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Mali: Cheick Tidiane Mbengué de l’UNFPA reçu en audience par le ministre Oumarou Diarra

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Une scène d'échange entre Cheick Tidiane Mbengué de l'UNFPA, reçu en audience par le ministre Oumarou Diarra

Le Chargé de Bureau UNFPA Mali, Cheikh Tidiane MBENGUE a été reçu en audience par le Ministre délégué auprès du Ministre de la Santé et du Développement Social, Chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés du Mali OumarouDiarra

Au menu des discussions : Le 8ième programme de Coopération Mali-UNFPA, spécifiquement sur la coordination et l’efficacité de l’Action Humanitaire ; le Triple Nexus ; l’offre de services intégrés SR/PF et VBG et le renforcement du système de santé pour un meilleur accès à des services de qualités des personnes vulnérables, déplacées et réfugiées du Mali.

Cheick Tidiane Mbengué de l’UNFPA reçu en audience par le ministre Oumarou Diarra

Notons que le Chargé d’affaires a aussi profité pour présenter le Nouveau Plan Stratégique 2022-2025 de UNFPA au Ministre qui, à son tour, s’est personnellement engagé à appuyer la Campagne Nationale de Plaidoyer pour la Paix et la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels que UNFPA Mali mènera bientôt à travers une tournée à l’intérieur du pays.

Source: CCO/COM/ Chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés du Mali

Exclusif: l’Afrique a atteint environ 106 milliards USD de cryptomonnaie en une année (Rapport Chainalysis)

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Une cryptomonnaie, dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique ou encore cybermonnaie, est une monnaie numérique émise de pair à pair, sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d'un réseau informatique décentralisé.

C’est à travers un rapport rendu public aux médias que chainalysis Global Crypto annoncé que le continent a reçu 106 milliards USD de cryptomonnaie. Il s’agit d’un nombre important de données sur la cryptomonnaie en Afrique.

L’on peut déjà dire que le continent africain fait preuve d’un engouement inouï pour le bitcoin. Parce que le Nigeria totalise à lui seul 8 % des transactions mondiales.

Ce nouveau moyen de paiement gagne également du terrain dans d’autres pays, comme l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya et le Soudan, Tanzanie et le Nigeria. Et pourtant son adoption résulte de choix individuels qui préoccupent les autorités monétaires africaines.

Selon le rapport publié l’Afrique a la plus grande part des volumes de transactions provenant de transferts de taille de détail.

« L’Afrique a la plus petite économie de cryptomonnaie de toutes les régions que nous étudions, ayant reçu 105,6 milliards de dollars de crypto-monnaie entre juillet 2020 et juin 2021, mais malgré cela, c’est aussi l’une des plus dynamiques et passionnantes. », souligne le rapport de Chainalysis Global, ajoutant que ce dynamisme est traduit par une croissance annuelle de 1200 %.

Une cryptomonnaie, dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique ou encore cybermonnaie, est une monnaie numérique émise de pair à pair, sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d’un réseau informatique décentralisé.

En attendant l’intégration monétaire, nombre de citoyens du continent n’ont d’autre choix que de s’accommoder bon an mal an de politiques monétaires nationales imprudentes et porteuses d’inflation annuelle à deux chiffres.

Pour cela, l’on peut cité des pays comme Egypte, Ghana, Nigeria, Malawi, Mozambique et Zimbabwe. Voire à trois chiffres, comme au Soudan du Sud, où l’inflation a dépassé les 500 % entre 2016 et en 2017 en raison notamment de la baisse des revenus pétroliers sur fond de conflits internes.

Par ailleurs, ces pays suscité sont d’une valeur de 7 % là où la moyenne mondiale pour est de 5,5 %, sans compter les transferts interrégionaux pour lesquels le continent représente 96 % de tous les volumes de transactions. Il faut signaler que le bitcoin est adopté par les populations comme moyen d’assurance contre l’inflation galopante.

