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La BAD approuve une politique d’emprunt visant à renforcer la viabilité de la dette des pays à faible revenu

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 Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a approuvé une nouvelle politique visant à renforcer la viabilité de la dette des pays d’Afrique à faible revenu. Il a donné son accord à la Politique d’emprunt durable le 23 février 2022.

Cette nouvelle politique cible principalement les bénéficiaires du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque. Le Fonds africain de développement s’adresse aux pays du continent à faible revenu et en transition.

La Politique d’emprunt durable répond à l’évolution de la situation d’ensemble de la dette en Afrique, en particulier chez les pays mentionnés précédemment. Au cours des dernières années, les pays à faible revenu ont pu avoir accès à de nouvelles sources de financement, notamment à des créanciers privés et des créanciers extérieurs au Club de Paris. Bien que cet accès leur ait permis de financer d’importants besoins de développement, il a également augmenté leur dette publique.

La pandémie de Covid-19 a pesé lourdement sur les finances publiques. La situation s’est aggravée en raison de l’assouplissement sans précédent de la politique budgétaire et monétaire adoptée par les pays pour amortir les impacts socio-économiques de la pandémie.

Selon l’édition 2021 de Perspectives économiques en Afrique, les gouvernements ont annoncé, après l’épidémie de Covid-19 en 2020, des plans de relance budgétaire portant sur environ 0,02 % du produit intérieur brut au Soudan du Sud jusqu’à à environ 10,4 % du produit intérieur brut en Afrique du Sud. La Banque africaine de développement estime qu’en 2020, les gouvernements africains avaient besoin de 154 milliards de dollars américains supplémentaires pour faire face à la crise.

Pour résoudre ce dilemme, la Politique d’emprunt durable introduit deux éléments essentiels pour gérer la dette.  Le premier met l’accent sur la gestion de la dette et la transparence par le biais de mesures politiques convenues et d’une assistance technique. Le second élément reposera sur la coordination et les partenariats avec d’autres banques multilatérales de développement, les partenaires de développement et les bailleurs de fonds.

La Politique d’emprunt durable remplace la Politique d’accumulation de la dette non concessionnelle, adoptée en 2008 et révisée en 2011 pour répondre aux besoins opérationnels du Groupe de la Banque africaine de développement et de ses pays membres régionaux.

Au cours des deux dernières années, la nouvelle politique a fait l’objet de larges consultations internes et externes avec les pays membres régionaux, la société civile et les partenaires au développement, y compris les banques multilatérales de développement.

Lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres au Mali : Rideau sur un l’atelier de renforcement des capacités

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Le mercredi 9 Mars 2022 a

Il s’agit d’un atelier de formation organisé par l’Association des femmes pour les initiatives de paix (AFIP). Cet atelier s’est tenu dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (ALPC) au Mali. C’est pourquoi, cette rencontre était présidée par Lieutenant-Colonel Awa Dembélé accompagnée par Madame la Présidente de l’AFIP Fatoumata Maïga et Lieutenant-Colonel Oumou Diarra.

À l’entame de ses propos, Lieutenant-Colonel Madame Awa Dembélé à souhaiter une excellente fête de 8 mars et une cordiale bienvenue à cet atelier de renforcement des capacités. Même si ce vœu est venu en retard, le colonel Awa Dembélé a tenu à vous témoigner toute sa solidarité pour les nombreuses tâches et responsabilités et les assure en longueur de journée pour le bien des communautés femmes.  Selon elle, il est important de rappeler que les femmes demeurent des actrices incontournables dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale en jouant un rôle de socle dans l’équilibre de la nation. De façon spécifique, leur rôle particulier dans le foyer, dans l’éducation des enfants et le maintien de l’équilibre social, elles contribuent avec efficacité dans les initiatives de promotion de la paix et particulièrement dans la lutte contre les armes légères et de petit calibre. Aussi, est-il important de mentionner que les caractéristiques uniques et profondément sociétales du problème des armes légères nécessitent une intégration complète des perspectives du genre dans toutes les dimensions du contrôle des armes légères. Le commerce illicite et la prolifération des ALPC ont un impact différent sur les femmes, les hommes, les filles et les garçons. Raison pour laquelle, le plan d’action national du Secrétariat Permanent prend en compte les besoins de ces groupes dans chacun de ses domaines fonctionnels, en accordant une attention particulière aux groupes les plus vulnérables. En prononçant ce discours ce matin, elle doit témoigner sa solidarité à l’égard des femmes qui sont marginalisées et victimes de certains maux dans la société.

