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Accord Mali-Barrick Mining : Un premier versement de 144 milliards de FCFA attendu d’ici le lundi !

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la société minière canadienne de renom, Barrick Mining, s’engage à verser la somme colossale de 244 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 430 millions de dollars, pour clore officiellement son différend de longue date avec l’État malien, tel que rapporté par Bloomberg. Il faut signaler que le paiement est structuré de manière à favoriser un règlement progressif : d’abord, la somme substantielle de 144 milliards de FCFA doit être versée dans les six jours qui suivent la signature de cet accord, un geste rapide qui symbolise la volonté des parties de tourner la page.

Ainsi, le compromis conclu permet une résolution du conflit : Barrick abandonne l’arbitrage et retrouve la gestion complète de la mine, tandis que le Mali met fin à toutes les poursuites, libère ses employés incarcérés et prolonge le permis d’exploitation de dix ans. Cet accord, intervenu après que la mine a généré 900 millions de dollars de revenus en 2024, a été salué par les marchés, provoquant une hausse immédiate de l’action de la compagnie minière. Ce règlement financier intervient à la suite de l’annonce d’un accord ambitieux et global qui a été signé lundi entre la multinationale spécialisée dans l’extraction de l’or et le gouvernement du Mali.

Cet accord historique met un terme à une querelle de deux ans concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, un site majeur parmi leurs opérations africaines et une source stratégique pour l’approvisionnement en métal précieux. Ensuite, un montant de 50 milliards de FCFA sera géré via des crédits de la taxe sur la valeur ajoutée, un mécanisme empreint d’ingéniosité fiscale permettant un certain allègement financier. Une bagatelle  de 50 milliards de FCFA avait déjà été réglée l’année précédente, démontrant ainsi un engagement continu de Barrick Mining envers la résolution de ce différend. Cette structure de paiement habilement conçue permet aux deux protagonistes d’aboutir à un compromis satisfaisant, tout en protégeant et en concédant aux intérêts essentiels de chaque partie. Cet accord souligne ainsi une coopération renouvelée et un engagement mutuel en faveur de la stabilité et de la prospérité économique générale.

L’annonce récente a immédiatement rassuré et apaisé les marchés financiers internationaux, qui étaient déjà en état d’alerte suite aux tensions précédentes. En conséquence, le titre de la société Barrick a enregistré un formidable bond de 7,5% à la Bourse de Toronto. Ce bond témoigne du sentiment de soulagement palpable chez les investisseurs, qui voient enfin une issue positive à ce différend majeur, lequel paralysait et menaçait sérieusement l’avenir d’un actif stratégique de la compagnie minière canadienne. Ce litige complexe, qui avait déjà commencé à prendre une tournure incroyablement tendue, était devenu une véritable épine dans le pied de la société ces derniers mois. En effet, le gouvernement malien avait lancé une réclamation colossale de plus de 400 millions de dollars à l’encontre de Barrick pour le non-paiement présumé d’impôts, une accusation que la société canadienne a vigoureusement et fermement contestée. Les tensions ont atteint un nouveau sommet en janvier 2025, lorsque les autorités maliennes ont pris la décision radicale de saisir plus de trois tonnes d’or, contraignant ainsi Barrick Mining à suspendre inopinément toutes ses opérations dans le pays. 

Cette escalade ne s’est pas arrêtée là, car en novembre 2024, quatre employés de Barrick ont été arrêtés, exacerbant encore la situation. En juin 2025, la situation a dégénéré davantage avec la mise sous administration provisoire de la mine par un tribunal malien. Cette série de mesures coercitives faisaient suite à l’adoption en 2023 du nouveau code minier instauré par le Mali, qui imposait une participation obligatoire. Par ailleurs, l’accord signé permet à Barrick de reprendre le contrôle opérationnel complet et sans entrave du complexe minier de Loulo-Gounkoto, tout en lui offrant la possibilité de retirer officiellement sa plainte d’arbitrage qui avait été déposée au Centre international pour le règlement des différends du Groupe de la Banque mondiale. En échange de ces concessions importantes, le gouvernement du Mali abandonne l’ensemble des charges qui avaient été portées contre Barrick et ses filiales locales. De plus, le Mali s’engage à relâcher les quatre employés qui avaient été détenus dans le cadre de ce différend.

Notons que ce règlement intervient au terme d’une longue période de tensions entre les deux parties, tensions qui risquaient de compromettre l’une des plus vastes et productives exploitations aurifères africaines. Pour le Mali, un pays où l’or représente près de 70 % des exportations nationales, ainsi qu’une source cruciale de revenus fiscaux, la stabilisation et la sécurisation de ce site industriel stratégique revêtent une importance économique et nationale indiscutable.  Pour rappel, la résolution de ce litige envoie en outre un message rassurant et positif aux investisseurs internationaux qui pourraient être intéressés par le secteur minier du pays. Cela est d’autant plus crucial que le Mali s’efforce de maintenir l’attractivité de son industrie minière dans un contexte de sécurité interne fragile et une situation politique assez instable.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Mali, Idrissa Bakary Diarra prend la tête l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans le cadre de la gestion attentive des affaires publiques, le Conseil des ministres, sous la présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a  pris une décision significative concernant la nomination d’un haut fonctionnaire, le mercredi 27 novembre 2025. 

Ainsi, Idrissa Bakary DIARRA, qui est un Administrateur civil expérimenté, a été désigné en qualité de directeur général de l’institut national de prévoyance Sociale (INPS), une institution essentielle dans le domaine du bien-être social au sein du pays. Il s’agit d’une nomination qui s’inscrit parfaitement dans la dynamique nationale de promotion des cadres jeunes, compétents et rigoureux, et qui vient récompenser plus de deux décennies de loyauté, de discipline et de service public continu, marquant ainsi une étape importante dans la reconnaissance des talents au sein de l’administration. 

Né le 6 novembre 1971 à Bamako, Idrissa Bakary Diarra est un cadre exemplaire. Aujourd’hui , il incarne les valeurs d’engagement et de dévouement au service de la nation. Idrissa B. DIARRA appartient à ce cercle restreint de hauts fonctionnaires qui, grâce à leur expérience acquise au fil des années, ont non seulement grandi dans l’administration, mais également en maîtrisent les rouages avec une précision remarquable, ce qui témoigne de son expertise et de sa compréhension approfondie des enjeux administratifs. En tant qu’administrateur civil de 1ère classe, 1er échelon, il occupe aujourd’hui le poste stratégique de Directeur Administratif et Financier Adjoint de la Présidence de la République, qu’il sert avec constance et diligence depuis plus de vingt ans, contribuant ainsi de manière significative à l’efficacité et à la bonne gestion des affaires publiques.

