En Egypte,l’opérateur de télécommunications Telecom Egypt a signé, le dimanche 27 mars 2022, un accord avec la Banque européenne d’investissement (BEI), l’organe de financement de l’Union européenne. L’accord porte sur un prêt à moyen terme de 150 millions d’euros (164,5 millions USD) qui servira à étendre le réseau 4G de l’opérateur mobile sur l’ensemble du territoire de la République arabe d’Égypte.
Il s’agit du plus grand prêt octroyé par la Banque européenne d’investissement pour le développement de réseaux mobiles en Afrique. Cette facilité de crédit porte à plus de 1,5 milliard USD la somme totale levée par Telecom Egypt ces quatre dernières années pour soutenir ses opérations d’investissements.
Selon l’Agence ecofin, Telecom Egypt utilisera ces fonds pour développer et améliorer la couverture de son réseau de téléphonie mobile en construisant 2 000 nouveaux sites de tours de télécommunication et en augmentant les capacités de ses tours existantes par l’ajout de nouvelles couches.
Pour sa part, Flavia Palanza, directrice des opérations de la Banque européenne d’investissement dans les pays voisins de l’Union européenne (UE), a affirmé que « ce projet accélère les investissements dans la construction de réseaux de téléphonie mobile afin de faciliter l’accès aux services numériques en Égypte. Du point de vue de la Banque européenne d’investissement, la transformation numérique est le principal moteur de l’innovation, de la création d’emplois et de la croissance économique durable ».
Notons que cet emprunt vient s’ajouter aux quatre autres contractés par la société publique depuis 2018 et qui lui ont permis de lever un 1,4 milliard USD. « Mai 2018, la Bank of China et la China Export & Credit Insurance Corporation accordaient un prêt syndiqué de 200 millions USD à Egypt Telecom en plus d’un autre montant similaire levé auprès de la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) », rapporte l’Agence ecofin.
La Nigerian Bottling Company (NBC) a annoncé le mardi 29 mars 2022, son intention d’investir approximativement 17 millions USD dans ses activités au Nigéria, dans le but d’augmenter sa production d’énergie solaire à 15MW d’ici la fin de cette année.
L’Agence ecofin quant à lui, affirme que cette initiative s’inscrit dans le cadre de son engagement à réduire son empreinte carbone sur le territoire national à travers une série d’investissements réguliers en faveur de la fabrication durable et de la transition vers des sources d’énergie renouvelable.
« Nous avons pris ce défi du changement climatique à bras le corps et, au fil des ans, nous avons investi dans des solutions qui nous ont permis de réaliser des avancées significatives dans nos domaines d’intervention, à savoir la réduction de la consommation d’énergie, de la consommation d’eau, des émissions et de la production de déchets », a déclaré Matthieu Seguin, directeur général de NBC.
Pour rappel, la Nigerian Bottling Company est une entreprise de boissons qui est l’embouteilleur franchisé de Coca-Cola au Nigeria. L’entreprise possède également la franchise nigériane pour commercialiser Fanta, Sprite, Schweppes, Ginger Ale, Limca, Krest, Parle Soda et Five Alive.
(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, est arrivé aujourd’hui à Dubaï, où il entame une visite officielle de trois jours aux Émirats arabes unis.
Le président du Groupe de la Banque devrait rencontrer S.A. Sheikh Maktoum Bin Mohammed Al Maktoum, ministre des Finances des Émirats arabes unis.
M. Adesina aura également des réunions bilatérales avec d’autres hauts responsables gouvernementaux et des dirigeants d’entreprises parapubliques. Il s’entretiendra notamment avec la ministre d’État à la Coopération internationale, S.E. Reem Al Hashimy – qui est également directrice générale de l’Expo 2020 de Dubaï – et le ministre d’État aux Affaires africaines, S.E. Sheikh Shakhbout bin Nahyan bin Mubarak Al Nahyan.
La visite sera essentiellement axée sur le renforcement des liens et la mise en place d’une collaboration plus étroite entre la Banque africaine de développement et les Émirats arabes unis.