 Celles qui ont été les victimes directes de la crise, de l’utilisation abusive des armes légères et de petit calibre. Plusieurs d’entre elles ont subi « le viol, la séquestration, les traumatismes psychologiques, la perte d’un conjoint, d’un enfant ou d’un frère et par-dessus tout, les discriminations de toute sorte ». Cet atelier d’une journée portant sur le thème : « les priorités des femmes du Mali dans le cadre de la réduction de la violence extrême en armes », vise à parcourir les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées.

 Et partant de là, trouver les propositions idoines afin de renforcer leur résilience. Le lien avec la problématique des renforcement, des connaissances, des femmes sur les dangers liés aux ALPC en vue d’encourager leur participation active dans la lutte contre la prolifération des ALPC au Mali se pose avec acuité et vient à point nommé puisqu’il conforte les résolutions pertinentes du conseil de sécurité des Nations Unies (résolutions 1325 et 1820) qui établissent le lien entre la violence sexuelle en tant que tactique de guerre et les questions concernant les femmes, la paix et la sécurité. Notre combat de réduction de la violence extrême au Mali ne doit aucunement souffrir de la conjoncture actuelle, quand bien même les temps sont difficiles, nous resterons déterminés et engagés pour mener à bien cette lutte. Votre présence dans la salle me réconforte en cela et cette activité est la manifestation concrète de votre détermination. Je ne saurai terminer mes propos sans vous rappeler encore une fois de plus que les armes sont à l’origine de nos maux.

Pour sa part, Madame la Présidente Fatoumata Maïga a considéré la situation délétère qui se vit en Europe marquée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine depuis le 24 février 2022. Notant l’appel du Président ukrainien Volodymyr Zelensky, ce dimanche 27 février 2022, à toute personne qui est en mesure de se battre à rejoindre l’Ukraine. Un appel lancé aux étrangers à rejoindre la « légion internationale » qui a été relayé jusqu’en Afrique ; Constatant que depuis le 28 février 2022, des personnes d’origines africaines sont empêchées de monter dans des trains pour quitter l’Ukraine ou de passer certaines frontières européennes ;

« Ayant appris que depuis le début du mois de mars 2022, des jeunes africains se font enrôlés pour aller combattre en Ukraine ; Vu que les premières victimes de cette guerre sont les femmes et les enfants. Nous, Femmes africaines, membres du FIFEF/JIFA, conscientes des effets collatéraux dommageables de cette guerre, suivons avec grand intérêt l’évolution de la situation en Europe », a laissé entendre.

Condamne la position de l’Ukraine visant à la prolifération des armes légères

Par ailleurs la Présidente, en tant que mères, épouses, sœurs et filles n’a pas manqué cette position de l’Ukraine face à cette tension  : « nous condamnons toute forme de violence et invitons les belligérants européens à privilégier la négociation, seul moyen indiqué pour résoudre les différents ; Nous nous indignons de la discrimination faites aux africains vivant en Ukraine lors des  évacuations des zones de conflits et, en vertu de l’application des articles 2 et 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, demandons un traitement égal pour les africains en tout lieu et tout temps ;  Appelons la jeunesse africaine à la prudence et à la vigilance quant à tout appel à l’enrôlement  pour la guerre moyennant subsides et leur rappelons l’histoire des tirailleurs sénégalais ;

