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Gabon: le port d’Owendo affiche un chiffre d’affaires d’environ 146,5 millions USD, en hausse de 11 en 2021

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Annoncé le ministère Gabonais de l’Économie dans sa dernière note de conjoncture économique, le port d’Owendo, principale place portuaire du Gabon, a enregistré des performances haussières en 2021 avec un chiffre d’affaires du port est passé de 77,6 milliards FCFA en 2020, soit (environ 132, millions USD) pour s’établir à 86,1 milliards FCFA, soit (environ 146,5 millions USD) en 2021, en hausse de 11 %.

Selon le site nouveaugabon.com, « Cette progression, explique le ministère, a été rendue possible par la manutention de marchandises qui a augmenté de 14,3 % à 6,4 tonnes, tirée par le manganèse. En effet, 5 087 948 tonnes de manganèse ont été transportées en 2021, contre 4 441 767 tonnes l’année d’avant.

Par ailleurs, le volume global de marchandises a aussi connu une courbe montante : 6 483 194 tonnes à fin 2021, contre 5 674 209 tonnes en 2020, soit une hausse de 14,3 %. Pourtant, au même moment, les mouvements des bateaux se sont accrus de 13,8 %.

Notons que la place portuaire a enregistré 264 mouvements de bateaux au cours de la période sous revue, contre 232 en 2020. Pour rappel, le ministère de l’Économie estime que l’activité au niveau des quais sous douane gérés par Olam GSEZ (cargo et terminal minéralier) a une nouvelle fois enregistré des résultats satisfaisants.

Pour rappel, Owendo est une commune de l’agglomération de la capitale Libreville, située dans le département du Komo-Mondah dans la province de l’Estuaire. le port Owendo est le premier port du pays. C’est un port de commerce, à grumes et de minerais.

Zangouna Koné

Au Kenya, la Banque centrale annonce de nouvelles mesures réglementaires contre la branche Ecobank du Pays

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Publié le lundi 28 mars 2022, la Banque centrale du Kenya (CBK) annonce à travers une note avoir pris des mesures réglementaires à l’endroit d’Ecobank Kenya Limited. L’Institution financière Keyniannne évoque des pratiques commerciales dangereuses allant jusqu’à la violation des directives prudentielles sur les limites d’exposition aux devises étrangères en mars 2022. NB: 1 dollars = 587,08 F CFA, ce jours

« En enquêtant sur les transactions commerciales d’Ecobank […] il est évident qu’il ne disposait pas de contrôles des risques suffisamment solides pour empêcher les dépassements de ses limites d’exposition au risque de change ou la déclaration inexacte de sa position», peut-on lire dans le communiqué de l’autorité monétaire kényane.

Selon la note rendue publique, la CBK inscrit cette mesure réglementaire dans l’optique de construire des marchés financiers sains, équitables et transparents, conformes à la loi, et aux meilleures pratiques mondiales.

« En tant que régulateur du système bancaire, elle recommande à la Banque de mettre en place, au plus tard ce jeudi 31 mars, un plan de redressement pour s’assurer que les défaillances opérationnelles qui ont conduit à la non-conformité de ses pratiques commerciales sont corrigées », précisé, l’Agence ecofin.

Daouda Bakary Koné

En Tunisie, Kaïs Saïed annonce la dissolution du parlement

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Il s’agit d’une faite annonce le mercredi 30 mars, par le président de la République, Kaïs Saïed lors d’un discours télévisé. Le Parlement tunisien vient d’être dissous.

« J’annonce aujourd’hui, en ce moment historique, la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple pour préserver l’Etat et ses institutions, et pour préserver le peuple tunisien », a déclaré le chef d’Etat. Cette mesure vient confirmer la mainmise du dirigeant sur toutes les principales institutions du pays, selon un processus entamé il y a huit mois.

Vivement contesté par l’opposition avec en tête d’affiche le parti Ennahdha, Kaïs Saïed devrait donc continuer par gouverner par décrets et par ordonnances jusqu’à l’organisation des nouvelles élections. Celles-ci ont été fixées au 17 décembre prochain, après un référendum qui est attendu le 25 juillet.

« la Tunisie fait face à des défis structurels majeurs qui se manifestent à travers des déséquilibres macroéconomiques profonds, une croissance très faible malgré son fort potentiel, un taux de chômage trop élevé, un investissement trop faible, et des inégalités sociales », a-t-il rappelé le Fonds Monétaire International.

