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Démocratie participative au Mali: CRI 2002 élabore des répertoires des chefs de villages, fractions et quartiers

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Le Cercle de réflexion et d’informations pour la consolidation de la démocratie (CRI 2002) a remis des répertoires des chefs de villages, fractions et quartiers des huit cercles de la région de Mopti et des cinq cercles de la région de Tombouctou. La cérémonie officielle a eu lieu le jeudi 24 février 2022 dans la salle de conférence du ministère de la refondation de l’Etat. C’était en présence du ministre de la refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maïga, du président de CRI 2002, Dr Abdoulaye Sall.

Cette initiative de CRI 2002 vise à contribuer à la réalisation des cas innovants de démocratie participative incluant les autorités traditionnelles, coutumières, religieuses et les autres organisations de promotion de la citoyenneté, du civisme et des savoirs dans un contexte de refondation de l’Etat du Mali dans ses trois (3) éléments constitutifs. A savoir : le pouvoir politique, la population et le territoire.

A l’entame de ses propos, Dr Abdoulaye Sall, président de CRI 2002 a remercié les autorités actuelles du pays d’avoir décrété le 11 novembre, journée nationale des légitimités traditionnelles au Mali qui est une recommandation de CRI 2002. Au total 33 cercles sur 49 sont couverts par l’enquête pour l’élaboration de ce document appelé « répertoires des chefs de villages, fractions et quartiers », explique Dr Sall. Il affirme qu’un certain nombre de questions simples ont été posées aux chefs de villages, de fractions et de quartiers pendant l’enquête. Notamment sur leurs décisions de nomination, leurs cartes d’identification, leurs badges d’identification, le drapeau du Mali devant leurs portes. Par ailleurs, il insiste sur des points notamment le processus et les procédures de relecture de la loi N° 06-023 du 28 juin 2006 qui crée et administre les villages, fractions et quartiers en République du Mali. Parce qu’au Mali, selon lui, la déconcentration administrative s’arrête au niveau des arrondissements. Que les villages, fractions et quartiers soient érigés en collectivités territoriales de base.

Le ministre de la refondation de l’Etat s’est félicité de la démarche ayant abouti aux présents résultats. Il a aussi tenu à saluer CRI 2002 pour toutes les initiatives de promotion et de valorisation des autorités et légitimités traditionnelles de notre pays. Pour le ministre Ikassa Maïga, ces entités maliennes notamment les villages et les fractions sont des Etats en miniature qui jouent un rôle important dans la réorganisation administrative du Mali en cette période de refondation de l’Etat.

 A cet effet, ils doivent être cernés. Pour cette occasion, il a rappelé que ces légitimités traditionnelles représentent tout en termes de sécurité, de citoyenneté, d’activités socioéconomique etc. dans notre pays. Il ajoutera que la crise que notre pays vit depuis des années n’aurait pas atteint ce niveau si ces responsables communautaires étaient considérés voire impliqués dans la gouvernance de l’Etat. Pour terminer, le ministre déclare que ce rapport de CRI 2002 contribuera beaucoup à faciliter cette nouvelle option des autorités.

Ibréhima Koné                         

Mali: le Budget de l’OHVN s’élève à 10, 5 milliards F CFA en 2022

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Les membres du Conseil d’Administration de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN) étaient en conclave, ce mardi 22 février 2022 pour la 30ème Session de leur Conseils d’Administration. Le Procès-verbal de la 29ème session ordinaire ; l’état d’exécution des recommandations issues de la 29ème session ; le rapport d’activités 2021 et l’état d’exécution du Budget 2021 ; le programme d’activités 2022 et son projet de budget 2022, tels étaient les points inscrits à l’ordre du jour de la 30ème session du CA de l’OHVN.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère du développement rural M. Daniel Siméon KELEMA, représentant le ministre Modibo KEITA Chef du département. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère a rappelé les missions de l’OHVN, qui sont entre autres : promouvoir le développement des cultures vivrières et industrielles dans sa zone d’intervention ; mener toute action devant permettre l’accroissement des productions, de la productivité agricole et du revenu des producteurs et productrices agricoles de la zone ; et contribuer à la lutte contre la pauvreté.

Il a souligné les stratégies pour ce faire, à savoir : l’identification, la proposition et l’exécution des projets et programme qui contribuent à la promotion des productions végétales, animales et forestières pour améliorer les revenus des producteurs et productrices agricoles, conforter la sécurité alimentaire et nutritionnelle et faire reculer la pauvreté en milieu rural.

