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Le Burkinabé Damiba déjoue les pronostics, et fixe trois ans, la durée de la transition

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Selon les participants, les débats ont été houleux au Burrkina Faso sur plusieurs points de la charte, notamment la durée de la transition, le nombre de représentants au niveau de l’organe législatif et la possibilité pour les acteurs de la transition de participer aux prochaines élections. Il vient de jouer les pronostics fallacieux. Alors que son voisin malien est critiqué d’avoir fixé, la durée de la transition de 6 à 5ans issue des assises nationale de la refondation, la junte Burkinabé présidée par le colonel Damiba ne veut pas lâcher facilement, elle s’est fixée une transition de trois ans.

« Les politiques n’ont pas été sérieusement pris en compte. Nous nous retrouvons avec 8 représentants à l’Assemblée nationale qui ne peuvent même pas faire un groupe parlementaire. Mais l’essentiel, c’est d’abord l’intérêt supérieur de la nation car il y a des Burkinabè qui cherchent à retourner chez eux », a-t-il dit, Paul Henry Sandaogo Damiba.

La charte a finalement été adoptée de façon consensuelle, selon l’ancien Premier ministre Tertius Zongo, qui a présidé ces assises. Toutefois,  le document a été signé par le président Paul Henri Damiba. « C’est un travail qui a été fait pour que ce pays retrouve un peu sa fierté et ses valeurs morales », a déclaré l’ex-Premier ministre.

Nous avons suggéré qu’il se rapproche également de nos partenaires techniques et financiers pour nous assurer que ce délai convienne à tout un chacun et que cela doit pouvoir se conduire avec beaucoup d’intelligence et sans heurts », estime Eddie Komboigo, le président du Congrès pour la démocratie et le progrès.

Cette charte prévoit une durée de trois ans pour la transition et précise que ni le président, ni le Premier ministre, ni le président du Parlement ne pourront prendre part aux élections générales qui mettront fin à la période de transition. Un gouvernement de 25 ministres au maximum sera mis en place et l’organe législatif sera composé de 71 membres.

Parmi les parlementaires cités, il y aura 21 personnes désignées par le président de la transition, 16 représentants des forces de défense et sécurité, 13 représentants des organisations de la société civile, 8 représentants des partis politiques et 13 représentants des différentes régions du pays.

Moussa Koné

Mali: l’Etat ouvre une enquête contre AINEA Ibrahima Camara

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Pour des propos subversifs et l’entreprise de déstabilisation de l’Etat du Mali depuis un pays voisin : le ministre de la justice demande une ouverture d’enquête contre AINEA Ibrahima Camara. Ce lundi 28 février 2022, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux a adressé une demande d’ouverture d’enquête contre le sieur Ainea Ibrahima Camara président du parti Mouvement Républicain (MR). Cette demande d’ouverture d’enquête intervient suite à la circulation d’une vidéo depuis un certain moment, sur les réseaux sociaux « s’est livré à des attaques avec des propos injurieux et subversifs» contre les autorités de la transition.


Dans une lettre adressée au procureur général près la Cour d’appel de Bamako, signée par le ministre de la justice de Droit de l’Homme et Garde des Sceaux, Mamadou Kassogue, « Une vidóo circulant sur les réseaux sociaux fait apparaitre le nommé AINEA Ibrahim CAMARA, Prèsident du Parti a Mouvement Rèpublicain , se disant également, Président de la Plateforme « Mouvement Faso Dembé.

Dans ladite vidéo remontant probablement au 10 janvier 2022, le susnommé s’est livré à des attaques avec des propos injurieux et subversifs contre les Autorités de la Transition dans un élan d’appel à un soulèvement contre celles-ci. D’autres vidéos retrouvées sur les mèmes réseaux sociaux, ces derniers jours, traduisent clairement la volonté de l’intéresse, manifestement rassuré des complicités dont il pourrait bénéficier, dans un pays voisin d’o il tenait se propos, de poursuivre son entreprise malveillante de déstabilisation des Institutions de la Transitions, à travers notamment l’organisation d’une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré être le Président de la Transition Civile à compter du 27 février 2022», peut-on lire la lettre adressée au procureur général près la cour d’appel de Bamako.