Notons que Kaïs Saïed, né le 22 février 1958 à Tunis, est un homme d’État tunisien, président de la République depuis le 23 octobre 2019. Universitaire spécialisé en droit constitutionnel et juriste de profession, il est président de l’Association tunisienne de droit constitutionnel de 1995 à 2019.

Moussa Koné

Tchad: environ 570,75 millions USD de la FED en réponse aux aides budgétaires et de la balance des paiements sous forme des DTS

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Les autorités tchadiennes et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont entamé des discussions pour la première revue du programme soutenu par la FEC approuvé le 10 décembre. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours. La situation économique et financière du Tchad a été plus faible que prévu en 2021. La production pétrolière a été nettement inférieure aux prévisions, tandis que l’insuffisance des précipitations a entraîné une mauvaise production agricole et des pressions sur les prix des céréales. Ces pressions devraient être amplifiées par la guerre en Ukraine et accroître sensiblement l’insécurité alimentaire.

Les perspectives pour 2022 restent globalement favorables, avec un croissance prévue de 2.3 %, mais sujettes à une forte incertitude. La hausse des prix du pétrole, si elle se maintenait, créerait des opportunités pour reconstituer des réserves et améliorer la composition du financement du déficit non pétrolier, tandis que la montée de l’insécurité alimentaire nécessite une coordination renforcée avec la communauté des donateurs sur des programmes de soutien. Outre l’engagement continu des autorités en faveur de politiques et de réformes saines, la finalisation rapide d’un traitement de la dette au titre du Cadre Commun du G20 et un soutien important des donateurs sont essentiels au rétablissement de la viabilité de la dette.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Édouard Martin s’est rendue à N’Djamena du 16 au 30 mars 2022 pour mener des discussions au titre de la première revue du programme appuyé par l’accord FEC approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 10 décembre 2021. Le nouvel accord FEC d’une durée de 36 mois, d’un montant de 392,56 millions de DTS (environ 570,75 millions de dollars ou 280 % de la quote-part), aidera à répondre aux importants besoins budgétaires et de la balance des paiements du Tchad, notamment en catalysant le soutien financier des donateurs officiels.

À l’issue de cette mission, M. Martin a fait la déclaration suivante :

« Les autorités tchadiennes et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont entamé des discussions pour la première revue du programme appuyé par la FEC approuvé le 10 décembre. Ces discussions se poursuivront dans les prochains jours afin de parvenir à un accord qui pourrait être soumis à approbation au Conseil d’administration du FMI.

« Les évolutions macroéconomiques en 2021 ont été moins favorables que prévu. La production pétrolière s’est contractée, en raison des difficultés de production rencontrées par une grande compagnie pétrolière, tandis que l’activité non pétrolière a été contrainte par les effets cicatriciels de la pandémie de COVID-19, ainsi que par des conditions météorologiques défavorables dues au changement climatique. Dans l’ensemble, le PIB réel s’est contracté de 0.3 %, sous l’effet d’une réduction de 3 % de la production pétrolière. Alors que l’inflation annuelle moyenne était limitée à -0,8 % en 2021, la mauvaise récolte 2021/22 a alimenté les pressions inflationnistes, les prix des denrées alimentaires ayant augmenté de 6 % en glissement annuel en janvier. Ces pressions devraient être aggravées par la guerre en Ukraine.

Les autorités poursuivent les discussions sur un traitement de la dette avec leurs créanciers extérieurs dans le cadre du cadre commun du G20

« La performance dans le cadre du programme a été mitigée. Deux des trois critères de réalisation quantitatifs à fin décembre 2021 ont été respectés, le critère relatif au solde primaire hors pétrole n’ayant pas été atteint en raison de dépassements de dépenses en équipements militaires et en masse salariale, reflétant des tensions sécuritaires et sociales. Des progrès ont été enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles, deux repères structurels ayant été atteints, tandis que les réformes couvertes par les trois autres devrait être finalisées dans les semaines à venir.

