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Mali : la France invitée à retirer, « sans délai, les forces Barkhane et Takuba »

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Colonel Assimi Goita, président de la transition au Mali

Le Gouvernement de la République du Mali a annoncé avoir pris acte de la décision qu’il qualifie d’« unilatérale du 17 février 2022 des Autorités françaises de procéder au retrait des forces militaires de Barkhane et Takuba, en violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d’autres partenaires ».

Le communiqué signé par le colonel Abdoulaye Maiga, ministre porte-parole du gouvernement malien, souligne que cette décision fait suite aux annonces également unilatérales de la France, le 03 juin 2021, de la suspension des opérations conjointes avec les Forces Armées Maliennes et le 10 juin 2021 de la fin de l’opération Barkhane, sans préavis et sans consultation préalable de la partie malienne.

Bamako, affirme que « Ces décisions unilatérales constituent des violations flagrantes du cadre juridique liant la France et le Mali. Le Gouvernement rappelle que par rapport aux résultats attendus, les résultats obtenus et annoncés officiellement par les Autorités françaises, n’ont pas été satisfaisants, ni en 2013 avec l’opération Serval (détruire le terrorisme, restaurer l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire national, faire appliquer les résolutions de l’ONU) ni en 2016 avec l’Opération Barkhane (lutter contre le terrorisme, aider à faire monter l’Armée malienne en puissance, intervenir en faveur des populations). Malgré la présence de l’Opération Barkhane et des forces internationales, de 2013 à 2021, le Mali a risqué la partition et la menace terroriste initialement localisée au Nord du Mali, s’est répandue sur l’ensemble du territoire national.

 Le Gouvernement du Mali rappelle que l’Opération Serval n’aurait pas été nécessaire si l’OTAN n’était pas intervenue en Libye en 2011. Cette intervention qui a fondamentalement modifié la donne sécuritaire dans la région et dans laquelle la France a joué un rôle actif de premier plan et au grand dam des Africains, est à la base des problèmes sécuritaires actuels du Mali en particulier et du Sahel en général. Contrairement aux allégations relatives à la dégradation de la situation sécuritaire, les autorités de la Transition, dans l’exercice de leur droit souverain, ont entrepris des actions volontaristes pour diversifier les partenariats, consenti d’énormes efforts, permettant ainsi la montée en puissance des forces armées maliennes et l’amélioration significative de la situation sécuritaire sur le terrain, depuis 6 mois, notamment, en vue de créer les conditions de la tenue d’élections. En outre, pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, le Gouvernement du Mali a mis en place un mécanisme de concertation visant à adopter un chronogramme consensuel, en rapport avec la CEDEAO, I’UA, I’ONU et certains pays de la région.

Au regard de ces manquements répétés des accords de défense, le Gouvernement invite les Autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des Autorités maliennes. Le Gouvernement exhorte nos vaillantes forces armées et de sécurité nationales à plus d’engagement, de vigilance et de détermination dans l’accomplissement de leurs missions de défense de l’intégrité territoriale et de sécurisation des personnes et des biens. Attaché aux valeurs de dignité, le Gouvernement reconnait les sacrifices consentis et s’incline devant la mémoire des victimes de l’insécurité, civiles et militaires, maliennes et étrangères.

Notons que  le Gouvernement réaffirme sa disponibilité à renforcer davantage le dialogue et la coopération avec les partenaires soucieux de la prise en compte des intérêts vitaux du Mali dans le respect de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple malien. Le Gouvernement du Mali appelle la population à rester sereine et vigilante, et prend l’engagement que toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité.

Moussa Koné

Le Benin va mobiliser 150 milliards de F CFA sur le Marché financier de l’Umoa

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Le Benin va mobiliser 150 millions de FCFA pour financer une partie des investissements prévus au programme national au titre de l’année 2022. Pour cela, le pays d’Afrique de l’Ouest a émis le lundi 14 Février 2022, des obligations du trésor par syndication d’une bagatelle de150 Milliards FCFA.

Selon l’umoa-titres, cette somme est recherchée au titre d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne par l’Etat béninois sur le marché régional de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa).

Par ailleurs, le ministre Romuald Wadagni a autorisé la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique à procéder à l’émission simultanée d’obligations du Trésor à travers l’arrêté 2022 N° 359-C/Mef/Dc/Sgm/Dgtcp/Damf/Sp/0032 Sgg22 du 11 février 2022 portant complément du montant de l’émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication « Tpbj 5,50% 2022-2037 » et « Tpbj 5,85% 2022-2042 ».

Pour rappel, les 150 milliards de F CFA recherchés par le Bénin sont répartis ainsi qu’il suit : « Tpbj 5,50% 2022-2037 » pour un montant indicatif de 60 milliards de F CFA et « Tpbj 5,85% 2022-2042 » pour un montant indicatif de 90 milliards de F CFA.

Notons que cette émission d’emprunt obligataire vient en soutient au budget général de l’Etat et participera à financer une partie des investissements prévus au Programme national d’investissements au titre de l’année 2022.