Cette nomination n’est pas seulement un changement de titre, mais elle marque également un tournant décisif dans la carrière d’Idrissa Bakary Diarra. Reconnu pour son professionnalisme exemplaire et son engagement indéfectible envers sa mission, il se distingue dans un environnement compétitif et parfois tumultueux. Idrissa est considéré comme une figure à la fois discrète et profondément influente au sein de l’appareil d’État du Mali, où son expertise stratégique et son sens aigu de l’analyse lui ont permis de jouer un rôle majeur dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques. 

À ce nouveau poste de responsabilité, il est désormais en charge de superviser et de diriger les activités stratégiques de l’INPS, l’Institut National de Prévoyance Sociale. Cette mission, qui revêt une importance cruciale dans le cadre des efforts du gouvernement, vise non seulement à améliorer la couverture sociale, mais aussi à apporter des solutions durables et efficaces aux défis pressants auxquels fait face la population, notamment en matière d’accès aux soins de santé, de protection sociale et de soutien aux plus vulnérables. Les attentes sont élevées, et Idrissa doit naviguer dans un contexte complexe tout en restant fidèle à ses valeurs et à sa vision d’un Mali plus équitable pour tous.

Le parcours professionnel de M. DIARRA, qui s’étend de la Division du Personnel à la gestion des Ressources humaines, en passant par la coordination régionale de la lutte contre le VIH/SIDA, illustre non seulement une polyvalence maîtrisée, mais également une capacité rare à naviguer avec aisance à travers des environnements institutionnels complexes et exigeants. Son expérience variée lui a permis d’acquérir des compétences précieuses dans des domaines variés, témoignant ainsi de son adaptabilité et de son engagement envers l’excellence. 

Formé à l’École Nationale d’Administration du Mali, une institution réputée pour sa rigueur académique et sa capacité à préparer des leaders compétents, M. DIARRA a poursuivi ses études en obtenant un Master II en Droit international et comparé de l’environnement à l’Université de Limoges, en France, une étape qui lui a permis d’approfondir ses connaissances et de renforcer son expertise dans le domaine. Par la suite, il a poursuivi sa quête de savoir en participant à plusieurs formations de haut niveau, enrichissant ainsi sa perspective professionnelle grâce à des expériences distinctes en France, au Maroc, en Chine et en Afrique du Sud, des pays où il a eu l’occasion d’observer et d’apprendre des différentes approches en matière de gestion et de politique sociale.

Ainsi, les ressources humaines, la gestion dans le secteur public, la planification stratégique ainsi que la gestion axée sur les résultats constituent une palette complète et variée de compétences qui l’ont hissé, au fil des années, au rang de cadre de référence incontournable dans l’administration malienne. Ce parcours exemplaire témoigne non seulement de ses capacités professionnelles, mais également de son dévouement envers l’excellence administrative et la bonne gouvernance. En parallèle, son engagement indéfectible dans l’enseignement universitaire, et plus particulièrement à la Faculté de Droit Privé de Bamako, souligne sa volonté de contribuer activement à la formation des nouvelles générations, tout en partageant ses précieuses expériences et ses vastes connaissances. 

Dans les couloirs prestigieux de Koulouba, ceux qui ont eu la chance de côtoyer cet homme évoquent souvent une personnalité d’une intégrité remarquable, une probité irréprochable qui ne laisse aucune place au doute. Ils le décrivent comme étant désintéressé, animé exclusivement par la passion pour son travail et une loyauté indéfectible envers ses engagements professionnels. Discret et humble, il évite les projecteurs et préfère œuvrer dans la coulisse, bien que son impact soit indéniable.

 Rigoureux dans son approche, il se montre extrêmement attaché à l’application stricte des textes et des réglementations en vigueur. Sa profonde croyance, associée à son respect pour autrui, fait de lui un homme accessible, toujours disponible pour accompagner et soutenir ses collaborateurs dans leurs tâches. Sa nomination à un poste aussi important ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’un parcours sans faute, jalonné de succès, et d’un engagement constant et authentique envers l’État et la Nation, reflet d’une vie dédiée au service public.

Les mérites indéniables de M. DIARRA ont été justement reconnus par la République à deux reprises, illustrant ainsi l’appréciation de l’État pour ses contributions exceptionnelles. En effet, il a été nommé Chevalier de l’Ordre National en 2018 avant de recevoir la distinction d’Officier de l’Ordre National en 2024, deux actes symboliques significatifs qui témoignent non seulement de son engagement profond envers le service public, mais aussi de son attachement indéfectible aux valeurs fondamentales de la nation. Ces deux distinctions majeures sont une reconnaissance claire de la qualité exceptionnelle du service qu’il a rendu, consolidant ainsi sa réputation au sein des institutions publiques. 

Aussi, la promotion d’Idrissa Bakary DIARRA s’inscrit pleinement dans l’orientation stratégique ambitieuse que portent les autorités de la Transition, qui vise à mettre en avant une génération de jeunes cadres, non seulement compétents, mais également patriotes, engagés et fidèles aux principes républicains qui fondent notre société. En plaçant M. DIARRA à ce niveau élevé de responsabilité, le Chef de l’État, en concert avec son gouvernement, affirme leur ferme volonté de renouveler et dynamiser l’administration publique, en y insufflant des valeurs essentielles telles que la discipline, l’efficacité et un véritable esprit de service.

Par ailleurs, ceux qui ont participé à sa nomination, en affirmant que « ils ont vu juste », le soutiennent avec conviction, une opinion partagée par plusieurs connaisseurs du milieu administratif. Car l’homme qui prend aujourd’hui ces responsabilités est reconnu pour un aspect crucial et déterminant : il n’hésitera jamais à donner le meilleur de lui-même pour honorer la mission qui lui a été confiée, et ce, dans la continuité de son parcours exemplaire au service de la Nation. Dans un contexte où la qualité du management public est devenue un enjeu majeur, un véritable défi auquel les gouvernements actuels doivent faire face pour répondre aux aspirations croissantes de la population, la nomination d’Idrissa Bakary DIARRA apparaît comme un signal fort et encourageant. 

