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En Guinée Bissau, le Président Umari Sissoko Emballo arrêté dans son bureau comme « planton »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À la veille de la proclamation des résultats électoraux tant attendus, le président sortant Umaro Sissoco Embaló, dans une déclaration accablante qui a plongé le pays dans la perplexité, affirme avoir été mis en état d’arrestation par l’armée, un événement qui pourrait déstabiliser la situation politique déjà fragile. Ainsi, il vient d’être arrêté dans son bureau comme un « planton », par l’armée de la Guinée Bissau.

Cependant, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), une organisation régionale qui a soigneusement supervisé tout le processus électoral, dépeint une tout autre image en louant une élection qui, selon elle, s’est déroulée dans le calme et la transparence absolus en Guinée-Bissau. Cette disparité de points de vue souligne les tensions sous-jacentes et les défis que le pays devra surmonter pour avancer vers une paix durable et une gouvernance stable.En Guinée Bissau, de nombreux confrères journalistes basés à Bissau rapportent et confirment l’arrestation du président Umari Sissoko Emballo, marquant ainsi un tournant significatif dans la situation politique actuelle du pays. D’après ces mêmes sources journalistiques fiables, l’armée Bissau-Guinéenne a procédé à un verrouillage stratégique et sécurisé des environs de la présidence de la République ainsi que ceux de la commission électorale, blocs cruciaux pour le pouvoir du pays.

 À ce stade, malgré le climat d’incertitude qui règne, aucune déclaration officielle n’a encore été diffusée par le nouvel homme fort qui semble diriger désormais la nation. « Pas d’inquiétude, tout va bien, » déclare avec assurance un confrère, cherchant à rassurer le public face à cette situation trouble et pleine de tensions.

La crise politique en Guinée-Bissau s’est considérablement aggravée et a pris une tournure des plus dramatiques après que le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, a déclaré dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique qu’il avait été arrêté par certains éléments de l’armée, à la fois avec le chef d’état-major, le général Biaguê Na Ntan, son adjoint, le général Mamadou Touré, ainsi que le ministre de l’Intérieur Botché Candé. 

Cet événement inquiétant et inattendu a été partagé aux médias dans un contexte déjà tendu, ajoutant une couche supplémentaire d’incertitude et de chaos à la situation politique du pays. Pour l’instant, l’armée n’a publié aucune communication officielle, et ce silence persistant accentue encore davantage la confusion et l’incertitude au lendemain d’un scrutin, que les observateurs régionaux qualifient pourtant de transparent, ce qui pourrait aggraver les tensions au sein de la population. 

Cette déclaration choc arrive au moment précis où des tirs nourris d’armes de guerre ont été signalés mercredi matin à proximité du siège de la Commission nationale des élections (CNE), provoquant une panique généralisée et obligeant plusieurs habitants de Bissau à fuir précipitamment pour échapper à l’insécurité croissante. Cet état de siège militaire et cette montée de violence laissent planer une ombre menaçante sur l’avenir politique de la Guinée-Bissau, plongeant le pays dans une période d’incertaineté complexe et préoccupante.

La Mission d’Observation Électorale (MOE) de la Cédéao, sous la direction avisée de l’Ambassadeur Issufu Baba Braimah Kamara, a communiqué, au cours de la journée de mardi, l’observation d’un processus électoral caractérisé par un climat paisible, ordonné et d’une transparence exemplaire. Cet événement démocratique remarquable a mobilisé plus de 960 000 électeurs le 23 novembre. Les bureaux de vote ont été ouverts à temps selon l’horaire prévu, avec une représentation adéquate des partis politiques concernés. Le matériel électoral était pleinement disponible, et les forces de sécurité ont strictement respecté les procédures établies, assurant ainsi une conformité rigoureuse aux standards régionaux en matière de démocratie.

Cependant, malgré cette ambiance de normalité institutionnelle et les efforts déployés pour maintenir la sérénité, les tensions politiques ont connu une escalade notable. Un des moments forts a été lorsque le candidat indépendant Fernando Dias da Costa, qui bénéficie du soutien important du Parti du Renouveau Social (PRS) ainsi que de la Coalition Terra-Ranka, a revendiqué une victoire au premier tour. Il a affirmé disposer de résultats plutôt favorables dans la majorité des régions, malgré une exception notable à Gabú. 

Dias da Costa a également souligné et salué la très forte participation des électeurs et le strict respect des procédures, toutes supervisées par le ministère public, ce qui conférè à cette consultation un caractère exemplaire. Néanmoins, le camp d’Embaló a également revendiqué la victoire pour lui-même, ce qui a contribué à amplifier la confusion et l’incertitude quant aux résultats définitifs, reflétant ainsi un climat de compétition intense.

La Commission nationale des élections (CNE) a fièrement confirmé la bonne tenue du scrutin récent, soulignant l’importance de cet événement démocratique pour le pays. Son secrétaire exécutif adjoint, Idriça Djaló, a précisé que les opérations s’étaient déroulées dans le calme et la sérénité, malgré quelques contraintes logistiques qui ont été rapidement résolues grâce à une coordination efficace. Il a aussi mis en avant la remarquable forte participation des femmes et des jeunes, laquelle est perçue comme le symbole évident d’une appropriation croissante des droits civiques et politiques par ces groupes historiquement sous-représentés dans le processus électoral.

