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Mali: de milliers de jeunes ont initié une caravane pour dénoncer les manœuvres de la France

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Au Mali, une caravane a démarré ce vendredi 11 février 2022 dans la commune rurale de Moribabougou, la commune de Ouéléssebougou, dans la ville de Bougouni et dans la ville de Kati où la forte délégation de plus 30 personnes a été accueillie par les maires desdites localités.

Cette caravane a été initiée par Culture 2000 en collaboration avec Warabiz et les différents mouvements patriotiques du Mali….en soutien aux autorités de la transition dans leur dynamique de sceller des liens forts de coopération avec la République fédérale de la Russie.


Les caravaniers avaient comme slogans: « La caravane s’est ensuite installée juste en face de la Direction de la protection civile pour appeler les habitants à venir manifester à travers des slogans comme: la France est égale la colonisation, Adieu la France, A bas la France, la nouvelle libération de l’Afrique bientôt, Stop Barkhane, Macron, dégage du Mali, Merci Wagner, et Vive Assimi », ont-ils dénoncé.

Au total, plus de 200 jeunes et adultes sont sortis spontanément pour manifester auprès de ces caravaniers qui sont restés survoltés à bloc… Un artiste en herbe de passage est venu s’ajouter au groupe pour une prestation sur une chanson entièrement dédiée au président de la transition, le colonel Assimi Goïta.

Le lendemain ….c’est à dire ce samedi, 12 Février, les caravaniers ont posé leurs valises aux alentours de midi à Ouellessebougou où près de 150 personnes sont également sorties pour partager les idéaux de la caravane avec une série d’interviews accordées aux différentes équipes de reportage des chaînes de télévision sollicitées à cette occasion.


Après une pause de 30 minutes ….la caravane a alors pris la direction de Bougouni où elle a enregistré le Grand nombre de participants avec près de 400 personnes qui se sont pressées sur l’espace public non loin du centre médical de Bougouni…là aussi les mêmes scènes de brûlure et de jets d’œufs ont été l’apothéose de la manifestation.

Par ailleurs, la caravane s’est ensuite dirigée vers Koulikoro où le nombre de manifestants était estimé à plus de 300 …sur une des places publiques symboliques de la ville où les gens ont pu assister à des scènes de jets d’œufs sur l’effigie de Macron en mannequin…et aussi une scène de la brûlure de son effigie.

Enfin, le dimanche la boucle a été bouclée à 15 kilomètres de Bamako ….c’est à dire Kati où la liesse populaire a accueilli la caravane . En définitive on pourra dire que cette autre initiative des jeunes maliens à travers cette caravane est la preuve éloquente du rejet catégorique de la politique et du système français….tout en réaffirmant une position claire et sans aucune ambiguïté en faveur des autorités de la transition et de leurs nouveaux alliés de la Russie dont les noms suscitent autant de polémiques en ce moment dans l’hémicycle de la France.


Notons qu’après autant d’années d’attente on peut dire sans risque de se tromper qu’une nouvelle ère semble bien souffler au Mali. Pour rappel, le Vendredi c’était Moribabougou d’abord et ensuite Koulikoro, le Samedi la caravane s’est dirigée vers Ouelessebougou et à Bougouni, puis le Dimanche à Kati.

Mali: Malaise au sein du M5, à qui profite-t-il ?

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«L’arbre sur la colline pense qu’il est plus grand que les autres », dit un proverbe bien connu qui enseigne l’importance d’avoir de la considération pour les autres, quel que soit le statut social ou professionnel qu’ils occupent. Être dans une position supérieure ne signifie pas que les autres au bas de l’échelle sont des fainéants qui ne méritent aucune considération.

Cet adage a été rappelé récemment par un membre du M5-RFP. Le Mouvement hétéroclite duquel est issu le Premier ministre de la Transition et qui a été à la base du départ d’IBK, en août 2020. Des membres de la jeunesse du M5 s’estiment être trahis par certains des leurs depuis que ceux-ci se sont associés aux militaires au pouvoir.

Le recours à ce proverbe laisse comprendre donc un malaise profond au sein de ce grand mouvement. Aussi met-il au grand jour le divorce entre le chef du gouvernement et sa base politique ? Ce qui ne présage rien de bon en ces heures sombres de l’histoire de ce pays.

