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Mali : le budget 2022 de l’AMADER arrêté en dépenses et en recettes à la somme de plus de 20 milliards FCFA

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La crèche de la colline de Badalabougou a servi de cadre ce jeudi 10 février 2022, les travaux de la 38ème session de conseil d’administration de l’Agence Malienne pour le développement de l’électrification rurale.  A l’issue des travaux, le projet de budget 2022 soumis à leur approbation en vue de l’atteinte des résultats obtenus, « est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 20 milliards 553 millions 437 mille 290 FCFA contre 19 milliards 412 millions 574 mille 631 FCFA pour le budget révisé 2021, soit une hausse globale de 5,92 %, et (liée essentiellement aux investissements).

Amadou Sidibé, PDG de l’agence malienne pour le développement de l’électrification rurale a souligné les résultats atteints en trois composantes. La première composante selon lui, l’ « amélioration du service d’extension des mini-réseaux existants » les résultats acquis se présentent comme ceci : 5,96 MWc de capacité solaire de production d’énergie renouvelable installées sur une prévision de 6,18 MWc, soit un taux de réalisation de 96,277 ; 36 centrales hybrides solaire / Diesel installées au profit de 43 localités contre une prévision 42 centrales, soit un taux réalisation de 85%% ; 8 034 Systèmes Solaires Domestiques installés au profit des populations rurales à faibles revenus n’ayant pas accès aux réseaux électriques contre une prévision 6 860 SSD, soit un taux de réalisation de 117,11%, grâce au financement du Fonds de Partenariat Mondial pour 1’Aide Basée sur les Résultats et du Fonds Fiduciaires Japonais pour le Développement des Politiques et des Ressources Humaines; 9272 raccordements supplémentaires aux mini réseaux existant contre une prévision de 9 770, soit un taux de réalisation de 92,46%; 227 km de lignes de distribution MT/BT construites contre une prévision de 225 km, soit un taux de réalisation de 100,8%% ; 93 576 lampes économes LFCLED distribuées en milieu rural contre une prévision de 58 700, soit 162,17%. « Ceci a permis l’accès à l’électricité à 295 114 personnes en milieu rural », a déclaré Amadou Sidibé.

Concernant la deuxième composante, qui le « Développement des marchés d’éclairage hors réseau et de l’efficacité énergétique », les résultats acquis se présentent selon M. Sidibé, comme suit : 78 962 lanternes et kits solaires domestiques certifiées « Lighting Africa » sont distribués par le biais de 14 distributeurs nationaux suivant le Mécanisme de Financement Basé sur les Résultats (RBF), contre une prévision de 90 000, soit un taux d’exécution de 87,7% ; 10 800 lanternes et kits solaires domestiques certifiées « Lighting Africa » distribuées dans 150 écoles et 66 infrastructures sociocommunautaires des zones rurales non électrifiées ; 10 Bibliothèques Scolaires  ont été insultées dans dix établissements scolaires ruraux non électrifiées du pays ; 37 Centre de santé communautaire et maternités ont été dotés de système solaire ; 50 systèmes  Solaires et équipements économes d’énergie ont été distribués dans le cadre de l’usage productif d’énergie scolaire pour la création des Activités Génératrices Revenues au profit des femmes rural.

S’agissant de la troisième composante, « Appui à la gestion du projet et renforcement des capacités », le PDG de l’AMADER expliquera : « 512 personnes ont bénéficié de la formation et du renforcement de capacités dans divers domaines de compétences techniques, managériales, environnementales et sociales dans le Cadre du projet sur une prévision de 420, soit 122%.

En outre, le président directeur général, Amadou Sidibé a souligné que la préparation du Programme d’Amélioration de l’Accès et de Renforcement du Système Electrique (PRSEAM) avec la Banque Mondiale constitue une bonne perspective pour la poursuite des activités de l’Agence année 2022 enregistrera aussi les activités préparatoires du Programme de Mécanisme de Développement Propre d’Electrification Rurale au Mali.

« Le financement de ses activités est assuré par un don de I ‘Initiative Carbone pour le développement (Ci-Dev) à travers la Banque Mondiale », a-t- il déclaré. Pour ce qui concerne l’Energie Domestique, dit-il l’accent sera mis sur la recherche de partenaires pour le financement de projets intégrés d’accès à l’énergie propre et d’atténuation des effets du changement climatique dans les zones hors réseaux électriques à travers l’initiative « Un élève-Une Lanterne Solaire- Un arbre ».

Notons que le président directeur général affirmé que les principales sources de financement du budget 2022 sont entre autres : « l’Etat Malien, la Banque mondiale, la Banque Islamique de Développement, la Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique, le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADED), l’Agence Française de Développement et le Mécanisme du Développement Propre », a-t- il cité.

Habib SAMKE

Secteur minier au Mali: Les chiffres contredisent les prévisions du ministre Lamine Seydou Traoré

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Cette baisse de chiffre qui contredit les prévisions de l’actuel ministre des mines pourrait inquiéter de nombreux observateurs et analystes économiques. Contrairement aux propos du ministre Lamine Traoré qui affirmait que le Mali pourrait récupérer la place du soudan en devenant le 2ème de producteur d’or en Afrique, la production industrielle d’or du Mali s’est établie à 63,4 tonnes l’année dernière soit une baisse de 2,6% en 2021. Il faut signaler que le ministre Maliens avait expliqué que la production industrielle d’or pouvait atteindre les 80 tonnes, si les indicateurs de prévisions et les perspectives avaient été maintenus.

