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Marché Financier de l’UMOA : le Burkina Faso obtient près de 33 milliards FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, l’État a confirmé avec assurance son retour à une stabilité financière sur le marché régional des titres publics. Plus précisément, lors de son opération de levée de fonds du 22 octobre, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à collecter un montant total de 32,99 milliards de francs CFA, ce qui représente une performance impressionnante avec une surperformance de 10% par rapport à l’objectif initial qui était judicieusement fixé à 30 milliards de francs CFA

Cette performance notable a été non seulement rendue possible, mais aussi amplifiée par une demande élevée et soutenue atteignant un total de 42,33 milliards de francs CFA, ce qui se traduit par un taux de couverture remarquable de 141,13%. Cela témoigne éloquemment de la confiance renouvelée et renforcée des investisseurs envers la signature souveraine du Burkina Faso, malgré un environnement économique et sécuritaire qui, reconnaissons-le, reste particulièrement exigeant et complexe. Une telle réussite envoie un message fort sur la résilience économique du pays et indique que les récentes initiatives gouvernementales pour stabiliser l’économie nationale portent leurs fruits.

Cette émission combinée de Bons du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) marque un retour à des conditions de financement plus prévisibles et soutenables, offrant ainsi une certaine stabilité aux investisseurs. Ces instruments financiers, cruciaux pour la gestion de la dette publique, sont émis dans un contexte où la confiance dans le marché commence à se rétablir. 

Les rendements moyens pondérés, désormais contenus entre 6,7% et 7,5%, signalent non seulement un rééquilibrage du marché après plusieurs mois de tension sur les taux, mais aussi une opportunité pour les investisseurs à la recherche de placements relativement sûrs. À leur tour, les BAT et OAT, qui ont des maturités différentes, permettent de diversifier les investissements tout en maintenant un niveau de rendement attractif. Plus précisément, le BAT à 364 jours a mobilisé un impressionnant montant de 12,96 milliards de Francs CFA, avec un rendement moyen pondéré élevé de 7,48%, démontrant un attrait certain auprès des investisseurs. 

En parallèle, les OAT à 3 ans et 5 ans ont rapporté respectivement des taux de 6,76% et 6,93%, pour des montants significatifs de 2,35 milliards et 6,27 milliards de Francs CFA, soulignant l’intérêt pour des obligations à plus court terme. De plus, l’OAT à 7 ans a absorbé la somme considérable de 11,4 milliards de Francs CFA, avec un rendement moyen de 7,15%, confirmant l’appétence des investisseurs pour des titres à plus longue échéance, alors que l’économie cherche à stabiliser ses bases après une période tumultueuse.

Ce niveau global de rémunération, qui est très proche de la moyenne régionale, reflète un retour de Ouagadougou à des rendements dits ‘normaux’. Ces rendements équilibrent de manière judicieuse l’attractivité pour les investisseurs tout en permettant à l’État de garder le contrôle sur le coût associé à sa dette. Dans ce cadre, on note que les souscriptions ont afflué depuis cinq pays qui sont membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), ce qui confirme de manière éclatante la solidité du profil de crédit du Burkina Faso.

 De manière plus détaillée, c’est le Burkina Faso lui-même qui arrive en tête de peloton avec un montant impressionnant de 19,97 milliards de FCFA en termes de souscriptions. Suit ensuite le Sénégal qui a enregistré des souscriptions à hauteur de 7,07 milliards. La Côte d’Ivoire a, quant à elle, apporté un soutien de 3,27 milliards, suivie par le Bénin avec 2 milliards. Finalement, le Togo complète cette liste avec un montant de souscription plus modeste de 0,08 milliard de FCFA.

Malgré une demande supérieure de plus de 40% par rapport à l’objectif initial fixé pour l’émission des obligations souveraines, le Trésor public a procédé à une sélection minutieuse en ne retenant que les propositions considérées comme les plus avantageuses pour l’État. En adoptant une méthode reposant sur un taux d’absorption sélectif, l’institution vise principalement à contenir de manière efficace le coût global du financement public. Cette approche prudente, que l’on pourrait également qualifier de prévoyante, reflète clairement la volonté manifeste des autorités financières et gouvernementales d’assurer une gestion judicieusement rigoureuse de la dette nationale, tout en s’efforçant de maintenir la confiance et la crédibilité des marchés financiers. 

Notons que les fonds levés grâce à cette émission seront principalement destinés au financement du budget national dans son ensemble. Cela inclut particulièrement les projets d’investissement cruciaux pour le développement économique et le fonctionnement quotidien de l’administration publique, dans un contexte actuel où l’accent est mis sur une consolidation budgétaire solide et responsable.

Korotoumou Sylla 

Tunisie : Hausse de 14,15% du chiffre d’affaires de Monoprix au 3ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Tunisie, le chiffre d’affaires toutes taxes comprises (TTC) de la Société Nouvelle Maison de la Ville de Tunis (SNMVT) Monoprix, qui est une enseigne de supermarchés bien connue en Tunisie, a enregistré une progression remarquable de 14,15% au troisième trimestre de l’année 2023. Cette information a été communiquée dans le cadre des indicateurs d’activité trimestriels établis par la direction de l’entreprise, confirmant ainsi la solide croissance financière de Monoprix sur cette période. 

Concrètement, ce chiffre d’affaires TTC s’est élevé à 669,141 millions de dinars tunisiens (MD), un montant conséquent, en comparaison avec les 586,174 MD qui avaient été enregistrés au 30 septembre 2024. Au cours de cette période évaluative, le coût d’achat des marchandises vendues a également vu une augmentation significative, montant de 68,878 MD pour atteindre 514,488 MD, alors qu’il se situait à 446 MD à la même date en 2024. 

