au niveau mondial, le niveau de la mer
pourrait monter de 1,2 mètre à la fin du siècle, ce qui multiplierait
par cinq les étendues inondables de l’est des États-Unis. Une autre
étude a averti que New York
pourrait devoir affronter un risque accru d’inondation avec une
élévation moyenne du niveau de la mer de 1,3 millimètre par an. New York
pourrait être exposée à des crues de 2,25 mètres tous les cinq ans à
compter de 2030 à 2045. Avant l’ère industrielle, une telle inondation se produisait tous les 500 ans en moyenne.
« Les États-Unis ne sont pas prêts à faire face à une élévation d’un mètre du niveau de la mer d’ici 2100. Il suffit de regarder ce qui s’est passé à la suite des ouragans Sandy, Katrina ou à Houston. Ou en Caroline du Nord, déclare à l’AFP Michael Mann, professeur à la Penn State University. Il
suffit d’un événement de ce type pour déplacer des centaines de
milliers de personnes et détruire des infrastructures gigantesques qui
coûtent des milliards de dollars. Nous sommes déjà confrontés à ce
problème en raison de l’effet exacerbé des changements climatiques sur
les phénomènes météorologiques extrêmes. »
L’Union européenne, vers la neutralité carbone d’ici la fin 2019 ?
Le plus grand marché unique au monde a produit 3,5 gigatonnes de CO2
en 2017 mais plusieurs États membres se sont engagés à réduire leurs
émissions. Lors des récents pourparlers de l’ONU sur le climat, Yvon
Slingenberg, directrice de l’action climatique de la Commission
européenne, a déclaré à l’AFP qu’elle était confiante que tous les États
membres s’engageraient pour la neutralité carbone « avant la fin de l’année ». La neutralité carbone consiste pour un pays à ne pas émettre plus de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, qu’il ne peut en absorber via par exemple les forêts et les sols.
L’Europe
est moins à risque que les autres puissances économiques en ce qui
concerne l’élévation du niveau de la mer, bien que le rapport du GIEC
mentionne un risque accru d’inondations dans le delta du Rhin,
un axe commercial très important. Mais les températures plus élevées
dues aux émissions pourraient ralentir les courants océaniques dans
l’Atlantique Nord (Amoc), ce qui entraînerait des tempêtes hivernales plus violentes sur le continent.
L’Inde, particulièrement vulnérable à la montée des eaux
L’Inde a produit, pour sa part, 2,4 gigatonnes de CO2
en 2017. Environ 260 millions de personnes, soit un cinquième des
Indiens, vivent dans des régions côtières déjà confrontées à des tempêtes exacerbées par le changement climatique. Le rapport du GIEC note que la mousson indienne estivale,
source vitale d’eau pour les ressources agricoles de centaines de
millions de personnes, s’est considérablement affaiblie depuis 1950,
probablement en raison du réchauffement de l’océan Indien.
Harjeet
Singh, chargé des questions climatiques chez ActionAid, une
organisation non gouvernementale, a déclaré à l’AFP que l’Inde était
particulièrement vulnérable à la montée du niveau de la mer et que des
millions de personnes pourraient être déplacées au cours des décennies. « La question est de savoir où ils vont aller, a-t-il déclaré. Nous
parlons de l’un des pays les plus peuplés du monde, ce qui signifie que
cela finira par entraîner un conflit entre les communautés hôtes et les personnes déplacées. Nous sommes assis sur une bombe à retardement ».Ce qu’il faut retenir
Avec le réchauffement climatique, la hausse des océans semble inéluctable et pourrait faire déplacer 280 millions de personnes.
Sur les 20 villes les plus exposées au risque d’élévation du niveau de la mer, neuf se situent en Chine.
La
côte Est des États-Unis connaîtra d’importantes inondations et New York
pourrait être frappé, dès 2030, par des crues de plus de 2 mètres tous
les 5 ans.
L’Union européenne devrait s’engager sur la neutralité carbone d’ici la fin de l’année.
Déjà touchée par l’affaiblissement de la mousson, l’Inde est particulièrement vulnérable à la montée des eaux.
Pour en savoir plus
La hausse des océans pourrait engendrer 280 millions de réfugiés climatiques
Article de Futura avec AFP-Relaxnews, publié le 30 août 2019
Sous
l’effet du réchauffement climatique, les océans sources de vie sur
Terre, aussi attrayants soient-ils, pourraient devenir une source
majeure d’inquiétudes à l’échelle mondiale. Parmi elles, celle de faire
de 280 millions de personnes des « réfugiés climatiques » qui devront
fuir la montée des eaux. Selon le rapport du Giec, au XXIIe siècle, la hausse des mers et des océans pourrait dépasser plusieurs centimètres par an, soit 100 fois plus qu’aujourd’hui.
Les
océans, sources de vie sur Terre, pourraient devenir nos pires ennemis à
l’échelle mondiale si rien n’est fait pour donner un grand coup de
frein aux émissions de gaz à effet de serre, selon un projet de rapport obtenu en exclusivité par l’AFP.
Les réserves de poissons pourraient décliner, les dégâts causés par les cyclones
se multiplier et 280 millions de personnes seraient déplacées à cause
de la hausse du niveau des mers, selon ce rapport spécial du Groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), sur les
océans et la cryosphère (banquise, glaciers,
calottes polaires et sols gelés en permanence), qui sera officiellement
dévoilé le 25 septembre à Monaco. Ce document riche de 900 pages est le
quatrième rapport spécial de l’ONU publié en moins d’un an. Les
précédents, tout aussi alarmants, portaient sur l’objectif de limitation
à 1,5 °C du réchauffement climatique, sur la biodiversité et sur la gestion des terres et du système alimentaire mondial.
Selon
ce quatrième opus, qui compile les données scientifiques existantes et
est vu comme une référence, la hausse du niveau des océans pourrait à
terme déplacer 280 millions de personnes dans le monde, et ce dans
l’hypothèse optimiste où le réchauffement climatique serait limité à 2
°C par rapport à l’ère pré-industrielle.
