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Benin: le trésor public lève 61,5 millions d’euros sur le marché financier de l’Umoa

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Selon Financial Afrik, l’Etat du Bénin, à travers la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique, a levé ce 28 avril 2022 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un montant de 41 milliards de FCFA (61,5 millions d’euros).

Cette opération a été rendue possible à l’issue de son émission simultanée d’obligation de relance (ODR) du Trésor de maturité 5 ans les émissions des ODR  sont initiées par l’agence UMOA-Titres en collaboration avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO). Suivez la suite avec Financial Afrik

Insécurité au centre du Mali: le ras-le-bol de la population de Bankass

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Attaques dans le quotidien, enlèvements infernaux de personnes, tels est le calvaire des citoyens de Bankass. Face à la persistance de la situation de plus en plus insupportable, la population monte au créneau et prône son droit à la sécurité. A cet effet, elle a bloqué, dans la matinée du jeudi 28 avril 2022, la Route Nationale 15, pour exiger l’État à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.


Les populations de Bankass souffrent énormément de l’insécurité. Nonobstant la montée en puissance de l’armée qui fait la fierté du peuple malien partout, les populations de Bankass ne dorment que d’un seul œil, car elles sont fréquemment victimes d’attaques et d’enlèvements, surtout sur l’axe Bankass-Bandiagara. Ainsi, pour montrer son ras-le-bol et protester contre ces multiples attaques, réclamant protection auprès de l’État. Pour cela, la population se mobilise et envisage des actions.


En effet, le jeudi 28 avril dernier, Bankass a bloqué la route principale qui lie Parou Songhobia. « Nous avons décidé de bloquer les routes jusqu’à nouvel ordre», a expliqué un des manifestants dans une vidéo que nous avons reçue. Le but recherché à travers ce blocus, c’est la sécurisation des personnes et de leurs biens. « Nous maintenons le blocus jusqu’à ce que les autorités viennent nous sécuriser avec nos biens. Les Bankassois ne peuvent pas aller à Bamako. Nous sommes quotidiennement victimes d’enlèvements, de tueries. Plus de 100 ressortissants du cercle de Bankass sont en otage depuis des mois. Nous n’avons toujours pas leurs nouvelles », a déploré un autre jeune manifestant.


Les ponts Parou et Songobia, véritable cauchemar pour Bankass !


Signalons que plusieurs communes du cercle de Bankass ont signé l’accord de paix avec les forces du mal. Mais la souffrance de leurs populations n’a pas été réduite. « Ceux qui ont signé l’accord de paix souffrent autant que ceux qui ne l’ont pas signé. On ne signe pas cet accord », selon la représente des femmes de Bankass. Pour les habitants de Bankass, il faut forcement sécuriser l’axe Bankass-Sévaré, surtout au niveau des ponts de Parou et Songobia. La population a, par la suite, attiré l’attention des autorités maliennes sur de centaine de personnes prises en otage depuis le mois de novembre 2021.


Faut-il rappeler que plus d’une centaine de personnes, toutes du cercle de Bankass, ont été enlevées depuis le 10 novembre dernier. Elles sont toujours dans les mains de leurs ravisseurs.


Asseko Amassakou

Zambie: les compagnies de cuivre First Quantum, Kansanshi et Sentinel, annoncent avoir livrées 435 000 tonnes en 2021

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En Zambie, la compagnie minière First Quantum a annoncé mardi 26 avril 202 qu’elle produirait en 2022, moins de cuivre que prévu en Zambie. Ces trois compagnie ont annoncé qu’elles ont livré 435 000 tonnes en 2021.

Particulièrement la mine de Kansanshi vise quant elle 175 à 195 000 tonnes, contre une fourchette prévisionnelle initiale de 190 à 210 000 tonnes. A Sentinel, la production devrait se situer entre 250 et 265 000 tonnes, au lieu des 260 à 280 000 tonnes précédemment annoncées.

Par ailleurs, ce changement vision s’explique, selon la société minières par une baisse de la production sur ces deux actifs au premier trimestre de l’année.