Au regard de la gravité de ces faits, susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, conformément à la loi, « je vous demande de prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’ouverture immédiate d’une enquête par le parquet compétent», a demandé le ministre Kassogué. Il a ajouté qu’« aussi, vous est-il demandé de veiller personnellement à la bonne conduite des investigations et de me tenir régulièrement informé de toute évolution de cette enquête», a-t-il conclu.

Discours de Ryan Ding, Directeur exécutif de Huawei : GUIDE pour une meilleure économie numérique

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Ryan Ding, executive director of the Board and president of Huawei's Carrier BG, speaks on a 5G product and solution launch in London on Feb. 20

[Barcelone, 27 février 2022]. Lors du Huawei Day0 Forum qui s’est tenu la veille de l’ouverture officielle du MWC 2022, Ryan Ding, Directeur exécutif et Président de Huawei Carrier Business, a donné un discours d’ouverture intitulé Lighting up the Future. M. Ding a déclaré que les opérateurs peuvent travailler sur trois éléments : la densité de connexion, la diversité informatique et l’intensité de la réduction des émissions de carbone. Il a également appelé les opérateurs à rejoindre Huawei dans son plan d’affaires GUIDE pour les entreprises afin de créer ensemble une meilleure économie numérique.

L’économie numérique mondiale se développe rapidement, et plus de 50 % du PIB mondial sera numérisé en 2022. De nombreux pays et régions, comme la Chine, la Corée du Sud et l’Union européenne ont déjà annoncé de grands plans d’investissement pour l’économie numérique. En tant que fournisseurs d’infrastructures TIC, les opérateurs joueront un rôle de plus en plus important dans le développement de la future économie numérique.

Trois leviers pour construire le futur de l’économie numérique

Lors de son discours, M. Ding a expliqué que la vitalité de l’économie numérique peut être évaluée par trois facteurs : la densité de connexion, la diversité informatique et l’intensité de réduction des émissions de carbone, soulignant que ces trois facteurs donnent aux opérateurs les leviers dont ils ont besoin pour façonner l’avenir de l’économie numérique.

En augmentant la densité de connexion, les opérateurs peuvent accroître leur base d’utilisateurs 5G et ainsi étendre leur champ d’activité. En diversifiant leurs ressources informatiques, les opérateurs peuvent créer des synergies entre la connectivité et l’informatique afin de stimuler la numérisation des entreprises pour une nouvelle croissance. En ce qui concerne la réduction des émissions de CO2, les nouvelles solutions TIC vertes, comme celles fournies par Huawei, augmenteront la capacité des réseaux et réduiront la consommation d’énergie par bit pour un développement plus écologique.

Le long chemin parcouru par la 5G

Le déploiement commercial de la 5G a commencé il y a deux ans, et depuis, le nombre de réseaux, d’utilisateurs et d’appareils 5G n’a cessé d’augmenter. A la fin de l’année 2021, plus de 200 opérateurs avaient déployé des réseaux 5G commerciaux, desservant ainsi plus de 700 millions d’utilisateurs 5G. Cette base d’utilisateurs croissante apporte des bénéfices commerciaux aux opérateurs tout en favorisant le déploiement continue des réseaux.

Au cours de l’événement, M. Ding a partagé les succès et réussites de la 5G et a montré comment les nouvelles applications 5G, telles que la réalité augmentée ou encore la réalité virtuelle offrent aux utilisateurs de nouvelles expériences.

Connectivité et numérique pour stimuler la croissance

Selon M. Ding, alors que de plus en plus d’industries deviennent numériques, l’infrastructure informatique devra être reconstruite pour conduire des opérations plus efficaces. En créant des synergies entre l’informatique et les TIC ou entre le cloud et les réseaux, Huawei espère aider les opérateurs à réaliser leur transition vers le numérique et vers l’intelligence afin de stimuler la croissance de leurs revenus.

TIC vertes : Plus de bits, moins de watts

Les TIC vertes sont essentielles à la croissance durable de l’économie numérique. Le secteur des TIC fournit de nouvelles technologies qui aident d’autres industries à réduire leur empreinte carbone. Lors du forum, M. Ding en a profité pour présenter la stratégie durable de Huawei : “Plus de bits, moins de watts”. Grâce à sa gamme complète de solutions écologiques, le Groupe vise à aider les opérateurs à augmenter la capacité du réseau et à réduire la consommation d’énergie par bit.

