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Au Gabon, CDC génère un bénéfice de 921,1 milliard de FCFA en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En 2024, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) du Gabon a réussi à transformer radicalement sa situation financière, affichant une remarquable capacité de redressement après avoir essuyé une considérable perte de 34,3 milliards de FCFA en 2023. Grâce à des efforts acharnés et à une stratégie bien pensée, elle a généré un résultat net positif de 921,1 millions de FCFA, illustrant ainsi un spectaculaire retournement de situation. 

Ce succès impressionnant a été officiellement présenté lors du Conseil d’administration du 21 novembre. La CDC a expliqué que cette amélioration notable était attribuable à la mise en œuvre de multiples mesures correctives. Ces dernières comprenaient non seulement l’optimisation judicieuse des placements financiers pour maximiser les rendements, mais aussi le nettoyage progressif et systématique des portefeuilles d’investissements. Par ailleurs, il y a eu un effort soutenu pour dynamiser les ressources disponibles et instaurer une gestion rigoureuse et disciplinée. Ces initiatives combinées ont permis à l’institution de non seulement se relever, mais de le faire avec une robustesse renouvelée et une vision claire pour l’avenir.

Selon la direction de l’institution, ce redressement ne concerne pas seulement les chiffres financiers habituels : il s’appuie aussi sur des orientations stratégiques ambitieuses qui visent un développement plus durable et plus intégré. À cet effet, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) prévoit non seulement de renforcer sa gestion des dépôts, mais aussi de diversifier stratégiquement ses prises de participation dans différents secteurs d’activité et de consolider ses ressources propres pour une meilleure stabilité économique à long terme. Un volet essentiel de sa stratégie de développement est la digitalisation des processus, un pas en avant important puisque l’organisme est désormais un participant direct aux systèmes de paiement de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). Cette intégration devrait non seulement améliorer considérablement ses performances opérationnelles, mais également renforcer son rôle fondamental de soutien au financement de l’économie nationale tout entière.

Ce processus de redressement crucial intervient dans un contexte de transition au sein de la CDC. En effet, Marius Issa Nkori, nommé en février 2024, a succédé à Patricia Danielle Manon à la tête de cette institution financière de premier plan. Dès sa prise de fonction, le nouvel Administrateur Directeur Général a immédiatement lancé un audit interne rigoureux des ressources disponibles, engagé un travail de fond sur la réorganisation opérationnelle de la structure, et posé les bases solides d’une nouvelle stratégie de gestion plus efficace et plus transparente. Ces actions, qui sont présentées par la nouvelle administration comme un assainissement nécessaire des pratiques internes, sont destinées à projeter la CDC vers un avenir où elle pourra mieux anticiper les défis économiques et sociaux de la région…

Le retour aux bénéfices, bien que positif en apparence, doit être envisagé dans le contexte d’une période complexe et tumultueuse, marquée par de nombreuses interrogations et doutes concernant la gestion et la gouvernance des années passées. Un audit minutieux et approfondi, diligenté par un cabinet indépendant à la demande expresse de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), a fait ressortir des dysfonctionnements notables et préoccupants tant au niveau comptable que procédural, sur la période allant de 2017 à 2023. 

Notons que les conclusions détaillées de cet audit mettent en exergue des écarts significatifs par rapport aux règles strictes et bien établies qui régissent la commande publique, soulignant également un manque de conformité dans les processus internes, ce qui soulève des questions sur l’efficacité et la transparence de la gestion durant ces années critiques.

Mines : ce que dit le contenu de l’accord signé entre l’État et Barrick Mining au Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le 24 novembre 2025, la société minière Barrick Mining Corporation a officiellement annoncé la conclusion d’un accord significatif avec les autorités du gouvernement malien. Cet accord vise à mettre un terme au différend de longue date qui avait jusqu’alors subsisté concernant le complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto.

Cette installation, qui se trouve être l’un des piliers de l’industrie minière du pays, avait été au centre de tensions importantes entre l’entité canadienne et le gouvernement local. Ce règlement marque une étape importante dans les relations bilatérales, permettant ainsi de renforcer la stabilité et d’améliorer la coopération économique dans cette région riche en ressources naturelles.

Selon les communiqués officiels et divers rapports médiatiques analysant la situation, cet accord spécifique, qui a suscité une attention particulière sur la scène internationale, prévoit que Barrick, une entreprise minière multinationale, renonce à sa demande de procédure d’arbitrage intentée devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID), une institution prestigieuse et essentielle pour la résolution de litiges d’investissements.

En contrepartie de ce renoncement stratégique, le Mali accepte de retirer toutes les accusations judiciaires et allégations portées contre Barrick, de même que celles visant ses filiales et chacun de ses employés impliqués. Plus encore, le gouvernement malien prend l’engagement manifeste de libérer immédiatement quatre travailleurs de Barrick qui avaient été auparavant détenus dans le cadre de ce conflit juridico-commercial, une mesure symbolique qui montre une volonté claire de rétablir des relations constructives entre les deux parties.

De plus, la mise sous administration provisoire du complexe minier de Loulo-Gounkoto, qui fut instaurée au cours du mois de juin 2025, prendra bientôt fin avec la restitution intégrale et complète du contrôle opérationnel de la mine à la société Barrick. Cet accord, qui a été minutieusement élaboré, intègre implicitement des dispositions essentielles liées à la mise en œuvre effective du nouveau code minier malien, lequel a été adopté en 2023.

Ce nouveau cadre législatif accroît de manière significative la part des revenus miniers qui revient à l’État malien, tout en s’assurant de maintenir la viabilité et la rentabilité économiques du complexe minier pour Barrick, garantissant ainsi un avenir prospère et durable pour ses opérations. De surcroît, les deux parties impliquées, Barrick et l’État, se sont engagées solennellement à poursuivre et à renforcer leur coopération future, en évoluant dans un cadre réglementaire désormais clarifié et sans ambiguïté.