De manière parallèle, les charges de personnel, qui représentent une part importante des dépenses d’exploitation, ont connu une hausse de 3,902 MD, ce qui les porte à 53 MD, contre 49 MD constatés au troisième trimestre de l’année 2024. 

Par ailleurs, ces chiffres illustrent non seulement la croissance dynamique du chiffre d’affaires, mais également l’augmentation des coûts opérationnels, soulignant à la fois le succès et les défis financiers auxquels l’entreprise fait face dans un contexte économique en évolution constante.Selon la direction de Monoprix, l’entreprise a connu une évolution notable de son ratio de la masse salariale, qui s’établissait à 8,96 % à la fin du mois de septembre 2024, pour diminuer à 8,47 % à la même période en 2025.

Cette baisse, bien que légère, est attribuée à la croissance continue de leur chiffre d’affaires. La direction explique que les effectifs de l’entreprise ont vu une augmentation d’environ 500 employés depuis décembre 2024. 


Aussi, cela s’explique en grande partie par l’intégration de personnel auparavant employé par des sous-traitants, notamment dans les services de nettoyage, de manutention et de sécurité. Cette transition a été rendue nécessaire par l’application d’une nouvelle législation sur la sous-traitance, mise en place au mois de mai 2025, qui a obligé Monoprix à revoir sa politique de ressources humaines.

En outre, l’ouverture de nouveaux magasins a également contribué à cette augmentation des effectifs, renforçant ainsi leur capacité à fournir un service client optimal. En ce qui concerne les produits financiers, ils se sont élevés à 5,145 millions de dinars, par rapport à 3,907 millions de dinars en 2024.

Cette progression significative de 1,238 millions de dinars est attribuée principalement à l’augmentation des produits de placement, incluant aussi bien les échanges intergroupes qu’avec des entités extérieures, ainsi qu’à l’augmentation des dividendes perçus des filiales de l’entreprise. 
Quant aux charges financières, elles ont augmenté de 340 000 dinars, atteignant ainsi 3,350 millions de dinars, comparativement à 3,010 millions de dinars recensés.


Moussa KONÉ 

Guinée Bissau: l’État obtient 15 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée Bissau, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi avec succès à mobiliser, le mardi 21 octobre 2025, sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), une somme de 15 milliards de FCFA à la suite de l’émission d’adjudication de bons et obligations du trésor ayant des maturités respectives de 364 jours et 3 ans. 

Dans le cadre de cette opération financière, l’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant cible de 15 milliards de FCFA.  De manière impressionnante, les soumissions globales faites par les investisseurs ont atteint un total de 24,716 milliards de FCFA, ce qui représente un taux de couverture particulièrement élevé, s’élevant à 164,78% du montant initialement mis en adjudication, un indicateur de l’attrait et de la confiance des investisseurs envers les instruments financiers émis par la Guinée Bissau.Le montant des soumissions retenu par l’émetteur s’élève à une impressionnante somme de 15 milliards de FCFA, tandis que les propositions rejetées atteignent un total de 9,716 millions de FCFA. Cela se traduit par un taux d’absorption notable de 60,69%, ce qui indique une sélection soigneuse et raisonnée des soumissions. Il convient de souligner que, dans ce processus de sélection, l’émetteur a décidé de ne pas considérer les soumissions relatives aux bons, jugeant ces propositions moins attrayantes ou pertinentes dans le contexte actuel du marché.
 Quant aux investisseurs chanceux dont les offres ont été acceptées, ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 9,49% sur les obligations, ce qui représente un retour sur investissement intéressant compte tenu des conditions du marché.

Le Trésor Public de la Guinée-Bissau, en tant qu’entité financière responsable, a pris l’engagement ferme de rembourser intégralement les obligations émises à un public d’investisseurs, ce remboursement devant se faire le premier jour ouvré qui suit immédiatement la date d’échéance, laquelle a été fixée de manière définitive au 22 octobre 2028. 

Notons que les investisseurs peuvent s’attendre à recevoir des intérêts calculés annuellement au pourcentage attractif de 6,25%, un versement qui débutera dès la fin de la première année suivant l’émission initiale des obligations, apportant ainsi une stabilité financière et des attentes sécurisées aux créanciers.

Abdoulaye KONÉ 

Au Mali, le premier Abdoulaye Maïga préside les travaux de la 5eme édition du « Marché des innovations et technologies agricoles »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a officiellement présidé, le lundi 20 octobre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), un événement annuel majeur pour le secteur agricole.

 Cette édition a été couplée à la 2ᵉ édition du Prix d’innovation agricole Abdoulaye Touré, soulignant l’importance croissante de la reconnaissance et du soutien à l’innovation dans le domaine agricole. La rencontre s’est tenue sous le prestigieux patronage du Conseil ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), une organisation fondamentale pour le développement agricole en Afrique.

 À Bamako, la capitale du Mali, l’événement a rassemblé un éventail diversifié de participants, incluant de nombreux chercheurs, des inventeurs de renoms, des agriculteurs locaux et régionaux ainsi que des entrepreneurs inspirants, venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Cette convergence de savoir-faire et d’expertise visait à stimuler le partage de connaissances, la mise en avant de nouveautés technologiques et le renforcement des réseaux dans le monde agricole, favorisant ainsi un développement harmonieux et innovant du secteur sur le continent.