En 2020, la production industrielle d’or avait augmenté de façon inattendue pour atteindre 65,1 tonnes. Mais la contre-performance enregistrée cette année rappelle que le pays a encore des efforts à fournir pour atteindre son objectif de deuxième producteur africain d’or.

Trois compagnies minières, dont deux canadiennes (Barrick et B2Gold) et une australienne (Resolute Mining) représentent plus des deux tiers de la production industrielle du pays, environ 49 tonnes. Les autres compagnies qui ont contribué à ce résultat sont notamment le sud-africain AngloGold Ashanti, le britannique Hummingbird Resources ou encore le canadien Robex Gold.

En novembre 2021, dernier, le ministre actuel du Mali, chargé des mines avait affirmé que « Nous pouvons passer du troisième producteur d’or au deuxième rang en Afrique. Le Mali perd jusqu’à 15 tonnes par an – soit environ 860 millions de dollars au prix d’aujourd’hui – de la production artisanale d’or qui est sortie clandestinement du pays. Ses taxes à l’exportation favorables encouragent également les fournitures à entrer illégalement dans le pays avant d’être expédiées ».

Alors que les activités minières n’ont pas été affectées par la situation politique dans le pays, le ministère n’a pas encore donné les raisons de cette contre-performance. Pendant ce temps, la production minière artisanale est restée stable à 6 tonnes d’or environ, ce qui porte la production d’or totale à 69,4 tonnes, contre 71,2 tonnes l’année dernière. Au regard des faits, cette ambition de (deuxième rang en Afrique) exprimé par le du ministre Traoré n’a pas été respectées.

Pourtant, le gouvernement malien de Transition souhaitait accroitre la production nationale d’or et avait déjà la solution toute trouvée pour y arriver. C’est du moins ce qu’il faut retenir des propos tenus par le ministre malien des Mines Lamine Traore qui, dans une interview accordée à Bloomberg, a indiqué que la formalisation du secteur artisanale sera la clé.

Il s’agissait, pour lui, de rendre obligatoire la détention d’un permis minier pour toutes les personnes actives dans l’exploitation artisanale et à petite échelle (ASM). Avec le soutien de la Banque mondiale, le pays entend également créer 200 coopératives afin de mieux encadrer le négoce de l’or, notamment au niveau des intermédiaires entre les grands acheteurs et les mineurs ASM. Tenez-vous, ces deux chantiers permettraient, apprend-on, d’augmenter la production annuelle d’or de 15 %.

Seulement, cette hausse rapportée aux 71,2 tonnes d’or annoncées par le Mali en 2020 (dont 6 tonnes grâce au secteur artisanal), signifie que le pays allait produire près de 82 tonnes d’or chaque année, soit encore loin des près de 100 tonnes produites en Afrique du Sud l’année dernière, selon le World Gold Council (WGC). Mais ces données restent encore que des annonces.

Notons que s’il reste donc des efforts à faire pour supplanter l’Afrique du Sud comme dauphin du Ghana dans le classement des producteurs africains d’or, le Mali pourrait néanmoins se démarquer du Soudan. Parce que tout simplement les statistiques disponibles, y compris celles du WGC (gold Gold Concil) et de la Banque mondiale, classent en effet tour à tour (année) le Mali ou le Soudan comme troisième producteur du continent.

Daouda Bakary Koné

SOURCE: Journal, Le Mali Emergent

Mali-Dr Bakary Traoré, journaliste, consultant : « Je pense qu’en diplomatie, il faut tenir compte du principe de la réciprocité … »

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Dr Bakary Traoré, journaliste, expert en communication, consultant sur les questions sécuritaires au Mali et dans le Sahel. Il est aussi membre de la mission d’appui à la refondation de l’Etat (MARE). Il donne ses analyses sur la crise diplomatique entre le Mali et la France qui a occasionné l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali Joël Meyer par les autorités maliennes.

Je pense qu’en diplomatie, il faut tenir compte d’un principe. C’est le principe de la réciprocité. C’est la France d’abord qui a expulsé il y a deux ans l’ambassadeur du Mali en France, Toumani Djimé Diallo au motif qu’il a fait une déclaration vraiment véridique par rapport au comportement de certains soldats de la MINUSMA (mission des Nations Unies au Mali) à Bamako qui n’était pas catholique par rapport à leur mission. Le Mali a demandé l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer suite à la déclaration du ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean Yves-Le Drian qui a qualifié d’illégitimes et d’irresponsables des autorités de la Transition du Mali qui continue d’ailleurs à les appeler « la junte ».

 Le gouvernement du Mali en a tiré toutes les conséquences en disant que non, on ne peut pas être accrédité auprès d’un gouvernement que vous continuez de qualifier d’illégitimes, d’irresponsables… et restez auprès du même gouvernement. Ce qui était incohérent. En jouant le principe de la réciprocité, le gouvernement du Mali a demandé l’expulsion de l’ambassadeur français. Donc ça a été comme en football « un match au résultat nul ».

 Un autre fait majeur est la déclaration d’un retrait ou un réaménagement du dispositif Barkhane dans le Nord du Mali par le président français Emanuel Macron le 10 juin 2021. Lequel dispositif qu’on s’est retiré des points stratégiques comme Kidal, Tessalit et Tombouctou alors que le travail de la lutte antiterroriste n’est pas arrivé à terme. Ce dispositif s’est replié au niveau des trois frontières le Mali, le Niger et le Burkina-Faso en abandonnant en quelque sorte toutes ces zones stratégiques libérées à elles-mêmes.

