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Le Togo va investir 26,3 millions USD dans la réalisation de plusieurs projets d’ici 2025

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Au Togo le conseil des ministres tenu 21 Avril dernier a annoncé que le coût de financement du Programme d’Urgence pour la Région des Savanes. Il prévoit une enveloppe de 16 milliards FCFA (environ 26,3 millions USD) pour la réalisation de plusieurs projets à l’horizon 2025, dans les secteurs de l’eau, l’énergie, la santé, l’infrastructure, l’éducation et l’agriculture.

Le gouvernement Togolais a annoncé également la construction en cours de 75 forages dans près de 30 localités et la réalisation prochaine des adductions d’eau potable (AEP) dans toutes les bases militaires installées dans la préfecture de Cinkassé.

Concernant le secteur de l’énergie, les autorités prévoient des travaux d’extension de réseau électrique, l’électrification à court terme de plus d’une dizaine de localités ainsi que l’installation des lampadaires solaires, sont prévus dans la même région la construction deux unités de soins périphériques (USP), le renforcement du plateau technique dans des centres de soins et la transformation d’une USP en Centre médico-social (CMS) afin d’améliorer l’accès aux soins de santé.

Quant au le secteur de l’éducation, le gouvernement estime que plus de 30 nouvelles salles de classe équipées en tables bancs seront construites dans les localités de Boadé, Gnoaga, Gouloungoussi, Nassiégou, Sam Naba et Cinkassé. 

Par ailleurs, deux zones d’aménagements agricoles planifiées (ZAAP) seront aménagées à Timbou et Gounlougoussi alors que des retenues d’eau sont en cours de construction dans 7 localités. Notos que près de 10 tronçons, pour un total de 150 km de pistes rurales sont en cours d’aménagement et permettront, apprend-on, de relier et désenclaver les localités telles que Biankouri, Zintango, Korenzoaga, Kassou, Safobé, Natingou et Dontougou.

Daouda Bakary Koné

Pourquoi la Centrafrique a adopté un projet de Loi Régissant la Crypto-monnaie? (Exclusif)

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En République Centrafricaine, le parlement réuni en séance plénière le jeudi 21 avril 2022, a adopté par acclamation et à l’unanimité le Projet de Loi Régissant la Crypto-monnaie. Selon les autorités, ce projet permet au gouvernement de créer un environnement favorable au secteur financier du pays.

Le projet de Loi  a été transmis au bureau de l’Assemblée Nationale qui, en application des dispositions de l’article 32 de la Loi Organique N° 17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale et après en avoir déclaré la recevabilité. , a confié son examen au fond à la Commission Mixte  Économie, Finances et Plan/Équipement et Communications présidée par l’honorable Guy Samuel Nganatoua.

Objectif: il ressort que ce projet de loi dans le plan de relèvement et de consolidation de la paix en République Centrafricaine, c’est pourquoi, le Gouvernement a prévu d’atteindre une croissance forte et inclusive au profit du développement.

« En tant qu’individu, envoyer de l’argent en République Centrafricaine d’ailleurs, devient très difficile et également recevoir de l’argent en provenance de la République Centrafricaine est complexe parce que c’est contrôlé, ça passe par la Banque Centrale et, il y a beaucoup de choses », a insisté le Ministre Justin Gourna Zacko

Selon les médias locaux, pour encadrer ce phénomène, le Ministre de l’Économique Numérique, des Postes et Télécommunications et le Ministre des finances et du Budget, ont soumis ce projet de loi mettant en place un cadre légal, régissant en République Centrafricaine, les crypto-monnaies notamment le Bitcoin.

« Le projet de loi a pour objectif d’une part, la mise en place d’un environnement favorable du secteur financier répondant aux besoins de la profession de ce secteur qu’à l’ensemble des acteurs économiques », a déclaré, Gourna Zacko, Ministre Centrafricain de l’économie numérique.