Zangouna Koné

Sommet UE-UA: « …au économique, les Investissements directs étrangers en Afrique ont reculé de 40% »…, dixit Moussa Faki Mahamat

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Mesdames, Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement

Monsieur le Président du Conseil européen,

Madame la Présidente de la Commission européenne,

Mesdames Messieurs,

Nous voici, enfin, le temps d’épreuve surmonté, réunis physiquement, à Bruxelles pour la tenue tant attendu du 6ème Sommet Union africaine-Union européenne. Nul doute que la chaleur des retrouvailles va irriguer d’une nouvelle énergie notre belle amitié sculptée, parfois dans la douleur, mais aussi dans le triple creuset de l’histoire, de la géographie et du destin de nos peuples.

Aussi voudrais-je me féliciter de la présence des dirigeants de nos deux Continents et saluer l’organisation parfaite des présentes assises.

Excellences, Mesdames et Messieurs

La survenance de la Covid 19, plus de deux années déjà, a profondément bouleversé les certitudes et failli instaurer des doutes graves sur le sort de notre humanité, ses valeurs de solidarité, de générosité, voire sur l’existence pérenne de la civilisation universelle d’aujourd’hui.

Rassurée par les hypothèses de croissance optimistes, L’Afrique poursuivait, alors, à la faveur d’efforts endogènes combinés à des facteurs exogènes favorables, l’élan de sa dynamique ascendante dans le cadre de la mise en œuvre ordonnée et progressive des programmes d’intégration régionale profondément inspirés de l’Agenda 2063.

Brusquement, les signaux du desserrement des contraintes qui fondaient une relative foi en l’avenir se sont éteints. Sont alors remontées en surface les fragilités structurelles.

Bien sûr, la Covid-19 a noirci le tableau, amplifié les peurs, et perturbé les circuits et réseaux des échanges internationaux dont le continent demeure, hélas, largement tributaires.

En dépit de l’épouvante généralisée, l’Afrique a révélé une exceptionnelle résilience. Elle a démontré que derrière les évidences de fragilités, de dénuement, de précarité, de pénuries, l’âme et les tissus structurant l’univers culturels, psychologique et mental de l’homme africain lui procuraient une force de résilience à nulle autre pareille.

Les compétitions et rivalités internationales, les déficiences patentes d’une gouvernance rationnelle, juste et inclusive, ont ouvert la voie à toute sorte de déviance politique et intellectuelle.

Les changements anti constitutionnels de gouvernement, dont une telle situation fait le lit, défient avec une inacceptable arrogance l’ensemble des dispositifs constitutifs de l’architecture africaine des normes en matière de démocratie et de gouvernance.

Au plan économique, L’épargne interne a enregistré une baisse de 18%, tandis que les envois de fonds de l’étranger ont replié de 25%, et les Investissements directs étrangers ont reculé de 40%, le tout sur fond d’une importante baisse des recettes fiscales.

La raréfaction des financements en dépit de leur immense disponibilité potentielle renforce l’obsédante question de la reprise économique. Le fait que notre partenariat n’a pas été capable, jusqu’ici, de réussir, en plénitude, cette mobilisation possible en faveur d’un vrai plan de reconstruction et de modernisation, est franchement désolant. Qu’y -t-il de plus urgent que de relever cet immense défi à l’intelligence, à l’inventivité, à nos talents d’innovation et à nos intérêts communs ?

 Je sais, au demeurant, que le nœud ici n’est pas la disponibilité des financements mais encore et toujours le rassemblement des volontés politiques garantissant les meilleures affectations et surtout les systèmes d’une gouvernance mondiale juste et solidaire.

Il est, certes, heureux de constater le large consensus sur les priorités dans les domaines structurant nos espérances communes que sont, la recherche innovante de financements, la connectivité/ digitalisation, les infrastructures, le changement climatique, la transition énergétique, la production des vaccins, l’agriculture et le développement durable, l’éducation, la formation professionnelle, la migration et la mobilité, l’intégration économique, la paix, la sécurité et la bonne gouvernance. Il nous faut maintenant aller bien au-delà de la seule et simple formulation théorique, incantatoire de ses pertinentes priorités.

 Bien que cette convergence euro-africaine déclaratoire constitue assurément un indicateur de cohérence dans une commune vision stratégique, elle pêche, cependant, pourquoi se le cacher, par un vrai décalage entre ses formulations discursives et ses retombées factuelles, pratiques, transformatrices du réel.

Si nos échanges préparatoires de ce sommet ont été plus diversifiés, mieux articulés et conduits, ils ne sauraient occulter, au-delà de nos convergences et de la solidité de notre consensus sur les priorités, des nuances d’écart de sensibilité. L’Afrique développe une diversité de partenariats qui n’a pas la même histoire, ni la même ampleur que celle de notre partenariat avec l’Europe. Ces nouveaux partenariats ne sont pas moins pertinents et avantageux pour l’Afrique et, de ce point de vue, sont dignes de respect et de prise en compte.