« Kansanshi et Sentinel ont en effet livré respectivement 41 899 et 52 475 tonnes de cuivre, contre 51 899 et 60 197 tonnes au dernier trimestre 2021. Une contreperformance que First Quantum attribue à des baisses des teneurs en cuivre du minerai extrait sur les deux actifs, ainsi qu’à la saison des pluies et une baisse du débit de l’usine spécifiques à Sentinel », rapporte l’Agence ecofin.

Il faut signaler que la mine de First Quantum se montre néanmoins optimiste quant à l’amélioration des niveaux de production au cours de l’année.

Il faut noter également que , la compagnie produit aussi de l’or à sa mine Kansanshi qui a d’ailleurs livré un total de 32 640 onces. Les prévisions de production pour 2022 du métal jaune sont restées inchangées.

Korotoumou Sylla

Le Britannique Apis Partners va céder une part majoritaire de son capital au sein de Sun King à 260 millions USD pour mener à bien ses activités en Afrique

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Le gestionnaire d’actifs britannique, Apis Partners, a annoncé   le mercredi 27 avril 2022, la cession d’une part majoritaire de son capital au sein de Sun King, une société d’énergie solaire hors réseau axée sur l’Afrique et l’Asie. Cette sortie partielle a été exécutée par Apis Growth Fund I, un fonds de capital-investissement géré par Apis Partners. Elle s’effectue au même moment où Sun King annonce une levée de série D record de 260 millions USD

« L’équipe d’Apis a été d’excellents partenaires, ces cinq dernières années, comprenant les besoins des clients de Sun King et croyant en notre équipe, à chaque étape du processus », assure Patrick Walsh, cofondateur et directeur général de Sun King.

« C’est en décembre 2017 qu’Apis s’est engagé pour la première fois au sein de Sun King, autrefois dénommé Greenlight Planet Incorporated. Avec d’autres associés et institutions financières, la firme britannique avait apporté 60 millions USD au fournisseur d’énergie solaire. L’investissement visait à étendre l’empreinte de Greenlight en Afrique, à renforcer sa structure de capital et à investir dans sa plateforme technologique en mettant l’accent sur les infrastructures de crédit et de financement », rapporte l’Agence.

Notons que Apis Partners reste discret sur le montant de cette cession partielle. L’investisseur qui conserve une part minoritaire au capital de l’entreprise énergétique assure « qu’il continuera de soutenir les futurs plans de croissance de la société ». Il précise avoir contribué depuis son investissement en 2017, à l’augmentation des revenus annuels de Sun King, qui dépassent désormais les 200 millions USD.

Selon l’Agence ecofin, 1,8 milliard USD de personnes n’ont toujours pas accès à un réseau électrique fiable. Via ses systèmes solaires domestiques qui alimentent des appareils électroménagers, téléphones portables, Sun King affirme avoir impacté la vie de 82 millions de personnes dans 40 pays à ce jour en Afrique et en Asie.

Moussa Koné

Afrique: les transactions des mobiles money ont augmenté pour atteindre les 701 milliards USD en 2021

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Les transactions d’argent mobile en Afrique ont dépassé la barre des 701 milliards USD en 2021, selon les dernières données rendues publiques par le GSMA,  une association internationale représentant les intérêts de plus de 750 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile de 220 pays dans le monde.

Cette croissance de près de 40% est surtout stimulée par une importante augmentation de nouveaux clients, le développement de nouveaux usages, et la reprise en force de l’activité économique dans la plupart des pays africains, après la covid-19 qui a accéléré la digitalisation des paiements.

Selon l’Agence ecofin, le nombre de comptes enregistrés en Afrique a progressé de 17%  à 621 millions de comptes tandis que les comptes actifs ont augmenté de 12% à 184 millions. Au total, plus de 36 milliards de transactions ont été traitées sur les plateformes fournissant des services mobiles sur le continent. 

