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Médias: UAR tiendra sa 13-ème Assemblée Générale le 3 juin 2022 à Dakar

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR) annonce la tenue de sa 13ème Assemblée Générale prévue du 1er au 3 juin 2022, à Dakar, au Sénégal (Hotel Terrou-Bi). Le thème de cette année est : « Le rôle des médias africains dans la gestion des risques de catastrophe ».

L’occasion est donnée aux professionnels des médias, universitaires, experts des questions climatiques de renforcer la coopération autour de ces phénomènes

En effet, nos populations sont de plus en plus vulnérables aux catastrophes aussi bien naturelles que celles causées par l’homme. Le réchauffement climatique, les inondations, les cyclones, les glissements de terrain, les éruptions volcaniques ou encore la pandémie de Covid-19 survenue en 2020 qui a paralysé toutes les économies africaines sont la preuve que l’humanité traverse véritablement une zone de turbulence.

Ces événements malheureux entrainent des pertes en vies humaines, alimentent les conflits, affaiblissent les moyens d’existence de nos populations et par conséquent, fragilisent notre écosystème.

La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle fait débat au sein des instances décisionnelles des Nations Unies. Ceci interpelle les professionnels des médias que nous sommes, à jouer pleinement notre rôle dans la prévention de ces catastrophes.

Ainsi, l’occasion est donnée aux professionnels des médias, universitaires, experts des questions climatiques de renforcer la coopération autour de ces phénomènes afin de mieux appréhender l’avenir.

La 13ème Assemblée générale de l’UAR sera également le lieu d’organiser les élections pour le renouvellement des membres du Conseil Exécutif et des Commissions spécialisées.

Au Ghana, l’Académie numérique de Smart Africa (SADA) lance son académie numérique nationale

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Académie numérique de Smart Africa (SADA), l’organe de renforcement des capacités de Smart Africa , en partenariat avec le Ministère de la Communication et de la Digitalisation du Ghana, a lancé une académie numérique nationale dans le pays, marquant ainsi le lancement officiel de la mise en œuvre de l’initiative dans le pays.

L’accord est contenu dans un protocole d’accord signé aujourd’hui entre l’Alliance Smart Africa et le Ministère de la Communication et de la Digitalisation du Ghana. Le lancement d’aujourd’hui au Ghana fait suite au déploiement des académies numériques nationales de SADA qui ont eu lieu en République du Congo en février et au Rwanda en mars.

En tant qu’écosystème d’apprentissage dynamique panafricain, SADA vise à améliorer les qualifications en matière de compétences numériques, d’employabilité et à répondre aux besoins en talents émergents des citoyens africains. L’académie numérique nationale soutiendra les besoins prioritaires en matière de compétences numériques identifiés de manière unique au niveau national. En outre, de telles académies numériques nationales seront bientôt déployées au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Tunisie, au Kenya et en République démocratique du Congo.

Avant ce lancement officiel, SADA a organisé en avril un atelier de démonstration de la valeur du cloud fédéré à Accra, au cours duquel plus de 100 personnes des secteurs public et privé ont été formées. Cet atelier visait à renforcer l’écosystème des datacenters et des services de cloud du pays, avec la collaboration de nos partenaires du secteur privé, HPE et Intel. En outre, cette semaine, SADA a organisé deux autres ateliers d’apprentissage par les pairs, l’un sur le paiement numérique et l’autre sur l’intelligence artificielle, au cours desquels plus de 60 experts se sont réunis pour acquérir des connaissances et échanger des bonnes pratiques sur l’écosystème du paiement numérique et sur le développement de cadres de travail de l’intelligence artificielle au Ghana.

Dans le cadre des prochaines étapes, Smart Africa et le Ministère de la Communication et de la Digitalisation continueront à collaborer avec les principales parties prenantes pour mener à bien les initiatives prioritaires définies dans le cadre de SADA Ghana. Ces initiatives vont de la formation des cadres dans des domaines spécialisés à la formation des enseignants et des formateurs en informatique avancée. Elles seront mises en œuvre en collaboration avec nos partenaires de développement et des partenaires privés tels que la GIZ, la Banque mondiale, l’UIT, HPE, A4AI et d’autres.