Ce plan de retrait n’a pas tenu compte du changement de gouvernement au Mali depuis le 24 mai 2011 suite au reversement du gouvernement Bah NDaw-Moctar Ouane par le colonel Assimi Goïta et ses camarades. Je pense que le bon sens veut que l’Etat français aurait dû négocier avec les autorités de la Transition dirigée par le colonel Assimi Goïta avec comme premier ministre Choguel Kokalla Maïga pour trouver comment vraiment gérer la Transition avec la participation de l’Etat français par rapport au dispositif militaire. Cela n’a pas été le cas.

L’autre fait majeur que le retrait du dispositif de Barkhane n’a pas tenu compte, c’est lorsque le premier ministre a annoncé à la tribune des Nations Unies en septembre 2021 que le Mali se sentait abandonné en « plein vol » par la France. L’Etat français aurait dû essayer de voir, d’accord l’Etat s’est senti abandonné avec ce retrait de Barkhane dans les points stratégiques, comment on va faire pour que les forces puissent collaborer et coordonner les actions. Cela n’a pas été le cas. Face à cette situation, l’Etat malien a justement en toute logique décidée de diversifier son partenariat en faisant appel au partenaire stratégique qui est la Russie.

Toute crise tôt ou tard aura une sortie d’une manière ou d’une autre. Donc la France aurait dû anticiper pour savoir qu’à un moment donné le Mali dont l’Etat a été vraiment secoué par les dix ans de crise d’un moment ou à un autre va se relever et reconquérir sa souveraineté au plan militaire, au territorial ainsi qu’au plan diplomatique. Ceci n’a pas été prévu par la France. Finalement, il y a eu d’autres conséquences à la suite de ça. Le Mali a donc demandé la relecture des accords de défenses avec la France. Parce que sur le plan militaire, aujourd’hui c’est impensable que sur son propre territoire il faut demander l’autorisation à une puissance étrangère pour faire voler son avion. Il y a cette requête de souveraineté qui est là. Une autre conséquence est que les troupes danoises de Takuba ont débarqué comme ça sans tenir compte de la présence de l’Etat malien.

Bref, je pense que cette crise diplomatique est partie de tous ces faits que la diplomatie française n’a pas sus exploiter et travailler pour faire en sorte qu’il n’y ait pas cette tension au niveau des deux Etats.

Ibrahima Koné

Mali :« Pas question d’organiser des élections avec un « premier ministre politique », dixit, Me Kassoum Tapo

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Au Mali, le Cadre des partis pour une transition réussie rassemble plusieurs dizaines de mouvements politiques, dont certains poids lourds de la scène politique malienne (EPM, ARP, Yelema, Jigiya Kura, ADRP, Morema, Asma, Icap, CNDR…) a donné un ultimatum au gouvernement dirigé par choguel kokalla Maiga. Alors que la fin de la période initialement prévue pour la transition approche, et que le Mali est engagé dans un bras de fer avec la Cédéao sur le sujet, ce Cadre a formulé mercredi soir ses propositions pour sortir de la crise actuelle. Maître Kassoum Tapo, ancien ministre, est le président du parti Morema et l’un des porte-parole du Cadre. Invité d’Afrique m

Concernant la non reconnaissance des autorités de transition actuelles à partir du 25 mars (18 mois après la prestation de serment du premier président de Transition, comme prévu initialement par la Charte de transition.), Me Kassoum Tapo a expliqué « qu’à compter de cette date, nous exigeons la mise en place d’un nouveau Conseil national de transition, qui va servir d’organe législatif, d’un nouveau gouvernement avec un Premier ministre neutre et d’un nouveau président civil », a-t-il laissé entendre.

Selon Kassoum Tapo, pas question d’organiser une élection présidentielle avec un premier ministre politique. « Vous ne pouvez pas faire organiser les élections par un Premier ministre politique, c’est l’évidence. Le directoire du Cadre va se réunir pour prendre les décisions, mais vraisemblablement nous n’allons plus reconnaître les autorités de cette Transition et nous exigerons donc une nouvelle Transition », dit-il.

Pour ce qui est le soutien massif du peuple malien aux autorités de transition, le cadre de l’ADEMA-PASJ a martelé que c’était juste pour condamner les sanctions prises par la communauté régionale. C’est-à-dire, les maliens ont exprimé leur dégout face à la CEDAO et de l’UEMOA « Les Maliens sont sortis pour protester contre les sanctions de la Cédéao ! Mais ils n’ont jamais demandé à donner carte blanche à ces autorités pour rester au-delà du mandat que les forces vives de la nation leur avaient donné », a expliqué, Me Kassoum Tapo.

Pour sa part, le nouveau mécanisme mis en place par le gouvernement Choguel a été dénoncé par Me Tapo. Pour lui, la classe politique dans sa majorité n’a pas été Associé. « Mais nous ne savons pas avec qui ce mécanisme a été défini. Nous n’avons pas été consultés, nous n’avons pas été associés. Vous ne pouvez quand même pas faire un chronogramme électoral sans les partis politiques ! Mais tout de même, l’Union africaine, la Cédéao, les Nations unies y participent… », a-t-il dénoncé.

Par la suite, l’ancien bâtonnier Kassoum Tapo, a ajouté que je cite « J’ai vu un communiqué du gouvernement disant que la commission est mise en place, mais je n’ai pas entendu une réaction de la Cédéao, ni de l’Union africaine (l’entretien a été enregistré avant la diffusion du communiqué de la Cédéao « prenant note » du communiqué malien sur la création de ce mécanisme », fin de citation.