« A l’échelle sous-régionale, tout est au vert, sauf en Afrique du Nord où les transactions ont baissé en valeur, mais ont poursuivi sur leur tendance croissante en volume. L’Afrique de l’Est – berceau du Mobile Money – où les usages se sont multipliés ces dernières années, continue de se tailler la part du lion. La sous-région à elle seule a vu passer sur ses plateformes, plus de 65% des opérations effectuées sur tout le continent. La dominance (57%) sur les montants traités par les opérateurs de Mobile Money est cependant légèrement moins prégnante », rapporte, l’Agence ecofin.  

Notons que l’adoption du Mobile Money a poursuivi en 2021, sa courbe ascendante. Malgré quelques contraintes réglementaires, la concurrence entre opérateurs télécoms rythme le déploiement des solutions de paiement mobile sur le continent;

Zangouna Koné

Le Groupe Holmarcom annonce l’acquisition à 78,7% des parts du français Crédit Agricole Maroc

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Au Maroc, Holmarcom Group, présidé par Mohamed Hassan Bensalah, va acquérir l’ensemble des parts (78,7%) détenues par Crédit Agricole S.A. (France) dans sa filiale marocaine, Crédit du Maroc. À cet effet, un accord a été signé entre les 2 institutions, le 27 avril 2022.

Le groupe diversifié marocain Holmarcom a finalement signé un accord en vue de racheter la totalité des actions de la banque française Crédit Agricole S.A, au sein de sa filiale marocaine Crédit du Maroc.

Selon les médias locaux, l’accord permettra au conglomérat présidé par l’homme d’affaires marocain, Mohamed Hassan Bensalah, de détenir au total 78,7 % du capital, ainsi que des droits de vote de Crédit du Maroc et d’en devenir l’actionnaire majoritaire. 

« La réalisation de cette opération interviendrait en deux temps. Holmarcom devrait détenir dans un premier temps, et plus précisément d’ici fin 2022, une participation de 63,7 % dans Crédit du Maroc, dont 50,9 % via sa holding dédiée aux activités financières, Holmarcom Finance Company, et 12,8 % via sa filiale d’assurance, AtlantaSanad. Dans un deuxième temps, Crédit Agricole SA lui céderait les 15 % de parts restantes, dix-huit mois après la réalisation de la première cession », ont expliqué les deux partenaires dans des notes d’information officielles relatives à cette actualité.

Par ailleurs, ce contrat de cession avait été annoncé en septembre 2021 par des médias marocains. A cette période, les discussions étaient en cours entre les deux parties qui se refusaient à tout commentaire. La transaction de vente désormais actée, Crédit Agricole SA n’a pas indiqué le prix de cession de la totalité de ces actions à Holmarcom.

Notons que la banque française Crédit Agricole SA estime que cette opération aura un impact positif d’environ 10 points sur ses fonds propres de base à travers le Common Equity Tier 1 (CET1), qui est l’une des composantes du capital de la banque.

Pour rappel, Holmarcom quant à lui envisage déjà pour la nouvelle banque acquise, de nouvelles perspectives de croissance confortées par les leviers de développement qu’offre le marché bancaire marocain, d’une part, et les synergies possibles avec le reste des activités du groupe , d’autre part.

Il faut singaler que le Crédit Agricole S.A. continuera à accompagner Crédit du Maroc, pendant cette phase de transition, pour assurer la continuité de ses services et contribuer à sa pleine intégration dans le Groupe Holmarcom.

Toutefois, l’institution française entend également continuer à participer au développement de l’économie au Maroc, car il demeure présent au travers des entités Wafasalaf dans le Crédit à la consommation et Wafa Gestion dans l’Asset Management, en partenariat avec Attijariwafa Bank.

Moussa KONE

La fintech Laboremus annonce l’acquisition d’un fonds d’investissements de démarrage en Ouganda

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En Ouganda, selon l’Agence ecofin, laboremus qui fournit aux banques et fintech des outils numériques leur permettant de collecter, vérifier et analyser les données de leurs clients compte également développer et élargir son offre de produits et services à davantage de banques et institutions financières dans la région.

« Laboremus supprime les inefficacités structurelles dans l’accès au financement en Afrique. La plateforme a le potentiel de démocratiser l’accès aux services financiers numériques, à travers le continent », a commenté Saskia van der Mast, directeur général adjoint de la société de capital-risque DOB Equity, en Afrique de l’Est.

