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Vladimir Poutine à Macron: « Ce ne sont pas nous qui avançons vers l’Otan, mais l’Otan qui avance vers nous »

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Les pays de l’Europe, y compris la France, courent le risque d’une confrontation militaire avec la Russie si l’Ukraine adhère un jour à l’Otan et tente de reprendre la Crimée, a prévenu Vladimir Poutine à l’issue de ses pourparlers avec Emmanuel Macron à Moscou.

S’exprimant à l’issue de longs pourparlers  avec son homologue français à Moscou, dans le contexte des tension entre la Russie et l’Otan, Vladimir Poutine a tenu à expliquer la « logique » du Kremlin en matière de relations avec l’Alliance.

Le Président a de nouveau souligné que la Russie était « catégoriquement contre » l’élargissement de l’Alliance avec l’adhésion de nouveaux membres car cela représentait « une menace » . »Ce ne sont pas nous qui avançons vers l’Otan mais l’Otan qui avance vers nous. C’est pour le moins faux d’un point de vue logique de dire que la Russie se comporte de manière agressive », a-t-il souligné.

Il a ensuite énuméré les risques que courent les membres de l’Otan si l’Ukraine y adhère. D’après lui, ils sont d’autant plus grands que Kiev considère toujours la Crimée comme sienne et admet sa reprise par des moyens militaires.

Évoquant un possible amorçage de tensions, Emmanuel Macron a déclaré que le Président russe lui avait soutenu lors de leur rencontre à Moscou « qu’il ne serait pas à l’origine d’une escalade ».

« Je pense que ça a son importance », a souligné .Macron lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue ukrainien. Selon .Macron, il y a des « solutions concrètes pratiques » afin de mettre fin à la crise dans les relations entre la Russie et les pays occidentaux sur fond de dossier ukrainien.

Moussa Koné

Corne de l’Afrique: 13 millions de personnes font face à une grave faim

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La Corne de l’Afrique connaît les conditions les plus sèches enregistrées depuis 1981, avec une grave sécheresse poussant environ 13 millions de personnes en Éthiopie, au Kenya et en Somalie dans une grave faim au cours du premier trimestre de cette année, a averti aujourd’hui le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies.

Trois saisons de pluies consécutives ratées ont décimé les récoltes et causé un nombre anormalement élevé de décès de bétail. Les pénuries d’eau et de pâturages obligent les familles à quitter leurs maisons et entraînent une augmentation des conflits entre les communautés. De nouvelles prévisions de précipitations inférieures à la moyenne menacent de s’aggraver et d’aggraver des conditions déjà désastreuses dans les mois à venir.

« Les récoltes sont ruinées, le bétail meurt et la faim augmente alors que les sécheresses récurrentes affectent la Corne de l’Afrique », a déclaré Michael Dunford, directeur du bureau régional du PAM pour l’Afrique de l’Est. « La situation nécessite une action humanitaire immédiate et un soutien constant pour renforcer la résilience des communautés à l’avenir. »

La sécheresse a touché les populations pastorales et paysannes du sud et du sud-est de l’Éthiopie, du sud-est et du nord du Kenya et du centre-sud de la Somalie. Les impacts sont aggravés par l’augmentation des prix des denrées de base, l’inflation et la faible demande de main-d’œuvre agricole, ce qui aggrave encore la capacité des familles à acheter de la nourriture. Les taux de malnutrition restent également élevés dans la région et pourraient s’aggraver si aucune mesure immédiate n’est prise.

Dans les trois pays touchés par la sécheresse, le PAM fournit une aide alimentaire et nutritionnelle vitale aux communautés touchées. En outre, les subventions en espèces et les programmes d’assurance du PAM aident les familles à acheter de la nourriture pour maintenir leur bétail en vie ou les indemniser pour leurs pertes.

Alors que les besoins dans la Corne de l’Afrique augmentent, une aide immédiate est essentielle pour éviter une crise humanitaire majeure, comme celle dont le monde a été témoin en 2011 lorsque 250 000 personnes sont mortes de faim en Somalie. Cette semaine, le PAM lance son Plan régional de réponse à la sécheresse pour la Corne de l’Afrique, nécessitant 327 millions de dollars américains pour répondre aux besoins immédiats de 4,5 millions de personnes au cours des six prochains mois et aider les communautés à devenir plus résistantes aux chocs climatiques extrêmes.

