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Zone CEMAC: la BEAC annonce une nouvelle offre d’environ 258 millions USD en faveur des pays d’Afrique Centrale

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La Banque Centrale des Etats d’Afrique Centrale (Beac) a décidé le mardi 26 Avril 2022de faire une nouvelle offre de 160 milliards de FCFA (environ 258 millions USD. Cette nouvelle offre se déroule dans le cadre de ses opérations hebdomadaires d’injection de liquidité dans le système bancaire de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale). (NB: 1 dollars égale à 620,50 Franc CFA, ce samedi matin, donc arrondi à 621)

Selon les résultats de cette opération que vient de publier la banque centrale, la totalité de l’enveloppe a été captée par les banques, dont les besoins exprimés culminaient d’ailleurs à 171,5 milliards de FCFA.

« Cette course au refinancement, qui pourrait s’expliquer par l’accroissement de la demande des crédits bancaires, survient cependant dans un contexte de resserrement de la politique monétaire dans la zone Cemac. En effet, afin de combattre l’inflation annoncée à 3,6% en 2022, soit 0,6 point de plus que le seuil de tolérance de 3%, la Beac a entrepris de réduire la liquidité dans les banques commerciales. C’est ainsi que le volume hebdomadaire de liquidité généralement mis à la disposition des établissements de crédit est successivement passé de 250 à 180, puis 160 milliards de FCFA », a précisé notre confrère du site investiraucameroun.Com.

La Banque Mondiale annonce une enveloppe symbolique de 187 millions USD pour l’amélioration des services de santé au Benin

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Au Benin, la Banque mondiale a annoncé le mercredi Avril 2022 qu’elle va débloquer 187 millions USD dans le cadre d’un projet axé sur l’amélioration des services de santé. Il s’agit d’une décision prise lors du conseil d’administration de la Banque Mondiale. Les décideur de l’administration breton wood affirment que décaissements sont exécutés à travers l’Association Internationale de Développement (IDA), une des institutions spécialisées de La Banque Mondiale.

Par ailleurs, ce décaissement est prévu dans le cadre du projet dit de renforcement du système sanitaire du Bénin, il sera destiné à « l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services de soins de santé primaire avec un accent sur les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et nutritionnelle ».

Ce programme s’inscrit dans une logique d’amélioration des investissements destinés au secteur social béninois. Cette ambition est d’ailleurs portée par le président Patrice Talon qui avait annoncé au début de son deuxième quinquennat, son intention de mettre en place un programme d’action du gouvernement 2021-2026, axé sur le secteur social.

Selon Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Economie et des Finances, « Le financement massif dans le secteur de la santé fait partie des priorités du gouvernement pour renforcer le capital humain. Le gouvernement est engagé à mettre en place des infrastructures de qualité et à recruter du personnel qualifié pour mettre aux normes le système sanitaire et offrir des soins de santé primaire de qualité aux femmes et aux enfants »,

« Ce nouveau programmé axé sur la performance traduit la détermination du gouvernement à renforcer les investissements sociaux grâce à une gestion optimale des ressources publiques », peut-on lire dans la note de la Banque mondiale.

Il faut noter que le programme devrait permettre de faciliter l’accès de 9 millions de personnes aux services de santé de base, ainsi que l’accès de 4 millions d’enfants aux services essentiels de nutrition. Pour rappel, plus de 2,8 millions d’enfants bénéficieront également de la vaccination et plus 2 millions d’accouchements assistés seront réalisés par un personnel de santé qualifié.

Daouda Bakary KONE

Mali : Les FAMa enregistrent un grand succès contre des groupes terroristes

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Dans un communiqué du vendredi 29 avril 2022, l’État – major général des Armées du Mali informe l’opinion nationale que les Forces Armées Maliennes ( FAMa ) ont mené avec succès des frappes aériennes contre des groupes terroristes les 27, 28 et 29 avril 2022 dans plusieurs zones.