Le nécessaire dialogue

Si le président de la transition a mis sa confiance sur Choguel Kokalla Maïga, n’est-ce pas parce qu’il estimait que celui-ci serait en mesure de maintenir un dialogue fécond avec sa base et éviter des débordements.

Toutefois, quel que soit le problème qui existerait entre les membres de ce mouvement, il parait important aujourd’hui de veiller à la cohésion sociale, de resserrer les rangs et faire face aux ennemis communs.

La jeunesse du M5 devra travailler, avec patriotisme, pour la réussite du processus de rectification en cours. Car c’est à partir de là que beaucoup d’entre eux pourront avoir un rôle crucial à jouer. Dans la refondation de l’État, c’est l’effort de tout un chacun qui compte.

Quant au Premier ministre, il doit vite revoir sa relation avec sa base politique pour ne pas rendre la tâche difficile au chef de l’État et par ricochet compromettre la confiance qui règne entre eux. En attendant, il parait nécessaire de rappeler que « Le lézard ne pénètre que là où il y a des fissures ».

Notons que le meilleur antidote contre les ennemis intérieurs et extérieurs, c’est l’union.

LA REDACTION

Le Programme Invest for Jobs et Orange Côte d’Ivoire signent une convention dans le cadre du projet « Ecole de la Fibre »

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La GIZ à travers son Programme Invest for Jobs et Orange Côte d’Ivoire signent une convention dans le cadre du projet « Ecole de la Fibre ». Cette association vise la formation et la création de débouchés professionnels pour un millier de jeunes dans les métiers liés à la fibre.

Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a regroupé une série d’offres sous la marque Invest for Jobs en vue de soutenir des entreprises allemandes, européennes et africaines dans leur engagement en Afrique. L’initiative spéciale « Formation et emploi » propose des conseils, des contacts et un soutien financier par l’intermédiaire de ses partenaires de mise en œuvre afin d’éliminer les obstacles à l’investissement et de créer des emplois durables en Afrique.

De son côté, Orange Côte d’Ivoire en sa qualité de premier employeur du secteur des télécoms, s’implique depuis de nombreuses années pour favoriser l’employabilité des jeunes à travers des initiatives comme Orange Digital Academy ou encore Orange Summer Challenge. Ce partenariat avec la GIZ a pour principal objectif de favoriser la formation sur 2 ans et l’insertion professionnelle d’au moins 1 000 jeunes dans les métiers liés à la fibre. Il s’agira spécifiquement de générer un pool d’expertises sur le marché, ce qui pourrait attirer de nouveaux investisseurs. Ce cercle vertueux permettra la création de plus d’emplois, la maturation du marché de la fibre en Côte d’Ivoire et le développement des compétences locales qualifiées aux entreprises et filières TIC en Côte d’Ivoire.

Selon Marc LEVESQUE, Directeur du Programme Invest for Jobs de la GIZ : « le Programme Invest for Jobs de la GIZ s’est engagé à appuyer Orange Côte d’Ivoire dans chacune des étapes de la mise en œuvre du projet Ecole de la Fibre, mais tout particulièrement, au niveau de l’aménagement de l’école (par la fourniture d’équipements techniques, informatiques et du matériel didactique), puis par la subvention des programmes de formation des bénéficiaires afin d’offrir des opportunités d’emplois aux jeunes qui y seront formés. En outre, Invest for Jobs apportera, si besoin, un appui à Orange Côte d’Ivoire tant pour le recrutement des formateurs que pour la conception de modules de formation adaptés aux besoins du marché et des bénéficiaires ».

Pour Mamadou BAMBA, Directeur Général d’Orange Côte d’Ivoire : « Nous sommes heureux de pouvoir compter sur le soutien de Invest for Jobs pour la mise en place de l’Ecole de la Fibre. Avec ce partenariat, nous pourrons mettre à disposition d’un millier de jeunes des locaux adéquats, équipés par Invest for Jobs, à même de garantir une formation efficiente aux bénéficiaires. Les étudiants pourront ainsi compter sur l’expertise métier d’Orange Côte d’Ivoire afin de devenir à leur tour, des spécialistes de la fibre ».

Il est bon de préciser que l’Ecole de la Fibre est un projet innovant qui s’adresse prioritairement aux jeunes de niveau Bac (série scientifique de préférence), avec ou sans emploi, et aux professionnels du secteur des Télécoms ayant un âge compris entre 20 et 40 ans.

