Gestion de la transition au Mali, Pr Inamoud Ibny Yattara s’exprime

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Pr Inamoud Ibny Yattara, président de l’ONG Complexe Infaplus, une organisation de la société civile, composée d’une soixantaine d’associations, qui s’occupe de la question d’Education à la Paix et à la Sécurité, s’exprime sur la gestion de la transition à la suite de la démission du président Ibrahim Boubacar Keita, à la suite des évènements du 18 août 2020.

Pour le Pr Inamoud Ibny Yattara, president de l’ONG Infaplus, lorsqu’un Etat est dans une situation comme celle actuelle du Mali, il est nécessaire que des institutions de transition soient mises en place. Il affirme par ailleurs que le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) est venu parachever une démarche qui consiste à sécuriser et stabiliser le Mali afin de ramener la bonne gouvernance tant souhaitée par les maliens. A cet effet, cet organe, composé de militaires qui a occasionné le départ du président Ibrahim Boubacar Keita au pouvoir, doit être accompagné. Le CNSP est une opportunité qu’il faut appuyer, dit-il. Cet avènement qui a caractérisé le départ du président de la République et son régime est un changement et non un coup d’Etat, juge Pr Yattara. Pour lui cela se justifie par la non suspension de la contitution du 25 février 1992, en vigueur.

Pour répondre à la gestion du statut des personnes pour gérer les organes de la transition, le Pr Yattara préconise d’abord un cadre de concertation national qui va inclure toutes les forces vives de la nation dans lequel on ne doit pas parler ni de majorité ni d’opposition. Il estime que cette coordination des acteurs permettra de trouver des hommes et des femmes valables pour conduire cette transition qu’ils soient militaires ou civils. Pour lui le seul critère de choix doit être la compétence. Quant à la durée de la transition, le président de l’ONG Complexe Infaplus, membre de la société civile propose une durée allant de 12 à 16 mois.

En premier lieu, les acteurs de la transition doivent faire face aux préoccupations les plus urgentes et mettre en place une feuille de route qui va intégrer les questions de la sécurité et la stabilité du Mali, affirme-t-il. Etant membre de la société civile, il trouve nécessaire que cette couche qui est la société civile a un rôle extrêmement important à jouer dans tout système de veille. Elle doit veiller à ce que des bonnes décisions soient prises. Il trouve nécessaire pendant cette transition, la question de l’éducation qui va permettre le changement à tous les niveaux. Et il faut que cette attente soit acceptée par les maliens. Cela veut dire qu’il serait nécessaire d’améliorer le système éducatif malien qui a montré ses limites, affirme-t-il.

Il invite par ailleurs la communauté internationale en général et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en particulier à prendre en compte les préoccupations des maliens. Il affirme notre pays a enregistré plus de 590 cas de violation d’abus et de droit de l’homme dans ces derniers mois selon le rapport des Nations Unies. En effet, les mesures à prendre doivent être réfléchies et qui doivent normalement contribuer à nous ramener la stabilité.

IB KONE

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