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Le Mali va commander environ 120 000 tonnes de riz pour approvisionner les magasins de l’OPAM

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(CROISSANCE FRIQUE)-Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs à la fourniture de 55 000 tonnes de riz importé en trois lots (lots n°1 et 3 à livrer dans le magasin OPAM de Bamako) et de 20 000 tonnes de riz local en cinq lots (lot n°5 à livrer dans le magasin OPAM de Tombouctou).

Le marché du lot n°1 relatif à l’achat de 20 000 tonnes de riz importé à livrer dans le magasin OPAM de Bamako est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société BATHILY CEREALE IMPORT EXPORT pour un montant toutes taxes comprises de 6 milliards 800 millions de francs CFA et un délai d’exécution de cent vingt (120) jours.

« Le marché du lot n°3 relatif à l’achat de 20 000 tonnes de riz importé à livrer dans le magasin. OPAM de Bamako est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société DJIKINE GLOBAL SERVICES SARL pour un montant toutes taxes comprises de 6 milliards 800 millions francs CFA et un délai d’exécution de cent vingt (120) jours », rapporte le communiqué .

Le marché du lot n°5 relatif à l’achat de 5 000 tonnes de riz local à livrer dans le magasin OPAM de Tombouctou est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société Etablissement DEMBA BAH pour un montant toutes taxes comprises de 2 milliards 25 millions francs CFA et un délai d’exécution de soixante (60) jours.

La conclusion de ces marchés, entièrement financés par le budget national sur l’exercice budgétaire 2022, s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale d’Anticipation du Renchérissement des prix et risque de rupture de stocks des produits de première nécessité. Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2016-004 du 12 février 2016 régissant la pharmacie vétérinaire.

Notons dans le cadre de la réforme de la pharmacie vétérinaire engagée en 2006, le Conseil statutaire des Ministres de I’UEMOA a adopté deux textes fondamentaux, notamment la Directive n°07/2006/CM/UEMOA du 23 mars 2006 relative à la pharmacie vétérinaire.

(Tribune) : Jean Yves Ledrian out, le Mali éternel  survit ! (Par Seidina Oumar Dicko, Journaliste -Ecrivain-Historien)

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Ainsi donc Emmanuel Macron, le président français réélu pour un second mandat, a balayé, comme l’on s’y attendait, l’homme qui incarnait le plus la  » France arrogante et insultante » à l’égard du Mali et condescendante à l’endroit de l’Afrique francophone. Celle qui a inspiré et enfanté le pseudo sentiment anti- français  qui s’est propagé comme une traînée de poudre, pour ne pas dire de sable, au Sahel.


Fait remarquable, même les observateurs français, s’ils ont noté l’absence de grands noms de l’ancienne équipe, n’ont même pas daigné évoquer celui de Parly, pourtant ancienne ministre française des Armées et de la Défense, passée maîtresse dans l’art de brocarder nos autorités et de nous présenter sous notre plus mauvais jour.

L’on notera aussi avec le départ de ses « deux tigres en papier » un changement de ton à l’égard du Mali, y compris de la part de Emmanuel Macron, lui-même désormais échaudé par le renvoi de son représentant officiel, l’ambassadeur Meyer,  de Bamako, mais aussi, de plusieurs journalistes français et de la suspension  de deux des porte-voix de la francophonie en Afrique (Rfi et France 24).

S’y ajoutent les départs exigés par nos autorités des forces Barkhane et Takuba qui ont pris de court la stratosphère des pseudo spécialistes qui rivalisaient sur les médias occidentaux, confondant jusqu’à la situation géographique du Mali et débitant des inepties sur les menaces qui pèseraient  sur certaines communautés minoritaires du Mali, lesquelles sont intégrées depuis des lustres dans le vaste ensemble d’une Nation ayant fourni les preuves de son savoir-être millénaire et de son savoir-faire sociétal, en tout cas depuis Kouroukanfouga, et la sortie inattendue du G5 Sahel venue rappeler que même la MINUSMA, force onusienne neutre, n’est plus à l’abri du courroux de Bamako en cas d’écarts majeurs, comme la présence de ses officiels aux fêtes « foraines » des séparatistes du Nord.