« En Afrique, les banques locales tout comme les fintech ont du mal à offrir des services rentables à la population, en raison d’un manque d’accès aux données « Know Your Customer » et à la bonne technologie pour intégrer des clients potentiels à grande échelle. Laboremus s’attaque à ces problèmes en proposant à ces institutions des services adaptés et pratiques », rapporte l’Agence ecofin.

Notons que les fonds annoncés le mercredi 27 avril 2022 serviront à développer la plateforme de l’entreprise en Ouganda et sur les marchés voisins.

Korotoumou Sylla

(Tribune): Economie et gestion « ce qui doit être désormais prioritaire pour tout Président de la République (Par Siné Diarra Expert-Comptable)

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-Un Etat doit avoir les moyens de ses politiques. Tirant des leçons des trente années de démocratie, particulièrement, des dix années de crises, j’arrive au constat que dans notre pays, on fait beaucoup plus de politique et d’affaires que d’économie. On se préoccupe plus de : comment gagner un mandat électoral, comment s’enrichir, que de répondre à la question : que faut-il faire pour créer de la richesse ? Que faut-il faire pour réduire les souffrances des populations ? Entre autres conséquences de cette situation, le pays n’a pas d’entreprises, trouver un simple stage relève d’un parcours de combattant.

Nous sommes un pays de commerçants qui traversent des océans et des cieux pour aller chercher des produits fabriqués dans d’autres pays. Cela est salutaire mais doit cesser, du moins pour les denrées et l’industrie légère. Tout Président de la République doit désormais prendre en mains l’industrialisation du pays.

I – L’Etat doit avoir l’initiative de l’industrialisation du pays.

Dans de nombreux pays, les grandes entreprises industrielles, notamment minières, hydrocarbures, énergétiques, transport aérien, ferroviaire, industries lourdes, etc sont la propriété de l’Etat. Nous l’avons toujours dit et soutenu, l’Etat a été et demeure le premier « grand industriel » de tous les pays développés, soit par la création directe d’Unités industrielles, soit par des soutiens financiers importants aux acteurs privés pour l’émergence d’un tissu industriel national.

Plutôt que de vouloir créer de très grandes Unités, la stratégie que nous proposons consisterait à créer des milliers de Petites et Moyennes Industries qui constitueront la trame du tissu industriel. Ainsi par une politique volontariste, il convient de :

  • Identifier et soutenir les Entités existantes,
  • Créer des Petites et Moyennes Industries (P.M.I)
  • Encadrer les industries naissantes pour les faire « grandir » par la participation dans la gestion à travers la présence de l’Autorité publique dans les instances de gouvernance.
  • Protéger les industries naissantes en termes d’accès au marché sous certaines conditions clairement convenues.

A titre d’illustration, la création de 1000 PMI – PME, sur toute l’étendue du territoire, de 50 emplois permanents, équivaut à la création de 50 000 emplois directs. La dépendance extérieure du pays pourrait être réduite dans des proportions moyennes de 20 à 30%.

II – L’Etat doit avoir des industries nationales dans des activités stratégiques.

L’importance stratégique de certaines industries est telle que le pays doit avoir des Sociétés Nationales. Il y va pour la continuité du fonctionnement de l’Etat

Ainsi, le Mali doit avoir :

