Dans le cadre des matches de barrage pour la qualification au mondial Qatar 2022, le Mali a affronté la Tunisie le vendredi 25 mars 2022 à Bamako au stade du 26 mars, le plus grand terrain de football du pays. Au coup du sifflet final, les Aigles du Mali perdent face à ceux du pays visiteur par le score d’un but à zéro. Le match retour est prévu pour le 29 du même en Tunisie. Jeamille Bittar, homme politique et porte-parole du M5-RFP comme beaucoup de maliens a montré son indignation face à l’organisation de cette importante rencontre de l’histoire du football malien.
En effet, dans ces dernières années, le match Mali-Tunisie comptant pour la qualification de la coupe du monde 2022 qui se déroulera au Qatar, fait partie des rencontres de ce genre qui a le plus mobilisé les adeptes du ballon rond dans notre pays. Ce match aussi est celui qui a inauguré le stade du 26 mars après rénovation. Comme d’habitude, l’entrée au stade était conditionnée à un ticket dont la fédération malienne de football est chargée de la gestion. Mais cette fois-ci le désordre a pris le dessus. Pour rappel, a l’approche de cette rencontre, des citoyens qui sont entre autres politiques, hommes d’affaires, leaders associatifs avaient acheté des billets pour distribuer entre les concitoyens. D’autres même ont acheté jusqu’à des dizaines de milliers de tickets. Cette pratique serait à l’origine de ce désordre constaté à l’entrée principale du stade. Parce que le ticket était absent dans les points de vente. Plusieurs supporters ont pu forcer la porte pour avoir accès au terrain malgré les tirs à gaz lacrymogènes par des forces de sécurité présentes sur les lieux. Le pire est que des citoyens avec leurs tickets d’entrée n’ont pas pu mettre pied au stade et se sont retournés très frustrés. Face à cette situation, l’homme d’affaires et politique, Jeamille Bittar qui a voulu jouer aux vedettes à l’entrée en a aussi pris à ses dépens. En se voyant confronté à la dure réalité de l’accès au stade, Jeamille Bittar n’a pu se ressaisir.
Pour Jeamille Bittar, de 1981 à nos jours, dans l’histoire du football malien, l’organisation de cette rencontre est la plus mauvaise. Il pointe du doigt la fédération malienne de football qui selon lui a brisé l’espoir du peuple malien. Il reproche à cette structure d’être politique. Il affirme que cette pratique ne rime pas avec les principes du « Malikoura ». Pour ce faire, il invite les autorités de Transition à prendre des mesures pour y mettre fin. Selon lui, dans le Malikoura, le Mali veut être premier en tout. « Cette situation est décevante et regrettable », regrette Bittar
Bonne chance aux Aigles du Mali pour le match retour prévu pour demain en Tunisie !!
Le Général de Division Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées du Mali, accompagné du directeur de la justice militaire, colonel Boubacar Maïga et le directeur de la DIRPA (direction de l’information et des relations publiques des armées), colonel Souleymane Dembélé, a animé le vendredi 25 mars 2022 une conférence de presse dans les locaux de la DIRPA. L’objectif est d’informer l’opinion nationale et internationale sur les opérations des FAMa (Forces armées du Mali).
Depuis un certain temps, les Forces armées du Mali (FAMa) réalisent des exploits sur les théâtres des opérations à travers le pays. Au Nord comme au centre du pays par une dynamique offensive de recherches et de destructions des terroristes et leurs sanctuaires par les Forces armées maliennes. Cette dynamique avec la consolidation des acquis opérationnels face à des terroristes, de plus en plus fébriles. « L’armée malienne monte en puissance ».
Au sujet de la montée en puissance des FAMa et leur conduite, le général de division Oumar Diarra a longuement expliqué l’opération Kélétigui, qui a pour mission de rechercher et de détruire les sanctuaires terroristes, l’opération Maliko étant un plan élaboré d’une approche globale de la gestion de la crise au Mali. C’est un plan militaire, levier de l’Etat. Il s’agit de combiner, de sécuriser les aspects de développement et le projet de l’opération Tilékoura qui aura pour mission de sécuriser les élections à venir, les exploits des FAMa sur les théâtres des opérations, la coopération avec les partenaires. Pour lui, ces opérations ont pour objet de répondre aux questions de la population, sur le fait que les FAMa sont statiques. Grace à ces opérations, les FAMa partent en offensive sans contrainte à la recherche et à la destruction des sanctuaires terroristes, ajoute-t-il.
