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Au Ghana, la Quatrième édition cohorte de la remise de diplômes du CALA se tiendra à Accra

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CALA célèbre la remise de diplômes de sa quatrième cohorte à Accra, au Ghana, et annonce l’expansion de son Programme de Leadership en Afrique francophone

Accra, Ghana – 3 décembre 2025.
Le Centre pour les Leaders Africains dans l’Agriculture (CALA), une initiative portée par AGRA en partenariat avec l’African Management Institute (AMI), a célébré avec fierté la graduation de la quatrième cohorte de leaders seniors lors d’une cérémonie de haut niveau organisée du 2 au 3 décembre 2025 à Accra, au Ghana.

L’évènement a réuni des représentants gouvernementaux, du secteur privé, d’organisations paysannes, de partenaires de développement, d’institutions financières ainsi que des jeunes leaders, marquant une nouvelle étape dans la promotion de l’excellence en leadership et de la collaboration systémique dans les systèmes alimentaires africains.

Cette cohorte, issue des ministères de l’agriculture, d’agro-industries, d’organisations de la société civile et d’agences de développement, représente huit pays d’Afrique de l’Est, de l’Ouest et d’Afrique australe. Ensemble, ces leaders ont suivi le Programme Avancé de Leadership du CALA pendant 16 mois, couronné par la mise en œuvre de Projets d’Apprentissage par l’Action (ALPs) alignés sur les programmes phares nationaux.

Les ALPs constituent des initiatives concrètes et orientées vers les résultats, permettant aux participants d’appliquer des compétences de collaboration, de redevabilité et de leadership adaptatif pour générer des changements systémiques mesurables à travers les chaînes de valeur.

Les jeunes leaders au premier plan
Un trait marquant de cette quatrième cohorte est la forte présence de jeunes de moins de 35 ans, illustrant l’engagement stratégique du CALA à renforcer la participation et le leadership des jeunes dans les systèmes alimentaires africains.

Avec une économie alimentaire africaine qui devrait dépasser 1 000 milliards USD d’ici 2030, le leadership des jeunes apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour une transformation continentale à grande échelle.

« Beaucoup des solutions les plus prometteuses dans le secteur agricole aujourd’hui viennent des jeunes Africains », a souligné Lilian Githinji, Senior Specialist – Institutional Capacity Strengthening chez AGRA et responsable du CALA. « Notre responsabilité est de les outiller et de les accompagner avec les partenariats nécessaires pour faciliter la mise en œuvre. »

Tout au long du programme, les participants ont conduit des initiatives axées sur la réduction des pertes post-récolte, la transformation alimentaire, l’inclusion des jeunes et des femmes, l’extension digitale, l’influence politique et la résilience des systèmes alimentaires.

Du concept au changement systémique : le modèle CALA
Le CALA repose sur une conviction forte : les outils seuls ne transforment pas les systèmes. Ce sont les leaders, les institutions et les collaborations qui le font.

Le Programme Avancé de Leadership combine apprentissage pratique, coaching, échanges entre pairs, redevabilité institutionnelle et collaboration multisectorielle. Il crée un environnement dans lequel les leaders africains peuvent modifier leurs comportements, repenser les structures et mettre en œuvre des engagements ambitieux pour contribuer aux objectifs nationaux et régionaux de sécurité alimentaire.

Les participants développent des ALPs alignés sur les priorités agricoles nationales et les mandats institutionnels, en équipes mixtes issues des secteurs public, privé et de la société civile. Cette approche collaborative garantit que les solutions s’intègrent dans les systèmes — plutôt qu’à l’échelle individuelle — et renforcent un leadership collectif durable.

Expansion en Afrique francophone

Lors de la cérémonie de graduation, le CALA a officiellement annoncé l’extension de son Programme Avancé de Leadership à quatre pays francophones : le Togo, le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso, dès le début de l’année 2026.

Cette expansion reflète :
une demande croissante de capacités de leadership collaboratif à l’échelle continentale ;
l’engagement du CALA envers l’inclusivité ;
la reconnaissance du rôle essentiel d’une harmonisation du leadership entre régions et langues pour transformer les systèmes alimentaires africains.

Le leadership : une nécessité urgente

L’Afrique se trouve à un tournant décisif. Les solutions existent, mais leur mise à l’échelle exige des leaders capables de mobiliser les institutions, d’aligner les agendas et d’instaurer la confiance.
Le CALA défend l’idée que le leadership collaboratif est le moteur le plus puissant pour faire progresser les systèmes alimentaires africains, en particulier dans les pays confrontés aux chocs climatiques, aux perturbations du marché et à la pression démographique.

La quatrième cohorte démontre que la transformation est en marche lorsque les leaders africains disposent des capacités pour l’impulser.

À propos de CALA
Le Centre pour les Leaders Africains dans l’Agriculture est le principal programme africain de leadership collaboratif pour la transformation des systèmes alimentaires. Hébergé par AGRA, CALA renforce les capacités de leadership des cadres seniors et des jeunes leaders au sein des gouvernements, du secteur privé et de la société civile.
À travers son Programme Avancé de Leadership et sa plateforme Alumni, CALA bâtit un réseau de leaders résilients, collaboratifs et responsables, œuvrant pour un impact durable sur les systèmes alimentaires du continent.

Mali: le Président Goïta préside la cérémonie de baptême de la 47ème promotion de l’ÉMIA de Koulikoro

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, dans un contexte marqué par des évolutions significatives sur le plan politique et militaire, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, qui occupe également les fonctions de Chef de l’État ainsi que celles de Chef Suprême des Armées, a présidé ce vendredi 28 novembre 2025, avec une grande solennité et une attention particulière, la cérémonie de baptême de la 47e promotion de l’École Militaire Interarmes de Koulikoro (EMIA).

Cette institution, reconnue pour sa formation de qualité destinée à préparer les futurs leaders militaires du pays, a vu se rassembler des officiers, des familles ainsi que des dignitaires militaires, tous témoins de cet événement marquant qui honore la tradition guerrière et la continuité du service patriote.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, du Président du Conseil National de Transition, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, du Gouverneur de la région de Koulikoro, du Maire, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement. La cérémonie a également enregistré la participation des Chefs d’État-Majors, des Directeurs des services des Armées, des diplomates accrédités auprès de la République du Mali, ainsi que des partenaires et amis du pays, venus saluer cet engagement renouvelé en faveur de la montée en puissance des Forces Armées et de Sécurité.

La 47e promotion de l’EMIA se compose de 343 jeunes officiers provenant du cycle normal et du cycle spécial. Ils ont prêté serment devant le drapeau national, symbole de souveraineté, et devant le Chef Suprême des Armées, s’engageant à servir la patrie avec loyauté, discipline et dévouement, dans le strict respect des valeurs républicaines.

Le cycle normal, constitué de 325 officiers dont 34 femmes, regroupe des ressortissants de neuf pays frères. Cela témoigne de la vocation régionale et africaine de l’institution. À cet égard, le Mali compte 311 officiers dont 32 personnels féminins, issus du concours direct, de la voie professionnelle, d’un concours spécifique au profit des Forces spéciales et d’un nouveau dispositif de recrutement de spécialistes. Ce dernier constitue une innovation majeure visant à doter les différentes directions des Armées d’experts dans des domaines spécifiques, en particulier dans le génie militaire, les transmissions et télécommunications, la santé militaire, le matériel et les hydrocarbures, ainsi que la communication institutionnelle.

Le major de cette promotion pour le cycle normal est le Sous-lieutenant Idrissa TIAMA, de nationalité malienne, avec la remarquable moyenne de 16,600 sur 20. Cela témoigne de l’excellence du niveau acquis. Quant au cycle spécial, il regroupe 18 officiers, tous nationaux, dont 3 médecins généralistes et 15 médecins spécialistes. Le major du cycle spécial est le Lieutenant Fousseyni TRAORÉ, médecin généraliste, avec une moyenne de 15,19 sur 20. La cérémonie a également été l’occasion de saluer la coopération Sud-Sud, notamment avec l’Ouganda. En effet, 19 officiers de cette promotion ont validé un module de formation en Ouganda, à l’instar de 18 de leurs aînés de la promotion précédente.

Au cours de leur formation, les jeunes officiers ont bénéficié d’un enseignement complet et rigoureux, combinant instruction tactique, entraînement physique et formation militaire générale. Ils ont également suivi des modules spécialisés, notamment l’aguerrissement commando, destiné à développer la résistance physique et mentale ainsi qu’à renforcer la maîtrise du combat en milieu désertique, urbain ou forestier. Le tir de combat, centré sur la précision et la réactivité opérationnelle, ainsi que les opérations de maintien de la paix, ont également constitué des volets majeurs de leur formation, afin de leur permettre d’évoluer aussi bien dans des contextes nationaux qu’internationaux.