La CEDEAO et l’UA restent-elles l’espoir de la France contre le Mali ?

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La France a échoué dans sa stratégie directe de menaces, d’intimidations et d’ingérence au Mali. À Moscou, la ligne du Président Vladimir Poutine reste identique, c’est à dire, chaque État a le droit de faire la coopération avec qui il veut pour souligner le principe de la souveraineté.

La France ne pouvant pas influencer une puissance comme la Russie, va tenter de s’appuyer davantage sur la CEDEAO et maintenant plus intensivement sur l’Union Africaine quand on sait qu’il y a un Président docile en l’occurrence Macky Sall.

Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris l’a dit ainsi : Macky Sall, c’est une chance pour la France en ce qui concerne le soutien de l’UA sur les questions au Sahel et particulièrement au Mali.

Cependant, lors de la conférence de presse Poutine – Macron sur la question du Mali, l’on peut constater que Emmanuel Macron évite le sujet. Il est plutôt réservé, peut être qu’il a compris la position du gouvernement du Mali. Il s’agit de voir s’il l’a acceptée.

Tâchons d’y penser!

MBK

Selon le FMI, l’économie ivoirienne continue de montrer des signes de résilience face à la pandémie

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À l’issue d’une visite virtuelle d’une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) en Côte d’Ivoire, effectuée du 25 janvier au 3 février 2022, Luca Antonio Ricci, qui conduisait la mission, a reconnu la résilience de l’économie ivoirienne face à la pandémie de la Covid-19 et d’une reprise soutenue en 2021. Les réunions virtuelles des services du Fmi ont eu lieu avec le Premier Ministre Patrick Achi, le ministre Secrétaire général de la Présidence Abdourahmane Cissé et plusieurs membres du gouvernement.

« L’économie ivoirienne continue de montrer des signes de résilience face à la pandémie et d’une reprise soutenue en 2021 », a déclaré Luca Antonio Ricci, rappelant par la même occasion que la croissance économique du pays devrait rester robuste en 2022.

Par rapport aux perspectives à moyen terme de la Côte d’Ivoire, Luca Antonio Ricci a souligné qu’ « eu égard aux risques, du côté positif, elles pourraient bénéficier à la fois de la mise en œuvre d’un programme de réforme solide dans le cadre du Plan national de développement et de la découverte, en 2021, de réserves supplémentaires de pétrole et de gaz ».

Dans le même temps, poursuit-il, « l’économie est soumise à des risques baissiers, tels que l’émergence de nouveaux variants de la Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, les tensions géopolitiques internationales et le resserrement des conditions des marchés financiers mondiaux avec des conséquences néfastes pour les flux de capitaux vers les marchés émergents et les économies en développement ».

Il a ajouté que les services du Fmi et les autorités ivoiriennes ont convenu que l’une des priorités urgentes reste la nécessité d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures. « Ceci aiderait à financer les dépenses productives et sociales pour soutenir une croissance forte et inclusive, tout en préservant la viabilité macroéconomique et de la dette ainsi qu’en renforçant la résilience macroéconomique », a-t-il expliqué.

Pour finir, Luca Antonio Ricci a félicité les autorités ivoiriennes pour la bonne gestion de la crise sanitaire. « Les services du Fmi notent que malgré la propagation du variant Omicron, le pic de nouveaux cas a été de courte durée et l’augmentation des cas graves et des hospitalisations reste limitée. En effet, les autorités ont pu éviter la mise en place de mesures de confinement perturbatrices dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la Covid-19. Sur le front de la vaccination, des progrès ont été réalisés, avec plus de huit millions de doses administrées à fin janvier. Les autorités prévoient d’accélérer la campagne de vaccination pour administrer cinq millions de doses supplémentaires avant fin février 2022 », a-t-il indiqué. 

Hamadoun Alphagalo 

G5-Sahel: la BAD lance le Projet d’appui à la résilience des entreprises des jeunes

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En Mauritanie, le secrétaire exécutif du G5 Sahel, l’ambassadeur Éric Yemdaogo Tiaré a présidé le 18 janvier dernier à Nouakchott, le lancement du Projet d’appui à la résilience des entreprises des jeunes dans les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), financé par le Groupe de la Banque africaine de développement.