Pour rappel, ce choix stratégique témoigne d’un Mali qui croit en sa jeunesse compétente, qui s’engage à promouvoir et s’appuyer sur les talents émergents et innovants de sa génération ; d’un Mali qui récompense l’intégrité et le mérite, inscrivant ainsi des valeurs essentielles au cœur de sa politique de recrutement ; d’un Mali qui mise sur des cadres capables de porter la refondation de l’État avec fermeté et humilité, prêts à relever les défis complexes qui se présentent à eux avec sagacité et respect. Discret mais déterminé, humble mais rigoureux, croyant mais pragmatique, Idrissa B. DIARRA incarne véritablement cette nouvelle génération de gestionnaires publics dont le pays a cruellement besoin pour avancer sur le chemin du développement durable et de la bonne gouvernance. 

Notons que sa nomination, bien que non seulement méritée, est également vue par ses proches collaborateurs comme prometteuse pour la continuité et la performance de l’action publique, suggérant ainsi un avenir où les projets et réformes peuvent s’épanouir sous sa direction éclairée, avec une attention particulière portée aux attentes et aux besoins des citoyens.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: les dernières notes du FMI

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Du 10 au 21 novembre 2025, une équipe du FMI, conduite par Madame Wenjie CHEN a mené avec la partie malienne une mission virtuelle dans le cadre de la première revue du programme de référence (Staff Monitored Program, SMP) conclu en avril 2025. Cette revue avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis par les Autorités maliennes, notamment en termes de mise en œuvre des engagements convenus et de performances macroéconomiques.

Pour mémoire, le Mali a subi des inondations en 2024, qui ont induit la destruction de bétails, d’écoles et d’infrastructures. Pour aider le Mali à faire face aux effets de ces inondations, le FMI a octroyé une Facilité de Crédit Rapide (FCR) d’un montant de 72,969 milliards de FCFA. Cette FCR a été combinée avec un programme de référence assorti d’engagements à mettre en œuvre par les Autorités maliennes, sous forme de repères structurels ainsi que d’objectifs quantitatifs.

A l’issue de la mission, l’équipe du FMI a publié un communiqué de presse dans lequel elle a indiqué qu’elle est parvenue à un accord préalable avec les Autorités maliennes, sous réserve de l’approbation par la Direction Générale du FMI. Elle a également salué les efforts des Autorités maliennes, du fait de l’atteinte des repères structurels et des objectifs quantitatifs dont les délais étaient fixés au 30 septembre 2025. Pour l’équipe du FMI, les Autorités maliennes restent attachées à l’utilisation transparente du décaissement du FMI au titre de la FCR d’avril 2025 et ont publié le premier rapport trimestriel sur l’utilisation de ces ressources, ainsi que des informations détaillées sur la passation des marchés, y compris les processus de sélection et les bénéficiaires effectifs.

Concernant les performances macroéconomiques, le FMI a pris en compte les défis auxquels le Mali est confronté, notamment les effets des inondations, les attaques terroristes ainsi que les crises du carburant et de l’électricité et le différend avec la société Barrick Gold. A cet effet, le FMI a revu à la baisse ses perspectives de croissance en ce qui concerne le Mali. Ainsi, selon les estimations de l’équipe du FMI, ces différentes crises, combinées à la baisse de l’aide humanitaire, ont impacté négativement la croissance économique qui devrait atteindre à 4,1 % en 2025 et l’inflation s’établira à un niveau inférieur à 3% en 2025.

Pour 2026, toujours selon leur perception de la situation économique, le volume des activités enregistrerait une accélération de la croissance à 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère et une amélioration progressive des conditions de sécurité. Quant à l’inflation, elle devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme communautaire de 3%.

Il est important de signaler que les développements ci-dessus correspondent à la perception de l’équipe du FMI en ce qui concerne les performances macroéconomiques du Mali. Le communiqué de presse est un document du FMI, qui fournit l’appréciation de l’équipe. A ce titre, des écarts peuvent exister entre les chiffres qui sous-tendent cette appréciation et ceux expliquant l’opinion des autorités maliennes, axée sur les données factuelles des services officiels.

Ainsi, dans le cas d’espèce, les Autorités maliennes, sur la base des statistiques produites par les services techniques pour l’année 2025, ont réaffirmé leur projection initiale de croissance économique à 6,1%, en rapport avec le raffermissement du volume des activités dans l’ensemble des secteurs. Singulièrement, on note un rebond notable de l’activité dans le secondaire, avec un accroissement de 10,3% en 2025, après la contraction de 3,3% en 2024.

Le taux d’inflation, mesuré par la variation du niveau général des prix, ressortirait à + 2,5% en 2025, inférieur au seuil de 3%, en lien avec les mesures de soutien du Gouvernement en faveur de la population et des acteurs économiques et une bonne campagne agricole.

L’encours de la dette rapporté au PIB est projeté pour 2025 à 41,7% et reste largement en deçà de la norme communautaire qui est de 70%, ce qui traduit l’efficacité de la politique d’endettement du Mali.

Le déficit budgétaire s’est réduit, passant de 3,9 % du PIB en 2023 à 2,6 % en 2024, grâce à des efforts significatifs de maîtrise des dépenses courantes et à l’amélioration des recettes fiscales. Il est projeté à 2,7% en 2025 (estimation), un niveau en dessous du critère de convergence communautaire de l’UEMOA de 3%.

Concernant le taux de chômage, il suit une tendance à la baisse depuis 2021. En effet, il est passé de 6,1 % en 2021 à 3,5% en 2024 en passant par 5,4% et 4,7% respectivement en 2022 et 2023. Le taux est estimé à 5,9% en Afrique subsaharienne et 4,9% dans le monde en 2024.

S’agissant de l’incidence de la pauvreté, c’est-à-dire la proportion de la population malienne qui n’arrive pas à dépenser 305 805 F CFA nécessaire pour satisfaire ses besoins de base, est estimée à 43,3% en 2024 contre 43,9% en 2023, soit une baisse de 0,6 % de points.