Dans son intervention devant la presse, le Chef Suprême des Armées a rappelé que le choix du parrain de la promotion constitue « un acte de reconnaissance et de mérite ». En attribuant à la 47e promotion le nom du Feu Général de Brigade Pangassy SANGARÉ, les autorités rendent hommage à un serviteur émérite de l’État, dont le parcours exemplaire demeure une source d’inspiration pour les Forces Armées maliennes. Le Président de la Transition a invité les nouveaux officiers à incarner les valeurs portées par cet illustre militaire, notamment la loyauté, le dévouement et la capacité au sacrifice suprême pour la défense de la nation.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, salué la mémoire des soldats et civils tombés sur le champ de l’honneur et a félicité les nouveaux officiers pour avoir achevé leur formation initiale, essentielle à l’exercice du commandement dans un contexte sécuritaire exigeant. Il a rappelé que, dans les opérations en cours, dominées par des actions offensives aériennes et terrestres contre les groupes armés terroristes, le leadership, la discipline, la compétence et la cohésion demeurent les clés de la victoire. Aux jeunes officiers, il a prodigué des conseils visant à guider leur parcours professionnel et à renforcer leur sens du devoir, les invitant à se montrer dignes des responsabilités qu’ils s’apprêtent à assumer sur le terrain.

Le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, a également adressé un message fort aux nouveaux promus. Il a exprimé ses félicitations et rappelé que le port de l’uniforme engage l’officier à défendre les valeurs fondamentales de la République. Il a insisté sur la rigueur, la droiture, le sens du devoir, mais aussi sur le rôle central du leadership dans la conduite des hommes. Il a rappelé aux jeunes officiers l’importance du respect du droit international humanitaire, du discernement opérationnel et de la responsabilité morale du chef de section, premier garant de la cohésion et de l’efficacité de ses troupes.

Le Général DIARRA a exhorté les cadets à se préparer à rejoindre les Groupements Tactiques Interarmes et les Bataillons d’Intervention Rapide, où ils seront au contact direct des réalités opérationnelles et des populations. Il leur a demandé de devenir des leaders de terrain, capables d’assurer la fluidité des ordres, de maintenir la cohésion des unités et de susciter l’adhésion de leurs subordonnés. Il a insisté sur la nécessité de comprendre, d’assumer et de transmettre la mission, tout en œuvrant chaque jour à laisser un héritage positif dès leur prise de commandement.

S’adressant particulièrement aux officiers issus des pays partenaires, le CEMGA les a invités à représenter dignement l’EMIA de Koulikoro et à porter haut les valeurs partagées par les nations africaines engagées sur la voie d’une coopération militaire renforcée.

Notons que cette 47e promotion est la dernière à bénéficier du cycle de deux années de formation. La 48e promotion, déjà engagée dans son parcours, inaugure le retour au cursus de trois ans, conformément à la volonté des autorités de renforcer la qualité et la profondeur de la formation des futurs cadres des Forces Armées maliennes.

Rédaction

‎FNABIO 2025: l’ONG-AMSD inaugure la première édition à Bamako 

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-Après le lancement d’une vaste campagne de sensibilisation qui a mobilisé un large éventail d’acteurs sociaux, l’ONG-AMSD a procédé, samedi 29 novembre 2025, à l’ouverture officielle de la première édition tant attendue du Forum National de l’agriculture biologique et de l’agroécologique au Mali. Cet événement majeur s’est déroulé dans le cadre prestigieux du Mémorial Modibo KEITA, un lieu emblématique qui accueille souvent des manifestations de cette envergure. 

Ainsi, la cérémonie d’inauguration s’est tenue sous le haut parrainage de Souleymane Yacouba, le Directeur National de l’agriculture, qui a joué un rôle clé dans la promotion des pratiques durables au sein du secteur agricole malien. À ses côtés, il était entouré de personnalités influentes, notamment Hamidou A. DIAWARA, le président de l’association, et le président de la Coordination nationale des organisations professionnelles, tous deux engagés dans la mise en œuvre de solutions innovantes et durables pour le milieu agricole. 

Le thème de cette première édition, « L’agriculture biologique et l’agroécologique face aux défis du changement climatique et de la souveraineté alimentaire », met en lumière les enjeux cruciaux auxquels le Mali et d’autres pays sont confrontés dans un contexte mondial marqué par l’instabilité climatique et la nécessité accrue de garantir la sécurité alimentaire pour toutes les couches de la population. Ce forum représente donc une plateforme essentielle pour échanger des idées, partager des connaissances et développer des stratégies concrètes visant à encourager des modèles agricoles respectueux de l’environnement et économiquement viables.

C’est un espace véritablement dynamique de dialogue, de vérité et surtout D’ACTION, qui est entièrement dédié à une cause d’une importance capitale touchant divers aspects essentiels tels que la santé, l’environnement, l’économie, et notre avenir commun en tant que société.

 Cette initiative remarquable, qui vise à fédérer les efforts autour de ces défis contemporains, est saluée par le président de l’association malienne pour la Solidarité et le développement comme étant le produit d’un partenariat solide, le résultat d’une collaboration étroite entre l’ONG AMSD, le Ministère de l’Agriculture, la DNA (Direction Nationale de l’Agriculture), la CNOP (Coordination Nationale des Organisations Paysannes), le CAD (Comité d’Action pour le Développement), ainsi que nos partenaires techniques internationalement reconnus tels que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), FiBL (Institut de recherche sur l’agriculture biologique), Humundi, et Rikolto. 

Ainsi,  la présence des délégations sœur venues du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire et du Sénégal enrichit davantage cet événement, témoignant ainsi de l’engagement régional envers ces causes communes. Par ailleurs, le forum sera l’occasion de mettre en exergue les acquis précieux du mouvement social en faveur de la transition agroécologique et biologique, un mouvement qui est activement soutenu par la société civile ainsi que par de nombreux acteurs impliqués dans le développement durable au Mali, renforçant ainsi les initiatives locales pour bâtir un avenir meilleur.

En outre, le projet jouera un rôle crucial dans l’éveil de la conscience des populations sur les dangers alarmants que représente la pollution de l’environnement, qui est largement exacerbée par l’utilisation abusive des produits chimiques de synthèse toxiques dans le secteur agricole. 

Par ailleurs, ces substances non seulement contaminent les sols et l’eau, mais mettent également en péril la santé humaine, animale et végétale. De plus, l’emploi de semences génétiquement modifiées (OGM) soulève d’importantes inquiétudes, car les risques qu’elles engendrent pour la santé publique et l’écosystème sont encore mal compris et souvent sous-estimés.

Il est impératif de rappeler que le Mali traverse actuellement des perturbations profondes qui altèrent sa capacité agricole, se manifestant notamment par des pluies irrégulières qui entravent le cycle de production. Cette situation est préoccupante car elle conduit à une dégradation accélérée des sols, rendant ces terres de moins en moins fertiles et productives.

 Parallèlement, la forte dépendance aux intrants chimiques, qui promettent une augmentation immédiate des rendements, masque une vulnérabilité à long terme de l’agriculture malienne. Enfin, une pression croissante s’exerce sur les ressources naturelles, accentuant les défis déjà complexes que doit relever le pays en matière de durabilité et de sécurité alimentaire.

Pour le président Hamidou A DIAWARA, qui exerce une influence significative sur le développement agricole et les politiques alimentaires, il est indéniable que, dans ce contexte actuel marqué par divers défis environnementaux et sociaux, l’agroécologie s’impose aujourd’hui comme une réponse non seulement crédible et efficace, mais également durable pour notre système alimentaire, qui est en quête urgent de solutions innovantes. 

En effet, cette approche globale et respectueuse de l’environnement permet non seulement d’améliorer la fertilité des sols, garantissant ainsi une base solide pour la culture, mais elle contribue également à accroître les rendements agricoles, tout en permettant de réduire les coûts de production qui pèsent souvent lourdement sur les exploitants.

 De plus, l’agroécologie favorise une diversification des revenus, offrant ainsi aux agriculteurs la possibilité de cultiver différentes variétés et d’explorer de nouveaux marchés. Il ne faut pas oublier qu’elle joue également un rôle essentiel dans la protection de la santé des producteurs, en réduisant leur exposition à des produits chimiques nocifs, et de celle des consommateurs, en garantissant des aliments sains et de qualité. 