À la fin de son discours, M. Ding a présenté le plan d’affaires GUIDE de Huawei, qui vise à aider les opérateurs à développer les cinq capacités clés nécessaires à la réussite commerciale : étendre les services, innover efficacement, exploiter les ressources, être compétitif sur la valeur et contribuer au bien-être de la société.

Le MWC 2022 de Barcelone se tiendra du 28 février au 3 mars à Barcelone, en Espagne. Huawei présentera ses produits et solutions au stand 1H50 dans le Hall 1 de Fira Gran Via. Avec les opérateurs mondiaux, les professionnels de l’industrie et les leaders d’opinion, nous nous plongerons dans des sujets tels que les tendances de l’industrie, le GUIDE du futur et le développement durable pour envisager l’avenir des réseaux numériques.

Pour rappel, Huawei est fondée en 1987, Huawei est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’infrastructures de technologies de l’information et des communications (TIC) et d’appareils intelligents. Nous comptons plus de 197 000 employés, et nous opérons dans plus de 170 pays et régions, au service de plus de trois milliards de personnes dans le monde.

La Rédaction

GUERRE EN UKRAINE: MACRON A DE NOUVEAU ÉCHANGÉ AVEC POUTINE

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Alors que les combats et les bombardements se poursuivent sur le terrain et que l’Ukraine continue de résister face à l’invasion russe, la mise en alerte par Vladimir Poutine des forces de dissuasion nucléaire de son pays a suscité dimanche un haro mondial.

Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense, à l’issue duquel le ministre Jean-Yves Le Drian a évoqué une possibilité pour les Français encore présents à Kiev de quitter la capitale par la route.

Google Maps a détecté les prémices de l’invasion russe

Selon l’universitaire américain Jeffrey Lewis, Google Maps et son outil « trafic » ont pu déceler l’arrivée des troupes russes en Ukraine.

En croisant les images satellites de convois armés russes aux alentours de la ville frontalière de Belgorod, avec des images d’indications d’embouteillages sur Google Maps, il a noté des déplacements de l’armée russe vers la frontière.

Mali: le budget de l’INPS est arrêté en recettes à plus de 240 milliards F CFA et plus de 221 milliards en dépenses F CFA en 2022

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Au Mali, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) a tenu sa 95-ème Session du Conseil d’administration le lundi 28 février 2022. Après l’adoption de l’ordre du jour, le conseil d’administration a annoncé que le budget de l’Institut pour l’année 2022, est arrêté en recettes à (240 174 207 743) francs CFA et en dépenses à (221 815 747 743) francs CFA, dégageant ainsi, un excédent prévisionnel de (18 358 460 000) francs CFA. Par ailleurs le budget 2022 connaît une augmentation de 18,28% au titre des recettes et de 17,76% au titre des dépenses par rapport à l’année 2021.

Dans son discours d’ouverture, Diéminatou Sangaré, ministre Malien de la santé et du développement Social a affirmé que « l’INPS a su démontrer au fil du temps son caractère utile et efficace au point de devenir un outil essentiel de notre stratégie de développement, et particulièrement de la lutte contre la pauvreté, facteur important de la cohésion sociale. L’Institut a poursuivi tranquillement depuis des décennies mais sûrement son chemin vers une stabilité durable. Les résultats atteints, nous les devons aux efforts conjugués de vous tous, Administrateurs, Dirigeants et Travailleurs », a-t-elle affirmé.

Selon le conseil d’administration, l’atteinte des objectifs de recettes de l’année 2021 chiffrée à 198 151 067 788 FCFA a permis à l’Institut de respecter tous ses engagements notamment le service régulier de paiement des prestations techniques. Ainsi, au cours de l’exercice 2021, l’INPS a payé au titre des prestations techniques les sommes suivantes :pensions de retraite : 81 854 541 574 FCFA ; prestations familiales : 13 710 381 982 FCFA ; risques professionnels (AT/MP) : 1 205 581 021 FCFA. Enfin, à la date du 31 décembre 2021, l’institut dégage un solde d’exploitation de 13 554 984 733 FCFA.