Par ailleurs, la CNE a rappelé aux parties prenantes et aux médias que la publication de chiffres avant la proclamation officielle des résultats définitifs, prévue au plus tard le 27 novembre, est strictement interdite. Le contexte de cette élection était extrêmement compétitif, avec le scrutin opposant Embaló à pas moins de onze autres candidats, parmi lesquels figuraient des personnalités notables comme l’ancien président José Mário Vaz, l’ex-Premier ministre Baciro Djá, et Dias da Costa. 

Tandis que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) salue un processus électoral qui s’est déroulé de manière apaisée et sans incident majeur, des déclarations récentes d’Embaló concernant son arrestation éventuelle et celle de hauts responsables militaires soulèvent de vives inquiétudes. 

Notons que ces déclarations contrastent fortement avec l’image d’un scrutin ordonné et pacifique que les observateurs régionaux ont essayé de présenter au public et à la communauté internationale.

Moussa KONÉ 

Au Mali,  le chef suprême des armées présidera la sortie de la 47ᵉ promotion de l’EMIA à Koulikoro

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans la deuxième région administrative, Koulikoro, un événement d’importance se profile à l’horizon. Cette localité s’apprête à accueillir une visite notable, celle du président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui occupe également le poste de Chef suprême des armées. 

Ce déplacement est prévu pour le vendredi 28 novembre 2025, une date qui restera gravée dans les mémoires pour le déroulement du baptême de la 47ᵉ promotion de l’École Militaire Interarmes (EMIA). Cet événement prestigieux se tiendra dans l’espace solennel de la cour du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy, symbolisant la continuité et la passion d’une tradition militaire respectée et admirée. Cette cérémonie promet de célébrer avec ferveur l’émergence d’une nouvelle génération d’officiers, préparés et engagés à servir la patrie avec une loyauté sans faille et un honneur immuable.

En ce temps de novembre, le climat malien offre son propre spectacle, jouant subtilement entre les éléments. À l’aube, l’air vif pique légèrement les visages encore endormis, tandis que la brume matinale s’attarde sur les rives majestueuses du fleuve Niger, enveloppant la ville de Koulikoro d’un voile mystérieux et apaisant, teinté d’un bleu doux et diffus. Au zénith, le soleil prend ses quartiers, dominant les cieux avec majesté et éclat, écrasant les moindres ombres de son rayonnement implacable, et projetant de somptueux reflets dorés sur la surface miroitante et calme du fleuve, illuminant toute la région d’une lumière éclatante et radieuse.

C’est donc dans ce contexte particulier et riche en enjeux qu’aura lieu la cérémonie prévue ce vendredi, laquelle marquera un moment déterminant et reflétera un jalon significatif dans le vaste processus de refondation institutionnelle initié par les autorités de transition depuis l’année 2021. En effet, il est crucial de rappeler que la défense et la sécurité ont constamment constitué la priorité absolue pour ces autorités, guidées par un profond engagement envers la stabilité nationale. 

Ce souci constant pour protéger et renforcer les forces armées maliennes s’est traduit par l’acquisition massive d’équipements sophistiqués et technologiquement avancés, destinés à renforcer l’efficacité opérationnelle de l’armée malienne, tout comme par l’amélioration continue des conditions de vie de ses membres grâce à la construction de logements sociaux de qualité pour les militaires. Parmi les nombreuses initiatives notables, nous trouvons le projet ambitieux de construction d’un hôpital militaire de dernière génération, conçu pour offrir des services de santé de pointe, ainsi que la rédaction en cours de l’histoire militaire du Mali, visant à préserver et célébrer le riche patrimoine militaire du pays.

 De plus, le projet de construction d’un monument en hommage aux soldats qui ont sacrifié leur vie pour la patrie s’inscrit dans cette volonté de reconnaissance et de mémoire. Il est également essentiel de souligner la prise en charge complète des veuves et des orphelins des militaires et paramilitaires qui ont tragiquement perdu la vie sur le champ d’honneur, assurant ainsi un soutien continu à leurs familles endeuillées et honorant leur courage et leur dévouement.

Une génération formée dans l’esprit du Mali Kura

Sous la haute présidence de l’illustre et respecté Général Goïta, l’armée malienne a donc amorcé une transformation profonde, marquée par un vent de renouveau et de dynamisme. Ce changement s’est manifesté à travers de nombreux aspects, notamment la réorganisation stratégique complexe et réfléchie, la montée en puissance opérationnelle qui s’est intensifiée de manière notable, l’autonomisation croissante dans la production de défense nationale, et surtout, un effort soutenu vers la restauration de l’esprit de cohésion nationale indispensable. Le baptême de la 47e promotion de l’École Militaire Interarmes (EMIA) s’annonce comme un acte politique de grande importance et valeur symbolique. 