Notons que le cadre de l’ADEMA-PASJ pense que l’expulsion du diplomate français est un divertissement. « C’est une insulte à la Communauté internationale. Et s’interroge que sur les faits. Selon lui, comment voulez-vous que la France manipule les États-Unis ? Je veux bien l’Union européenne, c’est elle (la France, ndlr) qui la préside aujourd’hui. Mais « manipuler la Cédéao, un pays comme le Nigeria ou comme le Ghana… non », a-t-il conclu.

Daouda Bakary Koné

Source: Journal, Le Mali-Emergent

Mali: Qui veut donner à Boubou Cissé une stature de présidentiable, en mettant en scène ses relations et son influence ?

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Il s’agit d’un audio qui provoqué un tôlé sur les réseaux sociaux.  En écoutant, cette conversation téléphonique, on croit y entendre Alassane Ouattara et Boubou Cissé tenir des propos peu élogieux sur les dirigeants de la transition malienne. Mais, la question que l’on se pose est de savoir si l’audio est authentique. Pour l’heure, nous n’avons aucune réaction venant des deux accusés. Selon plusieurs observateurs, Boubou Cissé qui ambitionne de briguer la magistrature suprême sous l’affiche de l’URD, fondé par feu Soumaila Cissé, s’est grillé politique au Mali. Mais, que cela dépend de la véracité des faits. Alors que les faits sont têtus.  Par contre d’aucun pensent qu’il s’agit d’une mise en scène de ses relations et son influence pour donner ou montrer une stature présidentiable à Boubou Cissé.

L’enregistrement d’une discussion téléphonique entre le président ivoirien et l’ancien Premier ministre malien circule sur les réseaux sociaux, elle fait l’objet depuis vendredi d’une enquête préliminaire de la justice malienne, pour « atteinte ou tentative d’atteinte et complicités à la sûreté intérieure et extérieure du Mali ». Il faut dire que de tel comportement venant d’une grosse personnalité comme Boubou Cissé est inadmissible dans un Etat Sérieux. Comment un ancien premier ministre de surcroit, un économiste, un homme efficace peut se lancer dans une telle aventure sans étudier au préalable les risques ? Mais, on la dit, seule l’authentification de l’audio nous édifiera. !

« Je pense qu’il ne faut pas voir de la manipulation ou du montage partout. L’authenticité du vocal sera examinée de près par la justice malienne. Des experts sont là pour cela. Se hâter pour dire que ce vocal est un faux est une fuite en avant. Il faut attendre que boubou ou ses proches le démentent. Pour ma part, d’après mes infos, il est possible que cet audio soit authentique. Boubou était bien à Abidjan il y’a quelques jours et ses proches ne démentent pas pour le moment. Ma conclusion : Je reste prudent, j’observe et j’attends », affirmé un journaliste malien de la Place

Par ailleurs, le procureur du tribunal de la Commune IV de Bamako confirme que c’est bien sur cet enregistrement, qui dure près de cinq minutes, que porte l’enquête qui vient d’être ouverte. Alors Boubou Cissé a-t-il essayé de « briefer » Alassane Ouattara sur l’impact des sanctions de la Cédéao sur l’économie malienne et sur les finances publiques ? En tout cas, les deux hommes discutent en des termes peu flatteurs de la capacité des dirigeants de transition à tenir, ou encore de leurs attentes d’aide de la Russie, jugées pour le moins naïves. Le poids respectif des dirigeants de la transition, notamment du Premier ministre ou du ministre de la Défense, est également au menu de l’échange.

A gauche le président Alassane ouattara, et à droite l’ex premier ministre malien Boubou Cissé

Salif Tall est un citoyen convaincu, assoiffé de l’émergence du Mali. Cette dernière analyse a son tout que les tout le monde doit fait attention à cet audio qui a fait Buzz sur la toile. « Faisons très attention avec le vocal qui fait le buzz depuis hier. De nos jours, il est très facile de cloner les voix de n’importe qui et lui faire dire ce que l’on veut. Personnellement, je ne donne pas de crédit à ce vocal en raison du ton des intéressées et des termes utilisés qui ne ressembles pas à ces personnalités (insultes, trop de familiarité) », a-t-il analysé. Pour lui, « l y’a trop de familiarité dans l’échange. Les règles protocolaires ne sont pas respectées dans le dialogue (salutations d’usage, respect, agenda ou sujet convenu à l’avance, remerciement), et explique par la suite, que « des outils et logiciels permettent très facilement de faire ce travail de nos jours, notamment Deep voice qui est élaboré par une firme chinoise », sans donner d’autres précisions désintéressées.

Toutefois, l’authenticité de l’enregistrement est « en cours de vérification » par la justice malienne. Les voix d’Alassane Ouattara et Boubou Cissé semblent très reconnaissables, mais il peut s’agir d’imitations ou encore d’un montage. L’autre analyse que nous allons vous expliquer, est que le but de cet audio est de salir Boubou Cissé (peut-être), mais, en ouvrant un autre front anti Alassane Ouattara. Alassane Ouattara qui est accusé d’avoir tendu un mépris et faire passer le Mali sous une pluie une brochette de sanctions économique et financières. D’ailleurs l’idée général de la conversation prouve cette thèse.

« Si cela est vrai, Boubou Cissé s’est lancé dans un fleuve plein d’eau douce sans issu. Il aurait dû réfléchir avant de lancer une conversation téléphonique. Je dis bien si c’est avéré, c’est l’entretien téléphonique. Surtout dans ces derniers temps le peuple Malien est méconnaissable par rapport aux traitements de la CEDEAO et le reste de la communauté internationale. Si l’audio est authentique, Boubou s’est piégé, lui-même et lui le coutera cher. Car certaines erreurs se paient cache en politique », nous a confié un proche du pouvoir militaire à Bamako, sous couvert d’anonymat.