Les détails financiers précis, y compris les modalités spécifiques et rigoureusement définies relatives au partage des revenus générés, ainsi que le pourcentage exact de participation de l’État dans l’exploitation minière, n’ont pas été rendus publics. Ce compromis, élaboré après de longues négociations, met un terme définitif à une période de tensions intenses.

Cette période troublée a été marquée non seulement par la saisie spectaculaire de plusieurs tonnes d’or au début de l’année 2025, mais aussi par la suspension brutale de toutes les activités minières dans la région. De plus, il y a eu l’arrestation d’un certain nombre d’employés impliqués dans les opérations sur le terrain. Cet accord concluant ouvre désormais la voie à la reprise des opérations normales, lesquelles seront dorénavant placées sous la gestion organisée et planifiée de Barrick.

Barrick a chaleureusement salué cet accord comme un pas significatif et crucial vers la stabilisation de ses activités minières et opérationnelles au Mali, en soulignant son importance stratégique pour assurer la continuité de sa présence dans la région.

De son côté, le gouvernement malien, dans sa volonté de développer l’industrie minière tout en préservant les ressources nationales, attend avec impatience de garantir un juste équilibre qui permettra non seulement un développement économique durable pour le pays, mais aussi le respect des intérêts nationaux, incluant des retombées positives pour les communautés locales et la protection de l’environnement.

Moussa KONÉ

Au Mali, le FMI dresse un bilan contrasté de la situation actuelle avec des multiples chocs et défis considérables

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Fonds monétaire international (FMI) a récemment conclu le premier examen du Programme de suivi par les services, un dispositif majeur adopté en mars 2025 avec pour objectif d’accompagner le Mali durant 11 mois. Ce programme a été conçu pour apporter un soutien précieux dans un contexte économique, budgétaire et sécuritaire particulièrement tendu et complexe.

 La mission, qui a été conduite de manière virtuelle du 10 au 21 novembre par la spécialiste Wenjie Chen, a dressé un bilan contrasté de la situation actuelle : d’une part, l’économie malienne subit de multiples chocs et défis considérables, mais d’autre part, la mise en œuvre des réformes cruciales et nécessaires demeure solide et continue de progresser.

L’année 2025 aura été particulièrement difficile pour le Mali, marqué par des défis nombreux et variés. Les perturbations de l’approvisionnement en carburant, qui sont directement liées à une insécurité persistante, ont gravement ralenti la mobilité et freiné l’activité économique à travers l’ensemble du pays, exacerbant les difficultés préexistantes. 

Par ailleurs, le pays a subi une baisse notable de la production d’or, ce qui a compromis l’une de ses sources de revenus vitales. À cela s’ajoutent des coupures d’électricité récurrentes qui ont perturbé la vie quotidienne des citoyens maliens et la gestion des entreprises. La situation a été aggravée par une réduction significative de l’aide au développement et de l’aide humanitaire, accentuant la vulnérabilité du pays face aux nombreux défis auxquels il doit faire face.

Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe désormais une croissance économique qui devrait se limiter à un taux de 4,1 % dans l’année 2025, alors qu’auparavant, les prévisions annonçaient une croissance plus optimiste de 5 %, tel que révélé dans la dernière édition des Perspectives économiques régionales. Dans ce contexte, et en dépit de ces prévisions ajustées à la baisse pour l’année 2025, l’inflation est attendue pour se maintenir en dessous des 3 %, ce qui montre une certaine stabilité des prix, même au sein d’une économie en ralentissement. 

Ce rythme de croissance, qui est sensiblement inférieur aux performances observées au cours des dernières années, trouve ses causes dans plusieurs facteurs complexes : une demande interne qui se révèle relativement faible, la fragilisation progressive du tissu industriel et productif, et par ailleurs, une montée inquiétante des risques qui menacent les secteurs clés de l’économie, créant ainsi un paysage économique incertain et fragile.

Cependant, selon les prévisions du FMI, un rebond de l’économie pourrait se profiler dès l’année 2026, sous l’effet d’une reprise progressive de l’activité dans le secteur de la production aurifère, un des moteurs économiques du pays, ainsi que grâce à une amélioration attendue de la situation sécuritaire dans les régions clés.

 Cette combinaison de facteurs favorables pourrait ainsi permettre au Produit Intérieur Brut (PIB) de croître de 5,5 %, marquant une reprise significative par rapport à l’année précédente. De plus, l’inflation devrait se stabiliser et être ramenée à environ 2,5 %, indiquant une gestion efficace des prix et des politiques économiques propices à la stabilité et au retour de la confiance dans l’économie nationale.

Cependant, un avertissement important de l’institution est à prendre en compte : les risques associés à la situation actuelle demeurent clairement orientés à la baisse. En effet, toute éventuelle dégradation supplémentaire de la sécurité civile, tout choc inattendu sur les prix des ressources de base comme les matières premières, ou encore un recul notable dans le domaine de l’aide extérieure, pourraient potentiellement compromettre le scénario envisagé de développement et de stabilité économique. 

Le projet de budget pour l’année 2026 s’inscrit résolument dans la trajectoire établie par les orientations communautaires, notamment avec un objectif clair de ramener le déficit budgétaire à 3 % du Produit Intérieur Brut, conformément aux règles strictes fixées par l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Pour atteindre cette performance notable, des efforts considérables seraient nécessaires, notamment par une mobilisation optimisée et accrue des recettes fiscales, ainsi qu’une discipline rigoureuse et inflexible en matière de gestion des dépenses courantes de l’État.

