(CROISSANCE AFRIQUE)-Afin de financer son budget, l’État du Togo a réussi à lever une somme impressionnante de 33 milliards FCFA ce vendredi 3 avril 2026, lors d’une opération sur le marché financier de l’UMOA.
Cette opération a été réalisée à travers une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor (BAT) d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor (OAT) avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative témoigne de la volonté de l’État de diversifier ses sources de financement et d’assurer la continuité de ses projets de développement.
Selon les données fournies par UMOA-Titres, le montant initial mis en adjudication s’élevait à 30 milliards FCFA. Cependant, l’engouement des investisseurs a été tel que l’émetteur a reçu des soumissions globales atteignant un montant colossal de 120,716 milliards FCFA. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 402,39 %, révélant ainsi un intérêt marqué pour les titres publics togolais et la confiance des investisseurs dans la gestion économique du pays.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’élève à 33 milliards FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que le montant rejeté atteint 87,716 milliards FCFA. Cette situation se traduit par un taux d’absorption de 27,34 %, indiquant que, bien que l’État ait réussi à lever des fonds significatifs, une part importante des soumissions n’a pas été acceptée. Ce processus d’adjudication, qui reflète la dynamique du marché financier, souligne à la fois les défis et les opportunités auxquels l’État du Togo est confronté dans sa quête de financement pour ses projets d’infrastructure et de développement économique.Les investisseurs qui ont eu la chance de voir leurs soumissions retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré particulièrement attractif, s’élevant à 6,16 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, à 7,41 % pour celles de 5 ans, et à 7,31 % pour les obligations de 7 ans. Ces rendements témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour ces instruments financiers, qui offrent une sécurité relative tout en garantissant un revenu régulier.
Le remboursement du capital des obligations se déroulera de manière organisée, le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 7 avril 2029 pour les obligations de 3 ans, au 7 avril 2031 pour celles de 5 ans, et au 7 avril 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement est crucial pour les investisseurs, car il leur permet de planifier leurs flux de trésorerie et d’anticiper leurs besoins financiers futurs.
En ce qui concerne le paiement des intérêts de ces obligations, l’émetteur a prévu de procéder à des paiements annuels, calculés sur la base de taux d’intérêt attractifs de 6,15 % pour les obligations de 3 ans, 6,35 % pour celles de 5 ans, et 6,50 % pour celles de 7 ans.
Notons que ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année, offrant ainsi aux investisseurs une source de revenus réguliers et prévisibles, ce qui est particulièrement apprécié dans un environnement économique incertain.
Korotoumou Sylla