« Nous souhaitons vivement voir les Émirats arabes unis devenir un partenaire précieux et un investisseur important en Afrique », a déclaré M. Adesina, ajoutant : « Il y a beaucoup de choses que la Banque africaine de développement et les Émirats arabes unis peuvent faire ensemble. »
Compte tenu de la forte impulsion donnée par la Banque africaine de développement au financement des infrastructures sur le continent – parmi ses autres domaines prioritaires tout aussi importants – M. Adesina rencontrera le PDG de Dubai Ports World, S.E. Sultan Bin Sulayem. Dubai Ports World est le plus grand opérateur portuaire, opérant dans 78 terminaux maritimes et intérieurs dans plus de 60 pays. La Banque africaine de développement a participé activement au financement de projets d’infrastructures portuaires en Afrique.
Les énergies renouvelables devraient constituer un domaine d’intérêt potentiel pour des investissements conjoints. Les Émirats arabes unis ont réalisé des avancées significatives en matière de croissance verte et d’énergies renouvelables.
La Banque est l’un des principaux cofinanceurs de l’initiative Desert to Power dans le Sahel africain, un projet qui permettra de raccorder 250 millions de personnes à l’électricité en exploitant les abondantes ressources solaires de la région.
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement visitera également le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement.
Le Mozambique vient d’obtenir un accord préliminaire le lundi 28 Mars 2022 avec le FMI pour bénéficier d’un nouveau programme économique et financier. Le nouveau programme s’inscrit dans le cadre d’un accord de facilité élargie de crédit (FEC) négocié entre les deux parties et estimé à un montant total de 470 millions USD. S’étendant sur trois ans, il a pour objectif de soutenir le développement durable, la croissance inclusive et la stabilité macroéconomique.
Selon l’Agence ecofin, le nouvel accord intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires importants qui ont entravé d’importants projets de développement, notamment le projet LNG Mozambique. « Ces défis alimentés par des groupes terroristes se sont ajoutés aux catastrophes climatiques (cyclones Idai, Eloise, tempête Ana) et sanitaires (covid-19) ces dernières années, contribuant notamment à plonger l’économie du pays dans la récession en 2020, avec une croissance de -1,2%, selon le FMI », rapporte l’Agence ecofin.
Par ailleurs, le gouvernement mozambicain pour faire face aux défis a adopté une série de mesures qui permettent en même temps que l’allègement des mesures anti-covid, d’espérer une reprise progressive de l’économie. Des mesures que souhaite renforcer le FMI à travers le nouvel accord FEC.
« Le programme à moyen terme du gouvernement, soutenu par le FMI, est axé sur la croissance, la viabilité budgétaire et les réformes de la gestion des finances publiques et de la gouvernance », a indiqué Alvaro Piris, chef de la mission du FMI dans le pays. Et d’ajouter : « le programme conjoint soutiendra également les réformes du gouvernement visant à relever les défis structurels à long terme en matière de gestion des ressources publiques et de gouvernance. Il vise à maintenir le rythme des réformes structurelles pour améliorer la gestion des ressources fiscales ».
Notons qu’en 2022, le Fonds prévoit une croissance à 5,3% pour le pays, puis à 12,6% l’année suivante, tablant notamment sur le démarrage du projet LNG Mozambique.
(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – La deuxième édition du Forum de la presse économique et financière s’est ouverte le 24 mars à Abidjan autour du thème : « Les enjeux du développement durable et de la santé ». Le forum tenu sur deux jours a été présidé, au nom du ministre ivoirien des Finances par son représentant, Gondo Diomandé. Il a souligné « l’importance de la mise à disposition de l’information économique aux populations africaines ».