N’oublions pas, pour revenir à Le Drian, qu’une convocation d’un juge malien l’attend début juin prochain, pour s’expliquer sur son  influence possible dans la dissipation  des biens dans le cadre d’une opération confection des passeports Maliens, envoyée du temps de sa toute-puissance à la tête  des Affaires étrangères. Cette convocation prend une plus grande ampleur pour l’homme libre qu’il est devenu puisque débarqué du premier gouvernement de Macron II avec son parachutage en plein vol au-dessus du désert malien.

Il perd en effet, avec son départ du gouvernement français, sa couverture immunitaire et se doit de montrer l’exemple aux nombreux Africains convoqués à Paris et condamnés par la justice française pour  » des biens mal acquis ». A moins que l’on ne vienne nous dire que des biens mal acquis par des Africains en Afrique diffèrent de ceux des Français en Afrique. C’est là où l’exemple malien servira de détonateur à l’émancipation vis-à-vis de l’ancienne métropole et que l’Afrique a changé au point de comprendre que ses ancêtres sont loin d’être des Gaulois et se sont parés de vertus et de valeurs méconnues par la France coloniale et snobées par les politiques actuels de la France dans leur grande majorité.

Le  » non » du capitaine des Gaïdé du Sénégal, Idrissa   Gana Guèye du PSG, au port d’une tunique située à ses yeux  loin des valeurs sportives qu’il incarne et de ses convictions, vient rappeler, à ceux qui n’ont rien compris à son geste, que la jeunesse africaine, celle née largement après les indépendances, à l’image de celle qui gouverne le Mali, s’est émancipée et s’assume  malgré les sanctions illégales et illégitimes des valets locaux de la moribonde Françafrique et les  » chutes » de ses supplétifs au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

Voilà là où se situe toute la différence entre l’Afrique nouvelle et celle d’un passé récent.

Le Drian l’apprendra à ses dépens avec ce procès du 5 juin au Mali qui se fera dans les normes pour ne pas déroger à la règle qui régit désormais nos deux pays. Une leçon prévue et qui sera administrée loin de nos frontières. Ainsi est le Mali  des descendants des grands fondateurs d’empire quand il sort de ses gonds.

Seidina Oumar Dicko – DSO – 

Journaliste – Historien- Écrivain

La Banque mondiale va debloquer 30 milliards USD destinés aux secteur de l’agriculture, la nutrition, la protection sociale, l’eau et l’irrigation dans le monde

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banqque mondiale a annoncé le 18 Mai 2022 que les actions envisagées pour lutter contre l’actuelle crise de sécurité alimentaire. Ces mesures, qui s’inscrivent dans le cadre d’une réponse globale et mondiale, comprennent une enveloppe de 30 milliards USD destinés à des projets existants ou nouveaux dans des domaines tels que l’agriculture, la nutrition, la protection sociale, l’eau et l’irrigation.

Les financements s’attacheront notamment à encourager la production de nourriture et d’engrais, à améliorer les systèmes alimentaires, à faciliter les échanges et à soutenir les ménages et les producteurs vulnérables.

« Les hausses des prix alimentaires ont des effets dévastateurs sur les populations les plus pauvres et vulnérables, souligne le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass. Pour informer et stabiliser les marchés, il est essentiel que les pays indiquent clairement et dès maintenant les futures augmentations de production en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les pays devraient déployer des efforts concertés pour accroître l’offre d’énergie et d’engrais, aider les agriculteurs à intensifier les plantations et les rendements, et mettre fin aux mesures qui bloquent les exportations et les importations, favorisent les biocarburants au détriment des aliments ou encouragent des réactions de stockage inutiles. »

Afin de lutter contre la crise alimentaire, la Banque mondiale travaille actuellement avec ses pays clients à la préparation de nouveaux projets d’un montant total de 12 milliards de dollars qui seront lancés dans les 15 prochains mois. Ces projets viendront soutenir l’agriculture, la protection sociale pour amortir les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires, ainsi que les secteurs de l’eau et de l’irrigation. La majorité des ressources ira aux pays d’Afrique et du Moyen-Orient, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, et d’Asie du Sud.