Il a évoqué les difficultés rencontrées qui ont empêché le déroulement normal des activités de la campagne agricole 20211 en zone OHVN, notamment la mauvaise pluviométrie et le retard dans l’approvisionnement des producteurs en engrais minéraux.

Le secrétaire général du ministre du développement rural a salué les résultats engrangés par l’OHVN à savoir 318 496 tonnes de céréales sur 488 601 tonnes prévues, soit 65% ; 27 651 tonnes de coton graine sur 30 000 tonnes prévues, soit 92% ; 2150 tonnes de sésame biologique sur 2 800 tonnes prévues, soit 77% ; 240 362 tonnes sur 268 763 tonnes prévues, soit 89%. En conclusion, M. Daniel Siméon KELEMA a invité le personnel de l’OHVN à persévérer dans l’effort afin de jouer son rôle dans la réalisation de la volonté des autorités de la transition qui est de faire de l’Agriculture le moteur du développement économique du Mali pour le bonheur et la souveraineté du peuple malien.

Le Directeur général de l’OHVN Diougou DIALL a, pour sa part indiquée que le projet du Budget s’élève à 10 milliards 573 millions en 2022 contre 5 milliards 135 millions en 2021. « Cela est dû à la reprise de la culture du coton dans notre zone d’intervention » a- t – il fait remarquer. Puis d’ajouter « l’OHVN c’est la seconde société cotonnière d Mali », s’est réjoui M. Diougou DIALLO. Pour le directeur général de l’OHVN, M. DIALLO, les résultats qui ont été enregistrés par l’OHVN sont de bons auspices.

Il s’agit entre autres une production céréalière de 318 796 tonnes soit 65% ; une production de coton de 27 651 tonnes soit 92% de nos objectifs ; une production de 2150 tonnes de sésame bio (l’OHVN est champion en sésame au Mali) ; par ailleurs nous avons obtenu, une production de 240 000 tonnes de légumes ; le bilan céréalier dégage un excédent de 31 000 tonnes 123.

« La campagne agricole 2022-2023, nous envisageons la production de 507 201 tonnes de céréales ; 29 000 tonnes de coton graine ; 4 800 de sésame bio entre autres » a signalé M. N’Diougou DIALLO le directeur de l’OHVN.

Daouda Bakary Koné

Embargo de la CEDEAO: le Mali lance le 1er Convoi de Coton Fibre à travers le Corridor Bamako- Nouakchott

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Le Ministre du Développement Rural M Modibo KEÏTA a lancé le 1er corridor Bamako –Nouakchott. Un convoi composé de 53 camions de coton fibre soit 1600 tonnes coton. Il s’agit d’un évènement historique pour le Mali en quête d’un nouveau port commercial.

Le ministre du développement rural,  Modibo KEITA a procédé ce vendredi 25 février 2022 au lancement officiel du premier corridor Bamako- Mauritanie, dans la localité de Kati , en présence du président directeur de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles Dr Nango Dembélé, du représentant du ministre des transports du commerce et des Infrastructures, du représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce, du préfet du cercle de Kati, du président du conseil malien des chargeurs, du président de la chambre du Commerce et d’Industrie du Mali. Objectif : transformer l’embargo infligé injustement au Mali en opportunités.

Dans une interview accordée à la presse le ministre du développement rural, M. Modibo KEITA a évoqué que « le lancement de ce premier Corridor de 53 camions chargés de fibre s’inscrit dans ce cadre d’un rapprochement avec les pays qui n’ont pas voulu s’aligner à l’embargo injustement infligé au Mali, notamment la Mauritanie, la Guinée Conakry, l’Algérie ». S’est réjoui le premier responsable du développement rural.

 « C’est un évènement heureux. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité », ajoutera-t-il. De son point de vue la CEDEAO a voulu nous asphyxier. Il faut donc qu’on répartisse nos activités économiques sur l’ensemble des ports, a expliqué le chef du département rural. Le ministre M. Modibo KEITA a donné des conseils pratiques de prudence aux transporteurs routiers du Corridor.

 Il a invité l’ensemble des opérateurs économiques et toutes les structures d’encadrement pour que le corridor puisse se pérenniser. « Les autorités maliennes ont fait la prospection, toutes les dispositions existent afin que nous exportions notre coton sans passer par les ports qui ont pris les mesures d’embargo contre le Mali », a conclu le ministre du monde rural.