« Les perspectives pour 2022 restent globalement favorables mais soumises à des risques importants. Après s’être contractée au cours des deux dernières années, l’activité économique devrait croître de 2,3 % en 2022, tirée par une reprise des productions pétrolière et non pétrolière. Poussée par les prix alimentaires, l’inflation devrait atteindre environ 4 % en moyenne. Les risques pesant sur les perspectives comprennent : une éventuelle résurgence de la pandémie et de nouveaux retards dans la vaccination ; les problèmes de sécurité; les risques de refinancement de la dette intérieure ; et les retards éventuels dans la mise en œuvre des réformes.

« Dans ce contexte, les discussions ont porté sur les mesures visant à renforcer les finances publiques. Les efforts pour accroître la mobilisation des recettes intérieures doivent s’intensifier. Si les dépenses totales, y compris la masse salariale, doivent être contenues, les dépenses sociales doivent être protégées. Compte tenu de la forte volatilité des prix du pétrole, les recettes pétrolières supplémentaires seront utilisées pour reconstituer les réserves de liquidités et réduire la dépendance du gouvernement à l’égard des emprunts intérieurs auprès d’un système bancaire contraint.

« L’équipe du FMI s’est également entretenue avec les autorités des réformes structurelles supplémentaires à mettre en œuvre en 2022-23. Ces réformes porteront notamment sur le renforcement de la gestion des finances publiques et la mobilisation des recettes intérieures, l’amélioration de la gouvernance et de la transparence, et l’amélioration de l’environnement des affaires.

« Les discussions ont également porté sur l’insécurité alimentaire. Dans le cadre du plan de réponse humanitaire 2022, les autorités ont préparé un cadre pour apporter une assistance aux plus vulnérables jusqu’à la période de soudure. Parallèlement à l’assistance déjà fournie par le Programme alimentaire mondial et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’utilisation de l’allocation de DTS contribuera à la mise en œuvre de ce plan en permettant aux autorités de reconstituer un stock de céréales suffisant.

« Les autorités poursuivent les discussions sur un traitement de la dette avec leurs créanciers extérieurs dans le cadre du cadre commun du G20. Ces discussions devront être finalisées préalablement la revue à venir du programme.

« L’équipe du FMI tient à remercier les autorités tchadiennes et les autres homologues pour leur hospitalité, leur excellente coopération et des discussions franches et constructives.

La mission a été reçue par M. Haroun Kabadi, président du Conseil national de transition. Elle a rencontré M. Tahir Hamid Nguilin, Ministre des Finances et du Budget, M. Mahamat Hamid Koua, Ministre de l’Economie, de la Planification du Développement et de la Coopération Internationale, M. Haliki Choua, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, M. Mahamat Ahmat Alhabo, Ministre de la Justice, M. Ali Djadda Kampard, Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Idriss Ahmat Idriss, le Directeur National de la BEAC, et d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires internationaux au développement.

Le Marocain Nasser Bourita s’entretient avec son homologue Soudanais

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Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, Nasser Bourita, a eu, le mercredi 30 mars à Rabat, des entretiens avec le ministre des Affaires Etrangères par intérim de la République du Soudan, Ali Al-Sadiq Ali.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette entrevue, Al-Sadiq a indiqué que ses entretiens avec Bourita ont été l’occasion de mettre en exergue l’excellence des relations liant le Maroc et le Soudan dans divers domaines, et de souligner la nécessité d’œuvrer de concert pour les hisser à des niveaux supérieurs au service des intérêts des deux pays et des deux peuples.

Le chef de la diplomatie soudanaise a insisté sur l’importance de la poursuite de la communication et de la coordination entre le Maroc et le Soudan

A cet égard, le chef de la diplomatie soudanaise a insisté sur l’importance de la poursuite de la communication et de la coordination entre le Maroc et le Soudan sur toutes les questions d’actualité, aussi bien à l’échelle du continent africain et de la Ligue Arabe que sur le plan international, en vue d’aboutir à une convergence des positions des deux pays au sein des fora régionaux et internationaux.

Au cours de cette rencontre, a ajouté M. Al-Sadiq, de nombreux dossiers concernant la région sahélo-saharienne ont été également abordés, au moment où Rabat accueille, deux jours durant (29 et 30 mars), les travaux de la 21ème session ordinaire du Conseil exécutif de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD).

La 21ème session ordinaire du conseil exécutif de la CEN-SAD se tient à la suite de la décision prise par le Sommet extraordinaire (du 13 avril 2019 à N’Djamena), et connait la participation des ministres des affaires étrangères des États membres en vue d’examiner diverses questions visant la redynamisation de ce groupement régional.