La hiérarchie des priorités est un autre volet où les nuances s’expriment. A quelle place, dans la pyramide situer, par exemple, la transformation structurelle des économies africaines par rapport à celle- là même des valeurs, des modèles et systèmes politiques ? Quelle place accordée à la formation des jeunes africains et à leur mobilité pour la connaissance ? Comment occulter les nuances qui existent sur les problématiques de la transition écologique et des énergies fossiles ?

Monsieur le Président du Conseil de l’Union européenne

Monsieur le Président de l’Union africaine

Mesdames et Messieurs

Il se dégage du parcours jusqu’ici accompli par le partenariat Union africaine -Union européenne une préoccupation sur le comment de la mise en œuvre efficace et efficiente des différentes activités figurant dans les plans d’action. La lisibilité du partenariat ne pouvant être reflétée que dans des résultats tangibles. Ce souci du comment interpelle notre commune réflexion. A ce titre, l’Union africaine, pour sa part, voudrait partager son approche sur cet important aspect.

Deux paramètres pourraient être conjointement pris en compte, à savoir, d’une part les mécanismes de financement et d’autre part les mécanismes de suivi et d’évaluation des projets/programmes.

Les mécanismes classiques ayant clairement affiché leurs limites, nos deux Unions sont sollicitées pour en inventer de nouveaux plus souples, plus efficaces, plus producteurs de résultats. Elles devront surtout coopérer plus efficacement dans la lutte contre les flux financiers illicites et rapatrier les fonds issus de tels flux vers l’Afrique. 

La bonne pratique d’évaluation périodique et régulière mérite d’être rapidement prise en compte, car elle offre le bénéfice de faciliter les ajustements conjoncturels requis et d’envisager l’avenir avec plus d’assurance. Et de maitrise.

De grands espoirs sont soulevés aujourd’hui par notre sommet. Les attentes qu’il suscite au sein des gouvernements, des élites et des peuples des deux continents sont réels. Sera-t-il par ses décisions innovantes et courageuses ce sommet d’un partenariat rénové, revitalisé, nourri d’une âme nouvelle de pragmatisme créateur de projets concrets, structurants et transformateurs dont l’espérance a marqué ses travaux préparatoires ? Saura-t-il refonder les relations Afrique-Europe, dont le solide socle invite instamment à une adaptation à l’évolution mondiale vertigineuse où les exigences de rationalité, de technicité, de transparence, de redevabilité, d’égalité, sont les vrais paramètres de performance et de modernité de la gouvernance ?

La réponse à cette « ardente obligation « est l’âme de notre vif souhait pour le succès de notre sommet.

Je vous remercie.

Mali : Les FAMa continuent de terroriser les terroristes sur le terrain des opérations

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Le directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), colonel Souleymane Dembélé, a animé la traditionnelle conférence de presse mensuelle le jeudi 17 février 2022 dans la salle de conférence de la DIRPA. L’objectif est d’informer et de sensibiliser les uns et les autres de la situation des opérations des FAMa (Forces Armées maliennes). Celles-ci depuis des mois montent en puissance par leur succès sur le terrain des opérations.

La situation sécuritaire, ces derniers mois au Mali, est marquée par une dynamique offensive de recherches et de destructions des terroristes et leurs sanctuaires par les Forces armées maliennes dans le cadre de plan « Maliko » et de l’opération « Kélétigui ». Aux dires du directeur de la DIRPA, cette dynamique continue de nos jours avec la consolidation des acquis opérationnels face à des terroristes, de plus en plus fébriles. En débandade et optant désormais l’évitement. Il indique que, leur mode opératoire est désormais la dissémination dans la population avec des capacités de nuisance reposant sur les poses d’engins explosifs improvisés, le sabotage des réseaux GSM, des tirs indirects et récemment des civils pris comme boucliers humains.

Le colonel Souleymane Dembélé rappelle par ailleurs que l’opération « Kélétigui » a démarré le 25 décembre 2021 à un moment où des groupes armés terroristes avaient déjà marqué tout le centre du pays avant de s’étendre à l’Ouest, dans le secteur de Nara puis au Sud dans les régions de Koutiala et de Sikasso. La mission de cette opération est de neutraliser les combattants des groupes armés terroristes et de détruire les sanctuaires identifiés dans le théâtre Centre et dans la zone Sud.

L’opération « kélétigui », selon le conférencier, a permis aux FAMa de réaliser de résultats importants sur le terrain des opérations. A cette date, les FAMa ont neutralisé au total 208 terroristes et procédé à 108 interpellations dans les zones Centre et Sud. Celles-ci ont aussi récupéré 61 armes et d’importante quantité de munitions, 453 bétails, 718 sacs de céréales extorqués (Zakhat en islam), 28 véhicules, 94 motos, 2 à 3 tonnes d’engrais chimiques pour la fabrication d’engins explosifs. De janvier à nos jours, une vingtaine de nos FAMa ont perdu la vie, confirme-t-il.

Cette montée en puissance des Forces armées maliennes, aux dires du directeur de la DIRPA, s’explique par un certain nombre de points. Il s’agit d’un premier lieu de l’acquisition d’importants matériels de guerre par notre pays notamment la réception de 4 hélicoptères tous neufs et d’autres équipements militaires. Elle s’explique aussi par l’harmonisation de la grille salariale initiée par les plus hautes autorités du pays. Sans compter beaucoup d’autres actions en leur faveur. Tout cela a permis de remonter le moral des FAMa, explique le colonel Dembélé.