Notons que la Banque mondiale dispose en outre de 18,7 milliards de dollars encore non décaissés au titre de projets existants directement liés aux problèmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle et concernant notamment l’agriculture et les ressources naturelles, la nutrition et la protection sociale. Au total, ce sont donc plus de 30 milliards de dollars qui seront disponibles pour la lutte contre l’insécurité alimentaire au cours des 15 prochains mois. Cette réponse mobilisera l’ensemble des instruments de financement de la Banque et s’accompagnera de travaux d’analyse.

Daouda Bakary Koné

Mali: La CNDH lance une étude sur les besoins et attentes des victimes de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes

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La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a procédé le vendredi 20 mai 2022 à l’hôtel Maeva de Bamako au lancement de l’étude sur les besoins et attentes des victimes de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes. C’était sous la présidence de Cheick Tidiane Traoré, chargé de mission au ministère de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux,  en présence du représentant du partenaire Avocat sans frontières (ASF), Aboudoulaye Doucouré, du président de la Commission nationale des droits de l’homme, Aguibou Bouaré.

De façon spécifique, l’étude vise à présenter la cartographie du nombre de victimes, décrivant le type de violences dont elles font l’objet, réparti par sexe, âge et localité; à présenter l’état des lieux en matière d’accès à la justice pour les victimes d’esclavage en insistant sur les freins à leur participation aux processus judiciaires. Il s’agit également de présenter la documentation de l’état des besoins, attentes et perspectives des victimes de l’esclavage dans la région de Kayes ; et de présenter les violences et besoins spécifiques des femmes et des enfants victimes de la pratique, ainsi que des autres personnes en situation de vulnérabilité.

Photo de famille

La présente étude a été réalisée dans un contexte particulier marqué par des abus et violations graves des droits de l’homme avec leur lot de victimes dans la région de Kayes, l’épicentre du fléau, selon le président de la CNDH. En effet, des traitements inhumains, cruels ou dégradants sont perpétrés à l’encontre d’une catégorie de personnes considérées par d’autres comme « esclaves», déplore t-il. Face à ces atteintes à la dignité humaine, Aguibou Bouaré affirme que la CNDH a très vite estimé que les réponses apportées par l’Etat du Mali restaient insuffisantes, car laissant les victimes dans une situation de vulnérabilité infra minimale.

«Nous devons agir de concert afin de faire cesser de telles pratiques dignes d’une autre époque qui n’honore pas notre pays qui, faut-il le rappeler, dès 1222 interdisait l’esclavage avec la charte des Chasseurs du Mandé, bien avant la Charte de KURUKAN FUGA de 1236 », rappelle M. Bouaré. Il ajoute que malgré les efforts consentis par le gouvernement, à travers les ministères de la justice ; de la réconciliation nationale, le phénomène de l’esclavage persiste sur fond d’abus graves des droits humains.

Il a saisi cette occasion pour appeler donc à une synergie d’actions avec les acteurs des organisations de la société civile, les autorités politiques, traditionnelles et religieuses et la CNDH pour protéger les victimes de violations et abus des droits de l’Homme, en respect des instruments juridiques nationaux et des engagements internationaux du pays.

IB KONE

Arcane Politique: Jean Yves Le Drian quitte le gouvernement et remplacé par Catherine Colonna à la tête de la diplomatie Française

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le ministre Catherine Colonna, Ambassadrice de France en Italie, puis au Royaume-Uni depuis septembre 2019, la diplomate est nommée au Quai d’Orsay en remplacement de Jean-Yves Le Drian. Elle est quatrième dans l’ordre protocolaire. Une femme de retour au gouvernement, quinze ans plus tard.

Notons que Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes à la fin du deuxième mandat de Jacques Chirac entre 2005 et 2007, a été nommée ministre des Affaires étrangères dans le premier gouvernement d’Élisabeth Borne, ce vendredi. L’annonce a été faite, depuis le perron de l’Élysée, par le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler.

Pour rappel, le désormais ex ministre français des Affaires étrangères avait été convoqué par un juge d’instruction malien pour une affaire qui remonte à 2015. Il faut signaler que la convocation est datée du 20 avril et signée par le juge d’instruction Mahamoudou B.Dicko qui officie au pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako. En quelques lignes, il « invite » Jean-Yves Le Drian à « se présenter à son cabinet » le 20 juin à 8 heures « pour une affaire le concernant ».