  • Une cimenterie nationale : peut-imaginer que tous les chantiers du pays s’arrêtent pour rupture de l’approvisionnement en ciment ? Depuis la fermeture de la cimenterie de DIAMOU, pour mauvaise gestion, dit – on, le pays est laissé dans les mains d’un privé qui l’approvisionne à son rythme.
  • Une Société Minière Nationale : avec des centaines de permis miniers délivrés, le pays n’a pas une seule mine. Quelle honte ? Et on se plait à dire qu’on est troisième producteur d’or en Afrique. Avons-nous vraiment de l’ambition pour ce pays ?
  • Une Huilerie nationale : depuis la SEPOM créée à la veille des indépendances, devenue HUICOMA avec le régime militaire, vendue par les « démocrates », les populations sont laissées à elles – mêmes aux mains d’un privé qui livre toute sorte de qualité allant jusqu’aux huiles de moteurs recyclées, alors que le pays produit des centaines de milliers de tonnes de coton graines, de beurre de karité, etc.
  • Une société nationale d’hydrocarbures : l’ONAP doit être transformée en société nationale disposant de capacité de stockage, pouvant assurer un stock de sécurité nationale de trois mois au minimum.
  • Une compagnie aérienne nationale : après avoir été le premier pays de la sous – région, propriétaire d’une compagnie aérienne dotée d’une flotte de plus de 09 avions, formé des premiers pilotes des indépendances, il est impensable que ce pays vaste de 1 240 000 km2, comptant plus de 20 grandes villes, n’ait pas de société de transport aérien.  

On pourrait deviner des répliques de type : « On a déjà échoué, l’Etat n’est pas bon gestionnaire ». Non cette argumentation ne résiste pas aux critiques. Les multinationales que nous admirons aujourd’hui sont-elles l’aboutissement de combien de tentatives ?

La vie est une succession de réussites et d’échecs, de recommencements. Nous sommes nombreux à avoir faits beaucoup de redoublements dans notre cursus. Si on n’avait pas donné l’opportunité de recommencer, on ne serait pas ce que nous sommes aujourd’hui.  

III – L’Etat doit avoir des propositions de projets industriels.

L’élaboration du cadre macroéconomique relève exclusivement des prérogatives de l’Etat. Il connait les besoins, l’offre et la demande nationales dans tous les secteurs de l’économie. Alors, naturellement, on cherche à combler les « DEFICITS OU GAP » entre les offres et les demandes.

C’est pourquoi, nous ne devons pas être à la merci des investisseurs qui viennent proposer toute sorte de projets. L’Etat doit avoir un « catalogue » de Projets industriels dont la promotion serait faite auprès :

  • Des investisseurs locaux, étrangers individuellement ou lors des forums.
  • Dans les ambassades et consulats du pays.
  • De la diaspora Africaine.

La pauvreté et les expériences de mauvaise gestion du passé, n’expliquent pas tout. Nous devons être encore plus patriotiques et avoir plus d’ambitions pour notre pays. C’est bien beau d’avoir des investisseurs, mais qui font de l’investissement en ligne droite dans la politique du pays

IV – Modes d’interventions de l’Etat.

Un des grands succès du capitalisme, c’est « d’avoir créée la dépendance de nos pays aux investisseurs étrangers ». Nous attendons trop de ces investisseurs. Nous faisons la promotion de notre pauvreté, sur laquelle les autres en profitent énormément. On va même à leur recherche. On a mis en place toute sorte de législations favorables : Codes des Impôts, des Douanes, des Mines, des Investissements avec des « zones franches », etc.

Nonobstant tout cela, nous demeurons les plus pauvres, sans grandes améliorations des niveaux de vie des populations, des conditions de vie parfois inhumaines, etc. Comme quelqu’un qui « cherche une aiguille sous son pied », nous ne voyons mêmes plus que chez eux là-bas, l’Etat est le « entrepreneur industriel ».

Pire, nous avons vendu des sociétés d’Etat très stratégiques et rentables comme la SOTELMA à d’autres Sociétés d’Etat. Le constat est pathétique et surtout blessant. La recherche de l’enrichissement personnel fait que mêmes les bâtiments publics légués sont vendus. Dans la rue, l’Etat se retrouve en location.

En matière de création et de promotion de l’industrie, l’intervention de l’Etat prendra plusieurs formes. Il pourrait s’agir :

  • Soit réaliser carrément des entreprises publiques,
  • Soit créer des sociétés d’Etat, où l’Etat est le seul actionnaire,
  • Soit inscrire dans des cahiers de charges des Collectivités territoriales
  • Soit réaliser des entreprises à sociétariat ou actionnariat mixte : Etat, Municipalités et Collectivités décentralisées, Investisseurs privés nationaux et étrangers.