Avec l’augmentation prévisible de la fréquence des cyclones,
de nombreuses mégapoles proches des côtes mais aussi de petites nations
insulaires seraient frappées d’inondation chaque année à partir de
2050, même dans les scénarios optimistes.
« Quand vous observez l’instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l’océan », s’inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux États-Unis.
La fonte du permafrost et une diminution des réserves de poissons
Le rapport prévoit en outre que 30 % à 99 % du permafrost,
couche du sol gelée en théorie toute l’année, fonde d’ici 2100, si les
émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel.“Des phénomènes pourraient aussi mener à une diminution des réserves de poissons
Le permafrost de l’hémisphère Nord va libérer sous l’effet du dégel une « bombe carbone » faite de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4), accélérant le réchauffement. Des phénomènes, déjà en cours, pourraient aussi mener à une diminution continue des réserves de poissons,
dont dépendent de nombreuses populations pour se nourrir. Les dommages
causés par les inondations pourraient être multipliés par 100, voire
jusqu’à 1.000 d’ici 2100. La fonte des glaciers provoquée par le réchauffement climatique va donner trop d’eau douce,
puis trop peu, à des milliards de personnes qui en dépendent, pointe
aussi un « résumé pour décideurs » provisoire qui sera discuté ligne par
ligne par les représentants des pays membres du Giec, réunis à Monaco à
partir du 20 septembre.Voir aussi :Réchauffement climatique : une catastrophe annoncée dans les océans et la cryosphère
Selon le rapport, les hausses des niveaux de la mer au XXIIe
siècle « pourraient dépasser plusieurs centimètres par an », soit
environ cent fois plus qu’aujourd’hui. Si l’augmentation des
températures est de 2 °C en 2100, ce sera le début d’une « course en
avant » dans la montée des mers, avertit Ben Strauss.
La
publication de ce rapport arrivera après la tenue à New York le 23
septembre d’un sommet mondial pour le climat convoqué par le Secrétaire
général de l’ONU, Antonio Guterres. Il veut obtenir des engagements plus
forts des pays pour réduire leurs émissions de CO2 alors qu’au rythme actuel, elles conduiraient à un réchauffement climatique de 2 à 3 °C d’ici la fin du siècle.
Les
experts craignent que la Chine, les États-Unis, l’Union européenne et
l’Inde – les quatre principaux émetteurs de gaz à effet de serre -,
arrivent avec des promesses qui ne soient pas à la hauteur des enjeux.
La montée des eaux va dévorer les côtes et des villes
Ainsi, outre Atlantique, fait observer Michael Mann, directeur du Earth System Science Center à l’université de Pennsylvanie, « les techno-optimistes pensent toujours qu’on peut trouver des moyens de résoudre ce problème », alors même que « les États-Unis ne sont pas prêts à affronter une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici 2100 » pour certaines de leurs villes comme New York et Miami.
Des quatre grandes régions économiques représentant près de 60 % des émissions issues des combustibles fossiles, aucune ne semble prête à annoncer des objectifs plus ambitieux pour réduire les émissions de leurs économies.
Donald Trump met à bas la politique climatique de son prédécesseur Barack Obama et souhaite que les États-Unis quittent l’Accord de Paris
de 2015. Un Accord qui vise à maintenir l’augmentation moyenne de
température bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux
préindustriels, et autant que possible à 1,5 °C. L’Inde est de son côté
en train de développer rapidement l’énergie solaire
mais continue d’accroître ses capacités charbonnières. L’Union
européenne tend vers un « objectif de neutralité » carbone à atteindre
pour 2050 mais plusieurs États membres rechignent à s’engager.“De grandes villes côtières chinoises sont très vulnérables à la future élévation du niveau de la mer
La Chine, qui émet presque autant de CO2 que les États-Unis, l’Union européenne et l’Inde combinés, envoie des signaux contradictoires. « L’attention de Pékin s’éloigne progressivement des enjeux environnementaux et du changement climatique
», déclare Li Shuo, analyste de Greenpeace International. Il l’explique
par l’inquiétude suscitée par le ralentissement de l’économie chinoise
et la guerre commerciale avec les États-Unis. Shanghai, Ningbo, Taizhou
et une demi-douzaine de grandes villes côtières chinoises sont très
vulnérables à la future élévation du niveau de la mer, qui devrait
monter d’un mètre par rapport au niveau global de la fin du XXe siècle en cas de maintien des émissions de CO2.
COP 21 : la hausse du niveau de la mer menace les populations
En
2015, les accords de Paris signés lors de la COP21 ont donné l’objectif
de limiter à 2 °C l’élévation des températures par rapport à l’ère
préindustrielle (voire, si possible, à 1,5 °C). Les 195 États
signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de
serre mais, le 1er juin 2017, le président des États-Unis
Donald Trump annonçait que son pays se retirerait de cet accord signé
par son prédécesseur. Pourtant, l’enjeu est de taille : à cause du
changement climatique, le niveau de la mer continue de monter. Au fil
des décennies et des siècles, de plus en plus d’habitants de la planète
seront menacés, en particulier dans les îles et les grandes villes du
littoral.
Article paru le 8 décembre 2015
Réchauffement climatique oblige, le niveau des mers monte : au cours du 20e
siècle, l’élévation était en moyenne de 1,8 mm/an mais elle s’est
accélérée à partir de 1990. Certaines estimations tablent sur un à trois
mètres d’élévation du niveau des mers d’ici 2100, et des scénarios les
plus alarmistes parlent même de six mètres, mais le GIEC, lui, en reste à un mètre au maximum, l’incertitude principale venant de la vitesse de fonte des inlandsis antarctique
et groelandais. De plus, cette hausse n’est pas uniforme sur le globe
terrestre et certaines régions du monde seraient plus touchées que
d’autres : ainsi, depuis 1990, le niveau de la mer a monté trois à
quatre fois plus vite que la moyenne mondiale dans le Pacifique tropical
ouest, le nord de l’Atlantique et le sud de l’océan Indien.