Il s’agira de mettre en place un cadre légal régissant la crypto-monnaie et les établissements manipulant ces monnaies. Il s’inscrit également dans le corpus juridique national, du Code de Commerce, du Code Pénal et autres textes spécifiques.

Toutefois, la République Centrafricaine profitera d’un nouveau bond de l’innovation technologique grâce  au développement de la fibre optique. Le ministre de tutelle a souligné que l’investissement dans les crypto-monnaies comporte de nombreux avantages pour des millions d’utilisateurs.

Notons que les crypto-monnaies présentent aussi une forte volatilité qu’il ne faut pas perdre de vue car il s’agit d’investissement important, et la décentralisation des devises numériques repose sur l’inviolabilité (théorique) des transactions stockées au travers du Block Chain (technologie utilisée).

Pour rappel, le Ministre Justin Gourna Zacko ajouté qu’« Avec la crypto-monnaie, il n’y a plus de contrôle de la Banque Centrale. Vous avez votre argent, vous envoyez à un investisseur pour une entreprise,  vous la recevez dans n’importe quelle monnaie,  vous pouvez disposer avec elle en Dollar, en Euro, en CFA, ou en Naira ».

Il signaler que les crypto-Monnaies notamment le Bitcoin est une cryptomonnaie autrement appelée monnaie cryptographique. Dans le cas de la dénomination unitaire, on l’écrit « bitcoin » et, dans le cas du système de paiement pair-à-pair on l’écrit « Bitcoin »

Korotoumou Sylla

Nigeria: les aéroports ont atteint plus 15 millions de passagers dont plus de 13 millions de voyageurs pour le trafic domestique en 2021

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Au Nigeria, les aéroports ont enregistré au total 15 225 627 passagers en 2021, dont 13 006 481 voyageurs pour le trafic domestique et 2 219 146 pour les vols internationaux.

Selon l’Agence ecofin, un récent rapport produit par Bureau national des statistiques (NBS), sur la base des données fournies par l’Autorité fédérale des aéroports du Nigeria (FAAN), renseigne qu’il s’agit d’un bond d’environ 101,02 % qu’a connu le trafic global, par rapport à 2020.

En donnant des détails, l’Agence ecofin, confirme que les mouvements domestiques pour l’ensemble des 17 aéroports figurant dans le rapport, montrent qu’en 2021, les arrivées se sont établies à 6 533 740 (contre 4 870 072 en 2020) alors que les départs se sont chiffrés à 6 472 741 (contre 4 199 223 en 2020).

« La COVID-19 a fait baisser le trafic de passagers en 2020, mais c’est aussi la raison pour laquelle il a augmenté en 2021. Les protocoles introduits par les pays ont bridé la mobilité de nombreuses personnes parce qu’ils étaient coûteux et contraignants, mais dès que les pays ont commencé à les lever, il y a eu une augmentation du trafic de passagers », a commenté Susan Akporiaye, présidente de l’Association nationale des agences de voyages du Nigeria (NANTA).

Moussa Koné

Cameroun: l’Operateur du Gaz contraint à payer une amande 12,1 millions USD à ses actionnaires

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Au Cameroun, l’entreprise Gaz du Cameroun (GDC) qui exploite un gisement de gaz dans la localité de Logbaba située à Douala la capitale économique du pays, est confrontée à des difficultés financières. Une décision d’arbitrage irrévocable la contraint à payer un total de 12,1 millions USD à RSM Corporation, un de ses actionnaires. Une information publié le 4 Avril dernier à Douala.

Dans un premier temps, Victoria Oïl and Gas le premier actionnaire de GDC avec 57 % de participations, a informé les investisseurs de la Bourse de Londres où elle est cotée, que le titre était suspendu de toutes les formes de transactions. Depuis cette date la situation n’a pas beaucoup évolué.

Selon l’Agence écofin, la chambre internationale de commerce qui a mené la procédure, a conclu qu’au début de l’année 2016, GDC a commencé à tort à inclure la redevance de Cameroon Holdings Limited à une date qui était en avance de 4 mois.