Une cryptomonnaie, dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique ou encore cybermonnaie, est une monnaie numérique émise de pair à pair, sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d’un réseau informatique décentralisé

Notons que les autres régions compte pour 78 % combinées. Dores et déjà, l’Union africaine s’est engagée sur un projet d’intégration monétaire à l’échelle du continent à l’horizon 2063.

Pourtant, les enjeux liés à l’utilisation d’une monnaie commune au sein d’un continent sur lequel circulent pas moins de quarante devises officielles sont bien réels.

Les flux marchands entre pays sont entravés par l’aléa des variations de change et les coûts de conversion. L’intégration monétaire africaine permettrait de faciliter les échanges commerciaux, comme l’euro facilite les échanges au sein de la zone euro, et ainsi concourir au développement économique du continent.

Daouda Bakary Koné

(Tribune): « On parle d’une société militaire privée Russe, mais pas de la Russie » (Par Moussa Sey Diallo)

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Moussa Sey Diallo, consultant en communication digitale, homme Politique et élu communal en service à la mairie de la commune I du District de Bamako. Il est également l'adjoint au secrétaire chargé à la communication au sein du bureau exécutif national de l'URD, le parti politique du feu Soumaila Cissé

Contribution

Dans sa chronique dénommée, clin d’œil l’homme politique malien Moussa Sey Diallo a donné une analyse approfondie par rapport à l’actualisé axée sur un présumé accord (qui n’est pas encore été signé selon le ministère de la défense malienne) et serait en phase de discutions entre l’Etat du Mali et la société privée Russe « Wagner », un mouvement qui évolue dans le mercenariat (très proche du gouvernement central de la Fédération de Russie dirigée par Vladimir Poutine) Lisez

Depuis quelque temps, ce qui fait le buzz au Mali, c’est cette information qui révèle que la junte au pouvoir veut signer un accord militaire entre le Mali et la Russie. Cependant, si nous nous en tenons aux canaux crédibles de diffusion de nouvelles, c’est plutôt un accord entre le pouvoir malien et un groupe militaire privé russe qui se dessine.

En effet, c’est l’entreprise militaire privée russe Wagner, qui serait en pourparlers avancés avec les autorités de la transition malienne, cela dans l’optique qu’elle vienne former l’armée malienne, et assurer la protection des hauts responsables du pays.

Une perspective qui a déjà mis le pouvoir français en ébullition. Mme Florence Parly, ministre de la défense française, a fait connaître, à travers les médias, toute la préoccupation de son pays concernant cette affaire. Quant à Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, il a fait savoir que Wagner est une milice dont les solutions sont incompatibles avec leur présence au Mali. Il faut souligner que la France a une forte présence militaire au Mali depuis près de dix ans, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Mais la méthode paternaliste et condescendante adoptée par la France a fini par agacer les maliens. Aujourd’hui ceux-ci ne veulent plus entendre parler de l’ancien pays colonisateur. Pourtant il est nécessaire de s’interroger sur l’efficacité de la solution que la société de Dmitri Utkin, cet ancien lieutenant colonel des forces spéciales de la Russie de 51 ans, va mettre sur la table. D’abord nous devons savoir que la Russie poutinienne ne fait officiellement aucune ingérence dans la politique intérieure d’aucun pays. Un principe rigoureux pour que réciproquement personne ne puisse s’immiscer dans les affaires politiques russes.

Ensuite les groupes armés sont interdits en Russie. C’est pour cela que le Kremlin à tout de suite démenti l’information. Donc si ce contrat est signé, il n’engagera point l’État russe. Mais personne n’est dupe, surtout les autorités françaises, elles savent que le pouvoir de Poutine joue pleinement ainsi en arrière plan dans un autre pays de son pré carré.

Par ailleurs, le gouvernement malien doit mesurer les conséquences d’un tel projet. Les dirigeants nationaux savent que le pays est bien fragile. Les terroristes ont bien infesté les territoires. Maintenant ils chassent même carrément des populations des villages, en plus des embargos par-ci et par-là. Aujourd’hui les gouvernants devraient privilégier une maîtrise totale des renseignements généraux.