Mali: Cora Gold annonce le démarrage de ses forages au projet aurifère de Sanankoro

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Au mali, Cora Gold Limited, la société aurifère axée sur l’Afrique de l’Ouest, a annoncé le 17 Mars dernier que suite à l’annonce de17 février 2022, le forage des ressources a maintenant commencé auProjet aurifère Sanankoro de la société(« Sanankoro » ou le « Projet ») dans le sud Mali.

POINTS FORTS

●  Programme de forage de 7 500 m en cours

●  Axé sur l’amélioration de l’estimation actuelle des ressources minérales (‘MRE’) de 809,3 koz à 1,15 g/t Au

● Fort potentiel d’expansion – tous les gisements restent ouverts en profondeur et latéralement

●  Le forage doit être achevé au deuxième trimestre 2022 et les résultats seront publiés au fur et à mesure de leur réception

 « Nous avons plusieurs chantiers en cours alors que nous visons à réaliser une étude de faisabilité définitive dans les mois à venir, parallèlement à un programme d’expansion des ressources, qui, selon nous, améliorera encore les niveaux quantiques et de confiance de notre MRE. Nous avons constamment démontré le potentiel de Sanankoro à devenir une mine d’oxyde à ciel ouvert et à creusement libre et les travaux s’accéléreront tout au long de 2022 alors que nous cherchons à concrétiser cela. Nous sommes impatients de partager les mises à jour de ce programme de forage au cours des prochaines semaines », a déclaré Bert Monro, PDG de Cora.

Daouda Bakary Koné

Au Mali, Firefinch annonce l’acquisition d’un nouveau permis d’Exploitation de son projet aurifère de Finkola

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Au Mali, la compagnie minière australienne Firefinch Limited a annoncé le Mercredi 31 Mars 2022 via une note que sa filiale Birimian Gold Mali SARL a obtenu un Permis d’Exploitation, (licence) minière, couvrant « l’exploration de Finkola Licence ».

Selon la Juniore Australienne opérant au Mali, le processus de transfert du permis minier à une société malienne à but unique (la Société), tel que requis par la législation malienne, va maintenant commencer. Elle explique également que « la Société sera initialement détenue à 100 % filiale de Firefinch et sera une société autonome distincte de Morila ».

Il faut signaler également que le Mali a le droit de recevoir une participation gratuite de 10 % dans la Société, avec une option d’achat d’un 10 % supplémentaires à la juste valeur marchande. « Une fois constituée, la Société conclura des accords commerciaux sans lien de dépendance avec Morila pour Morila pour exploiter et gérer les activités d’extraction et de transport à Beledjo et traiter le minerai extrait pour son compte jusqu’à la production de doré », peut-on lire dans la note rendue publique.

Pour sa part, le directeur général de Firefinch, le Dr Michael Anderson, a déclaré que « L’octroi du Permis d’Exploitation pour Finkola est une autre étape importante dans la montée en puissance de la production à Morila. Beledjo nous donne une autre source de minerai et surtout fournit du minerai d’oxyde pour le mélange avec minerai frais du Morila Super Pit.

Par ailleurs, la licence Finkola est située à 23 kilomètres au nord-ouest de la mine d’or Morila de Firefinch (Figure 1) et contient le gisement aurifère Beledjo-Koting (Beledjo) ainsi que les prospects K2, K3 et autres. Le zone de licence est contiguë à la licence minière de Morila.

Beledjo contient des réserves de minerai probables de 20 000 onces d’or (0,63 million de tonnes à 0,98 g/t d’or1) dans une ressource minérale indiquée et présumée de 30 000 onces d’or (0,93 million de tonnes à 1.01g/t2, reportez-vous au tableau 1). L’octroi de la licence minière permet à Firefinch d’ajouter Beledjo dans l’exploitation minière planifier et commencer les travaux préliminaires du site.

En outre, un programme de contrôle du niveau de surface a été récemment achevé et sera utilisé pour mettre à jour la ressource modèle avant l’extraction. Il est important de noter qu’il n’y a pas eu d’exploitation minière antérieure à Beledjo, ce qui signifie des quantités de minerai oxydé deviendront disponibles pour être mélangées avec du minerai frais du Super Pit de Morila.