Commentant le lancement, M. Lacina Koné, le directeur général de Smart Africa a déclaré : « Le Ghana est l’un des pays les plus actifs de l’alliance Smart Africa et a contribué à faire progresser les compétences numériques de ses citoyens. Nous sommes heureux de contribuer positivement au renforcement des capacités de la nation à travers le lancement de SADA au Ghana. »

« Au cœur de la transformation numérique se trouve la nécessité de combler le déficit de compétences numériques de la main-d’œuvre actuelle et future de notre continent. Je tiens à remercier tous nos partenaires et la République du Ghana pour avoir officiellement SADA », a-t-il ajouté.

S.E. Mme Ursula Owusu-Ekuful, Ministre de la Communication et de la Digitalisation du Ghana, qui a assisté au lancement, a remercié Smart Africa et a déclaré: « Ce jour marque un moment de fierté pour le peuple ghanéen et l’Afrique en général dans le domaine des compétences numériques et de l’autonomisation des citoyens africains pour qu’ils tirent parti de la transformation numérique ».

À propos du Ministère de la Communication et de la Digitalisation – Ghana :
Ministère de la Communication et de la Digitalisation (MoCD) a pour principale responsabilité de lancer et d’élaborer des politiques nationales visant à mettre en place des infrastructures et des services d’information et de communication rentables, afin d’améliorer et de promouvoir la compétitivité économique, conformément aux orientations du programme coordonné des politiques de développement économique et social (2017-2024) – Un agenda pour l’ emploi : Créer la prospérité et l’égalité des chances pour tous.

A propos de Smart Africa :
Smart Africa est une alliance réunissant 32 pays ; des organisations internationales et des acteurs mondiaux du secteur privé avec comme objectif le numérique en Afrique.

L’alliance est inspirée par un engagement audacieux et innovant de chefs d’états africains avec pour objectif d’accélérer le développement socio-économique du continent et accompagner l’Afrique vers l’économie du savoir à travers l’accès à l’internet bon marché et l’utilisation des NTICs. Avec la vision de créer un marché numérique unique en Afrique d’ici 2030, l’Alliance Smart Africa rassemble les Chefs d’Etats qui souhaitent accélérer la digitalisation du continent et créer un marché commun.  Lancé en 2013 par sept (7) Chefs d’Etats africains, l’Alliance compte aujourd’hui 32 membres, qui représentent plus de 815 millions de personnes et plus de 40 membres issus du secteur privé et tous tournés vers la même vision et le progrès pour l’Afrique.                 

Rwanda: près de 174 millions USD de l’UE pour « attirer les investissements et stimuler la croissance » du pays

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(Croissance Afrique)-Le gouvernement Rwandais à travers le ministère rwandais des Finances et de la Planification économique et l’Union européenne (UE) ont signé le mercredi 18 Mai 2022 une subvention de 273,6 millions USD en faveur du pays sur la période allant de 2021 à 2024.

Ce financement intervient dans le cadre du programme indicatif pluriannuel (PIP) de l’UE pour le Rwanda. Il servira à financer le renforcement de l’éducation, les compétences et l’emploi pour la jeunesse à l’ère du digital. L’objectif est d’« attirer les investissements et stimuler la croissance ».

Il est également destiné au financement d’un accord écologique pour un développement inclusif dans le secteur de l’agriculture. Il servira enfin au renforcement de la gouvernance politique et économique et au développement du secteur privé dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.

Par ailleurs, l’objectif à terme est d’avoir un « impact transformateur » sur le Rwanda à travers deux initiatives : « Transformation agricole » et « Villes rwandaises durables adaptées à l’ère numérique ».

Selon l’Agence ecofin, les deux partenaires sont engagés dans une coopération visant à soutenir Nairobi dans sa stratégie nationale de développement « Vision 2050 » et les objectifs de développement durable, et à renforcer l’état de droit, le développement de la société civile, et soutenir le processus de réconciliation au Rwanda. Il s’étend aussi à plusieurs domaines tels que l’économie, le climat, entre autres.

Il faut signaler que sur le plan commercial, l’UE est le deuxième partenaire du Rwanda, avec une représentation de 12% de son commerce total. Avec 17% du stock total de capital étranger dans le pays, l’organisation européenne est le plus gros investisseur étranger du pays.