 Lançons un appel vibrant à l’endroit des acteurs de la société civile et des toutes les organisations de la jeunesse de mener une campagne de sensibilisation de proximité pour endiguer le phénomène de recrutement des jeunes, et de surcroît à l’insu des gouvernants et des parents ;  Interpellons le Président de l’Union Africaine Macky SALL ainsi que tous ses pairs africains, chacun en ce qui le concerne, à réagir par rapport à ce blocage des africains en Ukraine et instruire leurs ambassades à veiller à la mise en sureté de leurs ressortissants ; et attirons l’attention sur la nécessité de prendre des mesures idoines pour empêcher cet enrôlement des  jeunes africains dû principalement à leur désœuvrement, véritable cause de leur perdition », a-telle affirmé.

Notons que cette rencontre s’est déroulée à la salle de conférence de Secrétariat permanent de la lutte contre la prolifération des ALPC.

Habib Samake.

Chine: Rompons avec les préjugés, Huawei célèbre la Journée internationale des droits des femmes

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[Shenzhen, Chine, 9 mars 2022] À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2022, Huawei et ses employés promeuvent activement la visibilité des femmes par le biais d’une vidéo présentant des employées polyvalentes et s’exprimant en faveur des femmes lors d’un webinaire Women in Tech, organisé par Times Higher Education (THE) dans l’objectif de promouvoir l’égalité des sexes.

Le thème de la Journée internationale des droits des femmes 2022 est « Rompons avec les préjugés », qui encourage les personnes à dénoncer les préjugés, la discrimination et les stéréotypes liés au genre. Hu Xiaoman, directrice des opérations de la communauté Huawei Mindspore, a participé au webinaire en compagnie de Noa Havazelet, responsable de Google Accelerator en Europe et responsable régional des relations avec les développeurs pour le Royaume-Uni et l’Irlande chez Google, et Rameen Khan, ingénieur logiciel chez Crayon.

Mme Hu a souligné la sous-représentation flagrante des femmes dans les STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), limitant ainsi notre capacité à trouver des solutions inclusives et durables aux problèmes contemporains et à construire une société meilleure pour tous.

Elle a déclaré : « Dans l’Union européenne, les femmes ne représentent que 29 % des titulaires d’un doctorat en ingénierie, en fabrication et en construction. Nous ne représentons que 25 % des professionnels indépendants dans des professions techniques telles que les sciences, l’ingénierie ou les technologies de l’information et de la communication. » Ces constats ont provoqué des discussions dans l’auditoire masculin, les hommes ayant alors échangé sur les actions à mener pour résoudre ces problèmes.

Pour combler cet écart entre les sexes dans le secteur de la technologie, Mme Hu, en tant qu’experte en Intelligence artificielle, a suggéré que les politiques d’embauche des entreprises devraient toujours considérer l’égalité des sexes comme un « impératif » et non comme une option « qu’il est préférable d’avoir ». Nous devrions par exemple améliorer notre réflexion et notre action : à la place de nous demander si nous devrions accorder aux femmes une certaine flexibilité pendant leur grossesse ou pour tout autre raison, nous devrions nous interroger sur la manière dont nous pourrions faciliter au mieux leur flexibilité. Mme Hu a également encouragé les gouvernements, le secteur privé et les universités à coopérer pour stimuler la représentation des femmes.

Elle a également évoqué le programme phare de Huawei en matière de RSE, Seeds for the Future, qui a suscité l’intérêt des participants au webinaire. Le programme Seeds for the Future offre, en effet, aux étudiants la possibilité d’en apprendre davantage sur la culture chinoise et les technologies de pointe.

Hu Xiaoman a créé la première communauté Women in Tech MSG (MindSpore Study Group) au sein de Huawei, dans laquelle de jeunes femmes – tant internes qu’externes au Groupe – viennent chercher des conseils auprès de programmeurs et de responsables technologiques plus expérimentés, et où, inversement, les expérimentés apprennent également des novices.

