Accueil Blog Page 1090

Mali: Oumar Mariko, de héros à zéro ?

0

Incarcéré le 7 décembre 2021 pour « injures grossières » à l’encontre du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), a bénéficié le 4 janvier 2022 d’une liberté provisoire. Trois mois plus tard, cet ancien membre du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), est encore sous le coup d’une nouvelle plainte.

Une interpellation qui intervient suite à une sortie au cours de laquelle Oumar Mariko tire à boulets rouges sur les Forces armées maliennes de Défense et de sécurité en les rendant coupables de tueries « inacceptables ».

Cette intervention de Dr Mariko intervient à la suite d’une annonce de l’armée malienne faisant état de « 203 combattants » de « groupes armés terroristes » tuésà Moura, dans le centre du pays, lors d’une opération menée du 23 au 31 mars.

Comment comprendre alors cet agissement de ce héros de la révolution de 1991 ? Pourquoi s’en prend-il à son armée ? Oumar Mariko aurait-il des comptes à régler avec le pouvoir militaire à la tête du pays? Ou aurait-il des problèmes avec les coups d’Etats dans la démocratie ?

Nous savons quand même que Dr Mariko n’a pas hésité à manifester son soutien à Amadou Aya Sanogo en demandant la libération du putschiste. Sur les ondes de RFI, il estimait que cette attitude ne constituait nullement une volte-face : « Ce n’est pas une volte-face parce que nous avons fait le putsch en 1991 pour l’avènement de la démocratie. En vingt ans de pratique, la démocratie a été étouffée. Le coup d’Etat contre la démocratie a été celui que nous avons connu pendant la gestion des vingt ans des régimes successifs d’Alpha Oumar et d’ATT, des élections truquées, la fraude électorale à foison. Alors qui est putschiste ? »

Faut-il donc admettre que Dr Oumar Mariko est un tenant du double langage ? Tantôt défenseur des putschistes et tantôt opposant aux putschistes. « Depuis la transition de 1991 où il est rentré et sorti du CTSP, Oumar ne fait que des jeux de syndicalistes, l’activisme pour se faire voir et s’agiter au nom et au détriment des pauvres. Il est dans toutes les sauces sulfureuses, tantôt en réunion avec les terroristes (Niafunké), tantôt en communion avec les rebelles (Mauritanie), sans oublier contre lui les accusations d’incitation à l’insubordination et à la révolte du général Ibrahim Dahirou Dembélé », lit-on dans un article publié en 2014 dans lequel les autorités maliennes étaient invitées à « se pencher sur le cas Oumar Mariko ».

De héros, Oumar Mariko risque de devenir zéro dans l’histoire malienne. Dans son propre fief politique, à Kolondiéba, au même moment où il proférait ces accusations contre l’armée malienne ainsi que le pouvoir en place, une mobilisation de soutien à la transition et à l’armée malienne réunissait les populations de ce cercle de Sikasso.

Ce vieil anarchiste devrait toutefois s’assumer après avoir tenu de telles accusations contre l’armée malienne. Au lieu de cela, il semble avoir décidé la voie de la lâcheté en lâchant pied et en foulant ainsi au pied les lois de la République. Car il n’a pas répondu à la convocation de la république.  C’est cela être démocrate ?

LA REDACTION

Au Nigeria, la Fintech Moov Africa obtient 105 millions USD pour soutenir ses activités à travers l’achat de son nouveaux véhicules

0

Moove Africa, une société de technologie financière créée au Nigéria qui permet aux entrepreneurs africains d’accéder plus facilement au financement pour l’achat de nouveaux véhicules, a annoncé lundi 14 mars avoir levé 105 millions USD en fonds propres et en dette dans le cadre d’un financement de série A2.

Selon wearetech.africa, l’accord porte à 174,5 millions USD le total des fonds levés à ce jour par la société fondée en 2019 par les Britanniques d’origine nigériane Ladi Delano et Jide Odunsi. Moins de deux mois après avoir levé 10 millions USD, la fintech de mobilité Moove Africa a obtenu des ressources supplémentaires pour financer son expansion sur et hors du continent.