Selon le communiqué dans la nuit du 27 au 28 avril, les frappes ont ciblé dans le secteur de Yirma , localité située à 23 km au Sud – Ouest de Mondoro , un regroupement et une rencontre de coordination et de planification d’attaques par des terroristes de la Katibat – Serma et Ansaroul Al Islam . La cible détruite était la base du terroriste Ousmane HIMA alias Abou Adama, petit frère du terroriste Moussa HIMA tous identifiés dans la base de données des terroristes recherchés, precise-t-il. Le bilan est de 12 terroristes neutralisés ; 07 blessés évacués dans une forêt située aux alentours du village d’Issey pour y recevoir des soins ; 03 véhicules calcinés dont un pick – up équipé de 12.7mm et plusieurs motos dont un tricycle brûlés.

Toujours dans le même communiqué, l’État-major affirme que les frappes ont ciblé le 29 avril un important dépôt logistique opérationnel des terroristes situé entre les localités de Niasso – Sebé et Sossobé-Togoro. Celles-ci ont permis la  destruction de cette cache des terroristes et de sites contenant divers matériels de guerre. Par ailleurs, le 29 avril 2022 , la précision des renseignements a permis de suivre et interpeller un terroriste parlant la langue zerma ( une langue d’un pays voisin ) et tentant de s’infiltrer dans la base aérienne 103 de Gao, ajoute-t-il.

IB KONE

Au Benin, Weziza obtient 1,4 milliards USD pour l’installation d’un mini projet d’électrification rurale

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Au Bénin, le fournisseur de mini-réseaux solaires Weziza bénéficie d’un investissement de 1,4 million USD pour la mise en œuvre d’un projet d’électrification rurale. Le financement est accordé par l’investisseur à impact hollandais Oikocredit.

Selon site Afrik21, Weziza reçoit le soutien d’Oikocredit. La société d’investissement basée aux Pays-Bas valide un investissement de 1,4 million USD pour la mise en œuvre d’un projet d’électrification rurale. Porté par Energicity, la société mère de Weziza, le projet a pour objectif de connecter 21 communautés à un réseau électrique.

 « Les mini-réseaux d’énergie renouvelable ont un énorme potentiel pour répondre aux besoins de millions de personnes qui connaissent actuellement la pauvreté énergétique, pour soutenir les utilisations productives de l’électricité et pour stimuler le développement des communautés rurales. Avec le soutien d’Oikocredit, Weziza Bénin continuera à accroître son impact social au profit de milliers de foyers », affirme Siebren Wilschut, le responsable des investissements chez Oikocredit.

Notons que Weziza se basera sur les énergies renouvelables, notamment le solaire. Concrètement, de petites centrales solaires alimenteront de petits réseaux électriques qui connecteront des ménages ruraux.

Pour rappel, le projet de Weziza Bénin permettra de fournir l’accès à l’électricité à 40 000 personnes principalement dans les régions de Couffo, Zou et Collines. Toutefois, le projet a d’ailleurs été retenu dans le cadre d’un processus concurrentiel par le gouvernement du Bénin et le Millenium Challenge Association Bénin II afin d’électrifier les ménages via le solaire d’ici juin 2022.

Oikocredit affiche un résultat net de 15,3 millions d’euros au 4ème trimestre 2021

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Oikocredit a publié le 21 Avril 2022 les principaux faits et chiffres du trimestre 2021.  Le quatrième trimestre 2021 a conclu une année réussie pour Oikocredit. Selon les responsables d’Oikocredit le résultat net au cours du trimestre a porté le résultat consolidé total de l’année à 15,3 millions d’euros, annulant la perte de 22,2 millions d’euros de 2020.

Le capital social total s’est élevé à 1 129,0 millions d’euros contre 1 125,4 millions d’euros au T3, soit une collecte nette de 3,6 millions d’euros au T4 et de 24,9 millions d’euros sur l’année. Nous continuons d’être reconnaissants de la fidélité et de l’engagement de nos sociétaires et investisseurs. La valeur nette d’inventaire (VNI) par action est restée pratiquement inchangée à 213,58 € (T3 : 213,87 €), tandis que la liquidité nette a diminué pour se rapprocher des niveaux d’avant Covid-19 à 21,5 % (T3 : 31,2 % ; T4 2020 : 33,1 %).