Michel Russel Lohoré (photo), promoteur du Forum a souligné la détermination de son organisation à « redonner à la presse économique toute sa place en Afrique, car la création du Forum de la presse économique et financière répond à une volonté de contribuer à l’essor économique de l’Afrique. »
Les enjeux de la thématique ont été posés par le professeur Abdoulaye Seck de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui a insisté sur les aspects écologiques et environnementaux du développement durable et ses évolutions depuis le rapport Brundtland. En tant que conférencier principal, il a mentionné « les effets du Covid-19 qui ont réduit à néant les gains économiques (de l’Afrique) des deux dernières décennies »
« Sur dix pays les plus vulnérables au changement climatique, neuf se trouvent en Afrique, le continent qui contribue très peu aux gaz à effet de serre. » a-t-il remarqué. La COP27 qui sera organisée en Égypte devrait être mise à profit pour une meilleure prise en charge de la perspective africaine. Renforcer l’implication du secteur privé et du secteur financier dans l’économie verte, « reverdir la politique monétaire » devraient, entre autres, aider à mieux réconcilier environnement et activités économiques, a-t-il conclu.
L’effet réorganisateur du Covid-19 sur les économies a remis sur l’agenda des priorités, la construction de la résilience sanitaire à travers le renforcement des systèmes de santé en Afrique et des capacités de production des médicaments.
Koffi Ange Houngbedji, analyste de la santé à la Banque africaine de développement, est revenu sur l’importance du capital humain en Afrique et les efforts consentis par la Banque dans l’appui aux pays africains dès le déclenchement de la pandémie et le soutien à la mise en place sur le continent de véritables capacités de production. Cette crise sanitaire du Covd-19, a-t-il souligné, a remis à jour la santé comme faisant partie des priorités que la Banque veut développer sur le continent. Il a expliqué que la Banque vient d’adopter sa stratégie 2022 – 2030 des infrastructures de santé de qualité en Afrique qui, à coup sûr, contribuera à renforcer le système de santé sur le continent. Cette stratégie vient en complémentarité des efforts des autres partenaires et renforcera les capacités de diagnostic sur le continent, contribuera au développement des infrastructures secondaires, tertiaires et de spécialités en Afrique.
Tirant les leçons de la crise sanitaire, la Banque ouest-africaine de développement a mis en place un département sectoriel sur la santé. « Il s’agit de soutenir le développement du secteur de la santé en rendant les ressources aussi concessionnelles que possible car, sans capital humain, il est impossible de prétendre à des économies émergentes. » a ajouté Emmanuel Barry, son directeur du Département santé, éducation et immobilier.
L’importance des énergies renouvelables dans le développement a été soulignée par Dr Tshepelayi Kabata, conseiller technique à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique qui finance un projet d’énergie solaire en Guinée Bissau et un projet de production de voitures électrique en République démocratique du Congo.
D’autres intervenants ont indiqué que le développement du continent doit passer par une réforme des Accords de partenariat économique et des accords d’investissement, pour un partenariat gagnant-gagnant. Le rôle et la place des citoyens doit être accru en matière de gouvernance économique et de politiques publiques, a avancé Dr Gwenaelle Otando, présidente de l’Association de valorisation d’expertise citoyenne et de solidarité.
Mais le message fort du Forum est l’appel lancé pour que les acteurs (institutions multilatérales, société civile, secteur privé, médias) développent une meilleure synergie pour le développement durable du continent.
Ainsi pour Oumar Baldé, rédacteur en chef de Medi1 Tv, il faut une meilleure articulation entre les stratégies des institutions et les réalités de développement du terrain. « L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique » a-t-il affirmé. De même, Idriss Linge de l’Agence Ecofin a insisté sur les représentations véhiculées sur l’Afrique : « Le narratif sur l’Afrique doit changer, car le continent a assez de richesses pour contribuer efficacement au développement durable, mais des rapports économiques défavorables le mettent en position de faiblesse ».
Le Forum de la presse économique est soutenu par des institutions dont entre autres la Banque africaine de développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, la Banque ouest-africaine de développement, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et Africa 50.
La République démocratique du Congo (RDC) vient d’être admise au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). L’annonce a été faite par l’institution, dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet virtuel qui s’est tenu le mardi 29 mars 2022.