Pendant plus de 25 ans d’exercice professionnel, nous avons capitalisé d’expériences riches et variées, en matière :

  • D’établissement de « Business Plan »,
  • D’accompagnement des investisseurs étrangers dans notre pays,
  • D’accompagnement des investisseurs Maliens dans des pays de la sous-région.

Nous résumons dans le tableau synoptique ci-après une soixantaine de Projets d’industrie.

II – Tableau de synoptique des propositions de « Projets industriels »

N° ProjetProjets d’entreprisesPoints forts et AtoutsRésultats escomptésContraintes à lever
  01 – 20Création d’Usines de fabrication d’engrais organiques dans les 20 capitales régionales. Renforcement des Unités existantesDisponibilité des matières premières : les déchetsMarché porteurActionnaires : Etat, municipalités, diaspora, investisseurs locaux et étrangers.Zones industrielles disponiblesForte réduction des importations d’engrais chimiquesAssainissement de l’environnement,Forte capacité de main d’œuvreRevenus pour les populations : prix de la collecte des déchets triés auprès des ménagesRésolution d’un problème de santé publiqueEnergie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifié Infrastructures routières pour le transport des matières premières et des produits finis.
  21 – 40Création de 20 d’Usines de fabrication de matériaux de constructions ; carreaux, dalles, pavés et autres dans les capitales régionales Renforcement des Unités existantesDisponibilité des matières premières : les déchets, Marché porteurActionnaires : Etat, municipalités, diaspora, investisseurs locaux et étrangers.Zones industrielles disponiblesExploitation des résultats des recherches de CNREX – BTPExpériences du « banco stabilisé » Forte réduction des importations d’engrais chimiquesAssainissement de l’environnement,Forte capacité de main d’œuvreRevenus pour les populations via la collecte des déchets : prix de la collecte des déchets triés  auprès des ménages. Résolution d’un problème de santé publiqueEnergie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifié Infrastructures routières pour le transport des matières premières et des produits finis.
41- 50  Création d’Usines de fabrication de conserves, de jus   dans les 10 régions de production fruitière et maraîchère. Renforcement des Unités existantesDisponibilité des matières premièresMarché porteur.Actionnaires : Etat, municipalités, diaspora, investisseurs locaux et étrangers. Disponibilité des matières premiers,Valorisation de la production fruitièreValorisation de la production maraîchèreForte réduction des importations de produits agroalimentaires  Energie : eau, électricité,Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières pour le transport des matières premières et des produits finis
 51-52Création de 02  Laboratoires d’analyse pour la recherche minière.  Marché porteur.Actionnaires : Etat, municipalités, diaspora, investisseurs locaux et étrangersTrès bonne intervention dans la recherche minière, Participation à l’estimation des « réserves » minières. Forte réduction de la dépendance aux Laboratoires étrangers.Energie Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières pour le transport des matières premières et des produits finis  
  53Création de Laboratoires d’analyse de la qualité du cimentMarché porteur.Actionnaires : Etat, municipalités, diaspora, investisseurs locaux et étrangersTrès bonne contribution à l’obtention du ciment de très bonne qualité,Maîtrise de la branche des BTP et de la qualité des ouvrages réalisés Forte réduction de la dépendance aux Laboratoires étrangers.Energie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières pour le transport des matières premières et des produits finis
54Création d’Unités pharmaceutiques Renforcement des Unités existantesDisponibilité des plantes et autres matières premières,Marché porteur.Actionnaires : Etat diaspora, investisseurs locaux et étrangersRésultats des recherches de l’INPRS disponibles,Valorisation de la recherche nationale, Forte réduction de la dépendance aux importationsDéveloppement de l’arboriculture,Revenus pour les populations via la collecte des déchets.  Energie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières pour le transport.
55-58Création de 3 Unités de fabrication de consommables médicaux : gans, fil, seringue, compresses,  Idem pour l’industrie pharmaceutiqueRésultats des recherches de l’INPRS disponibles,Valorisation de la recherche nationale, Forte réduction de la dépendance aux importations  Energie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières pour le transport
59Création de Société Minière Nationale de taille moyenne, puis des Sociétés de « grandes » mines.  Disponibilité des cartes minières, et création de permis miniers.Disponibilité de l’expertise de haut niveauMarché porteur.Actionnaires : Etat, municipalités, diaspora, investisseurs locaux et étrangers.Organisation des Orpailleurs.Résultats des recherches minières de la DNGM : les districts miniers,Valorisation de la recherche nationale, Forte réduction de la dépendance aux importations  Energie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières pour le transport
60Création de Société de fabrication « Bio Carburants »Développer la production de la matière première : le JatrophaRéduction de la dépendance énergétique,Valorisation de la production de « Pourghère – Jatropha », Revenus aux planteurs  Energie : eau, électricité, Main d’œuvre   qualifiéInfrastructures routières.