Pour lui, l’initiative FNABIO 2025 sonne donc comme un signal fort et encourageant dans cette direction, affirmant avec conviction : << Nous devons tourner la page et bâtir un modèle agricole qui nourrit sans détruire, qui produit sans empoisonner, qui développe sans exclure >>, a-t-il lancé avec passion, soulignant ainsi l’urgence et la nécessité d’adopter des pratiques qui respectent à la fois l’environnement et les valeurs humaines.

Avant d’ajouter que l’agriculture biologique et l’agroécologie ne sont pas simplement des options de choix ou des pratiques réservées à quelques privilégiés, il est impératif de souligner qu’elles constituent une nécessité vitale non seulement pour la santé de notre environnement mais aussi pour l’avenir de l’humanité tout entière. En effet, ces méthodes de culture respectueuses de la nature portent en elles le potentiel de façonner le futur de nos enfants, déterminant ainsi la qualité et la sécurité de notre alimentation, tout en contribuant de manière significative à la préservation et à la régénération de notre planète. 

Notons que dans ce contexte crucial, la cérémonie de lancement, qui a constitué un moment marquant de sensibilisation et d’engagement, a été suivie de ma visite des stands soigneusement installés au Mémorial Modibo KEITA, où divers acteurs du secteur agricole se sont réunis pour présenter leurs innovations et partager leurs pratiques exemplaires en matière de durabilité et de respect de l’environnement.

Drissa KEITA 

Mali: les régies financières mobilisent 1 818,641 milliards de FCFA recettes fiscales au 3ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, les régies financières du Mali ont fait preuve d’une performance notable en matière de mobilisations de ressources à la date du 30 septembre 2025, contribuant ainsi de manière significative au budget de l’État pour l’exercice 2025.

 À partir des prévisions initialement établies, qui s’élevaient à un montant remarquable de 2 739,7 milliards dans la loi de finance rectifiée, les recettes effectivement collectées se chiffrent à 1 818,641 milliards FCFA. Cette somme représente un taux d’exécution impressionnant de 69,49%, soulignant les efforts déployés par les différentes entités responsables et mettant en lumière l’engagement du Mali à optimiser ses ressources financières pour soutenir le développement économique et social du pays.

Les recettes fiscales nettes et non fiscales, qui désignent l’ensemble des sommes perçues par l’État, représentent une proportion impressionnante de 94,86 % du montant total recouvré sur une période de neuf mois, aboutissant à un chiffre colossal de 1 725,11 milliards FCFA, ce qui illustre un taux de réalisation de 69,37 %. Il est important de noter que le reste à recouvrer, quant à lui, se compose de recettes spécifiquement affectées aux fonds de soutien dédiés aux infrastructures de base ainsi qu’au développement social, totalisant un montant de 81,85 milliards FCFA. 

En outre, on peut également y trouver des dons-projets qui dépassent légèrement les 11 milliards FCFA et des recettes exceptionnelles qui s’élèvent à 0,59 milliard FCFA. Dans un panorama global, il est évident que le niveau de recouvrement affiche une progression significative par rapport à la même période des années 2023 et 2024, soulignant une amélioration dans l’efficacité des mécanismes de collecte des impôts.

En ce qui concerne le poids respectif des services d’assiette et de recouvrement dans la réalisation des recettes fiscales et non fiscales, la Direction générale des impôts (DGI) joue un rôle prépondérant, concentrant à elle seule 53 % du total, ce qui équivaut à 930,35 milliards FCFA, avec un taux d’exécution qui s’établit à 67,08 %. De son côté, la part de la Direction générale des douanes (DGD) ressort à 36 %, soit 632,42 milliards FCFA, ce qui témoigne de son importance dans le processus de collecte. 

Comparé aux prévisions pour l’année 2025, il est notoire que la DGD réussit à atteindre un taux de réalisation de 72,19 %, traduisant ainsi une efficacité appréciable dans ses efforts de recouvrement des recettes douanières et fiscales. L’ensemble de ces chiffres et indicateurs reflète non seulement la santé financière de l’État mais également l’engagement des différentes directions à optimiser la collecte des ressources publiques.

Avec un montant substantiel de 146,237 milliards FCFA qui a été mobilisé, représentant un taux d’exécution impressionnant de 62,76% par rapport aux prévisions initiales établies, il est important de noter que la Direction générale des domaines et du cadastre occupe une part significative de 8,38% dans cette dynamique financière. 

En parallèle, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) se retrouve, quant à elle, à la fin de ce classement, ayant mobilisé 35,7 milliards de FCFA au 30 septembre 2025, ce qui correspond à une part relativement modeste de 2,05%. Lorsque l’on compare ces résultats aux prévisions établies pour l’année 2025, il apparaît clairement que la DGTCP enregistre un taux de réalisation de 40,20%, ce qui indique un certain retard par rapport à ses objectifs.

Notons qu’en ce qui concerne les dépenses effectuées, celles-ci s’élèvent à un total de 2 059,03 milliards FCFA, illustrant une progression notable de 273,54 milliards FCFA par rapport à l’année 2024, ce qui témoigne d’une augmentation significative dans la gestion des finances publiques. 

Cependant, malgré cette hausse des dépenses, le déficit budgétaire ressort ainsi à un montants préoccupant de 322,233 milliards FCFA, comparativement à 161,71 milliards FCFA au même moment en 2024, indiquant ainsi des défis financiers croissants auxquels le gouvernement doit faire face dans ses efforts pour équilibrer les comptes et assurer une gestion rigoureuse des ressources.

Daouda Bakary KONÉ 

Interview exclusive avec Adama Sassy KONE, Chef de Projet Informatique Résident en France

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Après avoir brillamment obtenu son Baccalauréat Malien en Série Biologique en 2010, avec mention, Adama Sassy KONE s’est vu octroyer une précieuse bourse d’études par l’Etat du Mali. Cette opportunité exceptionnelle lui a permis de franchir les frontières de son pays natal pour explorer de nouvelles expériences académiques en Algérie. Une fois là-bas, et après des années d’assiduité et de dévotion envers ses études, il a couronné ses efforts en validant son Master en « Gestion des ressources en eau et environnement » en juillet 2015.  Dans un élan de patriotisme et d’engagement pour le progrès de sa patrie, Adama Sassy KONE aspire aujourd’hui à mettre son expertise au service de son pays bien-aimé, le Mali. C’est dans cette perspective de contribution active à la croissance et au développement de son pays qu’il a consenti à une interview exclusive pour le magazine Croissance Afrique, partageant ainsi sa vision et ses aspirations.

Présentez-vous à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Adama Sassy KONE. Je suis ressortissant de la ville de Kolondièba (région de Bougouni) au Mali. J’ai été en Algérie de 2010 en 2015 pour les études. Entré en France depuis 2015, je suis actuellement consultant informatique dans une entreprise mondialement connue dans le domaine informatique. J’ai 7 ans d’expériences entant que cadre. Je suis prêt à aider mon pays avec mon savoir et mes expériences.

« Je veux intégrer une grosse structure malienne de l’informatique afin d’apporter mon aide dans le domaine »

Quels sont vos projets pour le Mali ? Concrètement c’est quoi votre ambition pour le Mali ?

Mon projet est d’offshoriser des missions au Mali. Malheureusement, la dégradation de la relation géopolitique entre la France et le Mali fait que cela est très compliqué. J’ai créé une entreprise au Mali qui fait un chiffre d’affaires moyen mensuel. Je veux intégrer une grosse structure malienne de l’informatique afin d’apporter mon aide dans le domaine. Concrètement, je veux avoir un emploi stable et durable au Mali pour lequel je pourrai décider de rentrer définitivement au bercail. En effet, ayant ma femme et mes enfants au Mali, j’estime qu’il est temps de rentrer au Mali pour m’y installer permanemment. Etant un ancien boursier d’état, j’estime que j’ai dette à payer à ma patrie le Mali. Ainsi, mon ambition est d’aider le pays à avancer avec mon savoir et mes idées.

Parlez-nous, de façon explicite parcours académique ?

Après avoir eu mon Baccalauréat Malien en Série Biologique en 2010 avec mention, j’ai bénéficié d’une bourse d’études d’Etat. Je suis, alors, allé poursuivre mes études en Algérie.  En Juillet 2015, j’ai validé mon Master « Gestion des ressources en eau et environnement » en Algérie.  Je suis entré en France en Septembre 2015 pour continuer mes études et surtout avoir des diplômes français. En Juillet 2017, j’ai obtenu le diplôme de Master en « Géosciences : Ressource en eau – Gestion en environnement » à l’université de Lorraine.  J’ai commencé à chercher une thèse et/ou un emploi avec mes diplômes. Mais sans succès. En effet, il est très compliqué de trouver un emploi stable et durable dans le domaine de la collectivité territoriale lorsqu’on n’est pas de nationalité française. Entre Juillet et Septembre 2018, je suis rentré au Mali pour trouver du travail avec mes diplômes obtenus. J’ai déposé des candidatures dans les universités et les entreprises privées. Cela s’est soldé en un échec. J’ai eu des propositions dérisoires et insensées.