L’instance a estimé que la conséquence de cette date de paiement anticipée est que RSM doit maintenant recevoir 10,6 millions USD plus les intérêts. Dans son communiqué « Conformément aux règles d’arbitrage de la CCI, la sentence est sans appel et doit être exécutée sans délai ».

Par ailleurs, victoria Oïl and Gas « Les montants en litige dans l’arbitrage à la Chambre Internationale de Commerce sont importants, et une conclusion défavorable aurait un impact significatif sur les prévisions de trésorerie du groupe et sa capacité à poursuivre son activité », a fait savoir Victoria Oïl and Gas en novembre 2021« 

« Gaz du Cameroun a jusqu’au mois de juin 2022 pour payer la somme due à RSM, mais ne possédait qu’une trésorerie de 1,6 million USD selon ses plus récents résultats. Le 2 mars 2022, l’entreprise a annoncé être en quête de 1,5 million USD sous forme de prêt. L’affaire est illustrative des tractations les plus complexes qui surviennent autour des ressources naturelles en Afrique », rapporte l’Agence ecofin.

Mali: l’armée fait le bilan « provisoire » des trois attaques terroristes « complexes » au centre du pays

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Au Mali, l’Etat-major Général des Armées a informé le Dimanche 2022 l’opinion nationale que les Forces armées Maliennes ont simultanément repoussé trois attaques complexes terroristes respectivement au camp Amadou Balobo MAIGA de Sevaré, au camp de Bapho et au camp de Niono.

« C’était très tôt ce matin 24 avril 2022 aux environs de 05h00. Les groupes armés terroristes dans des actions désespėrées ont utilisé des véhicules Kamikazes bourrés d’explosifs en vue d’attaquer ces emprises. La situation est sous contrôle, les FAMA sont entrain de ratisser dans les secteurs cibles et les dispositifs sécuritaires renforcés dans toutes les emprises », peut-on lire dans le communiqué signé Colonel Souleymane Dembélé par le Directeur des Informations et des Relations Publiques (DIRPA).

Par ailleurs, l’armée a communiqué les bilans provisoires de ces attaques font état de : Camp de Sevaré : – Côté FAMA : 06 morts majoritairement à l’effondrement du poste de police, 15 blessés. – Côté Ennemi :11 morts dont le Kamikaze, 02 AK-47, 04 téléphones récupérés, 04 motorolas et beaucoup de matériels militaires récupérés. Camp de Bapho: – Côté FAMA : 01 blessé et 01 hélicoptère légèrement endommagé. Camp de Niono : – Côté FAMA : 04 blessés et 02 véhicules endommagés.

Selon l’Etat Major des armée du Mali, « ces actions désespérées des groupes armés n’entameront en rien la détermination des Forces Armées Maliennes à poursuivre leurs opérations de sécurisation des personnes et des biens ainsi que le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire. Nous y reviendrons amplement en détails dans nos prochaines publications », souligne le communiqué de l’armée Malienne.

Une concordante estime que par la voix d’Abou Karimi le mossi (Katiba macina), le JNIM revendique les trois attaques de ce dimanche dans le centre, défie les militaires et menace Bamako.

Korotoumou Sylla

Secteur Minier: Peter O’Hagan rejoint le conseil d’administration IAMGOLD Corporation

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La compagnie minière canadienne IAMGOLD Corporation a annoncé le jeudi 14 mars 2022 la nomination de Peter O’Hagan au conseil d’administration de la Société, avec prise d’effet immédiate. Il faut signaler que O’Hagan compte 35 ans d’expérience dans le domaine des matières premières, des investissements dans les ressources naturelles, en marchés des capitaux et en financement structuré. Il a travaillé chez Goldman Sachs de 1991 à 2013, à titre d’associé de 2002 à 2013, et plus récemment à titre de co-chef des matières premières mondiales.