« Il y a moins de deux ans, nous avons découvert cet espace blanc de la fintech de la mobilité et lancé Moove. Après avoir dépassé les 3 millions de voyages dans des véhicules financés par Moove à travers l’Afrique, déployé notre service dans six nouvelles villes africaines et connecté les entrepreneurs de la mobilité aux marchés du covoiturage, de la e-logistique et de la livraison, nous sommes désormais à la tête de ce secteur Fintech en pleine croissance. .. Nous sommes ravis d’avoir le soutien d’investisseurs du monde entier qui nous aideront à faire connaître notre modèle au monde », a commenté Ladi Delano.

Egypte: Radisson Hôtel Group lance la toute nouvelle marque du groupe- « Radisson Individuals » et de « Marina Resort Port Ghalib »

0

Radisson Hotel Group  a annoncé le mardi 5 Avril 2022 le lancement de la toute nouvelle marque du groupe, Radisson Individuals, en Égypte avec l’ouverture du Marina Resort Port Ghalib, membre de Radisson Individuals. Le portefeuille du Groupe en Égypte compte désormais huit hôtels en exploitation et en développement et intègre les premiers Radisson Individuals en Afrique.

Marina Resort Port Ghalib, membre de Radisson Individuals  est situé dans un emplacement idéal le long de la côte désertique de la mer Rouge, à proximité de la promenade bordée de palmiers de Port Ghalib et du port d’amarrage pour yachts, avec un accès direct à la plage et son propre parc aquatique. Port Ghalib est situé à Marsa Alam sur la côte sud de la mer Rouge en Égypte, à 67 km de la ville de Quseir. Le complexe est idéalement situé à proximité d’un ensemble d’attractions, notamment le site de plongée populaire Marsa Mubarak, où les visiteurs peuvent se rapprocher des poissons, des tortues de mer et des mammifères marins locaux.

Chacune des 159 chambres et suites spacieuses et élégantes de l’hôtel dispose d’un balcon donnant sur la piscine ou la marina. La suite en duplex de deux chambres de l’hôtel constitue une résidence idéale loin de chez soi s’étendant sur 160 mètres carrés. Elle comprend une cuisine, un salon, une salle à manger et un espace de réception ainsi que deux chambres principales assorties de leurs salles de bain respectives.

L’hôtel bénéficiera du réseau mondial de Radisson Hotel Group et capitalisera sur la forte présence du Groupe dans le pays et sur tous les marchés sources concernés

Les lieux de restauration de l’hôtel sont situés dans un cadre élégant à l’intérieur et en plein air le long de la côte. La Brasserie, le restaurant de l’hôtel, est situé au-dessus du hall et propose un buffet avec des unités de cuisine face aux clients. Le bar du hall de l’hôtel est l’endroit idéal pour siroter un bon café ou prendre une collation légère à tout moment de la journée, tandis que le Marina Beach Bar, le Splash Bar et le Nest Bar proposent des rafraîchissements le long de la côte ou au bord de la piscine.

Tim Cordon, Vice-président senior pour la région Moyen Orient et Afrique à Radisson Hotel Group, a déclaré : « Nous sommes heureux d’accueillir notre premier hôtel Radisson Individuals en Égypte et d’ouvrir les portes de notre quatrième hôtel dans le pays. Le Marina Resort Port Ghalib, membre de Radisson Individuals, complète idéalement notre portefeuille existant et représente fidèlement la nouvelle marque Radisson Individuals sur le marché ».

Ramsay Rankoussi, Vice-président en charge du développement commercial en Afrique et en Turquie chez Radisson Hotel Group, a déclaré : « Nous sommes ravis d’annoncer la poursuite de l’expansion de Radisson Hotel Group en Égypte avec la signature et l’ouverture de nos premiers Radisson Individuals dans le pays dans le cadre de notre stratégie de conversion. L’hôtel bénéficiera du réseau mondial de Radisson Hotel Group et capitalisera sur la forte présence du Groupe dans le pays et sur tous les marchés sources concernés. L’ouverture est également alignée sur notre stratégie de croissance à travers l’Afrique et notre objectif d’étendre notre présence en Égypte, un marché clé pour nous à travers le continent ».

Samy Bindary, Directeur Général du Marina Resort Port Ghalib, membre de Radisson Individuals a commenté : « Nous sommes ravis d’accueillir des invités au sein de notre station balnéaire. Avec notre combinaison de chambres et de suites, un parc aquatique pour les enfants et un large éventail de restaurants, nous avons quelque chose à offrir pour tout le monde, couplé à notre célèbre philosophie de service ‘’Yes I Can !’’ ». 