D’autre part, c’est de dire que pour ceux qui ont diffusé cet enregistrement, ils l’auraient fait pour décrédibiliser l’ancien chef du gouvernement malien en le faisant passer pour un traître à la patrie, comme le pensent certains ? Ou au contraire de lui donner une stature de présidentiable, en mettant en scène ses relations et son influence, comme le prétendent d’autres ? Sur les réseaux sociaux, cet enregistrement est déjà présenté comme la preuve d’un « plan machiavélique » contre les Maliens.

Notons que l’ancien Premier ministre d’IBK avait déjà été accusé par la justice malienne de « complot contre le gouvernement et atteinte à la sûreté de l’État ». C’était aux premiers mois de la transition. Lui et ses co-accusés avaient finalement été blanchis.

Daouda Bakary Koné

Source: Journal Le Mali-Emergent

AXE DE CONAKRY-BAMAKO: les douanes maliennes et guinéennes misent sur la facilitation des échanges

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Le mardi 8 février 2022, l’hôtel Radisson Collection a servi de cadre, la cérémonie l’ouverture des travaux de la rencontre bilatérale des administrations douanières de la Guinée et du Mali. Rappelons que c’est le troisième du genre. Elle était présidée par Alousséni Sanou, ministre malien de l’Economie et des Finances. Il avait à ses côtés, les Directeurs généraux de la Douane du Mali et de celui de la Guinée, respectivement, l’inspecteur Général Amadou Konaté et le Colonel Moussa Camara.

Faut-il souligner que cette rencontre constitue le cadre idéal pour discuter des questions douanières et économiques d’une part, et de la mise en œuvre des instruments juridiques de coopération en matière douanière, commerciale et de transports qui existent entre les deux pays d’autre part.

Ces deux pays dont les destins sont liés à travers l’histoire et la géographie. Le Mali et la République de la Guinée se retrouvent pour tisser davantage les relations. Pour cela, les administrations douanières du Mali et de la Guinée Conakry se sont réunies pour la troisième fois afin de tracer le terrain dans l’intérêt supérieur des deux nations. Rappelons que cette rencontre placée sous le signe du renforcement de l’axe Conakry-Bamako a duré deux jours.

Prenant la parole, le Directeur général de la Douane malienne, a affirmé que cette rencontre se tient dans un contexte caractérisé par la volonté commune affichée par le peuple malien et guinéen de s’affranchir de la mauvaise gouvernance. Mais également, dure pour le Mali suite aux sanctions injustement infligées par les instances de la CEDEAO. Pour l’inspecteur Général Amadou Konaté, malgré l’existence d’instruments juridiques adéquats, la coopération douanière Guinée-Mali n’a pas atteint le niveau escompté par les deux administrations.

Ainsi, a-t- il expliqué que : « L’objectif principal de la présente rencontre est de corriger cette insuffisance pour être en phase avec la volonté affichée des hautes autorités des deux pays à savoir la redynamisation de la coopération bilatérale. Les échanges commerciaux entre la Guinée et le Mali demeurent très faibles et le port de Conakry faiblement exploité par les opérateurs économiques maliens. Ainsi, de 2016 à 2020, les importations du Mali qui transitent par le port de Conakry n’ont représenté que 1,54% des importations globales, pour une valeur d’environ 257 milliards de FCFA sur la période. »

Pour inverser cette tendance, l’inspecteur Général Amadou Konaté a jugé nécessaire qu’il faut porter la réflexion afin d’identifier des pistes de solutions pour faire de l’axe Conakry-Bamako le plus performant de notre espace géographique.

Pour sa part, persuadé que cette rencontre demeure une preuve de l’excellent rapport entre les deux pays, le Colonel Moussa Camara a adressé ses remerciements à l’endroit des hautes autorités transitoires des deux nations. En sa qualité de Directeur général de la douane guinéenne, il a souligné que les deux pays doivent faciliter l’échange des marchandises tout en relevant quelques défis. Il s’agit selon, entre autres de la sécurité, la mobilisation des recettes, la lutte contre la fraude, la lutte contre la criminalité transfrontalière…

Il n’est un secret pour personne que la Guinée et le Mali traversent une crise politique qui a conduit au changement à la tête des deux pays qui sont dirigés actuellement par des militaires. « La crise dans nos deux pays doit être traduit en opportunités. Transformons ensemble cette crise en opportunité », a laissé entendre le directeur général de la douane Guinéenne.

Pour cette occasion, le premier chef des Finances du Mali a salué la pertinence des questions qui seront débattues durant cette rencontre. Ces questions ont trait aux facilités réciproques en matière de transit des marchandises dans les deux sens, les conditions d’utilisation des installations portuaires de Conakry, les modalités d’implantation et de fonctionnement de la représentation des Douanes du Mali en Guinée, les partages d’informations et de renseignements et bien d’autres.

En présence des soldats de l’économie, le ministre Alousséni Sanou s’est engagé, au nom du Gouvernement, d’examiner et de traiter avec la plus grande attention, les recommandations pertinentes qui seront élaborées à la sortie des travaux de cette rencontre bilatérale des administrations douanières du Mali et de la Guinée.