Huawei a également publié notre vidéo pour la Journée internationale des droits des femmes 2022 afin de montrer les différents profils des collaboratrices de Huawei. Cette vidéo vise à encourager les femmes à concrétiser leurs ambitions et à devenir ce qu’elles veulent.

La vidéo est disponible ici.

A propos de Huawei

Fondée en 1987, Huawei est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’infrastructures de technologies de l’information et des communications (TIC) et d’appareils intelligents. Nous comptons plus de 197 000 employés, et nous opérons dans plus de 170 pays et régions, au service de plus de trois milliards de personnes dans le monde.

Notre vision et notre mission consistent à apporter le numérique à chaque personne, foyer et organisation pour un monde intelligent et entièrement connecté. À cette fin, nous allons favoriser la connectivité omniprésente et promouvoir l’égalité d’accès aux réseaux ; apporter le cloud et l’intelligence artificielle aux quatre coins du monde pour fournir une puissance informatique supérieure là où vous en avez besoin, quand vous en avez besoin ; construire des plateformes numériques pour aider toutes les industries et organisations à devenir plus agiles, efficaces et dynamiques ; redéfinir l’expérience utilisateur avec l’IA, en la rendant plus personnalisée pour les individus dans tous les aspects de leur vie, qu’ils soient à la maison, au bureau ou en déplacement. Pour plus d’informations, visitez le site de Huawei à l’adresse www.huawei.com ou suivez-nous sur :

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Singapour: Antler lève 13,5 millions USD pour soutenir ses activités en Afrique

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Antler, une société de capital-risque établie au Singapour en 2017 mais présente dans plusieurs régions dans le monde, a annoncé ce jeudi 10 mars sur sa page LinkedIn, la clôture à 13,5 millions USD de son fonds d’investissement centré sur l’Afrique de l’Est, Antler East Africa. Le véhicule qui cible des entreprises technologiques en phase de démarrage prévoit d’y réaliser 35 nouveaux investissements, au cours des trois prochaines années.

« Nous savons ce qu’il faut pour faire décoller une start-up, et nous voulons construire un système de soutien flexible qui permettra une collaboration et une interaction fortes entre les collègues entrepreneurs, les conseillers, les réseaux d’investisseurs providentiels et les investisseurs au Kenya et au-delà. Notre objectif est de connecter et d’accélérer les étapes initiales du voyage entrepreneurial », a déclaré Marie Nielsen, partenaire chez Antler East Africa.

Au Nigeria, la NNPC va acquérir 5 centrales électriques mises en vente en 2021

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Au Nigeria, la NNPC veut acquérir 5 centrales électriques mises en vente en 2021 par le gouvernement fédéral dans le cadre du Nigérian National Integrated Power Project (NIPP), Selon l’Agence écofin. Il s’agit d’un programme créé en 2006 dans le but de remédier à l’insuffisance de la production d’électricité et au torchage excessif du gaz issu de l’exploitation pétrolière de la région du delta du Niger.

Mele Kyari, PDG de la NNPC a précisé que l’acquisition de ces infrastructures s’inscrit dans un plan global visant à promouvoir, grâce à des investissements plus importants, la fourniture d’électricité aux Nigérians.

C’est dans cette optique que l’entreprise pétrolière a conclu des contrats avec les sociétés China Machinery Engineering Company (CME) et General Electric (GE) pour fournir 50 MW d’électricité à Maiduguri, dans l’Etat de Borno.

Pour l’Instant, aucun détail financier n’a été révélé quant au montant que déboursera la NNPC pour réaliser la transaction. Toutefois, pour Alex A.

Notons que Okoh, directeur du Bureau of Public Enterprises (BPE), une structure du gouvernement fédéral qui gère les marchés publics, l’information relative à ce sujet sera officialisée dès que la NNPC aura émis une offre.

