(CROISSANCE AFRIQUE)- Les indicateurs économiques disponibles à la fin du mois de janvier 2026 révèlent un ralentissement notable du rythme de progression de l’activité économique en variation mensuelle au sein de la zone Uemoa, une région qui regroupe plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Selon les informations fournies par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), l’indice global du climat des affaires s’est établi à +0,8 point, dépassant ainsi sa moyenne de long terme fixée à 100, bien que cela représente une légère baisse de 0,1 point par rapport au mois précédent.
Dans le secteur du commerce de détail, la Bceao a signalé une contraction significative du chiffre d’affaires de 7,3%, contrastant avec l’augmentation de 7,8% observée le mois précédent, ce qui soulève des préoccupations quant à la consommation des ménages et à la santé du secteur. De plus, l’indice des services marchands non financiers a également enregistré un recul de 8,4%, après une hausse impressionnante de 13,6% le mois précédent, indiquant une possible stagnation dans ce domaine crucial de l’économie.
En ce qui concerne le secteur financier, l’indice des services financiers a subi un repli de 4,8% en janvier 2026, après une progression modeste de 4,5% le mois précédent, ce qui pourrait refléter une certaine prudence des investisseurs et des consommateurs face à des incertitudes économiques.
Cependant, il est intéressant de noter que l’indice de la production industrielle a connu une amélioration, s’élevant de 8,1% en rythme mensuel, après une hausse plus modeste de 1,7%, ce qui pourrait signaler une reprise dans ce secteur vital pour l’économie. Dans le domaine des bâtiments et travaux publics (BTP), une enquête menée auprès des chefs d’entreprise pourrait fournir des éclaircissements supplémentaires sur les perspectives de croissance et les défis auxquels le secteur est confronté, notamment en matière d’investissement et de demande.
Ces indicateurs, pris ensemble, peignent un tableau complexe de l’économie de la zone Uemoa, où des signes de ralentissement coexistent avec des poches de croissance, soulignant la nécessité d’une vigilance continue et d’une adaptation stratégique face aux évolutions du marché.
Cette dynamique positive observée dans l’économie est principalement attribuée à l’accroissement significatif des activités de fabrication, qui a enregistré une hausse impressionnante de 3,8 points. Ce secteur, moteur essentiel de l’innovation et de la création d’emplois, bénéficie d’une demande croissante tant sur le marché national qu’international.
Parallèlement, la production et la distribution d’électricité et de gaz ont également connu une légère augmentation de 0,2 point, reflétant une transition vers des sources d’énergie plus durables et une amélioration des infrastructures énergétiques. Cette évolution est cruciale dans le contexte actuel de lutte contre le changement climatique et de recherche d’une indépendance énergétique. De plus, la production et la distribution d’eau, ainsi que les services d’assainissement et de traitement des déchets, ont également contribué à cette dynamique avec une hausse de 0,2 point.
Notons que ces services sont essentiels non seulement pour la santé publique, mais aussi pour la préservation de l’environnement, car ils garantissent une gestion efficace des ressources et une réduction de la pollution. Ensemble, ces secteurs illustrent une croissance équilibrée et durable, soulignant l’importance d’une approche intégrée pour le développement économique et la protection de notre planète.
Daouda Bakary KONÉ