La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de Raymond Besong, représentant de la Banque africaine de développement et du vice-président de l’Union des Chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel, Mohamed El Waled. Elle a été suivie d’un atelier de formation de trois jours, organisé par la Banque à l’intention de l’équipe du projet.

Le projet est financé à hauteur de quatre millions de dollars américains par le Groupe de la Banque africaine de développement à travers le Fonds fiduciaire multi-donateurs pour l’entrepreneuriat et l’innovation des jeunes (YEI MDTF). Sa mise en œuvre s’étend sur une période de trois ans (2022-2024) et sera exécutée par l’Union des Chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel.

Le projet vise à renforcer les capacités de 500 jeunes dirigeants d’entreprises (30 à 50% de jeunes femmes), améliorer l’accès aux mécanismes de financements publics et alternatifs, accroître la productivité et les revenus des microentreprises et des petites et moyennes entreprises (PME) des jeunes. Il vise également à améliorer le cadre institutionnel d’appui aux microentreprises et aux PME des jeunes, renforcer la résilience de ces entreprises face au changement climatique, consolider les emplois et en créer de nouveaux pour les jeunes.

« Le Projet d’appui à la résilience des entreprises des jeunes apporte une réponse spécifique de la Banque africaine de développement aux jeunes qui ont vu leurs activités fortement impactées par la pandémie de Covid-19, a souligné Raymond Besong. Il vient en complément de deux projets financés par la Banque dans les pays du G5Sahel : le Projet multinational d’appui en faveur des pays du G5 Sahel, d’un montant de 22 millions de dollars et le Programme d’appui budgétaire pour les pays du G5 Sahel, d’un montant d’environ 286 millions de dollars approuvés en 2020 ».

Le vice-président de l’Union des Chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel, a rappelé l’importance de ce projet et sa particularité notamment dans le contexte actuel de la pandémie, et la conformité de ce projet avec la stratégie‑pays de la Banque. « Cette cérémonie marque le début de la mise en œuvre de ce projet qui est en conformité avec les plans de relance économique des pays du G5 Sahel qui visent à accompagner le secteur privé pour faire face aux effets néfastes de la pandémie du Covid-19 et s’alignent aux objectifs de la Stratégie décennale (2013-2022) de la Banque qui vise à assurer une croissance inclusive à ses pays membres », a déclaré Mohamed El Waled.

Le secrétaire exécutif du G5 Sahel a salué l’excellence de la coopération entre son institution, l’Union des Chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel et la Banque. Il a insisté sur les attentes des bénéficiaires du projet au regard des défis posés par la pandémie du covid-19.

« Les microentreprises et PME intervenant dans les secteurs les plus touchés par la pandémie de Covid-19 seront prioritaires dans les critères de sélection, a souligné M. Tiaré. Il s’agit des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de la transformation agro-alimentaire, du transport et de l’artisanat. Dans chaque pays, 100 microentreprises et PME de jeunes seront sélectionnées pour bénéficier des appuis du projet pour un meilleur impact sur leurs activités, avec une participation de 30 à 50 % pour les entreprises féminines. » 

Le projet permettra aux cinq pays du G5 Sahel de disposer de modules de formation des jeunes entrepreneurs dans des domaines clés pour la réussite de leurs entreprises. Les leçons apprises de cette expérience renforceront la base de connaissances des gouvernements, du secteur privé et de la Banque africaine de développement, en matière d’appui à l’entreprenariat des jeunes.

Moussa Koné

L’indice Emerging Markets Logistics 2022 d’Agility dévoile son rapport en faveur de l’Afrique

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Les économies africaines qui ont fourni des efforts importants pour améliorer leurs infrastructures, leur contexte commercial et leur compétitivité globale affichent généralement de meilleures performances que les autres marchés émergents en termes de compétences numériques et de durabilité. C’est l’une des conclusions de l’indice 2022 Emerging Markets Logistics d’Agility, qui évalue les 50 principaux marchés émergents à travers le monde.

Les technologies numériques peuvent stimuler l’innovation, la croissance économique et la création d’emplois dans de nombreux secteurs clés de l’économie. Elles permettent une meilleure interconnexion des marchés africains, entre ces derniers et avec le reste du monde

Ainsi, le Kenya, classé 28e de l’indice général, occupe le 17e rang en matière de préparation numérique. L’Afrique du Sud, 24e au classement général, est 21e en matière de préparation numérique. De même, le Ghana est 32e au classement général mais 23e en matière de préparation numérique.