Placée sous le thème « Technologies et innovations agricoles pour la gestion intégrée des sols », cette édition a pour objectif d’apporter des réponses concrètes et durables à la dégradation préoccupante des terres, un phénomène qui, couplé aux effets dévastateurs des changements climatiques, menace gravement la sécurité alimentaire sur l’ensemble du continent africain. 

Lors de son discours inaugural, le Premier ministre a tenu à rappeler à tous que l’agriculture n’est pas seulement un secteur économique parmi d’autres, mais qu’elle constitue l’un des piliers fondamentaux et vitaux de notre économie nationale. En effet, elle représente un impressionnant 40% du produit intérieur brut (PIB) du pays et emploie près de 70% de notre population active, ce qui démontre son importance cruciale. De plus, elle demeure la principale source de revenus pour environ 80% de nos populations rurales et génère à elle seule près de 30% des recettes d’exportation nationales. 

Aussi, ces chiffres illustrent de manière éclatante la place prépondérante et stratégique de l’agriculture dans la quête inébranlable de souveraineté économique et alimentaire pour le Mali. Le chef du gouvernement a également insisté sur l’importance cruciale de valoriser les ressources déjà existantes, afin de les transformer en véritables leviers de croissance économique durable et de prospérité partagée pour les générations futures.

Ainsi, le Mali, a rappelé le Premier ministre lors de son allocution, dispose réellement d’atouts exceptionnels et incommensurables pour le développement de son agriculture, qui est un secteur clé pour l’économie du pays. Sur les vastes 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, il est surprenant de constater que seulement une infime portion, soit à peine 4,5%, est effectivement cultivée à ce jour. Cela souligne un potentiel inexploité considérable qui pourrait transformer l’agriculture malienne. De même, il existe 2,2 millions d’hectares aménageables, mais jusqu’à présent, seuls 23,5% de cette surface sont exploités, ce qui démontre un énorme potentiel d’expansion. 

En plus de ces terres fertiles, le pays possède des ressources hydriques importantes et impressionnantes, évaluées à 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines. Ces ressources offrent des perspectives prometteuses et énormes pour l’irrigation, la gestion efficace de l’eau et la lutte contre la sécheresse. Le Mali bénéficie également d’un cheptel diversifié et abondant, comprenant 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins et 63 millions de volailles, ce qui constitue une richesse inestimable pour l’économie rurale et la sécurité alimentaire.

 En outre, le potentiel halieutique est évalué à près de 200 000 tonnes par an, démontrant la capacité du pays à développer une industrie de la pêche rentable. Quant au patrimoine forestier, il est extrêmement vaste, avec une superficie estimée à 100 millions d’hectares, dont 17 % sont des zones productives. Cette richesse forestière a un potentiel de régénération naturelle évalué à 7 millions de tonnes par an, offrant ainsi des opportunités pour l’exploitation durable des ressources. 

Par ailleurs,  ces chiffres impressionnants illustrent le formidable potentiel de développement agricole et économique du Mali et ouvrent une voie prometteuse vers un avenir prospère pour le pays. Afin de transformer de manière efficace les potentialités du pays en résultats concrets et tangibles qui pourront bénéficier à tous, le chef du gouvernement a mis en avant avec un intérêt particulier le projet structurant dénommé “FARAFINNA JIGINƐ”, qui signifie littéralement « Nourrir le Mali et la Sous-région ».

 Ce projet s’inscrit dans le cadre ambitieux de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable, connue sous l’abréviation SNEDD, couvrant la période allant de 2024 à 2033. Ce programme phare et stratégique a pour but clairement affiché de transformer le Mali en un acteur essentiel et influent sur la scène de la sécurité alimentaire régionale. Pendant une période de cinq jours, le Salon International de la Technologie et de l’Agriculture (MITA) servira de précieux espace de dialogue et d’échanges fructueux entre les scientifiques, les producteurs et les décideurs. 

Notons que ces dialogues seront animés autour de panels de haut niveau et d’expositions technologiques, permettant de mettre en valeur les innovations les plus récentes. De plus, des délégations provenant de divers pays voisins et partenaires, notamment du Burkina Faso, du Niger, du Ghana, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo, prendront activement part aux discussions et contribuera à l’élaboration de solutions communes adaptées aux enjeux régionaux.

Mariam KONE 

Afrique: Digital Telecom s’associe à Datel pour apporter des solutions de pointe en matière de gestion foncière numérique et par satellite

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Digital Telecom , une filiale de Digital Afrique Telecom (DAT), a annoncé un partenariat stratégique avec Datel, la principale entreprise estonienne de technologie géospatiale, afin de déployer des solutions avancées de surveillance par satellite et de cadastre numérique à travers l’Afrique.

Cette collaboration cible trois domaines critiques: la modernisation de l’administration foncière, la détection des constructions illégales et la surveillance de l’exploitation minière illégale. Elle apporte des outils transformateurs pour aider les gouvernements à augmenter leurs revenus, à faire respecter les réglementations et à promouvoir le développement durable. 

S’appuyant sur la réputation mondiale de l’Estonie en tant que nation numérique de premier plan, ce partenariat apporte aux marchés africains des décennies d’expérience dans les domaines de l’e-gouvernance, des technologies géospatiales et des infrastructures de données sécurisées, aidant ainsi les gouvernements à adopter des systèmes numériques fiables et prêts pour l’avenir afin d’assurer une administration transparente et efficace.  

La mission principale du partenariat consiste à fournir aux autorités africaines des informations précises, fondées sur des données, susceptibles d’améliorer considérablement l’efficacité de la gouvernance et les performances fiscales. Ensemble, Digital Telecom et Datel combineront l’imagerie satellite, l’analyse géospatiale et les plateformes de gouvernance numérique pour relever les défis de longue date en matière d’enregistrement des actifs, de conformité fiscale et de gestion des ressources naturelles.