Et profiter de la présence des armées étrangères pour réorganiser, renforcer et moderniser les FAMA. À défaut de cette vision, quelles que soient les solutions, le Mali va créer une dépendance sécuritaire. Et tout le monde sait que la sécurité d’un État ne doit jamais être déléguée. Surtout dans le cas d’espèce ce serait un étranger, ne connaissant pas le pays qui serait le patron, et le garant réel de la sécurité nationale.

Aussi le conflit géopolitique qui se joue entre les grandes puissances sur le territoire malien va encore plus s’accentuer. Et en l’absence de vision politique claire, de leadership avéré et d’union sacrée des maliens, le pays risquerait sérieusement d’imploser, rendant certain sa balkanisation.

Enfin, nous terminerons en paraphrasant le chercheur Baba Dakono, qui, sur radio Mikado, a soutenu qu’un recours à ces mercenaires suscite des inquiétudes, que le problème malien est beaucoup plus complexe, et qu’il n’est pas que militaire. Alors prudence !

Moussa Sey Diallo, élu URD

Pour rappel, Moussa Sey Diallo, consultant en communication digitale, homme Politique et élu communal en service à la mairie de la commune I du District de Bamako. Il est également l’adjoint au secrétaire chargé à la communication au sein du Bureau Exécutif National de l’URD, le parti politique du feu Soumaila Cissé.

Mali: Modibo Mao Makalou à propos de la lutte contre la corruption : « Il faut aller vers la récompense du mérite et la sanction de la faute »

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Modibo Mao Makalou à propos de la lutte contre la corruption

Depuis le lendemain du coup d’Etat du 18 août, les nouvelles autorités ont exprimé leur volonté de mener une lutte implacable contre la corruption. Ces derniers, cette volonté se traduit de plus en plus à des actes concrets à travers des interpellations et des arrestations pour corruption.

A cet égard, nous avons sollicité un entretien avec l’éminent économiste, Modibo Mao Makalou. Pour parler de ce combat enclenché par la Transition, les conséquences économiques de la possible prolongation de la Transition et bien d’autres. A Torokorobougou en Commune V du District de Bamako, il nous a reçus dans sa belle résidence aux berges du fleuve Niger. Lisez !

Focus : Les autorités de la Transition ont engagé une lutte contre la corruption. Quelle analyse faites-vous de cette lutte, surtout ses avantages et ses inconvénients ?

Modibo Mao Makalou : Depuis 61 ans que nous sommes indépendants, tous les régimes qui se sont succédés ont engagé une lutte contre la corruption et la délinquance financière. Mais, pour quel résultat ? Quel est l’objectif de cette lutte ? Est-ce pour contrer la déperdition, la dilapidation des ressources, le vol, la collision, la surfacturation ou pour régler des comptes politiques ? Il y a eu des états généraux sur la corruption. Il y a eu également un grand rassemblement contre la corruption assorti d’un plan d’action. Tout cela est resté sans effet. L’instauration du Bureau du Vérificateur général comme une structure de contrôle additionnelle a eu lieu pour contrer la corruption. Malheureusement, les rapports n’ont pas été suivis d’effets. Ils n’ont pas été transmis au Procureur ou n’ont pas fait l’objet d’un traitement conséquent. L’on se demande s’il y a une volonté politique réelle de lutter contre la corruption dans notre pays.

Nous sommes un pays dont les ressources sont maigres. Depuis 60 ans, nous dépensons plus que ce que nous avons comme ressource budgétaire. Ce déficit budgétaire doit être comblé soit par des emprunts, soit par l’assistance extérieure ou l’aide extérieure. A travers le budget national qui fixe les priorités nationales, l’Etat n’arrive pas à satisfaire les besoins des populations parce qu’il n’a pas assez de ressources. Dans ce contexte, doit-on permettre à quelques uns de s’approprier de ces maigres ressources qui sont pour tous les Maliens ? Dans un pays où certains n’arrivent pas à avoir trois (3) repas par jour, d’autres n’arrivent pas à se soigner, envoyer leurs enfants à l’école, se trouver un logement, est-ce qu’on devrait laisser certaines personnes mener une vie de faste avec les ressources publiques ? Ce n’est pas juste, ni pas équitable dans une République où la caisse de l’Etat est publique et appartient aux citoyens. C’est en Monarchie que les caisses de l’Etat appartiennent au roi. L’exécution du budget doit se faire sous le contrôle du Parlement qui a pour rôle de s’assurer de l’exécution correcte du budget.