Notons que le président des transporteurs, Youssouf TRAORE a, quant à lui, remercié le PDG de la CMDT, un partenaire stratégique et l’initiateur de cet évènement. « C’est une journée historique pour le secteur des transporteurs routiers. » « Le Mali a 7 ports, la Mauritanie fait partie des ports que nous fréquentions. Le coup est déjà parti. Pour rappel, les sanctions de la CEDEAO ont donné des idées aux transporteurs et nous renforcerons désormais nos fréquences sur ce corridor », a souligné le président des transporteurs M. Youssouf Traoré.

Daouda Bakary Koné

Santé: le fonds mondial et Gavi renouvellent leur confiance en faveur du Mali !

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Dans le cadre de l’exécution des projets et programmes du Ministère de la Santé et du Développement Social, Mme Diéminatou Sangaré, a eu une séance de travail avec les projets PACSU et l’UMRSS afin de mieux faciliter leur mise en œuvre en rapport avec les objectifs de la réforme du système de santé initié par les plus hautes autorités du pays.

Cette rencontre entre la Ministre de la Santé et du Développement Social et ces conseillers d’une part et d’autre part par les responsables du Projet Accélérer les progrès vers la Couverture Sanitaire Universelle (PCSU) et l’Unité de Mise en œuvre pour le Renforcement du Système de Santé (UMRSS) a permis de présenter ces deux importants projets.

Tous deux financés par le Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le VIH et le paludisme, le GAVI (Alliance Générale pour la Vaccination) et la Banque Mondiale. Le Coordinateur du PACSU, Dr Ousmane DIALLO a fait l’état des lieux de la mise en œuvre de son projet qui s’articule autour de 4 composantes dont le renforcement des services de santé, le renforcement des capacités des CSCOM, le renforcement institutionnel et la gouvernance.

 Les objectifs visent à améliorer la qualité de la santé de la population à travers l’application de la couverture sanitaire universelle. L’équipe du Projet Accélérer les progrès vers la Couverture Sanitaire Universelle a expliqué le mécanisme de fonctionnement de ce projet financé par le Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le VIH et le paludisme, le GAVI et la Banque Mondiale.

Une politique de renforcement est engagée au profit des CSCOM et ASACO afin que la population soit la priorité en matière de santé. C’est dans ce même contexte que l’Unité de Mise en Œuvre du Renforcement du Système de Santé par la voix de Dr.Mohamed BERTHE a décliné également à Mme Diéminatou Sangaré les axes importants de l’UMRSS. De l’installation de labos à la formation des agents à l’extérieur en passant par une communication, l’Unité de Gestion des Projets du Fonds Mondial et GAVI est résolument engagée pour la cause de la question santé. A partir du moment où la gestion de ces subventions du Fonds Mondial incombent à des structures spécialisées du département de la santé, il y a lieu d’en profiter.

La Ministre de la santé et du Développement Social qui n’a de cesse communiquer sur les bonnes intentions des plus hautes autorités en faveur de la santé des Maliens a une fois de plus salué le précieux concours des partenaires. Le Fonds Mondial et GAVI ont un financement de 20.209.276.884 FCFA dont 14 milliards 431.054.000 FCFA pour le Fonds et 5.778.222.884 FCFA pour GAVI. Le financement concerne : la gestion du système d’information sanitaire et suivi et évaluation ; assurer la prise en charge d’ici la fin du projet de 3600 agents de santé communautaire (ASC) pour rapprocher davantage les soins des populations ; la prestation de services intégrés et l’amélioration de la qualité des programmes est un volet qui permettra de doubler le pourcentage d’établissements de santé faisant l’objet d’une supervision ; multiplier par 10 les consultations de prise en charge communautaire intégrée pour les enfants de moins de 5 ans; le système de laboratoires ; la gestion des achats et chaîne d’approvisionnement qui vise à garantir à 100% la disponibilité des médicaments pour le VIH, la Tuberculose et le paludisme. S’agissant de la lutte contre la Covid 19, le Fonds Mondial à travers le département prévoit 24.475.978.708 FCFA pour l’achat des intrants, des tests COVID, les équipements et protection, les masques et les activités de communication.

Notons Cette rencontre selon Mme Diéminatou Sangaré a permis de mettre les acteurs au même niveau d’information afin d’assurer la cohérence avec les besoins de nos populations et améliorer significativement les indicateurs nationaux. C’est pour cette raison que la Ministre a instruit l’adoption d’une gestion transparente, efficiente et efficace des ressources.

