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Côte D’Ivoire: la Société de BTP (Besix) obtient le marché de construction du tunnel du rond-point de la mairie d’Abobo

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En Côte d’Ivoire, le belge Besix, en charge de projets pharaoniques dénommé  la tour F d’Abidjan Plateau, la plus haute d’Afrique et l’impressionnant chef d’œuvre du Palais des Congrès du parcs des expositions, vient de décrocher un nouveau projet.


Selon sikafinanace, la construction du tunnel du rond-point de la mairie d’Abobo, long de 560 mètres, et dont PFO Africa est le maître d’œuvre, a été confié à Besix, apprend un communiqué publié ce 28 mars par la société belge.


 » Le tunnel lui-même fera 210 mètres de long et 560 mètres de long avec les rampes d’accès. Sa construction nécessitera le creusement de 130 000 m³ de tranchée, la mise en place de 4 000 tonnes d’armatures et le coulage de 23 000 m³ de béton de structure « , détaille Besix.
Les travaux qui ont déjà démarré devraient prendre fin en 2023.

Par ailleurs, l’état d’avancement des travaux Infrastructure clé pour décongestionner de la commune d’Adodo, la plus peuplée de la capitale économique ivoirienne, le tunnel a également pour vocation de faciliter la liaison entre Abidjan et l’est du pays.


« Il faut relever par ailleurs que l’ouvrage s’inscrit dans un vaste projet d’infrastructures relatif à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) que la Côte d’Ivoire doit accueillir en 2023. Le projet devrait faciliter la liaison entre commune et le stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé de 60 000 places »; rapporte nptre confrère de sikafinannce.

Moussa Koné

Françoise Lombard nommée Nouvelle Directrice générale de Proparco

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Il s’agit de la filiale du groupe de l’Agence française de développement (AFD). Proparco qui vient de nommée une nouvelle directrice générale est un entreprise Française évoluant en Afrique et d’ailleurs.

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et ancienne Enarque, Françoise Lombard débute sa carrière en 2008 à la direction des affaires financières du ministère de la Défense française, en tant qu’adjointe, puis chef du bureau de la synthèse budgétaire une année plus tard.

Par ailleurs, elle intègre par la suite en 2010, le ministère de l’Economie et des Finances et rejoint en 2016 l’AFD en tant que directrice financière, puis membre du comité exécutif depuis le 1er janvier 2018. 

Il s’agit de , précédemment directrice financière et membre du comité exécutif à l’AFD. Elle succède ainsi à Grégory CLEMENTE en poste depuis le 1er avril 2016. Françoise LOMBARD a pris ses nouvelles fonctions depuis le 25 mars.


Selon le communiqué de presse rendu public, Elle aura pour tâches essentielles l’élaboration des principales orientations et la supervision de la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie arrêtée par le Conseil d’administration de Proparco.

Moussa Koné


Télécom: Huawei annonce 636,8 milliards CNY de recettes et 113,7 milliards CNY de bénéfices nets en 2021 (Rapport 2021)

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(HUAWEI ) Huawei a publié son rapport annuel 2021, dans lequel la société révèle qu’elle a mené des opérations solides tout au long de l’année 2021. Le rapport indique que Huawei a réalisé des recettes à hauteur de 636,8 milliards CNY en 2021, et 113,7 milliards CNY de bénéfices nets, soit une augmentation de 75,9 % sur une base annuelle. Les dépenses en matière de recherche et de développement de l’entreprise ont atteint 142,7 milliards CNY en 2021, ce qui représente 22,4 % de son chiffre d’affaires total.

Au cours des dix dernières années, les dépenses en R&D de Huawei ont ainsi atteint un montant total de plus de 845 milliards CNY. L’entreprise prévoit de continuellement augmenter ses investissements dans la recherche et le développement dans les années à venir.