La hausse à court terme vient du réchauffement des eaux superficielles de l’océan, la hausse des températures provoquant une dilatation,
légère mais significative. Sur le long terme, la fonte des glaces d’eau
douce a un impact prépondérant, à commencer par celle de l’Antarctique.
D’après une étude récente parue dans Science Advances, à l’échelle des millénaires, la combustion de toutes les ressources fossiles de la Terre engendrerait un réchauffement tel que la totalité de la glace de l’Antarctique fondrait.
L’Asie sera particulièrement touchée par la hausse du niveau des mers. Les pourcentages de populations touchées sont e
Le dernier spécial rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)
souligne l’urgence d’une action résolue, rapide, coordonnée et durable
afin d’endiguer des changements durables et sans précédent de l’océan et
de la cryosphère. Le rapport montre les bénéfices d’une adaptation ambitieuse et efficace au service du développement durable
et, inversement, la croissance exponentielle des coûts et les risques
d’une action tardive. L’objectif de ce rapport spécial sur l’océan et
la cryosphère est de faire un état des lieux de la connaissance des
processus physiques et des impacts du changement climatique sur les écosystèmes
océaniques, côtiers, polaires et d’altitude. Il évalue aussi les
conséquences sur les communautés humaines, comment les services rendus
par ces milieux sont affectés, et les options d’adaptation à ces
changements.
La richesse du rapport est de croiser l’expertise de plusieurs groupes de travail du Giec (bases
physiques, impacts, adaptation…), pour en faire de véritables outils
d’aide à la décision publique et privée. Le rapport montre comment
l’apport des connaissances scientifiques aux savoirs locaux et
autochtones facilite l’élaboration d’options appropriées de gestion des
risques liés au changement climatique, ainsi que l’amélioration de la résilience des sociétés.
L’océan est au cœur du système climatique. La quantité de chaleur qu’il peut stocker est très élevée. Cette inertie
de l’océan en fait un gardien des équilibres thermiques de la planète
et une source majeure de variations lentes du climat, de la saison au millénaire. L’océan stocke également une très grande quantité de carbone
– environ 38.000 gigatonnes (Gt), soit 16 fois plus que l’ensemble des
plantes terrestres et des sols, et environ 60 fois plus que l’atmosphère.
La cryosphère se
compose de glace et de neige sous différentes formes : la glace de mer
(flottant sur l’océan et formée d’eau de mer gelée), les glaciers terrestres, les deux calottes glaciaires (Groenland et Antarctique), le pergélisol
(du sol gelé en permanence), la neige saisonnière sur les continents,
et les lacs et rivières gelés. La cryosphère fait partie du cycle de
l’eau et du carbone et influence le climat de nombreuses façons.
L’océan et la cryosphère sont importants pour nous
La vie des humains, des animaux et de la biosphère est étroitement liée à l’océan
et à la cryosphère. De nombreuses mégapoles du monde, dont Tokyo,
Bangkok et New York, sont situées en bord de mer et, en 2010, environ 30
% des humains vivait à moins de 100 kilomètres de l’océan. Environ 10 %
des habitants de la planète habite en haute montagne, tandis qu’environ
4 millions de personnes, dont des peuples autochtones, vivent autour de
l’Arctique.
Aujourd’hui, sur les 40 milliards de tonnes de CO2 émises
chaque année par l’activité humaine, moins de 50 % restent dans
l’atmosphère. Le reste est absorbé en parts à peu près égales par la
végétation terrestre et par l’océan. Sans ces deux « puits » de carbone,
le réchauffement planétaire serait déjà bien supérieur à 1 °C (par
rapport à l’ère préindustrielle). Grâce à son énorme capacité
calorifique, l’océan absorbe plus de 90 % de la chaleur supplémentaire
générée par le réchauffement climatique.
Bien qu’ils soient bénéfiques à certains égards, ces deux services de
régulation océaniques ont d’autres conséquences négatives, comme la
montée du niveau des mers ou l’acidification de l’océan.
L’océan et la cryosphère fournissent également des ressources, notamment en nourriture, en eau et en énergie. La pêche constitue une source alimentaire essentielle, le poisson et les mollusques et crustacés représentant plus de 50 % des protéines
animales consommées dans de nombreux pays en développement. L’appétit
pour les ressources marines a triplé depuis les années 1970. L’océan et
de la cryosphère fournissent des emplois dans la pêche et les loisirs,
entretiennent des traditions, des cultures locales et des croyances
religieuses concernant, par exemple, les glaciers de haute montagne. Et
nombre d’entre nous sont personnellement attachés à ces milieux.
La biodiversité océanique est foisonnante, par exemple dans les écosystèmes des récifs coralliens. Les algues unicellulaires microscopiques appelées phytoplancton forment la base de la plupart des réseaux alimentaires marins et sont consommées par des animaux microscopiques appelés zooplancton. Au sommet de cette chaîne se trouvent des mammifères marins, comme les phoques et les requins. La diversité des espèces maintient les fonctions des écosystèmes, mais chaque écosystème a ses propres organismes clés en jeu. Pour les récifs coralliens, il s’agit, outre les coraux, des algues, des vers, des mollusques, des éponges, des oursins et des poissons.
L’océan et la cryosphère changent en réponse au changement climatique
Les émissions de gaz à effet de serre d’origine
humaine renforcent l’effet de serre naturel de la planète et entraînent
un réchauffement global, qui atteint aujourd’hui 1 °C. L’océan et la
cryosphère changent rapidement sous l’effet de cette perturbation
majeure.
La fonte
des glaciers et des calottes glaciaires. À quelques exceptions près,
les 200.000 glaciers présents sur la planète fondent et se rétrécissent.