Le directeur de la justice militaire, colonel Boubacar Maïga a saisi cette occasion pour se pencher sur des recrutements spéciaux au sein de l’armée malienne. Ceux-ci ont pour objectif selon lui de récupérer les armes et munitions qui trainent de façon hostile parmi les populations. Et consistent aussi à éviter le banditisme dans notre pays. Par ailleurs, il exhorte les Forces armées du Mali à travailler avec professionnalisme en respectant les Droits de l’Homme sur les théâtres des opérations.
« Les Forces armées maliennes sont conscientes de leur rôle de protection de la population et leurs biens ainsi que de leur donner la confiance totale, car c’est l’une des premières missions qui préoccupe l’armée malienne », a déclaré le général de division Oumar Diarra.
L’opération Jigi Sigi (Ramadan) du Chef de l’État suit son cours dans la Région de Ségou. Après les communes de Souba, Farako, et Sama Foulala, deux autres communes rurales de la région, à savoir Digabougou et Markabougou ont bénéficié ce vendredi 25 mars 2022 d’une importante distribution alimentaire gratuite.
Les 100 ménages les plus démunis de chacune des deux communes ont reçu un kit alimentaire composé de 50 Kg de riz, autant de quantité de mil et de sucres, 5 kg de lait en poudre. Le Kit est également composé de 25 Kg de pâte alimentaire, un carton de thé Lipton, un carton de dattes, des corans, chapelets et tapis de prière.
Notons que les deux cérémonies de remise officielle ont eu lieu sur place dans les communes en présence du gouverneur de la région, le Contrôleur général de police Alassane Traore, de la conseillère spéciale du Chef de l’État, le Colonel Assan Badiallo et le conseiller spécial du Chef de l’État, Aguibou Dembéle.
Au Mali, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé, vendredi 25 mars 2022, une audience à Malamine KONE (entrepreneur malien, promoteur de la marque Airness). Les échanges ont surtout porté sur l’implication de la diaspora dans le développement économique du Mali.
« On a parlé de beaucoup de choses, notamment le forum qui a été organisé par le ministre des Maliens établis à l’extérieur pour un investissement plus productif de la diaspora. On a parlé aussi de l’implication de la diaspora dans le développement de l’économie malienne », a confié Malamine KONE, à sa sortie d’audience.
Selon ses précisions, le Président GOÏTA a conscience que « le rôle de la diaspora ne doit plus se limiter qu’au transfert des fonds ». Le Chef de l’État souhaite plus d’implication de la diaspora malienne. Il les exhorte donc à apporter leurs connaissances, leurs expertises pour aider les jeunes maliens à être de futurs grands entrepreneurs. Malamine KONE a fait part de sa disponibilité à apporter son expérience pour soutenir les futurs porteurs de projets.
Par ailleurs, cette rencontre a également été l’occasion pour le chef d’entreprise d’évoquer son projet de création d’un « fonds d’investissement de la diaspora ». « Un projet qui me tient à cœur et que j’ai eu l’occasion de proposer à différents chefs d’État maliens dans le temps », a-t-il laissé entendre avant de préciser que le Président de la Transition lui a donné l’engagement que ce fonds d’investissement verrait le jour.
Toutefois, le Président GOÏTA estime que ce projet pourrait fédérer les énergies des Maliens de l’extérieur pour le bonheur de tous. Le Chef de l’État s’est dit disposé à accompagner les projets porteurs qui peuvent donner du sourire au peuple malien.
Le visiteur du jour du Président GOÏTA a expliqué que la volonté du Chef de l’État « est que les Maliens se prennent en main ; ce qu’il veut est que le Mali soit acteur de son propre développement ; ce qu’il veut, c’est être à l’écoute de tous les partenaires, sans exception, qui peuvent aider le Mali à être un grand pays, surtout à donner aux Maliens, le nouveau Mali dont on rêve tous ». Notons que le Président de la Transition a félicité Malamine KONE pour son implication dans le sport malien et son engagement sur le terrain de l’humanitaire auprès des populations démunies.
Le ministre de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou a reçu en audience, ce mardi 22 mars 2022, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Mali Mme Clara Ana De SOUSA.