En RDC: Alphamin Resources dévoile résultats de l’évaluation économique préliminaire (PEA) de son projet d’étain Mpama Sud

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En RDC, la compagnie minière Alphamin Resources a publié lundi 7 mars les résultats de l’évaluation économique préliminaire (PEA) de son projet d’étain Mpama Sud. Selon la PEA, le gisement héberge suffisamment de ressources pour soutenir une production annuelle d’étain contenu de 7 000 tonnes.

La première estimation de ressources fait en effet état d’un potentiel de 0,83 million de tonnes de ressources indiquées, titrant 2,58 % d’étain et 1,95 million de tonnes de ressources inférées titrant 2,52 % d’étain. « En d’autres termes, le site dispose de 21 500 tonnes d’étain contenu dans la catégorie « indiquée » et 49 100 tonnes d’étain contenu dans la catégorie « inférée » », rapporte l’Agence ecofin.

« Le développement de Mpama Sud permettrait à Alphamin de se rapprocher de sa vision de devenir l’un des plus grands producteurs d’étain à faible coût au monde », a commenté le CEO Maritz Smith.

Par ailleurs, la concrétisation passera de la la PEA par Alphamin à travers un capital de développement de 116 millions USD. Toutefois, le projet aurait la capacité de générer un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement de 187 millions USD par an, en prenant en compte un prix de l’étain de 40 000 dollars/t. Il signaler que la construction de la mine devrait durer 20 mois.

Au Kenya, Shanta Gold annonce un gisement total de 1,6 million d’onces d’or de ressources sur le site de Ramula

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La compagnie aurifère Shanta Gold a publié le mercredi 9 mars 2022 une mise à jour concernant l’estimation des ressources du projet West Kenya. La nouvelle évaluation portée par le gisement Ramula indique que le site héberge des ressources totales de 1,6 million d’onces d’or, soit une amélioration de 37 % par rapport à la précédente.

« Le projet West Kenya continue de produire des résultats passionnants, plus nous le regardons, plus nous sommes convaincus qu’il a le potentiel d’être un district aurifère de plusieurs millions d’onces, comparable à d’autres ceintures de roches vertes prolifiques dans le monde », commente Eric Zurrin, directeur général de Shanta Gold.

Selon l’Agence ecofin, Ramula qui fait l’objet depuis 2021 d’un programme de forages vient rajouter 433 900 onces de ressources inférées au projet, avec une teneur de 2,08 g/t.

Par ailleurs, Shanta Gold n’a pas manqué d’expliqué qu’elle pourrait faire de nouvelles actualisations prochainement, car elle prévoit d’autres forages d’extension dans la région de Ramula, mais aussi sur les autres cibles du vaste projet que sont Isulu-Bushiangala et Bumbo.

Notons que Shanta Gold détient deux autres projets en Tanzanie, prévoit d’une part d’augmenter la production à la mine de New Luika pour atteindre 76 000 onces d’or en 2022.

Daouda Bakary Koné

Secteur Minier Africain: Vers le démarrage d’une bourse des métaux au Soudan

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Gold mine workers weigh their gold in a local mine in Al-Ibedia locality at River Nile State, July 30, 2013. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah (SUDAN - Tags: SOCIETY BUSINESS EMPLOYMENT COMMODITIES) - RTX125F3

Le ministre des Finances du Soudan, Jibril Ibrahim, a annoncé le mercredi 9 mars 2022 qu’une bourse des métaux verra bientôt le jour dans le pays. Peu de détails sont disponibles pour le moment, mais le processus de création devrait être achevé d’ici la fin du mois, précise Reuters.

Il s’agit du dernier effort des autorités pour réglementer le secteur minier, particulièrement l’exploitation aurifère. Essentiellement artisanale, 70 à 80 % de la production nationale d’or (plus de 90 tonnes selon la Banque mondiale) quitterait chaque année le pays en contrebande, d’après des officiels du gouvernement.