Au fur et à mesure que la température atmosphérique augmente, la
surface des calottes glaciaires et des glaciers fond. Dans la plupart
des cas, les calottes glaciaires et les glaciers réagissent lentement à
la température. En conséquence ils continueront de fondre pendant des
siècles, voire des millénaires, même après que la température globale
ait cessé d’augmenter.
L’élévation du niveau de la mer
Le
niveau moyen de la mer a augmenté d’environ 15 centimètres depuis 1900,
et le rythme s’accélère (de 1,4 à 3,6 mm/an pendant cette période).
L’élévation du niveau de la mer résulte d’une augmentation du volume
de l’océan due à deux facteurs principaux – l’eau plus chaude occupant
plus de volume : (1) l’ajout d’eau à l’océan à la suite de la fonte des
glaciers continentaux et des calottes glaciaires et (2) l’expansion de
l’eau de mer à mesure que l’océan se réchauffe (expansion thermique).
Environ
la moitié de l’élévation du niveau de la mer observée depuis les années
1990 a été causée par l’expansion thermique, et l’autre moitié par la
fonte des glaces sur terre,
bien que ce deuxième facteur soit maintenant dominant. Le niveau de la
mer continuera de monter lentement pendant des siècles après l’arrêt du
réchauffement planétaire. Selon les projections, le niveau moyen de la
mer devrait encore augmenter de 20 centimètres à plus d’un mètre d’ici
la fin du siècle, selon la quantité de gaz à effet de serre que nous
émettrons et la rapidité avec laquelle les calottes glaciaires polaires
répondront. Dans ce rapport la fourchette haute des prévisions a été
revue à la hausse par rapport aux précédents rapports grâce à une
meilleure compréhension de la fonte de l’Antarctique.
À l’échelle locale, cette hausse peut-être plus importante. Elle est
aussi cause d’une augmentation (observée et prévue pour le futur) de la fréquence des évènements extrêmes comme les vagues et surcotes dues aux tempêtes.
Glace de mer
Bien
qu’elle ne contribue pas à l’élévation du niveau de la mer, une perte
rapide de la glace de mer estivale dans l’Arctique a été observée au
cours des dernières décennies. La couverture de glace en fin d’été a
diminué d’environ 40 % depuis 1980. Outre la couverture, l’âge et
l’épaisseur de la glace ont également diminué. En 40 ans, 90% de la
glace ancienne (de plus de 5 ans, ayant survécu à plusieurs saisons de
fonte estivale) a disparu. Enfin, la glace de mer dans le centre de
l’Arctique n’a plus qu’un quart de l’épaisseur qu’elle avait en 1975
(1,25 mètre contre 3,5 mètres).
Réchauffement de l’océan et perte d’oxygène
La
hausse des températures modifie la structure physique de l’océan et
affecte la vie marine. Puisque l’océan est chauffé par le haut, la
surface (moins dense) de l’océan se réchauffe plus rapidement que les
couches plus profondes et plus denses. Cela augmente sa stabilité et le
rend moins facilement pénétrable, rendant difficile le mélange des nutriments des eaux plus profondes vers la couche superficielle, pauvre en nutriments. Cela entraîne aussi une diminution de l’apport d’oxygène
aux couches plus profondes à partir des eaux de surface riches en
oxygène (désoxygénation). Les 1.000 mètres supérieurs de l’océan ont
perdu 0,5 à 3 % de leur teneur en oxygène depuis 1970. En 40 ans, les
régions dépourvues d’oxygènes ont augmenté de 5 %, rendant les
conditions de vie difficiles ou impossibles pour de nombreuses espèces.
Vagues de chaleur marines
En
plus de ces changements graduels, on observe de plus en plus
d’évènements extrêmes de température océanique, connus sous le nom de vagues de chaleur marines.
En 40 ans les vagues de chaleur marine sont devenues deux fois plus
fréquentes, sont plus longues et plus intense. Suivant les scénarios, la
fréquence des vagues de chaleur marines sera multipliée de 20 à 50 fois
en 2100. Ces épisodes peuvent également entraîner un blanchissement
massif des coraux voire, ensuite, leur mortalité, comme cela s’est
produit entre 2014 et 2017 dans le cadre d’un évènement d’ampleur
globale où 75 % des récifs ont été touchés. Cette tendance devrait se
poursuivre, puisque 75 % des récifs coralliens sont menacés de
disparition si le réchauffement dépasse 1,5 °C.
Acidification
L’absorption de CO2 d’origine humaine rend l’océan plus acide. En se dissolvant dans l’eau de mer, le CO2 forme de l’acide carbonique,
qui augmente l’acidité de l’océan. Ceci a un impact négatif sur les
organismes marins calcifiants tels que les mollusques et les coraux.
Des espèces qui se déplacent
Sous l’influence des impacts décrits ci-dessus, l’aire de répartition
géographique des espèces terrestres et océaniques changent. Elles se
déplacent soit en altitude (sur les continents) soit vers les régions
polaires, afin de rester dans leur environnement climatique optimal. Par
exemple, dans l’océan, de nombreuses espèces se déplacent vers les
pôles, à raison d’environ 5 kilomètres par an.
Ces changements ont un impact sur les écosystèmes et sur nous
Le
changement climatique modifie l’océan et la cryosphère, ce qui crée des
risques pour les humains et les écosystèmes, qui peuvent affecter les
ressources, les emplois, les moyens de subsistance, les cultures et la
santé. Les sociétés et les écosystèmes sont exposés à de multiples
menaces océaniques et cryosphériques liées au climat, notamment des
impacts de tempêtes accrus, des vagues de chaleur marine plus
fréquentes, la fonte de la glace de mer et le dégel du pergélisol.
Avec l’élévation du niveau moyen des mers, de plus en plus de zones sont exposées aux inondations, qu’il s’agisse d’évènements récurrents dus aux marées,
ou extrêmes comme les surcotes dues aux tempêtes. Les extrêmes de
niveau de la mer, qui sont actuellement rares (par exemple les
inondations centenaires), deviendront de plus en plus fréquents au cours
de ce siècle pour atteindre dans certains cas une occurrence annuelle.