Malheureusement, la corruption est palpable un peu partout dans le monde, y compris les pays développés. C’est un phénomène mondial. Même dans les pays les moins corrompus, il y a la corruption. Mais, il faut un système de redevabilité, l’obligation de rendre compte. L’être humain n’est pas vertueux par lui-même. Il doit être dans un espace de contrainte où il ne peut pas tout faire, où il doit justifier tout ce qu’il fait.

Focus : Alors, c’est notre système qui favorise la corruption ?

Modibo Mao Makalou : Bien sûr ! Notre système est caractérisé par l’impunité au niveau de la déperdition des ressources publiques, la collision, l’affairisme, le népotisme. Le vol à ciel ouvert, le siphonnage budgétaire sont devenu un support national au Mali, surtout depuis que nous sommes dans le régime démocratique.

En matière de lutte contre la corruption, il y a la prévention et la répression. On doit prévenir et après la prévention, on doit pouvoir sanctionner. Il faut que nous allions vers la récompense par le mérite et la sanction de la faute. C’est comme cela qu’on peut niveler haut notre pays. Si nous ne faisons pas cela, ça pas va poser beaucoup de problèmes. Au lieu de réprimer, on doit faire en sorte que les gens ne puissent pas avoir accès à l’argent physique. J’étais coordinateur administratif et financier d’un projet d’un gros bailleur de fonds. J’avais une petite caisse de 500 000 FCFA qui était gérée par une caissière. La caissière utilisait ce fonds mais devait passer des écritures à chaque utilisation. Mais, le contrôle de cette petite caisse se faisait de manière inopinée par le bailleur. A tout moment, il pouvait passer vérifier la caisse. Quelqu’un qui gère ce genre de caisse ne va jamais s’amuser avec le fonds. Nous devons aller vers ces genres de système vertueux au lieu de laisser les gens en contact avec l’argent liquide.

Focus : Actuellement, des campagnes se multiplient pour demander la prolongation de la Transition. Or, le pays risque d’encourir des sanctions de la part des partenaires internationaux en allant à cette prolongation. Selon vous, quelles peuvent être les conséquences économiques de cette probable prolongation ?

Modibo Mao Makalou : La politique est une négociation constante. Rien n’est impossible en politique. Si vous devriez faire quelque chose, vous devriez pouvoir la justifier. Si vous voulez prolonger, vous devez donner des arguments pour cette prolongation. Mais, il ne faut pas prolonger parce que vous aimez le pouvoir, ses délices, ses fastes, ses honneurs, ses privilèges. Vous devez prolonger parce que vous avez un plan dont la mise en œuvre connait des contraintes. Tout cela doit se faire à l’unisson. C’est avec le peuple malien qu’on doit décider la prolongation. Comme nous sommes dans une Transition qui n’est pas légitime, il faut l’assentiment du peuple. Le dialogue doit être constant. Bien que nous soyons dans un régime militaire, les Maliens doivent dialoguer de manière participative et inclusive pour se projeter dans l’avenir. Si nous nous mettons d’accord, je ne vois pas pourquoi la communauté internationale va s’opposer à la prolongation. Parce que la paix et la sécurité sont les préalables à tout développement. Si vous savez que le pays sera à feu et à sang quelques mois après les élections, il n’y a aucune raison de les faire. Par contre, si vous voulez retarder les élections parce que vous pensez que vous devez passer quelques temps au pouvoir, sans plan ni assentiment du peuple, vous n’avez pas cette légitimité. Même ceux qui ont la légitimité sont contraints par la fin du mandat. Un chèque en blanc ne sera donné à aucun gouvernant dans ce pays. Le peuple y veillera. La communauté internationale aussi y veillera même si ce n’est pas de son ressort.