L’indice (13e édition) classe les pays en fonction de leur compétitivité globale sur la base de leurs atouts logistiques, de leur contexte commercial et, pour la première fois, de leur préparation à la numérisation : autant de facteurs qui les rendent attrayants pour les prestataires logistiques, les transitaires, les transporteurs aériens et maritimes, les distributeurs et les investisseurs. L’indice inclut une enquête sur 756 professionnels du secteur des chaînes d’approvisionnement.

L’évaluation de la préparation à la numérisation examine les compétences numériques, la formation, l’accès à l’internet, la croissance du commerce électronique, le climat de l’investissement et la capacité de favoriser le développement de startups, ainsi que des facteurs de durabilité comme le mix d’énergies renouvelables, la baisse de l’intensité des émissions et les initiatives vertes.

« Il y a un lien évident entre les capacités numériques d’un pays et ses perspectives de croissance », déclare Tarek Sultan, PDG d’Agility . « La compétitivité des marchés émergents sera déterminée par leur capacité de se doter d’entreprises et de ressources humaines numériquement compétentes et fermement décidées à diminuer leurs émissions d’une manière qui favorise la croissance plutôt que de la sacrifier. »

L’enquête montre toute l’importance que revêt la préparation à la numérisation. Selon les responsables de la logistique interrogés, l’adoption des technologies est le principal moteur de la croissance économique et commerciale des marchés émergents. En outre, ils estiment que les technologies et le développement durable sont les deux enjeux majeurs pour leurs entreprises.

Le Ghana a non seulement relativement bien performé au point de vue de sa préparation à la numérisation, mais en glissement annuel il a amélioré son classement en termes d’infrastructures logistiques internationales (passant de la 45e à la 37e place), d’infrastructures nationales (de la 38e à la 36e), et de fondamentaux commerciaux (de la 32e à la 28e).

Pour 2022, la plupart des dirigeants du secteur de la logistique prévoient une croissance économique modérée à forte et un risque de récession faible, voire nul, même si les chaînes d’approvisionnement restent encombrées et malgré l’énorme hausse des tarifs de fret aérien et maritime déclenchée par la pandémie de Covid-19. 

Sur les 756 professionnels du secteur interrogés pour l’Indice , les deux tiers environ pensent que les expéditeurs constateront une baisse des tarifs de fret d’ici la fin de l’année. Ils sont 80% à estimer que les problèmes de saturation des ports, les pénuries de capacité aérienne et les difficultés liées au transport routier s’atténueront d’ici la fin de l’année.

« L’optimisme du secteur s’explique par le fait que les économies émergentes deviennent plus résilientes et qu’elles trouvent des moyens de surmonter les perturbations des chaînes d’approvisionnement », poursuit M. Sultan. « Si les marchés émergents obtiennent un meilleur accès aux vaccins, et s’ils donnent un coup de pouce aux petites entreprises, ils pourront contribuer à soutenir une reprise mondiale générale et dynamique. »

Points saillants de l’Indice 2022 :

  • Classements de l’indice pour l’Afrique subsaharienne : Afrique du Sud (24e), Kenya (28e), Ghana (32e), Nigeria (34e), Tanzanie (42e), Ouganda (43e), Éthiopie (45e), Mozambique (46e), Angola (47e).
  • La Chine et l’Inde, les deux plus grands pays du monde, conservent leurs places respectives de numéros 1 et 2 du classement général. Les Émirats arabes unis, la Malaisie, l’Indonésie, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Thaïlande, le Mexique et la Turquie complètent le top 10. Le Vietnam, classé n° 8 en 2021, échange sa place avec la Thaïlande et descend au 11e rang.
  • Les puissants exportateurs que sont la Chine, l’Inde et le Mexique arrivent en tête du classement en termes de logistique internationale. La Chine, l’Inde et l’Indonésie se classent au premier rang pour la logistique nationale.
  • Classement global de l’indice pour l’Amérique latine : Mexique (9e), Chili (12e), Brésil (16e), Uruguay (23e), Colombie (25e), Pérou (26e), Argentine (31e), Équateur (38e), Paraguay (41e), Bolivie (44e), Venezuela (48e).
  • Pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, les classements sont les suivants : ÉAU (3e), Arabie saoudite (6e), Qatar (7e), Turquie (10e), Oman (14e), Bahreïn (15e), Koweït (17e), Jordanie (19e), Maroc (20e), Égypte (21e), Iran (30e), Liban (35e), Tunisie (36e), Algérie (37e), Libye (50e).
  • Classements en Asie : Chine (1re), Inde (2e), Malaisie (4e), Indonésie (5e), Thaïlande (8e), Vietnam (11e), Philippines (18e), Kazakhstan (22e), Pakistan (27e), Sri Lanka (33e), Bangladesh (39e), Cambodge (40e), Myanmar (49e).