Hamadoun Alphagalo

GUEGUERRE A L’URD :Pas de conciliabule et les hostilités se poursuivent

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Depuis la mort du père fondateur du parti Union pour la République et la Démocratie (URD), en l’occurrence Soumaïla Cissé, cette formation politique qui a toujours occupé une place importance sur la scène politique malienne, connait aujourd’hui beaucoup de difficultés dans sa gestion. De nos jours, deux clans se sont opposés dont chacun se réclame légitime. Si Pr Salikou Sanogo se déclare le président par intérim, d’un autre côté, Gouagnon Coulibaly se positionne comme le nouveau président.

Le samedi dernier, plusieurs cadres dans les rangs de l’URD ont été sanctionnés à l’issue d’une réunion tenue par Pr Salikou Sanogo qui se réclame, seule légitime pour parler au nom de cette formation. Ces sanctions visent une trentaine de personnes. Ils sont 11 cadres exclus et 19 autres suspendus. Parmi les personnes exclues, nous pouvons citer Gouagnon Coulibaly, Coulibaly Kadidia Samaké, Amadou Diadjiri Cissé etc. Alors que l’ancien maire de la commune V Demba Fané, le président du mouvement des jeunes Abdrahamane Diarra, l’ancien député de Yelimané Mamadou Awa Gassaba, l’ancien ministre Abdoul Wahab Berthé etc. sont parmi les personnes suspendues.

Cette décision a été mal appréciée par le camp adverse dirigé par Gouagnon Coulibaly. Le mardi 8 février 2022 au palais de la culture de Bamako, celui-ci a animé un point de presse sur la vie du parti. Il a saisi cette occasion pour réagir face à la décision prise par le camp Salikou Sanogo. Comment accepter et admettre que cette minorité dépourvue de qualité s’enferme dans une salle face à elle-même pour décider de mesures d’exclusion et de suspension contre des cadres éminents du parti, qui ont consenti des sacrifices énormes pour l’URD, au mépris des dispositions des articles 72, 73, 74, 75 et 76 du règlement intérieur ? S’interroge Gouagnon Coulibaly.  « Nous n’avons jamais parlé d’exclusion. C’est eux qui le disent », affirme-t-il et déclare que Pr Salikou Sanogo reste toujours le 1er vice-président du parti.

Pour rappel, un congrès extraordinaire du parti a été tenu le 16 janvier 2022 à Bamako. A l’issue de ce congrès, Gouagnon Coulibaly est élu comme le nouveau président du parti de feu. Selon les organisateurs, il a été tenu en conformité avec les textes du parti. Précisément l’article 58 des statuts, avec la participation de 98% des sections de l’intérieur, soit 54 sections sur 55, et 61% des sections de l’extérieur, soit 24 sections sur 39. Il a aussi vu la participation de 1 110 délégués, expliquent les organisateurs.

Par contre, à l’hôtel de l’amitié de Bamako, le samedi 22 janvier 2022 lors de la présentation de vœux du parti à la presse, la tenue de ce congrès a été contestée par Pr Sanogo et les siens. Ils affirment que celui-ci n’a pas été organisé selon les règles de l’art qui viole les textes du parti. Selon eux, à l’URD, c’est le BN (Bureau National) qui est habilité à tenir un tel congrès. Cette instance du parti n’a pas été consultée pour l’organisation dudit congrès pendant lequel beaucoup d’irrégularités ont été constatées, soulignent-ils.

Ibréhima Koné

Mali : Yacouba Katilé dénonce à nouveau les sanctions économiques de la CEDEAO et de l’UEMOA

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Le lundi, 07 février 2022 s’est tenue les travaux de la 1ere session ordinaire de la 6em mandature du Conseil Économique Social et Culturel (CESC) sous la présidence de Yacouba Katilé Président de la structure. Cette rencontre a enregistré la présence de l’ensemble des membres du CESC à Koulouba.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du Conseil Economique Social et Culturel (CESC) Yacouba Katilé a signalé que la présente session se déroule dans un contexte particulier, marqué par une crise diplomatique entretenue hélas par certains de nos partenaires avec son corolaire de sanctions économiques et financières. Nous l’avons déjà souligné par le passé : « les sanctions sont loin d’être la meilleure des alternatives pour la sortie de la situation de crise politique et sécuritaire que notre pays traverse depuis 2012. Ces sanctions infligées à notre pays depuis le 9 janvier dernier par la CEDEAO et l’UEMOA souffrent non seulement d’illégitimité et d’illégalité, mais aussi touchent directement nos laborieuses populations, ces victimes innocentes qui sont d’ailleurs déjà éprouvées par les affres du terrorisme, la pandémie du COVID 19 et du marasme économique depuis deux décennies ».

Concernant ces sanctions infligées au peuple malien, il a exhorté les organisations régionales et les autres partenaires à privilégier la voie du dialogue avec les autorités de la transition, afin de parvenir à un chronogramme raisonnable. Selon lui, ce dialogue devra tenir en compte la dimension sécuritaire et l’impératif des réformes politiques et institutionnelles. « C’est fort de ce constat que le Conseil Economique, Social et Culturel, force de propositions et d’orientations des pouvoirs publics, a, l’aune de la politique des réformes annoncées par les autorités de la transition, consacré le thème de la 1ère session ordinaire de sa 6ème mandature aux : « Réformes institutionnelles, politiques et sécuritaires : contribution du CESC », a-t-il indiqué

C’est avec l’éclairage des experts des services techniques des différents départements sectoriels, à travers plusieurs sous-thèmes tels que : les réformes électorales adoptées, le projet de loi électorale, autres réformes en cours en lien avec le processus électoral, le projet de refondation et valorisation des compétences des Maliens établis à l’extérieur, entre autres.

Signalons que cette rencontre s’est tenue au département du conseil économique social de Koulouba.

Habib Samake.