Guo Ping, Président tournant de Huawei, s’est exprimé lors de la conférence de presse en ces termes : « Dans l’ensemble, nos résultats ont été conformes aux prévisions. L’activité de nos opérateurs est restée stable, notre activité d’entreprise a connu une croissance régulière et notre activité grand public s’est rapidement développée dans de nouveaux domaines. De plus, nous avons particulièrement investi dans le développement de l’écosystème numérique. »

Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, s’est également exprimée lors de l’événement : « Malgré une baisse des recettes en 2021, notre capacité à réaliser des bénéfices et à générer des flux de trésorerie n’a cessé d’augmenter, et dans ce contexte, nous sommes plus à même de faire face à l’incertitude. » Grâce à la rentabilité accrue de ses principales activités, le flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation de l’entreprise a considérablement augmenté en 2021, s’élevant ainsi à 59,7 milliards CNY. Le ratio de passif de la société est également tombé à 57,8 %, et sa structure financière globale est devenue plus résiliente et plus souple.

En 2021, l’activité des opérateurs de Huawei a généré un chiffre d’affaires de 281,5 milliards CNY et a aidé les opérateurs du monde entier à déployer des réseaux 5G de pointe. Il ressort des résultats de tests effectués par des tiers que les réseaux 5G développés par Huawei pour les clients de 13 pays, – dont la Suisse, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite -, offrent la meilleure expérience utilisateur. À la faveur de sa collaboration avec des opérateurs et des partenaires, Huawei a signé plus de 3 000 contrats commerciaux pour des applications industrielles 5G. Ce type d’applications 5G est actuellement utilisé à grande échelle dans des secteurs tels que la production, les mines, les usines sidérurgiques, les ports et les hôpitaux.

La poursuite des tendances en matière de transformation numérique a favorisé une croissance rapide des activités de Huawei destinées aux entreprises, ce qui a permis de générer un chiffre d’affaires de 102,4 milliards CNY au cours de l’année 2021. Par ailleurs, en 2021, Huawei a lancé 11 solutions basées sur des scénarios pour des secteurs clés tels que le secteur public, les transports, la finance, l’énergie et la production. De plus, la société a constitué plusieurs équipes spécialisées, respectivement chargées des mines de charbon, des routes intelligentes, et des douanes et des ports, afin de combiner les ressources permettant de répondre plus efficacement aux besoins de ses clients. Plus de 700 villes et 267 entreprises du Fortune Global 500 ont choisi Huawei comme partenaire de la transformation numérique. L’entreprise travaille désormais avec plus de 6 000 partenaires de services et d’exploitation dans le monde.

L’activité grand public de Huawei s’est concentrée sur les désirs et les besoins des consommateurs, en développant l’écosystème mondial pour une ère intelligente et entièrement connectée, dans le cadre de la stratégie « Seamless AI Life » de l’entreprise pour les consommateurs du monde entier. Cette activité a généré un chiffre d’affaires de 243,4 milliards CNY en 2021 et a continué d’enregistrer une croissance régulière des ventes d’appareils connectés, d’écrans intelligents, d’oreillettes de véritable stéréo sans fil (TWS) et de services mobiles Huawei (HMS). En particulier, les segments d’appareils connectés et d’écrans intelligents ont tous deux enregistré une croissance de plus de 30 % en glissement annuel. Ce système, en l’occurrence Harmony OS, a été utilisé dans plus de 220 millions d’appareils Huawei en 2021, devenant ainsi le système d’exploitation pour appareils mobiles à la croissance la plus rapide au monde.

Au cours de l’année écoulée, Huawei a également mis l’accent sur le développement de ses écosystèmes openEuler, MindSpore et HarmonyOS, sur la base des principes de franche collaboration et de croissance partagée. Aujourd’hui, plus de huit millions de développeurs utilisent les plateformes ouvertes, les logiciels libres et les outils de développement de Huawei pour explorer de nouveaux scénarios et modèles commerciaux.