Ces 3 mois m’ont permis de prendre connaissance de la situation financière désastreuse de ma famille à Kolondieba. C’est là que j’ai compris que je ne peux pas me permettre de rester sans emploi et/ou d’avoir le luxe d’étudier jusqu’au Doctorat.  De retour en France avec ces nouvelles mises à jour, j’ai décidé de vite trouver un travail afin d’améliorer la situation de ma famille. Sachant que c’est compliqué déjà avec mes diplômes acquis, j’ai intégré un Master professionnel spécialisé. Il s’agit du parcours de « Compétences complémentaires en informatiques » à l’université de Lyon 1. La condition principale d’inscription à cette formation est : « Être détenteur d’un Master scientifique français ». C’est parfait, j’ai mon Master de géosciences obtenu à l’université de Lorraine. Après une année de formation professionnelle, j’ai validé mon diplôme d’ingénieur informatique en 2019.

« j’ai quitté mon dernier emploie d’étudiant entant qu’agent administratif d’un Hôtel à Lyon et j’ai intégré mon premier poste entant que consultant informatique dans une ESN à Paris »

Vous évoluez dans le domaine de l’ingénierie, plus précisément celui de l’informatique. Parlez-nous concrètement de vos projets et actions déjà réalisés ?

En Avril 2019, j’ai quitté mon dernier emploie d’étudiant entant qu’agent administratif d’un Hôtel à Lyon et j’ai intégré mon premier poste entant que consultant informatique dans une ESN à Paris. J’ai travaillé 4 ans dans cette ESN et j’y ai accompli 2 missions. Une première mission de 3 ans dans le domaine « Banque et Assurances » dans une très grande entreprise nationale et une deuxième mission dans une entreprise internationale du domaine « BTP ». Avec des équipes Agile de 12 à 19personnes, nous œuvrions pour stabiliser et maintenir les environnements et applications informatique du client.  Je suis intervenu en tant qu’AMOE sur 3 projets distincts pour le client :  TMA, MCO & AXWAY. Lors de la mission j’ai été développeur ERP, chef de projet MCO, référent applicatif d’un logiciel client, formateur et accompagnateur. Les résultats obtenus lors de ces missions sont : l’Amélioration de l’expérience client et optimisation de l’efficacité commerciale, l’Instauration d’un contrat de maintenance avec le client, l’Amélioration des communications en temps réel, l’Augmentation de taux d’accessibilité aux environnements de 15% à 85%, l’Insertion et formation de 10 personnes, la Meilleure qualité de lots livrés, la Mise en place d’une documentation technique, la Mise en place de nouvelles fonctionnalités, et la Amélioration de l’utilisation des fonctions existantes.

En 2023, j’ai été Chef de projet Agile dans une petite entreprise. Les résultats de la mission sont : l’Acquisition des connaissances en Webmarketing, la Mise en place de nouvelles fonctionnalités, le Processus complet et compréhensible, la Rédaction des documents techniques, le client satisfait. Depuis juillet 2024, je travaille dans une ESN mondialement connue. J’ai effectué une mission dans le domaine de l’Energie entant que Proxy Product Owner / Business Analyst et je travaille actuellement dans le domaine de l’Assurance IARD entant que Product Designer et Scrum Master. Lors de ces missions, les résultats obtenus sont : l’Amélioration de l’interface utilisateur (UI)et l’expérience utilisateur(UX), la Meilleure visibilité du parc utilisateur, la Meilleure synergie à l’international, l’Amélioration de la qualité des user stories, et la Bonne gestion des équipes

Avez-vous des visions particulières le Mali ? Si oui, lesquelles ?

Oui. Offshoriser la Mali car nous avons une jeunesse compétente ; Former les jeunes sur l’agilité ; Importer des projets pour les jeunes ; Créer des projets pour les jeunes ; Aider la jeunesse malienne dans la création de nouveaux projets ; Créer de l’emploi pour la jeunesse ; et Apporter ma pierre à l’édifice de la numérique au Mali. J’aspire à mettre mon expertise au service du Mali, c’est mon souhait le plus ardent.

Aujourd’hui, l’on peut dire le Mali vous a donné des opportunités de formation au cours de votre parcours académique. Et si vous faites appel pour venir servir votre pays, le Mali. Allez-vous acceptez ?

Oui, avec grand plaisir. Cela est mon souhait le plus profond. Car en effet, ayant bénéficié d’une bourse d’état pour aller poursuivre mes études à l’extérieur, j’estime que je dois mettre mes connaissances acquises au profit du Mali.

« J’ai été développeur, coordinateur de projet, chef de projet, Proxy productowner, Business Analyst, Scrum Master et Product designer »

Quelle est votre expertise dans le domaine de l’ingénierie informatique ?  Avez-vous bénéficié des consultations auprès de certaines grandes entreprises européennes ?

Je travaille depuis 7 ans dans le domaine de l’informatique. J’ai principalement été dans l’agilité(SAFe, Scrum et Kanban) et le Cycle en V. Avec des équipes allant de 5 à 19 personnes, nous avons toujours tenu nos engagements grâce à un bon travail d’équipe et desrésultatsqualitatifs.  J’ai été développeur, coordinateur de projet, chef de projet, Proxy productowner, Business Analyst, Scrum Master et Product designer. Je suis intervenu chez des clients dans le domaine de l’Assurance, BTP et l’Energie.Je parle couramment Anglais. Adaptable, proactif et efficace, je suis continuellement dans une démarche d’amélioration continue. Oui, j’ai été consultant dans des grandes entreprises européennes dans les différents domaines que j’ai cités plus haut.

Un dernier message à lancer à l’endroit de la jeunesse Malienne ?

Si vous avez une idée de projet, lancez-vous. Si vous avez des idées de projet et que vous avez besoin de conseils et/ou de partenaire, je suis preneur. Aussi j’encourage tout projet d’innovation. Un projet d’innovation n’est pas forcement unique au monde. Vous pouvez vous inspirer d’un projet existant dans un endroit plus développé et l’adapter à votre marché. Bon courage ! Ensemble, nous construirons un Mali meilleur !

Réalisée par Daouda Bakary KONE

UMOA-TITRES: l’État du Mali a mobilisé près de 41 milliards de FCFA sur le marché financier régional

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, qui joue un rôle crucial dans la gestion des finances publiques du pays, a mobilisé, le 26 novembre 2025, une somme impressionnante de 40,999 milliards FCFA sur le marché financier dynamique et interconnecté de l’UMOA (Union Monétaire Ouest-Africaine). 

Cette opération financière a été réalisée à la suite d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor, d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor, dont les échéances s’étalent sur des périodes de 3 et 5 ans. Cette démarche a pour objectif de renforcer la stabilité économique du Mali tout en répondant aux besoins de financement à court et moyen terme du gouvernement, illustrant ainsi la stratégie proactive et réfléchie adoptée par les autorités financières maliennes pour optimiser la gestion de leur dette publique.

Ainsi, le montant mis en adjudication pour cette opération financière s’élevait à une impressionnante somme de 40 milliards FCFA. À cet égard, les soumissions globales que l’on a reçues des divers investisseurs ont atteint un total significatif de 41,250 milliards FCFA, ce qui illustre l’intérêt marqué et la confiance des investisseurs pour ce type d’instrument. 

Ce chiffre équivaut à un taux de couverture du montant initialement mis en adjudication qui se chiffre à 103,13%, révélant une saturation du marché qui est souvent attendue lors de tels événements de collecte de fonds. Parmi ces soumissions, le montant qui a été retenu s’élève à 40,999 milliards de FCFA, tandis que le montant rejeté a été fixé à 255 millions de FCFA,88, ce qui offre un taux d’absorption remarquable de 99,38%.

 
En ce qui concerne les investisseurs ayant vu leurs soumissions acceptées, ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré plutôt attrayant, qui est de 7,52% pour les bons, tandis que pour les obligations de 3 ans, ce rendement s’élève à 9,32%, et atteint 7,79% pour celles de 5 ans. Ces rendements sont bien entendu des indicateurs importants de la rentabilité de l’investissement dans ce cadre précis. 