Notons que l’indice a été préparé par Transport Intelligence (Ti) , un cabinet de premier plan d’analyse et de recherche dans le secteur de la logistique.

Zangouna Koné

Affaire dite Birama Touré au Mali : Rebondissement ou distraction ?

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Après plusieurs mois d’enquêtes, l’instrumentalisation à des fins politiques et de manipulation s’est avérée une triste réalité. En effet, après avoir, à travers son carnet à mensonges et les autres officines d’enfumages, orienté les enquêtes sur l’honorable Karim Keita et l’ancien patron de la Sécurité d’État, l’ex patron de Birama qui lui doit des arriérées de salaires impayés se retrouve confondu par les faits.

Les supposés soi-disant témoins cités dans l’affaire qui auraient séjourné dans les locaux des services de renseignement avec ledit disparu se sont tous rétractés après avoir été écoutés par la justice. Le mensonge a été éventré. Le principal témoin, le capitaine Mamadou Allassane Maïga a éclairement démenti devant le juge d’instruction avoir vu Birama Touré dans les cellules de la SE.

Il a d’ailleurs affirmé que toute cette histoire était une manipulation et un montage grossier de cet ex patron et de ses complices pour déstabiliser l’ancien régime d’IBK. N’oublions pas que ce monsieur a poussé l’outrecuidance jusqu’à aller insinuer que feu Soumaila Cisse serait retenu à Sebenicoro dans un bunker avant que les faits ne le renvoient à sa petite personne.

Aujourd’hui après l’émission du mandat d’arrêt international contre l’honorable Karim Keita et la mise sous mandat de dépôt du Général Moussa Diawara, la justice malienne s’est rendue compte de la honteuse machination de cette affaire orchestrée par Adama Dramé et l’ex inspecteur de police Papa Mamby Keita qui sont tous des réfugiés volontaires en France.

Le premier a fui le Mali lorsqu’il a été convoqué par le procureur d’alors M.Dramane Diarra de la commune 4 au tout début de l’affaire car il avait constaté que l’ex patron de Birama Touré avait un mobile sérieux d’agir contre son ancien employé, il lui devait la coquette somme de trois millions(3) de fcfa de salaires impayés. Et c’est le même qui avait annoncé dans une parution ladite disparition or M. Touré ne travaillait plus pour lui depuis des mois et n’avait plus de contact direct avec lui sauf quand il venait réclamer son dû aux fins d’organiser son mariage.

Après la chute du régime, les Maliens espéraient que l’homme et ses complices allaient rentrer pour édifier la justice afin de l’aider à la manifestation de la vérité. Hélas ! Nos justiciers autoproclamés ont refusé et Adama Dramé a même fait venir sa famille (femme et enfants) en France il y a juste deux (2) mois sous la protection de l’Office Français des Réfugiés et Apatrides. Quant à son complice l’épervier du Mandé, l’un des plus grands ripoux de la police nationale, ce dernier préfère faire le vigile en rasant les murs à Paris au lieu de venir profiter de son immense richesse amassée au cours de ses années de services avec les grands malfrats de la capitale.

Selon les informations reçues, la justice malienne s’apprêterait à lancer des mandats d’arrêts internationaux contre Adama Dramé et ses complices afin de faire avancer le dossier car les dénonciateurs sont devenus les premiers suspects aux yeux des enquêteurs.

Paniqués, nos justiciers veulent reprendre du service à travers RFI et son journal le Sphinx pour mettre le maximum de pression sur la justice malienne. Ils oublient que le temps, le meilleur juge a fait son travail.

Affaire à suivre.