A propos de la GIZ

En tant que prestataire de services de coopération internationale pour le développement durable et l’éducation internationale, la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH s’engage à façonner un avenir vivable dans le monde entier. La GIZ a plus de 50 ans d’expérience dans une grande variété de domaines, notamment le développement économique et l’emploi, l’énergie et l’environnement, ainsi que la paix et la sécurité. Le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) est le principal commanditaire. La GIZ promeut actuellement le développement durable en Côte d’Ivoire par le biais de plus de 20 programmes et projets. Les activités couvrent trois domaines prioritaires : Le développement économique, la gouvernance et les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Un autre axe de travail de la GIZ consiste à relier les intérêts économiques aux objectifs de la politique de développement.

À propos d’Orange Côte d’Ivoire             

Le Groupe Orange Côte d’Ivoire est un cluster régional composé des filiales Orange de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Liberia. Leaders sur chacun de ces marchés, nous comptons +26 millions de clients et contribuons à̀ hauteur de 25% du chiffre d’affaires du Groupe Orange dans la zone Afrique- Moyen Orient. Depuis plus de 10 ans, Orange CI impulse l’innovation du secteur ivoirien des télécoms : 1er opérateur à lancer les réseaux très haut débit (la 3G, la 4G, la Fibre), le service de mobile Money, les services TV via mobile, l’accès à̀ l’électricité́ dans les zones reculées grâce à̀ l’offre Orange Énergie. En Côte d’Ivoire, avec +15 millions de clients, Orange CI est leader sur les principaux indicateurs de performance dans les domaines du Fixe, du Mobile, d’Internet et du Mobile Money, tant sur les marchés Grand Public que Entreprises. En tant qu’opérateur digital et engagé et convaincus du rôle prépondérant du numérique dans le développement de notre pays, nous sommes résolument engagés dans le développement et la promotion du numérique en Côte d’Ivoire avec 11% du PIB national, nous sommes également un acteur social majeur du pays avec la Fondation Orange Côte d’Ivoire et Orange Digital Center. 1er employeur du secteur des Télécoms, nous mettons l’humain et la promotion du genre au cœur de notre démarche. C’est en cela que nos performances réalisées grâce à̀ la qualité́ et à l’engagement de près de 1.500 Femmes et Hommes ont valu à̀ Orange CI d’obtenir les certifications ‘’Top Employer’’ 8 fois consécutives depuis 2014 pour l’excellence des conditions de travail offertes à ses salariés et ‘‘ISO 9001’’ par l’AFAQ- AFNOR pour son Système de Management de la Qualité́.  

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Le Rwanda va débourser 9 millions USD pour soutenir le secteur de la pèche d’ICI 2024

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Au Rwanda, le gouvernement compte débloquer une enveloppe de 9,5 milliards de francs rwandais (9 millions USD) dans l’augmentation de la production de poissons du pays à l’horizon 2024. Selon Solange Uwituze, directrice générale adjointe de la recherche sur les ressources animales au Conseil rwandais de l’agriculture (RAB), ce total comprend un montant de 8,7 milliards de francs rwandais qui servira à subventionner la production d’aliments pour poissons.

Cette démarche devrait permettre d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité de cette matière première sur le marché local afin de développer l’aquaculture. Ce segment ne compte actuellement que pour 13 % de la production totale de poissons, soit environ 5 000 tonnes.   

« Mis à part ce volet d’intervention, l’exécutif entend consacrer aussi près de 610 millions de francs rwandais à des initiatives destinées à repeupler les lacs et des étangs ainsi qu’à des programmes de formation des coopératives sur les technologies de production », a précisé l’Agence ecofin.

Par ailleurs, ces différentes actions visent à porter l’offre locale de poissons à 112 000 tonnes d’ici 2024 afin d’accroître le niveau de consommation par tête qui reste l’un des plus faibles d’Afrique. Selon les estimations du RAB, chaque Rwandais consomme par an 2,3 kg de poissons contre une moyenne de 9,7 kg par an pour l’ensemble du continent.     

Notons que les données du ministère du Commerce et de l’Industrie relayées par le quotidien local The New Times révèlent que le pays a importé environ 13 000 tonnes de poissons pour une valeur de 15,4 milliards de francs rwandais (15 millions USD) en 2021.