Par ailleurs, il incarne la continuité de la réforme sécuritaire, essentielle à la stabilité du pays, et la consolidation d’une armée républicaine, disciplinée et véritablement souveraine, capable de faire face aux nombreux défis sécuritaires qu’elle rencontre. Cette 47e promotion de l’EMIA incarne littéralement la relève prometteuse d’une armée en pleine mutation. Les jeunes officiers, brillamment formés dans un contexte de difficultés et de défis sécuritaires majeurs, deviennent des porteurs d’espoir d’un Mali debout et souverain, prêts à relever les défis pour assurer la pérennité et la sécurité de leur nation.

Aussi, la formation dont ils bénéficient s’inscrit pleinement dans une logique de développement du leadership patriotique, de la discipline morale rigoureuse et du service désintéressé dédié à la nation tout entière. Ces nouveaux cadres sont préparés à incarner non seulement le rôle de combattants aguerris, mais à se distinguer également en tant que bâtisseurs infatigables de la paix et de la cohésion nationale, contribuant à la stabilisation et au progrès du pays. Dans un Mali dynamique et déterminé à atteindre une souveraineté totale, ce baptême symbolique de la 47ème promotion vise à rappeler à tous, des nouvelles recrues aux vétérans, les valeurs fondamentales du service militaire : loyauté inébranlable, abnégation inconditionnelle et sacrifice continu. 

Cette cérémonie est également une occasion propice pour transmettre des messages porteurs de confiance envers notre jeunesse militaire, de reconnaissance envers les forces armées qui assurent la sécurité nationale, et de réaffirmation du parcours ambitieux tracé par le Mali Kura, un parcours vers une souveraineté pleinement affirmée et souverainement assumée, reflétant l’engagement collectif du pays.

Le baptême de cette 47e promotion survient dans un contexte significatif et complexe où le Mali, désormais engagé dans la Confédération des États du Sahel (AES), une entité régionale de coopération née en juillet 2024, traverse une période cruciale de redéfinition de son rôle stratégique dans l’ensemble de la région. Après avoir réussi à consolider ses alliances, tant militaires qu’économiques, avec des partenaires clefs, le pays oriente maintenant ses efforts vers l’amélioration de la formation de ses cadres militaires.

Notons que ces cadres sont censés être non seulement autonomes et compétents, mais aussi les véritables garants de la stabilité interne et durable du pays, ainsi que de la défense vigoureuse et efficace de son territoire. Cette étape, essentielle pour le développement du pays, souligne l’importance donnée à la formation et à l’autosuffisance militaire pour assurer un avenir plus serein et sécurisé.

Marché Financier Régional: Qui est Kossi TENOU nouveau président de l’AMF-UMOA?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’apprête à écrire une nouvelle page significative dans l’histoire de la gestion de son marché financier régional. Réuni en session extraordinaire ce 25 novembre 2025 dans un cadre chargé de décisions stratégiques cruciales, le Conseil des ministres de l’Union a procédé à la nomination de Kossi TENOU à la présidence de l’Autorité des marchés financiers de l’UEMOA (AMF-UMOA). Cette nomination fait suite au départ de Badanam PATOKI, qui a été sollicité pour rejoindre le gouvernement togolais, où il assumera des responsabilités à haut niveau au sein du cabinet ministériel.

Cette période de changement coïncide avec un moment particulièrement critique pour le marché financier régional, maintenant engagé dans une ambitieuse double dynamique. D’une part, l’UEMOA aspire à approfondir davantage l’intégration financière des pays membres, créant ainsi un réseau financier plus fluide et harmonieux au sein de l’Union. D’autre part, l’organisation cherche à renforcer sa crédibilité et son attractivité sur la scène internationale, notamment en rivalisant efficacement avec les bourses émergentes du continent africain qui gagnent en popularité et en influence.

Dans son communiqué officiel, l’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine (AMF-UMOA) exprime une reconnaissance empreinte de ‘’profonde gratitude » à l’égard de Badanam PATOKI. Celui-ci s’est illustré par un leadership remarquable et une contribution décisive à l’orientation et à la modernisation du marché financier régional, réalisations qui ont grandement renforcé les capacités de cette institution. Durant son mandat, qui s’est étendu sur plusieurs années, l’institution a initié et mené à bien de nombreux chantiers structurants et ambitieux.

 Parmi ces projets phares, on peut citer le renforcement significatif du cadre réglementaire, nécessaire pour une gestion plus efficace et transparente, en plus de l’amélioration notable des mesures de protection des investisseurs. L’AMF-UMOA a également pris une position de pionnier dans la digitalisation de processus clés, facilitant ainsi l’accès et la gestion des opérations pour tous les acteurs du marché. Simultanément, elle a contribué à une montée en puissance impressionnante des émissions obligataires souveraines et privées. 