Pour 2026, les perspectives font état d’une croissance de 6,3%, du fait de l’embellie attendue dans l’ensemble des secteurs (et même des branches). Le taux d’inflation, pour sa part, est attendu à +2,0%, niveau conforme à la norme communautaire de l’UEMOA.

Il est important de signaler que ces perspectives pourront être revues à la hausse, en liaison essentiellement avec la fin du différend avec la société Barrick, qui se traduirait par une hausse des recettes intérieures mobilisées et un accroissement notable de la production d’or en 2026.

Pour la même période de la revue, la Commission de l’UEMOA, sur la base des indicateurs produits au titre de la surveillance multilatérale dans les pays de l’UEMOA, a félicité le Mali au regard de ses performances macroéconomiques liées, notamment, au taux de croissance, au taux d’inflation, au déficit budgétaire et à l’encours de la dette rapporté au PIB, qui s’établissent respectivement à 5,0%, 3,2%, -2,2% et 42,2%. Pour fin 2025, les mêmes indicateurs sont projetés par la Commission à 6,0%, ≤ 3%, -2,9% et 42,0% respectivement.

En définitive, cette mission réussie du FMI, au-delà des chiffres, envoie un message clair aux Partenaires au développement, aux investisseurs et aux marchés :

● le Mali tient le cap de la mise en œuvre satisfaisante des réformes ;

● le Mali honore ses engagements malgré les chocs ;

● le Mali renforce progressivement les fondations d’une croissance durable, portée par une meilleure gestion des finances publiques et une gouvernance plus transparente ;

● les Autorités restent engagées à faire du Mali une économie résiliente, crédible et tournée vers l’avenir, au service de la souveraineté nationale et du bien-être des populations.

Sommet de Luanda: « l’Europe et l’Afrique face à l’Urgence de réformer leur Coopération » (Par Magaye Gaye)

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Par Magaye Gaye – Économiste international, ancien cadre de la BOAD

Le sommet Afrique–Europe des 24 et 25 novembre 2025 à Luanda remet en lumière une évidence que beaucoup préfèrent ignorer : cette relation ne produit toujours pas les résultats attendus. Depuis Abidjan en 2017, les mêmes blocages persistent et les véritables enjeux restent soigneusement évités.

UN PARTENARIAT QUI N’A JAMAIS ATTEINT SON POTENTIEL

Liés par la géographie et par l’histoire, l’Afrique et l’Europe avaient pourtant toutes les conditions pour bâtir une alliance solide. Elles ont au contraire raté ensemble la marche de l’Histoire. Les résultats sont faibles : en ce qui concerne l’Afrique, seulement 2 % du commerce mondial, 1,1 % de la production manufacturière, et à peine 13 % d’échanges intra-africains. Ce paradoxe interroge, surtout pour un continent qui détient 10 % du pétrole mondial, 40 % de l’or, 80 % du chrome, 90 % des métaux du groupe platine et 30 % des ressources minérales de la planète.

L’Europe n’a jamais traité l’Afrique comme un partenaire stratégique. Le refus d’un plan Marshall africain après les indépendances fut une erreur qui continue d’avoir des conséquences.

UNE OCCASION MANQUÉE : L’ALLIANCE INDUSTRIELLE DE COMPLÉMENTARITÉ

L’un des rendez-vous manqués les plus graves concerne l’absence d’alliances industrielles fondées sur la complémentarité naturelle entre les deux continents. L’Europe possède la technologie, le savoir-faire industriel, l’organisation, les brevets et des chaînes de valeur matures. L’Afrique dispose des matières premières, des terres, d’une jeunesse nombreuse, d’une main-d’œuvre compétitive et d’une connaissance fine de son environnement local.

Ces atouts auraient pu permettre de développer de véritables chaînes de transformation en Afrique, d’implanter des zones industrielles conjointes, de favoriser des transferts massifs de technologies, de créer de la valeur ajoutée localement et de générer des millions d’emplois pour la jeunesse africaine. Rien de tout cela n’a été entrepris. Le résultat est une industrialisation en panne, un chômage massif et une pression migratoire continue.

L’EUROPE N’A PLUS LES MOYENS DE SA POLITIQUE

La crise que traverse l’Europe réduit sa capacité à maintenir le modèle d’aide construit depuis plusieurs décennies. L’endettement a atteint des niveaux historiques, la croissance est fragile et les marges de manœuvre budgétaires se sont réduites. Dans le même temps, l’Afrique perd chaque année plus de 50 milliards de dollars à travers des flux financiers illicites, selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Une grande partie de ces fonds aboutit dans des paradis fiscaux situés hors du continent. Cette réalité annule une bonne partie des efforts de développement.

LES BARRIÈRES EUROPÉENNES QUI NEUTRALISENT LE POTENTIEL AFRICAIN

Malgré les déclarations préétablies, l’Afrique n’accède pas librement au marché européen. Elle se heurte à des obstacles qui prennent trois formes. D’abord, les barrières non tarifaires composées de normes techniques, de certifications coûteuses, de règles d’origine et de procédures administratives lourdes. Ensuite, les normes sanitaires et phytosanitaires souvent disproportionnées et difficiles à satisfaire pour les producteurs africains. Enfin, les crédits à l’exportation européens qui soutiennent les producteurs européens et créent une concurrence déloyale. Ces mécanismes réduisent la compétitivité des exportateurs africains et empêchent le continent de tirer parti de ses ressources.

UNE TENSION CROISSANTE : LE DURCISSEMENT DES CONDITIONS DE VISA

À cela s’ajoute un autre point de tension majeur : le durcissement spectaculaire des conditions d’obtention de visas pour les citoyens africains. Les pays européens invoquent des « coûts administratifs » pour justifier l’augmentation des frais, mais dans les faits, les montants exigés dépassent largement ce qui serait raisonnable pour traiter un dossier. Des familles modestes se retrouvent aujourd’hui à payer des sommes parfois équivalentes à un mois de salaire, sans aucune garantie de succès et sans remboursement en cas de refus.

Cette pratique s’apparente moins à une procédure administrative qu’à une barrière financière déguisée qui frappe en premier lieu les étudiants, les jeunes diplômés, les entrepreneurs et même les familles souhaitant voyager pour des raisons légitimes. Et, ironie tragique, ce durcissement ne réduit pas les mobilités : il alimente la migration irrégulière. Lorsque les voies légales deviennent inaccessibles, les candidats au voyage n’ont d’autre choix que de se tourner vers les routes clandestines, au péril de leur vie. En rendant l’accès légal presque impossible pour les citoyens ordinaires, l’Europe crée elle-même les conditions de l’explosion des traversées dangereuses, renforçant un paradoxe politique qui fragilise encore davantage les relations entre les deux continents.