Néanmoins, les marges de manœuvre budgétaires disponibles sont pratiquement inexistantes, créant ainsi une situation de forte contrainte. Le service de la dette nationale, qui engloutit progressivement une part croissante et préoccupante des ressources financières publiques disponibles, accentue cette pression budgétaire.

 Aussi,  le contexte sécuritaire, qui demeure incertain et exigeant, impose aux autorités publiques des dépenses qui ne peuvent être comprimées ou soumises à des restrictions, limitant ainsi les possibilités d’ajustement. Par ailleurs, un soutien budgétaire extérieur qui reste remarquablement faible ne fait qu’aggraver la tension déjà palpable sur les équilibres financiers du pays, rendant la situation encore plus complexe à gérer pour les responsables politiques et économiques.

Malgré les nombreux chocs et perturbations économiques ayant un impact potentiel sur la stabilité du pays, le Fond Monétaire International a noté avec satisfaction que les autorités maliennes ont réussi à respecter la quasi-totalité des objectifs quantitatifs qui avaient été fixés pour le mois de septembre, tout en atteignant l’ensemble des objectifs structurels prévus. La gouvernance budgétaire demeure un axe prioritaire essentiel, permettant de garantir une gestion efficace des ressources financières. 

Dans ce cadre, Bamako a pris des mesures significatives, telles que la publication du premier rapport détaillé concernant l’utilisation des financements reçus en avril 2025 au titre de la Facilité de crédit rapide. Ce rapport comprend des informations importantes, notamment sur les marchés publics et la propriété effective des bénéficiaires de ces financements. 

Ce geste de transparence, qui a été salué chaleureusement par les partenaires internationaux du Mali, vise à renforcer la crédibilité du pays, particulièrement dans un contexte global où les financements extérieurs se font rares et sont de plus en plus conditionnés à des critères rigoureux. Cette initiative représente une avancée importante vers une meilleure transparence et responsabilité dans la gestion des aides internationales accordées, aidant ainsi le pays à se positionner de manière plus favorable sur la scène économique mondiale.

Pour les mois à venir, le Fonds Monétaire International (FMI) met en lumière plusieurs urgences critiques qui demandent une attention prioritaire. Ces priorités cruciales incluent la nécessité de résoudre les perturbations actuelles de la distribution de carburant, un défi majeur qui nécessite des solutions rapides et efficaces afin de stabiliser l’activité économique dans son ensemble et de contenir les coûts croissants que doivent supporter les ménages ordinaires et les entreprises de toutes tailles. 

En parallèle, il est impératif de procéder à un élargissement substantiel de l’assiette fiscale, accompagné d’un renforcement significatif de l’administration douanière et fiscale, dans le but de garantir des recettes domestiques plus robustes et pérennes. En outre, l’amélioration de l’efficience de la dépense publique doit être vigoureusement poursuivie, tout en maintenant une vigilance stricte sur les vulnérabilités potentielles des entreprises publiques. Malgré les rigidités budgétaires actuelles, il reste essentiel de préserver les capacités d’investissement ainsi que les filets de sécurité sociale, qui jouent un rôle crucial dans le soutien des populations vulnérables.

Durant cette mission virtuelle particulièrement significative, l’équipe dévouée et attentive du FMI a eu l’opportunité d’échanger de manière interactive et constructive avec une variété d’acteurs clés, incluant le ministre influent de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la représentation nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ainsi que les directions sectorielles de premier plan. Les dialogues ont également inclus divers partenaires au développement et des représentants du secteur privé, dont l’engagement est essentiel. 

Notons que ces discussions riches et approfondies visent à permettre la finalisation précise et méticuleuse de l’évaluation du premier examen, tout en ajustant judicieusement le programme de réformes pour répondre aux défis économiques actuels et futurs.

Korotoumou Sylla 

Au Mali, l’incertitude plane sur un nouvel accord visant le complexe Loulo-Gounkoto exploité par Barrick Mining

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, une nation riche en ressources minières mais confrontée à divers défis économiques et politiques, le gouvernement malien et la multinationale Barrick Mining seraient parvenus à un accord verbal.

Cet accord vise à résoudre leur différend persistant autour de l’application du nouveau Code minier de 2023, qui concerne spécifiquement la mine d’or de Loulo-Gounkoto, une des plus précieuses sources d’or du pays. Ce développement a été rapporté vendredi 21 novembre par l’agence de presse internationale Reuters, citant plusieurs sources bien informées proches du dossier.

Si cet accord venait à se confirmer dans les faits, il marquerait une avancée significative et positive dans un bras de fer engageant depuis plusieurs mois ces deux parties prenantes majeures. Cependant, malgré cette potentielle résolution, l’avenir de cet actif minier stratégique reste incertain. Cette incertitude est alimentée par le contexte actuel de transition au sein de la gouvernance de Barrick Mining, un groupe canadien d’envergure internationale, ce qui ajoute une complexité supplémentaire à la situation déjà tendue.

Ayant longtemps occupé le poste prestigieux de Directeur Général chez Barrick, et largement reconnu comme l’architecte visionnaire de son vaste portefeuille d’actifs en Afrique, le Sud-africain Mark Bristow a pris la décision de démissionner de ses fonctions en septembre. Ce changement signifie que la direction de l’entreprise a été temporairement confiée à Mark Hill, qui a été nommé directeur général par intérim.

D’après les informations qui circulent dans le milieu financier, c’est ce dernier, Mark Hill, qui aurait pris l’initiative de reprendre le dialogue avec les autorités de Bamako. Pour ce faire, il aurait envoyé une lettre officielle au régime militaire malien une semaine avant les faits rapportés.

Suite à cette démarche, il semble qu’une rencontre importante ait eu lieu le vendredi suivant, réunissant les deux parties autour de la table des négociations. Toutefois, malgré cette avancée significative dans le dialogue, aucun accord concret ou définitif n’aurait encore été formellement signé entre les acteurs impliqués.