Focus : Notre pays est suspendu des instances de la CEDEAO depuis le coup d’Etat du 24 mai dernier. Quelles peuvent être les conséquences de cette sanction ?

Modibo Mao Makalou : Cela porte un coup à la réputation de notre pays. En plus, la CEDEAO est l’une des huit (8) communautés économiques régionales de l’Afrique. Elle est rattachée à l’Union africaine. Par principe de subsidiarité c’est la CEDEAO qui répercute au niveau de la Communauté internationale ce qui doit être fait dans une zone particulière. Ce sont les Chefs d’Etat de la CEDEAO qui se réunissent parce qu’au-delà de l’aspect économique, la CEDEAO a un objectif politique. C’est ainsi qu’une charte additionnelle lui a été établie pour la démocratie, la gouvernance et les élections. Dans cette charte, il est dit que le pays doit être suspendu lorsqu’il y a un coup d’Etat. C’est ce que les Chefs d’Etat ont appliqué. Même s’il n’y a pas de sanction économique, cela empêche notre pays de siéger au sein de certaines instances dirigeantes internationales. Quand la CEDEAO prend une décision, cela se répercute non seulement au niveau de l’Union africaine, mais aussi, au niveau de l’Union européenne et au niveau des Nations unies.

Focus : Nous faisons actuellement face à la vie chère et à l’insécurité alimentaire. Pour vous, quelles peuvent être les répercussions de ces deux maux sur la stabilité du pays ?

Modibo Mao Makalou : L’insécurité contribue à augmenter les prix, surtout des denrées alimentaires. Il y a beaucoup de mouvements des populations rurales à cause de l’insécurité. 60% de nos populations vivent en zone rurale et c’est là-bas où il y a la plus grande insécurité. Cependant, c’est là-bas aussi où il y a la culture vivrière ou même d’exportation. Ce sont les zones rurales qui nourrissent les zones urbaines. Nous avons vu le cas de la viande. Les animaux vivants, au lieu de venir à Bamako, se retrouvent dans les pays voisins à cause de l’insécurité. Et si Bamako n’est pas fourni en bétail, l’offre sera inférieure à la demande, forcément les prix vont augmenter.

Focus : Il n’y a pas longtemps, le Premier ministre a présenté au CNT son PAG qui se chiffre à plus de 2 mille milliards. Ne pensez-vous pas que ce Plan est trop ambitieux pour une période de la Transition ?

Modibo Mao Makalou : Non, je pense que le Plan d’action gouvernemental 2021-2022 est dans l’ordre normal des choses. Il y a déjà une loi de finance qui est en place. Le gouvernement n’invente rien. C’est la loi de finance qui est reconduite. Le PAG du gouvernement est tout à fait réalisable. C’est un budget qui se chiffre à 2050 milliards 600 millions. En réalité, tout cela est contenu dans la loi de finance.

Focus : Avez-vous un message à l’endroit des autorités de la Transition ?

Modibo Mao Makalou : Il faut une réelle volonté politique pour résoudre les maux de cette crise multidimensionnelle que nous vivons. Cela ne peut se faire que si nous pansions les blessures, si nous nous réconcilions entre Malien et qu’à l’unisson, nous décidons de sortir notre pays de ce gouffre sécuritaire, politique, social, économique, humanitaire, nutritionnel, alimentaire, sanitaire. Il faut l’union nationale. Il faut également que les dirigeants se comportent en exemplaire, qu’ils donnent la voie, qu’ils soient à l’écoute des populations et qu’ils veillent à ce que les aspirations des populations soient transformées en réalité.