De 2016 à 2019, M. O’Hagan était directeur général au Carlyle Group, une société d’investissement mondiale, où il se concentrait sur les investissements industriels et en ressources naturelles dans le cadre du fonds Equity Opportunity Fund de 4 milliards de dollars. Immédiatement avant de se joindre au Carlyle Group, il était conseiller opérationnel auprès de KKR & Co., dans le groupe de l’énergie et des actifs réels.

M. O’Hagan est actuellement un administrateur de Triple Flag Precious Metals et de Rigel Resource Acquisition Corp. Il était membre du conseil d’administration et président du comité de rémunération de Stillwater Mining de 2015 à 2017, jusqu’à sa vente à Sibanye Gold. Il est diplômé de l’Université de Toronto, Collège Trinity (BA) et détient une maîtrise ès arts de la Johns Hopkins University School of Advanced International Studies (SAIS). Il siège au conseil consultatif de la Johns Hopkins SAIS et est membre du conseil de World Bicycle Relief, une entreprise à vocation sociale exerçant ses activités en Afrique subsaharienne.

« Nous sommes ravis d’accueillir Peter au sein du conseil d’IAMGOLD », a indiqué Mme Maryse Bélanger, présidente du conseil d’administration. « Peter a fait ses preuves dans la gestion d’entreprises complexes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars dans un contexte hautement réglementé axé sur une robuste gouvernance d’entreprise. Son expertise, ses conseils stratégiques et sa vaste expérience renforceront notre conseil d’administration dans l’exercice de ses responsabilités envers nos parties prenantes et en soutien à l’équipe de la haute direction, dans le cadre de la poursuite d’occasions de développer la responsabilité de la valeur dans notre entreprise. Nous nous réjouissons à l’avance des conseils et contributions de Peter. »

L’ajout de M. O’Hagan s’inscrit dans le processus de renouvellement continuel du conseil d’administration d’IAMGOLD. Après l’assemblée générale annuelle des actionnaires de 2022, le conseil sera composé de huit administrateurs indépendants ainsi que d’un administrateur dirigeant ou d’une administratrice dirigeante, dès que le poste de chef de la direction sera pourvu en permanence.

Korotoumou Sylla

Afrexibank annonce la signature d’un protocole d’accord avec le Fonds monétaire arabe en faveur de deux systèmes de paiement

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Le Fonds monétaire arabe (AMF) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ont annoncé le samedi 23 Avril 2022 la signature d’un protocole d’accord qui jette les bases de la coopération et de l’interopérabilité entre Buna, le système de paiement transfrontalier et multidevises détenu par l’AMF, et le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), détenu par Afreximbank.

Selon nos confrères AITN, Buna et PAPSS coopéreront pour parvenir à une interopérabilité efficace entre leurs plateformes respectives et agiront en tant que passerelles de paiement reliant la région arabe au continent africain et c’est dans le cadre du même protocole d’accord. « L’interopérabilité de Buna et PAPSS permettra à leurs participants de traiter des paiements transfrontaliers rapides, rentables et sécurisés dans plusieurs devises, et d’étendre leur empreinte dans le paysage mondial des paiements ».

Par ailleurs, cette collaboration stratégique est conforme à la mission de Buna de jouer un rôle central dans le soutien de la croissance du commerce et des investissements entre la région arabe et l’Afrique.

« Il met en évidence l’opportunité prometteuse et le potentiel élevé des systèmes de paiement tels que Buna et PAPSS pour stimuler et soutenir la croissance des échanges commerciaux et des flux d’investissement entre le monde arabe et l’Afrique », rapporte notre confrère de AITN.

La BAD fait la promotion de son plan d’action pour une main-d’œuvre africaine convoitée sur le marché de l’emploi

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La Banque africaine de développement a organisé des consultations en visioconférence avec des ministres africains, des représentants de l’Union africaine, des fonctionnaires et des universitaires afin de recueillir des avis sur la mise en œuvre de son Plan d’action sur les compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique pour la période 2022-2025.