Moussa KONE

Interview exclusif avec Cheick Oumar Sangaré, le Président de la commission d’organisation de Malifiniw « On va au-delà du champion Malifiniw »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, à quelques semaines de l’ouverture de la 6e édition des Journées textiles du Mali Malifiniw, prévue du 9 au 14 décembre 2025 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, la commission d’organisation peaufine les derniers détails. Cette édition, qui coïncide avec l’Année de la culture décrétée par les plus hautes autorités, s’annonce particulièrement ambitieuse.

Nous avons rencontré Cheick Oumar Sangaré, président de la commission d’organisation, pour évoquer les raisons qui ont motivé le report de l’événement initialement programmé pour se tenir du 4 au 9 novembre à une nouvelle date du 9 au 14 décembre 2025 et les innovations prévues cette année. Voici l’intégralité de notre entretien, Lisez !

Malifiniw était prévu ce novembre, qu’est ce qui explique son report en décembre ?

Cheick Oumar Sangaré : « Il faut savoir que la date initiale, c’était du 4 au 9 novembre. À l’approche de cette date, la crise de carburant a commencé et on n’était pas sûr d’avoir tout le public avec nous alors que Malifiniw est un marché textile qui permet aux artisans d’écouler leurs produits.  

Comme les gens ne pouvaient pas faire le déplacement à grand nombre, à cause de la crise de carburant, on était donc obligé de reporter l’événement.

La nouvelle date retenue, c’est du 9 au 14 décembre. Bien vrai qu’il y a beaucoup d’activités en fin d’année, on a fait en sorte d’éviter les événements de même continus, c’est-à-dire ceux qui parlent du textile.

La commission d’organisation a décidé que   ça soit juste après le SIAMA, Salon international du Mali. L’intérêt est que les artisans qui viennent à ce salon et travaillant dans le domaine du textile peuvent aussi profiter des journées textiles du Mali Malifiniw ».   

2025 a été choisi par les plus hautes autorités de la transition comme année de la culture. Quelle sera donc la particularité de la 6e édition de Malifiniw ?

Cheik Oumar Sangaré : «  Cette année, année de la culture, coïncide avec la 6e édition de Malifiniw. Une édition qui ambitionne plusieurs grandes innovations.

D’abord sur la durée :  Malifiniw a toujours été organisé du jeudi au dimanche, c’est-à-dire en 4 jours. Aujourd’hui, on a souhaité que l’événement se déroule du mardi au dimanche, donc 6 jours au lieu de 4. Au-delà de l’année de la culture, cette ambition répond également à une demande longtemps exprimée par les artisans d’augmenter un peu la durée du festival en raison de l’afflux de visiteurs les week-ends alors même que les exposants font leurs bagages.

Ensuite viennent les exigences de l’année de la culture qui recommandent le renforcement des activités de promotion et de valorisation de la culture malienne de façon générale. Ainsi à notre niveau, on aura un numéro de Foroba Baro animé par le ministère de la Culture. Un espace dédié à l’éducation citoyenne ; on aura l’enregistrement à l’AVOC, l’Assurance volontaire pour les acteurs de la culture. C’est-à-dire, durant toute la durée de l’événement, les artisans peuvent s’inscrire à l’AVOC, considérée comme une des meilleurs d’initiatives de la célébration de l’année de la culture.

Parmi les innovations toujours, on aura également plusieurs récompenses. D’habitude chaque année, on donne une seule distinction « champion Malifiniw ». Mais cette année, comme c’est l’année de la culture, on va au-delà du champion Malifiniw pour donner en total 4 distinctions.

Il s’agit de la distinction « champion Malifiniw de l’année de la culture » ; la distinction « champion Malifiniw des artistes » ; la distinction « champion Malifiniw des artisans » et la distinction « champion Malifiniw des médias ».

Certains diront pourquoi les médias ?  Nous nous sommes dit que les artistes ont travaillé et travaillent beaucoup pour la promotion et la valorisation du made in Mali. Les médias ont toujours joué un rôle important.

L’objectif est de choisir un meilleur parmi tant d’autres dans ces différents domaines puisqu’on ne pourra pas tous les distinguer. On aura également, cette année, le prix UEMOA du meilleur styliste à la fin du grand défilé qui demeure le clou des activités de Malifiniw.

L’autre innovation, et non la moindre, sera la lutte implacable contre les tissus falsifiés et importés dans nos stands d’exposition.  On a constaté que certains prennent des motifs ici, les amènent dans des usines à l’étranger pour ramener des versions falsifiées. Ce qu’on ne tolèrera   pas cette année.

Voilà autant d’innovations qui nous permettront de prendre la dimension de l’année de la culture décrétée cette année. »

C’est quoi le thème retenu pour cette 6e édition de Malifiniw ?

Cheick Oumar Sangaré : « Chaque année, on invite une communauté d’honneur et cette année, ce sont les Peuls qui sont à l’honneur. En lien avec cette communauté, on a pris le thème : « Arkila, un patrimoine, une identité ». Le Arkila est l’un des plus importants tissus de la communauté peule dont la fabrication met en exergue certains de leurs savoirs et pratiques traditionnels.

Les constats montrent qu’aujourd’hui, ce tissu, qui est une moustiquaire, est en voie de disparition en raison, notamment, de la rareté de ceux qui le fabriquent. L’objectif du choix de ce thème est donc d’attirer les regards sur ce tissu authentiquement malien en voie de disparition.  C’est dire que la communauté peule sera fortement présente physiquement, en termes d’animation de panels et également termes de folklore.

La sixième édition est une édition inédite qui sera coparrainée par l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé et la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck. L’événement est également placé sous le patronage de Mamou Daffe, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.