Zangouna KONE

La Fintech Skaleet et Mobiblanc s’associent pour proposer des technologies de pointe aux banques en Afrique

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Yves-Eonnet PDG de Skaleet

(CROISSANCE AFRIQUE)-Skaleet , fintech internationale proposant un Core Banking Platform de nouvelle génération, vient d’annoncer un partenariat avec Mobiblanc, Entreprise de Services Numériques (ESN) Agile, afin d’apporter des solutions clés en main aux établissements financiers à travers l’Afrique. Ce partenariat permettra aux institutions financières de lancer de nouveaux produits digitaux innovants qu’elles pourront mettre à disposition de leurs clients particuliers et entreprises.

Basée au Maroc et en Tunisie, Mobiblanc est un acteur majeur sur les marchés d’Afrique du Nord et de l’Ouest, dédié aux solutions digitales. Dotée d’une équipe talentueuse et dynamique, la société offre d’excellentes prestations de conseil et d’intégration à des clients très divers.

Skaleet donne aux banques de détail et autres institutions financières la possibilité de lancer de nouveaux produits et services bancaires à un prix compétitif pour leurs clients.  Grâce à un Core Banking Platform à l’architecture ouverte et modulaire, Skaleet apporte des solutions bancaires innovantes de bout en bout, sur mesure et évolutives.  

Le marché digital évoluant rapidement, le partenariat entre Skaleet et Mobiblanc permettra aux établissements financiers de rester à la pointe de l’innovation et de la technologie. Proposant les meilleurs services et conseils à leurs clients, Skaleet et Mobiblanc sont à même de répondre rapidement à la transformation digitale des services bancaires et financiers avec des solutions innovantes et agiles à des prix compétitifs.

« Aujourd’hui, il est essentiel que les établissements financiers soient en mesure d’innover rapidement et de s’adapter aux changements. L’écosystème que nous proposons est conçu par des experts conscients de cette nécessité et capables d’apporter des solutions. Nous avons rapidement constaté que nos deux sociétés partageaient les mêmes valeurs et se complétaient sur le plan technologique et commercial. Nous sommes ravis de nous associer à Mobiblanc. Ensemble, nous pourrons enrichir notre offre de services financiers et apporter de la valeur ajoutée à nos clients du continent africain », a affirmé Yves Eonnet, président et co-fondateur de Skaleet.

« Ce partenariat vient confirmer notre orientation stratégique d’accompagner la transformation digitale du secteur financier. Nous partageons avec Skaleet l’ambition de proposer l’intégration de solutions innovantes clés en main, reposant sur une expertise technologique de pointe afin d’apporter une valeur ajoutée à nos partenaires et de répondre aux nouvelles exigences du secteur », a indiqué Youssef El Alaoui, co-fondateur de Mobiblanc.

Skaleet et Mobiblanc voient toutes deux dans ce partenariat une excellente opportunité de continuer à innover et créer de nouveaux modules et de nouvelles fonctionnalités qui remodèleront le paysage des services financiers en Afrique en faveur d’une économie formelle, inclusive et durable sur le continent africain.


Skaleet : leila@bluejaycommunication.com
Mobiblanc : contact@mobiblanc.com

À propos de Skaleet :
Skaleet est une fintech internationale qui fournit un Core Banking Platform (CBP) de nouvelle génération, modulable et flexible avec un degré avancé de personnalisation.  Cette plateforme permet aux institutions financières (banques de détail, banques digitales, établissements de paiement, etc. …) de mieux répondre aux attentes de leurs clients en leur proposant des solutions financières digitales en constante évolution. Le Core Banking Platform de Skaleet a déjà été implémenté dans plus de 34 établissements financiers et Skaleet gère plus de 8 millions de comptes bancaires dans le monde. Parmi ses principaux clients figurent la Société Générale, eZyness (filiale de La Banque Postale) et la Trust Merchant Bank. Depuis sa création, la fintech a levé 28,5 millions d’euros auprès de la Société Générale et Long Arc Capital, reflétant son ambition d’expansion à l’international.