A gauche Yacouba Katilé Président du conseil d’administration et à droite Mme Diéminatou Sangaré, ministre malien de la santé et du développement social

« Il prend aussi en compte les recommandations des missions d’audit, de vérification et d’inspection intervenues courant 2019, 2020 et 2021. Ainsi, les activités programmées en 2022 s’articulent autour des axes majeurs suivants :’amélioration de la gouvernance; ’amélioration de la qualité des services; le renforcement de la capacité des ressources humaines; l’amélioration de la gestion comptable et financière; la digitalisation des processus et dématérialisation des encaissements et des paiements; la maîtrise des charges techniques et administratives; l’audit des procédures; le renforcement du contrôle interne; la lutte contre la fraude; la mise en œuvre des recommandations issues des missions d’audit et de vérification du Système; la diversification des ressources; et l’élargissement de la base de la couverture sociale », a déclaré, Yacouba Katilé président du Conseil Administration de l’institut national de prévoyance sociale (INPS)

Au regard de ces brillants résultats, il me revient d’adresser mes vifs remerciements et encouragements aux partenaires sociaux (employeurs-travailleurs-retraités) et à l’ensemble du personnel de l’institut. Aussi, sous réserve de leurs confirmations par les commissaires au compte, je m’en voudrais si je n’adressais pas mes vives félicitations à la direction de l’INPS et l’exhorter à persévérer dans ce sens.

Quant au projet de Budget 2022 de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), il s’inscrit dans le cadre du renforcement de la protection sociale et s’appuie sur les axes stratégiques déclinés en activités dans le programme d’activités 2022. Ceci permettra à l’Institut d’exécuter sa mission avec efficience et d’assurer sa participation au développement économique et social du Mali.

En ce qui concerne (AMO)  le régime de l’Assurance Maladie Obligatoire le projet de budget pour l’année 2022 prévoit 53 403 469 383 FCFA contre 44 519 000 000 FCFA en 2021, soit un taux d’accroissement de 19,95%. S’agissant du programme d’activités 2022, il participe à coup sûr à l’atteinte des Objectifs stratégiques numéro 09 du Plan Décennal de Développement Sanitaire et Sociale du Mali (PDDSS) 2014-2023 adopté par vos soins lors de la 75ème session ordinaire du conseil d’administration du 24 Décembre 2014 relatif au renforcement de la protection sociale.

Notons qu’à la présente session ordinaire du Conseil d’Administration est essentiellement consacrée à :’état d’exécution du budget 2021; l’état d’exécution du programme d’activités 2021 ; le projet de programme d’activités 2022 ; l’examen et l’adoption du projet de Budget 2022 ; et le projet de Budget 2022 de la gestion déléguée de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO).

Daouda Bakary Koné

Grève de la téléphonie: Au Mali, décidément, l’on marche sur la tête (Tribune)

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Rien apparemment ne se fait plus dans le monde comme chez nous, un pays pauvre, enclavé, en butte à une guerre asymétrique depuis plus de dix ans, abonné aux coups d’Etat (trois, selon notre décompte, en trente ans, soit un tous les dix ans), soumis aux sanctions robustes,  imposées par la CEDEAO. Donc, dans un Mali abonné aux difficultés, les juges ont  réclamé, en toute bonne foi, certainement pour « dire le droit, rien que le droit », pince sans rire,  plus de cent soixante-dix milliards de nos francs  aux rares entreprises qui marchent encore et qui nous relient à l’extérieur.

Les syndicats de ces entreprises, non contents de l’amande, arme fatale en leurs mains,  ont braqué à leur tour les usagers, prenant le pays tout entier en otage. Ayant eu pendant longtemps une arme à plusieurs détentes, les opérateurs téléphoniques, qui ont réalisé des chiffres records, souvent à la limite de la légalité, grâce à leurs activités et des bénéfices mirobolants, sont appelés à faire face, à présent, à la double  réaction des Associations de consommateurs et des juges.