Notons que le Permis d’Exploitation est accordé pour une durée de douze (12) ans avec possibilité de renouvellement pendant dix (10) ans. Le permis minier fournit également un pipeline de développement pour d’autres prospects au sein de la licence Finkola.

Zangouna Koné

Le Niger et le Savannah Energy signent un protocole d’accord pour développer un parc éolien de 250 MW dans la région de Tahou

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La Chambre africaine de l’énergie (AEC) ) effectue actuellement une visite européenne de haut niveau, rencontrant des représentants gouvernementaux, des leaders africains de l’énergie et des parties prenantes clés pour discuter de l’état d’avancement du secteur de l’énergie en Afrique. Cette semaine, le président exécutif de l’AEC, NJ Ayuk, s’est rendu à Londres pour rencontrer S.E. Mahamane Sani Mahamadou, ministre du pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Niger, Vicky Ford, ministre britannique pour l’Afrique, et Andrew Knott, PDG de la société énergétique britannique axée sur l’Afrique, Savannah Energy, au parlement britannique pour discuter du mix énergétique de l’Afrique, où un protocole d’accord historique a été signé entre SE Mahamadou et Knott.

Représentant la voix du secteur de l’énergie en Afrique, l’AEC s’est engagée à soutenir les acteurs de l’industrie de l’énergie comme Savannah Energy qui concluent des accords qui contribueront à accélérer le développement du secteur de l’énergie en Afrique, en particulier dans le but d’abolir la pauvreté énergétique. Le continent représentant à la fois un paysage énergétique à multiples facettes et à fort potentiel, la nécessité d’une collaboration renforcée sur l’ensemble du spectre énergétique est nécessaire si le continent veut lutter contre la pauvreté énergétique, stimuler le développement économique et créer des marchés libres et compétitifs.

À cet égard, l’AEC a plaidé et continue de plaider en faveur d’un mix énergétique fort et diversifié en Afrique, où de multiples ressources et technologies sont adoptées. Des pays comme le Niger, par exemple, riches en ressources renouvelables et avec des objectifs ambitieux d’accès universel à l’électricité d’ici 2035, font déjà des progrès significatifs vers la diversification grâce à l’adoption de technologies d’énergie renouvelable. Cela a été mis en évidence à Londres où Savannah Energy et S.E. Mahamadou a signé un protocole d’accord historique pour le développement d’un parc éolien de 250 MW dans la région de Tahou au Niger. Le parc éolien représente le premier du pays et comprendra jusqu’à 60 turbines, dont l’électricité sera intégrée au réseau électrique national et régional. Le projet marque une étape importante vers la réduction de la pauvreté énergétique en Afrique de l’Ouest, augmentant la capacité de production et l’accès à l’électricité du pays tout en servant de modèle pour d’autres pays riches en énergies renouvelables qui cherchent à diversifier leur mix énergétique.

« Je suis ravi d’annoncer aujourd’hui nos plans pour le développement du Parc Eolien de Tarka. Il s’agit d’un projet véritablement transformateur pour le Niger, qui pourrait augmenter considérablement la capacité de production d’électricité du pays sur le réseau. Un tel projet devrait stimuler une augmentation significative de l’activité économique à travers notre pays, créant directement et indirectement des milliers d’emplois au cours de la prochaine décennie », a déclaré S.E. Mahamadou.

Il s’agit d’un projet véritablement transformateur pour le Niger, qui pourrait augmenter considérablement la capacité de production d’électricité du pays sur le réseau

En tant qu’acteur majeur de l’énergie au Nigeria, au Tchad et au Niger, Savannah Energy a déjà réalisé des progrès significatifs dans la promotion du développement énergétique de l’Afrique. Au Nigéria, la société britannique est impliquée dans le secteur en amont, détenant des intérêts dans deux champs pétroliers et gaziers onshore à grande échelle ; et le secteur intermédiaire, avec une participation de 80 % dans l’installation de traitement de 200 millions de pieds cubes standard par jour d’Accugas ainsi que d’un réseau de gazoducs de 260 km. Grâce à ces projets, la société fournit du gaz pour permettre plus de 10 % de la production d’énergie thermique du pays. De plus, au Niger, Savannah Energy détient des intérêts sous licence couvrant 13 655 km² dans le bassin du Rift d’Agadem, soit environ 50 % du principal bassin pétrolier du pays. À ce jour, la société a fait cinq découvertes à partir de cinq puits répartis sur cinq champs pétrolifères. En conséquence, la société représente l’un des poids lourds de l’Afrique de l’Ouest et sera un partenaire précieux pour le Niger alors que le pays s’efforce d’atteindre ses objectifs en matière d’énergie renouvelable.