Il faut que Catherine Colonna quitte ainsi ses fonctions d’ambassadrice de France au Royaume-Uni, qu’elle occupait depuis septembre 2019. Auparavant, entre 2014 et 2017, elle exerçait les mêmes fonctions en Italie. Pendant plus de neuf ans (de mai 1995 à septembre 2004), elle avait aussi été porte-parole de la présidence de la République.

Daouda Bakary KONE

Le Britannique Chariot Oil and Gas lève 25,5 millions USD pour poursuivre le développement du gaz d’Anchois au Maroc

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La société pétro-gazière britannique Chariot Oil and Gas, a annoncé le jeudi 19 mai 2022 qu’elle vient de mobiliser une somme de 25,5 millions USD par le biais d’une émission d’actions de 113,3 millions d’actions au prix de 18 pence. chacune.

L’objectif de l’opération est de financer le développement de la découverte d’Anchois, située au large des côtes du Maroc, sur le bloc Lixus, jusqu’à la décision finale d’investissement. Les fonds aideront également à financer un petit projet d’alimentation électrique de mines et à saisir des opportunités, explique la société.

« Initialement, Chariot cherchait à lever 24 millions USD par placement et souscription. Aux 25,5 millions USD, s’ajouteront 4 millions USD supplémentaires qui seront levés par le biais d’une offre ouverte à des actionnaires qualifiés », .

Notons que Lixus est opéré à 75 % par Chariot et la société publique des hydrocarbures du Maroc (ONHYM) détient les 25 % restants. Lixus abrite deux découvertes Anchois-1 et Anchois 2 qui totalisent au minimum 1 Tcf de ressources récupérables.

130ème session ordinaire de la BOAD: les conseils d’administration approuve 98,56 milliards de F CFA

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(BOAD) – Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) s’est réuni en présentiel à Dakar au Sénégal pour sa 130ème session ordinaire, sous la présidence de Monsieur Serge EKUE, Président du Conseil d’Administration, Président de la BOAD.

Les administrateurs ont approuvé six (06) propositions de financement de projet pour un montant global de 98,56 milliards FCFA. Ces nouvelles approbations portent à 6 845,8 milliards FCFA, le total des engagements (toutes opérations confondues) de la BOAD depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976. 

Les prêts approuvés concernent le financement partiel des projets ci-après : 

  • Programme d’Appui au Développement des Economies Locales du Burkina Faso (PADEL, Phase 3). En vue de contribuer à l’amélioration socioéconomique des populations à la base dans les régions du Burkina Faso, le projet sera axé entre autres sur le développement des filières pourvoyeuses d’emploi dans les collectivités, et les infrastructures de base au profit des populations, et des micros entreprises. Il agira également pour le renforcement de la protection sociale et la résilience des ménages vulnérables ainsi que leur inclusion dans le circuit économique. Montant du prêt : 15 Milliards FCFA ;
  • Sédentarisation des troupeaux de Ruminants, Phase 2 (ProSeR 2) en République du Bénin. Le projet portera sur la libération et la sécurisation de 57 000 ha de terres au profit des éleveurs et agro éleveurs pour la production fourragère, l’installation d’un Campement Pilote Pastoral (CPP), et le renforcement de 126 campements d’éleveurs. Il est également prévu la promotion d’unités industrielles, la mise en place de kits de production et le renforcement de capacités des éleveurs. Montant du prêt : 17,5 Milliards FCFA;
  • Renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou : aménagement de l’exutoire au niveau du Parc de Bangr Weogo au Burkina Faso. Pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations de la ville de Ouagadougou le projet vise notamment à faciliter le drainage des eaux pluviales en réduisant, de manière très significative, le taux des habitations inondées pendant les saisons pluvieuses. Il permettra d’augmenter le nombre de personnes ayant accès à un service d’assainissement durable. Montant du prêt :4,5 Milliards FCFA ;
  • Construction de 1 529 salles de classe, en remplacement d’abris provisoires, et d’ouvrages annexes (deuxième lot du Programme de Remplacement des Abris Provisoires « PRORAP ») en République du Sénégal. Le projet couvrira les 14 régions du Sénégal, et permettra de contribuer à la satisfaction de la demande en salles de classe et à l’amélioration de la qualité de l’environnement scolaire. Il vise à mettre dans de meilleures conditions d’apprentissage, plus de 85 000 enfants défavorisés, et réduire de 50% le taux d’abandon dans les écoles concernées. Montant du prêt: 25 Milliards FCFA ;
  • Construction et exploitation d’une centrale thermique à cycle combiné d’une capacité contractuelle de 120 MW par la société Malicounda Power SAS à Malicounda, au Sénégal. Cette capacité sera mise à disposition de SENELEC dès juin 2022. Elle contribuera à l’amélioration de la qualité de service de fourniture de l’électricité et permettra d’assurer une meilleure couverture de la demande tout en sécurisant l’alimentation en énergie électrique dans le pays.Montant du prêt : 6,56 Milliards Fcfa ;
  • Construction et équipement de quatre (04) lycées d’excellence et d’un (01) collège de jeunes filles avec internat, en République de Côte d’ivoire. Le projet permettra de faire la promotion de l’excellence par la mise en place d’infrastructures éducatives dédiées permettant l’augmentation du taux de scolarisation et d’achèvement scolaire de jeunes filles dans l’enseignement secondaire. Une capacité globale d’accueil de plus de 1600 élèves est visée dont 1200 internes. Les 04 lycées seront construits dans les villes d’Abengourou, Divo, Korhogo et Man, tandis que le collège sera construit à Bouna.Montant du prêt : 30 Milliards FCFA ; 