« L’EAC s’étend désormais de l’océan Indien à l’océan Atlantique. Ce qui rend la région compétitive et facile d’accès à la plus grande zone de libre-échange continentale africaine », a à cet effet indiqué Peter Mathuki, secrétaire général de l’institution. De son côté, Uhuru Kenyatta, président en exercice de l’organisation, a salué « une étape importante dans l’histoire de l’intégration de la région ».
✨ HISTORY IS MADE!
EAC Heads of State OFFICIALLY admit the Democratic Republic of the Congo (DRC) into the East African Community.
H.E Uhuru Kenyatta,Chair of the Summit of EAC Heads of States announces during the 19th Extra-Ordinary Summit of EAC Heads of State#WelcomeDRCpic.twitter.com/FA37Zds9GM
Cette nouvelle adhésion fait de la RDC, le 7e pays membre de l’organisation après le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud la Tanzanie et l’Ouganda. Elle est le fruit d’un processus entamé en 2019, avec la transmission officielle de la demande d’adhésion de la RDC à l’institution qui représentait cette même année, un PIB combiné d’environ 193 milliards USD pour une population estimée à 177 millions d’individus.
La Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Johnson, a plaidé dimanche pour la réallocation des Droits de Tirages Spéciaux (DTS) aux Etats africains.
Cette réunion ministérielle de la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 8) tenue du 26 au 27 mars derniers, où elle représentait le Togo par visioconférence.
A l’issue des travaux, deux thèmes avaient retenu l’attention des participants à cette rencontre: « Atteindre une croissance durable et inclusive avec une réduction des inégalités économiques » et « Parvenir à une société durable et résiliente fondée sur la sécurité humaine/Construire une paix et une stabilité durables en soutenant les propres efforts de l’Afrique . Je voudrais lancer un appel pressant à l’ensemble de nos partenaires en vue de renforcer au-delà d’une éventuelle suspension de la dette, toute initiative visant l’annulation de la dette de nos États. En outre, une attention particulière devrait être accordée à la problématique de la dette intérieure avec la possibilité d’apporter un soutien à sa convertibilité en une dette soutenable et à plus longue maturité. C’est aussi le lieu de solliciter une fois encore, la mobilisation des partenaires à travers la réallocation des Droits de Tirages Spéciaux (DTS) pour soutenir la relance des économies africaines », a lancé , la Togolaise, Sandra Ablamba Johnson
Notons que Mme Johnson a expliqué que la réallocation des DTS permettra aux nations africaines de relancer leurs économies affaiblies par la pandémie de la Covid-19. La ministre Secrétaire Générale a en outre, suggéré l’annulation des dettes des pays.
Pour asseoir son plan, le gouvernement togolais est à la recherche d’au moins 300 millions €, a indiqué la ministre, sans donner de détails : “Nous discutons avec des bailleurs de fonds pour lever 300 millions d’euros afin de mettre la fibre sur toutes les lignes électriques”. Le pays envisage de fibrer toutes ses lignes électriques.
Se confiant aux medias économiques Quartz, Cina Lawson, ministre de l’économie numérique, dans une interview a affirmé que “Notre stratégie pour baisser les coûts consiste à déployer une infrastructure de fibre sur les lignes électriques. Creuser le sol et enfouir le câble en profondeur implique d’importants coûts de déploiement. Au lieu de cela, nous comptons déployer les câbles sur des poteaux qui accueillent des lignes électriques [lignes de la CEB, ndlr]. Imaginez quand vous dites à un résident que vous lui donnerez Internet haut débit avec son électricité à des prix abordables”, dit-il.
Selon le site Togo first, « Nouvellement doté du câble sous-marin Equiano de Google qui sera opérationnel au 4e trimestre de cette année, le Togo s’active sur un nouveau front. Par ailleurs, le ministre togolais explique que la nouvelle structure, joint-venture formée par CSquared (propriété de Google, la SFI, Convergent Partners et Mitsui), d’une part et la Société d’Infrastructures Numériques (SIN) détenue à 100% par l’Etat d’autre part, qui sera en charge de ce projet d’envergure.