La première session, le 12 avril, s’est concentrée sur les pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe. La seconde, le lendemain, visait les pays d’Afrique centrale, du Nord et de l’Ouest. À travers ces consultations, les pays africains seront mieux outillés pour entériner le plan d’action de la Banque. Ces consultations permettront également de recueillir des contributions sur la manière dont le plan peut soutenir l’investissement dans l’enseignement supérieur, les sciences et les technologies, ainsi que dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP).

« Il s’agit d’une nouvelle étape dans le partenariat entre la Banque africaine de développement et ses pays membres régionaux, qui vise à doter la main-d’œuvre africaine de compétences recherchées sur le marché de l’emploi, a déclaré Beth Dunford, vice-présidente de la Banque chargée de l’Agriculture, du Développement humain et social. La jeunesse africaine a le potentiel pour devenir la plus grande ressource mondiale de main-d’œuvre productive et innovante, si elle est dotée de compétences de qualité et pertinentes ».

Le plan d’action intervient à un moment critique, où l’Afrique redouble d’efforts pour renforcer ses capacités scientifiques et technologiques en vue d’une société plus productive et innovante. La ministre de l’Éducation du Malawi, Agnes Nyalonje, a déclaré que le plan d’action était conforme aux aspirations de son pays en matière d’éducation et de développement des compétences. « Nous profiterons pleinement des investissements et de l’attention que la Banque souhaite apporter à l’enseignement supérieur et à l’enseignement technique et professionnel », a-t-elle assuré.

Le plan d’action Compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique est ancré dans la stratégie de la Banque pour l’emploi des jeunes en Afrique (2016-2025), qui vise à créer 25 millions d’emplois et à doter 50 millions de jeunes de compétences pertinentes. Le financement public de l’enseignement et professionnel et de l’enseignement supérieur sur le continent n’a pas suivi le rythme de la demande. Les déficits en matière d’infrastructures, comme le manque de salles de classe, de bibliothèques et de laboratoires, ont un impact négatif sur l’accès, la qualité et l’équité dans le secteur.

« Le gouvernement rwandais a placé le développement du capital humain en tête de son programme [de développement], l’enseignement technique et professionnel étant une priorité absolue, a déclaré Pascal Gatabazi, conseiller technique principal au ministère de l’Éducation du Rwanda. Le gouvernement a investi de manière significative dans l’enseignement technique et professionnel, et c’est pourquoi nous avons un ministère dédié aux technologies de l’information et à l’EFTP ».

Martha Phiri, directrice du Département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences à la Banque africaine de développement, a déclaré que la Banque s’appuiera sur des partenariats pour stimuler les investissements dans les infrastructures éducatives. Cela se traduira par une augmentation substantielle du nombre de diplômés africains étudiant les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, ou poursuivant un enseignement et une formation techniques et professionnels. « Notre plan d’action met particulièrement l’accent sur les compétences numériques, l’apprentissage en ligne et l’entrepreneuriat », a précisé Phiri.

La Banque africaine de développement a organisé des consultations en visioconférence avec des ministres africains, des représentants de l’Union africaine, des fonctionnaires et des universitaires afin de recueillir des avis sur la mise en œuvre de son Plan d’action sur les compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique pour la période 2022-2025.

La première session, le 12 avril, s’est concentrée sur les pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe. La seconde, le lendemain, visait les pays d’Afrique centrale, du Nord et de l’Ouest. À travers ces consultations, les pays africains seront mieux outillés pour entériner le plan d’action de la Banque. Ces consultations permettront également de recueillir des contributions sur la manière dont le plan peut soutenir l’investissement dans l’enseignement supérieur, les sciences et les technologies, ainsi que dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP).