Source: Journal, Le Mali Emergent

Interview: Oumar MC Koné, chef de Mission d’appui à la refondation de l’Etat (MARE) s’exprime sur la refondation du Mali

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Dans une interview, Oumar MC Koné, chef de Mission d’appui à la refondation de l’Etat (MARE) nous explique les missions de son département, le sens même de la refondation et ses grandes lignes. Cette refondation de l’Etat est une initiative des autorités de la Transition.

Quels sont les rapports de la MARE avec le ministère de la refondation de l’Etat ?

 La Mission d’appui à la refondation de l’Etat (MARE) est un instrument institutionnel placé auprès du ministre de la refondation. Nous sommes spécifiquement chargés d’élaborer tous les avant-projets touchant le fonctionnement des institutions demeurant y participer. La MARE est le bras institutionnel du ministre de la refondation. En plus de cette mission, nous devrions réfléchir, proposer et élaborer des études sur tous les secteurs consolidant la refondation de l’Etat. La troisième tâche est spécifique que le ministre nous demanderait de faire.

Qu’est-ce que la refondation de l’Etat ?

Actuellement, il y a eu une appropriation nationale du terme de la refondation. Mais dans certains cas des gens nous interpellent toujours mais au fait qu’est-ce qu’il y a dans la refondation ? La refondation est basée sur un axe de rupture avec la mauvaise gouvernance qui manifeste le plus souvent par la corruption, le clientélisme, le népotisme etc. qui ont engrainé notre administration. C’est la rupture avec les mauvaises habitudes et ensuite de trouver des nouveaux équilibres à travers les réformes politiques et institutionnelles. Et aussi en travaillant sur le comportement du citoyen malien. Il faudrait que le comportement du citoyen malien change pour quitter le champ de l’incivisme et prendre les préoccupations nationales en main. Et aussi, cette refondation va se faire à travers des pratiques endogènes. C’est à dire des valeurs qui ont bien marché chez nous en Afrique mais que nous avons laissées tomber sans justification. Et c’est des bonnes valeurs qu’il faudrait ramener dans nos textes puisque nous avons cette culture. Exemple : Au niveau de la sécurité, quand vous allez dans nos villages, vous ne verrez aucune institution de sécurité de l’Etat. Et pourtant ça fonctionne bien. Quand vous venez, on vous dit d’aller saluer le chef du village qui vous demande votre nom, vote origine, l’objet de la visite et la durée de votre séjour. Il est en train de faire presque une enquête policière. C’est cette notion qui ressort dans les recommandations des ANR (Assises nationales de la refondation) de mettre en place un « Haut conseil des autorités traditionnelles religieuses et coutumières. Donc c’est une réappropriation d’une de nos valeurs endogènes. Le Cousinage à plaisanterie « le Sinankouya » en est aussi un exemple. La refondation est une reprise de la fondation. Si on ne le fait pas la maison va s’écrouler. Ça commence dès maintenant et va se quantifier au bout d’une génération.

Quels sont les grands axes de cette refondation ?

C’est un long parcours. Ça commence dès maintenant et finira dans 25 à 30 ans. Les grands axes, prioritairement c’est basé sur la sécurité. Parce qu’un pays sans sécurité ne peut rien faire. C’est de consolider notre outil de sécurité. Remettre notre « armée nationale » pour dire que rien ne va se décider à l’extérieur. C’est les Maliens qui vont dire nous avons besoin de tel type d’armements pour notre armée pour améliorer son fonctionnement. Le deuxième axe c’est bien entendu les réformes politiques et institutionnelles. Parce que notre constitution, certains ne veulent pas qu’on en parle mais a atteint ses limites. Par exemple, avec le mouvement populaire du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques) qui a demandé de déchoir l’ancien président de la République Ibrahim Boubacar Keita. Il faudrait penser dans la nouvelle constitution qu’il y ait un mécanisme pour déchoir un président de la République qui ne fait pas son travail. Que le président de la République prête serment sur sa croyance religieuse. Le musulman sur le « coran », le chrétien sur la « Bible » etc. Aussi, enlever certaines fortes dispositions dans ses prérogatives notamment la sélection des membres de la Cour Constitutionnelle. Mettre une barrière franche entre l’Assemblée Nationale et l’exécutif. Par ce qu’on dit que la République est basée sur ces trois pieds soit l’exécutif, le parlement et le judiciaire. Que la justice soit juste et transparente. Que le malien lambda se sent protégé par sa justice. Ensuite, une gouvernance vertueuse. Cela se traduirait dans la stabilité sociale. Dans cette stabilité sociale il faut revoir les salaires en augmentation. Cela va aussi jouer sur les conflits sociaux notamment les grèves. Il faut respecter les droits de chacun. Il faut harmoniser les salaires et donner un bon salaire surtout aux maliens. Revaloriser par exemple si de corps comme l’enseignement. Parce que l’enseignement est fondamental dans le fonctionnement et le développement d’un pays. Donner une bonne formation aux enseignants afin qu’ils puissent donner une bonne formation aux élèves et étudiants. On a initié dans le projet de loi électorale qui va se faire sur appel d’offre. Faire un appel d’offre pour les grands postes de l’Etat. Le dernier axe qui correspond plus ou moins au PAG (Programme d’action gouvernemental). C’est quand on a une stabilité de faire les bonnes élections. Et d’ailleurs l’installation de l’AIG (Autorité indépendante de gestion des élections au Mali) est sur ce plan. Et l’AIG sera décentralisée. La direction nationale à Bamako avec ses grandes directions. Mais dans chaque région, cercle, commune et dans les zones de résidence des Maliens établis à l’extérieur.  Ce sont les axes forts de la refondation qui touchent tous les secteurs notamment l’Agriculture, la santé, l’éducation, l’urbanisme, la géostratégie. Il faudrait que le Malien décide avec qui il veut installer une coopération. Souvent on dit dans les textes de diversifier notre coopération militaire. C’est-à-dire qu’aucun pays ne prenne le Mali comme sa chapelle ou sa mosquée. Le Mali sera libre d’orienter sa politique de sécurité comme il veut. Donc il faut avoir cette indépendance. Mais aussi de façon large, c’est de faciliter aussi dans la géostratégie une diplomatie gagnant-gagnant tournée sur le développement du Mali. Et puis ne plus accepter le diktat de 20% sur la production d’or. Il faudra que le Malien sache qu’il est le troisième producteur d’or en Afrique. Mais aussi nous allons favoriser ce laxisme. Que le Malien n’ait plus de complexe. Nous avons été dans les même écoles que ces occidentaux et d’ailleurs même nous les avons damés sur ces bancs. Donc maintenant le Malien n’a aucun complexe de revendiquer sa position dans la stratégie nationale et internationale. Donc nous serons libres dans nos coopérations, libres de trouver notre voie de développement, libres de choisir nos amis au niveau de la coopération militaire. C’est des axes forts que le Mali doit consolider et sans complexe.