Nous attendons 5 000 visiteurs au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ lors des journées Malifiniw de cette année. »

Le Mali est très vaste, et sa culture l’est également. Comment comptez-vous présenter cette diversité culturelle ?

Cheick Oumar Sangaré : « Autant que des visiteurs des différentes couches sociales soient attendus, nous attendons également la participation des artisans de toutes les contrées du Mali. Notre ambition, c’est aussi cette représentativité du Mali pluriel.

On veut que les tissus de chaque zone soient présentés pour répondre à la question de représentation textile du Mali dans son ensemble. »

Quelle est la vision de Malifiniw à long terme ?

Cheick Oumar Sangaré : « Dans les perspectives, nous voulons donner aux artisans maliens leur autonomie pour leur propre développement d’où le choix de la gratuité de nos activités. Malifiniw est entièrement gratuit. Il n’y a aucune activité lucrative dedans. Tout ce que nous gagnons avec les partenaires, nous les réinvestissons pour le bonheur des artisans, conforment à l’idée même création de Malifiniw, c’est-à-dire soutenir l’artisanat pour éviter que des artisans sérieusement affectés ne basculent dans d’autres activités malsaines à l’image du terrorisme. C’est pourquoi on appelle à la mobilisation de l’ensemble nos partenaires pour soutenir ce secteur et le rendre autonome. J’en appelle aussi aux artisans eux-mêmes à faire de cet événement le leur. Malifiniw, aujourd’hui, c’est tout un regroupement d’acteurs et de mouvements actifs toute l’année pour vous offrir des moments agréables et bénéfiques. »

Votre mot de fin ?

Cheick Oumar Sangaré : « Nous comptons sur tout le monde, encore plus sur les autorités. Nous pensons que cette activité met en exergue le Mali dans son ensemble. Au-delà du textile, on a Malidoumouniw qui regroupe également une trentaine de restaurateurs qui travaillent sur des plats traditionnels du Mali. Il y a de ces plans et fruits qu’on va chercher un peu partout à l’intérieur du pays pour venir les exposés afin de montrer tout ce qu’on a comme richesse culinaire au Mali.

Donc, c’est très important pour nous cette activité.  Nous sommes des volontaires, il y a parmi nous des artisans, des journalistes, des agents des services publics et privés engagés pour apporter notre modeste contribution à la promotion du textile made in Mali. ».

Réalisée par Seyni Kassambara

Source: Lèttre d’Afrique

Bonne nouvelle pour le Mali : le prix de lithium grimpe sur le marché international des matières premières

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le prix du lithium connaît actuellement une hausse significative sur le marché international, attirant l’attention de nombreux acteurs économiques et stratégiques. Ceci représente une excellente nouvelle pour le Mali, qui est devenu ces deux dernières années un acteur majeur et incontournable dans la production de cette ressource naturelle précieuse. 

Lundi dernier, les prix du lithium ainsi que les actions des producteurs de ce métal ont considérablement augmenté après l’annonce par l’un des principaux fournisseurs chinois de perspectives positives pour ce matériau essentiel dans la fabrication des batteries. Cette matière, qui subissait récemment une surabondance mondiale et une pression à la baisse des prix, voit donc un renouveau d’intérêt. 

Selon des informations fournies par l’agence Bloomberg, cette aubaine pourrait bien profiter non seulement aux pays africains producteurs de lithium, mais également à ceux du reste du monde, renforçant ainsi leur position sur le marché mondial des matières premières. La dynamique actuelle laisse entrevoir de nouvelles opportunités économiques et des investissements potentiels dans les infrastructures minières de ces pays.

Le contrat le plus actif sur le carbonate de lithium à la Bourse des contrats à terme de Guangzhou a enregistré une hausse significative de 9 %, atteignant ainsi la clôture à la limite supérieure fixée à 95 200 yuans (ce qui équivaut environ à 13 400 dollars américains) par tonne.

 Cette augmentation marquée reflète non seulement la demande croissante pour le lithium dans diverses industries, telles que l’électronique et les véhicules électriques, mais souligne également les dynamiques actuelles du marché qui influencent les prix des matières premières.

 En outre, cette tendance haussière pourrait être le résultat de contraintes d’approvisionnement ou de l’anticipation d’innovations technologiques nécessitant davantage de lithium dans l’avenir pour soutenir les avancées énergétiques.

Cette augmentation tout à fait remarquable s’est manifestée de manière notable après la publication de prévisions particulièrement optimistes de la part de Li Liangbin, le président influent et respecté de Ganfeng Lithium Group Co.

 Il a envisagé, avec une certaine clairvoyance, une croissance significative de la demande, estimée autour d’un impressionnant 30 % pour l’année à venir. Cette anticipation met en lumière, avec une clarté exceptionnelle, le potentiel économique attrayant et prometteur que recèle le secteur du lithium, un domaine crucial dans l’industrie moderne et transition énergétique.

 En conséquence, les marchés boursiers, en particulier ceux axés sur le secteur des matières premières et de l’énergie renouvelable, ont également réagi de manière très favorable. Les actions de certains des plus grands producteurs internationaux ont particulièrement bénéficié de cette dynamique positive.

 Par exemple, SQM (Sociedad Química y Minera de Chile), un acteur majeur dans l’extraction et la commercialisation de minerais, a vu ses actions s’apprécier de manière significative, enregistrant une hausse impressionnante de 14 %. 

De même, Albemarle Corp., une autre entreprise de premier plan dans la production de lithium, élément crucial pour les batteries électriques, a connu une augmentation substantielle de 9,3 % dans la valeur de ses titres.

Notons que cette évolution sur les marchés financiers reflète un enthousiasme croissant et une confiance renouvelée des investisseurs face à l’essor prévu de cette ressource essentielle.