DES CONTRATS INÉQUITABLES : LE CAS DU SÉNÉGAL

Pendant des années, certains accords ont illustré le déséquilibre du partenariat. Le protocole de pêche entre l’Union européenne et le Sénégal constituait un exemple parlant. L’Union européenne versait seulement 1,7 million d’euros par an pour prélever 10 000 tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir, payés environ 0,15 euro le kilo alors qu’ils étaient revendus en Europe entre 10 et 20 euros. Cette enveloppe représentait à peine 2 % du budget du ministère sénégalais de la Pêche en 2017. Ce type d’accord explique en grande partie le ressentiment profond envers les partenariats anciens.

L’AFRIQUE DE 2025 N’EST PLUS CELLE DE 2017

La société civile est plus vigilante. Les intellectuels sont plus exigeants. Les alternatives de partenariat se multiplient avec l’Asie, le Golfe arabique ou l’Amérique latine. L’Europe n’est plus le centre unique d’attraction. L’Afrique demande désormais justice, équité, cohérence et réciprocité réelle.

RÉTABLIR LA CONFIANCE EST INDISPENSABLE

Aucun partenariat sérieux ne peut avancer sans traiter les dossiers sensibles. La restitution des avoirs libyens gelés, le retour des biens culturels africains détenus en Europe, la coopération sincère sur les fonds détournés placés hors du continent et un traitement juste des biens mal acquis sont des questions essentielles. Elles touchent à la dignité, pas seulement à l’économie.

Le sommet de Luanda ne doit pas être un sommet de plus. Il doit marquer le moment où l’Europe accepte de regarder l’Afrique comme un partenaire d’égal à égal, capable de peser dans le monde. L’Afrique n’a pas besoin d’assistance. Elle a besoin de transferts de technologie, d’alliances industrielles, d’un accès réel aux marchés, d’un financement efficace et d’un partenariat honnête. C’est seulement en s’attaquant aux vrais problèmes que les deux continents pourront construire un avenir commun.

(REBASING): « Ce que les analystes voient, mais que les journalistes n’ont pas encore demandé »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Sénégal vient de mettre à jour son Produit Intérieur Brut à travers une opération de rebasing, faisant passer l’année de base de 2014 à 2021. Techniquement, cet exercice est incontournable : il permet de réévaluer la structure productive du pays, d’intégrer les nouveaux secteurs d’activité et d’ajuster les pondérations économiques qui déterminent la valeur du PIB.

UN RETARD INJUSTIFIÉ?

Mais une interrogation majeure subsiste : pourquoi les travaux de rebasing n’ont-ils commencé qu’en 2023, soit neuf ans après l’année de base 2014 ?
Les normes internationales indiquent que le rebasing peut se faire environ tous les cinq ans. Ce n’est pas une obligation stricte, mais une recommandation destinée à maintenir la pertinence des comptes nationaux.

Dans un pays comme le Sénégal, cette actualisation régulière est encore plus indispensable.
D’abord à cause de la dynamique démographique : chaque année, des dizaines de milliers de nouveaux habitants modifient fortement la consommation, les marchés du travail, les services et la demande intérieure. Rien que ce facteur, toutes choses égales par ailleurs, aurait dû conduire à un rebasing plus rapide.

Ensuite, la structure de l’économie sénégalaise a profondément évolué entre 2014 et 2021 :
montée du numérique, explosion des services, transformations du secteur informel, développement pharmaceutique, chaînes de distribution, technologies, nouveaux modèles d’affaires, et préparation des activités pétrolières et gazières.
Un rebasing réalisé plus tôt aurait permis de refléter ces changements dès qu’ils se sont imposés.

Ce décalage de neuf ans a donc une conséquence directe : nos ratios macroéconomiques — dette/PIB, déficit/PIB, dépenses publiques/PIB — ont été calculés sur une base devenue progressivement obsolète.
Cela affecte la cohérence des politiques publiques, des prévisions macroéconomiques et de la communication avec les partenaires financiers.

UNE INQUIÉTUDE SUPPLÉMENTAIRE À L’ÉCHELLE MONÉTAIRE ET RÉGIONALE

À l’échelle de l’UEMOA, ce retard statistique n’est pas anodin.
Combiné à la difficulté chronique de quantifier correctement le secteur informel, il soulève —de mon point de vue d’économiste — une préoccupation majeure :
la création monétaire réalisée par la Banque Centrale (BCEAO) pourrait être fondée sur des hypothèses approximatives ou inexactes.

Si les bases statistiques — PIB, croissance réelle, masse d’activités informelles, structure sectorielle — sont insuffisamment actualisées, alors :

-l’inflation réelle peut diverger fortement de l’inflation officielle ;

-la politique monétaire peut devenir inadaptée ;

-le financement de l’économie peut être sous-estimé ou mal réparti ;

-et la lecture de la liquidité du système bancaire peut reposer sur des modèles incomplets.

Dans une zone monétaire où les États, les banques et les ménages dépendent fortement de la création monétaire, une mauvaise évaluation des fondamentaux économiques représente un risque systémique.

Cette situation pose une question de fond :
est-il encore raisonnable que la création monétaire repose sur des outils trop anciens, sans intégration d’indicateurs dynamiques capables de capturer l’informel, la démographie et les nouveaux secteurs ?

Ne faudrait-il pas, en complément du système actuel, créer un “delta vigoureux”, un indicateur additionnel captant la réalité économique profonde au-delà des agrégats classiques ?

TROIS QUESTIONS FONDAMENTALES QUE LES JOURNALISTES ET LES AUTORITÉS DEVRAIENT POSER

1 Pourquoi le Sénégal a-t-il attendu de 2014 à 2023 pour démarrer les travaux de rebasing ?
Dans un pays à forte croissance démographique et à mutations structurelles rapides, ce délai de neuf ans est difficile à justifier.