Daouda Bakary Koné

Mali : Le ministre Alousséni Sanou se penche sur une forte mobilisation des ressources intérieures, avec un projet de croissance de 5,3% d’ici 2023

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Au Mali, le Ministre de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou a présidé la cérémonie d’ouverture de la Conférence de lancement des travaux du processus budgétaire 2023, qui s’est tenue par visio-conférence pour raison de Covid-19, ce lundi 21 février 2022 à Bamako, en présence du Directeur du General du Budget.

Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Économie et des Finances a évoqué le contexte économique national marqué par les effets de la maladie à Coronavirus, de la crise sécuritaire et des sanctions économiques illégales prises par la CEDEAO et l’UEMOA à l’encontre du Mali.  « Après la contraction de l’année 2020 liée au COVID 19 et aux conséquences de la situation sécuritaire, l’économie malienne a renoué avec la croissance en 2021, qui devrait s’accélérer en 2022 et 2023 pour atteindre respectivement des taux de 3,5% et de 5,3%. L’inflation demeure maîtrisée, nettement inférieure au critère de convergence communautaire de 3% », a déclaré le Ministre. Le Ministre a ensuite fait le point sur l’exécution du budget d’Etat lors des deux dernières années.

En 2021, la mobilisation des recettes fiscales ressort plus satisfaisante que celle enregistrée en 2020, avec un taux de pression fiscale qui remonte à 15,5% du PIB contre 14,3% en 2020. L’exécution des dépenses a été contenue dans la limite des dépenses prévues soit 22,5% du PIB contre une prévision de 25,8% en 2020.  « Malgré le contexte difficile marqué par la situation sécuritaire, la pandémie de Covid-19 et ses impacts économiques sur les prix des denrées alimentaires, l’absence d’appui budgétaire général, nous avons pu contenir le déficit budgétaire à un niveau de 4,7% contre des prévisions estimées à 5,5%. Ce qui n’a pas impacté le taux de croissance qui est ressorti à 3,1%, contre -1,2 en 2020 », a précisé le ministre de l’Economie et des Finances.

Pour l’année budgétaire 2022 en cours, en dépit du contexte actuel caractérisé par des sanctions économiques et financières disproportionnées prises par la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali : « le gouvernement travaillera à l’amélioration de l’exécution budgétaire poursuivant ainsi le double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et de maîtrise des dépenses, tout en maintenant la croissance » selon le ministre.

 Concernant l’année 2023, le Ministre SANOU prône une politique budgétaire prudente compte tenu des différents chocs :« En 2023, les perspectives macroéconomiques indiquent une reprise de l’activité économique avec un taux de croissance réel attendu de 5,3% contre 3,5% en 2022 et un taux d’inflation stabilisé autour de 2%. Toutefois, la prudence sera observée en matière de politique budgétaire. La politique budgétaire vise un objectif de déficit budgétaire de 4,9% du PIB en 2023 compte tenu de nombreux engagements du gouvernement notamment dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et de la population en générale. Il reste entendu qu’à moyen terme, la politique budgétaire s’inscrirait dans la dynamique de revenir progressivement au critère de convergence communautaire de 3% » a expliqué le ministre.

 La conférence de lancement du processus budgétaire 2023 est l’occasion pour le Ministère de l’Economie et des Finances à travers la Direction Générale du Budget d’engager des discussions autour de thématiques liées à la politique budgétaire avec près de 600 acteurs (décideurs, Responsables de Programmes, Directeurs administratifs et financiers, Directeurs des Finances et du Matériel, parlementaires, société civile, partenaires techniques et financiers).

Pour l’édition 2023, les participants ont abordé trois thèmes sur le processus budgétaire 2023 à savoir :    l’Articulation entre la réforme budgétaire et la réforme administrative : enjeux et défis ;   la Pratique de l’évaluation des programmes : forces et faiblesses des outils et du dispositif » ; et « l’Animation du dialogue de gestion au cours du processus budgétaire : acteurs, processus et enjeux ». 

Notons qu’avant de lancer les travaux, le ministre de l’Économie et des Finances a remercié, aux noms des plus hautes autorités et à son nom propre, l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers qui accompagnent le Mali dans la mise en œuvre de sa politique budgétaire.