« Il s’agit d’une nouvelle étape dans le partenariat entre la Banque africaine de développement et ses pays membres régionaux, qui vise à doter la main-d’œuvre africaine de compétences recherchées sur le marché de l’emploi, a déclaré Beth Dunford, vice-présidente de la Banque chargée de l’Agriculture, du Développement humain et social. La jeunesse africaine a le potentiel pour devenir la plus grande ressource mondiale de main-d’œuvre productive et innovante, si elle est dotée de compétences de qualité et pertinentes ».

Le plan d’action intervient à un moment critique, où l’Afrique redouble d’efforts pour renforcer ses capacités scientifiques et technologiques en vue d’une société plus productive et innovante. La ministre de l’Éducation du Malawi, Agnes Nyalonje, a déclaré que le plan d’action était conforme aux aspirations de son pays en matière d’éducation et de développement des compétences. « Nous profiterons pleinement des investissements et de l’attention que la Banque souhaite apporter à l’enseignement supérieur et à l’enseignement technique et professionnel », a-t-elle assuré.

Le plan d’action Compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique est ancré dans la stratégie de la Banque pour l’emploi des jeunes en Afrique (2016-2025), qui vise à créer 25 millions d’emplois et à doter 50 millions de jeunes de compétences pertinentes. Le financement public de l’enseignement et professionnel et de l’enseignement supérieur sur le continent n’a pas suivi le rythme de la demande. Les déficits en matière d’infrastructures, comme le manque de salles de classe, de bibliothèques et de laboratoires, ont un impact négatif sur l’accès, la qualité et l’équité dans le secteur.

« Le gouvernement rwandais a placé le développement du capital humain en tête de son programme [de développement], l’enseignement technique et professionnel étant une priorité absolue, a déclaré Pascal Gatabazi, conseiller technique principal au ministère de l’Éducation du Rwanda. Le gouvernement a investi de manière significative dans l’enseignement technique et professionnel, et c’est pourquoi nous avons un ministère dédié aux technologies de l’information et à l’EFTP ».

Martha Phiri, directrice du Département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences à la Banque africaine de développement, a déclaré que la Banque s’appuiera sur des partenariats pour stimuler les investissements dans les infrastructures éducatives. Cela se traduira par une augmentation substantielle du nombre de diplômés africains étudiant les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, ou poursuivant un enseignement et une formation techniques et professionnels. « Notre plan d’action met particulièrement l’accent sur les compétences numériques, l’apprentissage en ligne et l’entrepreneuriat », a précisé Phiri.


Exclusif: « Notre Facilité africaine d’intervention et d’urgence en cas de crise alimentaire produira 38 millions de tonnes de nourriture », Akinwumi Adesina

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Adesina a indiqué que le programme TAAT a permis d’accroître rapidement la production alimentaire sur le continent, notamment la production de blé, de riz et d’autres cultures céréalières. « Nous joignons le geste à la parole. Nous produisons de plus en plus les aliments que nous consommons. Notre Facilité africaine d’intervention et d’urgence en cas de crise alimentaire produira 38 millions de tonnes de nourriture », a-t-il estimé. Il a révélé que TAAT avait déjà fourni des variétés de blé tolérantes à la chaleur à 1,8 million d’agriculteurs dans sept pays, ce qui a permis d’augmenter la production de blé de plus de 1,4 million de tonnes, pour une valeur de 291 millions de dollars.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, met en garde : « L’Afrique doit se préparer à l’inéluctabilité d’une crise alimentaire mondiale. » Il s’exprimait sur les priorités de l’Afrique en tant qu’invité de l’Africa Center de l’Atlantic Council vendredi. Répondant aux questions de la présidente de l’Africa Center, l’ambassadrice Rama Yade, d’Aubrey Hruby, membre senior du centre, et de Julian Pecquet, correspondant à Washington et aux Nations unies pour Jeune Afrique et The Africa Report, le président de la Banque a appelé à prendre vivement conscience de l’urgence face à ce qu’il a qualifié d’une convergence exceptionnelle de défis mondiaux pour l’Afrique, ne se produisant qu’une fois par siècle.

