(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, ce mercredi 23 septembre 2026, un événement marquant s’est déroulé dans le domaine financier, où la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à encaisser une somme impressionnante de 45,5 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication, qui a concerné des bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été réalisée en partenariat avec UMOA-Titres, une entité clé dans le financement des États membres de la région.
L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant global de 45 milliards de FCFA, un chiffre qui témoigne de l’engagement du Burkina Faso à mobiliser des ressources financières pour soutenir son développement. Les résultats de cette adjudication ont révélé un intérêt marqué des investisseurs, avec un montant total de soumissions qui a atteint 70,218 milliards de FCFA. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 156,04 %, illustrant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité financière du pays et dans les instruments proposés.
Sur les 70,218 milliards de FCFA soumis, le montant des soumissions retenu s’est établi à 45,5 milliards de FCFA, tandis que 24,718 milliards de FCFA ont été rejetés. Ce processus a donc abouti à un taux d’absorption de 64,80 %, ce qui souligne l’efficacité de l’émission et l’appétit des investisseurs pour les titres du trésor burkinabé. Cette opération financière, au-delà de son aspect technique, représente une étape cruciale dans la stratégie de financement du Burkina Faso, visant à renforcer sa capacité d’investissement et à soutenir ses projets de développement économique.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues dans le cadre de cette opération financière se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 3,70 % pour les bons émis, un chiffre qui témoigne de la stabilité et de la sécurité de cet investissement. Pour les obligations de 3 ans, le rendement s’élève à 6,95 %, tandis que celles de 5 ans offrent un rendement attractif de 7,50 %. Les obligations de 7 ans, quant à elles, présentent un rendement légèrement inférieur à 7,40 %, mais demeurent compétitives sur le marché.
Le Trésor Public burkinabé a pris un engagement ferme envers les investisseurs en s’assurant que le capital des bons émis sera remboursé le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 22 septembre 2027. Ce remboursement rapide est un gage de confiance pour les investisseurs, qui peuvent ainsi planifier leurs finances avec assurance. Les intérêts, quant à eux, sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, ce qui signifie que les investisseurs bénéficieront d’un retour sur investissement dès le départ.
En ce qui concerne les obligations, l’émetteur a également pris des engagements clairs. Le remboursement du capital des obligations sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 24 septembre 2029 pour celles de 3 ans, au 24 septembre 2031 pour celles de 5 ans, et au 24 septembre 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement bien défini permet aux investisseurs de mieux gérer leurs attentes financières.
Notons que le paiement des intérêts se fera annuellement, avec un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans, et 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Ces taux d’intérêt compétitifs renforcent l’attrait de ces investissements, offrant aux investisseurs une opportunité de croissance stable et prévisible dans un environnement économique en constante évolution.
Abdoulaye KONÉ