IV – Mise en œuvre

Notre parcours professionnel fait qu’en plus de 25 ans d’expériences professionnelles, nous faisons beaucoup de « conseils financiers ». Nous avons réalisé de nombreuses « études de faisabilités et / ou d’éligibilité au Code des investissements, de PME / MI » pour le compte d’investisseurs locaux et étrangers, dans pratiquement tous les secteurs de l’économie nationale.

Ces priorités seraient présentées aux investisseurs. Nous disposons d’études de faisabilités, qu’il convient d’actualiser, pour le preneur d’un Projet.

V – Solutions aux contraintes.

Les indispensables à l’émergence d’un tissu national :

  • L’énergie : revisiter le système de gestion des Sociétés Nationales EDM, SOMAGEP, SOMAPEP. Des milliers de milliards seraient investis chaque année sans qu’il n’y ait d’améliorations conséquentes.
  • Les infrastructures : revoir la politique des infrastructures : s’il faut faire des routes de 10 à 20 ans, il convient de la faire. Mais il faut arrêter avec les routes d’une durée d’une année. Il convient de fixer des objectifs quantifiés de constructions de routes et d’infrastructures par an pour tous les ministères.
  • Le problème de ressources humaines : dans l’immédiat, mettre à niveau par la formation professionnelle, des milliers de sortants des Ecoles techniques professionnelles, spécialités : industrie, mécanique, maçonnerie, hydraulique, agriculture, chimie et froid, etc, pour les Unités créées.
  • Le problème de ressources humaines : à long terme : revisiter les programmes des structures à vocation d’enseignements technique professionnel en agriculture, industrie et autres : CAP, BT, LICENCE, Ingéniorat, etc. Il faut essayer d’inverser la tendance : plus de techniciens pour la fabrication et la production, moins d’ingénieurs pour la conception.

En conclusion, nous devons avoir de la vision et de la volonté politique pour notre pays. Le Ministère du Développement Industriel doit avoir des objectifs annuels chiffrés, de création d’Unités industrielles et de réduction de la dépendance extérieure du pays.

La valorisation du monde rural et la maîtrise de l’eau. Des politiques de redéploiement des « subventions engrais tracteurs et autres intrants » en « subventions des prix aux producteurs » permettant aux acteurs du monde rural de « vivre de leurs productions », doperont les productions pour que le secteur primaire reste et demeure le pourvoyeur de l’industrie en matière premières

Sans une réelle volonté politique en matière économique, la stabilité et la paix sociale sont des objectifs très difficiles à atteindre. Nous ne devons pas être à la merci des investisseurs qui viennent nous proposer toute sorte de projets. Des Projets doivent être présentés à des investisseurs lors des forums, dans les consulats et ambassades du pays. C’est bien beau d’avoir des investisseurs, mais qui font de l’investissement en ligne droite dans la politique économique du pays /

Siné DIARRA

Expert-Comptable

Enseignant de Comptabilité de finances et d’Audit

Tel : 66 89 69 69 / 76 89 69 69.