 

Au cœur de cette collaboration se trouve la mise en œuvre d’un système cadastral électronique avancé, une plateforme centralisée et entièrement numérique qui intègre des cartes cadastrales modifiables, des modules automatisés de taxation foncière, des capacités de contrôle des adresses et des connexions à des systèmes nationaux sécurisés d’échange de données. Cette innovation permettra aux autorités locales et nationales de tenir à jour des registres fonciers précis, de rationaliser la perception des impôts, de réduire les charges administratives et d’améliorer la transparence pour les citoyens et les investisseurs. 

Cette modernisation est complétée par la détection par satellite des constructions illégales, une solution qui a prouvé son efficacité en termes d’avantages fiscaux mesurables. À l’aide d’images haute résolution et en les recoupant avec les données municipales relatives aux permis de construire, le système peut identifier les bâtiments non déclarés, les structures mal déclarées et les piscines non enregistrées qui augmentent la valeur imposable des biens immobiliers.

En Espagne, la municipalité d’Algete a utilisé cette technologie pour découvrir plus de 300 constructions non déclarées, 300 grands bâtiments mal déclarés et 150 piscines non enregistrées, ce qui a permis d’augmenter considérablement les recettes fiscales foncières. Les autorités ont accès à des cartes interactives, à des rapports complets et à des outils de communication intégrés pour communiquer directement avec les propriétaires fonciers, ce qui rationalise l’application de la loi et garantit l’équité fiscale. 

La troisième initiative majeure porte sur la détection et la surveillance des activités minières illégales. En intégrant l’imagerie satellite aux données officielles du registre minier, la technologie d’AS Datel permet de localiser avec précision les activités minières non autorisées dans les régions ciblées. Cela permet aux gouvernements de récupérer d’importantes pertes de revenus, d’appliquer les réglementations environnementales et de planifier la restauration des terres dans les zones touchées, préservant ainsi les intérêts économiques et écologiques. 

Simplice Anoh, CEO de Digital Telecom, a souligné la nature transformatrice du projet :  « Grâce à notre partenariat avec AS Datel, nous apportons à l’Afrique des technologies satellitaires et numériques de gouvernance de classe mondiale. Il ne s’agit pas seulement de technologie, mais aussi de donner aux gouvernements les moyens de protéger leurs ressources, de garantir la transparence et de récupérer des revenus qui peuvent être réinvestis dans les services publics. De la modernisation des registres fonciers à la dénonciation des activités minières et de construction illégales, nous fournissons aux autorités les outils dont elles ont besoin pour bâtir des économies durables et prospères. » 

Urmas Kõlli, CEO de AS Datel, a ajouté:  « Le parcours de l’Estonie, société numérique la plus avancée au monde, a montré ce qu’il est possible de réaliser lorsque la technologie et la confiance vont de pair. Chez Datel, nous avons traduit cette expérience en solutions numériques pratiques qui aident les gouvernements à prendre des décisions plus intelligentes et plus transparentes. Notre collaboration avec Digital Telecom apporte cet esprit « e-Estonia » en Afrique, en aidant les autorités locales et nationales à utiliser les données satellitaires et les systèmes numériques pour favoriser une croissance équitable, améliorer l’efficacité et protéger leur environnement. » 

Grâce à ce partenariat, Digital Telecom et AS Datel établissent une nouvelle norme quant à la manière dont les gouvernements africains peuvent exploiter la technologie pour libérer un potentiel de revenus inexploité, améliorer la conformité et promouvoir une croissance durable.  

Fonds de Garantie pour le Secteur Privé : un levier stratégique pour le financement de l’économie malienne

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Bamako le 16 octobre 2025
Harouna Niang – Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali

  1. Introduction : Contexte macroéconomique et importance du financement du secteur privé
    Le secteur privé joue un rôle central dans l’économie malienne, représentant environ 60 à 65 % du PIB et 80 % des emplois. Cependant, la structure financière reste marquée par un faible taux de bancarisation (23–25 %), une concentration du crédit dans quelques grandes entreprises et une faible inclusion financière des PME et PMI. Dans ce contexte, le développement d’instruments de garantie solides est une condition stratégique pour stimuler l’investissement productif, soutenir la transformation économique et renforcer la souveraineté financière nationale.
  2. Problématique de financement des PME/PMI au Mali.

  3. L’accès des PME au financement bancaire reste particulièrement limité au Mali. Moins de 15 % des PME ont accès au crédit, contre 20 à 25 % dans certains pays performants de la sous-région. Le faible taux de bancarisation (23–25 %) traduit aussi la difficulté des entreprises à accéder au système financier formel. Les principaux obstacles sont : l’exigence de garanties réelles élevées, la courte durée des financements, les coûts élevés du crédit et une perception élevée du risque par les banques.
  4. Rôle stratégique des fonds de garantie : expériences africaines