Un réaménagement des caractéristiques du prêt pour le financement partiel du projet d’extension et de modernisation des infrastructures de l’Aéroport International Felix HOUPHOUËT-BOIGNY d’Abidjan, en Côte d’Ivoire par la Société AERIA SA a également été approuvé.

Les membres du Conseil ont par la suite émis un avis favorable sur les Mesures de renforcement à court terme des fonds propres de la BOAD.

En clôturant les travaux, le Président Serge EKUE a, au nom du Conseil d’Administration, remercié les autorités sénégalaises pour les moyens mis en œuvre pour la tenue de cette session dans les meilleures conditions.

130e conseil dadministration de la boad autorise de nouveaux engagements pour un montant de 9856 milliards fcfa

La start-up Victory Farms obtient 5 millions USD pour étendre sa présence au Rwanda, en RDC et en Tanzanie

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’entreprise kenyane Victory Farms active dans la production de tilapias vient de mobiliser une enveloppe de 5 millions USD auprès d’un groupe d’investisseurs. Selon les informations relayées par le quotidien Kenyawallstreet, cette enveloppe permettra à la compagnie d’étendre sa présence au Rwanda, en RDC et en Tanzanie.

« La compagnie fondée en 2016 rêve de devenir l’une des plus importantes actrices de l’industrie aquacole dans la sous-région et sur le continent. Elle possède actuellement 54 points de vente de ses produits au Kenya », rapporte l’Agence ecofin.   

Korotoumou Sylla

Au Rwanda, l’OFID annonce 18 millions USD en faveur de la construction de la route reliant Nyacyonga à Mukoto

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Le Rwanda a annoncé qu’il a obtenu un prêt d’une valeur de 18 millions USD auprès du Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) destiné à construction de la route reliant Nyacyonga à Mukoto.

Selon l’Agence écofin, c’est une partie des 41 millions USD nécessaires à la mise en œuvre du projet portant sur un linéaire de 36 km, qui est cofinancé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et le gouvernement du Rwanda.

Il faut signaler que le tronçon reliant les deux localités raccorde deux grandes routes nationales goudronnées du nord de Kigali la capitale, aux provinces du nord.

« Le Rwanda est un pays enclavé et densément peuplé d’Afrique de l’Est. L’intégration régionale et le commerce international sont essentiels pour soutenir l’activité économique et la croissance économique durable », précise l’OFID.

Pour rappel, Une connectivité routière de qualité s’impose pour pallier l’enclavement du Rwanda. Les projets routiers en cours visent entre autres à consolider la liaison entre les zones de production et le marché de consommation situé plus au sud.