Le remboursement des Bons d’Amortissement Temporaire (BAT) est prévu pour se réaliser le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui a été officiellement fixée au 25 novembre 2026. En ce qui concerne les paiements d’intérêts, ceux-ci sont prélevés d’avance et sont précomptés sur la valeur nominale des bons, ce qui permet une meilleure gestion des flux de trésorerie pour les investisseurs concernés.


 Aussi , le remboursement du capital des obligations, qui fait l’objet d’une attention particulière de la part des investisseurs, se réalisera de manière ordonnée pour le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance précisément fixée au 13 novembre 2028 pour les obligations d’une durée de 3 ans, tandis que pour celles ayant une durée de 5 ans, l’échéance est prévue au 13 novembre 2030.


 Notons qu’en ce qui concerne le paiement des intérêts, ceux-ci seront distribués annuellement, et ce, à un taux attractif de 6,15 % pour les titres de 3 ans, ainsi qu’à un taux légèrement supérieur de 6,35 % pour les obligations de 5 ans, et cela dès la fin de la première année. Ce mécanisme de rémunération offre aux investisseurs une prévisibilité des revenus, un aspect crucial dans la gestion de leurs portefeuilles financiers.

Daouda Bakary KONÉ

‎Au Mali, l’ONG AMSD lance une vaste campagne de sensibilisation sur les dangers liés aux pesticides interdits en Europe 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-A Bamako, la prestigieuse Organisation Non Gouvernementale (ONG) AMSD, qui se consacre à la promotion du bien-être social et environnemental, a lancé une initiative très ambitieuse et nécessaire : une vaste campagne de sensibilisation sur les dangers inhérents à l’utilisation de pesticides qui ont été interdits en Europe, le Jeudi 27 novembre 2025.

Ce projet vise à éclairer le public sur les risques importants que ces substances chimiques, jugées inadéquates et dangereuses, posent non seulement à la santé des populations mais également à l’environnement.

« Ce qui est interdit ailleurs ne peut, en aucun cas, être accepté ni en Afrique ni au Mali, » a fermement déclaré Hamidou A. DIAWARA, le président respecté de l’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (ONG-AMSD), lors de la cérémonie de lancement qui s’est tenue le jeudi 27 novembre 2025 à la Tour d’Afrique. Cet événement, marquant une étape cruciale dans la lutte contre l’utilisation de produits toxiques, s’est déroulé sous la présidence du Directeur National de l’Agriculture, ajoutant un poids institutionnel à l’appel à la conscientisation. 

Cette déclaration forte et engageante de la société civile malienne et des Organisations paysannes du Mali, qui œuvrent sans relâche pour une transition agroécologique et biologique, constitue un véritable cri d’alarme et un appel à l’action déterminée contre l’usage encore persistant de pesticides interdits en Europe mais qui continuent d’être exportés et utilisés sur le continent africain, en particulier au Mali. 

Ce mouvement, porté par des acteurs engagés, vise à protéger la santé des agriculteurs et des consommateurs tout en préservant la biodiversité et les sols de cette région riche en cultures et en traditions agricoles. Dans le cadre de cette déclaration, les organisateurs ont clairement exprimé leur profonde préoccupation face à la circulation incontrôlée et à l’utilisation abusive, sur le territoire malien et bien plus largement en Afrique, de pesticides et de produits chimiques qui ont été formellement interdits au sein des pays européens en raison de leur toxicité avérée. 

Par ailleurs, ces produits chimiques, dont les effets néfastes sur la santé humaine, la qualité des sols, la biodiversité et les ressources en eau sont bien documentés, continuent néanmoins de présenter un danger significatif. En effet, alors même que ces substances ont été proscrites dans les pays qui les produisent, il est alarmant de constater qu’elles continuent d’être massivement exportées vers l’Afrique. Là-bas, elles sont souvent écoulées sans les contrôles rigoureux nécessaires pour protéger les populations locales, au grand détriment non seulement des paysans vulnérables, mais également des consommateurs qui ignorent souvent les risques engagés. Les conséquences de cette situation sont inquiétantes, car elles menacent même la survie des générations futures en compromettant les écosystèmes et la sécurité alimentaire.

 « Ce qui est interdit ailleurs ne peut, en aucun cas, être acceptable ni en Afrique ni au Mali », a fermement affirmé le président de l’ONG-AMSD, exprimant ainsi le positionnement des membres de la Société civile malienne et des organisations véritablement engagées dans la promotion et la transition vers une agroécologie respectueuse de l’environnement et des méthodes biologiques durables.

Une menace grave 

‎Aux dires du président de l’Association, ces pesticides hautement dangereux, qui sont largement utilisés dans l’agriculture moderne, provoquent des intoxications aiguës chez les agriculteurs, engendrant des symptômes sévères qui peuvent affecter leur santé à long terme. De plus, ces produits chimiques sont à l’origine de maladies chroniques graves telles que les cancers, les troubles neurologiques et même la stérilité, des conditions qui bouleversent non seulement la vie des travailleurs agricoles, mais aussi celle de leurs familles. 

Pour lui, il s’agit aussi d’une destruction silencieuse et insidieuse des sols et de la biodiversité. En cela, ces produits chimiques appauvrissent les terres agricoles, détruisent les micro-organismes essentiels à la fertilité du sol, et entravent la capacité des écosystèmes à se régénérer. Ils polluent également les rivières et les nappes phréatiques, mettant en péril les sources d’eau potable pour des milliers de communautés. 

De surcroît, ces substances cancérigènes tuent les abeilles et d’autres pollinisateurs précieux, ruinant ainsi les écosystèmes naturels d’où dépend la sécurité alimentaire de la population. « Nous continuerons à sensibiliser, informer, mobiliser et interpeller les décideurs politiques et les partenaires internationaux pour mettre fin à cette pratique injuste et dangereuse’, ont-ils promis avec détermination, car pour eux, ce combat n’est pas seulement agricole, mais également un enjeu de santé publique, de justice sociale et de préservation de l’environnement pour les générations futures.

C’est également un combat acharné pour la vie, pour la justice, et pour la dignité non seulement de l’Afrique entière mais aussi des maliens, un peuple riche de culture et d’histoire. Dans ce contexte, une des priorités essentielles est d’informer et de sensibiliser la population sur les dangers et les risques notables que présentent les pesticides chimiques sur la santé humaine ainsi que sur l’environnement dans son ensemble, sachant que ces produits peuvent avoir des conséquences désastreuses à long terme. 

Selon les initiateurs de cette initiative, c’est face aux défis de plus en plus pressants et croissants, tels que la pauvreté omniprésente, la dégradation alarmante de l’environnement, la baisse significative de la fertilité des sols, et la précarité conséquente des producteurs ruraux que l’AMSD, l’Association Malienne pour le Développement Solidaire, s’est engagée avec détermination depuis de nombreuses années dans la promotion d’une agriculture durable, équitable et respectueuse de la nature, une approche qui cherche à bâtir un avenir meilleur pour tous. 

En outre, l’ONG AMSD déploie tous ses efforts pour le bien-être des communautés rurales, en mettant en œuvre des initiatives fortes comme la transition agroécologique, qui vise à rétablir l’équilibre entre les activités humaines et la nature, ainsi que la sécurité alimentaire, un enjeu crucial pour la survie de ces communautés. De plus, elle s’engage dans la valorisation des produits biologiques locaux, promouvant ainsi la richesse et la diversité des ressources que la terre malienne a à offrir tout en favorisant des pratiques agricoles saines et durables.

‎C’est ainsi qu’en prélude au 1er Forum National de l’Agriculture Biologique et de l’Agroécologie, que l’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement lance pendant quatre du 27 au 30 novembre 2025 à Bamako, une vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation sur les dangers des pesticides interdits en Europe 

‎ »Cette journée de campagne a pour objectif de contribuer à la prise de conscience de la population malienne, des producteurs, consommateurs et des décideurs politiques sur les risques liés à l’usage de certains produits chimiques interdits en Europe, mais exportés en Afrique afin de promouvoir des alternatives écologiques et durables pour une agriculture saine et respectueuse de l’environnement », a expliqué le président Hamidou A. DIAWARA de l’ONG-AMSD.

‎Concernant le FNABIO proprement dit, il est essentiel de noter que le thème central choisi pour cette édition est  « L’agriculture biologique et l’agroécologique face aux défis du changement climatique et de la Souveraineté alimentaire au Mali », un sujet d’une grande actualité qui soulève de nombreuses questions sur la résilience de nos systèmes agricoles dans un contexte environnemental en constante évolution.