La
perte de la cryosphère affecte les habitants de l’Arctique et des
régions de haute montagne de façon essentiellement négative, avec des
impacts sur les réserves d’eau douce, l’hydroélectricité,
les infrastructures, les transports, l’approvisionnement alimentaire,
le tourisme et les loisirs, la santé et le bien-être, la culture et les
valeurs sociales, avec des impacts et bénéfices inégalement répartis
parmi les populations.
Il existe de nombreuses
intersections entre les objectifs du développement durable de l’ONU et
le changement climatique. Par exemple, la diminution des prises de poisson
due au changement climatique affectera le revenu, les moyens de
subsistance et la sécurité alimentaire des communautés dépendantes de la
pêche. Dans les tropiques,
500 millions de personnes dépendent des écosystèmes liés aux récifs
coralliens et seront gravement touchées s’ils subissent des dommages
permanents. Les changements dans l’océan et la cryosphère peuvent
également affecter l’identité culturelle et le bien-être des humains.“Nous pouvons agir pour réduire ces impacts en s’adaptant et en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre
Comme l’analyse la dernière partie du rapport du SROCC, la lutte contre le changement climatique peut également soutenir le développement durable,
si elle s’attache à distribuer équitablement la responsabilité de
l’action, ainsi que les pertes et les gains découlant des choix
sociétaux. Un défi majeur est le développement de capacités d’adaptation
et de gouvernance à la hauteur des enjeux, en particulier dans les pays
les plus vulnérables. De nombreuses options existent comme la
protection et la restauration des écosystèmes, des solutions et une
gestion qui s’inspirent de leur fonctionnement naturel, par exemple pour
l’exploitation de ressources renouvelables, et la réduction des
nombreuses sources de pollution locale. Le rapport analyse l’existence
de nombreuses contraintes, qu’elles soient écologiques, financières,
institutionnelles ou de gouvernance, qui peuvent être autant de limites à
l’adaptation. En particulier, limiter la vulnérabilité due à
l’augmentation du niveau de la mer et de la fréquence des événements
extrêmes associés demande une analyse locale et intégrée spécifique à
chaque territoire menacé.Ce qu’il faut retenir
Ce
nouveau rapport du Giec est conçu pour que de nombreux acteurs s’en
emparent et, s’appropriant ses conclusions scientifiques, l’utilisent
comme un outil de vie démocratique et d’aide à la décision éclairée.
Il
montre en détail que l’inaction limite fortement les options
d’adaptation, insistant sur l’urgence d’une action résolue, rapide,
coordonnée et durable.
Enfin, c’est
le premier rapport du GIEC qui souligne l’importance de l’éducation,
pour les jeunes comme les moins jeunes, comme préalable à un engagement
pour préserver notre environnement.
Pour en savoir plus
Aujourd’hui
est dévoilé à Monaco le rapport des experts climat du Giec sur le
sinistre état de santé des océans et des zones glacées de la planète. Un
rapport de 900 pages formellement adopté mardi par les scientifiques et
diplomates des 195 États membres du Giec. Nous en connaissons les
grandes lignes : fonte des calottes glacières, hausse de la température
de la mer, acidification, perte d’oxygène et montée des eaux… Autant
de conséquences pour les écosystèmes et l’Homme.
Article de Futura avec AFP-Relaxnews, le 25/09/2019
Les
experts de l’ONU dévoilent ce mercredi à Monaco un sinistre tableau des
océans et des zones glacées de la planète, nouvelle preuve de l’urgence
à lutter contre le réchauffement climatique
qui répond à l’inaction dont sont accusés les dirigeants mondiaux.
Malgré le plaidoyer plein de colère de la jeune militante suédoise Greta
Thunberg, invitée à la tribune des Nations unies, le sommet climat de
lundi à New York n’a pas suscité l’impulsion recherchée par les
défenseurs du climat. « Des millions de personnes dans les rues vendredi ont montré clairement qu’ils n’accepteraient plus l’apathie,
les excuses et l’inaction des dirigeants mondiaux, faibles et
incapables de résister au pouvoir de l’industrie des énergies fossiles », a commenté Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International.
Certains espèrent malgré tout que le nouveau rapport spécial des experts climat de l’ONU (Giec),
qui devrait être tout aussi alarmant que les deux précédents sur
l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5 °C et sur l’utilisation
des terres, soit un moteur pour agir. « Les gouvernements doivent
savoir que les promesses qu’ils transforment en actions peuvent vraiment
faire une différence. Ça peut être un investissement pour l’avenir », a déclaré à l’AFP Stephen Cornelius, de WWF, qui participait comme observateur à la session du Giec à Monaco.“Un rapport adopté au terme d’une session marathon
Les
scientifiques et diplomates des 195 États membres du Giec ont adopté
mardi matin après cinq jours de débats et une dernière session marathon
de 27 heures la synthèse de ce rapport de 900 pages, dont le contenu
sera dévoilé seulement ce mercredi à 9 h 00 GMT.
Il leur aura fallu une dernière nuit blanche pour surmonter les
objections de l’Arabie saoudite… premier exportateur mondial de pétrole.
Les
océans, qui couvrent plus de 80 % de la surface du globe, ont absorbé
environ un quart des émissions de gaz à effet de serre générés par
l’Homme. Avec des conséquences palpables : hausse de la température de
la mer, acidification, perte d’oxygène. Des modifications si importantes
qu’elles entraînent des impacts en cascade sur les écosystèmes dont
dépend l’Homme pour sa protection et sa nourriture. Des calottes
glaciaires aux glaciers, en passant par la banquise et le permafrost, les zones gelées de la planète ne sont pas non plus épargnées par les impacts ravageurs du réchauffement.