Les dépenses opérationnelles, qui sont restées dans les limites du budget, ont augmenté en raison du coût de développement et de finalisation de plusieurs initiatives de changement, y compris la nouvelle stratégie. Des coûts ponctuels supplémentaires au cours du trimestre concernaient les paiements d’impôts dus par la filiale indienne d’Oikocredit, Maanaveeya, et les cotisations de retraite. Notre portefeuille de placements à terme (obligations) a été impacté négativement par rapport au T3 en raison de la hausse des taux d’intérêt. La perte de l’année s’est élevée à 4,3 millions d’euros au quatrième trimestre (contre 3,3 millions d’euros au troisième trimestre).

Évolution du portefeuille

Notre portefeuille de financement du développement composé de crédits et de fonds propres a augmenté de 13,7 %, passant de 875,8 millions d’euros au troisième trimestre à 995,9 millions d’euros, car nous avons continué à répondre au renforcement de la demande de prêts parmi les partenaires actuels et nouveaux. Sur l’ensemble de l’année, nous avons réalisé une croissance du portefeuille de 17,8 %, contre 845,1 millions d’euros en 2020.

La qualité du portefeuille s’est améliorée, le ratio PAR 90 (le pourcentage de prêts avec des retards de remboursement d’au moins 90 jours) passant de 6,1 % à 5,5 %, ce qui est acceptable en dessous de notre seuil cible de 6 %. À la fin du trimestre, seuls cinq partenaires restaient sous mesures temporaires de « congé de paiement » liées à la pandémie, représentant 1,3 % du portefeuille de financement du développement (10,7 millions d’euros), contre 12 partenaires au troisième trimestre représentant 2,5 % du portefeuille (18,6 millions d’euros). million). Les provisions pour pertes sur prêts sur le capital et les intérêts et la dépréciation des fonds propres ont diminué au cours du quatrième trimestre, passant de 10,7 % à 9,7 % du financement du développement. Le nombre total de partenaires est passé de 527 à 517.

Performance sociale et renforcement des capacités

« En performance sociale, nous avons finalisé le rapport et les résultats de notre première enquête d’auto-perception des clients . Les réponses de plus de 2 500 clients de partenaires actuels et anciens ont indiqué que, bien que beaucoup aient vu leurs revenus et leurs économies diminuer au cours de la dernière année, principalement à cause de Covid-19, ils ont continué à faire preuve de résilience dans leur vie. Une proportion importante de clients ont déclaré que les conditions météorologiques extrêmes avaient eu un impact sur leurs revenus, et l’enquête a également montré que plus de clients avaient accès à Internet et aux smartphones que prévu » peut-on lire dans le rapport d’Oikocredit.

Le Rwanda accueilli pour 1-ère fois la réunion du conseil d’administration de l’Alliance mondiale des centres financiers internationaux (WAIFC)

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Du 22 au 25 mars, Rwanda Finance Limited a accueilli la 3e réunion du conseil d’administration de WAIFC – une étape clé pour le Rwanda, alors que le pays consolide de manière ambitieuse son rôle sur la scène mondiale de la finance. Des dirigeants de différents centres financiers de premier plan à travers le monde se sont réunis à Kigali pour une série d’engagements de trois jours comprenant des événements axés sur la fintech, la finance durable et des réunions de haut niveau avec les acteurs du secteur financier rwandais. 

Les membres de la WAIFC présents incluent Casablanca Finance City, Luxembourg for Finance, Frankfurt Main Finance, Qatar Financial Centre, Astana International Financial Centre, Enterprise Nigeria et CMA Oman. SE le Président Paul Kagame a tenu une audience avec les membres de l’Alliance Mondiale des Centres Financiers Internationaux. Ce fut l’occasion pour les membres de discuter du développement du Centre Financier International de Kigali (KIFC) et de la vision du WAIFC.

Le 23 mars, lors de la réunion du conseil d’administration, les dirigeants de WAIFC ont échangé sur l’avenir des centres financiers et le potentiel des centres financiers africains. Les futurs centres financiers seront durables, inclusifs, verts, technologiques et intelligents !

Les membres du WAIFC ont participé à deux panels sur la finance durable et à un événement Norrsken où le fondateur Niklas Adalberth les a accueillis. 3 startups (Uniskip, Pesa Choice et Exuus) ont pitché leurs idées innovantes.

