(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le 15 septembre 2026, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’UEMOA, où la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à encaisser une somme impressionnante de 109,653 milliards de FCFA.
Cette opération a été réalisée à l’issue d’une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor (OAT) de 3, 5 et 7 ans. Pour cette adjudication, l’émetteur avait initialement mis en jeu un montant de 100 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes.
En effet, les soumissions globales reçues ont atteint un total de 127,668 milliards de FCFA, illustrant ainsi un vif intérêt pour ces instruments de dette publique. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 127,67%, témoignant de la confiance des investisseurs dans la solidité financière de l’État ivoirien.
Parmi ces soumissions, le montant retenu s’est élevé à 109,653 milliards de FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que 18,014 milliards de FCFA ont été rejetés, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 85,89%. Ce taux d’absorption élevé indique non seulement une forte demande pour les obligations du trésor, mais également une gestion efficace de l’émission par la direction générale du trésor, qui a su attirer des capitaux significatifs tout en maintenant une structure de maturité diversifiée. Cette opération renforce la position de la Côte d’Ivoire sur le marché financier régional et souligne l’importance des instruments de dette dans le financement des projets de développement économique du pays. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,29 % pour les obligations de 3 ans, 7,07 % pour celles de 5 ans et 7,15 % pour celles de 7 ans. Ces rendements, soigneusement calculés, témoignent de l’attractivité des investissements dans ces instruments financiers, offrant aux investisseurs une opportunité de générer des revenus stables et prévisibles sur la durée de l’engagement. L’émetteur, conscient de l’importance de respecter ses engagements financiers, prévoit de rembourser le capital des obligations émises le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 14 septembre 2029 pour celles de 3 ans, au 16 septembre 2031 pour celles de 5 ans et au 16 septembre 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement, bien défini, assure aux investisseurs une visibilité sur le retour de leur capital, renforçant ainsi la confiance dans l’émetteur.
Concernant le paiement des intérêts, il se fera annuellement au taux de 5,20 % pour les obligations de 3 ans, 5,45 % pour celles de 5 ans et 5,70 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année.
Notons que ce mécanisme de paiement régulier des intérêts est particulièrement attrayant pour les investisseurs à la recherche de flux de trésorerie constants, leur permettant de planifier efficacement leurs finances tout en bénéficiant d’un rendement compétitif sur leur investissement. Ces taux d’intérêt, fixés avec soin, reflètent non seulement les conditions du marché, mais aussi la solidité de l’émetteur, offrant ainsi une perspective favorable pour ceux qui choisissent d’investir dans ces obligations.
Daouda Bakary KONÉ