La montée des eaux
liée au rétrécissement des calottes de l’Antarctique et du Groenland va
menacer de nombreuses régions côtières, des petits États insulaires aux
grandes métropoles comme New York ou Shanghai, en passant par les
deltas du Gange ou du Mékong. Avec ou sans mesures d’adaptation (constructions
de digues…), le déplacement de certaines communautés pourraient être,
à terme, inéluctable, même si le monde parvient à limiter le
réchauffement à +2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, objectif
minimum de l’accord de Paris.
Aujourd’hui, avec seulement +1 °C de réchauffement, les impacts se font
déjà lourdement sentir, des tempêtes aux inondations, en passant par
les sécheresses et les canicules meurtrières.
Les engagements actuels des États à réduire leurs émissions de CO2, s’ils étaient respectés, conduiraient à un monde à +3 °C. Face à ce dérèglement climatique, les océans peuvent offrir des solutions, notamment par le développement des énergies marines
renouvelables. Selon un rapport publié cette semaine par le Groupe de
haut niveau pour une économie marine durable, qui rassemble des États
comme l’Australie ou le Chili, l’action climatique basée sur l’océan
pourrait permettre jusqu’à un cinquième des réductions d’émissions de CO2 nécessaires d’ici 2050 pour limiter le réchauffement à +1,5 °C. « Associé
aux réductions d’émissions liées aux activités sur terre, cela montre
que les actions pour le climat basées sur l’océan pourraient fournir une
bouée de sauvetage pour les économies, les ressources alimentaires, les
communautés côtières et la vie marine en première ligne face aux
impacts climatiques », a commenté la première ministre norvégienne Erna Solberg, coprésidente du Groupe.
Réchauffement climatique : une catastrophe annoncée dans les océans et la cryosphère
Avant
même sa publication, les conclusions du prochain rapport du Groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), portant
sur les océans et la cryosphère, font déjà trembler. Accélération de la
hausse du niveau des océans, accroissement des inondations et effondrement des ressources marines figurent parmi les catastrophes annoncées du fait du réchauffement climatique.
Article de Futura avec AFP-Relaxnews, publié le 29 août 2019
Le
réchauffement climatique provoqué par les activités humaines va avoir
des conséquences dramatiques sur les océans et la cryosphère, qui
regroupe banquise, glaciers, calottes polaires
et sols gelés en permanence. Ce sont les conclusions d’un rapport
spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du
climat (GIEC), un organisme de l’ONU, qui sera dévoilé le 25 septembre à Monaco, que l’AFP s’est procuré en exclusivité et dont voici les principaux points.
Les grandes lignes d’un scénario inquiétant dans les océans
Les
océans ont absorbé environ un quart des émissions de gaz à effet de
serre produits par les humains depuis les années 1980. Comme résultat,
ils sont plus chauds, plus acides et moins salés. La concentration
d’oxygène dans les milieux marins a baissé de 2 % en 60 ans, et devrait
perdre 3 ou 4 degrés supplémentaires si les émissions de CO2
restent au même niveau. En raison du réchauffement et de
l’acidification, les réserves alimentaires dans des eaux tropicales peu
profondes pourraient décroître de 40 %, mettant en péril notre capacité à
nourrir la population mondiale.
La fréquence, l’intensité et l’étendue des vagues de chaleur marines comme celles qui ont ravagé la Grande barrière de corail
australienne ont augmenté. Les coraux, dont un demi-milliard de
personnes dépendent pour leur nourriture et leur protection, ne
devraient pas survivre à un réchauffement de surface de 2 °C comparé aux
niveaux préindustriels. D’autre part, un doublement des fréquences de phénomènes El Niño extrêmes – qui déclenchent des feux de forêt, provoquent des maladies et ont des effets sur les cyclones – est attendu si les émissions ne sont pas réduites.
Le niveau des océans va croître durant les siècles à venir, quelles que soient les mesures prises. Comparé avec la fin du XXe
siècle, le niveau des océans devrait augmenter de 43 cm environ (29-59
cm) d’ici 2100 si le réchauffement global est maintenu à 2 °C. Il
augmentera de 84 cm (61-110 cm) si les tendances actuelles se
poursuivent, qui pourraient aboutir à un réchauffement global de 3°C ou
4°C. Au XXIIe siècle, le rythme d’élévation du niveau des
mers pourraient s’accroître, de 3,6 millimètres par an aujourd’hui, à «
plusieurs centimètres ». Globalement, 20 % à 90 % des zones humides devraient être perdues d’ici 2100, en raison de l’élévation prévue du niveau des mers.“Les dommages causés par les inondations pourraient augmenter de 100 à 1.000 fois d’ici 2100
La hausse du niveau des mers pourrait déplacer 280 millions de personnes,
dans un scénario optimiste d’une hausse de 2 °C de la température
mondiale par rapport à l’ère pré-industrielle. Avec l’augmentation
prévisible de la fréquence des cyclones, de nombreuses mégapoles
côtières, mais aussi de petites nations insulaires, seraient frappées
d’inondations chaque année à partir de 2050. Les dommages causés par les inondations pourraient augmenter
de 100 à 1.000 fois d’ici 2100. L’élévation des mers forcera les
régions côtières à prendre des mesures d’adaptation, les pays riches
étant plus aptes à assurer une protection à leurs mégalopoles que les
pays en développement, où les catégories les plus pauvres devraient se
replier vers des terres plus en altitude, devenant des réfugiés du
climat.
La fonte irrépressible de l’ensemble des glaces de la planète
Les
calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland ont perdu en moyenne
430 milliards de tonnes chaque année depuis 2006, devenant la principale source de la hausse du niveau des océans. L’ensemble des glaciers, pas seulement ceux des pôles, sont concernés par ce déclin. Les quantités d’eau découlant de la fonte des glaciers
vont atteindre un pic, puis vont décliner autour de 2100. Les glaciers
situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase,
l’Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80 % de leur
volume d’ici 2100. À travers le monde, plus de deux milliards de
personnes dépendent des glaciers pour leur eau potable. Les montagnes
devraient perdre une part importante de leur couverture neigeuse, avec
des impacts importants sur l’agriculture, le tourisme et l’approvisionnement en énergie.“Jusqu’à 99 % du pergélisol pourrait fondre d’ici 2100
Un
tiers, voire jusqu’à 99 % du pergélisol, cette couche de sol gelée en
permanence, pourrait fondre d’ici 2100 si le réchauffement climatique
continue au rythme actuel, relâchant encore plus de gaz à effet de
serre. Dans un scénario optimiste, la zone impactée pourrait être
limitée. Le niveau de mercure et de substances toxiques
dans l’eau potable devrait augmenter avec la fonte des glaciers et du
permafrost, qui contiendraient près de 800.000 tonnes de mercure.