Guo Ping a souligné : « Pour l’avenir, Huawei continuera sa progression sur la voie de la numérisation, de la transformation intelligente et de la réduction des émissions de carbone. En misant sur le talent, la recherche scientifique et l’esprit d’innovation, nous augmenterons sans cesse les investissements afin de remodeler nos paradigmes en matière de théories fondamentales, d’architecture et de logiciels, tout en renforçant notre compétitivité à long terme. »

Tous les états financiers figurant dans le rapport annuel 2021 ont fait l’objet d’un audit indépendant par KPMG, un des quatre grands cabinets internationaux d’experts-comptables. Pour télécharger le rapport annuel 2021, veuillez consulter le site

Note : Le taux de change de clôture pour 2021 est de 1,00 USD= 6,3753 CNY

À propos de Huawei

Fondée en 1987, Huawei est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’infrastructures de technologies de l’information et des communications (TIC) et d’appareils intelligents. Nous comptons 195 000 employés et nous sommes présents dans plus de 170 pays et régions, au service de plus de trois milliards de personnes dans le monde. Notre vision et notre mission consistent à apporter le numérique à chaque personne, foyer et organisation pour un monde intelligent et entièrement connecté. À cette fin, nous œuvrerons en faveur d’une connectivité omniprésente et d’un accès inclusif aux réseaux, posant ainsi les bases d’un monde intelligent ; nous fournirons une puissance informatique diversifiée là où vous en avez besoin, quand vous en avez besoin, afin d’apporter le cloud et l’intelligence aux quatre coins de la planète ; nous construirons des plateformes numériques pour aider toutes les industries et organisations à devenir plus agiles, efficaces et dynamiques ; et nous redéfinirons l’expérience utilisateur grâce à l’IA, en la rendant plus intelligente et personnalisée pour les personnes dans tous les aspects de leur vie, qu’elles soient à la maison, en déplacement, au bureau, en train de s’amuser ou de s’entraîner. Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre site internet www.huawei.com

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Afrique du sud: Netflix investit 62 millions USD dans la coproduction de contenus africains

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En Afrique du Sud, Netflix a annoncé vouloir investir au moins 62 millions USD dans le cinéma sud-africain au cours des deux prochaines années. L’information a été annoncée lors de la 4e conférence annuelle sur l’investissement en Afrique du Sud, au Sandton Convention Centre de Johannesburg. Selon les estimations du leader mondial du streaming et de la vidéo à la demande, cette somme devrait permettre de couvrir la production de 4 films.

« Ces productions, créées avec des partenaires locaux comme Film Afrika, Gambit Films, Quizzical Pictures et Burnt Onion, vont considérablement stimuler l’industrie cinématographique et audiovisuelle sud-africaine », a déclaré Netflix.

L’Afrique du Sud est le territoire le plus rentable pour ses productions locales, selon les propres déclarations de Netflix. « Lorsqu’un contenu original local de Netflix est produit, il y a une opportunité pour les scénaristes, les réalisateurs, les acteurs, les stylistes et les maquilleurs, ainsi que les personnes qui travaillent dans les coulisses pour faire de la production un succès », a rappelé la plateforme.

« Mais les avantages de ces investissements ne bénéficieront pas seulement à l’Afrique du Sud. Menacé par la concurrence de Disney+ qui est en pleine installation dans la nation arc-en-ciel, Netflix doit également raffermir ses positions », a précisé l’Agenececofin.

Pour rappel, Netflix est une entreprise multinationale américaine créée à Scotts Valley en 1997 par Reed Hastings et Marc Randolph appartenant au secteur d’activité des industries créatives.

Daouda Bakary Koné

Au Cameroun, la Start up Waspito obtient environ 3 milliards USD pour soutenir ses activités

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L’entreprise camerounaise de technologie de la santé, Waspito, qui réunit sur sa plateforme plusieurs services de santé numérique allant des consultations en ligne à la livraison de médicaments à domicile, a procédé à la levée d’un financement de démarrage de 2,7 millions USD pour soutenir ses activités dans le Pays.

L’annonce a été faite le lundi 28 mars par le directeur général de l’entreprise, Jean Lobé Lobé (photo), sur sa page linkedIn. La start-up prévoit de développer sa base d’utilisateurs sur son premier marché d’exploitation, le Cameroun, et s’étendre par la suite en Côte d’Ivoire.