IB KONE

ECOMOF 2022: Le Niger, l’Algérie et le Nigéria signent la « Déclaration de Niamey » commune à Niamey

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 Le Niger, l’Algérie et le Nigéria ont signé la « Déclaration de Niamey » lors de la troisième édition du Forum minier et pétrolier (ECOMOF) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Niamey le 16 février 2022. Signé par S.E. Mahamane Sani Mahamadou, Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables de la République du Niger, S.E.Mohamed Arkab, Ministre de l’Energie et des Mines, Algérie, et S.E. Chief Timipre Sylva, ministre d’État aux ressources pétrolières du Nigéria, l’accord verra la reprise du développement du projet de gazoduc transsaharien de plusieurs milliards de dollars.

D’une longueur de 4,128 kilomètres, le gazoduc reliera Warri au Nigeria à Hassi R’Mel en Algérie, en passant par le Niger. Une fois achevé, le gazoduc transportera 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigéria, de l’Algérie et du Niger vers les marchés européens via la côte méditerranéenne stratégique de l’Algérie, ainsi que des stations intérieures le long de son parcours. Le gazoduc permettra à l’Europe d’exploiter directement les importantes réserves de gaz naturel des trois pays, diversifiant ainsi son approvisionnement dans le sillage de la crise énergétique actuelle, tout en créant des sources de revenus essentielles pour les marchés gaziers africains.

« Ce projet sera transformationnel pour tous les pays concernés et nous, au Nigéria, nous engageons pleinement à en faire un succès. Cela créera des emplois et des revenus indispensables grâce à la monétisation du gaz », a déclaré S.E. Chief Timipré Sylva.

Une grande partie du coût estimé de 13 milliards de dollars du pipeline sera dépensée au Niger, agissant comme un coup de pouce indispensable pour le secteur de l’énergie déjà en croissance et l’économie au sens large. Plus important encore, le gazoduc permettra également au Niger de monétiser ses propres énormes réserves de gaz, estimées à 34 milliards de mètres cubes avec des réserves récupérables de 24 milliards de mètres cubes. Les plans du ministre Mahamat Sani Mahamadou incluent l’utilisation du gaz domestique pour développer une industrie pétrochimique, avec la production de sous-produits comme l’ammoniac, l’urée et les engrais. Cela aura l’avantage supplémentaire de dynamiser l’agriculture qui reste un employeur majeur dans le pays et dans toute la région.

Le Niger a déjà une expérience précieuse dans la conduite de projets transnationaux d’infrastructures énergétiques. Sa raffinerie de 20 000 barils par jour (bpj) basée à Zinder, achevée en 2011, approvisionne toute la région en produits pétroliers. Le Niger exporte actuellement des produits raffinés vers les pays de la sous-région, notamment le Nigeria, le Mali et le Burkina Faso. Grâce à l’achèvement très attendu en 2023 du pipeline Niger-Bénin – un pipeline de 2000 km qui reliera le bassin prolifique d’Agadem au Niger au terminal de Cotonou au large du Bénin – le Niger augmentera sa production actuelle de 20 000 à plus de 120 000 bpd. Ce pipeline de 2,2 milliards de dollars débloquera 3 milliards de dollars supplémentaires d’investissements de développement de champs par la major chinoise CNPC, qui est l’opérateur des découvertes d’Agadem. Le pipeline devrait également stimuler l’exploration au Niger, car les explorateurs devraient profiter des coûts d’exploration et de développement relativement bon marché dans le pays – 15 $/baril – par rapport aux autres frontières internationales. Les estimations prudentes des réserves du Niger s’élèvent actuellement à 3,7 millions de barils de réserves de pétrole en place et à 957 millions de barils de réserves de pétrole récupérables.

Lors de son discours d’ouverture à l’ECOMOF 2022, S.E. Mahamadou a souligné le développement des infrastructures énergétiques régionales comme pierre angulaire de la politique économique de S.E. le Président Mohamed Bazoum. Le gouvernement a l’intention de se concentrer sur le développement des infrastructures gazières dans le but d’atteindre l’électrification à 100 % du pays.

Le secteur pétrolier et gazier du Niger prend une place considérable dans la transformation de son économie. Le ministre a également souligné l’importance du développement économique et social régional tirée par les avantages tirés du secteur du pétrole, du gaz et de l’énergie. Il a présenté une vision positive du secteur et a souligné les efforts du gouvernement pour s’assurer que les avantages du secteur profitent à chaque Nigérian. Le gouvernement mettra l’accent sur le développement des travailleurs qualifiés, avec la création d’un institut supérieur dédié à la formation du personnel technique et des ingénieurs. L’objectif est qu’au moins 50 % de tous les postes techniques du secteur soient occupés par des Nigérians d’ici 10 ans. Le développement de l’industrie pétrolière et gazière du Niger est un objectif clé déclaré du gouvernement du Niger et, d’ici 2025, devrait représenter environ 24% du PIB, 45% des recettes fiscales et 68% des exportations ainsi que 8% 12% de l’emploi formel au Niger.