Les transactions financières via le mobile money au Kenya ont atteint 2,1 milliards de shillings (20,2 millions de dollars) au cours des trois derniers mois, soit une hausse de 50 % par rapport aux 1,4 milliard de shillings (13,5 millions de dollars ) enregistrés l’année écoulée.
Dans le communiqué du vendredi 27 septembre, l’Autorité des Communications du Kenya, a révélé que « 80% des transactions ont été effectuées sur M-Pesa, plateforme gérée par le plus grand opérateur de téléphonie mobile du Kenya, Safaricom, détenue à 35% par Vodacom, une société sud-africaine ».
Si l’on se fie aux statistiques de l’agence, la part de marché de Safaricom était passée de 65,4% un an auparavant à 63,5% en trois mois.
La société, souligne-t-elle, comptait 33,1 millions d’abonnés à la fin du mois de juin, contre 29,7 millions en juin 2018.
Le régulateur a également informé que la part de marché d’Ateltel, le plus proche concurrent de Safaricom, était de 24,6% au cours du trimestre, contre 21,4% précédemment.
Le nombre de cartes SIM actives au Kenya, s’élevait à 52,2 millions fin juin, contre 45,5 millions un an auparavant, a-t-il révélé.
Ouagadougou, le 25 septembre 2019. Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) s’est réuni pour sa 114ème session ordinaire dans les locaux de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Ouagadougou (Burkina Faso), sous la présidence de Monsieur Christian ADOVELANDE, Président du Conseil d’Administration, Président de la BOAD.
Après avoir approuvé le procès-verbal de sa 113ème réunion qui s’est tenue le 20 juin 2019 à Cotonou (Bénin), le Conseil a examiné l’arrêté des comptes intermédiaires de la Banque au 30 juin 2019, et les Directives générales pour l’actualisation des perspectives financières 2019-2023 et la préparation du budget-programme 2020-2022 de la BOAD. Il a également pris connaissance du compte-rendu de la 31ème réunion du Comité d’Audit, et de la situation de l’utilisation des ressources mobilisées par la BOAD au 31 juillet 2019.
Les administrateurs ont approuvé sept (7) nouvelles opérations pour un montant total de 79, 808 milliards FCFA, dont 59,808 pour le financement de projets, dix (10) milliards de FCFA pour une avance globale spécialisée, et dix (10) milliards au titre d’une contre garantie partielle d’une facilité à court terme. Ces opérations portent à 5 769, 108 milliards FCFA, le cumul des engagements (toutes opérations confondues) de la BOAD depuis le début de ses activités.
Les engagements approuvés portent sur le financement partiel des projets suivants :
Réhabilitation de la route Ouarack-Dahra en République du Sénégal. Le projet permettra de : i) améliorer la circulation sur la route en réduisant le temps de parcours d’environ 50% ; ii) réduire les coûts d’exploitation des véhicules d’environ 30% à partir de la première année de mise en service de la route ; et iii) assurer le désenclavement de la zone du projet. Montant du prêt : 22 milliards FCFA ;
Première tranche du projet de viabilisation du site de Ouédo, dans le cadre de la construction de 10 849 logements sociaux et économiques dans la Commune d’Abomey-Calavi en République du Bénin. L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à la réduction de la pauvreté. Sa mise en œuvre permettra de : i) rendre le site accessible par l’aménagement et le bitumage d’un réseau de voirie ; ii) doter le site de Ouédo d’un réseau fonctionnel de drainage des eaux pluviales ; iii) assurer une alimentation électrique continue et fiable pour répondre à la demande actuelle et future ; iv) assurer une alimentation de qualité en eau potable par l’installation de deux forages et la construction d’un réseau avec château d’eau et bâche de stockage ; et v) assurer un cadre de vie agréable aux futurs habitants. Montant du prêt : 10 milliards FCFA ;
Construction de 519 salles de classe dans le cadre de la tranche d’urgence du projet de Construction et d’équipement d’infrastructures scolaires en République de côte d’Ivoire . Les objectifs spécifiques du projet sont, dans les localités concernées, de : i) faciliter l’accès du primaire aux élèves par la mise à disposition d’infrastructures à des distances ne dépassant pas 5 km entre deux (2) écoles ; et ii) rapprocher les élèves des infrastructures scolaires en étoffant le dispositif des établissements du secondaire par la réalisation d’un établissement centre pour trois (3) villages. Montant du prêt : 16 milliards FCFA ;
Promotion de la Finance Inclusive pour l’accès des populations à faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso (PPFIB). Le projet a pour objet de favoriser l’accès aux services financiers à 300 000 bénéficiaires, à travers les institutions financières, notamment les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). Montant du prêt : 5 milliards FCFA ;
Construction et exploitation d’une centrale solaire photovoltaïque par la société KORHOGO SOLAIRE SA à Korhogo en Côte d’Ivoire. L’objectif du projet est de contribuer à assurer une meilleure couverture de la demande en énergie électrique de la Côte d’Ivoire tout favorisant la réduction des gaz à effet de serre. Montant du prêt : 6,808 milliards FCFA ;
Mise en place d’une avance globale spécialisée en faveur de la Banque de l’Habitat du Sénégal en vue du refinancement partiel du projet de construction et de commercialisation d’un complexe immobilier à Mbao, à Dakar par la société SERTEM IMMO SA. Cette avance permettra à la BHS de (i) accroitre son activité de financement à moyen et long termes de projets d’investissements productifs, en particulier le projet SERTEM RIDWAN Mbao et (ii) contribuer à l’augmentation de l’offre de logements à Dakar. Montant du Prêt : 10 milliards FCFA ;
Contre-garantie partielle d’une facilité à court terme octroyée par la Société Générale Côte d’Ivoire (SGBCI) à Côte d’Ivoire Energies (CI-ENERGIES). L’opération consiste pour la BOAD à contre-garantir SGCI pour couvrir partiellement l’émission, sur ordre de Côte d’Ivoire Energies, d’une garantie autonome de 31 milliards FCFA, en faveur d’AZITO ENEGIE SA (AZITO). Montant de l’opération : 10 milliards FCFA ; suivez le liens en bas
En Zambie, l’organe en charge des communications a annoncé, jeudi 26 septembre, avoir annulé la licence accordée au détenteur de la franchise locale du groupe Vodafone, qui devra cesser ses activités à partir du 20 octobre 2019.