Propos recueillis par Yacouba Traoré

Source : Focus

Niger: Niamey a abrité la 3-ème exposition et Forum des Mines et Pétroles de la CEDEAO (ECOMOF 2021)

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Photo de famille de la la 3-ème exposition et Forum des Mines et Pétroles de la CEDEAO (ECOMOF 2021)

A Niamey, la Commission de la CEDEAO, le Gouvernement de la République du Niger et AME Trade ont procédé au lancement de la 3ème EXPOSITION ET FORUM DES MINES ET PETROLES DE LA CEDEAO (ECOMOF 2021), a eu lieu dans la salle de conférence de l’immeuble Ex-ONAREM, le 15 septembre 2021.

ECOMOF 2021, est organisé par la CEDEAO, la République du Niger, pays hôte officiel et la firme événementielle AMETRADE LTD, à Niamey, République du Niger, sous le thème « INTEGRER LES INDUSTRIES MINIERES ET PETROLIERES DANS LE DEVELOPPEMENT DES CHAINES DE VALEUR REGIONALES« , rassemblant les plus hautes délégations gouvernementales des États membres de l’Afrique de l’Ouest de la CEDEAO. L’événement réunira les principaux décideurs des secteurs public et privé des industries minières et pétrolières d’Afrique de l’Ouest.

Par ailleurs, l’économie du Niger se développe rapidement puisque la croissance du PIB a été estimée à 6,2% en 2019 et devrait augmenter de 6,5% en 2021.

Notons que l’économie du Niger est en fort développement croissant car elle vise à diversifier la production minérale, à étendre sa base d’investisseurs, à développer les infrastructures et à placer le pays comme un marché attractif pour les investissements dans les secteurs minier et pétrolier.

En outre, le gouvernement de la République du Niger a pour objectif de Élargir sa base d’investisseurs, diversifier sa production minérale, améliorer l’accès aux routes et à l’électricité, positionner le pays comme une juridiction favorable aux investisseurs dans le domaine minier et pétrolier, et respecter les normes environnementales internationales et favoriser le développement des communautés locales.

Notons que l’événement est l’un des plus grands événements miniers et pétroliers en Afrique de l’Ouest et rassemble les délégations gouvernementales du Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

Pour rappel, la dernière édition d’ECOMOF a eu lieu en 2018 en Côte d’Ivoire et a accueilli plus de 2000 visiteurs, plus de 550 participants, 51 intervenants et 59 exposants de 29 pays. Toutefois, l’édition de 2021 bénéficie du soutien de Orano Group, Global Atomic, OM Goldstone Resources, Goviex Uranium, Endeavour, NIGELEC, IRD, Anglo Belgian Corporation, et Foraco.

Zangouna Koné

Mali: la CVJR tiendra sa 4ème audience publique le 18 septembre 2021

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Ousmane Oumarou Sidibé, président de l CVJR au Mali

Au Mali, la CVJR (Commission Vérité Justice et Réconciliation) organisera sa quatrième audience publique non judiciaire, le samedi 18 Septembre 2021 au CICB. Elle se tient dans le but de promouvoir la reconnaissance nationale aux victimes et leur rendre leur dignité.

Ainsi, cette quatrième portera sur les trois thèmes précédents des trois audiences passées « les atteintes au droit à la liberté », « les atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique », et « les disparitions forcées ». L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée par Ousmane Oumarou Sidibé, président de la CVJR le jeudi 16 septembre 2021 à la maison de la presse. Au total, des récits de 17 victimes sont attendus.

En effet, les audiences publiques de la CVJR ont pour objectifs: rendre aux victimes leur dignité et faciliter un début de guérison, en reconnaissant publiquement ce qui leur est arrivé, promouvoir la reconnaissance nationale des victimes et l’intégration de leurs récits à la mémoire et à l’histoire nationales, utiliser l’information reçue comme un outil d’éducation et de sensibilisation pour la population dans son ensemble, afin de promouvoir le dialogue sur le passé et la réconciliation nationale, a rappelé son président, Ousmane Oumarou Sidibé. Et d’ajouter que les audiences de la CVJR ne sont pas judiciaires.