À propos de Mobiblanc :
Créée en 2010, basée au Maroc et en Tunisie, Mobiblanc est un acteur de référence sur le marché africain, totalement investi dans des solutions numériques. Mobiblanc a pour mission de convertir la complexité et les défis en valeur ajoutée, à travers la conception de solutions adaptées aux besoins de transformation digitale des clients.Dotée d’une équipe innovante et dynamique, Mobiblanc veille à délivrer de manière professionnelle une organisation efficace et performante, des prestations de conseil et d’intégration pour des clients très exigeants en mode Agile.

CEDEAO – OTAN: la rencontre quasi clandestine du mardi 10 mai 2022

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Suite à la rencontre entre les deux organisations, la CEDEAO et l’OTAN sont sur le point de lancer une collaboration dans les domaines de la sécurité et du climat.

Décidée dans une quasi clandestinité, cette collaboration ne vise qu’à tenter de freiner l’avancée de la Russie en Afrique de l’Ouest en général et au Mali en particulier.

LA SUPERCHERIE EST ÉVIDENTE !

Expulsée du Mali par la grande porte, la France, d’une malhonnêteté d’anthologie, tente sournoisemment un retour en force par la petite fenêtre !

On avait prévenu, tel le chien pitbull, la France gardera l’os fermement serré entre les dents… jusqu’à ce qu’on lui brise la tête.

La manœuvre a cependant de grandes chances de prospérer, si l’on se réfère :

  • au degré d’asservissement de la CEDEAO à Maître Macron et,
  • à la volonté de l’OTAN d’en découdre avec la Russie.

Aussi, le Mali doit-il incessamment quitter la CEDEAO avant le débarquement de l’OTAN en Afrique, au risque de se voir militairement envahi par ce dernier, au motif fallacieux de protéger l’espace CEDEAO contre ce qu’elles qualifient déjà, ‘’d’égarements’’ des dirigeants maliens.

RESTONS PLUS QUE JAMAIS VIGILANTS


@modibokeita
18 Mai 2022

(Tribune): Coalition Internationale contre Daech … le Maroc un partenaire mondial fort (Par Khalid Cherkaoui)

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Par Khalid Cherkaoui Semmouni , Professeur universitaire

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Maroc a accueilli , la semaine dernière , une réunion de la Coalition internationale contre Daech à Marrakech , avec la participation des représentants de plus de 80 pays et organisations internationales. Créée en 2014 avec pour objectif de mettre un terme au projet terroriste de Daech, la Coalition contre Daech rassemble aujourd’hui plus de 80 pays et organisations internationales.

Elle agit par des moyens militaires , mais également dans les domaines de la contre-propagande, de la lutte contre le financement du terrorisme, de la lutte contre les combattants terroristes étrangers ainsi que de l’aide à la stabilisation et à la reconstruction des territoires libérés.

Cet événement international important constitue une autre étape dans la poursuite de l’engagement et de la coordination internationale dans la lutte contre Daech, sur le Continent Africain et le Moyen Orient, et une occasion  pour le Royaume du Maroc de partager les expériences tirées de sa stratégie efficace , globale et intégrée, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI , en matière de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme .

En accueillant à Marrakech la réunion de cette Coalition, le Maroc a démontré sa ferme détermination à agir avec ses partenaires internationaux pour éliminer totalement et définitivement la menace de Daech , qui vise la sécurité et la stabilité régionales et ainsi lutter contre les sources du terrorisme et d’extrémisme dans le Continent African et d’autres regions .

Sans contredit ,le terrorisme est l’une des menaces les plus graves pour la paix, la sécurité et la stabilité, ainsi que pour la jouissance des droits de l’homme et le développement économique et social des pays. Il compromet la sécurité, le bien-être , et paralyse l’économie et déstabilise des régions entières.

En effet , ces dernières années, le terrorisme et l’extrémisme violent continuent de croître dans différentes parties du Continent Africain , surtout dans la region du Sahel  , dont les offensives ont coûté la vie à des centaines de civils et causé de grandes pertes économiques dans la region.

Actuellement , l’ organisation terroriste la plus prépondérante est celle de Daech, qui constitue une menace majeure pour la paix et la sécurité en Afrique , au Moyen Orient et d’autres régions du monde. Ce groupe continue de terroriser les populations locales , d’attaquer les forces de sécurité , en profitant de la situation d’extrême insécurité dans certaines régions .