2 Quels sont les mécanismes de validation internationale du rebasing ?
Le FMI, la Banque mondiale ou d’autres institutions ont-ils revu la méthodologie ?
Une revue externe est-elle prévue ?
Comment garantir la pleine acceptation internationale des nouveaux chiffres ?

3 Au niveau de l’UEMOA, la création monétaire ne devrait-elle pas être modernisée et indexée sur de nouveaux outils statistiques plus dynamiques ?
Notamment pour intégrer :

-le poids réel du secteur informel,

-la démographie,

-les nouveaux secteurs émergents,

-et les transformations structurelles rapides des économies ouest-africaines.

Ne faudrait-il pas ajouter, en complément du système actuel, un indicateur “delta vigoureux” permettant de mieux ajuster la création monétaire à la réalité économique ?

Magaye GAYE

Économiste international
Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)

Algérie : les trois plus grandes Sociétés de Télécoms obtiennent leur agrément de 5 G

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Algérie, un tournant significatif a été franchi dans le domaine des télécommunications, car les autorités compétentes ont officiellement validé l’attribution des licences de téléphonie mobile de cinquième génération, communément appelée 5G, à trois opérateurs majeurs qui dominent le marché national. 

Aussi, ces opérateurs, à savoir ATM Mobilis, connu sous le nom de Mobilis, Optimum Télécom Algérie, plus familièrement désigné sous le nom de Djezzy, ainsi que Wataniya Télécom Algérie, opérant sous la marque Ooredoo, sont désormais en position de développer et de déployer ces nouvelles infrastructures réseau. Les décrets exécutifs, qui sont essentiels et qui autorisent non seulement l’établissement mais aussi l’exploitation des réseaux 5G dans tout le pays, ont été publiés le lundi 24 novembre dans le Journal officiel n° 77, marquant ainsi une étape clé dans l’ascension technologique de l’Algérie. 

Parallèlement, les cahiers des charges, qui définissent en détail les obligations techniques, les engagements financiers, ainsi que les conditions de couverture géographique que chaque opérateur devra respecter, ont également été promulgués, garantissant ainsi un cadre réglementaire solide pour cette nouvelle avancée dans le secteur des télécommunications.

Selon les textes officiels, il a été établi que l’opérateur de télécommunications Mobilis devra verser une somme conséquente de 22,2 milliards de dinars, ce qui équivaut à environ 170,7 millions de dollars, tandis qu’Ooredoo Algérie est également tenu de contribuer financièrement à hauteur de 21 milliards de dinars, soit environ 161,6 millions de dollars. 

De son côté, Djezzy, un autre acteur majeur du secteur, devra s’acquitter d’un montant de 20,7 milliards de dinars, ce qui correspond à près de 159,2 millions de dollars. En somme, l’ensemble des licences pour le déploiement de la technologie 5G représente une contrepartie financière totale impressionnante de 63,9 milliards de dinars, un montant qui équivaut à près de 492 millions de dollars. Ce paiement doit impérativement être effectué selon les conditions et le calendrier rigoureusement prévus par les cahiers des charges, afin d’assurer la bonne marche du processus.

Cette attribution des licences pour la 5G intervient dans un contexte dynamique et en pleine évolution, en prélude au lancement attendu des services de cinquième génération, dont le début a été annoncé pour le second semestre de l’année 2025. Ce déploiement s’inscrit dans une période où la demande croissante en connectivité mobile ne cesse de s’intensifier, reflétant ainsi les besoins d’une population de plus en plus connectée. 

À la fin de l’année 2023, l’Algérie comptait environ 53,62 millions d’abonnés à l’internet, qu’il soit fixe ou mobile, dont un impressionnant total de 48,09 millions d’utilisateurs se connectaient à internet mobile en utilisant les réseaux GSM, 3G et 4G, tandis que 5,53 millions de personnes avaient accès à l’internet fixe via des technologies telles que l’ADSL, la 4G LTE et la fibre optique FTTH. Bien que la 4G continue de dominer les usages, il est essentiel de noter que les comportements des utilisateurs évoluent rapidement, avec une tendance vers des usages de plus en plus intensifs en bande passante, préfigurant ainsi les opportunités que la 5G pourrait offrir dans un avenir proche.

L’attribution des licences constitue une étape clé et cruciale dans le déploiement de la technologie 5G en Algérie, représentant ainsi un moment charnière pour le paysage numérique du pays. Elle ouvre la voie à la mise en service des réseaux par les divers opérateurs de télécommunications, qui devront impérativement respecter les obligations de couverture et de qualité définies par l’État afin d’assurer un accès équitable et fiable à tous les citoyens. 

Déjà largement déployée dans plusieurs pays africains et au-delà, cette technologie révolutionnaire offre des débits Internet nettement plus élevés et une latence réduite, permettant ainsi de favoriser des usages avancés et innovants tels que le streaming haute définition, que ce soit en HD ou en 4K, l’e‑éducation qui transforme le paysage éducatif, la télémédecine qui améliore l’accès aux soins de santé, le télétravail qui devient une norme pour de nombreux professionnels, et divers services publics en ligne qui facilitent la vie quotidienne des citoyens.

Notons que le succès de cette transition vers la 5G dépendra non seulement du déploiement effectif et rapide des réseaux, mais également de la qualité des services fournis, de l’accessibilité financière des offres pour l’ensemble de la population et de la capacité des opérateurs à accompagner et à éduquer les utilisateurs sur l’adoption de ces nouveaux usages numériques, qui transforment et enrichissent notre quotidien.

Korotoumou Sylla 

Au Nigeria, Sovereign Trust va lever 3,5 millions USD pour soutenir l’expansion de ses activités 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, l’assureur Sovereign Trust Insurance, une entreprise bien établie qui a gagné en notoriété au sein du secteur, prévoit de lancer une levée de capitaux ambitieuse via une offre de droits prioritaires. Cette initiative vise à collecter un montant considérable pouvant aller jusqu’à 5 milliards de nairas, ce qui équivaut à environ 3,5 millions de dollars américains.

 Cette annonce a été faite par la société, qui est cotée à la NGX, la Bourse nigériane, soulignant ainsi son engagement à renforcer sa position sur le marché. Selon un communiqué officiel publié par la compagnie le mercredi 26 novembre 2025, cette opération a été soigneusement approuvée par le conseil d’administration de l’assureur, ce qui témoigne de la confiance de ses dirigeants dans le potentiel de croissance de l’entreprise.