 Pour rappel, le lithium joue un rôle central et indispensable dans le cadre de la transition énergétique mondiale, puisqu’il est au cœur du développement des technologies vertes, telles que les véhicules électriques et le stockage d’énergie renouvelable.

Mariam KONE 

Édito: Bravo à l’équipe dirigeante de l’ORTM et vivement la prochaine critique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Office de Radio-Télévision du Mali (ORTM) a remarquablement surpassé la célèbre chaîne publique française, France 2, dans un élan de créativité et de qualité qui attire de plus en plus de téléspectateurs. En effet, l’ORTM démonte de manière méthodique et rigoureuse les émissions et contenus de France 2, en analysant chaque mot, chaque élément, chaque image et chaque phrase avec une précision chirurgicale qui témoigne d’une expertise exceptionnelle. 

Cette démarche méticuleuse et détaillée démontre de plus la volonté de la direction générale de l’ORTM de ne pas se reposer sur ses lauriers, mais au contraire d’emprunter un chemin audacieux qui ne craint pas les comparaisons, loin s’en faut. En s’efforçant constamment d’améliorer la qualité du service public offert à ses téléspectateurs, l’ORTM cherche à non seulement à divertir, mais aussi à informer et à éduquer, renforçant ainsi son rôle fondamental dans le paysage médiatique malien.

Cette approche positive et proactive démontre de manière éclatante aux yeux de l’ensemble de la communauté malienne et internationale que les critiques constructives, loin d’être simplement des remarques contingentes, constituent un moteur absolument indispensable pour l’amélioration continue et efficace des services publics, rappelant que ce phénomène ne se limite pas uniquement au Mali, mais s’applique de manière universelle dans le monde entier. Cela traduit une philosophie intrinsèque et un ethos selon lequel, dans une République digne de ce nom, le service public appartient véritablement au peuple souverain et doit impérativement répondre à ses attentes avec un degré d’excellence et de transparence inégalé.

 Ainsi, la direction de l’ORTM réaffirme son engagement indéfectible envers la fourniture d’un service public accessible et équitable pour chaque citoyen, soulignant avec insistance que ceux qui cherchent à nuire à cet idéal fondamental, que ce soit par pure négligence ou par des actions de conspiration délibérée, seront strictement tenus responsables. Par ailleurs, il est clairement stipulé que les stratégies trompeuses et scandaleuses ne seront aucunement tolérées, renforçant ainsi la rigueur avec laquelle cette vision est déployée.

En outre, l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Mali (ORTM) se positionne de manière significative et ambitieuse non seulement comme une simple chaîne de diffusion de contenu audiovisuel, mais également comme un exemple remarquable et un éducateur influent en matière d’éthique professionnelle et de normes déontologiques rigoureuses à l’adresse de chaînes internationales telles que France 2 et ses journalistes. 

Aujourd’hui, l’ORTM, par ses actions soutenues et ses initiatives novatrices, prouve sans équivoque et avec brio que l’excellence n’est pas qu’un vain mot ou une simple idée abstraite. Cette prouesse impressionnante mérite un tonnerre d’applaudissements retentissants et sincères pour l’ORTM et ses agents, qui se démarquent véritablement dans le paysage médiatique voir africain et au-delà. Quelle bravoure 3.0. oui, l’ORTM est capable de créer la différence. C’est un secret de polichinelle. Cela, tout le monde le sait….

Aussi, les félicitations affluent de toutes parts pour l’équipe dirigeante de l’ORTM, témoignant du rôle vital et incontournable qu’ils jouent dans la promotion et le maintien d’un journalisme authentique, intègre, et empreint d’une grande quête de vérité et de transparence.Cette reconnaissance met en lumière non seulement leur engagement indéfectible mais aussi leur contribution inestimable au développement du secteur médiatique, qui est en constante évolution. 

À nos grands frères, nos grandes sœurs, nos confrères, ainsi qu’aux tontons et à ceux que nous considérons comme des figures parentales bienveillantes évoluant au sein de l’ORTM, nous vous présentons nos excuses les plus sincères pour la qualité et le contenu qui ont pu être jugés malencontreux de nos critères d’évaluation (les critiques affichée sur Facebook). En tant qu’êtres humains, nous reconnaissons que nous sommes intrinsèquement imparfaits. Nos critiques à l’égard de l’ORTM ne découlent pas d’une volonté de nuire, mais plutôt d’un désir ardent de voir cette chaîne publique se distinguer par son excellence aux yeux du monde entier. Bien que nos observations aient pu sembler sévères compte tenu des enjeux, elles étaient animées par une dynamique constructive de transformation.

Pour finir, nous vous rappelons que, notre intention était de réfléchir à des pratiques médiatiques qui, d’après nous, pourraient inciter l’ORTM à opérer un changement significatif, contribuant ainsi à son rayonnement et à son succès. Nous ne sommes contre personne. Finalement, nous disons, bravo à l’équipe dirigeante de l’ORTM. À la prochaine critique. Sourire.

Daouda Bakary KONÉ 

Hydrocarbures: le Mali reçoit du Niger 82 camions citernes remplis de carburant escortés par les soldats de l’AES

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Après avoir accompli une remarquable traversée, s’étendant sur une distance impressionnante de 1400 kilomètres à travers des paysages variés et souvent difficiles, le convoi imposant, composé de 82 citernes volumineuses et lourdement chargées d’hydrocarbures précieux, est finalement arrivé sain et sauf en toute sécurité à sa destination tant attendue, Bamako.

Cette cité est non seulement la capitale du Mali, mais aussi un centre urbain vibrant et dynamique où la modernité côtoie les traditions, où les rues sont animées par une activité incessante ce samedi 22 novembre 2025. Le convoi, après un périple long et ardu, sous la surveillance attentive d’une équipe dédiée assurant la sécurisation de la cargaison vitale, a achevé son voyage, apportant avec lui une ressource essentielle pour le développement et la vie quotidienne de cette métropole palpitante.