La priorité absolue de Radisson Hotel Group demeure la santé et la sécurité de ses clients et de ses employés. Marina Resort Port Ghalib, membre de Radisson Individuals, met en œuvre le protocole de sécurité des hôtels Radisson de propreté et de désinfection développés en partenariat avec SGS, le leader mondial de l’inspection, de la vérification, des tests et de la certification, qui sont conçus pour assurer la sécurité et la tranquillité d’esprit des clients de l’enregistrement au départ de l’établissement.

Helios Investment Partners et Sojitz Corporation entament des collaborations dans les métiers de l’aval gazier ouest-africain

0

Helios Investment Partners (« Helios »), la société d’investissement privée centrée sur l’Afrique, agissant pour le compte des fonds qu’elle conseille, et Sojitz Corporation (« Sojitz »), l’un des principaux conglomérats d’investissement et de négoce cotés à la Bourse de Tokyo, annoncent la finalisation de la cession par Helios d’une participation de 25% dans la société holding d’Axxela , le plus grand distributeur de gaz du secteur privé au Nigeria, à Sojitz. Helios conserve une participation de 75 % dans la société.

Cette transaction marque le premier investissement significatif de Sojitz en Afrique, indiquant ses ambitions de croissance sur le continent et servant de modèle pour une future collaboration en Afrique entre Helios et Sojitz dans une gamme de secteurs. En tant qu’actionnaires partageant les mêmes idées, Helios et Sojitz prévoient d’accélérer la croissance des activités d’Axxela en tirant parti de l’expertise de Sojitz dans le développement de projets d’infrastructures de gaz et d’électricité et en fournissant des solutions énergétiques à faible émission de carbone aux clients industriels du monde entier.

Axxela est une société d’infrastructure énergétique pionnière à l’avant-garde de la fourniture d’une énergie plus propre, moins chère et plus fiable aux clients industriels à travers l’Afrique de l’Ouest. Ses opérations soutiennent l’utilisation des vastes ressources nationales de gaz du Nigéria pour stimuler la croissance industrielle tout en facilitant le passage des industries au gaz, en réduisant les émissions de CO2, d’oxyde nitrique et d’oxyde de soufre, ce qui permet la transition vers une économie à faible émission de carbone. Axxela a permis à ses clients de réduire leurs émissions de CO2 de 1,7 million de tonnes entre 2018 et 2020 en basculant leur approvisionnement énergétique du diesel ou du fioul lourd (HFO) vers le gaz et étendra cette contribution à la réduction des émissions de CO2 grâce à la croissance de son activité.

Le groupe Axxela a commencé ses activités en 2001 et dessert actuellement plus de 200 clients industriels dans des centres industriels clés à Lagos, Port Harcourt et Sagamu, fournissant une offre énergétique complète à travers le gaz de canalisation, le gaz naturel comprimé (GNC) et le gaz naturel liquéfié (GNL). Il fournit également du gaz aux services publics d’électricité et aux industries de la région de l’Afrique de l’Ouest, profitant de son statut d’expéditeur désigné sur le gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), un gazoduc régional traversant le Bénin, le Togo et le Ghana.

Sojitz est un conglomérat de premier plan dont l’expérience couvre plusieurs secteurs, notamment l’énergie (gaz, GNL, énergies renouvelables, électricité, nouvelles énergies propres y compris l’hydrogène), l’automobile, l’aérospatiale, l’agriculture, la chimie, les biens de consommation, la santé, les infrastructures et les ressources. En tant qu’acteur mondial de l’énergie, Sojitz possède une expertise approfondie dans le secteur des infrastructures de gaz et d’électricité, où il a été impliqué dans le développement de réseaux de distribution de gaz, de terminaux GNL et de centrales électriques à l’échelle mondiale.