Selon Adesina, les pays les plus vulnérables du continent ont été les plus durement touchés par les conflits, le changement climatique et la pandémie de Covid-19, qui ont anéanti bien des progrès économiques et sociaux en Afrique. Il a ajouté que l’Afrique, dont les taux de croissance du PIB sont les plus faibles, a perdu jusqu’à 30 millions d’emplois à cause de la pandémie.

S’agissant de l’impact de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Adesina a exprimé sa sympathie pour le peuple ukrainien, décrivant ses souffrances comme inimaginables. Il a indiqué que les impacts de la guerre s’étendaient bien au-delà de l’Ukraine, dans d’autres parties du monde, notamment en Afrique. Il a rappelé que la Russie et l’Ukraine fournissent 30 % des exportations mondiales de blé, dont le prix a pratiquement augmenté de 50 % au niveau mondial, atteignant presque le même niveau que lors de la crise alimentaire mondiale de 2008. Il a ajouté que les prix des engrais avaient triplé et que ceux de l’énergie avaient augmenté, alimentant ainsi l’inflation.

Adesina a prévenu que le triplement du coût des engrais, l’envolée des prix de l’énergie et l’explosion du prix du panier de la ménagère pourraient s’aggraver en Afrique dans les mois à venir. Il a noté que 90 % des 4 milliards de dollars d’exportations de la Russie vers l’Afrique en 2020 étaient constitués de blé ; et que 48 % des quelque 3 milliards de dollars d’exportations de l’Ukraine vers le continent étaient constitués de blé et 31 % de maïs.

Adesina a souligné que pour éviter une crise alimentaire, l’Afrique doit rapidement accroître sa production alimentaire. « La Banque africaine de développement est déjà à pied d’œuvre pour atténuer les effets de cette crise alimentaire par le biais de la Facilité africaine d’intervention et d’urgence en cas de crise alimentaire, un mécanisme spécifique que la Banque entend mettre en place pour fournir aux pays africains les ressources dont ils ont besoin pour augmenter la production alimentaire locale et se procurer des engrais », a-t-il révélé.

« Mon principe est simple : l’Afrique ne doit pas mendier. Nous devons résoudre nous-mêmes nos propres défis sans dépendre des autres… », a affirmé Adesina. Le président de la Banque a ainsi évoqué les premiers succès obtenus grâce à une initiative innovante de la Banque, le programme phare Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT, de son acronyme anglais), portant sur 9 filières alimentaires dans plus de 30 pays africains.

Selon Adesina, des variétés résistantes à la chaleur sont désormais plantées sur des centaines de milliers d’hectares en Éthiopie et au Soudan, avec des résultats extraordinaires. En Éthiopie, où le gouvernement a déployé TAAT dans le cadre d’un programme de 200 000 hectares de blé de plaine irrigué, les agriculteurs font état de rendements par hectare multipliés par 4,5 voire 5 fois. Il a précisé que les semences climato-résistantes de TAAT prospèrent également au Soudan, qui a enregistré la plus grande récolte de blé de son histoire — 1,1 million de tonnes de blé — lors de la saison 2019-2020.

Il a ajouté que TAAT était venu à la rescousse lors de la sécheresse en Afrique australe en 2018 et 2019, en déployant des variétés de maïs tolérantes à la chaleur cultivées par 5,2 millions de ménages sur 841 000 hectares. En conséquence, a-t-il dit, les agriculteurs ont survécu à la sécheresse au Zimbabwe, au Malawi et en Zambie, permettant à la production de maïs d’augmenter de 631 000 tonnes pour une valeur de 107 millions de dollars.

Adesina a parlé de l’urgente et opportune nécessité d’une forte reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque qui soutient les pays africains à faible revenu. Il a indiqué que le Fonds a permis de raccorder 15,5 millions de personnes à l’électricité et d’aider 74 millions de personnes à améliorer leur agriculture ; il a permis à 50 millions de personnes d’accéder aux transports ; il a permis de construire 8 700 kilomètres de routes ; et il a permis de raccorder 42 millions de personnes à des installations d’eau et d’assainissement améliorées.