Bouna Dicko, Observateur indépendant
Source : Bamakoville et Maliaffairage.com

Mali: Takuba qui signifie « Sabre » vise à « diviser le Mali », selon Bamako

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Au Mali, Choguel Kokalla Maïga, premier ministre a déclaré, lundi le 7 Février 2022, que la force européenne Takuba, pilotée par la France, visait à diviser le Mali, ajoutant que le pays méritait la solidarité et non des sanctions dans sa lutte contre le terrorisme, les défis climatiques, économiques et sanitaires.

Le chef du gouvernement malien Choguel Kokalla Maïga s’exprimait à l’occasion de sa deuxième réunion d’échanges avec le corps diplomatique accrédité au Mali. « Nous savons ce qui se cache derrière cette force. Takuba, vous savez c’est pour diviser le Mali. C’est le sabre en sonrhai et en tamasheq. Ce n’est pas un nom qui a été pris par hasard », a affirmé Maïga.

Par ailleurs, il a indiqué, par ailleurs, que la rencontre avec le corps diplomatique « s’inscrit dans la forte tradition de dialogue et de concertation qui caractérise les relations que le Mali entretient avec chacun des pays et organisations que représentent les diplomates ».

Il a souligné que « le partenariat, c’est la non-immixtion et la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat ; c’est le respect plein et entier de sa souveraineté et de son indépendance. Le partenariat, ce n’est pas de nous donner des injonctions, mais de se parler en faisant preuve d’écoute mutuelle, pour comprendre et si possible prendre en compte nos préoccupations réciproques ».

Maïga a martelé que  » ce pays, le Mali, connaît les usages diplomatiques. C’est au nom de ces usages que nous avons demandé récemment à tous les pays désireux de se joindre à la Task Force européenne TAKUBA, de veiller désormais au respect des procédures juridiques qui encadrent le déploiement de leurs contingents, sans préjudice des relations privilégiés que le Mali entretient avec chacun des pays qui y participent ».

 »C’est le lieu de rassurer le gouvernement du Royaume du Danemark, pays avec lequel nous entretenons d’excellentes relations d’amitié et de coopération, de notre volonté de cheminer ensemble et de notre engagement à faire face aux défis du développement, de la paix et pour la promotion des valeurs de liberté et des droits de l’homme » a-t-il noté.


Toutefois, le Premier ministre malien a, aussi, rappelé les divergences entre les autorités de la Transition et la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

« Ce qui nous oppose à la CEDEAO en ce moment est la différence de grille de lecture sur la Transition politique en cours au Mali, notamment sur ses spécificités, sur ses défis et ses enjeux qui la différencient de beaucoup de processus politiques similaires en cours en Afrique ».

Moussa Koné

Maroc: le Groupe Wafa Assurance lance Wafa Takaful avec une gamme de 3 produits phares

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Au Maroc, Wafa Takaful démarre son activité avec une gamme de 3 produits : (i) protection de la famille par une couverture décès (ii) une couverture multirisques du bien financé (iii) constitution d’une épargne à long terme pour assurer des revenus complémentaires lors du départ à la retraite. Selon un communiqué de presse rendu public le lundi 7 Février 2022, cette gamme sera élargie et enrichie pour répondre aux attentes des assurés et des partenaires.

Le document précise que Wafa Takaful a été agréée par l’ACAPS pour effectuer des opérations d’assurances takaful famille, takaful investissement et takaful général. Par ailleurs, Wafa Takaful, filiale à 100% de Wafa Assurance, a été pensée et dimensionnée pour être un opérateur multi distributeurs au service des banques participatives opérant au Maroc et plus généralement, au service des clients et assurés souhaitant souscrire des assurances conformes aux avis du Conseil Supérieur des Oulémas.


« L’engagement de Wafa Takaful au service de la finance participative et de l’inclusion
financière qu’elle sous-tend se fera sous la marque Wafa affichant ainsi son adossement au
leader des assurances au Maroc et apportant ainsi toutes les garanties de
professionnalisme, d’expertise et de qualité de services. Plus largement, cette nouvelle
filiale vient confirmer une fois de plus le positionnement historique du Groupe Attijariwafa
Bank comme acteur financier universel accompagnant les acteurs économiques et les
ménages dans leur vie quotidienne et dans les moments clés, notamment dans le domaine
de la banque participative à travers Bank Assafa », peut-on lire dans le document.