Avec Sojitz à bord, notre capacité est plus forte et nous sommes mieux placés pour attirer les capitaux nécessaires pour continuer à exécuter nos projets

Dans le cadre du «Plan de gestion à moyen terme 2023» de Sojitz, la société vise à adopter une initiative orientée vers le marché dans les industries de croissance et, conformément au plan, a développé une activité gazière en aval au Vietnam. Ce savoir-faire renforcera le fonctionnement et la croissance du groupe Axxela et visera à terme à fournir des solutions énergétiques multiples répondant aux besoins de chaque client tout en contribuant à la réduction de CO2.

Les abondantes ressources gazières de l’Afrique de l’Ouest ont servi pendant des décennies les besoins énergétiques de l’Europe et de l’Asie via les exportations de GNL, avec une croissance modeste de la consommation régionale en raison du manque d’infrastructures de traitement et de distribution pour se connecter à la demande du marché. Helios et Sojitz estiment ensemble que la voie d’une transition énergétique exploitable, économiquement viable et juste pour l’Afrique peut être réalisée grâce à la construction accélérée d’infrastructures gazières, ce qui permettrait de s’éloigner du charbon et des combustibles liquides, d’éliminer le torchage de gaz de routine et de soutenir le pénétration accrue des énergies renouvelables en complétant son approvisionnement intermittent par une alimentation au gaz fiable et flexible.

Ogbemi Ofuya, partenaire chez Helios Investment Partners, a commenté : « Nous nous sentons privilégiés de conclure ce partenariat avec Sojitz pour stimuler la croissance des activités d’Axxela. Cette transaction démontre la valeur de notre stratégie visant à créer des entreprises leaders sur le marché et stratégiquement importantes qui deviennent très recherchées par les investisseurs mondiaux qui cherchent à entrer en Afrique ou à accroître leur présence sur le continent. Sojitz est un investisseur d’infrastructures énergétiques de classe mondiale et leur investissement représente le premier investissement stratégique japonais dans une entreprise de distribution de gaz en aval en Afrique. Nous sommes impatients de travailler ensemble pour accélérer l’accès à l’énergie pour la croissance industrielle et la décarbonation à travers l’Afrique.

Masakazu Hashimoto, directeur de l’exploitation de la division Infrastructure et soins de santé chez Sojitz Corporation, a déclaré : « Nous sommes heureux d’annoncer cet investissement stratégique dans le groupe Axxela, qui nous ouvre la porte à un marché en aval du gaz en Afrique où un énorme potentiel de croissance est attendu. L’Afrique est la plus grande frontière du XXIe siècle. Cette transaction incarne notre « initiative orientée vers le marché » et nos « méthodologies de co-création et de partage » et initie un partenariat entre le fonds de renommée internationale Helios et Sojitz. Nous nous attendons à ce que cette collaboration crée une valeur supplémentaire pour Axxela et ses parties prenantes grâce à un investissement discipliné tout en répondant pleinement aux questions ESG. »

M. Bolaji Osunsanya, PDG d’Axxela Limited, a commenté : « Nous sommes ravis d’accueillir Sojitz dans la famille Axxela. Cela représente une autre première pour nous en tant qu’organisation et un énorme témoignage de la confiance continue des investisseurs dans notre entreprise. Cela confirme également notre position non seulement en tant que leader du marché, mais en tant que partenaire réputé permettant l’industrialisation à travers l’Afrique. Avec Sojitz à bord, notre capacité est plus forte et nous sommes mieux placés pour attirer les capitaux nécessaires pour continuer à exécuter nos projets axés sur le développement. »

Zimbabwe: 5,5 millions USD de recettes minières attendues en 2022

0

Selon l’Agence Bloomberg, rapport sur les perspectives des matières premières, au Zimbabwe, la Chambre des Mines table sur des recettes minières de 5,5 milliards USD en 2022, contre une prévision de 4,4 milliards USD de recettes d’exportation l’année dernière.

A son tour, l’Agence ecofin, explique que « Si ces chiffres ne sont pas encore définitifs, ils soulignent la croissance constante des recettes générées par l’exploitation minière ces dernières années au Zimbabwe ».

« Dans l’optique de quadrupler d’ici 2023 les revenus miniers pour soutenir une économie en difficulté, le gouvernement a en effet multiplié les initiatives depuis fin 2019, avec la lutte contre la contrebande d’or, des efforts pour attirer les investissements étrangers, notamment russes et nigérians ainsi que la lutte contre la corruption », rapporte l’Agence de presse économique.

en effet, le rapport de la Chambre des Mines met en avant un déficit de financement du secteur estimé à 10 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

Par ailleurs, les facteurs qui dissuadent les investisseurs ont pour noms déficit énergétique et volatilité des taux de change, entre autres.