Au fil de ces quatre années, l’AMF-UMOA s’est affirmée brillamment, devenant l’un des régulateurs les plus dynamiques du continent africain. Elle représente désormais un vecteur vital de confiance, tant pour les États que pour les opérateurs privés, consolidant son rôle central dans le développement économique régional. La nomination de Kossi TENOU apparaît comme un choix stratégique de première importance. Cet expert hautement reconnu de la régulation financière, et fin connaisseur de l’écosystème financier régional, arrive à la présidence de l’AMF-UMOA à un moment crucial où plusieurs défis complexes et interconnectés se profilent à l’horizon.

 Parmi ceux-ci figurent la nécessité de renforcer la surveillance des marchés dans un contexte économique mondial où l’on observe une forte expansion des émissions obligataires ; accompagner et faciliter l’essor grandissant des fintechs, ainsi que des nouveaux acteurs opérant dans le domaine des technologies digitales ; accélérer l’intégration économique et financière avec les autres marchés africains pour une plus grande synergie ; améliorer la gouvernance et la transparence au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), pour un développement durable et équilibré ; et développer davantage non seulement la mobilisation des capitaux locaux, mais aussi celle des capitaux internationaux pour stimuler la croissance économique dans la région.

L’institution n’a pas manqué d’adresser à Kossi TENOU ses ‘’chaleureuses félicitations » et lui exprime ses vœux de ‘’pleine réussite » dans ses nouvelles fonctions, signe de la confiance et des attentes placées en lui pour relever ces défis avec brio. Il convient en outre de souligner que Kossi TENOU est un économiste éminent, spécialiste de la macroéconomie et du développement. Il est titulaire d’un doctorat en Sciences économiques, obtenu avec distinction en 1992 à l’Université d’Auvergne (Clermont-Ferrand I), soulignant son engagement de longue date envers l’étude de l’économie.

 Depuis octobre 2023, il occupe le poste prestigieux et exigeant de Conseiller du Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Dans ce rôle clé, il apporte une contribution significative à la formulation des orientations stratégiques, tant sur le plan monétaire que financier, de l’Union monétaire ouest-africaine. Son expertise reconnue en modélisation et en analyse macroéconomique est mise à profit pour enrichir les discussions au sein de l’institution.

Grand défenseur du franc CFA, il s’est distingué par son engagement déterminé en faveur de la stabilité monétaire. En 2015, il n’a pas hésité à alerter la haute hiérarchie de la BCEAO concernant les critiques émises par Kako NUBUKPO envers l’institution, démontrant ainsi son implication proactive dans la préservation de son intégrité. En 2019, il est allé encore plus loin en prenant publiquement position contre ce qu’il percevait comme une ‘mauvaise foi’ de son compatriote sur un sujet aussi délicat. Ce différend, qui a suscité de vives discussions, est aujourd’hui heureusement apaisé, témoignant d’une résolution constructive.

Daouda Bakary KONÉ 

Secteurs énergétiques: SEEG Gabon réclame 100 milliards de FCFA d’impayé à ses créanciers 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, la principale société énergétique annonce des factures impayées. Cette information intervient alors que les délestages d’électricité perturbent régulièrement le quotidien de nombreux foyers et que les pénuries d’eau représentent un défi constant pour les habitants, un chiffre marquant vient illustrer l’ampleur considérable de cette crise persistante : près de 100 milliards de francs CFA de factures demeurent actuellement impayées à la SEEG, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon. Ce montant colossal souligne une réalité alarmante dans le secteur énergétique et hydrique. 

Fait encore plus préoccupant, c’est l’État, censé être le principal garant de ces services vitaux en tant qu’actionnaire majeur et premier décideur du secteur, qui retient à lui seul 72 milliards de cette dette, tel que révélé par des données diffusées ces dernières années par des médias spécialisés, informations qui n’ont jamais été contredites par les autorités compétentes. Cette dette publique, constituant à elle seule presque trois quarts du total des montants réclamés, exerce une pression écrasante sur les finances déjà fragiles de la SEEG, à un moment critique où les demandes en ressources d’eau et en électricité ne cessent d’augmenter.

 En raison de l’insuffisance des ressources financières nécessaires, l’entreprise fait face à de sérieuses difficultés pour assurer la maintenance adéquate de ses infrastructures vieillissantes, pour investir dans la modernisation indispensable de son réseau, et pour garantir la continuité et la fiabilité de ses services au quotidien. Cette situation paradoxale dans un pays naturellement riche en ressources se traduit par un défi de taille où la qualité de l’accès à ces services fondamentaux reste un objectif crucial pour le développement durable et la compétitivité économique sur le long terme.

L’appel à la « rigueur » lancé par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) met en lumière un problème bien plus préoccupant, traduisant une fragilité ancrée dans un modèle économique qui s’appuie sur des paiements sporadiques et incertains, tant du côté des particuliers que de l’État gabonais lui-même. Effectivement, les ménages se retrouvent à cumuler des arriérés de factures, souvent non par manque de volonté de s’acquitter de leurs obligations financières, mais plutôt en raison d’une incapacité économique réelle, témoignant d’une population parfois en difficulté.