L’objet de la rencontre a porté sur l’état de la coopération entre la République du Mali et la Banque mondiale et les nouvelles perspectives. Par ailleurs, la Banque mondiale demeure disposée à accompagner le Mali notamment sur les interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire.
Notons que les deux personnalités ont également échangé sur les préparatifs des assemblées annuelles FMI/Banque mondiale auxquelles le ministre de l’Économie et des Finances participera par visio-conférence en avril 2022.
Au Mali, le ministre de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou a visité le chantier de construction des bâtiments devant abriter les services centraux des douanes, le jeudi 17 mars 2022, à Samako (commune du Mandé, sur un site d’une superficie de 30 hectares), en vue de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.
Ce projet d’équipement de l’administration douanière comprend : la construction de la Direction Générale des Douanes ; le terrassement de la plateforme devant abriter le bâtiment et sa clôture ; la construction d’Annexes (guérites, Local Groupe et Local Transformateur) ; les Voiries et Réseaux Divers (VRD) ; et l’aménagement de la cour et d’un parking extérieur.
Implanté au cœur d’un domaine de 30 hectares, le bâtiment principal, qui fera office de siège de la future Direction Générale de la Douanes, est de niveau R+4. D’une surface totale bâtie de 5669 ,87m2 pour 152 bureaux, il permettra d’abriter, outre la Direction Générale de la Douanes, ses services centraux à savoir : la direction de renseignement et enquêtes douanières, la direction de contrôle après dédouanement, la direction facilitation et partenariat avec les entreprises, la direction des ressources humaines des finances et du matériel, la direction informatique et statistique, la direction de la règlementation du contentieux et des relations internationales et la direction recettes, planification et programme de vérification.
Selon le responsable de l’entreprise de construction, la date prévisionnelle de la fin des travaux est prévue le 30 mai 2022 et l’état d’avancement des travaux évalué à 93 %. Satisfait de la qualité des infrastructures, qui répondent aux normes et aux commodités de travail requises, le ministre SANOU a exhorté l’entreprise au respect des délais afin que l’administration douanière puisse mieux répondre aux attentes de plus hautes autorités du pays et des usagers.
À noter que ce site abrite déjà le Centre de formation des Douanes, le Bureau du Guichet Unique pour le dédouanement des véhicules. Il accueillera également le Centre d’Expertise Technique (CET) afin d’en faire une plateforme complète de la douane malienne.
Au Mali, le collectif pour la défense des médias a tenu une conférence de presse au bureau de l’ASSEP le vendredi 25 mars 2022 pour expliquer pourquoi le nom de Bassidiki Touré président de l’ASSEP figurant sur la liste des trois élus pour intégrer la Haute autorité de la communication (HAC). Pour ce faire, le collectif demande une explication claire et nette aux autorités compétentes du Mali. Par ailleurs, la victime affirme que s’il s’agit de son ancien dossier concernant la traite des humains, que ce dossier est classé et qu’il a été blanchi depuis l’année 2017.
Selon le conférencier, c’est bien le 24 novembre 2021 a eu lieu dans la salle de réunion du ministère de la communication, sous l’égide du même département ministériel et en présence d’un huissier de justice, l’élection des trois (3) représentants des organisations professionnelles. « A l’issue du scrutin et sans contestation aucune, les trois représentants du secteur de la communication désignés ont été : Ramata Dia (URTEL), Béchir Diop (GPAC) et Bassidiki (ASSEP)» , a-t-il déclaré.
Une surprise générale s’est présentée après, et au moment de la publication du Décret du président de la Transition, le 31 décembre 2021, « un nom parmi les trois élus du secteur de la communication y manquait. Il s’agit de celui de Bassidiki Touré, président de l’ASSEP », coup de tonnerre. Alors qu’est ce qui se passe derrière cette affaire ? Qui cache quoi ? qui a fait quoi ? Le saviez-vous ? la presse malienne veut savoir la vérité, rien que la vérité. D’ailleurs, il ne s’agit plus de la seule intégration à la HAC, il s’agit de laver son image d’homme honnête, noble, digne et époux, père de famille et chef de famille.