 Pour rappel, l’AMSD, en partenariat avec l’ONG Humundi, a initié le Projet d’Appui au Développement d’un Système Participatif de Garantie (SPG) « Bio local », un programme ambitieux qui vise à promouvoir de manière significative l’agroécologie au Mali, favorisant ainsi des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement tout en garantissant la sécurité alimentaire des communautés locales. En ce sens, le Comité national de Certification (CNACBio local-Mali) se positionne comme l’organe de coordination et de bonne gouvernance pour le label SPG BIO LOCAL, une initiative que l’ONG AMSD a l’honneur de présider, renforçant ainsi les liens entre les producteurs et les consommateurs engagés dans la filière bio. 

Aussi, le forum, qu’il convient de signaler avec insistance, représente une occasion précieuse pour échanger, dialoguer et répondre de manière proactive aux préoccupations pressing des producteurs biologiques et agroécologiques. Ces derniers sont en effet confrontés à des défis considérables, notamment les dangers posés par les intrants chimiques interdits et les effets néfastes du changement climatique, qui menacent non seulement la qualité de leurs produits mais aussi la durabilité de leurs pratiques agricoles à long terme.

‎Il convient de souligner que les travaux de la cérémonie de lancement se sont déroulés avec une participation marquée et significative, se tenant en présence de personnalités influentes et engagées. Parmi celles-ci, on retrouve Fatoumata BOUBA, qui représente la mairie de la Commune VI, ainsi qu’Abdramane BOUARE, Conseiller technique du président des Organisations professionnelles. 

Notons qu’également présent, le président du CNABIO du Burkina-Faso a joué un rôle crucial dans cette activité, apportant son soutien et son expertise. De nombreux étudiants, qui représentent l’avenir et la dynamique de la société, ont également participé, enrichissant ainsi l’événement par leur enthousiasme et leurs perspectives. Cette cérémonie a véritablement été un rassemblement d’idées et de valeurs, illustrant l’importance de la collaboration entre les différentes parties prenantes.

Drissa KEITA

A l’API-Mali, le DG, Ibrahim Ahamadou TOURÉ incarne une nouvelle dynamique pour le Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, Ibrahim Ahamadou TOURÉ insuffle une vision de développement endogène d’importance capitale à la tête de l’API-Mali, apportant une transformation significative et ambitieuse. Depuis sa nomination, M. Ibrahim Ahamadou TOURÉ incarne une nouvelle dynamique, revitalisant et innovant la direction de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (APIMali) par une approche stratégique et inclusive. Dès son entrée en fonction, le nouveau Directeur Général de l’API-Mali, avec une détermination renouvelée, a entrepris plusieurs mesures innovantes qui témoignent d’une volonté de modernisation et d’efficience au sein de l’agence.

Cette nomination d’Ibrahim Ahamadou TOURÉ à la tête de l’API-Mali, est au sein d’une position influente et également emblématique avec des efforts déployés par la République du Mali en matière d’investissements, lesquels sont non seulement massifs et innovants, mais également profondément enracinés dans les ressources et capacités locales.

Cette démarche met en lumière une volonté affirmée de promouvoir un développement économique durable qui repose sur un potentiel autonome, tout en intégrant des stratégies novatrices pour répondre aux besoins spécifiques du pays dans le contexte mondial actuel. Ainsi, ces mesures variées englobent des réformes approfondies allant de la gestion optimisée des ressources humaines, où l’amélioration des compétences et le développement du personnel sont mis en avant, jusqu’à des initiatives concrètes de rénovation et de réorganisation du service public.

Cette redéfinition structurelle et fonctionnelle a conduit à des résultats palpables, démontrant une progression tangible vers un environnement d’affaires plus attrayant et plus performant, bénéfique pour le climat des investissements au Mali. La vision qu’il porte s’inscrit avec détermination dans le cadre ambitieux de la stratégie nationale intitulée « Mali Kura Gnetaasira Ka ben San 2063 ma ». Cette initiative, soigneusement élaborée, se base sur le principe fondamental du développement endogène, un concept qui cherche à valoriser les ressources internes pour favoriser une croissance durable et authentique.

Le cœur de cet effort ambitieux réside dans l’objectif central de transformer l’investissement en un puissant moteur de développement économique et social, visant à renforcer la souveraineté économique du Mali. Ce projet de long terme est fortement encouragé et soutenu par le visionnaire Ministre de l’Industrie et du Commerce, Monsieur Moussa Alassane DIALLO, qui œuvre inlassablement pour la mise en œuvre de cette stratégie. En capitalisant sur les spécificités culturelles et économiques du Mali, il aspire à créer des conditions propices à une autonomie économique qui servira à la fois les intérêts du pays et à inspirer toute une région.

Selon les convictions affirmées de M. TOURE, le chemin vers le développement durable du Mali devrait s’appuyer prioritairement sur l’exploitation judicieuse de ses ressources naturelles, le dynamisme de ses talents locaux et le renforcement de ses capacités internes. Ce dernier insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de se contenter de séduire des investisseurs étrangers par des promesses de rendements élevés, mais qu’il est impératif de veiller à ce que chaque apport financier soit intégralement orienté vers la progression de l’économie locale. Il s’agit d’un effort délibéré et conscient pour garantir la transformation significative des ressources sur place, la création d’une valeur ajoutée authentique et l’émancipation véritablement économique du pays tout entier.

À titre d’exemple, l’orateur mentionne avec insistance le précieux lithium, qui a été récemment découvert dans la région riche de potentiel qu’est le Mali. Il explique avec clarté et conviction : « Notre ambition ne se limite pas simplement à l’extraction du lithium brut. Nous entendons, d’une part, le transformer sur place, peut-être sous forme de batteries et d’autres produits finis, afin que la valeur ajoutée reste ancrée dans notre sol natif, au Mali. D’autre part, notre but ultime est que cette richesse nouvellement exploitée profite largement à notre économie nationale et à notre jeunesse, en créant des emplois et en stimulant l’innovation ». Par ailleurs, il poursuit en affirmant avec passion que « ce modèle de développement endogène doit être étendu et appliqué à la gestion de toutes nos ressources stratégiques, de l’opulente agriculture aux abondantes ressources minières, y compris par la transformation du coton brut en textile, Bazin, et bien d’autres produits de haut niveau… ».

Dès les premières heures marquées de sa présidence à la tête de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (API-Mali), M. TOURE a établi avec une vision stratégique claire, trois axes prioritaires qui sont essentiels pour matérialiser et donner vie à cette vaste ambition visionnaire : numériser l’ensemble des processus administratifs liés aux investissements et à la création d’entreprises, permettant ainsi une transparence accrue et un accès facilité pour tous. Ensuite, il souligne l’importance cruciale de mobiliser les ressources à l’échelle nationale pour assurer le financement des grands projets à caractère structurant. Enfin, il insiste sur la nécessité d’impliquer activement la diaspora malienne et de susciter l’engagement de l’épargne nationale afin de financer des projets industriels de grande envergure, garantissant ainsi un développement durable et piloté par les talents et les forces vives du Mali.

Les réformes et les incitations pour favoriser le développement endogène sont essentielles pour construire une économie résiliente et autonome. Dans cette optique, il est crucial d’adapter le code des investissements afin de stimuler la transformation locale des ressources, de soutenir l’innovation technologique et de mettre en valeur les chaînes de valeur nationales, qui constituent le tissu économique du pays. L’une des premières initiatives entreprises par M. TOURE a été de réunir l’ensemble du personnel de l’API-Mali, y compris le syndicat des travailleurs, les coursiers, ainsi que les stagiaires, dans le cadre d’une rencontre symbolique. Cette démarche proactive traduit non seulement sa détermination à instaurer un climat de confiance, mais aussi sa capacité d’écoute et son engagement à promouvoir une mobilisation collective.

Le but est clair : Fédérer toutes les forces vives autour de cette vision d’un développement endogène ambitieux. De plus, pour renforcer cette intention, il a pris soin de remettre une copie de sa vision à tous ses collaborateurs, montrant ainsi sa transparence et son désir de partager avec chacun d’eux les principes de cette stratégie globale. Le développement endogène est non seulement une priorité, mais aussi une voie vers une autonomie économique durable. Aussi, la vision de M. TOURE est claire et ambitieuse : faire de l’API-Mali un véritable architecte du développement endogène. Dans cette vision, chaque ressource précieuse du pays, qu’il s’agisse du lithium qui stimule la technologie moderne, de l’or qui brille sur les marchés mondiaux, du coton qui nourrit l’industrie textile, ou des richesses de l’agro-industrie, doit être méthodiquement transformée localement.