« Créée pour gérer la station d’atterrissement du câble sous-marin Equiano, CSquared Woezon va aussi s’occuper de déployer la fibre optique sur les lignes électriques à haute tension intérieures et celles qui relient le Togo à ses pays voisins, notamment le Ghana, le Burkina Faso et le Bénin », rapporte Togo first.
A son tour, la Banque mondiale a affirmé que la CEB (Communauté électrique du Bénin) possède un réseau de transmission de 438 km équipé de fibre noire (fibre optique inactivée) au Togo, et plus de 1 000 km avec les pays voisins comme le Bénin et le Ghana.
Au Nigeria,le groupe bancaire Access Bank annonce qu’il a obtenu son agrément pour une ouvrir une filiale au Cameroun. Elle devrait donc devenir la 16e banque du pays.
Selon les informations de la banque par notre confrère d’investiraucameroun, une délégation d’Access Bank Cameroon Plc, conduite par son Directeur général, Ibukun Odegbaike, s’est d’ailleurs rendue à Yaoundé, au cours de la semaine du 21 mars, pour rencontrer Louis Paul Motazé, le ministre camerounais des Finances.
« Madame Ibukun Odegbaike était accompagnée de messieurs Ellis Nzo et Armel Fabrice Tchoumbou respectivement Directeur général adjoint et directeur financier. Cette visite est consécutive à l’obtention de l’agrément permettant à Access Bank Plc d’exercer en tant que banque universelle sur le territoire camerounais », renseigne la banque.
Doté d’un capital initial de près de 14,5 milliards de FCFA, Access Bank Cameroun aura pour siège Douala, la capitale économique du pays.
« L’établissement bancaire compte sept membres dans son conseil d’administration, dont un seul de nationalité camerounaise, révèle l’annonce légale publiée à cet effet. Il s’agit de Patience Melone, Iyabode Soji-Okusanya, Fatai Oladipo, Abraham Aziegbe, Ibukunoluwa Odegbaike et Elliz Nzo Azu », rapporte investiraucameroun.
Au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, annonce que l’État recherche « des arrangeurs » pour un emprunt obligataire de 200 milliards de FCFA. L’opération, qui devrait se dénouer au 2e semestre 2022, se déroulera à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), le marché financier unifié de la Cemac.
Selon le site Investiraucameroun.com, les contours du 6e appel public à l’épargne de l’histoire du Trésor public camerounais se précisent. Dans une « demande de propositions » adressée le 25 mars 2022 aux responsables des sociétés de bourse agréées dans l’espace Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale). .
« Après 3 ans d’absence, le Trésor public camerounais retourne donc sur ce marché en cette année 2022, avec une innovation de taille. En effet, au lieu des maturités de 5 ans auxquelles le Cameroun avait jusqu’ici habitué les investisseurs du marché financier sous-régional, le pays tente cette fois-ci une opération à 7 ans de maturité, dont un différé de 2 ans », rapporte, le site camerounais, branche de l’Agence ecofin.
Toutefois, l’État du Cameroun débutera le remboursement de cet emprunt de 200 milliards de FCFA à partir de l’année 2024, après une période de répit de 2 ans, et achèvera de rembourser en 2029. Jusqu’ici, le taux d’intérêt de cet emprunt n’est pas connu. Mais, pour aguicher les investisseurs au regard de la maturité de l’emprunt, ce taux sera supérieur aux 5,5 à 5,6% généralement proposé par le Cameroun sur ce marché.
Notons qu’à travers cette nouvelle opération de levée de fonds, a récemment expliqué Samuel Tela, le directeur de la trésorerie à la direction générale du Trésor du ministère des Finances, « il est question de diversifier (les) sources de financement » de l’État. De plus, souligne-t-il, « l’emprunt obligataire offre la chance à un large public de participer au financement de l’État ».