« Le message est clair. Si vous créez un environnement propice qui respecte l’entreprise et le marché libre, les investissements viendront. Le gouvernement du Niger a fait exactement cela. Félicitations à Savannah Energy et au ministre de l’Énergie du Niger pour avoir concrétisé cet accord. Savannah Energy représente une entreprise énergétique qui fait quelque chose de nouveau. Une bouffée d’air frais en Afrique avec un fort accent sur l’avenir de l’énergie. Le projet inaugural d’énergie renouvelable de la société sera essentiel pour le Niger alors qu’il s’apprête à abolir la pauvreté énergétique tout en renforçant le rôle des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays. Je suis encouragé par les emplois, les investissements, les opportunités, l’impact qu’ils ont dans les communautés dans lesquelles ils opèrent. Plus important encore, l’espoir qu’ils apportent à tant de personnes qui ont été ignorées. Savannah Energy est l’exemple d’une entreprise internationale travaillant en collaboration pour le bien de notre continent. Le protocole d’accord signale une nouvelle ère d’investissement et de développement au Niger et en Afrique, et nous attendons avec impatience qu’Andrew Knott et son équipe aillent jusqu’au bout », a déclaré Ayuk.

Alors que l’AEC continue de faire pression pour renforcer les investissements et les partenariats dans le paysage énergétique africain, en mettant l’accent sur la diversification et l’intégration énergétiques, des événements tels que la prochaine Semaine africaine de l’énergie (AEW) 2022, qui se tiendra du 18 au 21 octobre au Cap, joue un rôle déterminant dans la facilitation de nouveaux accords et la conduite d’un dialogue axé sur l’Afrique. Des événements tels que l’AEW 2022 s’avèrent particulièrement précieux pour les pays africains alors qu’ils font progresser l’expansion et le développement de l’énergie, et pour les sociétés énergétiques internationales alors qu’elles s’efforcent de renforcer leur présence sur les principaux marchés africains.

« S.E Mahamadou a été confirmé comme conférencier principal lors du premier événement énergétique du continent, AEW 2022, où il animera une discussion animée sur la diversification énergétique. Il a signé le mois dernier un accord sur l’hydrogène vert avec la société allemande Emerging Energy Corp et le ministre comprend et plaide pour une approche énergétique intégrée en Afrique. Il veut que chaque source d’énergie soit utilisée. Face à la transition énergétique et aux bouleversements des marchés mondiaux, cette approche est particulièrement importante. À l’AEW 2022, nous attendons avec impatience que des entreprises internationales – telles que Savannah Energy – et les ministres africains de l’énergie se mettent au travail, signent des accords et forment des partenariats qui accéléreront le développement de projets pour les années à venir », a conclu Ayuk.

AEW 2022 est la conférence annuelle, l’exposition et l’événement de réseautage de l’AEC. AEW 2022 réunit les acteurs africains de l’énergie avec des investisseurs et des partenaires internationaux pour stimuler la croissance et le développement de l’industrie et promouvoir l’Afrique en tant que destination des investissements énergétiques. Des organisations clés telles que l’Organisation africaine des producteurs de pétrole, ainsi que des poids lourds africains, dont la Guinée équatoriale et le Nigéria, se sont associés à l’AEW, renforçant ainsi le rôle que l’événement jouera dans l’avenir énergétique de l’Afrique.

Côte d’Ivoire: Le Forum de la Presse Economique et Financière récence des pistes pour briser le plafond de verre en faveur des Femmes Journalistes Financiers et Economiques

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Peu présentes dans les médias, les femmes sont davantage absentes dans les rédactions spécialisées et leur accès aux financements est une arlésienne. On compte très peu de femmes journalistes spécialisées dans les finances et l’économie dans la plupart des pays africains. Le Bénin, compte par exemple une seule journaliste économique, selon Félicienne Houesso du journal L’économiste. Au Burkina Faso, une seule femme officie dans le desk économie du quotidien public Sidwaya, d’après Nadège Yé qui en était jusqu’à récemment la cheffe, même situation dans la Tribune Afrique au Cameroun où, en quasiment dix ans de carrière, sa rédactrice en chef adjointe, Ristel Tchounand n’a vu arriver qu’une seule femme dans le desk économie.