A titre d’exemples, les exportateurs sont obligés depuis l’année dernière d’échanger 40 %, au lieu de 30 % précédemment, de leurs recettes en devises étrangères contre de la monnaie locale auprès de la Banque centrale, à un taux de change inférieur à celui pratiqué sur le marché parallèle.

Zangouna Koné

Secteur: la communauté africaine de l’énergie au pied du mur

0

À l’heure où le débat sur le changement climatique bat son plein, et que se pose la question de savoir si nous devrions utiliser ou monétiser le gaz et d’autres ressources naturelles, il ne faut pas perdre de vue que d’ici 2050 près du quart de la population mondiale (deux milliards et demi de personnes) vivra sur le continent africain. La population de l’Afrique subsaharienne, notamment, devrait doubler d’ici 2050 et sera composée de 60% de jeunes de moins de 25 ans.

Ces statistiques ne peuvent qu’inquiéter, car elles suggèrent qu’un conflit ne manquera pas de surgir entre l’accès à l’énergie et la croissance démographique. Toutefois, des solutions existent : l’adoption de technologies avancées et le développement accéléré du wifi gratuit pour renforcer l’apprentissage et favoriser l’accès aux ressources actuellement disponibles, mais de manière judicieuse, en fonction du cadre dans lequel les projets sont développés. Une évolution dans ce sens n’est pas au-delà des capacités des acteurs du marché, mais très peu d’IPP (Independant Power Producer, ou fournisseurs d’énergie indépendants) parviennent à l’équilibre financier, leur nombre augmente très lentement et risque, d’ici dix ans, d’être dépassé par la croissance démographique. Il faut se rendre à l’évidence : les capacités du secteur énergétique africain sont en conflit avec la croissance de la population et, faute d’être à la hauteur, la communauté des investisseurs risque d’être dépassée.

Comme à chaque édition, le Forum africain de l’énergie sera dédié au développement de projets émanant du secteur privé dont les parties prenantes pourront amplement débattre. Cependant, dans la perspective des élections gouvernementales et des autres changements qui surviennent parallèlement à l’évolution des contextes politiques et des changements de rôle au sein des ministères, le cadre dans lequel le secteur privé opère doit évoluer afin de promouvoir une plus grande stabilité. Le cadre sectoriel égyptien, qui a augmenté la génération d’énergie de 28 GW en seulement 8 ans, est un modèle qui peut être reproduit sur tout le continent, à différentes échelles. Le modèle sud‑africain de l’IPP Office a été largement reconnu comme étant le programme d’énergie renouvelable le plus réussi et le plus dynamique au monde et peut également être reproduit partout sur le continent…

Il existe donc de nombreux exemples dont les décideurs et les parties prenantes peuvent s’inspirer. Le temps presse, mais la bataille n’est pas encore perdue.

Rejoignez-nous à l’AEF pour faire entendre votre voix ! La manifestation ouvrira ses portes dans moins de 11 semaines et l’agenda est déjà rempli à 60%. Plus de 150 intervenants dont 8 ministres de l’énergie, 10 organismes de services aux collectivités, 21 institutions financières de développement et plus de 70 investisseurs du secteur privé sont déjà inscrits : le décor est planté pour un nouvel #aef22 dont l’impact sera plus fort que jamais.

Inscrivez-vous et participez aux discussions interactives qui porteront sur des sujets cruciaux, par exemple :

À la suite de la session Country Project Spotlight: Ghana, d’innombrables investisseurs ont souhaité nous rencontrer pour obtenir de plus amples informations