Les faits,  s’ils n’étaient pas graves, parce que pénalisant plusieurs secteurs d’activité du pays, seraient en toute logique risibles. Imaginez « cent soixante-dix milliards de FCFA » ! Pas moins, pour une Association de consommateurs dénommée  Réseau Malien des Consommateurs de Téléphonie Mobile (REMACOTEL), qui aurait réuni les preuves d’un prélèvement supposément indu sur les appels sur répondeur des usagers, et s’est attaqué à deux providers du pays ( Moov Africa Malitel et Orange Mali). Auxquels elle demande un remboursement assorti de dédommagement. Alors que les deux parties auraient pu s’acheminer vers une entente assortie d’une amende raisonnable, si l’on en croit certains protagonistes. Les juges, saisis par l’Association, en ont décidé autrement. Cependant, consommateurs eux-mêmes, plutôt que détenteurs d’actions dans lesdites entreprises, ils ont pris le risque de paraître comme « juge et partie » (sans jeu de mots), tant l’amende paraît logée au coin de la colère contenue. A l’image des plaignants, peut-être plus qu’eux, les juges ont, en effet,  semblé bouffer du lion et exiger le paiement de cette somme astronomique à l’échelle malienne aux opérateurs téléphoniques. Ce faisant, il faut l’admettre,  les Associations et les juges ont  placé la barre trop hautEn tout cas, la demande, pour ne rien arranger, a poussé les syndicats des deux opérateurs à  s’engouffrer dans la bataille, loin de leur champ de revendication, imposant, à leur tour, une grève disproportionnée aux allures de chantage. 

Au bout du compte, ce sont les  usagers qui trinquent. En effet,  contre toute attente, beaucoup ont été sevrés d’électricité et d’eau parce que payant leurs factures par moyen électronique, aux abonnés absents pour cause de grèves perlées exposées du coup à d’autres plaintes. Or, cette situation, aussi dramatique qu’elle soit, peut paraître anecdotique par rapport aux pertes causées aux compagnies et Agences de voyage, à cause des bugs dans l’émission des billets électroniques, la presse dont le travail est tributaire d’une communication efficiente, les prises en charge AMO et autres opérations connexes. La liste n’est pas exhaustive dans un pays aux frontières principales fermées et aux transactions financières moribondes à cause des sanctions CEDEAO sus-évoquées.

Après avoir été lestés de quelques sous sur des appels « virtuels », ne voilà-t-il pas les consommateurs souffrant du déficit de connexion et de communication, paralysant leurs activités, leur faisant perdre plus d’argent que dans l’opération  objet de la plainte auprès des juges ? Au fait, se demandent certains internautes, où ira cette manne réclamée par les juges ?  Et pendant ce temps, qu’a décidé l’Etat ? Sévir contre les grévistes, qui n’ont rien à faire dans ce dilemme cornélien, entre assurer la défense de leurs employeurs visiblement en fautes et qu’on ne perçoit nulle part dans les sphères de protestation, et pénaliser tous les secteurs dépendant de la téléphonie pour se faire entendre ? Ont-ils pensé à demander une « application intelligente » de l’amende mirobolante des juges ? Une arme dégainée, il y a peu, par les experts à idées de la Transition, à l’essai, sauf erreur de notre part, dans le cadre des Accords dits d’Alger.  Autrement dit, ramener les juges  à la raison, car ils  semblent s’enliser dans un mimétisme propre au  «  village planétaire » dans lequel il a été demandé à Facebook de payer des milliards de dollars pour concurrence déloyale en Europe. « Comparaison n’est sans doute pas raison : autres contextes, autres réalités. »

En outre, la synergie des deux syndicats a conscience que l’arrêt du travail, qui devra se poursuivre par le biais d’une reconduction une fois, du lundi 28 février au vendredi 4 mars, suivie d’une grève illimitée, « aura des conséquences incalculables pour la stabilité nationale ». C’est tout dire !

Or, en s’abritant derrière une grève, elles s’exposeraient à la rigueur de la loi, si rien n’est fait de la part de l’Etat, dernier arbitre attendu entre deux extrémismes. Aussi, faut-il trouver un juste milieu, par une médiation « intelligente » que la partie gouvernementale peut conduire entre l’association des consommateurs et les Syndicats des deux opérateurs incriminés.

En tout état de cause, quel que soit le cas de figure qui se présente, l’on peut en tirer une leçon capitale : la nécessité pour un pays d’avoir plusieurs  cordes «  téléphoniques » à son arc.

Vivement donc une quatrième téléphonie mobile pour la diversification de l’offre en la matière. Car, sans être un spécialiste du domaine, on peut difficilement nous convaincre que la pratique de la « facturation des appels sur répondeur » prévaut ailleurs sur la planète des GSM.  

Faute de solutions, le mal guérira certainement le mal, mais pour un court laps de temps. Ce dont le Mali n’a que faire en cette période de disette et de surenchères.