Les membres de la WAIFC ont été invités à un dîner de bienvenue où le Dr Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement et ancien ministre des Finances, a prononcé un discours liminaire et a interagi avec les membres de la WAIFC. Il a appelé les places financières à être innovantes dans un monde complexe et dynamique.

REDACTION

Secteur minier: le Botswana pourra-t-il céder sa mine de cuivre Khoemacau?

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Au Botswana, le propriétaire de la mine de cuivre Khoemacau envisagerait de se séparer de son actif phare. A en croire les informations relayées par Bloomberg, Global Natural Resource Investments (GNRI), la société d’investissement à qui appartient la compagnie exploitant le projet, Cupric Canyon Capital, a entamé une procédure pour identifier des repreneurs potentiels.

« Si pour le moment un voile de discrétion ne permet pas d’avoir plus de détails sur les tenants et les aboutissants de cette éventuelle future transaction de vente, il faut noter que Khoemacau, entré en production en 2021, ne devrait pas manquer de susciter de l’intérêt. La juridiction minière dans laquelle il se trouve, réputée pour son attractivité, et la demande en hausse pour le métal rouge devraient attirer de nombreux investisseurs », rapporte l’Agence ecofin sans donnée plus de details.

Il faut rappeler que que la mine a une capacité de production annuelle estimée à 60 000 tonnes de cuivre, sur une durée de vie de 20 ans. Notons que la mine de cuivre Khoemacau héberge également de l’argent, et a le potentiel de livrer jusqu’à 2 millions d’onces par an. 

Selon l’Agence ecofin, le Botswana en quête de diversification de son secteur minier largement dominé par les diamants, mise entre autres sur le cuivre. Grâce à son leadership et à sa passion, il a joué un rôle déterminant dans l’obtention de 650 millions USD pour financer le projet de démarrage de Khoemacau tout en travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement, les dirigeants locaux, la communauté et son équipe de direction.

Khoemac a u est une société minière de cuivre et d’argent qui, en juin 2021, a achevé la construction de son métal à faible coût, + 60 ktpa de cuivre et + 2 Mozpa d’argent concentré à plein régime, Projet au Botswana :Accélération des opérations actuelles jusqu’à la pleine production de la mine prévue d’ici le quatrième trimestre 2022.

Il a été prouvé que l’usine de traitement et l’infrastructure fonctionnent à pleine capacité et selon les spécifications de conception. Durée de vie de la mine de 22 ans basée sur les ressources actuellement forées de la zone 5 uniquement ; Coûts décaissés nets (C1) sur la durée de vie estimés à environ 1,30 USD par livre de cuivre ; Coûts de maintien tout compris de 1,80 USD par livre de cuivre.

Le forage et les études sur son projet d’expansion, pour augmenter la production à plus de 130 ktpa de cuivre et 5 Mozpa d’argent (taux d’exécution moyen à pleine production) sont en cours, parallèlement à l’exploration à l’échelle de la licence pour libérer le plein potentiel de sa position prisée dans la ceinture de cuivre émergente du Kalahari .

Zangouna Koné

Egypte: Trois investisseurs annoncent une nouvelle obligation verte de projet d’environ 335 millions USD sans recours de 19 ans (Exclusif)

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La plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures Africa50, le fournisseur de solutions d’énergie renouvelable Scatec et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ont annoncé le refinancement de six centrales solaires situées à Benban en Egypte. Cette opération se fera via l’émission d’une obligation verte de projet sans recours de 19 ans pour un montant de 335 millions USD.

Il faut signaler que les infrastructures sont détenues à 51 % par le norvégien Scatec, à 25 % par Africa50 et à 24 % par l’institution norvégienne de financement du développement Norfund, selon l’Agence ecofin.

Selon Alain Ebobisse, PDG d’Africa50 « Comme cela a été souligné lors de la COP26, l’Afrique doit s’appuyer sur des mécanismes innovants pour attirer davantage d’investissements indispensables dans des projets d’infrastructure résilients au changement climatique. Cette transaction pionnière démontre l’engagement d’Africa50 à mobiliser des fonds sur les marchés de capitaux internationaux pour soutenir la transition de ses pays actionnaires vers des économies à faible émission de carbone, tout en générant des rendements attractifs », a-t-il déclaré. Selon l’Agence ecofin il s’agit de la première obligation verte émise pour le financement d’infrastructures sans recours en Afrique.

