Par Agence Nabara
(CROISSANCE AFRIQUE)– Face à une demande d’électricité portée par l’urbanisation, l’industrialisation et la croissance démographique, la Côte d’Ivoire accélère le renforcement de ses capacités de production énergétique. Le gouvernement ivoirien a franchi une nouvelle étape avec la signature d’accords financiers destinés à la construction d’une centrale électrique à cycle combiné de 372 mégawatts à Songon, dans le district d’Abidjan.
D’un coût global de 423,166 milliards de francs CFA, le projet est développé en partenariat avec le groupe chinois Energy China International. À lui seul, l’investissement consacré à la centrale dépasse 342 milliards de francs CFA.
Cette infrastructure doit permettre de produire près de 2,8 milliards de kilowattheures par an, une capacité jugée stratégique dans un pays où les besoins en électricité augmentent régulièrement sous l’effet de la croissance économique et de l’expansion des activités industrielles.
Pour les autorités ivoiriennes, l’enjeu dépasse la simple augmentation de l’offre énergétique. Il s’agit également de sécuriser l’alimentation électrique de la capitale économique, de soutenir les zones industrielles en pleine expansion et d’éviter que les contraintes énergétiques ne freinent les ambitions de transformation économique du pays.
La Côte d’Ivoire, qui s’est imposée ces dernières années comme l’un des principaux producteurs d’électricité d’Afrique de l’Ouest, nourrit également l’ambition de consolider sa position de fournisseur régional d’énergie. Cette stratégie nécessite toutefois des investissements continus dans la production et le transport d’électricité afin d’accompagner la hausse de la consommation intérieure tout en maintenant les exportations vers les pays voisins.
Le lancement du projet de Songon intervient alors que le gouvernement multiplie les investissements dans le secteur énergétique. Plusieurs projets solaires ont été engagés ces dernières années afin de diversifier le mix énergétique national, historiquement dominé par le gaz naturel et l’hydroélectricité.
Les autorités estiment que la nouvelle centrale contribuera à améliorer la stabilité du réseau électrique, à renforcer la compétitivité des entreprises et à garantir un approvisionnement plus fiable pour les ménages. La clôture financière du projet est attendue avant la fin de l’année 2026 afin de respecter le calendrier de réalisation.
Au-delà de ses dimensions techniques, le projet illustre également le rôle croissant des partenariats sino-ivoiriens dans le financement des infrastructures stratégiques du pays. Pour Abidjan, la réussite de tels investissements apparaît comme une condition essentielle pour relever l’un des principaux défis de la décennie : fournir une énergie abondante, stable et accessible à une économie en pleine transformation.
Oussouf Diagola

