UEMOA/WAGA ResIP: Acquis des projets d’investissement pour la résilience des zones côtière en Afrique de l’ouest

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(CROISSANCE AFRIQUE)- À Ouagadougou, s’est déroulée, une session de formation et de sensibilisation destinée aux journalistes économiques de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Ce rassemblement, effectué le mercredi 16 septembre 2026, s’inscrit dans une initiative plus large visant à renforcer les capacités des professionnels des médias dans le domaine économique, un secteur crucial pour le développement et l’intégration régionale, la gestion des zones côtières de l’espace communautaire.

Ainsi, le panel, riche en échanges et en apprentissages, est animé par Ousmane Ilboudo, un expert et point focal de WACA au sein de la commission de l’UEMOA. Sa présence promet d’apporter une perspective éclairée et des outils pratiques aux participants, leur permettant ainsi de mieux comprendre les enjeux économiques de la région et d’améliorer la qualité de leur reportage.

Les journalistes, venant de divers pays membres de l’UEMOA, ont eu l’occasion d’interagir, de partager leurs expériences et d’approfondir leurs connaissances sur des sujets tels que la politique monétaire, le commerce intra-régional, et les défis économiques contemporains. Ce moment de formation est non seulement une opportunité d’apprentissage, mais également un espace de réseautage essentiel pour renforcer la collaboration entre les médias de la région.

Le littoral ouest-africain: un patrimoine stratégique

Aujourd’hui, ces zones côtières, véritables joyaux de la nature, sont considérées comme « une richesse naturelle et économique » pour les Etats membres de l’UEMOA, l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine. Ces espaces de vie vibrants tournent autour des populations, des villes et des villages qui se sont installés au contact de la mer, créant ainsi une interface dynamique qui illustre un « moteur économique dynamique » de l’espace communautaire.

Aussi, ces zones côtières, avec leurs paysages à couper le souffle, abritent une multitude d’activités économiques florissantes, notamment la pêche, le tourisme, le commerce, le transport et d’autres activités côtières, comme l’a souligné Ousmane Ilboudo, point focal des projets WACA ResIP à la commission de l’UEMOA. Les zones côtières ne se limitent pas seulement à leur potentiel économique ; elles sont également composées d’écosystèmes riches et variés, tels que les mangroves, les plages dorées et les zones humides, qui assurent des fonctions essentielles pour l’environnement.

Par ailleurs, ces écosystèmes jouent un rôle crucial dans la protection des côtes, la régulation des écosystèmes marins et la préservation de la biodiversité. Par ailleurs, ces zones accueillent des concentrations humaines significatives : plus de 40 % de la population des pays côtiers y réside, et 51 % de la population urbaine ouest-africaine y est établie. Ces régions abritent également les capitales des pays côtiers, telles que Nouakchott, Dakar, Abidjan, Accra, Lomé, Douala et Libreville, qui sont des centres névralgiques de l’activité économique et culturelle. Ainsi, les zones côtières se révèlent non seulement comme des espaces de vie, mais aussi comme des carrefours d’opportunités et de diversité, façonnant l’avenir de la région ouest-africaine.

Aussi, selon lui, elle constitue 56% du PIB d’Afrique de l’Ouest, un chiffre qui souligne l’importance cruciale de cette région dans le contexte économique global. Hébergeant ainsi d’importantes infrastructures aéroportuaires et commerciales, ainsi que des pôles industriels et logistiques, cette zone se révèle être un véritable carrefour d’échanges et de développement. En tant que réservoir de biodiversité et de ressources naturelles, les zones côtières se présentent comme des écosystèmes vitaux, riches en biodiversité marine, en mangroves, en lagunes et en estuaires.

Ces milieux naturels, selon les explications de Monsieur Ilboudo de l’UEMOA, fournissent des services écosystémiques essentiels, contribuant non seulement à la richesse biologique de la région, mais également à la protection contre les catastrophes naturelles, un aspect de plus en plus crucial face aux défis environnementaux contemporains.

En effet, les acquis structurants des WACA ResIP, au niveau des pays membres de l’UEMOA, témoignent des efforts déployés pour renforcer ces infrastructures côtières. Le Bénin, en particulier, avance dans ses projets d’aménagement côtier, notamment à Millacondji, où des travaux significatifs sont en cours. La construction des ouvrages de protection côtière, comprenant huit (8) épis moteur de sable s’étendant sur 5,3 km, est un élément clé de cette initiative. De plus, le comblement des bras morts lagunaires sur 1 km et le curage mécanique du chenal de Gbagal sont des actions concrètes visant à améliorer la gestion des ressources en eau.

Il y a aussi, le drainage du plan d’eau sur 23 km et la stabilisation des berges par des techniques de génie végétal, accompagnées d’un revêtement en roche, illustrent l’engagement du pays à préserver son environnement côtier tout en soutenant son développement économique. Ces efforts combinés visent à garantir une résilience face aux défis environnementaux tout en favorisant une croissance durable pour les générations futures.

En effet, dans un monde où les catastrophes naturelles et les changements climatiques deviennent de plus en plus fréquents, il est impératif de mettre en place des stratégies robustes qui permettent non seulement de s’adapter aux nouvelles réalités, mais aussi de promouvoir un développement harmonieux et respectueux de l’environnement. Cela implique une collaboration étroite entre les nations, les institutions et les communautés locales, afin de créer des solutions innovantes et durables qui répondent aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations à venir.

Notons que le coût global de la phase I du ResIP avoisinait les 221,7 millions de dollars, un investissement significatif qui a mobilisé des ressources financières visant a appuyé les problématiques retenues et six pays et de quatre institutions régionales étaient concernés. Cette phase initiale a permis de poser les bases d’une coopération internationale solide, favorisant le partage des connaissances et des meilleures pratiques. La phase II, quant à elle, est financée à hauteur de 256 millions de dollars et concernait trois pays membres de l’Union ainsi que six institutions régionales.

Pour rappel, ce financement accru témoigne de l’engagement continu envers la durabilité et la résilience, en élargissant les initiatives déjà mises en œuvre et en intégrant de nouveaux partenaires dans cette démarche cruciale. Grâce à ces efforts concertés, il est possible d’espérer un avenir où les défis environnementaux sont non seulement reconnus, mais également surmontés avec succès, garantissant ainsi un héritage positif pour les générations futures.

Daouda Bakary KONÉ envoyé spécial à Ouagadougou

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