  5. Les fonds de garantie sont des instruments de partage de risque entre l’État et les institutions financières. Ils permettent aux banques de financer davantage de PME, en couvrant une partie du risque de non-remboursement. Dans plusieurs pays africains, ces mécanismes ont montré leur efficacité :
  • Maroc : Tamwilcom a multiplié par 5 les crédits aux PME entre 2000 et 2020.
  • Côte d’Ivoire : FGPME a garanti plus de 1 500 PME depuis 2013.
  • Ghana : GIRSAL a levé les obstacles au financement agricole grâce à une couverture partielle des risques.
  1. Situation actuelle et perspectives du FGSP au Mali
    Le Fonds de Garantie pour le Secteur Privé (FGSP) est opérationnel au Mali, mais demeure faiblement capitalisé. Les volumes de garanties octroyés restent faibles par rapport aux besoins de financement. Sa notoriété auprès des banques et des PME est limitée. Son renforcement structurel et financier est donc indispensable.
  2. Recommandations stratégiques pour faire du FGSP un levier économique majeur:
  • Renforcer la capitalisation (objectif 100 à 150 Mds FCFA sur 5 ans).
  • Développer des fonds sectoriels ciblés (agro-industrie, textile, numérique, énergie).
  • Créer des synergies avec la CDC-Mali.
  • Digitaliser et simplifier les procédures.
  • Mettre en place une gouvernance crédible et multipartite. Les Chiffres clés de référence:

Taux de bancarisation

Mali : 23–25 %

UEMOA :32 %

Accès des PME au crédit

<15 %

20–25 % dans les pays performants

Capitalisation FGSP

Faible

Maroc : +10× initial sur 20 ans

Effet multiplicateur

×5 à ×10

Expériences Maroc / Ghana

Annexe – Sources et références

  • BCEAO – Statistiques financières 2023–2024
  • Doing Business / Banque mondiale
  • BAD – Rapports sectoriels
  • Ministère de l’Économie et des Finances (Mali) / DG Trésor, Budget 2024
  • Tamwilcom (Maroc), FGPME (Côte d’Ivoire), GIRSAL (Ghana)

Synthèse des Recommandations stratégiques : Ouverture du capital pour augmenter les Fonds propres , intégration régionale et alliances assurantielles du FGSP

  1. Ouvrir le capital à la Diaspora, aux compagnies d’assurance, au CDC, à des institutions internationales de financement etc…
    Le modèle recommandé est une gouvernance partagée et renforcée au plan professionnel. Ce qui va offrir plus de possibilités de lever des fonds privés, et une gestion plus souple et crédible. Exemples : Tamwilcom (Maroc), Sotugar (Tunisie), BPI France, KfW (Allemagne), Japan Finance Corporation.
  2. Intégration régionale AES et dimension stratégique transnationale

  3. Le FGSP peut devenir un levier de l’intégration AES (Mali,Burkina Faso , Niger). Une plateforme régionale permettrait de mutualiser les risques et ressources, soutenir les projets transfrontaliers et renforcer la crédibilité internationale. Exemples : Fonds Européen de Garantie, FEI, plateformes latino-américaines.
  4. Alliances stratégiques avec les assurances et la réassurance internationale

  5. Les partenariats avec les compagnies d’assurance locales et internationales (co-garantie, réassurance via MIGA ou ATI) peuvent renforcer la capacité de couverture. Exemples : BPI France & Coface, Euler Hermes & KfW, MIGA, Kenya Development Guarantee Fund.

H. Niang
Ancien Ministre

Au Mali, il ne faut jamais négocier avec des terroristes soutenu par l’Occident et les islamophobes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le combat contre les djihadistes, les narcotrafiquants, et ceux qu’on pourrait qualifier d’islamophobes est bien plus qu’une simple bataille; pour ceux qui l’ont compris, il s’agit véritablement d’une lutte pour la survie et la continuité de la République du Mali elle-même. Donc, il ne faut jamais négocier avec des terroristes soutenu par l’Occident et les islamophobes.

En effet, le contexte de cette guerre est si critique et déterminant que, dans certains cercles, il est même perçu comme une question existentielle. Aussi, quelle que soit la tournure des événements, il faut être clair : il n’y aura ni négociation ni recul face à ces défis.

 L’armée malienne est résolue et doit impérativement poursuivre cette guerre asymétrique et complexe, qui s’est malheureusement éternisée au Mali, en allant jusqu’à son terme. Dans un engagement sans réserve, elle doit affronter ce terrorisme, qui bénéficie de soutiens financiers venant de diverses sources, y compris de certains puissants pays occidentaux, jusqu’à ce que sa menace soit complètement éradiquée de manière irréversible.

Tout au long de sa jeune existence en tant qu’État indépendant, le Mali a été continuellement impliqué dans divers processus de négociation visant à instaurer la paix et la stabilité dans le pays. Parmi ces efforts, on peut citer des accords cruciaux comme l’Accord d’Abeibara, l’Accord de Tamanrasset, le Pacte national de 1991, l’Accord d’Alger, (phase 1), l’Accord de Ouagadougou ainsi que les accords découlant du processus d’Alger. Ces accords, bien que présentés comme des instruments de paix, ont souvent été imposés de manière injuste à l’État malien, forçant les gouvernements successifs à souscrire à des conditions qui s’avéraient souvent trompeuses ou ne rencontraient pas les aspirations profondes du peuple malien. 

Aussi, la complexité de ces négociations résulte également de la pression internationale exercée sur le pays, où les gouvernements ont été parfois manipulés pour signer des traités qui promettaient bien plus qu’ils ne pouvaient effectivement réaliser sur le terrain. En outre, il est impératif que le gouvernement malien ne cède pas face aux intimidations et aux ambitions de négociation des groupes islamo-djihadistes présents sur son territoire. Avant même d’envisager un processus de dialogue ou de négociation, il est crucial de réprimer ces forces et de les affaiblir considérablement. 