  • Préparation des projets – Comment les parties prenantes peuvent-elles renforcer leur collaboration pour augmenter le nombre de projets parvenant au stade du bouclage du montage financier ? Exemples récents de succès et d’échecs.
  • Application de solutions pratiques pour les services aux collectivités en Afrique – Quelles solutions réalistes pour relever les défis liés au financement et à la modernisation ?
  • De la COP26 à la COP27 : l’évolution du débat – La voix de l’Afrique dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Ce que l’Afrique attend de la COP27.
  • Comment les engagements pris par la communauté du financement du développement lors de la COP26 ont-ils été canalisés – Que signifie le financement de la transition énergétique et comment est-il déployé ?
  • Le gaz, combustible de l’Afrique, est là pour longtemps – La politique est-elle déconnectée de la réalité ? D’où viendra le financement ?
  • L’Afrique, une centrale électrique à hydrogène verte ? – Quels bénéfices économiques les pays africains tireront-ils réellement de leur investissement dans l’hydrogène ?
  • Intégrer les énergies solaire et éolienne au réseau – Mise en place des infrastructures de distribution nécessaires pour absorber la production d’énergie.
  • Décarbonation des industries et des entreprises – Comment les industries et le secteur minier contribuent-ils à la décarbonation ?

Par ailleurs, la session Country Spotlights réunira des ministres et des directeurs de services aux collectivités du Kenya, d’Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana, d’Égypte, de Tanzanie, du Botswana, du Maroc, du Sénégal, de Côte d’Ivoire et du Mozambique, entre autres. Ils présenteront des projets et des opportunités dans lesquels les parties prenantes pourront s’impliquer immédiatement.

« À la suite de la session Country Project Spotlight: Ghana, d’innombrables investisseurs ont souhaité nous rencontrer pour obtenir de plus amples informations. Je vous remercie chaleureusement de nous avoir offert cette opportunité. Depuis la réunion, six investisseurs se sont rendus au Ghana pour de nouvelles discussions sur les opportunités de développement des énergies renouvelables. » Anthony Boye Osafo-Kissi, directeur général adjoint, Ingénierie, Bui Power Authority, Ghana

Parmi les experts ayant confirmé leur participation à l’événement, citons :

  • M. Matthew Opoku Prempeh (député), ministre de l’Énergie, Ghana
  • M. Fafa Sanyang, ministre du Pétrole et de l’Énergie, Gambie
  • M. Christopher Kirigua, directeur général, Partenariats public-privé, ministère des Finances, Gouvernement du Kenya
  • Mme Ngozi Beckley-Lines, directrice des projets, ministère de l’Énergie, Sierra Leone
  • M. Marcelino Gildo Alberto, PDG, Electricidade de Moçambique (EDM), Mozambique
  • Mme Mandy Rambharos, directrice générale, Just Energy Transition, Eskom, Afrique du Sud
  • M. Daniel Bargoria, directeur général, EPRA (Autorité régulatrice de l’énergie et du pétrole), Kenya
  • M. Hizkyas Dufera, conseiller spécial auprès du ministre, ministère de l’Irrigation et de l’Énergie (MoWIE), Éthiopie

Rejoignez-nous au 24Africa Energy Forum annuel qui aura lieu du 21 au 24 juin à Tour & Taxis à Bruxelles. Cette nouvelle édition retrouvera son format habituel et répondra à tous vos besoins de développement commercial. Économisez 40 % sur le prix d’entrée normal des délégués en vous inscrivant avant le vendredi 8 avril.

Kenya: vers l’achèvement d’un système national de guichet unique électronique

0

Selon Ukur Kanacho Yatani, le ministre des Finances du Kenya, la mise à jour du KenyaTradeNet System – système national de guichet unique électronique – sera achevée d’ici la fin du mois d’avril. Il l’a affirmé, jeudi 31 mars, lors du premier sommet sur la facilitation du commerce en Afrique de l’Est, qui s’est tenu à Nairobi sous le thème « Ré-imaginer la facilitation des échanges à l’ère de la technologie ».

Ukur Kanacho Yatani a expliqué lors de cet évènement organisé par la Kenya Trade Network Agency (KenTrade), l’organisme qui pilote le KenyaTradeNet System, qu’à travers la mise à jour de la plateforme, « certaines des limitations et des caractéristiques qui faisaient défaut au système Kenya TradeNet vont promouvoir l’amélioration du commerce intra-régional et faciliter considérablement la réalisation des échanges commerciaux ». Il a souligné que ce sont 10 années prometteuses qui s’annoncent pour la communauté commerciale nationale et les échanges avec l’extérieur.

