(CROISSANCE AFRIQUE)-En Zambie, le ministère des Collectivités locales et du Développement rural a fait une annonce marquante le 14 juillet, révélant la signature de contrats pour la construction d’une centrale solaire d’une puissance de 2 MW dans chacune des 156 circonscriptions du pays.
Ce projet ambitieux, baptisé Presidential Constituency Energy Initiative (PCEI), représente une avancée significative dans le domaine des énergies renouvelables, avec une capacité cumulée impressionnante de 312 MW et un investissement colossal de 4,3 milliards de kwachas, équivalant à environ 236 millions de dollars.
Les cinq groupements sélectionnés pour mener à bien cette initiative ont un délai contractuel de 12 mois pour réaliser les installations, un défi qui nécessitera une coordination minutieuse et une expertise technique. ZESCO, la société nationale d’électricité, jouera un rôle clé en assurant la gestion technique du programme et en supervisant le raccordement de ces nouvelles infrastructures au réseau électrique national. En parallèle, le gouvernement zambien prévoit la création de 15 600 emplois, bien que les détails concernant la nature et la durée de ces emplois n’aient pas encore été précisés, laissant place à des spéculations sur les opportunités qui pourraient en découler pour les communautés locales.
« En intégrant ces centrales solaires au réseau national, cette initiative contribue à l’objectif de long terme visant à accroître les capacités de production d’électricité de la Zambie », a déclaré Nicholas Phiri, secrétaire permanent au ministère. Cette déclaration souligne l’importance de l’initiative non seulement pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays, mais aussi pour promouvoir un avenir durable et respectueux de l’environnement. En effet, la transition vers des sources d’énergie renouvelables comme l’énergie solaire est essentielle pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et pour lutter contre les effets du changement climatique, tout en favorisant le développement économique et social de la Zambie.
Les autorités locales doivent par ailleurs détenir des participations dans les centrales, une mesure qui vise à renforcer leur implication dans la gestion et le développement énergétique de la région. En effet, les revenus générés par ces centrales permettront non seulement de financer des projets communautaires essentiels, mais aussi de transformer une partie des fonds de développement des circonscriptions en actifs productifs, favorisant ainsi une dynamique économique locale durable et inclusive. Cette initiative pourrait également stimuler l’engagement des citoyens envers les projets énergétiques, créant un sentiment d’appartenance et de responsabilité collective.
Vers un réseau électrique plus résilient, cette démarche s’inscrit dans une vision à long terme pour la Zambie, qui cherche à diversifier ses sources d’énergie. L’annonce fait suite à la finalisation, en mai, du processus de sélection des constructeurs, précédemment rapportée par l’Agence Ecofin. Cette étape cruciale intervient alors que la Zambie accélère le développement du solaire, un choix stratégique visant à réduire la vulnérabilité d’un système électrique encore largement dépendant de l’hydroélectricité. En effet, les fluctuations climatiques et les périodes de sécheresse prolongées ont mis en lumière les limites de ce modèle énergétique, incitant le pays à explorer des alternatives plus durables et résilientes.
En répartissant les installations entre toutes les circonscriptions, le Programme de Construction d’Énergie Intégrée (PCEI) doit désormais démontrer la capacité du pays à déployer rapidement une production décentralisée à l’échelle nationale. Cette approche vise à compléter les centrales à grande échelle, tout en garantissant un accès équitable à l’électricité pour toutes les communautés, même les plus éloignées.
Notons que l’objectif ultime est de bâtir un réseau électrique non seulement plus robuste, mais également capable de répondre aux besoins croissants de la population tout en soutenant le développement économique et social du pays.