Notons que cette nouvelle filiale dédiée aux opérations d’assurance takaful consolide ainsi le statut
d’assureur universel du Groupe Wafa Assurance qui exerce dorénavant ses activités dans
neuf marchés : assurances des entreprises, assurances vie des particuliers, assurances non
vie des particuliers, santé individuelle, assurances inclusives, assistance, digital,
international et maintenant les assurances takaful.

Daouda Bakary Koné

Mali : Orange et Moov Africa condamnés à payer plus de 173 milliards de CFA, les syndicats crient au complot

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Dans le cadre d’un contentieux judiciaire datant depuis 2012,  le réseau malien de consommateurs de télécommunications (REMACOTEM) a entamé des procédures judiciaires contre les deux réseaux de télécommunications à savoir Orange et Moov Africa ancien SOTELMA. Ce bras de fer était lié au répondeur payant qui selon les responsables de REMACOTEM constitue une violation des droits des clients conformément aux textes nationaux.

Après plusieurs mois de tractations, la cour d’Appel de Bamako a finalement tranché le 03 novembre 2021. les sociétés de télécommunications Orange et Moov Africa (ancien SOTELMA-Malitel) sont donc condamnées à payer 173.436.953.360   FCFA à l’État. Au début de cet ambroglio judiciaire, l’association des consommateurs indiquait que le géant de la télécommunication française ORANGE-Mali doit payer 115.388.400.890 F CFA et Moov Africa ancien SOTELMA-Malitel doit à son tour payer 56.548.552.470 FCFA à l’Etat malien. Aussi selon l’arrêt de la Cour d’Appel de Bamako, en plus desdites sommes annoncées, les deux sociétés de télécommunications sont également condamnées à payer 1.500.000.000 F CFA à titre de dommages et intérêts.

LES SYNDICATS DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CRIENT AU COMPLOT

Après cet verdict de la cour d’Appel de Bamako, les quatre syndicats réunis en synergie ont décidé de réagir à travers une assemblée générale dans la journée de vendredi 04 fevrier 2022.

Selon l’un des conférenciers du conférencier, cette action judiciaire n’est basée que sur une mauvaise interprétation de la recommandation D.104 de l’UIT qui n’est pas contraignante. Aussi, la synergie juge que cette décision de justice n’est basée sur aucun élément tangible de droit applicable aux services de télécommunications dans la législation Malienne pouvant incriminer de la sorte les opérateurs de Télécommunications et qu’en la matière la justice ne saurait prendre une décision sans se référer à l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications (AMRTP/NTIC) ou se substituer en elle.

À l’en croire, cependant la synergie pense que la décision de la cour a été trompée par tendancieuse et partisane d’un expert en lieu et place du régulateur. La synergie estime que si cette action judiciaire doit être exécutée, c’est la faillite pure et simple des opérateurs de télécommunications avec comme conséquence immédiate le renvoi au chômage de plusieurs milliers de personnes avec la disparition des emplois directs et indirects liés aux services des Télécommunications. Elle invite cet expert à un débat public, contradictoire radio télévisé pour lui prouver que le contenu de son document ne résiste nullement à une analyse scientifique.

Pire, la synergie souligne que le plaignant qui est le présent de l’association a porté plainte contre les deux opérateurs de télécommunications, n’a ni siège connu, ni liste officielle d’adhérents, il semble plutôt être un loup solitaire en quête d’un bien-être et d’un confort social personnel que le défenseur de consommateurs dont il prétend être. La synergie sollicite donc les plus hautes autorités politiques et judiciaires à s’investir immédiatement et sans délai pour l’extinction de cet imbroglio-judiciaire qui n’aurait pas dû franchir le niveau de la porte du tribunal de première instance de la commune 3, qui dans un premier arrêt a débouté purement simplement le porteur de cette plainte.

Par ailleurs, la synergie précise que si des mesures idoines fortes ne sont pas prises la synergie des Syndicats des télécommunications se réserve donc le droit d’entreprendre toutes les actions que la loi et le code pour se faire entendre afin d’aboutir à une annulation pure et simple de cette décision qui est synonyme de faillite et de fermeture des opérateurs de Télécommunications.

Aussi, la synergie affirme qu’elle envisage de déposer un préavis de grève ; d’observer tous les jours un sit in dans tous les services de Moov Africa ( SOTELMA-Malitel)  et d’ORANGE-Mali de BAMAKO et dans toutes les régions et cercles de 8h à 12h 00 à compter du lundi 07 février.

LA REDACTION