Daouda Bakary Koné

Ukraine: Vladimir Poutine élabore une nouvelle architecture de sécurité aux frontières de la Russie

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Depuis plusieurs années, la Russie considérait l’extension de l’OTAN comme une menace existentielle à sa sécurité. Pour y faire face, Vladmir Poutine n’a jamais cessé de proposer aux États-Unis et à l’OTAN des traités prévoyant un renoncement à cet élargissement à ses frontières et un retour à la situation sécuritaire issue de la fin de la guerre froide. A l’appui de ces propositions, la Russie n’a cessé de rappeler aux occidentaux, qu’en contrepartie de la dissolution du Pacte de Varsovie, ils avaient verbalement promis à Mikhaïl Gorbatchev de ne pas élargir l’OTAN aux pays anciennement appelés « pays de l’Est », sauf à l’Allemagne réunifiée.

Moscou exigea donc que l’OTAN mette fin à toute activité militaire en Europe de l’Est, y compris en Ukraine, dans le Caucase et en Asie centrale, qu’il ne déploie aucun missile à moyenne ou à courte portée près du territoire russe, qu’il n’effectue aucun exercice/entrainement militaire impliquant plus d’une brigade militaire dans une zone frontalière convenue, et qu’il signe un accord en vertu duquel ni la Russie ni les États-Unis ne puissent déployer d’armes nucléaires en dehors de leurs territoires nationaux.

En réponse à la demande russe, l’OTAN dément vivement avoir promis à Gorbatchev de n’opéré aucun élargissement aux anciens pays du Pacte de Varsovie. Cependant, des documents déclassifiés, américains, soviétiques, allemands, britanniques et français, publiés par les Archives de la sécurité nationale de l’Université George Washington des Etats-Unis témoignent de l’assurance donnée par le secrétaire d’État américain de l’époque James Baker à Mikael Gorbatchev, lors de leur rencontre le 9 février 1990. James Baker avait annoncé que l’Alliance Atlantique n’avancerait « pas d’un pouce vers l’est ». Or, cette promesse n’a pas été tenue. Ce qui excède les russes qui ne cessent de se poser la question de savoir pourquoi l’OTAN n’a-t-elle pas été dissoute au même moment que le Pacte de Varsovie ? Puisque l’Alliance avait été créée pour contrer l’URSS. Or, l’URSS n’existe plus. Pour la Russie, l’OTAN a avancé de 500 km vers l’Est. Et cela fait donc trente ans que les occidentaux les ont été trahis et méprisés. Ce qui est vraiment insupportable pour Vladimir Poutine qui estime que les pays ayant rejoint l’OTAN après la fin de la guerre froide ont renforcé leur sécurité au détriment de la sienne. Il pointe du doigt les lanceurs de missiles Tomahawk qui menacent la sécurité de la Russie.  Le temps de vol de ces missiles vers la Russie, en provenance de l’Ukraine ou des Pays baltes est estimé à 7-10 minutes, voire 5 minutes pour les systèmes hypersoniques ! » Ce qui est insupportable pour le Chef du Kremlin qui balaye toute adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et rejette les arguments selon lesquels les Etats ont le droit d’adhérer à leur organisation de leur choix, d’autant plus que le document d’Istanbul de 1999 et la Déclaration d’Astana de 2010 – deux documents de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) rédigés sur la base des accords d’Helsinki signés en 1975 stipulent que chaque pays a le droit de choisir des alliances et de conclure des accords avec qui il veut, mais que les États « ne renforceront pas leur sécurité au détriment de celle des autres ». Or, visiblement, pour Poutine, cette adhésion de l’Ukraine à l’OTAN se fait au détriment de la Russie.

Une autre raison qui justifie la position russe : le retrait des États-Unis du Traité sur les Forces Nucléaires à portée Intermédiaire (intervenu en 2019) qui interdit le déploiement de missiles terrestres d’une portée maximale de 5500 kilomètres. Un retrait de nature à déclencher une course aux armements nucléaires.

Aux yeux des Russes, les Occidentaux ont profité de leur faiblesse pour se rapprocher dangereusement de leurs frontières. Cette progression de l’OTAN n’aurait certainement pas été possible si la Russie s’était trouvée en position de force. Dès lors, pour Moscou, les Occidentaux ne respecteront la Russie que si elle montre ses muscles. D’où son imposant déploiement aux frontières ukrainiennes pour inciter les Etats-Unis à négocier. La reconnaissance par Vladimir Poutine le 21 février, de l’indépendance du Donbass et de Donetz, marque le tournant de cette posture. Le cauchemar de Vladimir Poutine est de voir sa frontière occidentale complètement verrouillée par une OTAN qui se serait élargie à l’Ukraine. De son point de vue, dans un tel scénario, c’est l’existence même de la Russie qui serait menacée. Lors de la conférence de presse du 7 février 2022 consécutive à son entrevue avec Emmanuel Macron, le président russe a été on ne peut plus clair : « L’OTAN est loin d’être une organisation pacifique ; ce n’est pas une organisation politique, mais militaire, regardez ce qu’elle a fait, depuis la chute de l’URSS en 1991, en Yougoslavie, en Irak, en Syrie, en Libye… sans respecter le droit international, sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU ! ». Avant d’ajouter : « Si l’Ukraine intègre l’OTAN, elle attaquera la Crimée qui fait partie de la Fédération de Russie. […] Vous voulez que je fasse la guerre à l’OTAN ? Bien sûr que non ! […] C’est pour cette raison qu’on a annoncé nos propositions pour un processus de négociation. »