 Cependant, cette situation est exacerbée par le non-paiement massif de l’administration publique, ce qui souligne une contradiction flagrante et dérangeante. Il est en effet compliqué, et peut-être même hypocrite, d’exiger une rigueur financière et une discipline strictes de la part des citoyens lorsqu’ils constatent que leur propre État, censé donner l’exemple, est le premier à accumuler des dettes et à ne pas honorer ses engagements financiers.

Cette situation d’accumulation des arriérés apparaît ainsi comme la manifestation d’un déséquilibre financier profond et chronique qui va bien au-delà d’une simple question de civisme de paiement. Dépourvue d’une portion cruciale de ses revenus, la SEEG se retrouve à fonctionner dans un contexte de contrainte financière permanente. En conséquence, la qualité des services fournis a du mal à se maintenir en adéquation avec la demande croissante due à l’expansion démographique et à l’urbanisation accélérée du pays. 

Notons que le rappel adressé aux abonnés, assorti d’un ultimatum fixé au 6 décembre, se veut ainsi être à la fois un signal d’alarme destiné à la population, soulignant l’urgence pour les usagers de régulariser leur situation, et un appel pressant à la réflexion sur la santé économique et la viabilité à long terme de l’entreprise, voire du secteur tout entier.

Zangouna KONÉ 

Au Burkina  Faso, une ancienne Usine dénommée (SN-BRAFASO) réhabilitée à hauteur de 17 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mardi 25 novembre 2025, le Président, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, joue un rôle central en présidant à Komsilga la cérémonie officielle d’inauguration de l’usine de la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Cette réhabilitation remarquable de l’infrastructure industrielle a requis un investissement conséquent de l’État Burkinabé à hauteur de 17 milliards de FCFA, témoignant ainsi de sa détermination financière à revitaliser le secteur industriel. 

La reprise des activités de ce pilier économique national est particulièrement significative car cette entreprise avait cessé ses opérations en 2008, marquant une décennie d’inactivité et de défis économiques. Cet événement symbolise non seulement l’engagement mais également la volonté prononcée du Chef de l’État de soutenir activement la relance et le développement des unités industrielles en difficulté, faisant preuve ainsi d’une vision stratégique pour le futur économique du pays. 

En remettant en marche une usine aussi emblématique, le gouvernement amorce un pas important vers une réindustrialisation qui pourrait conduire à une croissance durable et à la création de nombreux emplois pour les citoyens. Selon les détails fournis par les autorités du Faso, cette industrie a été admirablement réhabilitée à hauteur de plus de 17 milliards FCFA, une somme conséquente investie pour revitaliser ce secteur. Avec un capital social impressionnant de 6 milliards FCFA, dont une majorité de 70% est détenue par l’État burkinabè, cela montre l’implication forte et souveraine de la nation dans ce domaine d’activité.

 Par ailleurs, la SN-BRAFASO, entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente d’une gamme variée de boissons, qu’elles soient alcoolisées ou non alcoolisées, représente une pierre angulaire de l’économie de la République de Faso, grâce à ses contributions significatives à la vie sociale et économique. D’après les explications fournies par la présidence de la République du Faso, cette usine possède une considérable capacité de production annuelle de 600 mille hectolitres. Cela lui permet de transformer efficacement des matières premières locales telles que le maïs, le sorgho et le riz, soutenant ainsi l’agriculture locale et renforçant l’autosuffisance alimentaire.

 Notons que l’inauguration tant attendue de cette usine est prévue pour créer non seulement 200 emplois permanents et 100 autres non-permanents, mais aussi générer environ 20 000 emplois indirects, stimulant de manière significative l’économie locale et régionale, tout en participant activement à la lutte contre le chômage dans cette région.

Korotoumou Sylla

Côte d’Ivoire : les régies fiscales prévoient une prévision ambitieuse 1 300 milliards d’ici 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, un pays d’Afrique de l’Ouest réputé pour sa diversité culturelle et sa croissance économique rapide, les impôts sur les revenus sont appelés à jouer un rôle fondamental dans la consolidation économique du pays, avec une prévision ambitieuse de recettes dépassant les 1 300 milliards de FCFA d’ici 2026. 

Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large et plus complexe où la Côte d’Ivoire renforce méticuleusement ses instruments de collecte et de mobilisation de ses ressources intérieures. Cette approche vise non seulement à augmenter les recettes fiscales, mais aussi à assurer une meilleure distribution des richesses, à améliorer les infrastructures publiques, et à investir dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, et l’innovation technologique, tous essentiels pour soutenir le développement durable et le bien-être de ses citoyens.

 D’après les projections budgétaires minutieusement établies pour l’année 2026, il apparaît que les impôts sur les revenus auront non seulement la capacité de dépasser cette barre symbolique longtemps observée par les économistes et les fiscalistes, mais ils sont également pressentis pour connaître une substantielle et impressionnante progression de 22 % sur une période d’une seule année. 

Ce phénomène est en effet corroboré par les données officielles soigneusement examinées et publiées dans le célèbre magazine économique « Croissance Afrique », qui offre souvent une perspective approfondie sur les tendances économiques et financières actuelles du continent africain. Ces projections pourraient avoir des répercussions importantes sur les politiques fiscales et économiques, incitant les décideurs à adapter leur stratégie de gestion budgétaire pour faire face à cette évolution.