« L’Autorité de la technologie de l’information et des communications de la Zambie a annulé les licences de réseau et de service émises à Mobile Broadband Limited, commercialisées sous le nom de Vodafone Zambia Limited », indique-t-elle dans un communiqué. Motif, la société « a cessé de remplir les conditions d’éligibilité (…) en n’étant pas techniquement et financièrement capable de respecter les obligations et les conditions de la licence ».
En activité dans le pays depuis 2016, la société Afrimax, enregistrée sous le nom de Mobile Broadband Ltd, a annoncé en juillet dernier, qu’elle s’apprêtait à céder ses activités sur le marché de la téléphonie en Zambie. D’ailleurs, le pays n’est plus répertorié sur le site web du groupe Vodafone depuis quelques mois.
Christine Lagarde, managing director of the International Monetary Fund (IMF), right, speaks while Kristalina Georgieva, chief executive officer of the World Bank Group, listens during a panel discussion on the opening day of the Munich Security Conference in Munich, Germany, on Friday, Feb. 15, 2019. Cyber security is set to be one of the main themes at the annual security conference runs Feb. 15 to Feb. 18. Photographer: Alex Kraus/Bloomberg
Le Fonds monétaire international (FMI) a une nouvelle directrice générale. Il s’agit de la Bulgare Kristalina Georgieva, depuis 2017 directrice générale de l’Association internationale de développement (IDA), institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète, et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).
Titulaire d’une maîtrise de politique économique et sociologie au Haut institut d’économie Karl-Marx de Sofia, où elle obtint un doctorat en sciences économiques, elle a enseigné avant de rejoindre le Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour accomplir des recherches en politique environnementale et enseigner au sujet des économies en transition. En 1993, elle intègre la Banque Mondiale pour un poste d’économiste en environnement. En 2004, elle devient directrice de la BM pour la Russie et en 2008, vice-président de l’institution. En 2010, elle s’éloigne temporairement de la Banque Mondiale hérite du portefeuille de commissaire de l’Union Européenne à la Coopération internationale, à l’Aide humanitaire et à la Réaction aux crises. Elle est ensuite nommée vice-présidente, chargée du Budget et des Ressources humaines dans la commission Juncker. Le 28 octobre 2016, elle démissionne de sa fonction de commissaire européenne pour retourner à la Banque mondiale, en tant que directrice générale.
uneCette dame de fer au parcours exemplaire s’est illustrée dans la restructuration de la Banque Mondiale et, s’agissant de l’Afrique, en 2017, dans le déblocage de 1,6 milliard de dollars pour lutter contre la famine au Nigeria et en Afrique de l’Est. Appartenant à la même école néolibérale pro- Trump, celle pour qui un poste de CEO de la Banque Mondiale fut créée sur mesure est, comme David Malpass, l’actuel président de ladite banque, issu des petites fiches du bureau oval de la Maison Blanche. Quand Jim Yong Kim fut forcé de démissionner, c’est elle qui assura l’intérim entre février et avril 2019 , le temps que Malpass s’installe. Depuis, nous le remarquons, la Banque Mondiale est engagée dans une entreprise de rajeunissement des effectifs de manière parfois violente. Les démissions s’accumulent. Les mises au placard aussi,cas du sénégalais Mahtar Diop, exilé à la vice-présidence de la Banque mondiale pour les Infrastructures depuis le 1er juillet 2018 mais sans emprise réelle sur les décaissements. Le département Afrique a subi beaucoup de secousses par ailleurs. D’ailleurs, l’on s’interroge sur le recyclage de certains cadres de la Banque Mondiale, aux CV légèrement gonflés pour certains, casiers judiciaires égratignés pour d’autres, à la Banque Africaine de Développement.
Du reste, Kristalina Georgieva, experte en environnement, n’en est pas moins néo-libérale, partisane de la “vérité des prix”, doctrine du FMI qui a mis l’Argentine à genoux et qui menace aujourd’hui l’Afrique. Envoyée sur les traces de Christine Lagarde, qui a démissionné pour aller présider la Banque centrale européenne (BCE), celle qui lorgnait l’ONU vient accorder les violons du multilatéralisme avec le nationalisme à la Trump. «Avec Kristalina, le FMI et la Banque Mondiale vont travailler étroitement au service du développement comme ils ne l’ont jamais fait auparavant », a déclaré David Malpass en prélude au pot de départ de la fonctionnaire bulgare. Faut-il le rappeler, David Malpass fut soutien de première heure du candidat Donald Trump, durant l’élection présidentielle américaine de 2016. Celui-ci le nomme sous-secrétaire du Trésor des États-Unis pour les affaires internationales en septembre 2017 et impose sa candidature en 2019. Sa feuille de route est, au delà de littérature des institutions internationales, de ramener la Banque Mondiale sous le giron de la doctrine “America First” si chère à l’actuel locataire de la Maison Blanche.