Quel est le mandat de la CVJR ?

Aux termes de l’article 2 de l’ordonnance N°2014-003/P-RM du 15 janvier 2014, la CVJR a pour mission de « contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques ».

Elle est chargée d’enquêter sur les cas de violations graves des droits de l’homme individuelles et/ou collectives commises dans le pays, et spécifiquement celles commises à l’égard des femmes et des enfants ; de mener des enquêtes sur les cas d’atteinte à la mémoire individuelle et/ou collective et au patrimoine culturel ; d’établir la vérité sur les violations graves des droits de l’homme et les atteintes aux biens culturels ci-dessus cités, en situer les responsabilités institutionnelles, et proposer des mesures de réparation ou de restauration ; de faire des recommandations dans le domaine de la prévention des conflits etc.

IB KONE

Paradigm Initiative lance des outils d’impact dans l’espace numérique

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Paradigm Initiative (PIN) est une entreprise sociale reconnue  pour  son travail dans le progrès des libertés d’Internet en proposant des solutions et en surveillant le cadre juridique et politique autour des TIC à travers l’Afrique dans l’objectif de garantir que les droits des citoyens sont protégés en ligne et afin d’améliorer les moyens de subsistance des jeunes mal desservis, organisera un Festival hybride du 20 au 23 septembre 2021 au Sénégal.

PIN s’efforce de connecter les jeunes Africains mal desservis aux opportunités numériques et assure la protection de leurs droits. Dans leurs bureaux régionaux au Cameroun, au Kenya, au Nigeria, au Sénégal, en Zambie, au Zimbabwe et au-delà, ils s’efforcent de connecter les jeunes africains à de meilleurs moyens de subsistance grâce à leurs programmes d’inclusion numérique et des droits numériques.

Travaillant sans relâche pour promouvoir l’inclusion numérique et défendre les droits numériques au moment où cela compte le plus, le PIN Festival-Sénégal est une célébration de tous les succès obtenus entre 2020 et 2021 par l’équipe et le soutien des partenaires.

Parlant du Festival, Nnenna Paul-Ugochukwu, Directrice des Opérations chez Paradigm Initiative, a déclaré que l’équipe était enthousiasmée par le Festival du Sénégal. Ce sera une célébration et une excellente occasion de souligner l’excellent travail que nous accomplissons chez PIN pour défendre les droits numériques et l’inclusion en Afrique.

Au cours des quatre jours, les participants peuvent s’attendre au lancement du nouveau bureau de PIN et du programme LIFE au Sénégal. De plus, ils auront droit à un coffret de lancement de plusieurs rapports et initiatives (Outils d’impact dans l’espace numérique) axés sur la protection des données, Londa, la sécurité numérique, la surveillance de la santé et le Focus.

PIN accueillera également une Académie des Droits Numériques orientée vers les pays francophones visant à renforcer les capacités des nouveaux défenseurs des droits numériques et fournira une plate-forme de discussions, de mise en réseau et de cartographie des plans d’action pour améliorer les droits numériques et l’inclusion en Afrique.

Parlant du Festival, Nnenna Paul-Ugochukwu, Directrice des Opérations chez Paradigm Initiative, a déclaré que l’équipe était enthousiasmée par le Festival du Sénégal. Ce sera une célébration et une excellente occasion de souligner l’excellent travail que nous accomplissons chez PIN pour défendre les droits numériques et l’inclusion en Afrique.

« Le PIN Festival est une célébration de tous les efforts déployés dans les coulisses pour faire progresser les droits numériques et l’inclusion en Afrique pendant la période du COVID-19 par PIN. Sans aucun doute, la pandémie du COVID-19 a fait peser de nombreuses menaces sur les droits de l’homme en ligne et hors ligne et a entraîné de nombreuses perturbations dans le monde du travail, car de nombreuses organisations ont dû ajuster leurs plans et programmes. Ironiquement, la pandémie a été le signal d’alarme bien nécessaire qui a mis en évidence l’importance de la technologie et solidifié pourquoi PIN existe. »

Libye: la National Oil Corporation annonce la reprise des exportation de pétrole

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Image d'un champs pétrolier en Libye

La National Oil Corporation libyenne a annoncé, ce jeudi, la reprise des exportations de pétrole dans les ports de « Sidra » et de « Ras Lanouf » dans l’est du pays.

