UMOA -TITRES : l’État du Mali mobilise 55 milliards de FCFA sur le marché financier régional 

Date:

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’UMOA ce mercredi 15 avril 2026, en levant une somme impressionnante de 55 milliards FCFA. 

Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été orchestrée en collaboration avec UMOA-Titres, une entité clé dans le cadre de la gestion des titres publics dans la région.

Initialement, le montant mis en adjudication s’élevait à 50 milliards FCFA, mais l’intérêt manifesté par les investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant 112,586 milliards FCFA. Ce chiffre témoigne d’une forte confiance des investisseurs dans les titres émis par le trésor malien, bien que l’absence de soumissions pour les obligations de 7 ans ait été notable. Ce phénomène a conduit à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 225,17%, illustrant ainsi l’engouement du marché pour les bons et obligations à court et moyen terme.

Sur les 55 milliards de FCFA mobilisés par l’État du Mali, une somme impressionnante de 48 milliards de FCFA provient des banques maliennes, témoignant ainsi de l’engagement significatif du secteur bancaire dans le développement économique du pays. Ces fonds, qui représentent une part substantielle des ressources mobilisées, sont destinés à financer divers projets d’infrastructure, à soutenir les initiatives de croissance et à renforcer les services publics.

Les banques maliennes, en jouant un rôle crucial dans cette mobilisation financière, contribuent non seulement à la stabilité économique, mais aussi à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ce soutien financier est essentiel dans un contexte où le Mali cherche à surmonter des défis économiques et sociaux importants, et il souligne l’importance de la collaboration entre l’État et le secteur bancaire pour atteindre des objectifs de développement durable.

En ce qui concerne le montant des soumissions retenues par le trésor public malien, il s’élève à 55 milliards FCFA, tandis que 57,586 milliards FCFA ont été rejetés. Cela se traduit par un taux d’absorption de 48,85%, indiquant que, malgré un intérêt manifeste, une partie significative des soumissions n’a pas été acceptée, ce qui pourrait refléter des critères de sélection rigoureux ou des ajustements stratégiques dans la gestion de la dette publique. Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de gestion financière visant à optimiser les ressources publiques et à soutenir le développement économique du pays.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,43 % pour les bons, de 7,80 % pour les obligations de 3 ans et de 6,90 % pour celles de 5 ans, ce qui témoigne d’une stratégie d’investissement soigneusement élaborée. Ces rendements, bien que modestes, reflètent la stabilité et la sécurité que recherchent de nombreux investisseurs dans un environnement économique incertain. 

Par ailleurs, l’émetteur, conscient de l’importance de respecter ses engagements financiers, entend rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 14 avril 2027. Ce remboursement anticipé, qui inclut le paiement des intérêts précomptés sur la valeur nominale de ces bons, vise à rassurer les investisseurs sur la liquidité de leur investissement et à maintenir la confiance dans le marché des titres publics.
En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien prévoit de procéder au remboursement le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, fixée au 16 avril 2029 pour les obligations de 3 ans et au 16 avril 2031 pour celles de 5 ans. Cette planification rigoureuse démontre l’engagement du gouvernement à honorer ses dettes et à assurer la continuité des flux financiers. Les intérêts, quant à eux, seront versés annuellement au taux de 6,00 % pour les obligations de 3 ans et de 6,20 % pour celles de 5 ans, et ce, dès la fin de la première année. 


Notons que ce mécanisme de paiement des intérêts, qui garantit un retour sur investissement régulier, est essentiel pour attirer des investisseurs soucieux de la rentabilité de leur capital tout en maintenant une relation de confiance avec l’État malien.

 Daouda Bakary KONÉ 

croissanceafrik
croissanceafrikhttp://croissanceafrique.com
Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager:

Populaires

Lire aussi
RELATIFS

Marché Financier de l’UMOA : le trésor public Bissau Guineen a obtenu 22 milliards de FCFA

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, le lundi 13 avril 2026, un...

Mali : au-delà de l’excédent commercial, l’urgence d’un nouveau paradigme de développement (TRIBUNE)

(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Mali vient d’enregistrer un excédent commercial...

RDC: le trésor public recherche 550 millions USD sur le marché domestique au 2eme trimestre 2026

(CROISSANCE AFRIQUE)- La République démocratique du Congo, dans une...

Ghana: le gouvernement obtient  21,6 millions USD auprès l’UE pour moderniser sa ligne ferroviaire Tema-Mpakadan

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, les autorités s'apprêtent à franchir une...