Le président de la Banque a estimé qu’il y avait trois leçons à tirer pour l’Afrique des défis auxquels elle est actuellement confrontée : premièrement, le continent ne peut plus laisser la sécurité sanitaire de sa population à la bienveillance des autres ; deuxièmement, il doit envisager les investissements dans la santé différemment et faire du développement d’un système de défense sanitaire une priorité — en investissant dans des infrastructures sanitaires de qualité — ; et troisièmement, les économies — qui sont déjà en train de se redresser — doivent créer les conditions budgétaires pour faire face aux défis de la dette.

Interrogé sur son pronostic des résultats pour l’Afrique du sommet mondial sur le climat, la COP26, tenu à Glasgow en novembre dernier, et sur ses perspectives de réussite lors de la COP27 qui se tiendra à Charm el-Cheikh, en Égypte, en 2022, Adesina s’est montré optimiste. Il a déclaré qu’il était important que les pays développés tiennent leur promesse de fournir à l’Afrique les 100 milliards de dollars par an nécessaires à l’adaptation au climat. Adesina a analysé : « Notre défi est l’adaptation, car nous n’avons pas causé le problème. En Afrique, nous nous adaptons au changement climatique. »

Il a expliqué que la Banque africaine de développement, avec son partenaire le Centre mondial pour l’adaptation, mobilisait 25 milliards de dollars pour soutenir l’adaptation au climat en Afrique. Le président de la Banque africaine de développement a également évoqué l’importance de l’émergence du secteur technologique en tant que débouché pour la jeunesse africaine et moteur de croissance du continent. Adesina a décrit la jeunesse de l’Afrique comme l’un de ses plus grands atouts.

Il a salué les contributions des jeunes entrepreneurs dans les secteurs de la fintech, du numérique, des arts créatifs et du divertissement. Il a expliqué que le besoin en financements innovants appelés de leurs vœux par les jeunes entrepreneurs est la raison pour laquelle la Banque explore avec d’autres parties prenantes la création de banques d’investissement spécialisées dans l’entrepreneuriat des jeunes pour libérer le potentiel et la croissance économique.

REDACTION

Excludif: l’homme d’affaires Idriss Diallo élu président de la Fédération ivoirienne de football

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Il s’agit de la fin d’un feuilleton à rebondissement qui aura duré deux ans. L’homme d’affaires Idriss Diallo a finalement été élu président de la Fédération ivoirienne de football. Les détails sur l’épilogue de ce scrutin, censé délivrer un football ivoirien à la peine, otage de querelles intestines. Une déception pour les fans de Drogba. 

Ancien membre de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), est devenu le nouveau patron du foot ivoirien. Il faut rappeler que Drogba n’a pas réussi à convaincre les présidents de clubs ivoiriens.

Il a été élu d’une courte tête devant Sory Diabaté ce samedi 23 avril 2022. Une élection serrée qui s’est jouée à l’issue d’un second tour de scrutin par 63 voix contre 61. L’ancienne star du foot Didier Drogba avait été éliminé au premier tour juste avant, largement devancé par les deux favoris.

« Je voudrais féliciter Didier (Drogba) qui a eu le courage de s’engager dans cette course et qui a rendu cette élection plus que populaire au-delà de nos frontières », a déclaré Idriss Diallo, dans la foulée de son élection, promettant d’être un « président juste ».

Notons que le collège d’électeurs, composé de 81 membres représentant la L1, L2, D3 et les groupemets d’intérêt, s’est réuni à partir de 10h à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix, dans la capitale administrative de Yamoussoukro.

Il faut signaler que le nouveau président de l’institution, ancien dirigeant du plus grand club national l’Asec Mimosas de 1984 à 1998, aura pour mission de redonner des couleurs au football ivoirien.

Korotoumou Sylla