Le Mali doit, sans ambiguïté, réaffirmer sa suprématie et sa souveraineté face aux menaces provenant de ces groupes djihadistes combinés à des narcotrafiquants, souvent soutenus, voire alimentés, par certaines technologies occidentales. Il est essentiel de ne jamais donner l’opportunité à ceux qui ont quitté le Mali pour chercher refuge ailleurs et qui, par leurs actes et leur association, prêtent leur estime et leur soutien à l’Occident ainsi qu’à ses divers alliés de circonstance.

 En agissant fermement, le gouvernement malien sauvegarde non seulement son intégrité territoriale mais également la dignité de son peuple face à ces défis complexes et persistants. A son tour, le pacte national, fruit d’une initiative ambitieuse, a mobilisé pour sa mise en œuvre une somme colossale de plus de 1200 milliards de FCFA, un financement significatif qui était destiné à être partagé entre le gouvernement de Bamako et divers groupes armés opérant dans la région. Ce même type d’accord a vu le jour sous l’appellation de l’accord d’Alger en 2014, lequel a pareillement impliqué des fonds encore plus conséquents, dépassant les 3000 milliards de FCFA. 

Cependant, cette somme fut répartie de manière controversée entre divers acteurs, dont des bandits armés, des narcotrafiquants impliqués dans le trafic de drogues, ainsi que certains individus d’apparence respectueuse qui résident dans la capitale, Bamako. Malheureusement, malgré ces engagements financiers massifs, le volet relatif au développement économique a été tristement négligé. Les infrastructures essentielles qui auraient dû être construites grâce à ces fonds, telles que de nouveaux hôpitaux pour améliorer l’accès aux soins, des écoles pour éduquer la future génération, ou encore des puits d’eau pour assurer l’accès à l’eau potable, ont été largement absentes. 

De même, aucune nouvelle industrie n’a vu le jour pour stimuler l’économie locale, aucun projet de création d’usines pour fournir des emplois et améliorer les conditions de vie n’a été lancé. Ainsi, le manque d’investissement dans le développement semble avoir laissé des communautés entières sans les améliorations tant attendues et nécessaires.

Problématiques

Alors, lorsqu’il est question de parler de négociations, il serait judicieux de clarifier exactement quels sont les éléments à mettre sur la table des discussions. Même si le concept de négociation pourrait sembler séduisant à première vue, il est impératif de se demander concrètement : sur quoi porterait ces négociations ? Ainsi, interrogeons-nous : que pourrait bien négocier le Mali et avec quels interlocuteurs principaux ? Serait-il envisageable d’envisager le cadre d’un État sous régime islamique imposant la charia, une loi religieuse stricte et parfois controversée ? Devrait-on s’aventurer à discuter d’une fédération basée sur des alliances entre différents groupuscules ethniques ?

 Est-il raisonnable de considérer le partage des territoires nationaux avec des chefs de groupes terroristes, tenus en haute estime, équivalents au grade de généraux au sein même de l’armée malienne ? Ces questionnements reflètent des enjeux profonds et dangereux, comme celui consistant à discuter du partage des abondantes ressources naturelles du pays avec des individus ou des groupes armés qui opèrent sous des prétextes idéologiques.

 Alors, qu’est-ce qui doit réellement être négocié, si tant est que cela soit une option viable ? Prenons un exemple frappant : aussi récent qu’hier, soit le 22 octobre 2025, un soldat rebelle, ayant infiltré l’armée nationale, a pris la fuite avec un véhicule officiel des forces militaires maliennes, partant du détachement situé à Diré, uniquement pour rejoindre des groupes classés comme terroristes opérant en Mauritanie.

 Il faut signaler que ceux qui cherchent à échanger leur liberté contre une attitude marquée par la lâcheté, uniquement dans le but de préserver leur confort politique, tout en mettant en péril l’avenir de ceux qui viendront après nous, se trompent fondamentalement de combat et d’époque. C’est un combat dont il n’y a aucun retour possible, une bataille décisive aux conséquences irréversibles. 

Quant aux accords, qui avaient pour but de résoudre certains conflits, ils ont en réalité accéléré l’effondrement du Mali. Nous, ceux d’entre nous qui avons passé notre enfance et avons grandi dans les régions du nord, avons observé depuis notre plus jeune âge la présence des intégristes, retranchés à la fois dans les forêts impénétrables et dans les déserts vastes, profitant de la complicité des autorités de cette époque trouble. Celle-ci avait conclu un accord tacite de non agression, permettant à ces forces de croître et de se solidifier. 

Justement, c’est ce phénomène qui a pris de l’ampleur au fil des années, jusqu’à exploser en plein jour et nous mener à la situation complexe et dangereuse que nous vivons actuellement. Devrions-nous encore une fois envisager de négocier, uniquement pour apercevoir dans 10 ou 20 ans une situation encore plus dangereusement explosive qu’elle ne l’est déjà ? Absolument pas ! 

Notons qu’il est impératif de prendre des mesures décisives, de combattre résolument le terrorisme sous toutes ses formes, de réaffirmer sans ambages le pouvoir légitime de l’État, et de contraindre fermement les ennemis de la paix à poser leurs armes. C’est, sans nul doute, le seul salut possible.

Daouda Bakary KONÉ 

La BIDC accorde une ligne de crédit de 50 millions d’euros pour stimuler le développement du capital humain au Togo

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a accordé une ligne de crédit de 50 millions d’euros à Planet One Education Togo afin de soutenir l’enseignement technique et professionnel en République togolaise. Cette facilité, officialisée lors d’une cérémonie de signature qui s’est tenue le mercredi 22 octobre 2025, souligne l’engagement de la BIDC à investir dans le capital humain afin de catalyser une croissance durable dans toute la sous-région de la CEDEAO.