« Nous sommes heureux d’être à Niamey et soutenons pleinement ce projet. L’industrie de l’énergie et les travailleurs et travailleuses d’Afrique applaudissent le Nigeria, la République du Niger et l’Algérie pour avoir envoyé un message fort selon lequel le gazoduc transsaharien est dans notre meilleur intérêt car il améliorera la sécurité énergétique, créera des emplois bien rémunérés et développera une économie dont nous avons tant besoin. croissance », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, ajoutant que « le redémarrage de ce projet envoie un message clair aux investisseurs et aux partenaires stratégiques importants en Europe et en Afrique, que les choses changent en Afrique. Nous ferons pression pour que des étapes clés et des accords soient signés et annoncés lors de la Semaine africaine de l’énergie en octobre au Cap.

Le Niger vise à devenir une plaque tournante pour les hydrocarbures, la pétrochimie et les produits associés en Afrique de l’Ouest et les projets de gazoduc transsaharien ne font que renforcer cette tendance. Les infrastructures énergétiques prévues stimuleront la croissance du Niger et le positionneront comme un pont clé entre l’Afrique subsaharienne riche en ressources et les marchés maghrébins et européens. C’est une bonne nouvelle pour les investisseurs et les entreprises de services à la recherche de rendements attractifs dans l’une des frontières des hydrocarbures les plus prometteuses d’Afrique avec l’une des démocraties les plus stables du continent.

Afrique: la BEI apporte un soutien financier de 62 millions d’euros au secteur privé touché par la crise sanitaire

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Confirmation par BEI Monde  que 62 millions d’EUR seront mis à la disposition de six initiatives d’investissement à fort impact en faveur du secteur privé; nouveau soutien à de jeunes pousses du secteur technologique, à la microfinance en milieu rural, à l’agriculture et à des entreprises appartenant à des secteurs touchés par la pandémie; confirmation par le président de la BEI de l’importance de la coopération entre l’Afrique et l’Union européenne (UE) afin de soutenir le secteur privé africain, en amont du premier sommet UE-Union africaine (UA) depuis la pandémie.

L’investissement dans le secteur privé en Afrique, indispensable pour remédier aux conséquences de la crise sanitaire et enclencher une croissance durable, sera accéléré par les nouveaux financements, d’un total de 62 millions d’EUR, qui viennent d’être confirmés, en début de journée, par BEI Monde, la nouvelle branche spécialisée de la Banque européenne d’investissement. Ces annonces interviennent en amont du premier sommet Afrique-Europe à se tenir de manière physique depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Les six nouveaux partenariats viendront à l’appui d’investissements ciblés dans le secteur privé, en finançant notamment l’innovation dans les hautes technologies, la microfinance en milieu rural et les entreprises, du Cameroun au Malawi.

Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement, première banque publique internationale au monde, a souligné la nécessité cruciale d’intensifier la coopération, dans le cadre de l’Équipe Europe, entre les institutions financières africaines et les partenaires internationaux, afin que le secteur privé africain puisse être le vecteur de la croissance économique et sociale. S’exprimant en amont de sa participation au sommet UE-UA à Bruxelles, il a indiqué :

« Faire en sorte que les jeunes pousses, les entrepreneurs, les petits exploitants agricoles et les entreprises d’Afrique puissent exploiter de nouvelles possibilités, créer des emplois et étendre leurs activités est indispensable pour le continent africain, pour l’Europe et pour le monde dans sa globalité. Au cours des six dernières décennies, la BEI a œuvré aux côtés de partenaires financiers sur tout le continent afin de soutenir le secteur privé africain. Aujourd’hui, BEI Monde dévoile sa coopération à fort impact d’un genre innovant qui apportera son soutien aux entreprises du continent africain, avec à la clé un renforcement de la résilience économique face aux conséquences de la crise sanitaire et un avenir plus prospère. Le Forum des affaires UE-Afrique a pour objet de veiller à ce que l’impact d’une intensification des investissements durables dans le secteur privé en Afrique soit reconnu en amont du sommet UE-UA. »

Thomas Östros, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), s’exprimant lors du Forum des affaires UE-Afrique : « Je suis très fier d’annoncer six nouveaux accords concernant le secteur privé. Ils sont le fruit de ce nouvel esprit de coopération au sein de l’Équipe Europe, qui vise à faire en sorte que chaque centime dépensé à l’appui du développement compte. En tant que banque de l’UE, nous sommes résolus à soutenir les entrepreneurs et les entreprises de toutes tailles sur le continent africain. » Avant d’ajouter : « Les partenariats sont au cœur de notre travail et d’autant plus depuis le lancement de BEI Monde, notre nouvelle branche spécialisée destinée à accroître l’impact des partenariats internationaux et du financement du développement. Nos investissements ont pour objectif de bénéficier à tous les pans de la société, qu’il s’agisse des grandes villes, des petits villages, des régions vulnérables, des entrepreneurs ou encore, évidemment, des femmes et des filles. »

Accélération de l’investissement dans les jeunes pousses du secteur technologique d’Afrique

Garantir l’accès au financement des populations éloignées et fragiles

Le dernier partenariat en date entre la BEI et la Fondation Grameen Crédit Agricole, autour d’une enveloppe de 10 millions d’EUR, accélèrera l’inclusion sociale et renforcera la résilience économique face à la pandémie. Il devrait soutenir plus de 36 000 emplois et permettre d’accorder 98 000 nouveaux prêts à des entrepreneuses issues de communautés défavorisées d’Afrique.