Pour le reste de l’histoire, le voici ! Au début, tout le monde pensait que c’était une omission et il faudrai attendre, mais, d’aucuns constatent que le nom de Bassidiki Touré a été pertinemment occulté au moment de la publication du décret du président. « Croyant tout d’abord à une erreur, les uns et les autres ont nourri l’espoir que le lapsus sera vite corrigé. Des jours et des semaines passent, le Décret du président de la Transition est resté intact. C’est ainsi que la maison de la presse, a décidé de prendre la question à bras le corps. Ses nombreuses correspondances, interventions et audiences auprès des autorités n’ont pas permis d’avoir une réponse claire sur l’enlèvement du nom de Bassidiki Touré parmi les trois élus des organisations du secteur de la communication. Devant cette situation inexplicable, tout ce qui nous revenait et qu’on n’avait nullement souhaité dans ce processus était de se fier à la justice pour laver notre honneur. C’est ainsi que le 27 février une action judiciaire a été portée au niveau de la cour suprême pour rétablir la vérité et réparer le tort causé à l’ensemble de la presse sans aucune justification portée à notre connaissance », a martelé le conférencier.
Cependant, pour le collectif pour la défense des médias : « Vouloir humilier, exclure et réduire au néant le président de l’ASSEP, c’est vouloir donner un coup fatal à toute la corporation de la presse malienne que nous ne sommes pas prêts à oublier ». Pour ce faire, ils ont invité le président, le colonel Assimi Goïta à prendre en compte le rôle primordial de la presse dans la réussite de sa mission.
Le Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau et ses partenaires, ( NDC Énergie, Yara Oil, Soyatt et Corridor), ont décidé d’offrir au public malien, la retransmission en direct sur les antennes de L’ORTM, le match retour Mali – Tunisie, de ce mardi 28 mars 2022.
Dans la même logique, des écrans géants seront installés sur plusieurs sites notamment au Pavillon des Sports, au Palais de la Culture, au Stade du 26 mars et au Stade omnisports Modibo Keita, pour permettre au public de vivre ce moment historique des Aigles du Mali, requinqués en bloc pour prendre leur revanche sur les Aigles du Carthage.
Les aigles du Mali
La retransmission en direct de ce match par L’ORTM a été rendue possible grâce à l’engagement du Ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré, qui a su mobiliser les partenaires et les amis du Mali pour offrir l’intégralité de ce moment historique – minute par minute, seconde par seconde – au peuple Malien. Toute chose qui témoigne de notre forte capacité de résilience et de la détermination des Plus Hautes Autorités de la Transition de mettre tout en œuvre pour le confort des Maliens en ces moments difficiles.
Le jeudi 24 mars 2022 le Ministère des transports et des Infrastructures a tenu la 11eme Édition de la journée nationale de la courtoisie sur la route sous le haut patronage de Madame Dembélé Madina Sissoko Ministre des Transports et des Infrastructures accompagné par Madame Djikine Hatouma Gakou Présidente de la FEMAPH en Commune 2 de Bamako. Il rappeler que le thème était » la protection des personnes vivant avec un handicap dans la circulation routière.
À sa prise de parole Madame la Présidente Djikine Hatouma Gakou dit que c’est un honneur et un réel plaisir pour elle, ce matin, de vous recevoir à la cérémonie d’ouverture de la 11eme édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route dont le thème de cette année est « La Protection des personnes vivant avec un handicap dans la circulation routière ». C’est également une belle opportunité pour elle de remercier les plus hautes autorités de la Transition à travers Madame la Ministre de la Sante et du Développement Social pour la signature du Décret N°2021-0662/PT- RM du 23 Septembre 2021 pour l ‘application de la Loi N°2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec handicap dont les articles 24 et 25 sont respectivement stipulés comme suit : « Les services et équipements sociaux mis à la disposition du public doivent être adaptés aux besoins des personnes vivant avec un handicap » et « Les moyens de transports, les quais, les gars, les espaces publiques et toutes les infrastructures de transport sont conçus, adaptés et exploités en tenant compte des personnes vivant avec un handicap » .
Pour sa part, le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, a profité de cette cérémonie pour saluer toutes les belles initiatives d’inclusion des personnes vivant avec un handicap notamment la facilitation de la traversée des routes et la reconnaissance du symbole du handicap dans la circulation, nous souhaitons vivement sa formalisation » a-t-elle témoignée.
Par ailleurs, Dembélé Madina Sissoko dira qu’elle poursuivra son engagement personnel, de croire que la mise en application effective de ces deux articles seront inscrits sur la liste des priorités du département. Elle observe avec une grande satisfaction depuis quelques années tous les efforts de prise en compte des personnes vivant avec un handicap par ANASER en termes de communication relative à la prévention des accidents de circulation qui constituent une des causes principales de cette présente cérémonie.
