(CROISSANCE AFRIQUE)-À Ouagadougou, La quatrième journée des travaux de la session de formation et de sensibilisation des journalistes a été marquée par un thème crucial et d’actualité : « Stratégies de développement du secteur privé et de promotion du dialogue public-privé dans l’espace UEMOA 2026-2030 ».
Quelles stratégies de développement du secteur privé et de promotion du dialogue public-privé dans l’espace de l’Union 2026-2030?
Cet événement s’est tenu le jeudi 17 septembre 2026, et a été animé avec brio par Khady Evelyne Denise NDIAYE, Directrice du Secteur Privé au sein de la commission de l’UEMOA. Ce panel a constitué une occasion précieuse pour les hommes de médias de l’UEMOA, leur permettant de plonger au cœur des enjeux stratégiques qui entourent le développement du secteur privé dans la région.
Les discussions ont été riches et variées, abordant des questions essentielles telles que les mécanismes de collaboration entre les secteurs public et privé, ainsi que les défis et opportunités qui se présentent à l’horizon 2026-2030. Ainsi, l’engouement palpable des journalistes économiques de l’UEMOA a témoigné de l’importance de ce sujet, suscitant un vif intérêt et des échanges animés parmi les participants. Chaque intervenant a apporté des perspectives uniques, enrichissant le débat et favorisant une meilleure compréhension des enjeux économiques qui façonnent l’avenir de la région.
Discussions et échanges axés sur des pistes de solutions du secteur privé de l’UEMOA
Les discussions ont également permis de mettre en lumière les meilleures pratiques et les expériences réussies, offrant ainsi des pistes concrètes pour renforcer le dialogue entre les acteurs publics et privés. Ce moment de partage a non seulement renforcé les compétences des journalistes, mais a également contribué à créer un réseau de professionnels engagés dans la promotion d’un développement économique durable et inclusif au sein de l’UEMOA.
Selon Khady Evelyne Denise NDIAYE, Directrice du Secteur Privé au sein de la commission de l’UEMOA, le coût global de la mise en œuvre de la Stratégie de développement du secteur privé et de promotion du dialogue public-privé dans l’espace communautaire pour la période 2026-2030 est fixé à un montant global de 2,095 milliards de FCFA.
Au regard des enjeux, ce montant reflète l’ampleur des efforts nécessaires pour dynamiser le secteur privé dans cette région. En ce qui concerne les financements du programme WARDIP, Mme NDIAYE a expliqué que plusieurs partenaires techniques et financiers sont déjà engagés dans des actions en lien avec cette stratégie, parmi lesquels la Banque mondiale, qui contribue à hauteur de 11,6 milliards de FCFA. Cela souligne l’importance d’une collaboration internationale pour soutenir le développement économique de l’Union.
Au sein de l’UEMOA, seulement entre 12 et 27 % des entreprises ont un accès au financement
Dans son exposé, Khady Evelyne Denise NDIAYE a également souligné que le secteur privé dans cette région demeure encore peu compétitif. Elle a précisé que le diagnostic réalisé indique que seulement entre 12 et 27 % des entreprises ont un accès au financement, un obstacle majeur qui est aggravé par le coût élevé du crédit. Ce constat est particulièrement préoccupant, car il met en lumière la part relativement faible de l’industrie dans le PIB des États membres de l’UEMOA. De plus, elle a évoqué les infrastructures économiques et énergétiques qui sont insuffisantes, entravant ainsi la croissance et le développement des entreprises.
Aussi, le tissu industriel est dominé par les PME/PMI, qui, bien qu’elles soient essentielles pour l’économie locale, sont souvent orientées vers des marchés restreints et manquent de ressources pour innover et se développer à l’échelle régionale. Ces défis nécessitent une attention urgente et des interventions stratégiques pour renforcer la compétitivité du secteur privé et favoriser un environnement propice à l’investissement et à la croissance durable.
UEMOA et la vision d’un secteur privé compétitif d’ici 2030
Cependant, Mme NDIAYE a souligné avec une clarté remarquable que « Deux stratégies pour une même ambition: un secteur privé compétitif. » Cette déclaration met en lumière la Stratégie de Développement du Secteur Privé, qui se présente comme un cadre de référence essentiel pour améliorer la compétitivité des entreprises au sein de l’espace communautaire. En parallèle, elle a évoqué la Stratégie de promotion du Dialogue Public-Privé, qui vise à structurer la concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Cette approche collaborative est cruciale pour favoriser un environnement où les entreprises peuvent prospérer, tout en assurant que les politiques publiques répondent aux besoins du secteur privé.
Par ailleurs, elle a précisé qu’il existe « Quatre axes stratégiques » qui constituent les fondements de l’action régionale pour la période 2026-2030. Khady Evelyne Denise NDIAYE, Directrice du Secteur Privé au sein de la commission de l’UEMOA, a expliqué que ces axes sont soutenus par « ces quatre leviers » qui structurent les initiatives à venir. Parmi ces leviers, on trouve l’Amélioration du niveau de productivité du secteur privé, qui est indispensable pour garantir la compétitivité sur le marché régional et international. De plus, la Facilitation de l’accès au financement est primordiale pour permettre aux entreprises, notamment les PME, de se développer et d’innover.
Notons que le développement des Infrastructures économiques et des services partagés est également essentiel, car il crée un environnement propice aux affaires et stimule la croissance économique. Pour rappel, le Renforcement du cadre Juridique et institutionnel est une condition sine qua non pour assurer un climat d’affaires stable et attractif, favorisant ainsi l’investissement et la durabilité des entreprises dans la région.
Daouda Bakary KONÉ envoyé spécial à Ouagadougou