Le nouveau financement de 5 millions d’EUR destiné au FEFISOL  permettra à de petits exploitants agricoles actuellement exclus des filières classiques de financement d’avoir accès à des microfinancements par l’intermédiaire de petites institutions de microfinance rurales et de coopératives agricoles ayant reçu la certification « commerce équitable » dans 25 pays d’Afrique.

Le nouveau Fonds européen de financement solidaire pour l’Afrique (FEFISOL 2) s’inscrit dans le prolongement du succès du soutien à la microfinance en milieu rural apporté par le FEFISOL 1, fonds appuyé par la BEI, au cours de la décennie écoulée.

Soutien au financement du secteur privé avec les principales banques africaines locales

Au Malawi, les petits exploitants agricoles bénéficieront d’un soutien de la BEI à hauteur de 12,5 millions d’EUR en faveur du financement à long terme de l’agriculture en coopération avec First Capital Bank et l’Union européenne .

Ce nouveau programme, également appuyé par une aide non remboursable de l’UE, est le tout dernier d’une initiative régionale destinée à financer le secteur agricole. Il permettra aux petits exploitants agricoles du pays de moderniser leur matériel et de surmonter les difficultés liées aux changements climatiques.

Une initiative de financement de 12 millions d’EUR destinée à soutenir la résilience des entreprises face à la pandémie de COVID-19 , également annoncée ce jour, avec la Commercial Bank-Cameroun viendra soutenir les entreprises du secteur manufacturier, des services, de l’agriculture et du commerce dans les pays d’Afrique centrale touchés par la pandémie en leur apportant des financements à long terme indispensables au développement de leurs activités.

La BEI et ses partenaires s’engagent à verser 500 millions d’euros en faveur de systèmes de santé plus solides et plus résilients en Afrique

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En tant que responsables de nos institutions respectives, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque européenne d’investissement (BEI) , en étroite coopération avec la Commission européenne (CE) et l’Union africaine, nous sommes ravis d’annoncer la création d’un partenariat solide visant à mobiliser un milliard d’euros d’investissements pour aider les pays à combler le déficit de financement dans la santé, à mettre en place des systèmes de santé résilients qui reposent sur des soins primaires solides, et à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé.

Il s’agit de rétablir, d’étendre et de pérenniser l’accès aux services de santé essentiels et d’accroître la protection contre les risques financiers, d’améliorer l’accès aux vaccins, aux médicaments, aux diagnostics, aux appareils médicaux et autres produits de santé, de soutenir des modèles novateurs de prestation de services de soins primaires, ainsi que d’investir dans du personnel de santé pour offrir des soins efficaces et de qualité.

Dans cette optique, la puissante alliance trilatérale entre la Commission européenne, la BEI et l’OMS s’appuiera sur l’engagement des partenaires à compléter mutuellement les efforts respectifs qu’ils déploient.

Les objectifs communs du partenariat seront atteints en adoptant une approche impulsée et menée par les pays, en recensant les lacunes des systèmes de santé nationaux, en élaborant des stratégies d’intervention et des plans d’investissement correspondants, en investissant dans des projets et des programmes de santé, en réunissant des bailleurs de fonds, en appuyant la mise en œuvre et en surveillant l’impact.

Pour démarrer ce partenariat, la Banque européenne d’investissement mettra à disposition au moins 500 millions d’euros afin de soutenir le renforcement des systèmes de santé et, plus particulièrement, les soins de santé primaires dans les pays d’Afrique subsaharienne. L’objectif est de mobiliser au moins 1 milliard d’euros d’investissements, structurés en coopération avec la Commission européenne et l’OMS, pour soutenir cette initiative.

« La pandémie de COVID-19 nous rappelle avec force que, lorsque la santé est menacée, tout est menacé. Investir dans la santé sur l’ensemble du continent africain s’avère donc essentiel pour promouvoir et protéger la santé, mais cela servira également de base pour sortir les populations de la pauvreté et stimuler une croissance économique inclusive. L’OMS est heureuse de s’associer aux partenaires africains, à la Banque européenne d’investissement et à l’UE, et de concilier cet investissement important avec l’expérience et le savoir-faire de l’OMS en vue de mettre en place des systèmes de santé résilients et de bâtir un avenir plus sain, plus sûr et plus équitable pour l’Afrique », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé.