Moussa Koné

BAD: Akinwumi Adesina appelle les diplômés de l’Université fédérale de technologie de Minna à créer un Nigéria nouveau, plus grand et plus dynamique

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L’Université fédérale de technologie de Minna a décerné un doctorat à titre honorifique au président de la Banque africaine de développement Dr Akinwumi Adesina. Cet honneur lui a été conféré lors de la 38e Journée des fondateurs et de la 30e cérémonie de remise des diplômes de l’université, qui se sont déroulées mercredi 2 février 2022 à Minna.

Dr Adesina s’est joint à trois autres lauréats du doctorat honorifique : l’ancien chef d’État nigérian, le général Abdulsalam Abubakar (GCFR), Alhaji Abdul Samad Rabiu, (CON) et Malam Mele Kolo Kyari. Les cérémonies de remise des diplômes se sont déroulées en présence du sultan de Sokoto, du Etsu Nupe, de chefs traditionnels, de hauts fonctionnaires, de chefs d’entreprise et de dirigeants politiques, ainsi que de plusieurs dignitaires venus de tout le Nigéria.

À cette occasion, Dr Adesina a souligné le rôle de soutien du président Muhammadu Buhari dans son élection à la présidence de la Banque africaine de développement. « Je suis tout particulièrement reconnaissant à Son Excellence le général Abdulsalam Abubakar, qui m’a pris sous son aile et a mené un lobbying intense en ma faveur lorsque je me suis présenté à l’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement en 2015. Le général Abdusalam s’est entretenu avec le président élu de l’époque, Muhammadu Buhari, qui, à son tour, m’a apporté un solide soutien. Il a également contacté le président Goodluck Jonathan et l’ancien vice-président Atiku Abubakar pour qu’ils soutiennent ma candidature. Vous avez joué un rôle essentiel dans ma réussite. Je tiens à le souligner publiquement et à vous adresser mes remerciements les plus sincères. Votre Excellence, je vous en suis reconnaissant. »

Le président Buhari a fermement soutenu Dr Adesina, ce qui a conduit à sa réélection pour un second mandat en septembre 2020. Dr Adesina, ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a évoqué son expérience à ce poste. « La technologie est le moteur du monde. En ma qualité de ministre de l’Agriculture, je me suis servi de la puissance de la technologie et des téléphones portables pour permettre à 15 millions d’agriculteurs d’avoir accès à des semences améliorées et pour mettre fin à la corruption dans le secteur. C’était révolutionnaire – une première, non seulement en Afrique, mais dans le monde entier. Cette initiative a permis au Nigéria de produire une quantité record de 21 millions de tonnes de denrées alimentaires. Elle a renforcé la sécurité alimentaire et accru la richesse des agriculteurs du nord-est, du nord-ouest, du centre-nord, du sud-ouest, de l’est et du sud du pays. Elle a apporté plus de transparence et de responsabilité dans l’utilisation des fonds publics ».

« Vous êtes les acteurs des succès futurs du Nigéria et de grandes opportunités s’offrent à vous, car vous avez été préparés au succès par une université spécialisée dans la technologie. »

Plusieurs entrepreneurs nigérians du secteur des technologies financières lèvent des millions de dollars en utilisant la technologie pour fournir des systèmes de paiement numériques. Trois entreprises nigérianes de technologie financière (Intersswitch, PayStack et Flutterwave) ont atteint la barre du milliard de dollars.

Dr Adesina a déclaré que les entreprises de technologies financières africaines ont levé 1,4 milliard de dollars en 2019, soit le triple de ce qui avait été levé en 2019. Deux ans plus tard, en 2021, elles ont levé environ 5 milliards de dollars.

Le président de la Banque africaine de développement a souligné le rôle majeur joué par la technologie pour renforcer les systèmes de sécurité, la reconnaissance militaire et le renseignement, ainsi que l’imagerie satellitaire et la télédétection pour surveiller les effets du changement climatique. Citons également l’utilisation de drones pour livrer des intrants agricoles et des fournitures médicales dans des endroits reculés.

Sur le ton de la plaisanterie, Dr Adesina a fait remarquer que « les robots cognitifs sont désormais au cœur de la fabrication industrielle. Dans un avenir très proche, grâce à l’apprentissage automatique et à l’intelligence artificielle, vos collègues de bureau ou à l’usine ne seront plus Musa, Emeka, Yetunde ou Ada, mais Yekini Jones ou Bobo, les robots. Grâce à la reconnaissance faciale, Yekini et Bobo, les robots, vous salueront chaque matin en disant “Bonjour Musa, Emeka, Yetunde et Ada”. Et vous direz : “Bonjour Yekini, Bonjour Bobo. Allez, on y va.”