En redoutable stratège, habile tacticien, Poutine a véritablement toutes les cartes en main pour élaborer une nouvelle architecture de sécurité aux frontières de la Russie. En créant un nouveau rapport de force qui lui est largement favorable, Il cherche à imposer le retour à la situation qui prévalait en Europe en 1997, avant les élargissements successifs de l’OTAN à 14 ex-pays de l’Est (1999-2020). En clair, Poutine veut mettre fin à la politique dite « de la porte ouverte » de l’OTAN.

Nouhoum keita

Mali : Rideau sur la 1-ère session ordinaire de la 6-ème mandature du CESC dirigé par Yacouba Katilé

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Le lundi 21 février 2022 s’est tenue la cérémonie de clôture des travaux de la 1ere session ordinaire de la 6eme mandature du conseil économique social et culturel sis au palais de Koulouba. Cette rencontre était présidée par le président du Conseil Yacouba Katilé accompagné par le ministre de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le colonel major, Daouda Aly Mohammedine et le ministre délégué auprès du premier ministre chargé des réformes politiques et institutionnelles Mme Fatoumata Sékou Dicko.

À sa prise de parole, M. Yacouba Katilé nous a souligné les termes des travaux de la 1ere session ordinaire de la 6eme mandature du conseil économique social et culturel, dont le thème a été consacré aux : « Réformes politiques, institutionnelles et Sécuritaires : contributions du Conseil Économique Social et Culturel », a-t-il souligné.

Aussi Katilé a exprimé sa profonde gratitude au Ministre Conseiller à la Sécurité Nationale, à Monsieur le Commissaire au Développement Institutionnel (CDI) et au Président de l’Organisation Patronale des Industriels (OPI) pour leur participation effective. En ce qui concerne les séances d’écoute des experts des différents départements sectoriels susmentionnés auront permis l’immersion des membres du Conseil Économique, Social et Culturel dans l’univers des réformes politiques, Institutionnelles et Sécuritaires. Et ce, afin de cerner les contours desdites réformes.

Selon M. Katilé, toute chose qui justifie à juste titre, la pertinence des recommandations issues de leurs travaux. « Nous demeurons convaincus, que l’application de ces recommandations contribuera à coup sûr à mieux orienter et inspirer les décideurs. Ainsi, il fait savoir à ses collègues membres du Conseil, sa plus grande satisfaction réside dans le vif intérêt qu’ils ont accordé aux travaux de la présence session qui s’achève », a-t-il fait savoir.

Il ajoute par la suite, que les réformes politiques, Institutionnelles et Sécuritaires s’avèrent aujourd’hui, au-delà de la forte aspiration d’une frange importante de nos compatriotes, comme un processus irréversible, une thérapie de choc pour atténuer voire sauver le grand corps malade, le Mali. A cet effet, nous saluons cette forte volonté politique des plus hautes autorités. Pour autant, nous les exhortons à privilégier deux aspects qui nous paraissent indispensables. Il s’agit en l’occurrence de :  » la communication d’acceptabilité qui se focalisera sur la compréhension et l’adhésion des populations à la base., Le second aspect est relatif à l’inclusivité. » Il nous faut impérativement cette unité nationale. Ce projet fédérateur de l’ensemble des fils et des filles du Mali peu importe le prix, le sacrifice à consentir. En définitive, le Conseil Économique, Social et Culturel entend jouer toute sa partition dans l’édification du Mali nouveau. Ainsi déclare clos les travaux de la 1ere session ordinaire de la 6eme mandature », dit-il.

Signalons que cette rencontre s’est déroulée à l’institution du Conseil Économique, Social et Culturel à Koulouba.