« Le partenariat entre la BEI et l’OMS est au cœur de notre réponse à la pandémie à l’extérieur de l’UE, dans le cadre de l’Équipe Europe. Depuis le début de la pandémie, la BEI a renforcé son soutien aux investissements dans la santé, la production de vaccins et la résilience économique en Afrique et ailleurs dans le monde. Aujourd’hui, nous sommes heureux de confirmer que la BEI mettra à disposition 500 millions d’euros afin de mobiliser un milliard d’euros de nouveaux investissements en faveur de la santé publique en Afrique », a déclaré Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement.

Mali: la France, le Canada et les Etats Européens décident « d’entamer le retrait coordonné de leurs moyens respectifs dédiés aux opérations » militaires

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A la veille du Sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine, les pays sahéliens et voisins ainsi que les partenaires internationaux, se sont réunis pour échanger sur la situation au Sahel et par la suite, la France, le Canada et les Etats Européens décident d’entamer le retrait coordonné de leurs moyens respectifs dédiés aux opérations militaires. « Nous restons déterminés à soutenir le Mali et sa population dans leurs efforts pour obtenir une paix durable et la stabilité, ainsi que pour combattre les menaces terroristes au Sahel », peut-on lire dans à travers une déclaration publié le jeudi17 février 2022 par l’Elysée .

Lisez la déclaration

Nous réaffirmons tous notre forte volonté de poursuivre notre partenariat avec et notre engagement pour le peuple malien dans la durée, pour faire face à tous les défis posés par l’activité des groupes armés terroristes au Sahel.

Nous constatons et regrettons que les autorités maliennes de transition n’aient pas tenu leurs engagements envers la CEDEAO, soutenue par l’Union africaine, d’organiser des élections présidentielles et législatives avant le 27 février 2022. Nous exhortons les autorités maliennes à achever la période de transition et à organiser des élections libres, équitables et crédibles. Nous soutenons pleinement les efforts en cours de la CEDEAO et de l’UA pour le retour du Mali à l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais.

Nous exhortons les autorités maliennes à réengager un dialogue constructif avec la CEDEAO et l’Union africaine, au plus haut niveau, afin de trouver une solution en faveur de la stabilité et du développement du Mali et de toute la région.

« En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les Etats Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. En étroite coordination avec les Etats voisins, ils ont également exprimé leur volonté de rester engagés dans la région, dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives« .

A la demande de leurs partenaires africains, et sur la base de discussions sur les futures modalités de leur action conjointe, ils sont néanmoins convenus de poursuivre leur action conjointe contre le terrorisme dans la région du Sahel, notamment au Niger et dans le Golfe de Guinée, et ont engagé des consultations politiques et militaires avec eux dans l’objectif d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022. 

Nous soulignons la contribution essentielle de la MINUSMA à la stabilisation au Mali, à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, à la protection du peuple malien, notamment des droits humains, et à la création d’un environnement sûr pour l’aide humanitaire. Nous reconnaissons également l’engagement et le prix payé en termes de vies humaines par les pays contributeurs de troupes et de policiers.

De même, nous rappelons la contribution substantielle de l’Union européenne et de ses missions à la paix et la sécurité au Sahel. Nous réaffirmons l’objectif crucial de renforcer les moyens et capacités des forces de sécurité des pays de la région et d’accroître ainsi la sécurité des populations locales là où, et si, les conditions nécessaires sont réunies.

Compte tenu des impacts de la situation sur la population malienne, nous soulignons collectivement notre engagement de longue date envers le peuple malien, ainsi que notre volonté de continuer à nous attaquer aux causes profondes de l’insécurité en mobilisant l’aide pour répondre aux besoins immédiats et à plus long terme de la population, en particulier des personnes les plus vulnérables. Nous réaffirmons aussi notre disponibilité à poursuivre le dialogue avec les autorités de transition maliennes.

Afin de contenir la potentielle extension géographique des actions des groupes armés terroristes en direction du Sud et de l’Ouest de la région, les partenaires internationaux indiquent leur volonté d’envisager activement d’étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest, sur la base de leurs demandes. Ces actions viendraient soutenir les initiatives et organisations régionales pertinentes telles que l’UA, la CEDEAO, le G5 Sahel et l’Initiative d’Accra et renforcer les stratégies nationales visant à améliorer la résilience ainsi que les conditions de vie et de sécurité dans les régions les plus vulnérables. 

Nous demandons au Haut-représentant de la Coalition pour le Sahel d’organiser rapidement une réunion ministérielle de la Coalition, qui aura pour objet d’établir un bilan de la feuille de route adoptée en mars 2021 et de prendre en compte ces nouvelles orientations.

Signataires : Allemagne ; Belgique ; Bénin ; Canada ; Côte d’Ivoire ; Danemark ; Estonie ; France ; Italie ; Ghana ; Mauritanie ; Niger ; Portugal ; République Tchèque ; Roumanie ; Sénégal ; Slovaquie ; Slovénie ; Suède ; Tchad ; Togo ; Conseil européen ; Commission européenne ; Coalition pour le Sahel ; Commission de l’Union Africaine.

LA REDACTION

Amethis acquiert une participation minoritaire dans SIBM, leader ivoirien des produits préfabriqués en béton

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A travers cet investissement, Amethis entend accompagner la SIBM dans le renforcement de sa position de leader national en modernisant et augmentant ses capacités de production et en diversifiant ses produits sur ses différents segments d’activité.