Dicko Seidina Oumar  –DSO-

Journaliste –Historien- Ecrivain

Antonio Guterres nomme un soudanais au poste de coordonnateur de l’ONU pour la crise en Ukraine

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Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a nommé Amin Awad (photo), de nationalité soudanaise, comme sous-secrétaire général, au poste de coordonnateur de l’institution pour la crise en Ukraine. En plus d’être originaire d’un pays qui lui-même connait des crises complexes, M. Awad est membre de l’Advanced Leadership Initiative de l’Université Harvard et, surtout, a effectué sa carrière onusienne dans des zones de conflits.

Selon la petite biographie publiée sur le site Internet des Nations unies, il a commencé sa carrière en 1989 en tant qu’agent pour le projet conjoint Banque mondiale-HCR pour les réfugiés afghans à Quetta, au Pakistan, avant d’être chef de bureau pour le nord de l’Iraq (1991), coordonnateur de l’opération transfrontalière Kenya-Somalie (1992), représentant par intérim au Yémen (1992-1994) et coordonnateur principal du programme régional et coordonnateur principal de zone du bureau régional pour l’Europe (1994-1999). 

Une expérience compatible avec le profil des enjeux à gérer. La crise entre la Russie et l’Ukraine ouvre un nouveau front de bataille pour des défis sécuritaires, mais aussi humanitaires. Le Haut-commissariat pour les réfugiés anticipe déjà des « conséquences dévastatrices ». Le rôle d’Amin Awad sera de rapprocher les parties prenantes qui sont aussi de grosses puissances militaires et nucléaires.

Le président russe Vladimir Poutine a fait monter la tension d’un cran, le dimanche 27 février, en annonçant avoir mis en alerte son dispositif nucléaire, selon lui, en réponse aux « déclarations agressives » de l’OTAN. Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie qui jouit d’un droit de véto a naturellement bloqué l’adoption d’un projet de résolution qui aurait reconnu son agression en Ukraine, une évolution des choses qui rend complexe l’intervention de l’institution internationale.

Loin d’être un fait isolé au cœur de l’Europe, le conflit en cours commence déjà à présenter de possibles conséquences pour de nombreux pays, dont ceux d’Afrique. De nombreux ressortissants de la région, notamment des étudiants présents en Ukraine sont désormais pris au piège d’un conflit, alors que tous les pays ne sont pas outillés pour organiser des rapatriements. En marge de cela, l’inflation alimentaire et énergétique risque de s’accentuer les prochains mois, mettant encore plus de pression sur les gouvernements africains.

EXPOSITION D’ART CONTEMPORAIN: La galerie 5 mondes dévoile ses nouvelles œuvres

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Le vendredi 25 fevrier 2022, les responsables de 5 mondes galerie ont levé le voile sur les dernières réalisations de certains de leurs jeunes artistes peintres plasticiens et designers. Cette collection d’une trentaine d’œuvres d’art contemporain ont été dévoilées au grand public au siège de ladite galerie aise à Bacodjicironi Golf.

En prélude le directeur artistique de 5 mondes galerie M. Floreal Duran a adressé ses remerciements et salutations à tous les acteurs qui ont contribué à la réussite de cette exposition. À l’en croire, le travail d’un galeriste c’est de savoir prendre des risques et d’imposer des artistes auxquels il croit. C’est également avec passion qu’ils s’opèrent. Il s’agit selon M. Duran d’un métier élitiste, non pas que s’adresser aux plus aisés mais qu’il fasse l’objet d’exigence en fermes d’originalité de qualité technique et thématique. En cela nous défendrons davantage l’esprit que sous-tend ce projet plus qu’une ligne fermée ou trop stricte.

 S’adressant au public, il souligne que 5 monde galerie insiste donc pour que les artistes prennent enfin conscience qu’lis doivent donner du sens, de la profondeur à leur travail, sortir de leur zone de confort et ne pas hésiter à expérimenter. L’Afrique et plus particulièrement les jeunes créateurs maliens doivent montrer sa valeur ajoutée et ne pas se caricaturer elle-même. Bien sûr, il ne faut pas perdre son « africanité mais encore faut-il la mettre dans le contexte d’une vision artistique, sociale, politique, d’un environnement immédiat et international. Il y a suffisamment de problématiques transversales et d’autres qui tendent à démontrer que ce qui se passe ailleurs nous impacte également.