Selon le site wearetech.africa, le Kenya TradeNet System est une plateforme en ligne qui sert de point d’entrée unique aux parties impliquées dans le commerce international et la logistique du transport. Ils peuvent y déposer des documents pour dédouaner des marchandises, effectuer des paiements pour régler taxes et autres redevances dues à l’État.

Lancée en janvier 2011, le système regroupe déjà 23 agences gouvernementales sur 38 ciblées, 38 compagnies d’assurance actives, 36 banques, près de 1 529 agents de compensation, 46 agents maritimes et compagnies maritimes, 29 gares de fret de conteneurs et cinq sociétés de manutention de fret. Sa mise à jour a démarré depuis août 2021.

Depuis 2014, KenTrade indique que plus de 3,3 millions de permis ont été délivrés par le biais du système, tandis que plus de 2,8 millions de références uniques d’envoi (UCR) ont été traitées. En décembre 2021, Kenya TradeNet System comptait plus de 16 000 utilisateurs enregistrés.

« Les agences gouvernementales partenaires ont pu collecter un peu plus de 3,5 milliards de shillings kényans (30,3 millions USD) de droits de licence/permis auprès des commerçants et combler les lacunes dues aux paiements manuels. Un total de 445 146 déclarations d’importation d’une valeur totale de 2 900 milliards de shillings kényans ont été enregistrées dans le système du 1er mai 2018 au 30 juin 2021 », rapporte notre de wearetech.africa. 

Mali : Le projet de budget de l’université des sciences sociales et de gestion 2022 est estimé à plus de 6 milliards 919 millions FCFA

0

L’université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB) a tenu le mardi 29 mars la 10ème session de son Conseil d’administration sous la présidence de Amadou Diallo. C’était en présence de Balla Diarra, recteur de ladite université.

Cette session a permis aux participants d’examiner et adopter divers documents relatifs au compte rendu de la 9eme session du conseil ordinaire, du tableau de suivi de l’exécution du plan d’Actions 2021, du projet de plan d’action 2022,du rapport annuel de performance et du projet annuel de performance et de programmation budgétaire et aussi le contrat annuel de performance 2022.

Selon le Recteur de l’USSGB, Pr Balla Diarra « L’année 2021, sur le plan universitaire, a subi les coutre-coups négatifs de la pandémie de la Covid-19 qui a presque paralysé le monde entier en 2020. La fermeture des classes sur la quasi-totalité de cette année, a aggravé le chevauchement des années universitaires dont certaines se recouvrent carrément désormais. Cette situation risque de s’amplifier à cause de l’accroissement vertigineux des effectifs estudiantins, notamment à la FSEG (faculté des sciences économiques et de gestion) . Cette faculté, qui a un effectif déjà très pléthorique de 31 000 étudiants, a inscrit, rien que pour 2022, près de 15 000 autres, soit l’effectif total de certaines universités de la place. A la fin des inscriptions, la FSEG s’attend à un effectif total de plus de 50 000 étudiants en 2022..

Le projet de budget 2022 est estimé à 6 919 766 000 FCFA dont 5 949 591 000 F CFA de subvention de l’État et 970 175 000 F CFA de ressources propres. La subvention de l’État représente donc, comme en 2021, 86% et les ressources propres représentent 14%. La subvention de l’État connaît une diminution d’environ 2% par rapport à 2021. Cette diminution est due principalement à celle du financement obtenu sur le Budget Spécial d’Investissement (BSI) ».

Nematou Sangaré

Mali : Validation d’un Plan de Développement 2022-2026 pour booster la Société Energie du Mali

0


Afin de mettre fin au déséquilibre financier que connait la société Energie du Mali depuis plusieurs années, un Plan de Développement du sous-secteur a été approuvé par les autorités de la Transition sur la période 2022-2026.

Ledit Plan vise à apporter des solutions durables aux difficultés du sous-secteur de l’électricité, d’atteindre l’équilibre financier de la société Energie du Mali, d’améliorer la gouvernance du secteur et le coût du mix de production d’électricité.

De fait, depuis plusieurs années, l’EDM connait un déséquilibre financier ayant occasionné le retard accusé dans la mise en œuvre du Plan Directeur des Investissements Optimaux qui, à son tour, a contribué à affaiblir ses capacités de Production, de Transport et de Distribution.