« Nous sommes fiers du groupe d’investisseurs que nous avons pu obtenir, lors de cette ronde. Leur expérience et leur réseau ajouteront de la valeur à notre équipe, alors que nous poursuivons ce voyage pour résoudre le problème d’accessibilité et d’abordabilité des soins de santé en Afrique », a déclaré Jean Lobé Lobé.

« Cette levée fait suite à la sélection de Waspito et de six autres start-up africaines au Middle East Africa Seed Challenge d’Orange Ventures en juin 2020. La healtech a bénéficié avec ces entreprises sélectionnées, d’un financement de 670 000 euros (environ 735 000 dollars) », selon l’Agence ecofin.

Notons que le fonds d’investissement Orange Ventures s’est de nouveau engagé aux côtés de Waspito dans le cadre de ce financement de 2,7 millions USD . Plusieurs autres investisseurs, dont Launch Africa Ventures, Newtown Partners, Saviu Ventures, Plug and Play y ont participé. Opérationnel depuis janvier 2020, Waspito totalise en deux ans d’activité, plus de 2,7 millions $ de fonds mobilisés.

Maroc: Al Mada  lance le plus grand fonds de capital-risque à capitaux africains 100 millions USD

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Le fonds d’investissement marocain à capitaux privés Al Mada a annoncé le lancement d’Evergreen, « le plus grand fonds de capital-risque à capitaux africains ». Il faut signaler que le fonds Al Mada est présent dans 24 pays africains, au sein de 7 secteurs d’activité allant des services financiers aux télécoms en passant par l’immobilier et l’énergie.

D’une taille cible de 1,1 milliard de dirhams, soit 100 millions USD , ce véhicule a pour objectif de financer des start-up à fort potentiel, spécialisées dans les technologies et les innovations dans des secteurs tels que les services financiers, la santé, la logistique, l’éducation ou encore les énergies renouvelables. Il mobilisera des fonds prioritairement auprès d’institutionnels marocains.

« Al Mada est ravi d’apporter son expérience en matière d’investissement, en tant qu’acteur de référence panafricain centenaire, aux jeunes entrepreneurs innovants qui construisent l’Afrique de demain. Ces start-up pourront s’appuyer sur sa solide expertise et celle de ses équipes spécialisées en capital-risque», précise le fonds dans un communiqué.

« Bien avant cette initiative, Al Mada a récemment lancé une nouvelle structure, Al Mada Innovation, dédiée au métier de capital-risque. Omar Laalej, un ancien d’AfricInvest a été nommé en février dernier pour piloter cette branche de capital-risque », rapporte l’Agence ecofin.

En Afrique, les fonds levés par des start-up ont crû de manière significative, au cours des cinq dernières années, atteignant près de 5 milliards $ en 2021. Seulement, ce financement représente moins de 1% des investissements mondiaux en capital-risque.

Notons que le Fonds ciblera des start-up marocaines et africaines au sein desquelles il prendra des parts minoritaires, et leur facilitera l’accès aux réseaux, l’organisation de partenariats stratégiques, et des ressources financières.

Moussa Koné

Guinée: un accord-cadre « historique  » minier conclu entre l’Etat et Rio Tinto Simfer, le Winning Consortium Simandou

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En Guinée, les autorités de Transition ont annoncé le week-end dernier la conclusion d’un accord-cadre « historique » avec les deux sociétés actives sur les quatre blocs du géant projet de fer Simandou.

Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou selon l’agence ecofin vont en effet mutualiser leurs investissements pour la construction du Transguinéen, un chemin de fer d’environ 670 km permettant d’acheminer la future production de fer vers le port en eau profonde qui sera construit à Moribaya. Cette avancée intervient deux semaines après la suspension ordonnée par le président Mamadi Doumbouya de toutes les activités liées au projet.

« C’est le lieu de remercier […] ces deux partenaires qui ont mis de côté beaucoup d’égo, beaucoup d’autres intérêts pour revenir à ce qui est un partenariat gagnant-gagnant pour toutes les parties », a réagi à la télévision nationale Moussa Magassouba, ministre guinéen des Mines.

