(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée -Bissau, pour faire face à ses besoins budgétaires croissants, l’Etat a entrepris une démarche stratégique en se tournant vers les investisseurs du marché financier de l’UMOA.
Le mardi 9 juin 2026, dans le cadre d’une émission d’adjudication simultanée, le pays a réussi à lever la somme impressionnante de 15 milliards FCFA, grâce à la mise en circulation de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans. Cette opération a été réalisée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution reconnue pour son expertise dans la gestion des titres publics.
L’émetteur, conscient de l’importance de cette opération pour soutenir ses finances publiques, avait initialement mis en adjudication un montant de 15 milliards de FCFA. Cependant, l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec un montant total des soumissions atteignant 81,288 milliards FCFA. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 541,92%, témoignant ainsi de la confiance des investisseurs envers la stabilité économique et les perspectives de croissance de la Guinée Bissau.
Cette dynamique positive sur le marché financier souligne non seulement la capacité de l’Etat à mobiliser des ressources, mais aussi l’attrait croissant de ses titres auprès des acteurs économiques de la région.Le montant total des soumissions retenues s’élève à 15 milliards FCFA, une somme qui a été exclusivement prélevée sur les obligations, tandis que le montant des soumissions rejetées atteint 66,288 milliards FCFA.
Cette situation se traduit par un taux d’absorption de 45,69%, un chiffre qui témoigne de l’intérêt des investisseurs pour ces obligations, malgré le montant significatif des soumissions non retenues. Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 8,31%, un taux qui reflète la confiance placée dans la solidité de l’émetteur et la rentabilité de l’investissement.
Notons que l’émetteur a prévu de rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 10 juin 2029. Ce remboursement est crucial pour maintenir la crédibilité de l’émetteur sur le marché financier. De plus, il est prévu que le paiement des intérêts soit effectué annuellement, à un taux de 6,25%, et ce, dès la fin de la première année suivant l’émission des obligations.
Pour rappel, ce mécanisme de paiement d’intérêts assure aux investisseurs un flux de revenus régulier, renforçant ainsi l’attrait de ces obligations dans un environnement économique où la recherche de rendements stables est primordiale.
Mariam KONE