« C’est l’art qui fait la liberté car on ne saurait étouffer la création au nom de doctrines de quelques obédiences qu’elles soient. Nous souhaitons que ce lieu soit ouvert, aux artistes, cela va de soi mais également aux citoyens pour qui pousser la porte d’une galerie relève d’un geste rédhibitoire. Sans vouloir paraitre des adeptes du « il y a qu’à, il faut » nous pensons qu’il est temps que les secteurs de l’éducation comme ceux de l’économie s’ouvrent à la culture» a-t-il ajouté

Selon le directeur de la galerie, l’art est ici présenté sous une forme inhabituelle au risque de déranger mais n’est-ce pas une de ses fonctions ?  Depuis longtemps ailleurs dans le monde l’art pose question.  L’Afrique anglophone l’a bien compris et porte des démarches élaborées, innovantes qui l’amènent à traverser les océans et à représenter le continent. « L’émergence d’un marché africain n’est pas seulement de la compétence des galeristes seuls mais bien de toute la filière, artistes y compris.  Ce ne sont ni Paris, ni New-York ou Singapour qui vont favoriser la création de ce marché.  Il vaut mieux qu’un collectionneur achète en Afrique plutôt qu’enrichir une galerie à l’étranger.  Dans ce combat, les pouvoirs publics, les acteurs culturels et les capitaines d’industrie ou financiers doivent avancer unis.  A l’heure où, à juste raison, de nombreux états revendiquent la restitution d’un patrimoine ancien il est illogique qu’on brade l’art contemporain sinon dans quelques années on risque de relancer un débat dont l’issue sera plus qu’ incertain» a renchéri M.Duran 

Ainsi il ajoute que par cette exposition inhabituelle mais pas totalement nouvelle car ailleurs l’art s’est montré bien plus subversif sur le fond et sur la forme, ils veulent affirmer que cet art ne saurait être un simple objet décoratif qu’on exhibe tels des trophées de chasse .  Pour nous, il est le résultat d’un processus qui engage son auteur autant sur le plan sentimental que sociétal.  Qu’il relève de l’introversion, de l’observation ou de l’imaginaire il engage l’artiste.  Dans ce sens chaque œuvre est un prolongement de l’identité de son créateur.  Alors pour sceller ce lien avec vous tous, nous avons voulu désacraliser l’art en tant qu’objet pour le rendre accessible, plus proche de vous tous.  Nous avons souhaité favoriser ce rapport tactile entre l’artiste et son public», dira-t-il.

Il souligne que ce projet est ainsi donc réparti en trois parties dont la première partie, les artistes parlent de leur « moi intérieur » pour délivrer leurs maux, leurs désirs et frustrations, leur part d’ombre et de lumière.  En deuxième partie d’autres artistes témoignent sur l’état du monde sous des formes diverses en capotant une lecture poétique, onirique sans pour autant gommer la réalité. Et une dernière partie qui constitue une ouverture sur une Afrique moderne, décomplexée, imaginaire, telle que chacun voudrait qu’elle soit.

A Traoré

Furusso Mankantan: la JCI Bamako Elite initie des actions de soutien à la lutte contre les Violences basées sur le genre

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Les membres de la Jeune Chambre Internationale Bamako Elite ont procédé, samedi 26 février 2022, au lancement de la 2ème édition du projet « Furusso Mankantan », foyers sans violences en vue de désamorcer les conflits en milieu conjugal. Les activités se sont déroutées à la mairie de la commune 4 de Bamako.

Ce projet qui vise à outiller les femmes en couple afin que leur foyer soit sans disputes, sans violences, a des objectifs ambitieux consistant à réduire les violences conjugales dans le district de Bamako. Reconnues dans le monde entier comme une violation de droit fondamental, la Violence basée sur le genre est définie par les Nations Unies comme un acte de violence pouvant causer aux femmes, aux jeunes filles, aux hommes, et aux jeunes garçons, un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace…


Plusieurs activités, selon la directrice du projet Kadidia Dicko, seront menées pour la concrétisation de cette initiative. « Des conférences de sensibilisations des jeunes hommes et femmes de 15 à 49 ans sur les dangers des violences conjugales et les techniques pour éviter ou désamorcer les conflits en milieu conjugal ; œuvrer à la systématisation des rendez-vous prénuptiaux dans les principales mosquées et églises du district de Bamako ; outiller au moins 200 jeunes filles nom mariées sur les techniques de prévention et d’apaisement des conflits en milieu conjugal », a-t-elle énuméré.