Par ailleurs, des sanctions « majeures » sont prévues en cas de non-respect de ces échéances par Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou, « allant jusqu’au retrait pur et simple du titre minier », a précisé Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte-parole du gouvernement.

« Le « contenu local », cher à l’actuel chef de l’Etat guinéen Mamadi Doumbouya, n’a pas été omis dans cet accord. En plus du recours aux entreprises guinéennes chaque fois que cela est possible, les autorités exigent des compagnies étrangères engagées pour les différents contrats liés au développement de Simandou, la formation de coentreprises avec des sociétés locales pour mener leurs activités. Il est également demandé à Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou la formation et le transfert du savoir aux Guinéens » rapporte l’Agence ecofin.

« Cet accord-cadre va permettre le développement conjoint de ce projet gigantesque […]. Nous parlons de 15 milliards de dollars d’investissement, entre les infrastructures et le développement minier », a commenté Fadi Wazni, représentant de Winning Consortium.

Zangouna KONE

Sahel: Quand Barkhane se fait passer pour le relais de médias censurés au Mali (Exclusif)!

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C’est à travers une correspondance du 24 mars  2022, adressée au représentant du commandant de la Force Barkhane à Gao, que le gouverneur de la région indique que des soldats de l’opération militaire française au Mali, Barkhane, s’adonnent « à travers les rues de la ville de Gao à des interviews autrement appelées « micro-trottoir » aux fins de requérir l’opinion des habitants sur le départ du Mali de ladite force ». Le gouverneur de la région juge inacceptable une telle entreprise qu’elle juge de « mauvaise foi », puisque ne faisant ni partie du rôle ni du mandat de cette force militaire.

Le général de brigade Moussa Traoré invite donc le commandant de la force Barkhane à mettre « fin à cette velléité aux fins de ne pas davantage écorcher les relations de coopération et de partenariat entre » les deux Etats. Selon les précisions du gouverneur, cette pratique s’assimile à une action de déstabilisation de la région et par ricochet de tout le pays.

Cette manœuvre des éléments de Barkhane intervient après la suspension de la diffusion de Radio France internationale (RFI) et de France 24 au Mali, le 17 mars 2022, par les autorités maliennes, qui ont incriminé ces médias de « fausses allégations, faisant état d’exactions commises par les forces armées maliennes contre des civils, de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

La suspension de ses « médias de propagande », qui lui servaient d’organes de sens au Mali, a mis la France dans une position inconfortable en la paralysant dans ses tentatives de déstabilisation des autorités au pouvoir au Mali. Elle chercherait donc à se rabattre sur ses militaires encore présents sur le sol malien en faisant d’eux des relais de ces médias censurés.

Par contre, ces médias avaient entrepris ces pratiques manipulatoires dès lors que les relations entre Paris et Bamako avaient viré au vinaigre. Le 17 février dernier, le président français a annoncé le retrait de ses militaires du Mali. Un départ qui prendra 4 à 6 mois. Mais les autorités maliennes avaient riposté en demandant un départ « immédiat ».

Aujourd’hui, avec cette situation à Gao, les faits paraissent donner raison aux autorités maliennes, qui semblaient, comme par prémonition, avoir eu peur du maintien de ces forces après l’annonce de leur retrait.

Notons que le gouverneur de la région de Gao a été on ne peut plus clair et a lancé cet avertissement au commandement de l’opération militaire française au Mali : « Je vous saurais gré de requérir au préalable notre avis avant d’entreprendre toute action dans notre circonscription au risque d’engager votre responsabilité pour tout incident survenu ». Un avertissement qu’il serait mieux de prendre au pied de la lettre si l’on veut éviter que la crise diplomatique entre les deux pays ne s’empire.