Habib Samaké

Mali: le DG Ichaka Koné de la CMSS et son équipe se dotent d’un budget robuste d’environ 183,13 milliards de FCFA en 2022

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Le ministre de la santé et du développement social, Diéminatou Sangaré a procédé le jeudi 24 février 2022 à l’ouverture des travaux des 17ème et 27ème sessions ordinaires du conseil d’administration de la caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). A l’issue des travaux, il ressort que le budget prévisionnel de la CMSS s’est établi à 183,13 milliards FCFA, soit une augmentation de 8,15% par rapport au budget 2021 qui était de 169 milliards 224 millions 525 mille 755 FCFA, et celui de la délégation de l’Assurance Maladie Obligatoire est arrêté à 28,927 milliards de F CFA au compte de l’Année 2022. C’était en présence du directeur général de ladite structure, Ichaka Koné.

Ces sessions sont essentiellement consacrées aux projets de budget et de plan d’actions de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) au titre de l’année 2022. Elles donnent également l’occasion aux administrateurs d’analyser successivement les budgets de la délégation de gestion de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) ainsi que de la CMSS et de donner des orientations et recommandations claires à la direction générale pour l’accomplissement des missions qui lui ont été confiées par l’Etat et l’atteinte des objectifs de performances assignés par le conseil d’administration à travers la Convention d’Objectifs et de Moyens.

Le projet de budget de la caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) au titre de l’année de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) pour l’exercice 2022 est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 28 milliards 927 millions 479 mille 416 FCFA soit une augmentation de 8,63% par rapport au budget de l’exercice 2021. Ceci était fixé à 26 milliards 628 millions 464 mille 619 FCFA. Ce projet de budget prend également en compte les activités de la tranche annuelle de la Convention d’Objectifs et de Moyens 2020-2022 conclue entre le Conseil d’administration et de la direction générale de la CMSS, indique le ministre Diéminatou Sangaré, président du conseil d’administration.

L’intensification de l’immatriculation des assurés et des nouveaux bénéficiaires du régime ; la poursuite de la déconcentration de la liquidation des feuilles de soins à travers l’interconnexion des centres de paiement ; les activités de suivi de la liquidation des feuilles de soins et de recouvrement des cotisations auprès des collectivités territoriales ; le renforcement des capacités opérationnelles. Telles sont entre autres, des activités prévues en 2022.

Au titre de la 17ème session du conseil d’administration de la CMSS consacrée à la gestion déléguée de l’AMO, les administrateurs se sont penchés sur les points notamment l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 15ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de la CMSS sur l’AMO ; l’examen et adoption des projets de budget et de plan d’actions de la délégation de gestion de l’Assurance Maladie Obligatoire à la CMSS au titre de l’exercice 2020 et divers.

Cependant, le projet de budget de la CMSS au titre de l’exercice 2022 est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 183 milliards 013 millions 512 mille 332 FCFA, soit une augmentation de 8,15% par rapport au budget 2021 qui était de 169 milliards 224 millions 525 mille 755 FCFA. Selon le ministre, ce projet de budget 2022 de la CMSS s’inscrit dans le cadre du renforcement de la protection sociale et s’appuie sur un plan d’actions qui est une déclinaison de la convention d’objectifs et de moyens signé entre la CMSS et son conseil d’administration.

L’examen et l’adoption du procès-verbal de la 25ème session ordinaire du conseil d’administration de la CMSS ; l’examen et adoption de l’état d’exécution des recommandations de la 25ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de la CMSS; l’examen et adoption du rapport du Commissaire aux Comptes sur les états financiers de la CMSS au titre de l’exercice 2020 ; l’examen et adoption des projets de budget et de plan d’actions de la CMSS au titre de l’exercice 2022; l’examen et adoption du projet de décision fixant les détails de l’organisation et du fonctionnement de la CMSS et divers. Ceux-ci sont des points inscrits à l’ordre du jour au titre de cette 27ème session de la CMSS.

« En dépit de la crise socio sanitaire qui ébranle le monde entier et la situation du socio politique de notre pays, la CMSS doit assurer ses missions essentielles en faveur de ses assurés, notamment le recouvrement des cotisations, le paiement régulier des pensions et des prestataires conventionnés », conclut Diéminatou Sangaré.

Ainsi, les administrateurs ont formulé des orientations et recommandations claires à la direction de la CMSS pour l’accomplissement de ses missions et l’atteinte des objectifs de performance qu’ils ont assigné. C’est sur ces notes d’espoirs que rendez-vous est pris pour les 18e et 28e sessions ordinaires, la cellule de communication de la caisse des retraités du Mali.

