(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un événement marquant s’est déroulé avec l’ouverture des travaux du Forum annuel des parties prenantes de la Sasakawa Africa Association (SAA) à Bamako, le jeudi 04 juin 2026.
Ce forum, qui a rassemblé des acteurs clés du secteur agricole, des représentants gouvernementaux, des organisations non gouvernementales, ainsi que des membres de la communauté locale, constitue un moment important pour discuter des enjeux pressants liés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire dans la région.

C’est pourquoi, le thème retenu pour ledit forum est, « régénération des terres et systèmes agroalimentaires, climato-résilients au Sahel, inclusion des femmes et des jeunes pour une sécurité alimentaire nutritionnelle, et un accès durable au marché », est d’une actualité brûlante, reflétant les défis auxquels le Sahel est confronté dans un contexte de changement climatique croissant.
Dans son discours d’ouverture, le ministre malien de l’agriculture, Dr Ibrahima Samaké, a affirmé avec conviction que « cette thématique s’inscrit dans la vision de développement du Mali ». Il a souligné que, malgré les initiatives entreprises et les résultats atteints, les systèmes de production et les systèmes agroalimentaires font toujours face à des difficultés persistantes. Les chocs climatiques fréquents, la dégradation des terres, l’ensablement des zones humides, ainsi que les difficultés d’accès au marché, constituent des obstacles majeurs à la durabilité et à la productivité de l’agriculture malienne. Face à ces défis, il devient impératif de promouvoir une agriculture résiliente, durable, productive et inclusive.

C’est pour cette raison que le forum a été conçu comme une plateforme d’échange et de collaboration, visant à rassembler des idées innovantes et des solutions concrètes pour renforcer la résilience des systèmes agroalimentaires et garantir un avenir meilleur pour les générations futures. Les discussions qui se tiendront au cours de cet événement sont attendues avec impatience, car elles pourraient ouvrir la voie à des initiatives significatives qui bénéficieront non seulement aux agriculteurs, mais aussi à l’ensemble de la population malienne.
Cette édition de 2026 revêt une importance particulière, car elle coïncide avec les 40 ans d’existence de la SAA, une organisation qui a joué un rôle crucial dans le développement agricole et la lutte contre la pauvreté en Afrique, ainsi que les 30 ans de sa présence au Mali, un pays où elle a su établir des partenariats solides et durables. Bien que les dates et le lieu exacts de l’événement ne soient pas encore officiellement annoncés, il est à noter que les éditions précédentes se sont généralement tenues au printemps, attirant des participants de divers horizons, allant des représentants gouvernementaux aux acteurs de la société civile, en passant par des chercheurs et des entrepreneurs. Ce forum représente une plateforme essentielle pour échanger des idées, partager des expériences et renforcer les collaborations en vue d’améliorer les conditions de vie des populations africaines. Dans un contexte où les défis socio-économiques sont nombreux, cette rencontre est d’une importance capitale. Les discussions qui s’y tiendront sont attendues avec impatience, car elles pourraient influencer les politiques et les initiatives futures au Mali et au-delà, touchant ainsi des millions de vies.

« Ce système de vulgarisation est soutenu par des approches intégrées innovantes et participatives, combinant agriculture génératrice, sensible à la nutrition, pour orienter vers le marché », a déclaré Dr Ibrahima Samaké, ministre malien de l’agriculture. Ses mots résonnent comme un appel à l’action, soulignant l’importance d’une agriculture qui non seulement nourrit, mais qui éduque et autonomise les communautés. Ce forum est donc non seulement un lieu de rencontre, mais aussi un catalyseur de changement, où les idées peuvent germer et se transformer en initiatives concrètes pour un avenir meilleur.Selon le ministre de tutelle, le chef de l’État, le général Assimi Goïta, a mis en place plusieurs orientations stratégiques qui visent à concrétiser l’agenda 2063, un projet ambitieux qui figure parmi les priorités de l’Union Africaine. Cet agenda se concentre sur le soutien au développement endogène de l’Afrique dans divers domaines stratégiques, notamment l’agriculture, la pêche, le changement climatique et la transformation structurelle de la croissance économique. « Ces orientations, » déclare le ministre Samaké, « traduisent une vision moderne de l’agriculture, où la productivité doit se conjuguer avec la durabilité environnementale, l’inclusion sociale et la création de valeur économique. »
En s’adressant aux participants, il souligne l’importance cruciale que le ministère de l’Agriculture accorde à la restauration des terres dégradées et à la résilience climatique des institutions familiales. Il est convaincu que la santé des sols est fondamentale pour garantir la durabilité des systèmes agroalimentaires. D
Dans cette optique, il encourage fortement l’adoption de pratiques agroécologiques, qui non seulement préservent l’environnement, mais favorisent également des méthodes de culture génératrices de revenus pour les agriculteurs. Ces initiatives visent à créer un avenir où l’agriculture africaine est non seulement productive, mais également respectueuse de l’environnement et bénéfique pour les communautés locales, renforçant ainsi le tissu économique et social du continent.

Par ailleurs, les participants, issus de divers horizons, auront l’opportunité de débattre de sujets cruciaux tels que la sécurité alimentaire, le développement durable et l’accès à l’éducation, tout en tissant des liens qui pourraient mener à des projets communs. Ces échanges promettent d’être riches et dynamiques, réunissant des experts, des praticiens et des acteurs de la société civile qui partageront leurs expériences et leurs visions. Dans un monde où les défis environnementaux et sociaux sont de plus en plus pressants, ces discussions s’avèrent non seulement pertinentes, mais essentielles pour forger des solutions innovantes et durables. « Nous devons également créer davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes, véritables moteurs de transformation de notre système agroalimentaire. Ainsi, le développement des chaînes de valeur inclusives, l’accès au financement agricole et à la restructuration des marchés demeurent des leviers essentiels pour améliorer durablement les revenus des producteurs », a-t-il conclu. Cette affirmation souligne l’importance d’une approche intégrée qui non seulement reconnaît le potentiel des jeunes et des femmes, mais qui les place au cœur des stratégies de développement.
Notons qu’en favorisant leur accès à des ressources et à des formations adaptées, on peut espérer une véritable révolution dans les pratiques agricoles, permettant ainsi de répondre aux enjeux de la sécurité alimentaire tout en promouvant l’égalité des sexes et le développement économique local.
Daouda Bakary KONÉ