Daouda Bakary Koné

La force française Barkhane prépare activement son redéploiement au Niger, après son humiliation au Mali

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French Barkhane force soldiers who wrapped up a four-month tour of duty in the Sahel leave their base in Gao, Mali Wednesday June 9, 2021. After France suspended joint military operations with Malian forces after the junta led by Col. Assimi Goita retook control of Mali's transitional government May 24 2021, French President Emmanuel Macron announced at a press conference Thursday June 10, 2021 That operation Barkhane would end and be replaced by support for local partners and counter terrorism. (AP Photo/Jerome Delay)

« L’état-major des armées françaises annonce que 75% des effectifs de la force Barkhane et TAKUBA ont déjà quitté le Mali pour le Niger, le 19 mars », a indiqué le commandement de Barkhane sur son compte Twitter.

« Le redéploiement de la force française Barkhane au Niger a été annoncé en février dernier par le président français Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Paris en présence de chefs d’État africains, dont le Mohamed Bazoum, président du Niger », rapporte l’Agence Anadolu.

Depuis quelques jours la force française annonce des opérations à la frontière nigéro-malienne où elle devrait être redéployée. Le 24 mars courant, Barkhane a indiqué avoir identifié et neutralisé un groupe armé terroriste appartenant à l’EIGS, tuant une quinzaine de ses combattants.

« Le redéploiement de la force française Barkhane au Niger a été annoncé en février dernier par le président français Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Paris en présence de chefs d’État africains, dont le Mohamed Bazoum, président du Niger », rapporte l’Agence Anadolu. Les préparatifs du reploiement en question intervient après l’humiliation de barkhane au Mali.

« Avec l’accord des autorités nigériennes, des éléments européens seront repositionnés aux côtés des forces nigériennes dans la région frontalière du Mali », avait-il affirmé. L’information a été confirmée par Mohamed Bazoum. Dans un communiqué publié quelques jours plus tard, suite à des réactions de désapprobation, le gouvernement nigérien a indiqué que l’Assemblée nationale du Niger sera saisie de la question.

Lancée le 1er août 2014, la force Barkhane a succédé à deux autres opérations françaises, Serval et Épervier. Les effectifs de Barkhane ont évolué au fil du temps et en fonction des besoins sur le terrain des opérations.

Notons que le nombre le plus élevé a été atteint en 2021 avec 5100 hommes déployés dans cinq pays du Sahel africain, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Toutefois, suite à des pertes successives en vies humaines notamment au Mali (plus de 50 soldats français perdus en moins de 8 ans), la France a décidé de réduire de moitié les effectifs de Barkhane à l’horizon de 2023.

Moussa Koné

RDC: des militaires Rwandais aux arrêts

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Dans les deux localités de la province du Nord-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC, l’armée congolaise a accusé l’armée rwandaise d’avoir mené l’attaque de la nuit du 27 au 28 mars contre ses positions à Tchanzu et à Runyoni.

Dans un communiqué signé par le général de Brigade Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, Kinshasa affirme avoir capturé deux soldats rwandais dans les rangs de la rébellion du M23 qui a engagé des combats avec l’armée congolaise dimanche et lundi.

Selon l’Agence Anadolu, les soldats rwandais arrêtés sont « l’adjudant Habyarimana Jean-Pierre et le soldat de rang Uwajeneza John, tous du 65e bataillon de la 402e Brigade des Forces de défense rwandaise (RDF) », souligne le communiqué.

« Les FARDC (Forces armées de la RDC, NDLR) s’interrogent sur le sens de la mutualisation des efforts en vue des opérations conjointes avec un partenaire qui ne respecte ni ses engagements vis-à-vis de la RDC, encore moins sa propre parole à l’occasion de différentes rencontres et échanges entre leaders à tous niveaux, avec la promesse nous poignarder dans le dos », dit le Général Ekenge Bomusa Efomi.

Le communiqué précise que l’armée rassure « que toutes les dispositions sont prises pour rétablir rapidement l’autorité de l’Etat et restaurer la paix à Tchanzu et à Runyoni ». Également appelé « Armée révolutionnaire congolaise », le M23 est une ancienne rébellion de Congolais tutsi soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, qui avait été défaite en 2013.

Notons que le mouvement avait pris le contrôle de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu en 2012 avant d’être militairement défait en 2013 par l’armée appuyée par les Casques bleus de l’ONU.