« La Banque africaine de développement prépare la jeunesse africaine à prendre la tête de la nouvelle économie numérique. Nous venons d’accorder 170 millions de dollars au Nigéria pour soutenir son initiative I-DICE, qui contribuera à développer l’industrie numérique et à créer des emplois dans les industries créatives », a déclaré Dr Adesina.

Dr Adesina a lancé un appel aux diplômés : « Vous avez été formés à Minna pour être envoyés dans d’autres régions du Nigéria, en Afrique et dans le monde. Construisez un Nigéria nouveau. Un Nigéria intelligent. Un Nigéria dynamique. Un Nigéria compétitif à l’échelle mondiale. Tout est entre vos mains. Maintenant, foncez et faites-en une réalité ! Je vous souhaite beaucoup de succès et que Dieu vous bénisse abondamment. Félicitations ! »

À l’issue de la cérémonie de remise des diplômes, Dr Adesina et son épouse Yemisi ont rendu des visites de courtoisie aux anciens chefs d’État, le général Ibrahim Gbadamasi Babangida et le général Abdulsalam Abubakar.

LA REDACTION

L’initiative Clean Océans va mobiliser 4 milliards d’euros pour protéger les océans d’ici 2025

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Lors du sommet « One Ocean » qui s’est tenu le vendredi 11 février 2022 à Brest, l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la KfW, agissant au nom de la République fédérale d’Allemagne, se sont engagées à doubler l’objectif de l’initiative Clean Oceans, conjointement avec Cassa Depositi e Prestiti (CDP), l’institution italienne de promotion économique et de coopération au développement, et ICO, la banque espagnole de promotion économique. Ces institutions ont également accueilli un nouveau membre : la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Compte tenu des menaces qui pèsent sur les océans et de la nécessité pressante de protéger cette ressource naturelle, les membres de l’initiative Clean Oceans ont décidé de relever leur objectif afin de mettre à disposition 4 milliards d’EUR de financements d’ici la fin de 2025, au lieu des 2 milliards d’EUR devant être atteints d’ici 2023.

L’initiative Clean Oceans est la plus grande initiative commune consacrée au financement de projets visant à réduire la pollution par les matières plastiques en mer. En trois ans, elle a déjà atteint 80 % de son objectif en fournissant des financements à long terme représentant 1,6 milliard d’EUR à l’appui de projets des secteurs public et privé qui réduisent les rejets de matières plastiques, de microplastiques et d’autres déchets dans les océans grâce à une meilleure gestion des déchets solides, des eaux usées et des eaux pluviales.

Les projets signés à ce titre jusqu’à présent bénéficieront à plus de 20 millions de personnes en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe. À titre d’exemples, on peut citer l’amélioration du traitement des eaux usées au Sri Lanka, en Chine, en Égypte et en Afrique du Sud, la gestion des déchets solides au Togo et au Sénégal, ainsi que la gestion des eaux pluviales et la protection contre les inondations au Bénin, au Maroc et en Équateur.

Le logp de l’initiative

Rémy Rioux, directeur général de l’AFD : « Je suis fier que le Groupe AFD contribue, aux côtés de cinq grandes banques publiques de développement, à renforcer l’initiative Clean Oceans, qui s’est engagée à doubler ses financements pour atteindre 4 milliards d’EUR d’ici 2025. Cet engagement, annoncé lors du sommet One Ocean à Brest, montre que les banques publiques de développement travaillent en étroite collaboration avec les autorités côtières et fluviales pour réduire la pollution plastique dans les océans résultant en grande partie des activités terrestres. Je me réjouis également que la BERD ait rejoint cette initiative, venant ainsi renforcer l’Équipe Europe dans sa lutte pour la préservation des océans. »

Dario Scannapieco, directeur de la CDP : « La préservation de l’environnement et des ressources naturelles est un objectif majeur pour la CDP et représente l’une des priorités du nouveau plan stratégique 2022-2024. Alors que nous reconstruisons nos économies, nos engagements de mettre en œuvre le Programme 2030 ne doivent pas faiblir. La CDP est prête à jouer un rôle actif en favorisant des partenariats constructifs et se félicite d’unir ses forces à celles de ses partenaires de l’initiative Clean oceans ; elle se réjouit en outre d’accueillir la BERD, qui sera un partenaire important. »

Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD : « Nous sommes ravis de rejoindre cette importante initiative pour l’avenir de nos océans et de notre planète. L’engagement résolu de la BERD en faveur des investissements verts et son expérience en matière de lutte contre la dégradation de l’environnement dans les écosystèmes marins, tels que la mer Baltique, la mer Noire, la mer Méditerranée et la mer Rouge, font de nous des partenaires idéaux pour aller de l’avant. Nos activités visant à laisser une plus grande place à l’écologie dans les infrastructures municipales, le transport maritime, l’immobilier et le tourisme auront une réelle incidence sur la réduction des déchets en mer et, en particulier, des plastiques. »

Werner Hoyer, président de la BEI : « La propreté des océans est une composante essentielle d’une planète durable. Je suis fier du succès de l’initiative Clean Oceans et je me félicite de pouvoir compter sur notre nouvelle partenaire, la BERD, dans la poursuite de notre ambition. Ce type de coopération est indispensable pour relever les défis mondiaux et constitue un excellent exemple de la valeur que peut apporter BEI Monde, notre branche dédiée aux partenariats mondiaux. »

José Carlos García de Quevedo, président d’ICO : « La préservation de la santé de nos océans est une priorité si nous voulons consolider le modèle de la croissance et du développement durables. Dans cette optique, en tant que banque nationale de promotion économique, ICO réaffirme son engagement en faveur de l’initiative Clean Oceans. Nous sommes fiers de nous associer, aux côtés d’autres banques de promotion économique, aux efforts déployés par les fondateurs de cette initiative (l’AFD, la KfW et la BEI) pour atteindre le nouvel objectif fixé pour 2025. »

Stefan Wintels, président de la KfW : « Les océans sont soumis à de fortes pressions : ils sont pollués, peuplés de déchets, surexploités et la diversité des espèces est sévèrement compromise. La KfW, l’une des institutions fondatrices de l’initiative, se félicite donc vivement de la nouvelle volonté de doubler son objectif global d’ici 2025. De plus, nous sommes ravis que la BERD se soit jointe à l’initiative Clean Oceans. Cette étape, qui constitue une réponse européenne commune à un défi mondial de taille, renforce notre lutte conjointe contre les déchets plastiques. »

D’après les estimations, plus huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Cette pollution menace les estuaires, les récifs coralliens, les poissons et les millions de familles qui dépendent des océans. Le plastique qui se retrouve en mer provient principalement des détritus qui sont jetés à terre ou emportés par les cours d’eau. Améliorer le traitement des eaux usées et la gestion des eaux pluviales dans de nombreux pays en développement permettrait de faire barrage à une partie des microplastiques (1,5 million de tonnes) qui aboutissent chaque année dans les océans. La forte croissance démographique que connaissent de nombreuses villes de par le monde aggrave la pollution par le plastique.

Les mers procurent d’innombrables avantages à la planète et aux populations, sous la forme de nourriture, de médicaments, d’énergie renouvelable et de ressources naturelles qui assurent un revenu et un régime alimentaire sain à des milliards de personnes. Les océans jouent également un rôle important en matière de climat. Ils absorbent environ 30 % du dioxyde de carbone émis sur la planète, atténuant ainsi les incidences du réchauffement climatique.

L’initiative Clean Oceans permet de recenser des projets qui visent à réduire le déversement de déchets plastiques dans les fleuves, les mers et sur terre, partout dans le monde, avec un accent particulier sur les zones riveraines et côtières des pays les plus pollueurs situés principalement en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Une quantité importante de déchets plastiques entrant dans les océans provient des dix grands réseaux hydrographiques situés sur ces continents, qui ne sont pas dotés de dispositifs réguliers de collecte et d’élimination contrôlée des déchets, ni de systèmes adéquats de gestion des eaux usées et des eaux pluviales.

LA REDACTION

La Tanzanie lance la grande route de Dodoma pour étendre ses marchés et sa croissance économique

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, s’est joint mercredi à la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan pour procéder au lancement officiel de la construction du projet historique de rocade extérieure de la ville de Dodoma.