« Le refinancement effectif de ces infrastructures d’une capacité totale de 380 MW, va permettre notamment d’approvisionner 420 000 foyers en Egypte, d’augmenter l’effet de levier, d’étendre la durée de vie et de réduire les coûts d’intérêt. Ceci contribuera à créer de la valeur à la fois pour les actionnaires de l’installation et pour l’Egyptian Electricity Transmission Company (EETC), l’entreprise publique de transport de l’électricité », l’Agence ecofin.

Notons que les six centrales photovoltaïques font partie du parc solaire de Benban qui est financé par des capitaux du secteur privé, ce qui permet au gouvernement de soutenir son objectif de produire 20 % de ses besoins énergétiques partir de ressources renouvelables d’ici 2022. Toutefois, cette part du renouvelable dans le mix électrique est prévue pour passer à 40 % d’ici 2035.

Daouda Bakary Koné

Médias: L’Américaine G/O médias annonce l’acquisition de média Quartz pour élargir son extension

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La holding américaine G/O Media a annoncé le vendredi 26 Avril 2022 la nouvelle de l’acquisition de média Quartz. Selon les termes du contrat, les deux parties ont refusé de divulguer le prix de la transaction qui inclut également Quartz Africa.

Quartz vivait une période compliquée sur le plan économique depuis plusieurs mois. Le site a généré environ 11,1 millions de dollars de revenus en 2021, contre environ 12,3 millions de dollars en 2020, car les ventes de publicité ont souffert.

« Le média a d’abord envisagé de se tourner vers des investisseurs pour faire face à la situation. Quartz cherchait à lever entre 2 et 3 millions de dollars. Finalement, le média a engagé Grimes, McGovern & Associates, une société de conseil, pour présenter aux entreprises de médias une proposition d’acquisition pure et simple », a précisé l’Agence ecofin.

Fondé en 2012, le site d’informations économiques avait été vendu en 2018 à Uzabase, une entreprise japonaise, pour environ 86 millions de dollars. La pandémie a ensuite frappé et réduit les recettes publicitaires. Son propriétaire Uzabase a alors supprimé près de la moitié des emplois. Cela n’a pas suffi à maintenir le média à flots et en 2020, Uzabase l’a mis en vente.

Moussa Koné

Niger: Vers l’adoption d’une loi en faveur de la dépénalisation du délit de presse

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Au Niger, le gouvernement a proposé un nouveau texte de loi qui souhaite remplacer les peines privatives de liberté par des amendes. La nouvelle loi a été adoptée en conseil des ministres le mercredi 27 avril 2022.

« Avec les modifications apportées à la loi relative à la cybercriminalité, le mercredi en conseil des ministres, les délits de diffamation et d’injure ne conduisent plus à la prison mais exposent à des amendes », s’est réjoui le président nigérien Mohammed Bazoum sur Twitter

 « Le développement accéléré des nouvelles technologies de l’information et de la communication ayant engendré des nouvelles formes de criminalités a nécessité l’intervention de la loi portant répression de la cybercriminalité au Niger qui prévoit des peines privatives de liberté. Le présent projet de loi a pour objet de mettre en harmonie les dispositions de ces deux (2) textes de lois par la suppression de la peine d’emprisonnement encourue en cas de délits commis par un moyen de communication électronique notamment l’injure ou la diffamation », détaille le communiqué du conseil des ministres.

Selon l’Agence ecofin, le texte doit maintenant passer devant l’Assemblée nationale. En cas d’entrée en vigueur, cette loi prendrait totalement à revers les récentes sorties de nombreuses organisations internationales sur la liberté de la presse au Niger.

« Plusieurs d’entre elles avaient critiqué la loi sur la répression de la cybercriminalité. La condamnation de deux journalistes renommés, Samira Sabou et Moussa Aksar, respectivement à un mois et deux mois de prison avec sursis, avait particulièrement fait réagir », rapporte l’Agence.

Korotoumou Sylla