Ibréhima Koné

Côte d’Ivoire: Ouattara et son clan « mafieux » déclenchent une autre manigance contre Guillaume Soro à Bouaké

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(FILES) In this file photo taken on January 29, 2020 Former rebel leader and would-be Ivory Coast presidential candidate Guillaume Soro poses during a photo session in Paris. - An Ivory Coast court on April 28, 2020, sentenced former prime minister Guillaume Soro to 20 years in jail on charges of embezzlement and money laundering. Soro, a former rebel leader and a candidate in presidential elections this October, currently lives in exile in France. (Photo by Lionel BONAVENTURE / AFP)

Il s’agit d’une nouvelle manigance annoncé par le Procureur de Bouaké, Braman Koné, le samedi soir. La découverte d’une importante quantité d’armes au domicile de Guillaume Soro situé à Bouaké, à 350 km environ d’Abidjan est une nouvelle complot tracé par le président Ouattara et son clan pour justifier une nouvelle candidature à la prochaine présidentielle de la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara, veut briguer une nouvelle candidature en Côte d’Ivoire. En réaction, le camp Soro récuse cette découverte « miraculeuse » au moment où Guillaume Soro se trouve en exil.

Des forces de défense ivoirienne ont fait une découverte d’armes au domicile de l’ancien président de l’Assemblée Nationale Guillaume Soro qui est actuellement en exil. Les armes découvertes ont été saisies, a déclaré samedi, le Procureur de Bouaké. Cette découverte fracassante intervient plus de 5 ans après la découverte en 2017, d’importante quantité d’armes et munitions au domicile du directeur du protocole, de Guillaume Soro, Souleymane Kamaraté Koné dit Soul to Soul, toujours à Bouaké.

Ayant appris l’annonce de la dernière découverte, le camp de Soro a réagi et dénonce un montage politique qui vise à nuire à leur leader. « La découverte miraculeuse de ces armes intervient au moment où M. SORO se trouve en exil depuis trois ans et qu’il n’a pas séjourné dans cette résidence depuis plusieurs années », relève le Directeur de la Communication.

Il précise que la mise à jour de cette prétendue cache d’armes est d’autant plus invraisemblable que tout le long de l’année 2020, plusieurs unités de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police, munies de détecteurs de métaux et appuyées par des drones, ont procédé à des perquisitions multiples et tatillonnes dans les résidences habitées par M. SORO à Abidjan, Zakoua, Lafokpokaha et Bouaké.

Il faut signaler que la côte d’Ivoire ne mérite plus un autre conflit politico-leadership. Le président Ouattara doit se retirer pour donner un nouveau souffle politique à l’Etat de la Côte d’ivoire et cela, pour le meilleur et pour le pire. Cela est un secret de polichinelle. Le faite d’accuser Guillaume Soro en illimité est une crainte chez les adeptes du RHDP. Et pourtant, ces accusations doivent cesser maintenant. Alassane Ouattara doit céder sa place dès la fin de cette mandature. C’est cela, le respect des idéaux démocratique. Mais, s’il ne cède pas sa place au profit du bonheur commun, il sera la dernière victime et il ne s’en sortira pas. C’est cela est une évidence.

Daouda Bakary Koné

Sputnik Pologne n’est pas disponible dans le pays de diffusion

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Sur fond d’opération militaire spéciale en Ukraine, lancée le 24 février, le site de Sputnik en polonais a été visé par une cyberattaque de type DDoS.Le site de Sputnik Pologne est victime d’une cyberattaque de type DDoS, a indiqué la rédaction.Cela intervient après des cyberattaques contre d’autres sites de Sputnik. Comme c’est aussi le cas de celui en version allemande, visé le 27 février par une attaque par déni de service.«Il y a une cyberattaque, notre site fonctionne avec des interruptions, ni la version mobile ni la version de bureau ne s’ouvrent», ont précisé les représentants du média.

Des mesures contre Sputnik

Le 27 février, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que des mesures seraient prises contre le groupe médiatique Rossiya Segodnya, dont fait partie Sputnik, l’accusant de «propager des mensonges» sur la situation en Ukraine.Le 26 février, les sites de Sputnik International, de Sputnik en tchèque et de Sputnik en polonais avaient été confrontés à des cyberattaques massives sur fond de déclarations du groupe de hackers Anonymous sur le début d’une cyberguerre contre la Russie et les sanctions occidentales en lien avec l’opération russe de démilitarisation de l’Ukraine.