 De plus, cette levée de fonds s’inscrit dans le cadre de la conformité avec les nouvelles exigences de la Loi sur la réforme de l’industrie de l’assurance (Nigerian Insurance Industry Reform Act – NIIRA), qui a été récemment promulguée par le président nigérian Bola Ahmed Tinubu. Cette législation vise à moderniser le secteur de l’assurance, et la démarche de Sovereign Trust Insurance démontre leur volonté de s’adapter aux évolutions réglementaires tout en cherchant à soutenir leur croissance financière et opérationnelle.

Cette nouvelle réglementation, qui représente un changement significatif dans le cadre opérationnel du secteur, impose un relèvement substantiel des exigences de capital ainsi qu’un renforcement des seuils de solvabilité qui doivent désormais être respectés par l’ensemble du secteur des assurances. 

Aussi, elle prévoit que le capital minimum, qui est crucial pour assurer la stabilité financière des entreprises d’assurance, passe de 2 milliards à 10 milliards de nairas pour les compagnies d’assurance-vie, et de 3 milliards à 15 milliards de nairas pour les sociétés d’assurance non-vie, tandis que le capital minimum exigé pour les compagnies de réassurance doit également connaître une augmentation considérable, passant de 10 à 35 milliards de nairas. Dans ce contexte économique en évolution, Sovereign Trust Insurance entend se conformer à ces nouvelles normes strictes tout en soutenant sa trajectoire de croissance, qui est essentielle pour maintenir sa compétitivité sur le marché. 

Pour ce faire, elle prévoit de finaliser l’offre au cours du premier trimestre de l’année 2026, une fois que toutes les approbations réglementaires nécessaires auront été obtenues, attestant ainsi de son engagement à se conformer aux exigences de gouvernance d’entreprise. Actuellement, elle travaille de manière proactive avec ses banques-conseils, juristes et auditeurs pour définir les modalités précises de l’opération, afin d’assurer une mise en conformité efficace et rapide avec les nouvelles exigences tout en préservant ses objectifs stratégiques de développement.

Par ailleurs, cette initiative, qui semble prometteuse et indicative d’une stratégie bien réfléchie, fait suite à la 30ᵉ Assemblée générale annuelle de l’entreprise, tenue en septembre 2025, au cours de laquelle les actionnaires ont unanimement donné leur accord pour mobiliser des fonds importants, jusqu’à 20 milliards de nairas, afin de renforcer le bilan financier de l’entreprise, améliorer sa liquidité et accroître sa capacité de souscription. Cette décision fait preuve d’un engagement clair des actionnaires envers la croissance et la solidité de la société face aux défis du marché.

Le directeur général de la compagnie, Olaotan Soyinka, a chaleureusement appelé les actionnaires à soutenir pleinement cette opération cruciale lorsqu’elle sera lancée, soulignant l’importance d’une participation active de leur part dans ce projet ambitieux. Il a également rappelé que l’entreprise poursuit avec détermination ses investissements dans des domaines essentiels tels que la digitalisation, l’innovation et l’amélioration de l’expérience client, qui sont devenus incontournables dans le contexte actuel. 

Selon les déclarations de Soyinka, ces efforts stratégiques sont non seulement indispensables pour évoluer efficacement dans un secteur de l’assurance en pleine mutation, mais également pour permettre à Sovereign Trust Insurance d’atteindre son objectif ambitieux, qui est de figurer dans le top 5 des assureurs nigérians, un exploit qui contribuerait à renforcer sa réputation et sa compétitivité sur le marché.

Moussa KONÉ 

Au Cameroun, les exportations de l’Anana ont connu une baisse 18,1% entre 2020 et 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, un pays riche en biodiversité et en ressources naturelles, les exportations d’ananas, un produit clé de son agriculture, ont connu une diminution marquante de 18,1 % en moyenne entre 2020 et 2025. Cette information cruciale a été révélée dans le rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise, un document élaboré par le Comité de compétitivité du ministère de l’Économie, qui cherche à évaluer les performances des divers secteurs économiques du pays. 

En parallèle, il est à noter que la baisse des ventes d’ananas vers les pays de l’Union européenne (UE), qui constitue le principal débouché du produit camerounais sur le marché international, a été particulièrement alarmante, atteignant un taux de 19,5 % sur la même période. Ce déclin significatif illustre les défis croissants rencontrés par le secteur de l’ananas, qui, malgré son potentiel prometteur, fait face à un recul notable de ses exportations totales, représentant une diminution de 18,1 %. Le rapport déclare avec insistance : « Le secteur de l’ananas enregistre un recul de ses exportations totales (-18,1 %) et une chute encore plus prononcée vers l’UE (-19,5 %). » 

Cette citation met en lumière la gravité de la situation et suggère que des problèmes de compétitivité ou de conformité aux normes de qualité s’érigent comme des obstacles majeurs, affirmant que le seul accès au marché ne peut à lui seul résoudre ces problèmes structurels. Ainsi, la question soulevée par ces chiffres dépasse nettement la simple problématique de l’ouverture commerciale et appelle à une réflexion plus poussée sur les mesures à prendre pour revitaliser ce secteur agraire essentiel à l’économie camerounaise.

Le repli des exportations d’ananas enregistré au Cameroun en 2024 accentue considérablement la marginalisation du pays sur le marché international, où ses ventes demeurent déjà résiduelles et peu significatives par rapport à d’autres producteurs. Depuis 2019, les parts de marché du Cameroun stagnent à un modeste 0,1 %, bien en dessous de celles de la Côte d’Ivoire, qui s’élèvent à 0,9 %, selon les données fournies par le Comité de compétitivité. Cette stagnation alarmante n’a pas permis au pays de profiter de la hausse substantielle de la demande mondiale pour l’ananas, une augmentation qui a été officiellement établie à 7,3 % en 2023. 

En dépit d’un potentiel agronomique reconnu et d’une biodiversité intéressante, le Cameroun reste ainsi en grande partie en marge de la dynamique d’expansion du commerce international de ce fruit tant prisé, perdant ainsi une opportunité cruciale de renforcer son économie nationale et de valoriser ses ressources agricoles tout en améliorant les conditions de vie de ses producteurs locaux.