De plus, Amethis mettra à la disposition de la SIBM son réseau et son expérience dans la sous-région ouest-africaine pour déclencher et exécuter sa stratégie d’expansion géographique. Par ailleurs, Amethis soutiendra l’engagement de la SIBM à améliorer ses performances environnementales et sociales.

 « Nous sommes fiers de soutenir une entreprise qui s’attaque aux principaux problèmes d’urbanisation en Côte d’Ivoire avec un impact direct sur la vie quotidienne de la population. En effet, la SIBM est impliquée dans les grands projets routiers qui améliorent la mobilité, mais aussi dans l’assainissement de l’eau pour un environnement sain ainsi que dans l’accès à l’énergie avec l’électrification des zones urbaines et rurales », a déclaré, Khady Kone-Dicoh, associée, qui a dirigé l’investissement pour Amethis.

A son tour, Serge Bilé, PDG et actionnaire de SIBM ajoute : « Nous sommes ravis d’accueillir Amethis à nos côtés pour entamer la régionalisation de SIBM en Afrique de l’Ouest et notamment au Sénégal. Nous avons atteint ce niveau et acquis notre expertise technique grâce à nos équipes d’ingénieurs, de techniciens et de tout le personnel dévoué et engagé de SIBM. Nous avons également acquis une expérience inestimable au service des professionnels de la construction internationaux et nationaux. Aujourd’hui, notre ambition est de devenir un acteur régional de la préfabrication en béton en Afrique de l’Ouest et du Centre », a-t-il affirmé.

Notons que cet investissement représente la sixième opération d’Amethis en Côte d’Ivoire, pays à forte croissance économique dans lequel Amethis dispose d’un bureau local et qui représente l’un des pays clés de la stratégie d’investissement du fonds.

Pour rappel, la SIBM a été Créée en 1952 à Abidjan, aujourd’hui, elle adresse 3 marchés finaux : l’électrification, avec la fabrication de poteaux électriques en béton ; infrastructures (caniveaux, caniveaux, ponceaux, pavés, garde-corps, traverses de rail, etc.) et bâtiment (fournitures palissades, agglomérats, etc.).

Daouda Bakary Koné

Cote d’Ivoire: inauguration d’une nouvelle usine de ciment dans la zone industrielle PK 24 Akoupé-Zeudji

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En cote d’Ivoire, le Premier Ministre, Patrick Achi a procédé à l’inauguration de la deuxième usine de la Société de ciment de Côte d’Ivoire, le mercredi 16 février 2022, à la zone industrielle PK 24 Akoupé-Zeudji. Il faut signaler que cette usine est Installée sur une superficie de 20 hectares dans les environs de la première, pour un montant de 50 milliards FCFA.

 »Nous encourageons toutes les entreprises dans le pays, à accroître le contenu local de leur activité et à associer des acteurs nationaux compétents dans leur aventure, dans une logique gagnant – gagnant. » a-t-il exhorté Patrick Achi.

Pour lui, la réalisation de ce nouveau projet de la société de Ciment de Côte d’Ivoire, qui intervient seulement un an après l’inauguration de la première unité de cimenterie du Groupe Atlantique, traduit bien l’engagement de son PDG aux côtés du Gouvernement et sa pleine adhésion à la politique économique impulsée par le Président de la République, Alassane Ouattara.

Il s’agit désormais de donner, dans le tissu économique ivoirien, au secteur industriel toute la place qui lui revient et de lui permettre de jouer pleinement un rôle moteur dans l’appareil productif et économique du pays dans la création d’emplois comme dans la dynamique de sa croissance, en entraînant aussi bien en amont qu’en aval, tous les autres secteurs d’activité.

Par ailleurs, la politique industrielle met l’accent sur le développement de plusieurs filières industrielles prioritaires ou clusters, notamment l’agro-industrie, la chimie et la plasturgie, les matériaux de construction, d’ameublement et d’équipement, l’industrie pharmaceutique, l’industrie textile, l’emballage et la fabrication de pièces mécaniques, le montage et l’assemblage de véhicules de spécialités.

C’est pourquoi, le Serges Gbota, directeur général a indiqué qu’avec la création de ces unités, il entend s’inscrire dans la dynamique de création d’emplois au profit de la jeunesse ivoirienne. « Pour la Côte d’Ivoire, les jeunes et nos enfants, nous nous engageons », a-t-il lancé.

Notons que la Société de ciment de Côte d’Ivoire double sa production par an, avec une capacité de 3 millions de tonnes. À en croire le directeur général avec ces deux usines, l’entreprise crée environ 793 emplois directs et quelque 2877 emplois indirects et lutte contre le chômage.

Pour rappel, la capacité de production est passée de moins de 2,5 millions de tonnes en 2011 à plus de 16 millions en 2020, soit une hausse historique jamais atteinte dans le pays de plus de 575% entre 2011 et 2020. Cette nouvelle unité a une capacité de production de 1,5 million de tonnes. 

Zangouna Koné