Ce financement stratégique servira à la conception, à la construction et à l’équipement de six centres de formation professionnelle et technique dans les municipalités de Tandjouaré, Danyi Akpéyémé, Kougnohou, Guérin-Kouka, Agoé-Nyivé et Tsévié. Ces centres comprendront des salles de classe, des laboratoires et des ateliers offrant une capacité totale de 3 481 places par an, ainsi que des résidences étudiantes dédiées, le tout dans le but d’offrir une expérience éducative complète.

Au cours de la cérémonie, Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, a réaffirmé l’importance de l’éducation en tant que pilier essentiel de la prospérité à long terme de la région et secteur prioritaire pour l’investissement. Ce mécanisme s’inscrit dans la vision stratégique de la BIDC qui consiste à doter les jeunes Togolais de compétences pertinentes pour l’industrie afin de les préparer pour l’avenir», a-t-il souligné, précisant que la qualité du système éducatif d’un pays influe directement sur sa compétitivité industrielle et est essentielle à sa performance économique.

M. Deepak Balaji, Directeur de Planet One, a exprimé sa gratitude envers la BIDC et a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à utiliser efficacement les fonds. « Ce partenariat avec la BIDC marque une étape importante dans notre mission visant à promouvoir la formation professionnelle au Togo. Nous nous engageons à utiliser efficacement ces ressources afin que les entreprises togolaises bénéficient d’une main-d’œuvre plus qualifiée, ce qui stimulera la productivité et la compétitivité », a-t-il déclaré.

Ce nouveau financement renforce un peu plus le rôle de la BIDC en tant que partenaire clé du développement économique du Togo, portant le total des engagements de la Banque dans le pays à environ 362 millions de dollars américains à ce jour.

À propos de la BIDC

La Banque d’investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l’Institution de Financement du Développement des États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Basée à Lomé, en République togolaise, la Banque s’engage à financer des projets et programmes de développement portant sur diverses initiatives dans les secteurs des infrastructures et des services sociaux de base, du développement rural et de l’environnement, de l’industrie ainsi que des services sociaux, à travers ses guichets dédiés aux secteurs privé et public. Les interventions de la BIDC se font sous forme de prêts à long, moyen et court terme, de prises de participation, d’octroi de lignes de crédit et mise en place d’accords-cadres de refinancement, des opérations d’ingénierie financière et services connexes.

5ème édition du Forum d’Affaires et Économique Turquie -Afrique: le Mali, pour attirer les investisseurs étrangers 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Mali, à travers son ministère de l’Industrie et du Commerce, se positionne activement sur la scène internationale en participant à la 5ème édition du Forum d’Affaires et Économique Turquie-Afrique.  Il s’agit pour les autorités Maliennes s’attirer les investisseurs étrangers à venir investir dans les secteurs commerciaux, économiques et stratégiques au Mali.

Dans le cadre de cet événement, qui promet d’être une plateforme clé pour le renforcement des relations économiques entre les nations africaines et la Türkiye, Ibrahim Ahamadou TOURÉ, occupant le poste de directeur général de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (API-Mali), joue un rôle central en tant qu’éminent représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce. 

Sa participation marquante à ce prestigieux forum, qui se tiendra du 16 au 17 octobre 2025 dans la dynamique ville d’Istanbul, s’inscrit sous la haute présidence du Président de la République de Türkiye, accentuant l’importance de la coopération binationale et le potentiel de développement économique qu’elle promet. 

Cet événement offre une occasion précieuse aux participants de discuter de nouveaux projets, de nouer des partenariats stratégiques et d’explorer des opportunités d’investissement prometteuses dans divers secteurs, renforçant ainsi les liens économiques et commerciaux entre le Mali et la Türkiye.

À cette occasion particulière et significative, le Directeur Général de l’API-Mali, Monsieur Ibrahim Ahamadou TOURÉ, qui joue également le rôle de représentant de Monsieur le Ministre de l’Industrie et du Commerce, a l’honneur et la responsabilité de conduire avec compétence et engagement la délégation officielle malienne. Cette délégation se compose de plusieurs éminents opérateurs économiques de premier plan, parmi lesquels figure le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), une figure influente dans le domaine économique au niveau national.

Cette participation active et symbolique traduit la volonté ferme et déterminée du Mali de renforcer et de diversifier ses partenariats économiques. De plus, elle témoigne du désir ardent du pays de promouvoir et de mettre en lumière son immense potentiel d’investissement non seulement à l’échelle locale, mais aussi sur la scène économique internationale. Le Mali vise ainsi à accroître considérablement sa visibilité et à jouer un rôle plus essentiel et central dans l’économie mondiale.

Il s’agit d’un forum de haut niveau qui se consacre à valoriser pleinement les nombreux atouts stratégiques ainsi que les vastes opportunités d’investissement présentes dans divers secteurs clés. Ces domaines incluent notamment l’agro-industrie, où de nouvelles approches peuvent révolutionner la production agricole, les énergies renouvelables, essentielles pour un développement durable et respectueux de l’environnement, les infrastructures, indispensables pour soutenir la croissance économique, et les nouvelles technologies, qui sont le moteur de l’innovation et de la compétitivité.

Notons que l’objectif est également de développer des partenariats solides et mutuellement bénéfiques avec les acteurs tant turcs qu’africains, encourageant ainsi un échange de connaissances et de ressources. De plus, il est question de consolider la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Türkiye, favorisant ainsi une intégration plus étroite et une compréhension mutuelle renforcée.