Face à cette menace évolutive mais durable , l’engagement du Maroc en matiére de lutte contre le terrorisme est devenu incontournable, entant que partenaire africain et mondial , qui veut jouer un rôle plus prépondérant en la matiére , vu qu’il a développé un véritable modèle précurseur de coopération Sud-Sud, qui se fonde sur les liens multidimensionnels avec les pays africains dans différents domaines, dont le domaine sécuritaire qui vient en tête.

En cumulant une expérience en la matière, le Maroc s’est résolument engagé en faveur de la promotion d’une approche de coopération globale et cohérente au niveau continental et mondial , en matière de lutte contre le terrorisme et de prévention de l’extrémisme violent.

D’autre part , il est essentiel que la Coalition , dont le Maroc fait partie , poursuive son action globale contre le groupe terroriste , et développe  une vision stratégique de la sécurité, et mettre au point des mesures institutionnelles, organisationnelles et budgétaires en vue d’atteindre les objectifs, en se penchant sur les défis majeurs à relever parmi les multiples risques, menaces, vulnérabilités et fragilités que connaît surtout la region du Sahel et Sahara en Afrique.

Faut-il dire que cette préoccupation reste un défi pour le Maroc , ayant cumulé une expérience reconnue universellement, en matière de lutte contre le terrorisme et la radicalisation.  Les succès importants enregistrés depuis 2003 ( attentats terroristes à Casablanca ) , et l’expertise accumulée en la matière, plaident pour le renforcement des actions particulièrement adaptées aux enjeux de la phase nouvelle qui s’ouvre pour éradiquer le groupe terroriste.

En guise de conclusion , Le Maroc étant un partenaire mondial fort , poursuivra ses efforts , pour répondre à la menace persistante posée par Daech et se mobiliser sans faille dans la lutte contre cette organisation terroriste.

Guinée: un navire de clinker au terminal conventionnel contenant 41 445 tonnes en destination du Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les autorités du secteur commercial et celle de la Guinée ont décidé de revoir leurs d’échanges commerciaux dans ces derniers temps. Selon nos confrères du Journal la Mali Tribune, il s’agit d’une première dans l’histoire du Port de Conakry (Alport Conakry), qu’un vraquier contenant 41 445 tonnes de clinker en transit pour l’Etat du Mali accoste en Guinée.

« Nous sommes  très heureux d’accueillir pour la première fois un navire de clinker malien au terminal conventionnel contenant 41 445 tonnes en destination du Mali. Notre rêve est de faire du Port de Conakry, le Port naturel du Mali. Nous sommes sur la bonne voie et très bientôt cela deviendra une réalité. Je lance aussi un appel solennel aux opérateurs économiques maliens de nous faire confiance, de ne même pas hésiter une seconde, d’essayer le corridor Conakry-Bamako et c’est leur propre Port et nous allons leur accorder toutes les facilités nécessaires pour le passage de leurs marchandises afin d’avoir un avantage concurrentiel face aux autres Ports », a promis le DGA, dans une interview accordée à une télé de la place, le directeur général adjoint,  Ousmane Savané, d’Alport Conakry.

Moussa KONE

Côte d’Ivoire: l’impact de la Cybercriminalité évalué à 10 millions USD sur l’économie du pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La cybercriminalité sur l’économie ivoirienne est évaluée à environ 6 milliards de Fcfa (environ 10 millions USD), a indiqué le mercredi dernier à Abidjan M. Franck Kié, commissaire général de Cyber Africa forum, un événement prévu les 9 et 10 mai 2022 sur les bords de la lagune Ebrié. 

Selon le directeur de l’Informatique et des Traces technologiques (DITT) au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le colonel Moussa Guelpétchin Ouattara, la plateforme enregistre, en moyenne, 4 500 à 5 000 plaintes par an. En 2021, plus spécifiquement, 5 000 affaires ont été prises en charge, contre 2 408 en 2017, et 150 en 2011. Sur ces crimes liés à la cyber-activité, le directeur de la DITT a souligné que le taux de résolution est de 50%.

L’objectif reste, toutefois, d’éradiquer ce fléau. Par conséquent, le gouvernement prévoit le déploiement des services de la PLCC à Yamoussoukro et à Korhogo dans les six prochains mois. L’amélioration du cadre de coopération et le renforcement des ressources humaines de la PLCC sont aussi en perspective.