« Nous, commerçants, demandons à être autorisés à exporter la totalité de la quantité d’or et refusons de donner 30 % à la Banque centrale du Soudan […]. Nous demandons que la Banque centrale traite avec nous en fonction du prix du marché », A déclaré Mohamed Tabidi, bijoutier réputé et l’un des principaux marchands d’or de Khartoum.

Pour réduire le phénomène, l’Etat a autorisé en janvier 2020 les producteurs locaux à exporter une partie de leur production, alors qu’ils étaient jusque-là obligés d’en vendre la totalité à la Banque centrale. Cette décision n’avait pas alors suffi à les contenter, en raison notamment d’un taux de change livre soudanaise/dollar US jugé « irréaliste », selon l’Agence ecofin.

Pour rappel, le Soudan est régulièrement cité comme le 3ème producteur d’or en Afrique. Selon l’Agence ecofin, une grande partie de ses exportations échappe néanmoins aux canaux officiels, ce qui limite la contribution du secteur minier aux recettes de l’Etat.

Zangouna Koné

Au Mozambique Triton Minerals publie les résultats d’un examen stratégique mené sur son projet de graphite Ancuabe

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La compagnie minière Triton Minerals a publié le jeudi 10 mars les résultats d’un examen stratégique mené sur son projet de graphite Ancuabe. L’une des options de développement du projet que cette évaluation a permis d’identifier consiste au lancement d’une exploitation minière à petite échelle afin de produire du graphite d’ici le troisième trimestre 2023 au Mozambique.

Ancuabe serait ainsi développé en deux étapes dont la première permettrait de produire annuellement 5 000 à 8000 tonnes de concentré de graphite jusqu’en 2024, grâce à une usine pilote commerciale (CPP).

Selon l’Agence ecofin, l’année suivante, soit en 2025, la production augmentera pour atteindre, immédiatement ou progressivement, 60 000 tonnes de concentré, comme prévu dans l’étude de faisabilité de 2017.

« Il est maintenant important que Triton construise la CPP au Mozambique le plus rapidement possible afin que nous puissions commencer la production de graphite de grande taille et de haute pureté pour les marchés en croissance rapide des retardateurs de feu et des batteries », a commenté Andrew Frazer, directeur exécutif de Triton.

Notons que le plan en deux étapes envisagé par la société permet de réduire l’investissement initial, ce qui facilitera la mobilisation rapide des fonds et donc une entrée en production rapide du projet. Le financement de 99,4 millions $ nécessaire pour lancer la production demeurait en effet le principal obstacle au développement d’Ancuabe. Lire ICI

Au Mali, Resolute Mining dévoile de nouveaux plans lui permettant de continuer d’opérer jusqu’en 2033

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Au Mali, la compagnie australienne Resolute Mining a dévoilé la semaine dernière de nouveaux plans qui lui permettront de continuer d’opérer au Mali au moins jusqu’en 2033. Ses opérations maliennes ainsi que sa mine d’or de Mako (Sénégal) lui permettront de produire un total de 3,5 millions d’onces à un coût global de 1 110 dollars/oz.

Avant ce nouveau développement, les réserves de minerai du gisement principal de sa mine Syama devaient s’épuiser fin 2023. Cependant, grâce à de nouveaux travaux d’exploration, Resolute indique qu’elle pourra continuer de produire de l’or à partir de ce gisement d’oxyde jusqu’en 2026.

Initialement prévu pour entrer en service en 2024, le gisement souterrain de Tabakoroni commencera ses opérations en 2026 avec une future production aurifère estimée à 664 000 onces sur une durée de vie de huit ans. Au total, les opérations maliennes vont livrer annuellement une moyenne de 243 000 onces jusqu’en 2033 alors que la contribution de la mine Mako devrait totaliser 607 000 onces sur sa durée de vie restante de 6 ans.

« Syama dispose d’une importante dotation en or et il y a encore beaucoup d’exploration à entreprendre dans cette région », commente Stuart Gale, PDG de Resolute, qui fait remarquer que d’autres découvertes sont encore envisageables et susceptibles de modifier les nouvelles prévisions.