L’objectif est de bâtir un Mali non seulement fort sur la scène internationale, mais aussi véritablement prospère et souveraine sur le plan économique. « L’ère où l’API-Mali se contentait de faciliter les investissements étrangers est révolue, dépassée par une nouvelle démarche. Désormais, nous serons le moteur de l’industrialisation malienne, stimulant l’innovation et la croissance dans tous les secteurs stratégiques », affirme-t-il avec détermination.

Avec Ibrahim Ahamadou TOURE à sa direction, l’API-Mali s’engage résolument sur une voie audacieuse, celle du développement endogène, où l’intégration et la transformation locales sont prioritaires. Sa vision novatrice place la transformation locale des matières premières, la création de valeur ajoutée et l’autonomie économique au cœur de la stratégie nationale d’investissement.

Notons que cet engagement reflète une réelle intention de bâtir un Mali véritablement souverain, indépendant dans ses décisions et résolument tourné vers un avenir prometteur et durable, capable de résister aux fluctuations économiques mondiales tout en étant autosuffisant.

Daouda Bakary KONÉ

Source: Le Mali Emergent – Hebdo

Au Mali, la CANAM affiche 105,06 milliards de FCFA de recettes mobilisés en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le jeudi 20 novembre 2025, la salle de conférence de l’Azalai Hôtel de Bamako a accueilli un événement d’importance majeure organisé par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM). En effet, la CANAM y a tenu la 30ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration, sous la direction experte de Monsieur Houd BABY, qui assume avec rigueur et engagement la présidence de ce Conseil.

Cette session ne s’est pas contentée d’effleurer les enjeux de l’assurance maladie, mais s’est concentrée sur l’examen approfondi et l’adoption de plusieurs documents stratégiques vitaux pour guider la gouvernance et l’évolution future du régime d’assurance maladie au Mali, un pilier essentiel de la protection sociale dans le pays. Dans son discours d’ouverture, Monsieur le président Houd BABY a pris le soin de souligner, avec fierté et satisfaction, les avancées significatives réalisées au cours de l’année 2024 dans le déploiement effectif de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO).

Ainsi, ces accomplissements sont d’autant plus remarquables qu’ils s’inscrivent dans un contexte ambitieux de réformes de fond, visant à transformer en profondeur les structures existantes. Parallèlement, il a évoqué avec enthousiasme l’amélioration notable du cadre réglementaire qui régit ces opérations, ainsi que la modernisation incessante des systèmes d’information, qui devient de plus en plus indispensable pour répondre aux défis contemporains et faciliter l’accès aux services pour tous les citoyens.

Parmi les résultats les plus significatifs figurent : 108 899 nouvelles immatriculations, un nombre remarquable qui fait désormais grimper à 1 941 531 le nombre total d’assurés bénéficiant de nos services. En parallèle, 82 nouveaux prestataires conventionnés ont été inclus dans notre réseau, augmentant ainsi le nombre total à 2 225 structures, ce qui accentue la couverture et facilite l’accès aux soins pour nos assurés.

En outre, le renforcement des capacités a été effectué pour 93 prestataires de soins, leur offrant ainsi une formation supplémentaire pour améliorer la qualité des services qu’ils offrent. La relance de 28 CSCOM dans les différentes régions a également été un pas essentiel vers une meilleure accessibilité et efficacité des services de santé communautaires. Ajouté à cela, l’acquisition d’équipements et de matériels modernes a été réalisée, tout cela dans le but spécifique d’améliorer la prise en charge efficace et rapide des assurés, en leur offrant des soins de santé à la hauteur de leurs attentes.

Parallèlement à ces développements, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a fait un effort significatif pour renforcer les compétences de son personnel. Cela a été accompli à travers des formations bien ciblées en gouvernance, gestion financière, audit interne et suivi-évaluation. Ces formations visent à améliorer les capacités des employés à gérer efficacement les ressources. Aussi, en vue d’optimiser le cadre de travail, la CANAM a considérablement amélioré son environnement grâce à l’acquisition de nouveaux équipements techniques et informatiques, accroissant ainsi l’efficacité et la productivité de ses équipes. Ces efforts combinés s’inscrivent dans une vision globale de modernisation et d’amélioration continue des services offerts aux assurés, tout en renforçant les capacités organisationnelles internes.

Malgré les avancées significatives dans le développement du régime, le président a mis en exergue plusieurs contraintes majeures qui freinent l’extension optimale du régime, soulignant la complexité et l’importance de chaque point. Tout d’abord, il y a le retard notable dans l’adoption des textes relatifs au Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), une étape cruciale pour la mise en œuvre efficace du système. Ensuite, il a abordé la question des arriérés préoccupants dans le reversement des cotisations par l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), une situation qui pourrait affecter la viabilité financière à long terme du régime.

De plus, il a évoqué l’absence de mise à jour de certains comptes cotisants au niveau des Organismes gestionnaires délégués (OGD), un aspect qui pourrait nuire à une administration efficace et à la transparence du régime. Enfin, il a souligné les lenteurs administratives constatées dans la production des cartes d’assurés dans certaines régions, un problème logistique qui limite l’accès des citoyens aux services de santé.

À la fin de l’exercice 2024, les recettes mobilisées ont atteint la somme impressionnante de 105,06 milliards de FCFA, ce qui représente 92 % des prévisions initiales. Malgré ces résultats prometteurs, le président a noté que les dépenses exécutées se sont élevées à 101,26 milliards de FCFA, constituant 89 % des prévisions, indiquant une gestion budgétaire relativement prudente. En ce qui concerne les cotisations pour l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), les fonds reversés ont totalisé 101,9 milliards de FCFA, dont une part substantielle de 55 % provient de l’INPS, tandis que le reste, soit 45 %, est versé par la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), reflétant une collaboration essentielle entre ces deux institutions dans le financement du régime.

Le rapport financier souligne néanmoins que bien que les cotisations aient connu une progression limitée avec une légère augmentation de +1,41 %, cela contraste fortement avec la hausse plus prononcée des dépenses techniques qui ont subi une augmentation de +4 %. Cette situation met en lumière la nécessité impérieuse de renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi pour une gestion plus rigoureuse. Ainsi, il est primordial d’identifier des stratégies pour équilibrer les contributions et les dépenses. À mi-parcours de l’exercice 2025, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) affiche des résultats notables : en effet, le nombre de nouvelles immatriculations s’élève à 57 203, portant à 1 998 734 le total des individus assurés sous sa couverture, ce qui reflète une croissance continue de sa base d’adhérents.

De plus, 55 nouveaux prestataires ont été conventionnés, augmentant ainsi le nombre total de structures partenaires à 2 280, témoignant d’un élargissement du réseau de services disponibles. Des efforts significatifs ont également été réalisés en matière de conformité et de performance, avec 77 contrôles médicaux et 83 visites techniques menées, traduisant un engagement fort envers l’évaluation de la qualité des services.

Le renforcement des capacités a profité à 40 prestataires, tandis que 60 structures conventionnées ont été évaluées pour garantir l’efficacité organisationnelle. Sur le plan financier, au 30 juin 2025, les recettes mobilisées s’élèvent à 50,26 milliards FCFA, atteignant ainsi 40 % des prévisions annuelles, ce qui indique une collecte de fonds menant vers la stabilité. Simultanément, les dépenses liquidées se chiffrent à 48 milliards FCFA, représentant 38 % des projections annuelles, illustrant un souci de gestion attentive dans l’équilibrage entre les ressources et les dépenses.

La structure des dépenses, telle qu’elle est actuellement élaborée, se compose de plusieurs éléments clés, à savoir : une part très importante, représentant précisément 83,6 %, est constituée par les dépenses techniques, lesquelles sont cruciales pour le bon fonctionnement et la maintenance des services. En complément, 1,47 % des fonds sont alloués aux investissements et équipements, ce qui suggère une attention particulière portée au renouvellement et à l’acquisition de biens durables nécessaires pour soutenir les infrastructures actuelles.

Enfin, 14,93 % des dépenses sont dédiées aux frais de fonctionnement, essentiels pour assurer la continuité des activités journalières. Ces données illustrent une approche de gestion financière méticuleuse, tout en soulignant l’importance d’établir un suivi plus rigoureux des reversements et de mettre en place un encadrement amélioré concernant les dépenses techniques pour optimiser la performance budgétaire. 