« La cybercriminalité sur l’économie ivoirienne est évaluée à environ 6 milliards de Fcfa, à peu près 10 millions d’euros avec 4 à 5.000 plaintes traitées par la plateforme de lutte contre la cybercriminalité pour l’année écoulée (2021) », a dit M. Kié, en marge d’une conférence de presse.

Selon l’Agence de presse Africaine, il a fait savoir que la Côte d’Ivoire enregistre « un taux de résolution d’environ 50%, l’un des plus gros taux de résolution au monde ». Toutefois, tous les cybercrimes qui se passent dans le pays ne sont pas répertoriés parce que des entreprises et particuliers rechignent à déclarer des crimes.

En général, sont visés le secteur financier, les institutions publiques à l’échelle de l’Afrique et le e-commerce, où s’opèrent toutes les transactions et les flux financiers, a souligné M. Kié, président-fondateur de Ciberobs, ajoutant que « ce sont les cibles prioritaires des cybercriminels ».

« Cyber Africa forum 2022, la 2e édition de l’événement, a pour thème central « Souveraineté numérique et protection des données, leviers de croissance économique pour le continent africain ». L’objectif de ce thème, « c’est d’aller un peu plus en profondeur sur les différentes thématiques des risques de cyber pour les différents secteurs d’activités » afin de les adresser selon les enjeux, a-t-il poursuivi », rapporte APAnews. 

Selon M. Anicet Bossia, head of marketing B to B à Orange Côte d’Ivoire, « en 2021, il y avait plus de 400 millions de cyberattaques dans le monde entier et l’Afrique » était un champ des cybercriminels parce que le continent est « assez vulnérable ». 

L’ignorance augmente la cybercriminalité. Pour M. Anicet Bossia, il faut sensibiliser les populations puisqu’aujourd’hui plusieurs ont des smartphones, or la cybercriminalité commence à partir du téléphone portable (via les SMS, les mails qui sont des sources d’entrée). 

Le forum offre un espace d’exposition pour présenter des solutions, mais surtout permettre des rencontres et des rendez-vous d’affaires. Également, une lucarne est ouverte aux États africains afin de se prononcer sur les politiques de renforcement de la cybersécurité sur le continent.  

À cet événement, sont attendus plus de 500 spécialistes de la cybersécurité, des décideurs publics et privés qui se réuniront autour d’un programme qui comportera 23 sessions animées par plus de 80 speakers venus de 25 pays. 

L’Agence de presse estime que sur la souveraineté numérique, M. Kié a soutenu que dans une Afrique toujours plus connectée, la cybersécurité doit se situer au coeur des débats et permettre aux institutions publiques africaines de se prémunir des attaques auxquelles elles sont de plus en plus exposées.  

Notons que selon l’Agence de presse, le monde en général et l’Afrique en particulier font face à de graves cyber menaces. Dans ce contexte, plus le continent africain s’interconnecte, plus l’acuité de la question de la protection des données devrait se renforcer, surtout dans une quête de souveraineté numérique.  

Korotoumou SYLLA

Vers la fermeture de la mine de charbon de Somkhele en Afrique du Sud

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique du Sud, le sort de la mine de charbon Somkhele est finalement laissé aux soins du ministère des Ressources minérales et de l’Energie (DMRE) par la Haute Cour de Pretoria.

Selon l’Agence ecofin, la compagnie minière qui pilote le projet, espère obtenir une prolongation du permis d’exploitation, c’est sans compter sur les organisations écologiques comme la Mfolozi Community Environmental Justice Organisation (MCEJO) qui appellent à son annulation.

« Elles relèvent notamment les failles du programme de gestion environnementale (EMPr) de la mine Somkhele, assimilé à la requête d’extension du permis. Les études réalisées durant le processus d’évaluation de l’impact sur l’environnement n’auraient en effet pas couvert de manière adéquate l’ensemble de la zone sur laquelle Tendele jouit de son droit d’exploitation », rapporte l’Agence de presse.

Par ailleurs, ce sont des lacunes que reconnaît volontiers la compagnie minière. Celle-ci indique vouloir se concentrer sur de nouvelles zones pour les dix années à venir, où ses opérations ne causeront pas de « pollution environnementale déraisonnable », rapporte Mining Weekly.

