(CROISSANCE AFRIQUE)- Les conditions de financement au sein de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont connu un assouplissement notable en février 2026, marquant un tournant significatif dans le paysage économique de la région
Cette évolution a été accompagnée d’une baisse généralisée des taux d’intérêt sur le marché monétaire, un fait qui a été mis en lumière dans la note de conjoncture économique publiée en mars 2026 par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Cette dynamique positive s’explique principalement par un niveau de liquidité bancaire jugé confortable dans la zone, ce qui a permis aux institutions financières de mieux répondre aux besoins de financement de l’économie. Sur les guichets de refinancement de la Bceao, le taux moyen pondéré des appels d’offres à une semaine a enregistré une baisse significative, s’établissant à 3,92% en février 2026, en comparaison avec 4,43% en janvier. Cette diminution des taux témoigne d’une volonté de stimuler l’activité économique en rendant le crédit plus accessible.
De plus, le taux marginal a également connu une diminution, passant de 3,60% à 3,26% durant la même période, ce qui reflète une volonté des autorités monétaires d’encourager les banques à prêter davantage. Sur le marché interbancaire, la tendance à la baisse se poursuit, avec un taux d’intérêt moyen pondéré sur la maturité à une semaine qui s’est établi à 4,23% en février 2026, enregistrant ainsi une baisse de 61 points de base par rapport à janvier, où il était de 4,84%. Ce contexte favorable pourrait inciter les acteurs économiques à investir davantage, favorisant ainsi une relance durable dans la région.En février, toutes maturités confondues, les transactions interbancaires ont été réalisées à un taux moyen de 4,47%, marquant ainsi une diminution significative de 54 points de base par rapport au mois précédent, où le taux était de 5,01%. Cette tendance à la baisse témoigne d’une évolution notable dans le paysage financier, reflétant des ajustements dans les conditions de marché et les politiques monétaires en vigueur. Sur une période d’un an, la chute est encore plus prononcée, avec un recul impressionnant de 164 points de base par rapport à février 2025, où le taux moyen avait atteint 6,11%. Cette dynamique soulève des questions sur les facteurs sous-jacents à cette diminution, notamment les influences économiques globales, les décisions des banques centrales, et les fluctuations de la demande de liquidités sur les marchés interbancaires.
Notons que les acteurs du secteur financier et les analystes surveillent de près ces évolutions, car elles peuvent avoir des répercussions significatives sur les coûts de financement et, par conséquent, sur l’ensemble de l’économie.
Abdoulaye KONÉ