Le plan, validé en conseil des ministres du mercredi 30 mars dernier, « repose sur un important programme d’investissement axé sur l’exploitation des gisements d’énergies renouvelables, la construction de lignes de transport et de distribution d’électricité afin de limiter la dépendance aux énergies fossiles ».

Quant à la mise en œuvre de ce plan, elle permettra le renforcement de la part de la production solaire, la diminution de la part de la production thermique, l’amélioration des indicateurs opérationnels et financiers par l’augmentation du rendement moyen du réseau et la réduction du coût moyen de revient du Kilo-Watt-heure.

Eu égard à ce qui précède, ce plan traduit l’engagement des responsables de l’EDM à satisfaire aux attentes des populations de plus en plus grandissantes. Certainement un ouf de soulagement quand on sait qu’en cette période de forte chaleur les délestages sont récurrents.

Madick Niang

A l’offensive: l’Armée Malienne fustige les accusations gratuites à son encontre et appelle à la raison

0

Dans un communiqué rendu public ce mardi, le Chef d’Etat-major général des armées fustige la posture de ceux qui véhiculent des allégations infondées d’exactions sur les populations civiles imputées à ses hommes sur le terrain.

Ce qui l’a amené à dire que porteurs de ces informations infondées n’ont d’autres objectifs que de ternir l’image des FAMa résolument engagées dans la lutte pour la liberté, la sécurité et la protection des populations.

Dans son communiqué de responsabilisation, le Chef des troupes rassure les populations sur le professionnalisme dont les FAMa font preuve sur le front. En exemple, il cite sur tant d’opération, celle qui a permis de libérer 03 otages chinois en novembre 2021.

En ce qui concerne l’opération à Moura qui fut une réussite, l’EMGA magnifie le professionnalisme des FAMa dans le processus de conduite de ladite opération, notamment dans la phase de collecte de renseignements, l’action majeure aéroportée et aéroterrestre, la gestion des imprévus et l’exfiltration des forces.

Selon lui, la précision des renseignements collectés par des moyens techniques et électroniques à Moura a été le fondement de la réussite de l’opération.

« L’action aéroportée et aéroterrestre ayant mobilisé des drones de surveillance, 05 hélicoptères dont 3 de transport Mi 171 et 02 de combat Mi 35, 04 groupes d’action de forces spéciales a initialement permis de cerner la zone de regroupement des terroristes », précise-t-il.

S’il y a eu de violents combats à Moura, l’EMGA indique qu’ils ont permis de contrôler le secteur sud de la localité, suite à une désorganisation des terroristes en débandade.

Ainsi, pris en étau, ajoute-t-il, les terroristes tentant de fuir la localité sur les plaines ont été interceptés et neutralisés par le Mi 35 en couverture. En conséquence, le contrôle total de la localité a permis de faire le tri, rechercher, identifier des terroristes déguisés et dissimulés parmi les populations civiles, écrit-il.

Quant, à la fouille, nous précise l’armée, a abouti à la récupération d’importants matériels militaires et la destruction d’un magasin et d’un dépôt de munitions fortement gardés et vraisemblablement piégés.

A l’issue de l’opération vivement saluée par les populations opprimées et otages des terroristes, l’EMGA indique que les suspects interpellés et les groupes d’action ont été exfiltrés hors de la zone par air. Et « les suspects terroristes ont été mis à la disposition de la prévôté », pour répondre de leurs actions devant la justice, indique le communiqué.

En toute responsabilité, l’EMGA qui s’incline devant la mémoire de vaillants soldats morts au cours des combats tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, a également tenu à féliciter les FAMa pour leur bravoure et engagements pour la défense du territoire national, la Protection des personnes et leurs biens et la lutte contre le terrorisme.

Sur la question du respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit International Humanitaire (DIH), l’armée rappelle qu’ils restent une priorité dans la conduite de ses opérations d’où les énormes efforts de sensibilisation et de formation de même que l’ouverture systématique d’enquête à chaque fois que des allégations sont portées contre l’action des FAMa.

Enfin, l’EMGA invite au respect de la mémoire des vaillants soldats tombés sur le champ d’honneur de même que toutes les victimes du terrorisme et rappelle également à la retenue contre les spéculations diffamatoires qui ne servent pas notre armée résolument engagée pour la paix et la quiétude.

Oumar Traoré