Notons que Tendele a demandé à la Haute Cour, précédemment en charge de l’affaire, de tenir compte des études environnementales supplémentaires effectuées ainsi que de la réduction significative de la zone d’exploitation (92 % de la zone initiale a été abandonnée) pour lui accorder la possibilité de remédier aux irrégularités, en lieu et place de l’annulation du permis.

Moussa Koné

Green ICT: Pour une transition énergétique viable en Afrique (Exclusif)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au regard de la place grandissante que prennent les débats sur la lutte contre le réchauffement climatique, la dynamique mondiale en faveur de la neutralité carbone s’intensifie. Pourtant, l’Afrique représente seulement 3% des capacités mondiales installées en électricité renouvelable, selon un rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)[1].

Or, la transition vers une énergie verte, en permettant tout d’abord au continent de lutter contre les effets délétères du changement climatique dont il pourrait être l’une des premières victimes, permettrait également de développer et déployer des systèmes énergétiques intelligents et durables, à même de favoriser de nouvelles opportunités.

Si l’Afrique concentre paradoxalement d’importantes ressources énergétiques, disposant tout particulièrement d’un fort potentiel hydraulique et solaire, il est à noter qu’une grande partie de sa population souffre encore de « disette énergétique ». En effet, selon le rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) publié en juin 2021, près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une électricité de qualité, 900 millions n’ont pas accès à un combustible propre et dans 24 pays, le taux d’accès à l’électricité est inférieur à 50 %[2]. L’électrification totale de l’Afrique et un accès de l’ensemble des populations à une énergie propre et durable sont deux défis majeurs qui entravent le développement socio-économique du continent, alors même que celui-ci devrait compter près de 2,5 milliards d’habitants en 2050, selon les estimations de l’ONU.[3]

Une transition énergétique viable inscrite dans l’Agenda 2030 des Nations Unies

Dans son Agenda 2030, l’ONU a défini 17 objectifs en faveur du développement durable (ODD) de la planète qui doivent être réalisés d’ici 2030. Parmi ces objectifs, le 7ème concerne notamment la démocratisation de l’accès à tous des services énergétiques adaptés, fiables, durables et modernes à un coût abordable. Pour y parvenir, l’ONU recommande d’accroître spécifiquement l’utilisation des énergies renouvelables, les réseaux électriques intelligents étant à même de construire des systèmes moins friands en énergie pour une croissance durable. Face à ces objectifs, un changement de cap s’avère donc nécessaire. En exploitant le potentiel des énergies renouvelables, les économies africaines s’assureront une croissance durable tout en respectant les objectifs climatiques mondiaux. La transition vers les énergies renouvelables est un objectif mondial et nombreuses sont les entreprises et organisations, qui, sur le continent africain et dans le monde, orientent leurs stratégies en ce sens. Ainsi, inscrivant la réduction des émissions de carbone au cœur de son action, le groupe chinois Huawei s’est donné comme objectif d’atteindre la neutralité carbone et de recourir à une énergie plus durable, comme cela a été évoqué lors du Huawei Analyst Summit 2022.

Par ailleurs, le développement intensif des marchés des technologies vertes est porteur de multiples opportunités, permettant notamment la création de nouveaux emplois ainsi qu’une réduction des coûts énergétiques. Les technologies vertes ont également un rôle à jouer dans le développement de villes plus durables, telles que les smart cities. Avec pour objectif d’améliorer la performance et la qualité des services urbains, les villes intelligentes se présentent comme une nouvelle alternative pour bâtir une Afrique durable et résiliente. En effet, elles reposent sur des technologies vertes, parmi lesquelles les panneaux solaires, les dispositifs d’économie d’énergie et les technologies d’énergie éolienne et hydraulique à petite échelle[4].

Enfin, le recours à des solutions durables pourra in fine permettre aux populations du continent de diminuer leurs dépenses, n’ayant ainsi plus à supporter l’augmentation directe des coûts d’électricité ou du pétrole. Au cours des dernières années, les solutions d’énergie renouvelable en Afrique se sont avérées économiquement viables grâce aux innovations technologiques dans ce domaine. Plus particulièrement, le coût de l’électricité produite par les systèmes photovoltaïques solaires (PV) à l’échelle du service public a diminué de 82 % entre 2010 et 2019, une tendance similaire se profilant pour les projets éoliens, avec une baisse de 50 à 60 % entre 2010 et 2019.[5]

Quelles solutions énergétiques durables innovantes pour l’Afrique ?