Cette dynamique impressionnante, qui se manifeste par une augmentation notable et soutenue des recettes fiscales, témoigne sans équivoque de la montée en puissance continue des revenus de l’État. Ce phénomène reflète de manière éclatante l’efficacité croissante des réformes et des mesures stratégiques mises en œuvre par les autorités compétentes. 

Notons que ces réformes visent non seulement à optimiser et maximiser les ressources financières nationales, mais elles illustrent également les efforts déployés pour moderniser le système fiscal, renforcer le recouvrement des impôts, et ainsi assurer une meilleure allocation des ressources. Dans ce contexte, l’administration fiscale a su s’adapter aux défis modernes en développant des outils et des infrastructures techniques sophistiqués, essentiels pour un contrôle plus efficace et une gestion accrue des recettes publiques.

Abdoulaye KONÉ 

Secteur Minier: Barrick Mining s’engage à verser 430 millions USD pour clore son différend avec l’Etat du Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la société minière canadienne de renom, Barrick Mining, s’engage à verser la somme colossale de 244 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 430 millions de dollars, pour clore officiellement son différend de longue date avec l’État malien, tel que rapporté par Bloomberg. 

Ce règlement financier intervient à la suite de l’annonce d’un accord ambitieux et global qui a été signé lundi entre la multinationale spécialisée dans l’extraction de l’or et le gouvernement du Mali. Cet accord historique met un terme à une querelle de deux ans concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, un site majeur parmi leurs opérations africaines et une source stratégique pour l’approvisionnement en métal précieux.

Le paiement est structuré de manière à favoriser un règlement progressif : d’abord, la somme substantielle de 144 milliards de FCFA doit être versée dans les six jours qui suivent la signature de cet accord, un geste rapide qui symbolise la volonté des parties de tourner la page. Ensuite, un montant de 50 milliards de FCFA sera géré via des crédits de la taxe sur la valeur ajoutée, un mécanisme empreint d’ingéniosité fiscale permettant un certain allègement financier.

 Une bagatelle  de 50 milliards de FCFA avaient déjà été réglés l’année précédente, démontrant ainsi un engagement continu de Barrick Mining envers la résolution de ce différend. Cette structure de paiement habilement conçue permet aux deux protagonistes d’aboutir à un compromis satisfaisant, tout en protégeant et en concédant aux intérêts essentiels de chaque partie. Cet accord souligne ainsi une coopération renouvelée et un engagement mutuel en faveur de la stabilité et de la prospérité économique générales.

L’annonce récente a immédiatement rassuré et apaisé les marchés financiers internationaux, qui étaient déjà en état d’alerte suite aux tensions précédentes. En conséquence, le titre de la société Barrick a enregistré un formidable bond de 7,5% à la Bourse de Toronto. Ce bond témoigne du sentiment de soulagement palpable chez les investisseurs, qui voient enfin une issue positive à ce différend majeur, lequel paralysait et menaçait sérieusement l’avenir d’un actif stratégique de la compagnie minière canadienne.

Ce litige complexe, qui avait déjà commencé à prendre une tournure incroyablement tendue, était devenu une véritable épine dans le pied de la société ces derniers mois. En effet, le gouvernement malien avait lancé une réclamation colossale de plus de 400 millions de dollars à l’encontre de Barrick pour le non-paiement présumé d’impôts, une accusation que la société canadienne a vigoureusement et fermement contestée. Les tensions ont atteint un nouveau sommet en janvier 2025, lorsque les autorités maliennes ont pris la décision radicale de saisir plus de trois tonnes d’or, contraignant ainsi Barrick Mining à suspendre inopinément toutes ses opérations dans le pays. 

Cette escalade ne s’est pas arrêtée là, car en novembre 2024, quatre employés de Barrick ont été arrêtés, exacerbant encore la situation. En juin 2025, la situation a dégénéré davantage avec la mise sous administration provisoire de la mine par un tribunal malien. Cette série de mesures coercitives faisaient suite à l’adoption en 2023 du nouveau code minier instauré par le Mali, qui imposait une participation obligatoire.

Par ailleurs, l’accord signé permet à Barrick de reprendre le contrôle opérationnel complet et sans entrave du complexe minier de Loulo-Gounkoto, tout en lui offrant la possibilité de retirer officiellement sa plainte d’arbitrage qui avait été déposée au Centre international pour le règlement des différends du Groupe de la Banque mondiale. En échange de ces concessions importantes, le gouvernement du Mali abandonne l’ensemble des charges qui avaient été portées contre Barrick et ses filiales locales. De plus, le Mali s’engage à relâcher les quatre employés qui avaient été détenus dans le cadre de ce différend.

Ce règlement intervient au terme d’une longue période de tensions entre les deux parties, tensions qui risquaient de compromettre l’une des plus vastes et productives exploitations aurifères africaines. Pour le Mali, un pays où l’or représente près de 70 % des exportations nationales, ainsi qu’une source cruciale de revenus fiscaux, la stabilisation et la sécurisation de ce site industriel stratégique revêtent une importance économique et nationale indiscutable. 