D’après les déclarations de l’ambassadeur du Niger en poste à Bamako, cette solidarité manifestée par les autorités maliennes s’inscrit en tant que réponse positive à l’acte fraternel du Mali. Ce geste d’entraide du Mali a été particulièrement mis en avant par les autorités maliennes à un moment critique où la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait menacée de façon explicite de lancer une intervention militaire contre l’État du Niger. L’ambassadeur a souligné la profondeur de cet acte sincère en affirmant avec conviction que « le Niger n’oubliera jamais cette solidarité agissante et significative du Mali ». Ces paroles ont été prononcées dans le cadre solennel de la réception des camions-citernes remplis d’hydrocarbures, un acte symbolique, à Bamako.

Ce long et ardu périple, souvent perçu comme une véritable odyssée logistique, a débuté au cœur de Niamey, la capitale dynamique du Niger, où le tumulte de la vie urbaine côtoie la riche culture locale. Cette expédition a suivi un itinéraire complexe, traversant des régions reculées et diversifiées du pays, chacune avec ses particularités et ses paysages enchanteurs.

Les routes accidentées qu’il a fallu arpenter témoignaient de l’état parfois délabré des infrastructures, tandis que les conditions climatiques, oscillant entre chaleur étouffante et pluies soudaines, constituaient un défi supplémentaire à la réussite de cette entreprise. À chaque étape, la logistique s’est imposée comme une véritable épreuve de force, confrontée aux dangers imprévisibles que ces contrées pouvaient receler, de la faune sauvage aux situations géopolitiques instables, rendant chaque progression aussi délicate qu’inestimable.

Fort heureusement, chaque étape de ce parcours complexe, qui constitue un véritable défi logistique, a été minutieusement planifiée, organisée avec une précision digne d’une horloge suisse, et sécurisée de manière exemplaire. Cela a été possible grâce à l’escorte rigoureuse et méticuleusement coordonnée des forces de défense et de sécurité unifiées de l’Alliance pour la Sécurité et la Stabilité (AES), une organisation renommée et réputée pour son efficacité sans faille. Leur mobilisation stratégique a permis de garantir non seulement la sécurité mais également le bon déroulement de l’ensemble des opérations.

Cette escorte, véritable modèle de discipline rigoureuse et de vigilance permanente, a joué un rôle fondamental en garantissant que les réservoirs d’hydrocarbures, d’une valeur inestimable et d’une sensibilité extrême, indispensables pour l’approvisionnement énergétique de Bamako ainsi que pour le bon fonctionnement de ses infrastructures cruciales, parviennent à leur point d’arrivée en toute sécurité.

Cette mission complexe a été accomplie malgré les innombrables défis potentiels qui se sont dressés tout au long de leur périple. Ces réservoirs n’étaient pas seulement précieux par leur contenu, mais représentaient aussi un pilier central de la société, assurant la continuité des activités économiques et sociales dans la région.

Il est important de souligner que l’escorte, avec une attention méticuleuse et constante à chaque détail du trajet, a fait preuve d’un engagement exceptionnel et sans faille pour surmonter tous les obstacles qu’elle a pu rencontrer lors de son parcours. Aujourd’hui, il n’est plus un secret bien gardé, mais plutôt un secret de polichinelle que l’AES (Alliance des Etats du Sahel) s’est imposée comme une réalité indéniable dans la région.

Notons qu’il est indiscutable que cette organisation sahélo-saharienne a su se démarquer par son efficacité remarquable, surpassant même la CEDEAO (communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) non seulement sur le plan de la solidarité, mais également au niveau militaire et diplomatique. Enfin, en termes de bon voisinage et de coopération régionale, l’AES s’illustre par une approche proactive et collaborative qui lui permet de renforcer les liens entre les nations de manière significative.

Daouda Bakary KONÉ

BCEAO – UEMOA : LE NON-RAPATRIEMENT DES DEVISES, SYMPTÔME D’UNE ÉCONOMIE EXTRAVERTIE

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le non-rapatriement de près de 24 % des recettes d’exportation du Sénégal n’est pas un phénomène isolé. Il touche pratiquement tous les pays de l’UEMOA et révèle un problème beaucoup plus profond que la seule sous-déclaration.

Ce phénomène illustre les limites d’un modèle économique régional marqué par une forte dépendance à l’extérieur, tant dans la production que dans le financement, la régulation monétaire, la structuration des contrats et la circulation des devises.

I – DES ÉCONOMIES CONTRÔLÉES PAR DES INTÉRÊTS EXTÉRIEURS : LA RÈGLE, PAS L’EXCEPTION

Dans la majorité des pays de l’UEMOA, les secteurs les plus dynamiques – mines, hydrocarbures, télécoms, logistique, commerce international, pêche industrielle – sont contrôlés soit par des groupes étrangers, soit par des nationaux d’origine étrangère. Cette extraversion crée une mécanique bien rodée : les opérations ont lieu sur le territoire, mais la valeur réelle est captée hors du territoire.

Cela se traduit par des contrats sous-évalués, des reliquats payés à l’étranger, des intermédiaires qui captent la valeur ajoutée réelle et une sous-déclaration chronique des exportations. Les États perdent non seulement leurs devises, mais aussi leur pouvoir stratégique.

À cela s’ajoute un autre manque à gagner majeur : les financements internationaux. Lorsqu’un grand groupe accorde un financement, seule une partie du montant entre dans l’économie locale. Le reste repart immédiatement sous forme de commissions de structuration, frais juridiques, faux frais, rétro-commissions et dépôts obligatoires placés hors du continent.
Une étude de la Banque mondiale a même montré que 7,5 % des financements destinés aux pays africains sont recyclés dans les paradis fiscaux.