Alors que le potentiel théorique du continent est estimé à plus de 60 millions de TWh (térawattheures), seuls 4,6 TWh d’électricité ont été produits à partir de l’énergie solaire en 2017. A titre de comparaison, l’Asie dispose d’un potentiel théorique de 37,5 millions de TWh/an et l’Europe, de seulement 3 millions de TWh/an.[6] Afin que l’Afrique puisse exploiter le plein potentiel des énergies renouvelables, une approche systémique est donc requise. La solution Rural Solar Power déployée par le groupe Huawei est à ce sujet éloquente. En effet, s’appuyant sur une innovation technologique continue combinant réseaux ruraux et énergie solaire, celle-ci forme un écosystème reposant sur l’électricité et les applications mobiles, dans les zones rurales. De 2014 à 2021, Huawei a signé trois phases du projet Rural Solar Power avec le ministère de l’Eau et de l’Énergie du Cameron, ce qui a permis d’assurer un accès à l’électricité à 350 villages, soit plus de 40 000 ménages.

De plus, depuis 2021, Huawei a créé une nouvelle équipe : la Digital Power Team. Celle-ci vise à intégrer les technologies numériques au déploiement des énergies vertes afin d’engager une révolution énergétique sur le continent pour un avenir durable. Pour l’équipementier chinois, à l’ère post-pandémique, l’Afrique ne pourra pleinement prendre le chemin de la Quatrième révolution industrielle sans avoir recours à une énergie durable, fiable et abordable. Sans la mise en place de mesures agissant en faveur d’une transition énergétique, les pays africains verront leurs gains de compétitivité s’amoindrir.

La transition vers des énergies durables, reposant en partie sur la transformation numérique, requiert donc des infrastructures solides et adaptées, mais repose également sur l’éducation des talents aux enjeux digitaux. Afin de faire converger technologies numériques et réponses aux ODD, Huawei met en place un certain nombre de programmes éducatifs, parmi lesquels la ICT Academy, Seeds for the Future ou encore TECH4ALL. Ces initiatives ont pour objectif de donner aux populations du continent les moyens de prendre elles-mêmes en main leur avenir numérique et de relever le défi climatique qui se pose aujourd’hui avec davantage d’aplomb.

L’énergie verte semble donc se présenter comme la clé du développement socio-économique en Afrique. Selon les prévisions de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), les énergies dites « propres » pourraient représenter jusqu’à 67 % de la production d’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2030, si, et seulement si des politiques, des réglementations et des investissements appropriés sont mis en place.[7] L’enjeu consiste maintenant à encourager les acteurs privés et publics à travailler de concert pour allouer les financements nécessaires au développement du secteur des énergies durables en Afrique et ainsi permettre un accès abordable à tous – conformément à l’ODD n°7 -. En ce sens, le recours à des technologies innovantes semble primordial afin d’exploiter le plein potentiel des énergies vertes. Si ces conditions sont réunies, le continent africain pourra alors combler près d’un quart de ses besoins énergétiques d’ici 2030.[8]


[1] Enviro2b, « Énergies renouvelables en Afrique : où sont les entreprises africaines ? » (2022)

[2] Agence Ecofin, « Le taux d’accès à l’électricité reste inférieur à 50 % dans 24 pays africains selon la CEA » (2021).

[3] Le Monde de l’énergie, « Quelle énergie pour l’Afrique ? Une urgence et des défis » (2020)

[4] The Conversation « How African cities can harness green technologies for growth and jobs » (2018)

[5] Nations Unies, « Énergies renouvelables : comment l’Afrique construit une voie énergétique différente » (2021)

[6] Le Point, « Énergie renouvelable : l’Afrique et le défi du solaire » (2020).

[7] Nations Unies, « Énergies renouvelables : comment l’Afrique construit une voie énergétique différente » (2021).

[8] International Energy Agency, « Transitions énergétiques au Sahel » (2022).

REDACTION