Notons que la résolution de ce litige envoie en outre un message rassurant et positif aux investisseurs internationaux qui pourraient être intéressés par le secteur minier du pays. Cela est d’autant plus crucial que le Mali s’efforce de maintenir l’attractivité de son industrie minière dans un contexte de sécurité interne fragile et une situation politique assez instable.

Daouda Bakary KONÉ 

Marchandises à destination du Mali: le port Autonome de Dakar supprime les frais de surestaries et de stockage 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, Waly Diouf Bodiang, le Directeur général du Port autonome de Dakar, a pris la parole pour expliquer en détail les raisons qui ont conduit à la décision de supprimer les frais de surestaries et de stockage des marchandises à destination du Mali.

Cette suppression a suscité de nombreuses interrogations, notamment sur les motivations profondes qui ont pu orienter une telle initiative. En effet, les autorités portuaires sénégalaises ont pris cette mesure importante d’annuler les surestaries, qui représentent le temps supplémentaire qu’un navire marchand passe dans un port pour débarquer ou embarquer sa cargaison au-delà de la période contractuelle prévue. Cela engendre généralement des indemnités supplémentaires à payer par les propriétaires des marchandises.

De plus, les frais liés au stockage des marchandises destinées au Mali ont également été suspendus pour une durée temporaire de trois mois. Cette initiative courageuse est principalement motivée par le désir du Sénégal d’apporter un soutien concret et fraternel à un pays voisin et ami, le Mali. Ce geste solidaire vise non seulement à alléger le fardeau économique des opérateurs maliens mais aussi à prévenir de potentielles congestions du port, ce qui pourrait entraver son bon fonctionnement et son efficacité.

Selon Waly Diouf Bodiang, une décision cruciale a été prise à la suite d’une série de discussions intensives et détaillées lors d’une séance de travail qui s’est déroulée à Dakar. Cet échange impliquait de manière active et engagée la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, ainsi que la délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.

Dans le cadre de ces pourparlers significatifs, M. Bodiang a expliqué la complexité de la situation, soulignant que nous avons atteint un point critique où environ 2500 conteneurs destinés au marché malien se sont accumulés et se trouvent actuellement au port de Dakar. Ce phénomène de blocage constitue un défi logistique majeur et urgent, pouvant générer une congestion considérable du port si le problème n’est pas résolu promptement. En réponse à cette menace potentielle, des efforts concertés ont été entrepris pour résoudre la situation.

Notamment, un accord de coopération a été trouvé grâce à des discussions fructueuses avec la ministre malienne des Infrastructures et des Transports, visant à élaborer et à mettre en œuvre un plan d’envergure pour l’évacuation des marchandises maliennes. Ce projet ambitieux vise à atténuer les tensions logistiques et à rétablir un flux de commerce normal et fluide entre les deux nations.

« Nous avons appelé l’ensemble des lignes maritimes à procéder à une annulation exceptionnelle de tout ce qui est magasinage, surestarie et détention de marchandises, pour permettre aux Maliens de pouvoir déplacer facilement leurs marchandises sans coûts », a ajouté avec une certaine insistance Waly Diouf Bodiang, conscient de l’impact positif que cela pourrait avoir sur l’économie malienne. Si le port de Dakar se remet progressivement sur les rampes de la performance, le guichet unique y est pour beaucoup, selon son directeur général qui ne manque pas de souligner cette réorganisation. Il explique la performance croissante du port par la fluidité des opérations, qui s’est nettement améliorée grâce à l’adoption de nouvelles pratiques.

« La rapidité, on la trouve dans tout ce qui est digitalisation. C’est un aspect crucial », dit-il avec une conviction palpable. Gaïndé 2000, le Port autonome de Dakar et les douanes ont une collaboration historique, souvent citée en exemple. Mais à mon arrivée, le guichet unique était quelque peu balbutiant, en tout cas au niveau du port. Nous avons depuis travaillé d’arrache-pied pour moderniser ces infrastructures afin de répondre aux besoins croissants du commerce international.

Et j’en ai fait une surpriorité», a-t-il souligné, en insistant sur l’importance cruciale de cette démarche stratégique. Un constat qui l’a vivement poussé à mobiliser, avec une détermination renouvelée, ses équipes pour inverser la tendance actuelle et adopter des mesures transformatrices.

«J’ai dit avec conviction aux agents du port que cela, c’est non seulement l’avenir du port, mais un enjeu vital pour sa compétitivité future. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à opérer sans une interopérabilité complète et efficace, ce qui nous permettrait d’être pleinement connectés à la douane ainsi qu’à l’ensemble des acteurs économiques impliqués, et de réaliser nos diverses opérations en quelques clics seulement. Cette interconnexion holistique et redéfinie nous permet, en tout cas, d’opérer avec une rapidité et une efficacité accrues.