Le paradoxe est saisissant : les États s’endettent, mais une partie de l’argent n’arrive jamais sur leur sol.

Face à cela, une solution simple et indispensable existe : instaurer des prix de référence obligatoires, basés sur les prix mondiaux. Sans cela, les déclarations resteront toujours inférieures à la valeur réelle.

II – UN FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE EXCESSIVEMENT FAIBLE

Le taux de financement de l’économie dans l’UEMOA est extrêmement bas.
Les banques financent principalement l’État ou les grandes entreprises, laissant les PME – pourtant 90 % du tissu économique – quasiment sans accès au crédit.
Le secteur informel, qui représente 40 à 60 % de l’activité, est totalement abandonné par le système bancaire.

Cette rareté de financement crée un effet mécanique : les opérateurs qui détiennent des devises préfèrent les conserver à l’étranger, où les opportunités d’investissement, de crédit et de valorisation sont plus attractives que dans le système bancaire local.

Dans ce contexte, le non-rapatriement n’est plus seulement une fraude : c’est un comportement rationnel, dans un environnement où l’économie interne n’offre pas assez de leviers.

III – LA BCEAO : UNE POLITIQUE MONÉTAIRE QUI PRODUIT UN EFFET D’ÉVICTION

Une partie significative des réserves de change de la zone est placée à l’extérieur, dans des supports qui n’ont que très peu de retombées directes pour les économies locales.
Ce choix prudentiel produit un effet d’éviction : la liquidité interne diminue, l’investissement se contracte et les opérateurs se tournent naturellement vers les marchés financiers étrangers.

De plus, la BCEAO n’a jamais expérimenté un quantitative easing africain, alors que d’autres banques centrales soutiennent leurs économies par des rachats d’actifs et des injections monétaires ciblées.
Dans une région où une grande partie de l’activité se déroule hors du secteur formel, cette absence prive l’Union d’un instrument majeur.

S’ajoute enfin une réalité symbolique et stratégique : la monnaie de la zone franc (le franc CFA) est encore imprimée à l’extérieur du continent.
Cela renforce le sentiment d’une souveraineté monétaire incomplète et d’une dépendance institutionnelle persistante.

La politique monétaire demeure restrictive : taux directeurs élevés, crédit encadré, faible soutien aux secteurs productifs.
En l’absence d’opportunités internes, les opérateurs sont logiquement poussés vers l’extérieur.

CONCLUSION

Le non-rapatriement des devises est souvent présenté comme une faute des exportateurs. En réalité, il n’est que la face visible d’une économie profondément extravertie, dépendante des financements étrangers, des contrats étrangers, des chaînes de valeur étrangères et d’une politique monétaire sans levier interne.

La souveraineté financière de l’UEMOA ne pourra progresser que si :

des prix de référence solides sont imposés,

les PME deviennent finançables,

la BCEAO modernise ses instruments,

l’Union réduit sa dépendance systémique aux acteurs extérieurs.

Sans cette transformation profonde, les devises continueront à quitter la région et la vulnérabilité demeurera.

Par Magaye GAYE,
Économiste international
Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)

Au Burkina Faso: l’Etat revendique 55 millions USD aux compagnies minières

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le gouvernement vise à récupérer plus de 31 milliards de francs CFA, soit environ 54,8 millions de dollars, qui représentent des cotisations non versées par les propriétaires de mines et de carrières.

 Ainsi, ces montants sont liés au Fonds de réhabilitation et de fermeture des mines (FRFM) pour les périodes budgétaires des exercices 2023 et 2024. La question de ces cotisations non versées revêt une importance capitale, car elles jouent un rôle crucial dans la gestion et la fermeture sécurisée des sites miniers après exploitation. 

Le Conseil des ministres, lors de sa réunion du jeudi 20 novembre, a souligné dans son compte-rendu que la mobilisation des ressources financières pour ce fonds était jugée « insuffisante ». Cette situation met en lumière le défi majeur auquel fait face le gouvernement afin d’assurer une gestion responsable des territoires après la fin des activités minières.

En 2023, un contexte économique difficile a prévalu dans le secteur minier, où seules trois mines industrielles ont réussi à contribuer financièrement au Fonds de Réhabilitation et de Fermeture des Mines (FRFM) avec un montant de 7,21 milliards de Francs CFA. C’est un chiffre significatif quand on le considère isolément, mais il est bien en deçà des espérances puisque les prévisions tablaient sur des contributions s’élevant à 24,39 milliards de Francs CFA. 

Ce décalage entre prévisions et réalisations se traduit par un taux de réalisation assez modeste de 29,59 %. De surcroît, cette année-là, aucune des 14 mines semi-mécanisées, ni des 31 sociétés se spécialisant dans les carrières industrielles, n’a été en mesure d’honorer ses obligations de cotisation, ce qui aggrave la situation financière du secteur.

Un an plus tard, la situation montre quelques signes d’amélioration. En effet, les recettes du FRFM ont connu une nette progression avec une collecte de 13,73 milliards de Francs CFA grâce aux contributions de sept sociétés minières.

 Cette augmentation des versements porte le taux de mobilisation à 49,55 %, par rapport aux attentes qui se chiffraient à 27,70 milliards de Francs CFA. Cependant, un fait préoccupant demeure : seules sept sociétés minières ont fourni leurs plans de réhabilitation et de fermeture en 2023. 

Heureusement, une amélioration notable se dessine pour l’année suivante, en 2024, avec 17 sociétés ayant soumis ces plans essentiels, dont 10 appartiennent au secteur minier, signalant peut-être un regain de formalisation des pratiques et de prise de conscience quant aux enjeux environnementaux et économiques.

Rédaction