Par cette participation active, l’API-Mali réaffirme son engagement inébranlable à faire du Mali une destination privilégiée pour les investisseurs du monde entier et à œuvrer activement en faveur d’une croissance partagée, équilibrée et durable. API-Mali se présente donc comme votre partenaire stratégique de choix pour tous les investissements engagés au Mali, garantissant un cadre sûr et dynamique pour vos projets.

Daouda Bakary KONÉ

Appel à candidatures pour l’édition 2026 du Prix Abdoulaye FADIGA pour la promotion de la recherche économique

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La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lance un appel à candidatures pour l’édition 2026 du Prix Abdoulaye FADIGA (PAF) pour la promotion de la recherche économique au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Lancé en mars 2008, ce Prix rend hommage à Monsieur Abdoulaye FADIGA, premier Gouverneur africain de la BCEAO (1975-1988).

1. Objectifs du Prix

Le PAF vise, entre autres, à : (i) encourager l’excellence en matière de recherche en sciences économiques, (ii) promouvoir des approches théoriques et empiriques permettant de relever les défis auxquels les économies de l’UEMOA sont confrontées et (iii) stimuler l’innovation chez les jeunes chercheurs et les économistes professionnels ressortissants de l’UEMOA.

2. Thématiques pour l’édition 2026

Les articles devront porter sur l’une des thématiques ci-après :

  • Questions macroéconomiques relatives aux politiques monétaire, financière et budgétaire, à l’endettement public, à la coordination des politiques monétaire et budgétaires ;
  • Stabilité financière et politiques micro et macro-prudentielles dans l’UMOA ;
  • Financement des économies : financement du secteur privé, finance verte, inclusive et durable, impact des investissements directs étrangers ;
  • Intégration économique régionale, dont les programmes de coopération monétaire, la mise en œuvre de l’Accord sur la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine ;
  • Défis de la montée du protectionnisme, de la fragmentation économique et des guerres commerciales sur les économies de l’Union et leurs implications de politique économique ;
  • Changement climatique et risques associés : impacts économiques et financiers pour les pays de l’UEMOA, verdissement de la politique monétaire ;
  • Inclusion et innovations financières, digitalisation : opportunités et risques liés aux crypto-monnaies, mobile money, monnaies digitales de banques centrales, Fintechs ;
  • Impacts des chocs exogènes : volatilité des cours des matières premières, pandémie de la Covid-19, guerre en Ukraine, insécurité et terrorisme ;
  • Toute autre thématique d’intérêt scientifique ou politique pour la BCEAO et les économies de l’UEMOA.

3. Conditions d’éligibilité

Sont éligibles au Prix Abdoulaye FADIGA, tout chercheur ou toute équipe de chercheurs en sciences économiques :

  • ressortissants du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal ou du Togo, quel que soit leur pays de résidence ;
  • âgés de quarante-cinq (45) ans au plus au 31 décembre 2026 ;
  • justifiant d’un diplôme d’au moins Bac+5 en sciences économiques.
     

4. Récompenses et autres avantages

Le lauréat du PAF bénéficiera des récompenses et avantages ci-après :

  • une enveloppe financière de dix (10) millions de francs CFA ;
  • un séjour de recherche rémunéré à la BCEAO pour une durée d’un (1) an ;
  • la publication de l’étude primée dans la Revue Economique et Monétaire (REM).
     

En outre, un Prix d’encouragement d’une valeur de cinq (5) millions de francs CFA sera attribué à l’auteur du deuxième meilleur article, qui sera également publié dans la REM. Celui-ci bénéficie également d’un séjour de recherche à la BCEAO dans les mêmes conditions que le lauréat du Prix.

5. Dossier de candidature

Le dossier, à transmettre à l’adresse : prixabdoulayefadiga@bceao.int, comprend :

  • la fiche de candidature dûment remplie et signée ;
  • la version complète et non révisable de l’étude, ne comportant aucun signe distinctif ;
  • le(s) curriculum(s) vitae à jour et copie(s) du(des) passeport(s) ou carte(s) nationale(s) d’identité en cours de validité du(des) candidat(s) ;
  • la charte anti-plagiat dûment signée par le(s) candidat(s) ;
  • les bases de données et les codes/programmes utilisés dans l’analyse économétrique.

6. Langues de rédaction

Les études à soumettre au PAF peuvent être rédigées en anglais, en français ou en portugais. Un résumé de cinq cents (500) mots maximum est exigé dans la langue de rédaction de l’étude. En outre, lorsque l’étude est rédigée en français ou en portugais, elle doit comporter une version du résumé en anglais.

7. Critères d’évaluation des articles

Un Comité de Lecture indépendant, composé de Professeurs de renommée internationale en sciences économiques, évaluera les articles soumis suivant les normes scientifiques, en mettant un accent particulier sur les critères ci-après :

  • Originalité de la recherche ;
  • Rigueur méthodologique ;
  • Pertinence des résultats et des recommandations pour les économies ouest-africaines.
     

8. Calendrier

  • Date de lancement : 31 août 2025
  • Date limite de soumission : 31 août 2026
     

9. Informations et contact

Le Règlement du Prix, la fiche de candidature et la Charte anti-plagiat sont téléchargeables sur les sites Internet suivants : https://www.bceao.int/fr/content/prix-abdoulaye-fadiga ou https://cofeb.bceao.int/abdoulaye-fadiga Ces documents peuvent également être obtenus auprès des représentations nationales de la BCEAO. Pour toutes informations complémentaires, écrire à : courrier.zdaji@bceao.int

Toutes les formalités liées à la candidature à ce Prix sont gratuites.