Moussa Koné

Kenya: la ville de Kisumu a abrité la 9-ème édition du Sommet Africités sous le leadership d’Uhuru Kenyatta

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(CROISSANCEAFRIQUE)-La 9ème édition du Sommet Africités a été lancée ce mardi 17 mai 2022 à Kisumu par Uhuru Kenyatta, Président de la République du Kenya. L´ancien chef d’État seychellois, Son Excellence Danny Faure, a également pris part à la cérémonie officielle en présence de 3500 délégués du monde entier et de plus de 2000 autorités locales. Pour cet événement, Kisumu a mis en place un Village Africités au stade Jomo Kenyatta et ses alentours afin d’accueillir participants et exposants venus des quatre coins de la planète.

Durant les 5 jours, des échanges se tiendront autour du thème du sommet : « Le rôle des villes intermédiaires en Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ». Conformément au thème, Kisumu est la première ville intermédiaire à accueillir l’événement.

Son Excellence, le Président Uhuru Kenyatta dans son discours a appelé les participants au sommet à en faire un forum de questionnement pour que le sommet soit un succès. Il a proposé un cadre de questionnement en 12 points basé sur la manière dont les gouvernements nationaux peuvent soutenir une mobilisation des ressources afin d’assurer des services en toute efficacité dans les villes intermédiaires. Parmi les questions qui se posent figure le fait de savoir quelles stratégies et politiques sont nécessaires pour lutter contre les menaces de radicalisation et de terrorisme, en particulier dans les zones urbaines, y compris nos villes intermédiaires, et quels cadres juridiques et politiques doivent être établis afin de favoriser le développement robuste et durable des villes intermédiaires.

« Le temps est venu de renforcer le rôle des villes intermédiaires en tant que prochaines frontières de l’urbanisation et du développement en Afrique. Un taux d’urbanisation sans précédent a vu 1086 villes intermédiaires abriter 174 millions de personnes représentant 36% de la population urbaine totale de notre continent et contribuant à environ 40% du PIB de notre continent. Au moment où nous nous réunissons pour délibérer sur la manière dont nous pouvons établir une transition vers un nouveau paradigme urbain et libérer le potentiel des villes intermédiaires pour favoriser le développement inclusif et la réalisation de nos ODD et de toutes les autres initiatives de développement socio-économique, nous devons garder à l’esprit que l’Afrique devient de plus en plus urbanisée. L’accent traditionnel mis sur le rural dans les plans de développement risque de marginaliser une partie croissante de notre population qui sera bientôt majoritaire », a déclaré Son Excellence Uhuru Kenyatta, Président du Kenya.

Les collectivités territoriales jouent un rôle clé dans la réalisation de l’Agenda 2030 et de l’ODD 13 en assurant un changement de paradigme vers des voies de développement à faibles émissions et résilientes au changement climatique. Les villes produisent entre 71 % et 75 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES). À cet égard, en dépit des niveaux croissants d’attention et d’action sur le changement climatique à l’échelle des villes, une grande partie de cette activité est largement découplée du cadre politique national. La position de CGLU Afrique sur le climat est que la bataille contre le changement climatique sera perdue ou gagnée dans les villes et les territoires. CGLU Afrique plaide pour la territorialisation des CDN et l’adoption d’une approche ascendante de leur définition,  à partir des Contributions déterminées localement (CLD).

« La réalité de notre continent se reflète dans la manière dont nous traitons nos villes intermédiaires. Les villes intermédiaires sont votre cible clé de gouvernance. Traitez-les bien et elles traiteront bien les citoyens africains, traitez-les mal et nous échouerons dans nos progrès », a déclaré Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de CGLU Afrique.

Un dialogue entre les anciens Chefs d’État a suivi l’ouverture officielle sur le financement des infrastructures et de l’urbanisation en Afrique pour la réalisation des ODD et de l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Le temps est venu de renforcer le rôle des villes intermédiaires en tant que prochaines frontières de l’urbanisation et du développement en Afrique

Haut représentant de l’Union africaine pour le développement des infrastructures, Son Excellence Mr. Raila Odinga a appelé à la création d’un Fonds africain pour les infrastructures afin de financer le déficit monétaire nécessaire à la construction des infrastructures en Afrique.