Dans cette optique, la CANAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) est déterminée à focaliser son énergie sur plusieurs axes stratégiques prioritaires : premièrement, l’opérationnalisation complète du RAMU (Régime d’Assurance Maladie Universelle) pour garantir une couverture de santé accessible à tous ; ensuite, elle vise à renforcer le plan de lutte contre la fraude, afin de sécuriser les ressources et d’assurer l’équité dans la distribution des services. De plus, un accent particulier sera mis sur le renforcement du plateau technique des structures publiques, pour améliorer la qualité des soins offerts. La CANAM prévoit également la poursuite des travaux relatifs à l’établissement d’un nouveau siège, dans le but de moderniser ses installations.

Notons que la mise en œuvre du plan de formation pour la période 2023–2025, conjointement au plan de carrière, vise à développer les compétences du personnel pour une meilleure efficacité organisationnelle. De surcroît, elle s’appliquera à consolider son système de management de la qualité pour maintenir sa certification ISO 9001 version 2015, ce qui représente un engagement fort envers l’excellence opérationnelle. Enfin, l’ouverture de nouveaux bureaux régionaux est envisagée pour rapprocher les services des assurés et mieux répondre aux besoins locaux, renforçant ainsi la présence de la CANAM sur l’ensemble du territoire.

Daouda Bakary KONE

Mali : « 300 milliards de FCFA mobilisés de recettes fiscales grâce à la digitalisation »

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(CROISSANCE AFRIQUE) : Au Mali, la direction générale des Impôts annonce avoir réussi à mobiliser la somme impressionnante de 300 milliards de FCFA de recettes fiscales, un exploit rendu possible grâce à l’efficacité et à l’innovation apportées par la digitalisation des services fiscaux. Cette information capitale a été donnée par Hamadoun Fall Dianka, le directeur général de cette dynamique régie fiscale, lors d’une interview approfondie menée par le quotidien national l’ESSOR.

 Au cours de cet entretien, l’objectif principal du journal était d’explorer en détail les bénéfices tangibles et les défis rencontrés dans le cadre ambitieux de ce projet de digitalisation, et de comprendre en profondeur ce qu’il apporte non seulement aux citoyens maliens, mais aussi aux entreprises locales ainsi qu’à l’administration fiscale elle-même. Le projet vise à simplifier les processus pour les contribuables, améliorer la transparence et l’efficacité, tout en réduisant les risques d’erreur et de fraude dans les déclarations fiscales. L’initiative de digitalisation est non seulement un signe de modernité, mais elle représente aussi un pas important vers l’amélioration des services publics au Mali.

Hamadou Fall Dianka se montre parfaitement clair et précis dans ses explications concernant l’impact de la digitalisation sur le secteur fiscal. Il met en évidence que, « Pour les citoyens et les entreprises, la digitalisation des services fiscaux a profondément simplifié les démarches administratives. Grâce à cette transformation numérique, les déclarations fiscales, le paiement des impôts et même les consultations de dossiers peuvent désormais s’effectuer en ligne, à toute heure du jour et de la nuit, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans que le contribuable n’ait besoin de se déplacer physiquement vers un centre des impôts. Ce changement a pour conséquence directe de réduire considérablement les files d’attente souvent interminables et d’accélérer notablement les délais de traitement habituels », ajoute-t-il pour illustrer l’impact positif de ces améliorations numériques.

Au Mali, il est important de noter, selon les explications fournies par le Directeur Général des Impôts (DGI), que les contribuables bénéficient de cette réforme non seulement par le gain de temps, mais aussi par les économies réalisées sur les frais de déplacement et d’impression. De plus, les interfaces numériques ont été soigneusement conçues pour être accessibles à tous, ce qui permet de limiter les erreurs humaines lors de la saisie des informations. Un autre avantage majeur offert par cette modernisation est la transparence améliorée. En effet, chaque contribuable a désormais la possibilité de consulter à tout moment l’historique détaillé de ses paiements et peut également recevoir des notifications automatiques concernant d’éventuelles échéances ou changements législatifs, ce qui renforce la confiance dans le système fiscal.

« Les contribuables tirent également parti d’importantes économies, non seulement sur les frais de déplacement, mais aussi sur les coûts d’impression de documents, ce qui représente un avantage économique non négligeable. Parallèlement, les interfaces numériques, qui sont soigneusement conçues pour être accessibles et user-friendly, jouent un rôle clé en réduisant considérablement les risques d’erreurs humaines lors de la saisie d’informations. Un autre avantage prépondérant réside dans l’amélioration notable de la transparence des opérations fiscales. Désormais, chaque contribuable dispose de la possibilité d’accéder aisément à l’historique détaillé de ses paiements fiscaux et peut être systématiquement informé à travers des notifications automatiques et des reçus électroniques, ce qui contribue à renforcer notablement la confiance des citoyens envers l’administration fiscale. En outre, la sécurité des données personnelles et financières des contribuables est priorisée grâce à l’implémentation de protocoles de sécurité avancés et robustes, garantissant ainsi une protection maximale. Les contribuables ont de surcroît la possibilité de mettre à jour leurs informations personnelles de manière autonome et directe au sein du système d’information de la Direction Générale des Impôts, » a laissé entendre, au micro de l’ESSOR, LE QUOTIDIEN NATIONAL.

Du côté de l’administration fiscale, le Directeur Général des impôts affirme avec confiance que « les gains réalisés sont tout aussi significatifs. Grâce à l’automatisation des processus fiscaux, non seulement les saisies manuelles sont drastiquement réduites, mais le traitement des déclarations et des paiements est considérablement accéléré. Un gain de temps impressionnant, estimé à environ 1.379 jours-homme pour l’année 2024, a déjà été réalisé, illustrant ainsi l’efficacité et l’impact positif de la numérisation dans l’administration fiscale. »

En outre, selon ses propos, la digitalisation offre aux agents la possibilité de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, telles que le contrôle fiscal, le conseil stratégique, et l’assistance personnalisée aux usagers. « La digitalisation réduit considérablement les coûts associés à l’utilisation du papier tout en améliorant de manière significative l’efficacité de la collecte des recettes fiscales. Grâce à des outils avancés comme le télépaiement, le processus de collecte des recettes fiscales s’accélère, ce qui a permis d’observer une augmentation impressionnante de 34 % des recettes électroniques entre 2023 et 2024, faisant grimper le pourcentage de ces recettes de 2 % en 2022 à 30 % en 2024, soit un total de 300 milliards de FCFA », a précisé Hamadoun Fall Dianka.

En ce qui concerne les taux de déclarations effectuées dans les délais, le Directeur général des Impôts a affirmé que pour l’année 2024, ces taux avaient atteint des niveaux remarquables, avec 99 % pour les grandes entreprises et 95 % pour les moyennes entreprises. Cette amélioration est largement attribuée à l’interconnexion efficace entre différentes structures telles que le Trésor, les Douanes ou la Sécurité sociale, ce qui a considérablement renforcé la détection d’anomalies et a grandement amplifié la lutte contre la fraude », a-t-il déclaré. « Par ailleurs, la centralisation des informations au sein d’une base de données nationale complète des contribuables améliore l’analyse des données fiscales, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’optimisation des processus administratifs et le développement de nouvelles stratégies fiscales », a-t-il ajouté pour conclure.

Selon Hamadou Fall Dianka, « Comme tout processus de modernisation, la digitalisation à la DGI se heurte à plusieurs défis importants et variés. Le premier, et non des moindres, concerne l’infrastructure technologique: les serveurs et les capacités de stockage ne suffisent pas toujours pour répondre efficacement à la demande croissante de traitement des données, ce qui provoque parfois des ralentissements significatifs et gêne l’efficacité des opérations. En outre, à ces contraintes s’ajoutent des incidents fréquents liés aux coupures électriques, qui perturbent le bon fonctionnement des systèmes, ainsi que le besoin d’une meilleure stratégie de formation continue pour les équipes techniques, cruciale pour maintenir un haut niveau de compétence face aux innovations constantes », a-t-il expliqué avec clarté.

Notons qu’il ajoutera également que « Les coûts d’investissement et de maintenance restent remarquablement élevés, ce qui impose une pression budgétaire considérable sur l’organisation, tandis que sur le plan de la cybersécurité, une vigilance constante est impérative pour se protéger contre les menaces variées telles que les risques de piratage ou l’attaque par des logiciels innovants. Sur le plan juridique, la généralisation des téléservices est actuellement freinée par leur caractère facultatif, ce qui empêche une adoption vaste et rapide. Par ailleurs, l’évolution du cadre légal, notamment en ce qui concerne la reconnaissance légale de la signature électronique ou la valeur probante des documents numérisés, avance nettement moins vite que les innovations technologiques, ce qui crée un décalage préoccupant. En outre, il existe également des obstacles humains et sociaux qui ne doivent pas être négligés », dit-il, soulignant ainsi la complexité de ces défis.

Moussa KONE