(CROISSANCE AFRIQUE)-L’ouverture de la rencontre a été présidée par le Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et Halieutiques du Burkina Faso, chargé des Ressources Animales, Amadou DICKO, en présence du Ministre de l’Agriculture du Mali, Ibrahima SAMAKE et de son collègue du Sénégal en charge des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar SECK.
Ainsi, le Commissaire Mamadù Serifo JAQUITE assurant l’intérim du Président de la Commission de l’UEMOA et, et son collègue Paul Koffi KOFFI, du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Energie et de l’Economie Numérique ont pris également pris part à la cérémonie.

Dans son intervention, le Ministre délégué a mis en lumière les fragilités industrielles et la vulnérabilité alimentaire de la zone UEMOA. Pour le coton, « seuls 6% de la valeur ajoutée reste dans nos différentes économies, faute de transformation locale suffisante », a déploré Amadou DICKO.

Le constat est tout aussi préoccupant pour le riz, devenu central dans l’alimentation, où l’Union dépend encore à 50% des importations. Bien que la production rizicole ait progressé de 6% par an depuis 2008, la demande augmente, creusant le déficit.
Face à cela et à une sous-consommation chronique d’engrais, le Ministre DICKO a exhorté à l’action collective. « Le coût global des financements à mobiliser par les différentes parties prenantes, pour la mise en œuvre des premiers programmes des livres blancs au cours des cinq prochaines années, de l’ordre de 7 000 milliards FCFA est certes ambitieux, mais reste à notre portée au vu des enjeux stratégiques de ces trois filières ».
Le Commissaire JAQUITE a présenté les choix stratégiques faits par le Plan IMPACT 2030 de la Commission de l’UEMOA, rappelant que l’Union produit d’immenses richesses sans encore en recueillir tous les fruits. Pour donner corps à la Vision prospective UEMOA 2040, il a exhorté les États membres à briser la dépendance extérieure à travers l’appropriation des trois Livres blancs.

Face à ces chaînes de valeur fragmentées, la Commission de l’UEMOA attend des Ministres « une impulsion politique décisive à travers une triple exigence : l’appropriation des orientations, des engagements budgétaires nationaux fermes et la constitution d’un portefeuille de projets et la mobilisation des ressources ».

Mamadù Serifo JAQUITE a insisté sur le fait que la puissance publique ne pourra pas porter seule ce fardeau. Il a ainsi appelé à sceller un partenariat stratégique avec le secteur privé et les partenaires financiers. Le Commissaire JAQUITE a assuré de l’entière disponibilité de la Commission de l’UEMOA pour que cette réunion débouche sur des décisions fortes et des engagements prometteurs.

Après l’ouverture, les travaux se poursuivent à huis clos pour l’examen des conclusions et recommandations de la réunion des experts tenue du 20 au 22 octobre 2026.
SOURCE: DCOM/UEMOA