« L’Afrique a besoin de 170 milliards de dollars par an pour pouvoir répondre à ses besoins en infrastructures mais accuse un déficit d’environ 110 milliards de dollars. Nous pouvons travailler avec plusieurs institutions pour établir ce fonds car nous avons identifié que l’Afrique a des capitaux inutilisés tels que des fonds souverains, des fonds de pension et des fonds d’assurance. Nous travaillons à mettre à profit ces ressources pour permettre à l’Afrique de financer son propre développement », a-t-il déclaré.

L’ancien Président des Seychelles, Son Excellence Danny Faure a souligné la nécessité d’une infrastructure stratégique bancable basée sur les données.

« Il est important que nous fondions nos interventions sur des faits et des données qui nous montrent où nous en sommes en termes de développement. La prochaine étape consiste à choisir stratégiquement la bonne infrastructure qui aura l’impact le plus efficace sur le continent et dont les résultats seront bénéfiques pour nos nations et nos populations. L’approche du continent concernant les infrastructures doit être coordonnée et non fragmentée», a-t-il déclaré.

Cette première journée du sommet était également consacrée à la diaspora. La diaspora africaine compte environ 150 millions de personnes d’ascendance africaine réparties dans toutes les régions du monde. L’Union africaine considère la diaspora africaine comme la sixième région d’Afrique. Consolider les relations entre l’Afrique Mère Patrie et sa Diaspora et toutes les dimensions à donner à ces relations était au cœur des débats de la Journée de la Diaspora. Il s’agit  d’un agenda clé pour assurer la réalisation de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Sa contribution au développement économique est supérieure à l’aide publique des institutions internationales. Aussi, une certaine forme de transmission de l’histoire afro-descendante donne lieu à une grande implication des nouvelles générations pour une meilleure connaissance de son identité mais aussi une participation active à l’émergence de ce continent.

La synergie doit être développée entre la diaspora et la population locale, et les autorités locales doivent mettre en place des programmes auxquels la diaspora peut concrètement participer pour le développement du continent au niveau local, national et continental pour faire rayonner le continent à l’international.

L’une des meilleures illustrations de la réalité et du poids de la diaspora africaine est Mme Lupita Nyongo, qui est la première Ambassadrice de Bonne Volonté d’Africités. Dans sa vidéo officielle, Mme Nyongo a exprimé à quel point elle se sentait honorée d’être l’Ambassadrice de Bonne Volonté d’Africités pour cette année. « Kisumu est la maison de mes ancêtres et j’ai été témoin de visu de son potentiel. La ville a tant à offrir et je peux enfin voir son énergie vibrante être mise à profit grâce au leadership radical de son gouverneur, mon père, le Professeur Peter Anyang’ Nyong’o. Je ne pouvais pas penser à un meilleur endroit que le Sommet Africités pour se réunir pour discuter de solutions concrètes aux défis auxquels sont confrontées l’Afrique et ses villes intermédiaires. Au cours des 5 prochains jours, vous participerez à des sessions interactives, vous entendrez des conférenciers inspirants, participerez à des ateliers, mettrez en œuvre des projets, et imaginerez l’Afrique que nous voulons voir. Un monde où chacun a accès à la nourriture, aux soins de santé, à l’éducation, au logement, à la sécurité publique et à la paix.

Ce mercredi, les principales sessions comprendront le forum Africités Commerce et investissement, la Journée numérique, la Journée de la culture et une série d’assemblées des réseaux de CGLU Afrique pour élire leurs dirigeants. Il s’agit notamment de : l’Assemblée Générale du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA), l’Assemblée Générale du Réseau des Jeunes Elus Locaux (YELO), l’Assemblée des Coaches Territoriaux, l’Assemblée des Secrétaires Permanents/Directeurs Exécutifs des Associations Nationales des Collectivités Territoriales, l’Assemblée du réseau des Gestionnaires Municipaux (City Managers) (Africa MAGNET) ; l’Assemblée du Réseau des Directeurs Financiers des Villes (Africa FINET) ; l’Assemblée du Réseau des Directeurs Techniques des Villes (Africa TECHNET) et l’Assemblée du réseau des Responsables des Ressources Humaines des Collectivités Territoriales Africaines (Local Africa HR-Net) ; l’Assemblée des Responsables Territoriaux en charge de la Coopération Décentralisée ; et l’Assemblée des Médias africains pour le développement (MADEL).

PS : Ne manquez pas la conférence de presse