Ce constat a été dressé par les membres et participants au panel intitulé, « Comment renforcer la place des femmes dans le journalisme d’affaires ? », au premier jour du Forum de la presse économique et financière qui s’est tenu les 24 et 25 mars 2022 de façon hybride (présentiel et en visioconférence). Organisé sur le thème, « Les enjeux du développement durable et de la santé », le forum a relevé que les femmes journalistes sont souvent cantonnées aux rubriques sociétés dans les médias. En l’absence d’études sérieuses dans le secteur, les panélistes avancent diverses raisons pour expliquer le peu d’entrain des journalistes femmes pour les rubriques économiques et financières : sociologiques, culturelles, choix personnel des femmes, formation, etc. Seule exception, au Maroc, le journal L’économiste, propriété du Groupe de presse Eco-Médias emploie plus de journalistes femmes que d’hommes. Même chose chez « Entrepreneur In Africa » où on dénombre neuf femmes sur les quatorze journalistes du magazine spécialisé.

« L’année dernière encore, on avait 4 femmes cheffes de rubrique sur 6 rubriques et la rédactrice en chef de L’économiste est une femme, témoigne Nadia Salah, docteure en économie monétaire, cofondatrice et ancienne directrice des rédactions du Groupe Eco-Médias. Pourquoi les services se féminisent si rapidement ? Je pense que les femmes au Maroc en veulent », analyse Nadia.

Elle raconte que la situation exceptionnelle de son média, a poussé la direction a fixé un ratio de 60% de femmes journalistes et 40% d’hommes pour permettre aux hommes, paradoxe ici, de se faire une place.

Mais si elles sont absentes dans les rubriques sur l’économie, les finances ou l’environnement, les femmes préfèrent l’audiovisuel ou les rubriques société (santé, people, éducation et autres) où elles y vont par choix ou pousser par les responsables médiatiques.

Prenez la parole

Les institutions financières doivent comprendre que le marché féminin est un marché porteur, que les femmes entrepreneures ont la capacité de prendre des crédits et de les payer

Dans l’entrepreneuriat féminin, même s’il est établi de façon documentée que les femmes africaines montent des affaires plus rapidement que partout ailleurs dans le monde (+25 à 30% pour les Africaines), leur accès aux financements est toujours problématique. En général, elles représentent entre 0 et 5% des portefeuilles des banques ou des microfinances, souligne Esther Dassanou, responsable du programme « Action affirmative pour le financement de l’entreprenariat féminin en Afrique (AFAWA, sigle en anglaisà la Banque africaine de développement. La Banque estime que le déficit de financement pour les entreprises détenues par les femmes en Afrique monte jusqu’à 42 milliards de dollars. Là aussi, outre les raisons précédemment évoquées, il y a la méconnaissance des banques et institutions financières des besoins et problèmes spécifiques des femmes. En Afrique francophone par exemple, elles exigent des titres fonciers aux femmes pour accéder aux crédits. Or, les femmes n’ont pas accès à la terre donc aux titres fonciers, fait observer Esther Dassanou. Pour que les femmes percent le plafond de verre, Éric Agnero, analyste politique et économique basé aux États-Unis estime que le renforcement des systèmes démocratiques obligerait les pouvoirs publics à prendre des décisions favorables aux femmes sous l’effet de la pression horizontale (populations) et verticale (décideurs).

L’éducation et la formation sont des solutions qui permettront aussi aux femmes de percer le plafond de verre et embrasser les métiers qui semblent se masculiniser dans les médias et dans d’autres secteurs.

Esther Dassanou y a exposé les solutions concrètes proposées par la Banque africaine de développement : création du département genre, élaboration d’une stratégie genre qui soit intégrée dans la stratégie de développement de la Banque et lancement de l’initiative AFAWA pour combler le déficit de financement des femmes entrepreneures, etc.

« C’est une initiative qui permet de faciliter l’accès au financement en diminuant les besoins en garantie nécessaires pour que les femmes entrepreneures africaines puissent accéder au financement, a-t-elle expliqué. La Banque utilise aussi d’autres instruments tels que les lignes de crédit, les participations dans les fonds d’investissements, les lignes commerciales pour faciliter le financement des femmes entrepreneures et plus particulièrement des PME détenues par les femmes ».

