(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique de l’Ouest, la situation économique s’est révélée particulièrement dynamique ces dernières années, comme en témoignent les données officielles fournies par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
« Le secteur de la microfinance de l’Union compte 524 institutions de microfinance (IMF) à fin décembre 2025. Elles sont réparties entre 369 institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit, 99 sociétés de capitaux et 56 associations« , renseigne la BCEAO.
Ainsi, plusieurs chiffres ont mis en lumière des performances remarquables, notamment en ce qui concerne l’encours des dépôts, qui a connu une augmentation significative, témoignant de la confiance croissante des épargnants dans le système bancaire.
Parallèlement, l’encours des crédits a également enregistré des progressions exponentielles, ce qui indique une demande accrue de financement pour les investissements et la consommation au sein de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
« Les activités des IMF (Institution de Micro-finance) de l’Union sur cette période ont évolué à la hausse. En effet, l’encours des dépôts a augmenté de +13,6% sur l’année 2025 pour se situer à 2.793 milliards. L’encours des crédits a également connu une hausse de 9,0% pour s’établir à 2.937 milliards de FCFA » , précise le document de la Banque Centrale, la BCEAO.
Par ailleurs, la BCEAO estime que cette dynamique s’inscrit dans une expansion structurelle du secteur de la microfinance, dont la capacité d’intermédiation se renforce. Cette dynamique positive est le reflet d’une économie en pleine expansion, où les acteurs économiques, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises, cherchent à tirer parti des opportunités offertes par un environnement financier de plus en plus stable et accessible.
Aussi, les politiques monétaires mises en place par la BCEAO, visant à favoriser la croissance et à soutenir le développement économique, ont sans aucun doute joué un rôle clé dans cette évolution, renforçant ainsi l’intégration économique régionale et stimulant la confiance des investisseurs.
Notons que le secteur de la microfinance dans l’UMOA selon la BCEAO, présente « néanmoins quelques signes de vulnérabilité (dégradation progressive de la capitalisation et de la liquidité) nécessitant une attention renforcée en matière de supervision (suivi rapproché des Institutions en difficulté) et d’éventuelles mesures de recapitalisation pour restaurer la résilience du secteur« .
Daouda Bakary KONÉ