A suivre le reste dans la prochaine parution

Propos recueillis par Ibréhima Koné

Mali : Trois Centres de paiement de la CMSS inaugurés avec succès à Bamako

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Au Mali, trois Centres de paiement dans le district de Bamako acquis à hauteur de plus de 351millions de Fcfa. Pour un coût total de 351 millions de Fcfa de FCFA, trois immeubles de la CMSS devant abriter les Centres de paiement de la Commune I à Djelibougou, de la Commune IV à Sébénikoro et de la Commune VI à Faladié ont été construits pour remédier à des difficultés vécues par les affiliés en activité et les pensionnés.

En effet, les Centres de paiement étaient en location dans des endroits difficiles d’accès ou dans des locaux exigus et non adaptés. Ce qui posait des problèmes de déplacement vers ces Centres surtout pour les personnes d’un certain âge que sont nos retraités. De plus, l’environnement n’était pas favorable pour offrir un meilleur accueil et des services aux usagers. Consciente de cette situation, la Direction Générale de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) avait pris l’engagement de doter les agents de la CMSS d’un meilleur cadre de travail pour mieux servir et accompagner les usagers.

Aussi, c’est dans ce contexte que les Centres de paiement sont réalisés et ont été inaugurés le lundi 07 février 2022 sous la présidence du Ministre de la Santé et du Développement Social Mme Diéminatou Sangaré. Les travailleurs de la CMSS sont sortis nombreux pour célébrer cet important évènement.

Etant donné que l’objectif de la déconcentration des structures de la CMSS consiste de rapprocher davantage l’administration de ses administrés et de les offrir les services de qualité, les retraités civils sous la houlette de la FNAR et militaires à travers l’Association des Anciens Combattants Militaires Retraités Veuves et Victimes de Guerre du Mali (ACMRCVGM) ne sont pas restés en marge. Ils ont exprimé leur gratitude et leur reconnaissance pour la construction de ces trois Centres qui va contribuer assurément à faciliter les conditions d’accès des assurés aux prestations offertes par la CMSS.

 « Monsieur le Directeur Général, merci pour l’attention et votre volonté de mettre les retraités au cœur de toutes vos actions en témoigne le paiement régulier des pensions et à temps » ont- il répété en chœur.  Saisissant cette occasion, le Ministre Diéminatou SANGARE a appelé les uns et les autres au sens de la responsabilité, à l’assiduité dans le travail, à l’entente et à cohésion sociale pour offrir un service de qualité encore et davantage supérieure.

 Notons que Mme le ministre était accompagné par le Ministre délégué auprès du Ministre de la Santé et du Développement Social chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des déplacés, Monsieur Oumarou Diarra qui a aussi salué l’initiative et a prodigué des conseils et des bénédictions à l’endroit de la CMSS qui s’inscrit dans les grandes orientations édictées par les plus hautes autorités pour la refondation du Mali.

Daouda Bakary Koné

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Les femmes journalistes chez le DG de la CMSS.

L’Association des Femmes Journalistes du Mali (AFPM) composée de Mariétou KONATE, Kandia COULIBALY, Fanta DIAKITE, Dado CAMARA et Métou DICKO, a rencontré ce vendredi 11 février 2022 le Directeur Général de la CMSS.

Les femmes journalistes sont venues solliciter le soutien de la CMSS pour la tenue d’une journée d’échange sur la protection sociale des femmes en général, des journalistes en particulier. L’organisation de cette journée entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la Femme instituée pour toutes les femmes, le 8 mars de chaque année.

D’ores et déjà, le DG KONE a rassuré ses convives de l’appui de la CMSS pour la tenue de la journée d’autant plus que cela est inscrit dans les priorités de la CMSS et son prédécesseur Mme Diéminatou SANGARE, aujourd’hui Ministre de la Santé et du Développement Social, nourrissait la légitime ambition de mettre les femmes au cœur de toutes les actions à entreprendre.

Pour joindre l’utile à l’agréable et sceller un partenariat fécond dans le milieu professionnel, un match de football opposant les femmes journalistes à celles de la CMSS sera organisé dans la foulée de cette rencontre.

Fatoumata Mah Thiam KONE, SCOM/CMSS