Bien que la douane soit également avantagée par la digitalisation, bénéficiant de procédures plus fluides et de meilleures performances, le Port demeure fondamentalement le principal bénéficiaire. En effet, cette modernisation permet au PAD, à savoir le Port Autonome de Dakar, de se conformer rigoureusement aux standards mondiaux de performance, devenant ainsi un acteur incontournable et innovant sur la scène portuaire internationale», a-t-il indiqué avec un sentiment de fierté palpable.

Moussa KONÉ 

Afrique : Adenia Partners obtient 15 millions USD auprès de la BAD pour soutenir l’expansion des entreprises 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) renforce significativement son positionnement en faveur du secteur privé africain en approuvan une prise de participation substantielle de 15 millions de dollars soit environ 8,54 milliards de francs CFA, dans le fonds Adenia Entrepreneurial Fund 1 (AEF 1). 

Ce nouveau fonds innovant, qui est géré par Adenia Partners, a pour ambitieux objectif d’accompagner de manière proactive la montée en puissance et l’expansion des entreprises africaines de petite à moyenne capitalisation, un segment industriel et commercial d’une importance cruciale mais qui reste encore trop souvent sous-financé sur le continent africain. 

L’investissement stratégique de la BAD s’aligne parfaitement avec une stratégie globale ciblant des secteurs économiques présentant une forte contribution socio-économique, tels que l’industrie légère, les biens et les services de consommation, les énergies renouvelables, ainsi que des domaines essentiels comme la santé et l’éducation.

AEF 1 mettra en œuvre une stratégie pertinente de prises de participation majoritaires, conférant ainsi la possibilité d’exercer une influence directe et décisive sur les performances opérationnelles des entreprises investies. En outre, l’objectif primordial du fonds est de professionnaliser les pratiques de gestion au sein de ces entreprises, de stimuler durablement leur croissance organique et de les accompagner dans la concrétisation de leurs ambitieux projets d’expansion sur le marché. 

Selon les estimations de la Banque Africaine de Développement (BAD), l’impact économique et social prévu est attendu comme particulièrement significatif. Sur toute la durée de vie prévue du fonds d’investissement, un total de 1 810 emplois équivalents temps plein sont prévus pour être créés, un chiffre qui revêt une grande importance pour le développement économique des régions concernées. 

Parmi ces emplois, il est projeté que 45% soient au bénéfice direct des femmes, ce qui répond à des enjeux de parité et à un besoin pressant d’améliorer l’accès à l’emploi pour cette moitié de la population. Quant aux jeunes, qui représentent la majorité de la population sur le continent, 55% des emplois créés leur seront destinés, soulignant l’accent mis sur l’intégration des nouvelles générations dans le tissu économique.

 De plus, il est anticipé que 55,5 millions de dollars de recettes fiscales supplémentaires devraient être générées pour les États, représentant une contribution significative au financement du développement par l’augmentation des ressources fiscales. La BAD souligne également le rôle primordial d’AEF 1 dans le renforcement de l’intégration économique africaine, un axe stratégique pour le développement durable du continent.

En investissant de manière stratégique dans des entreprises opérant sur plusieurs marchés, le fonds œuvrera non seulement à soutenir leur croissance et leur expansion régionale, mais aussi à faciliter l’harmonisation des chaînes de valeur transfrontalières, ce qui est essentiel pour dynamiser le commerce intra-africain.

Fondée en 2002, Adenia Partners Ltd s’est imposée au fil des années comme l’un des gestionnaires d’actifs privés les plus solides du continent africain, gagnant ainsi une réputation méritée pour son expertise et sa vision. Ce nouvel investissement important représente un témoignage clair de la confiance renouvelée que les institutions financières de développement placent dans le modèle économique d’Adenia, qui repose sur des principes d’investissement responsable et une recherche constante de création de valeur durable. 

Notons que cette approche ne se contente pas d’apporter un soutien économique aux projets financés, mais elle intègre également des considérations sociales et environnementales, garantissant ainsi un impact bénéfique durable à long terme pour les communautés locales.

Mariam KONÉ 

Communiqué de presse de la commission de l’UEMOA 

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110me EDITION DE LA RENCONTRE DU PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UEMOA AVEC LES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS DE L’UNION

La rencontre aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à partir de 10 heures, à l’hôtel Lancaster Ouaga 2000 (ex-Laïco).

Les travaux porteront sur le Plan stratégique 2025-2030 de la Commission de I’UEMOA IMPACT 2030.

Le Président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye DIOP et les Partenaires Techniques et Financiers échangeront entre autres sur la mise en œuvre du Plan IMPACT 2030 et la revue du portefeuille de projets sur financements extérieurs.

En rappel, cette rencontre annuelle instituée en 2014, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme de concertation et de coordination avec les partenaires techniques et financiers de l’UEMOA.

Elle vise à renforcer le dialogue avec les partenaires sur les enjeux, les problématiques, les défis et les avancées du processus d’intégration communautaire conduit par l’Organe exécutif de l’UEMOA.

Ouagadougou, le 25 novembre 2025

La Direction de la Communication