Outre la mise en place de réglementations favorables à l’entreprenariat féminin, les femmes elles-mêmes doivent être plus visibles, prendre la parole et montrer qu’elles réussissent pour donner l’exemple aux autres et changer la perception que les financiers ont du marché féminin.

« Les institutions financières doivent comprendre que le marché féminin est un marché porteur, que les femmes entrepreneures ont la capacité de prendre des crédits et de les payer. Les recherches montrent que les femmes remboursent leurs prêts », assure Esther Dassanou. 

La Suisse annonce 21,8 millions de francs suisse pour lutter contre la migration irrégulière des enfants et adolescents en Afrique du Nord et de l’Ouest

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Chaque année, 5 millions d’enfants et d’adolescents d’Afrique du Nord et de l’Ouest se retrouvent sur les routes de l’exil. Bien souvent, ils ne sont pas accompagnés et s’exposent ainsi à de graves dangers. Lors de sa séance du 30 mars 2022, le Conseil fédéral a donc décidé de débloquer pour les quatre prochaines années un montant d’environ 21,8 millions de francs pour leur protection et la création sur place de perspectives d’avenir.

Dans le cadre de sa politique extérieure en matière de migration, la Suisse soutient les efforts des pays d’origine et de transit visant à améliorer la protection et l’intégration des migrants sur place et à agir durablement sur les causes complexes de la migration irrégulière et du déplacement forcé. L’Afrique du Nord, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest font partie des régions prioritaires de l’action menée par la Suisse dans le cadre sa politique extérieure en matière de migration, au même titre que le Moyen-Orient, les Balkans occidentaux et la Corne de l’Afrique.

Ce projet vise notamment à défendre leurs droits, à les protéger contre toute forme d’abus et à leur donner accès à une formation de base

La migration intra-africaine est un phénomène important en Afrique du Nord et de l’Ouest. La pauvreté, l’absence de perspectives économiques, les conflits armés, le changement climatique ou encore la rigidité des traditions, des coutumes et du carcan social, en particulier pour les filles, sont les principales raisons qui poussent les jeunes à quitter leur pays. La pandémie de COVID-19 et ses conséquences économiques et sociales ont eu pour effet d’intensifier la pression migratoire dans la région et d’accroître encore les risques le long des itinéraires empruntés par les migrants. Selon les estimations des Nations Unies, parmi les 45 millions de personnes qui ont fui leur pays d’origine se trouvent plus de 5 millions d’enfants et d’adolescents, parfois non accompagnés. Près de la moitié d’entre eux sont des filles et des jeunes femmes. Les risques sont grands pour ces jeunes d’être victimes de la traite des êtres humains, de tomber dans les griffes de trafiquants de drogue ou d’autres organisations criminelles ou encore d’être enrôlés par des groupes extrémistes ayant des accointances avec le terrorisme.

Amélioration des perspectives pour les enfants et les jeunes migrants

Dans ce contexte, la Direction du développement et de la coopération (DDC) et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) ont décidé de lancer un projet commun en vue d’améliorer les perspectives de vie des enfants et des jeunes migrants. Ce projet vise notamment à défendre leurs droits, à les protéger contre toute forme d’abus et à leur donner accès à une formation de base. Il a également pour but de créer des alternatives propres à permettre aux enfants et aux adolescents de mieux s’intégrer dans leurs régions et leurs pays d’origine, l’idée étant qu’ils renoncent à emprunter la route dangereuse de la Méditerranée pour rejoindre l’Europe.

Dans une première phase, le projet se concentre sur la Tunisie, le Maroc, la Guinée, le Mali et le Niger. Une grande partie des moyens mis à disposition est prévue pour l’encadrement et l’intégration des enfants et des adolescents dans la région. Environ 26% des ressources seront utilisées au Maroc et en Tunisie: deux pays à partir desquels des mineurs tentent souvent de migrer de manière irrégulière vers l’Europe.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la thématique prioritaire de la migration définie dans la stratégie de coopération internationale 2021-2024 et complète un projet analogue mené le long des itinéraires migratoires d’Afrique de l’Est, financé également par la Suisse.