Des centaines de résidents de la localité se sont rassemblés pour assister à la cérémonie, qui s’est déroulée à Dodoma, la capitale du pays. Ils ont brandi le drapeau tanzanien et ont exulté lorsque les deux dirigeants ont posé la première pierre. Le projet routier de 112,3 kilomètres, en grande partie financé par la Banque africaine de développement, fait partie du corridor routier transafricain qui relie Le Cap au Caire via Dodoma, en traversant le corridor central via Dar es-Salaam pour rejoindre l’intérieur de la Tanzanie.

La présidente Hassan a remercié la Banque pour son rôle essentiel dans le développement du pays. « Nous saluons la Banque africaine de développement pour son soutien stratégique à la Tanzanie, et plus particulièrement pour son soutien au développement des infrastructures », a-t-elle déclaré en rendant hommage à son prédécesseur, feu le président John Magufuli, pour avoir initié le projet. « Cette route nous donnera accès à de nouveaux marchés, ce qui permettra de produire davantage et de développer l’économie. »

Dr Adesina a été vivement acclamé par la population et les représentants du gouvernement tanzanien lorsqu’il a présenté les différents projets financés par la Banque africaine de développement en Tanzanie. « En posant cette première pierre aujourd’hui, nous posons également la première pierre d’un avenir meilleur pour la Tanzanie », a-t-il déclaré.

« La rocade extérieure de Dodoma est bien plus qu’un projet routier. Elle comportera des infrastructures sociales bien conçues dont les jeunes et les femmes seront les bénéficiaires. Elle renforcera également la capacité institutionnelle des agences d’exécution et améliorera les mesures de sécurité routière », a déclaré Dr Adesina. 

Le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le financement de la rocade extérieure de la ville de Dodoma en 2019. Le coût total du projet est de 214,69 millions de dollars, la Banque fournissant près de 65 % du financement, soit 137,3 millions de dollars environ. 41,8 millions de dollars proviennent du fonds Africa Growing Together, financé par la Banque populaire de Chine. La contribution du gouvernement tanzanien à ce projet s’élève à 34,5 millions de dollars.

Ce projet routier fait partie d’un plan directeur qui vise à transformer l’agglomération de Dodoma en ville prospère et durable pour ses 2,4 millions d’habitants. Il dessert les marchés régionaux de la Tanzanie, du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo, incarnant ainsi l’une des cinq grandes priorités de la Banque africaine de développement : « Intégrer l’Afrique ».

Lorsqu’elle sera achevée, la route devrait améliorer l’accessibilité de la ville de Dodoma, de ses environs et de toute la région. Elle permettra également de réduire les coûts et les temps de transport.

Les habitants de Dodoma attendent avec impatience de voir les changements que la nouvelle route apportera dans leur vie quotidienne. « La route va améliorer mon activité de taxi, car je pourrai faire de nombreuses courses avec des clients, a déclaré Vincent Donald, un chauffeur de taxi de Dodoma. Avant, je n’arrivais à faire que quelques courses à cause de la route en mauvais état ».

Dr Adesina est arrivé lundi en Tanzanie pour une visite officielle de trois jours. Il s’est rendu à Dodoma en compagnie de hauts fonctionnaires de la Banque africaine de développement, notamment l’administrateur pour l’Afrique de l’Est, Amos Cheptoo, la directrice générale régionale, Nnenna Nwabufo, le directeur de la stratégie, Alex Mubiru, l’économiste en chef pour la Tanzanie, Jacob Oduor, qui est également le responsable du bureau de la Banque en Tanzanie, le conseiller principal du président de la Banque pour la communication et l’engagement des parties prenantes, Victor Oladokun, et le directeur de la communication et des relations extérieures, Solomon Mugera.

Avant la cérémonie de pose de la première pierre, Dr Adesina a été reçu en audience par la présidente Hassan pour discuter de futures collaborations.

La Tanzanie, membre fondateur de la Banque africaine de développement, bénéficie de l’un des plus gros portefeuilles de la Banque dans la région de l’Afrique de l’Est. En janvier 2022, le portefeuille actif de la Banque comprenait 23 opérations évaluées à 2,5 milliards de dollars.

En Tunisie, la compagnie nationale Tunisair va licencier 1000 employés

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Le transporteur national Tunisair, a annoncé licenciement de plus de 1 000 travailleurs, dans le cadre d’un plan de restructuration, selon l’Agence anadolu.