« Mention spéciale à la Directrice de ANASER pour sa constance dans l’approche de l’inclusion. En effet, le manque d’autonomie des personnes vivant avec un handicap limite leur accès aux installations publiques et leur liberté de mouvement dans la vie quotidienne. Ces usagers déjà vulnérables sont souvent plus exposés et victimes d’accidents de la circulation routière que les autres citoyens. C’est pourquoi en 1969, concernant les déficients visuels, les Nations Unies ont décrété le 15 octobre, journée internationale de la canne blanche », a-t-elle laissé entendre, Dembélé Madina Sissoko.
Pour ce faire, il faut signaler que la journée de la canne blanche s’inscrit dans le cadre de la mobilité, de l’autonomie et la sécurité des personnes vivant avec un handicap visuel et permet d’attirer l’attention des usagers de la route sur la présence d’une personne qui a un déficit visuel sur la chaussée, et cela, dans le cadre de la mise en œuvre de cette vision, le ministère des transports et des infrastructures à travers l’ANASER, accompagne les personnes vivant avec un handicap à mieux se comporter sur la route et invite les autres usagers de la route à les accepter dans le dispositif du trafic. En terminant ses propos elle a invitée tous les usagers de la route de prêter attention aux citoyens vivant avec un handicap dans la circulation routière et un appel solennel aux autorités en charge pour une application effective des articles 11 et 12 du Décret N°2021-0662/PT-RM du 23 Septembre 2021.
Pour sa part Madame le Ministre Madina Sissoko a rendu grâce au bon Dieu, qui a permis à tous de se retrouver ici au siège de la FEMAPH pour la célébration de la 11ème édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route. Face à la recrudescence des mauvais comportements sur la route au Mali, la 2ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Agence nationale de la Sécurité routière, tenue le 23 février 2011, a recommandé d’organiser tous les ans, le 24 mars, une Journée nationale de la courtoisie sur la route. La journée de la courtoisie sur la route rassemble les partenaires de la sécurité routière en vue d’améliorer le comportement des usagers de la route et d’instaurer une meilleure cohabitation entre eux. L’évolution de l’accidentologie met en exergue l’impérieuse nécessité de multiplier les campagnes d’information et de sensibilisation à l’endroit des usagers de la route.
Les paroles et actes d’incivilité sur les routes engendrent souvent des conflits et accidents de la circulation routière. Les injures, les klaxons intempestifs, les gestes désobligeants, les stationnements interdits, le refus d’obtempérer aux injonctions des agents de la police routière, la mauvaise utilisation des plein-phares, le non-respect des distances de sécurité et le refus de la priorité, éprouvent les nerfs, créent un climat social délétère sur les voies publiques et provoquent de nombreux accidents.
Ces mauvais comportements sur la route se rattachent au facteur humain, qui est à la base de 85% des accidents de la circulation routière au Mali selon les statistiques de l’année 2018 de l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER). Pour vaincre cette incivilité et contribuer à sauver des vies sur nos routes, conformément à la vision des plus hautes autorités de notre pays, il devient indispensable de sensibiliser et informer nos concitoyens pour instaurer une meilleure cohabitation entre les différents usagers « automobilistes, piétons, conducteurs d’engins à deux roues et de tricycles. »
C’est pourquoi, la 11ème édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route a choisi pour thème : « La protection des personnes en situation de handicap dans la circulation routière ». Selon Mme Dembélé Madina Sissoko les personnes vivant avec un handicap au Mali, estimées à environ 2.247.500 personnes, soit 15% de la population selon les chiffres de l’OMS et de la Banque mondiale du 16 mai 2016, doivent bénéficier d’une attention particulière de la part des autres usagers de la route. Ces usagers vulnérables sont souvent victimes d’accidents de la route.
Pourtant, le Code de la Route, à son article 85 alinéa 2, prévoit que « les infirmes qui se déplacent dans une voiture roulante peuvent dans tous les cas circuler sur la chaussée ». martelle t-elle. L’usage de la route exige donc de nous la connaissance des règles du code de la route qui prescrit le respect de l’autre, qu’il soit conducteur ou non. La route étant un espace d’usage commun, chaque usager doit circuler sur la portion de la route qui lui est dévolue en vertu des textes. Elle ne doit pas être un vecteur de blessures, qui entrainent l’arrêt de travail et l’invalidité et de décès qui cause le chagrin et le deuil aux familles. La sensibilisation du grand public est donc destinée à mettre l’accent sur le savoir-être et le savoir-faire à l’endroit des usagers de la route, singulièrement les personnes en situation de handicap.