Site : www.finaudit.ml

En RDC, Intelsat va s’appuyer sur Gilat Satellite Networks pour moderniser les services de com’ en milieu rural

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En République démocratique du Congo, l’opérateur de service télécoms par satellite Intelsat va s’appuyer sur Gilat Satellite Networks pour améliorer et moderniser les services de communication en milieu rural . À cet effet, l’Agence ecofin estime que les deux sociétés ont signé un accord de « plusieurs millions de dollars » qui a été dévoilé le mercredi 27 avril 2022. Il verra Gilat fournir une solution de liaison cellulaire par satellite à l’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile de la RDC.

« Intelsat a déployé son service CellBackhaul avec la plateforme SkyEdge II-c Capricorn de Gilat, en se connectant à un satellite en bande Ku. Si la société de télécommunications bénéficiaire de la solution en cours d’installation n’a pas été spécifiée, il est à noter que la RDC compte quatre opérateurs principaux, à savoir : Vodacom, Airtel, Orange et Africell. Selon Gilat, sa solution est idéalement adaptée aux besoins spécifiques de tous les réseaux mobiles, y compris les déploiements futurs pour la 5G », rapporte l’Agence ecofin.

Par ailleurs, cet accord de partenariat intervient environ deux mois après qu’Intelsat a signé un accord avec Vodacom RDC pour étendre les services mobiles de l’opérateur dans les zones rurales reculées. il s’agit des des initiatives qui mettent en exergue la forte demande des populations africaines en services télécoms et en connectivité à haut débit, notamment dans les milieux ruraux, dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique sur le continent. Les opérateurs télécoms investissent dans des solutions de connectivité par satellite et les énergies hybrides pour mieux répondre à cette demande.

Notons que selon Intelsat, ces différentes initiatives rentrent dans le cadre des actions entreprises depuis le début de l’année pour renforcer ses revenus et sortir de la situation de faillite dans laquelle il s’est placé en mai 2021. En janvier dernier, Intelsat dévoilait déjà la commande de deux satellites définis par logiciel au constructeur Thales Alenia Space.

Korotoumou Sylla

We-Fi mobilise 15 millions USD pour soutenir les femmes entrepreneures de quatre pays d’Afrique évoluant dans les PMEs

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Rapportée la Banque africaine de développement (BAD), partenaire de mise en œuvre de We-Fi, l’initiative de financement des femmes entrepreneures We-Fi a annoncé le mardi 26 Avril 2022 une enveloppe symbolique de 15 millions USD pour développer des solutions financières numériques en direction des petites et moyennes entreprises (PME) appartenant à des femmes, au Cameroun, en Egypte, au Kenya, au Mozambique et au Nigeria.

Selon Stefan Nalletamby, directeur du Département du développement du secteur financier au Groupe de la BAD : « Les solutions financières numériques sont essentielles pour améliorer la qualité de vie des personnes en Afrique, et pour réduire l’écart entre les sexes en matière d’accès au financement. Cette ressource sera utilisée non seulement pour élargir l’accès au financement des PME féminines, mais aussi pour fournir une voie pour leur autonomisation économique et leur résilience accrue », a-t-il déclaré.

Pour rappel, l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi) investit dans plus de 15 000 entreprises féminines en pleine crise du coronavirus. En 20 août 2020 à Whington Dc,  l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi) avait annoncé sa troisième série d’allocations de fonds constituée de 49,3 millions USD , qui devrait bénéficier à plus de 15 000 entreprises dirigées par des femmes et permettre de mobiliser environ 350 millions USD auprès d’autres sources publiques et privées.

Sur le plan mondial, les femmes entrepreneures sont durement touchées par la crise du coronavirus. De nouvelles données mettent en évidence les effets disproportionnés des mesures de confinement sur les PME féminines.

Par exemple, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, notamment, ont environ 60 % des petites entreprises dirigées par des femmes ont perdu leurs sources de revenu, soit un pourcentage trois fois supérieur à celui observé dans les entreprises dirigées par des hommes.

Notons que selon des travaux de recherche conduits récemment par la Banque mondiale, le risque de cessation d’activité des entreprises féminines est supérieur d’environ 6 points de pourcentage à celui des entreprises détenues par des hommes.

Daouda Bakary Koné