Au cours d’une conférence de presse tenue, jeudi soir, en marge de la réception d’un nouvel avion baptisé « Sbeitla » de type Airbus A320 NEO, le PDG de Tunisair Khaled Chelly a indiqué que le processus de licenciement s’étendra sur une période de deux à trois ans, a rapporté l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).

par ailleurs, Khaled Chelly a expliqué que cette mesure intervient « dans le cadre d’une série de réformes globales, que la compagnie nationale aérienne souhaite réaliser, au cours de la prochaine période, afin de réduire les dépenses et de se conformer aux standards internationaux du transport aérien ».

Selon lui, les réformes concernent l’assainissement financier, à savoir « l’augmentation du capital du transporteur aérien, l’annulation des lignes non rentables et la concentration sur les lignes rentables ».

La nouvelle stratégie porte également sur l’ouverture « des lignes aériennes desservant le continent Africain, le renforcement de la ligne Montréal (Canada) et l’amélioration de tous les services destinés au voyageur ».

Tunisair compte, en outre, renforcer ses ressources humaines en assurant des formations continues. « Depuis 20 ans, un certain nombre de pilotes quittent Tunisair dans le cadre de détachement et non pas un départ définitif »,rapporte l’Agence anadolu

Pour rappel, la compagnie nationale Tunisair vient de renforcer sa flotte par l’acquisition d’un nouvel avion baptisé  » Sbeitla » de type Airbus A320neo.

Le coût de l’appareil évalué à plus de 750 millions de dinars (environ 230 millions d’euros), permettra d’assurer des vols de plus longue distance que les avions de type A 320 utilisés actuellement par la compagnie. Il offrira ainsi un service Internet sans fil (W-FI) et un système de divertissement de pointe.

Turquie-Arménie: Pegasus Airlines effectue son premier vol entre Istanbul et Arevan

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Un avion appartenant à la compagnie privée turque « Pegasus Airlines » a décollé à mercredi de l’aéroport Sabiha Gökçen et est arrivé environ deux heures plus tard à l’aéroport de Zvartnots. Selon l’Agence Anadolu, un peu avant minuit mercredi, le premier vol direct d’Istanbul, en Turquie, vers la capitale arménienne, Erevan, a eu lieu dans le cadre des efforts visant à normaliser les relations entre les deux pays.

Et sur le champs, le correspondant de l’Agence Anadolu( AA) a déclaré qu’un avion appartenant à la compagnie aérienne privée turque « Pegasus Airlines » a décollé à 23h35 (heure locale) de l’aéroport Sabiha Gökçen à Istanbul et est arrivé environ deux heures plus tard à l’aéroport de Zvartnots d’Erevan.

Au total, 99 passagers ont participé au vol, qui a été effectué quelques heures après l’arrivée d’un avion arménien de la compagnie « Fly One » à l’aéroport international Istanbul en provenance d’Erevan, avec à bord 64 passagers.

Pour rappel, en janvier dernier, la Turquie et l’Arménie ont convenu de poursuivre les négociations dans le but d’une normalisation complète des relations sans conditions préalables, selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

La SFI débloque 10 millions USD pour financer des entreprises sud-Africaines en phase d’expansion

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La Société financière internationale (SFI) a annoncé le jeudi 10 février 2022, la réalisation d’un investissement en fonds propres de 10 millions USD au sein du fonds sud-africain Knife Capital Fund III, dédié au financement d’entreprises technologiques à forte croissance et en phase d’expansion.

Contrairement aux deux premiers fonds lancés respectivement en 2016 et en 2010 par Knife Capital, celui-ci ciblera principalement des investissements de série B. Le Fonds vise à atteindre 50 millions USD lors de sa clôture finale, un montant cinq fois plus important que son fonds précédent.

« Nous sommes ravis d’accueillir la SFI en tant qu’investisseur de notre nouveau fonds, et apprécions le soutien qui accompagne cet engagement […] Avec la première clôture du Knife Capital Fund III, nous sommes en mesure de soutenir les entrepreneurs à l’étape suivante du voyage de mise à l’échelle, et de combler ainsi une lacune importante dans l’écosystème entrepreneurial africain », a indiqué Andrea Bohmert, associée chez Knife Capital.

Notons que la SFI concrétise ainsi un projet d’investissement annoncé par ses soins en avril 2021. L’institution avait en effet proposé de réaliser une prise de participation de 10 millions USD qui ne dépasserait pas les 20 % du total des engagements en capital du Fonds.

Pour rappel, le projet en attente d’approbation a finalement été validé par le conseil d’administration de l’institution financière.

Hamadoun Alphagalo