Pour le Comité de compétitivité, le différentiel de productivité et l’étendue des superficies exploitées, par rapport aux autres pays producteurs, expliquent en grande partie cette performance en demi-teinte sur le marché mondial de l’ananas, « dont la demande potentielle est importante », un aspect qui mérite d’être pris en compte dans l’analyse des dynamiques du marché. En effet, l’ananas, reconnu pour sa douceur et sa saveur unique, continue de susciter un intérêt croissant de la part des consommateurs du monde entier, augmentant ainsi la pression sur les producteurs pour améliorer leur compétitivité.

En s’appuyant sur les données de la FAO, le rapport souligne que « les rendements de production d’ananas à l’hectare sont deux fois moins importants au Cameroun que dans un pays tel que le Costa Rica », révélant ainsi un déséquilibre significatif dans les performances agricoles entre ces nations. Ce pays d’Amérique du Sud, qui bénéficie d’un climat propice et de techniques agricoles avancées, est le premier exportateur mondial d’ananas, devant les Philippines, et il fait preuve d’une expertise qui lui permet de dominer le marché. 

Notons qu’en 2023, ces deux producteurs détenaient respectivement 49,2 % et 14,8 % des parts de marché. Sur la période 2019-2023, les parts de marché du Costa Rica sont restées soutenues, à un peu plus de 47 %, illustrant la capacité de ce pays à consolider sa position dominante, tandis que le Cameroun peine à émerger malgré ses atouts naturels indéniables et son potentiel encore inexploité. Cette situation soulève des questions critiques sur les stratégies nécessaires pour relancer l’industrie de l’ananas au Cameroun et améliorer ses performances sur le marché international.

Abdoulaye KONÉ 

Au Mali, Desert Gold ventures recherche 20,4 millions USD pour la construction de ses mines d’or de Barani et Gourbassi

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Canadien Desert Gold ventures a récemment publié, le mardi 25 novembre, une évaluation économique préliminaire mise à jour concernant les gisements d’or Barani et Gourbassi, tous deux situés au sein de son projet prometteur, SMSZ, dans cette région riche en ressources minières. 

En comparaison avec la première étude de faisabilité réalisée en août 2025, qui avait prévu un capital initial relativement modeste de 15 millions USD pour démarrer les opérations, la compagnie a révisé ses estimations à la hausse, indiquant qu’il lui faudrait désormais un montant total de 20,4 millions USD pour construire sa première mine d’or et ainsi lancer l’exploitation de ces gisements.

Pour réunir le financement nécessaire à ce projet ambitieux, Desert Gold souligne que des discussions avancées sont déjà en cours avec des partenaires potentiels, ce qui laisse supposer un intérêt significatif de la part d’investisseurs pour le lancement de ces travaux « dès que possible ». Selon les prévisions de la société, l’investissement réalisé devrait être récupéré dans un délai raisonnable de 2,1 ans, ce qui témoigne de la viabilité économique de leur projet.

 Toutefois, il est important de noter qu’aucun détail n’a été fourni concernant les différentes options de financement qui pourraient être envisagées, qu’il s’agisse de la mise en place d’un endettement, d’une levée de fonds en bourse, ou d’un rapprochement avec un partenaire stratégique dans le cadre d’une coentreprise. À cet égard, il convient de préciser que le capital initial relativement modeste requis par Desert Gold s’explique par sa stratégie de développement par étapes, qui vise à minimiser les risques tout en assurant une croissance progressive et durable de ses activités dans le secteur aurifère.

« Avec moins de 10 % des ressources aurifères totales du projet SMSZ intégrées dans cette étude, il existe une opportunité considérable d’améliorer la rentabilité du projet et d’étendre l’exploitation au fil du temps. Cette perspective de croissance est particulièrement prometteuse, soulignant le potentiel inexploité qui pourrait se traduire par des bénéfices substantiels dans un avenir proche. L’approche minière a été délibérément conçue pour rester modulaire et flexible du point de vue du traitement, ce qui nous offre un maximum d’options opérationnelles à mesure que le projet avance », explique Jared Scharf, DG de la société. 

Il est essentiel de noter que, parallèlement à cette évolution positive, l’inflation des coûts de construction s’accompagne d’une augmentation significative de la production attendue à la mine. En effet, celle-ci passe de 97 600 onces d’or sur une durée de vie de 17,4 ans à une impressionnante estimation de 130 700 onces sur une durée de vie beaucoup plus courte de 10 ans. 

Cette révision à la hausse de la production s’explique en grande partie par l’intégration au plan minier de la partie est du gisement Gourbassi, qui devrait doubler la quantité de minerai à traiter, augmentant ainsi la capacité à 36 000 tonnes par mois, ce qui est un apport considérable pour l’ensemble de l’opération. 

De plus, il convient de mentionner que Desert Gold dispose d’un permis d’exploitation de petite mine à SMSZ, ce qui lui confère une légitimité et une conformité essentielles dans le secteur. La compagnie n’a mentionné aucun obstacle réglementaire majeur jusqu’à présent, ce qui pourrait faciliter les démarches et la mise en œuvre des projets futurs, consolidant ainsi sa position sur le marché et augmentant la confiance des investisseurs dans ses capacités.

Mariam KONE 

UEMOA: Communiqué de presse relatif Festival Ouest-Africain des Arts et de la Culture (ECOFEST)

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La 1ère édition se tient du 30 novembre au 6 décembre 2025 à Dakar au Sénégal sur le thème << Mutations et crises politiques en Afrique de l’Ouest, que peut faire la culture?».

Cet événement culturel majeur est organisé conjointement par les Commissions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Quest Africaine (UEMOA), et la République du Sénégal.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le 30 novembre 2025 à 16h au Grand Théâtre National, sous le très haut patronage de S.E.M. Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République du Sénégal.

L’objectif principal du Festival Ouest-Africain des Arts et de la Culture est de promouvoir l’intégration, la cohésion sociale, la paix et le développement socioéconomique et culturel dans la Région Afrique de l’Ouest. Il vise également le renforcement de la cohésion régionale, en valorisant la diversité et la créativité.

ECOFEST se veut un espace de rencontres, d’échanges, de partages et de promotion de la richesse culturelle de l’Afrique de l’Ouest. Le festival mettra en avant les expressions artistiques variées telles que la musique, la danse, le théâtre, les arts visuels, la littérature.

La Direction de la Communication