En plus de ces activités, le président local 2022 de l’Organisation, Zambori Yacouba Gonsogo, ajoute que des actions de sensibilisations vont être menées également au cours des différents concerts et festivals afin d’informer les jeunes sur les Violences conjugales.


Le leader du mandat en cours Gonsogo a précisé aussi que ce projet relève du domaine communautaire qui est l’un des quatre domaines d’opportunité de l’Organisation.
En sa qualité de représentant du bureau national, le vice-président national assigné à la zone 4 de la Jeune Chambre du Mali, Cheick Fanta Mady Keita a expliqué à l’assistance les objectifs de la Jeune Chambre Internationale. Dans une partie de ses explications, il a fait savoir que cette Organisation qui regroupe des jeunes de 18 à 40 ans, a été installée au Mali, il y a plus de 20 ans, et compte aujourd’hui plus de 40 Organisations dont la Jeune Chambre Internationale Bamako Elite.


Le parrain du projet Abdallah Yattara, maire à la mairie de la commune 4, a salué l’initiative, avant de s’engage à soutenir le projet. Le lancement a été suivi d’une conférence-débat sur les Violences basées sur le genre principalement animée par Mamady Keita, traditionaliste et Abdoulaye Coulibaly, représentant de l’ONU Femmes au Mali.

D.Keita

Coopération: Bamako a choisi le port de Nouakchott pour exporter le coton malien

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Suite aux sanctions contre le Mali par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) et l’UEMOA (Union économique monétaire ouest Africaine) depuis le 9 janvier passé, cela a conduit notre pays à se diriger vers les autres pays voisins qui ne sont pas membres de ces organisations pour contourner ces sanctions que les autorités du Mali qualifient d’illégales et illégitimes. C’est dans ce sens que celles-ci ont lancé les opérations d’évacuation du coton fibre par le corridor Bamako-Nouakchott le vendredi 25 février 2022 à la devanture du camp Soudiata Keita de Kati. Au total, un convoi composé de 53 camions a quitté Bamako pour ce pays voisin.

Cette importante cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités des départements du secteur notamment le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo Koné, le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le président directeur général de la Compagnie malienne pour le développement textile (CMDT), Dr Nango Dembélé.

Vu l’augmentation très importante de sa production cette année et qui d’ailleurs joue un rôle très important sur le plan socioéconomique dans notre pays, la CMDT avait dépêché une mission conjointe (CMDT-CMTR) de prospection aux ports de Conakry et de Nouakchott en Mauritanie pour évaluer les potentialités et les opportunités que peuvent offrir ces deux ports pour le transit du coton fibre malien.

Il ressort des conclusions de cette mission, la possibilité d’exporter via le port de Nouakchott en Mauritanie et de celui de Conakry en Guinée, soixante mille (60 000) tonnes de fibre de la production 2021-2022. Cela est une aubaine pour le Mali qui ne pouvait pas espérer mieux au regard du contexte actuel marqué par l’embargo et la fermeture des frontières des pays de l’espace CEDEAO. Ces deux ports constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatıves aux délais des contrats signés avec les clients fibres. A noter que la Guinée Conakry est membre de cette organisation sous régionale et est aussi sous certaines sanctions de la même organisation à cause du reversement du régime Alpha Condé par les militaires le 5 septembre passé.

« Une grande lueur pour notre pays. On a pris un embargo injustement contre nous. Donc les autorités se sont rapidement rapprochées des pays qui n’observent pas d’embargo notamment la Mauritanie, la Guinée ; l’Algérie », s’est réjoui le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo Koné. Pour lui, ces ports ont toutes les installations nécessaires pour faire transiter tout le coton du Mali vers l’extérieur. Il n’y a aucun doute là-dessus, a -t-il rassuré. Les mérites de cette prouesse reviennent à la Compagnie malienne pour le développement textile (CMDT).

Une journée qualifiée d’historique pour le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré. Pour lui, les transporteurs vont commencer à renforcer les capacités sur le corridor mauritanien à travers bien sûr l’apport de la CMDT qui est l’initiatrice de ce voyage. Il soutient que ces sanctions ont donné des idées aux transporteurs et ceux-ci renforceront désormais leurs fréquences sur ce corridor.

Ibréhima Koné