La journée nationale de la courtoisie sur la route est l’occasion d’éprouver notre accord de volonté avec les règles morales de bienséance, de dignité, de respect et de considération pour l’autre dans la circulation routière. Cependant, elle lance un message fort aux usagers motorisés pour faciliter la traversée de la chaussée aux piétons, singulièrement les personnes en situation de handicap ; les personnes en situation de handicap sont appelées à traverser la chaussée avec prudence et emprunter les passages qui leur sont réservés, au besoin, solliciter l’assistance d’autres personnes.
Notons que le ministre de tutelle, a exhorté les automobilistes et les motocyclistes à respecter la limitation de vitesse de manière à anticiper les attitudes imprévisibles de ces usagers vulnérables. La courtoisie au volant ou au guidon doit être une attitude de tous les jours. La journée nationale est une incitation à donner son adhésion à cet impératif moral. Pour terminer elle a réitéré ses remerciements aux membres du Gouvernements aux cadres de l’Administration et à l’ensemble des invités, ainsi lance les activités de la 11ème édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route.
La direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a organisé le vendredi 25 mars 2022 au grand hôtel de Bamako un cadre d’échange avec les hommes de médias. L’objectif est d’informer l’opinion nationale sur l’approvisionnement du marché malien en termes de produits de première nécessité. C’était en présence de Boucadary Doumbia, directeur de la DGCC.
En effet, au Mali, l’agriculture et les importations constituent les principales sources d’approvisionnement du pays en produits de première nécessité. La première constitue la principale activité de la majeure partie de la population qui lui donne une place importante en termes de production dans la sous-région voire en Afrique. Quant à la deuxième source d’approvisionnement, le Mali contribue beaucoup aux PIB (Produit Intérieur Brut) de plusieurs pays de la sous-région compte tenu de leur situation géographique. Ces pays sont l’accès direct à la mer. Notamment le Sénégal dont son économie est liée aux importations du Mali avec un taux très important selon plusieurs données. Le corridor Bamako-Abidjan est aussi beaucoup fréquenté par les camions maliens pour le transport des marchandises.
Selon le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boucadary Doumbia, pour l’approvisionnement de notre pays en produits de première nécessité, l’Etat du Mali a consenti d’énormes efforts dans ce sens. Pour lui, en matière d’approvisionnement, le rôle de l’Etat dans un premier temps consiste à faciliter les formalités administratives afin de rendre le commerce transfrontalier rapide, moins cher et plus prévisible. Ensuite l’Etat a un pouvoir de régulation du secteur pour garantir la transparence dans les transactions commerciales. Dans le même sens, il suit le marché en collectant et analysant des données sur les stocks et prix. Ici, Boucadary Doumbia affirme que la DGCC ne produit pas et n’importe pas mais elle alerte l’Etat sur l’état du marché national.
Au sujet de l’embargo sur le Mali depuis le 9 janvier passé par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) et de l’UEMOA (Union économique monétaire ouest africaine) dont les mesures sont entre autres, la fermeture des frontières terrestres et aériennes, le gel des avoirs de l’Etat au niveau de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest), la suspension des transactions commerciales et financières. Il affirme que cette situation a été préparée par les autorités du pays qui ont pris un certain nombre de mesures pour atténuer les impacts sur notre pays. « L’embargo a eu un effet marginal sur le prix des produits de première nécessité au Mali », a-t-il souligné. Pour lui, malgré ces sanctions, le prix des produits de première nécessité au Mali reste acceptable par rapport à celui de certains pays de la sous-région. Malgré ces efforts selon lui, des difficultés ont été enregistrées suite à l’embargo. Il s’agit de la panique sur les marchés, les spéculations, la difficulté de transferts interbancaires, le blocage des marchandises au niveau des ports de transit, et l’encombrement des corridors.
Pour terminer, Boucadary Doumbia rassure la population en cette veille du mois de ramadan qu’il n’y aura pas de pénurie de produits de première nécessité sur le marché.