Selon l’agence anadolou « La compagnie, qui gère le secteur pétrolier, a indiqué que la reprise des opérations d’exportation de brut dans les ports de Sidra et de Ras Lanouf, après la fin d’un mouvement de protestation organisé par un groupe de jeunes à l’intérieur du port, qui a duré plusieurs jours.

La compagnie libyenne a expliqué que son président, Mustafa Sanalla, « a contacté des notables et des sages de la région pour intervenir d’urgence et mettre fin au mouvement de protestation, et exhorter les jeunes à s’engager dans des programmes de formations diplômantes que la compagnie veille à mettre en place au cours de la période à venir ».

Et d’ajouter qu’elle « comprend les demandes des jeunes et tient à leur offrir des opportunités d’emploi appropriées », notant « les conditions difficiles de travail que traverse le secteur pétrolier ».

Notons que la National Oil Corporation a annoncé, dans la journée du mercredi, dans un communiqué, la reprise des exportations de pétrole depuis le port de « Hariqa », au nord-est de la capitale, Tripoli (ouest), après le départ des manifestants qui le bloquaient depuis une semaine. Ils exigeaient également des opportunités d’emploi dans le secteur pétrolier.

Sahel-mort d’Abou Walid Al-Saharaoui: une collusion entre le terrorisme du sahel et le Polisario est plus que jamais avérée

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ABOU WALID AL-SAHRAOUI

A l’annonce, dans la nuit de mercredi à jeudi, de la neutralisation par les forces françaises du terroriste, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, les médias internationaux n’ont pas pu s’empêcher d’établir le lien avec le Polisario et de mettre en évidence la collusion avérée entre ce groupe de mercenaires et le terrorisme dans le Sahel.

Rappelant le «palmarès» djihadiste d’Abou Walid al-Sahraoui, les médias sont revenus, dans le plus menu détail, sur le processus de radicalisation de ce dernier dans les camps de Tindouf, sa formation en Algérie, puis son enrôlement dans la mouvance armée islamiste qui a trouvé, en les camps des séquestrés, un terreau fertile pour éclore, dans le contexte du délitement du mouvement séparatiste, de la déliquescence de sa direction et de l’absence de perspectives réelles d’avenir pour la jeunesse.

Activiste de la première heure du Polisario, Abou Walid al-Sahraoui, de son vrai nom Lahbib Ould Abdi Ould Saïd Ould El Bachir, quitte en 2010 les camps de Tindouf pour le Mali avec quelques-uns de ses camarades pour y rejoindre la Katiba Tarik Ibn Zyad liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Une année plus tard, il fonde le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) dans la région de Gao.

En octobre 2011, ce mouvement radical mène sa première opération d’envergure en kidnappant deux humanitaires espagnols et une Italienne dans les camps de Tindouf. Depuis cette date, Abou Walid al-Sahraoui devient, aux côtés de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, l’un des chefs jihadistes les plus puissants au Sahel et le terroriste le plus recherché de l’Afrique de l’Ouest.

Vidéo. Le chef du groupe État islamique au Grand Sahara tué par les forces françaises

En mai 2015, il prête allégeance à Daech et crée «sa franchise» dans la région sous l’appellation «Etat islamique au grand Sahara» (EIGS). Le 4 octobre 2017, il signe son premier grand massacre en tant que chef daechien en attaquant une patrouille nigérienne accompagnée de forces spéciales américaines à Tongo Tongo, au Niger. Bilan : 5 Nigériens et 4 Américains tués. Avec cette attaque, il devient l’un des jihadistes les plus recherchés de la planète, sa tête étant mise à prix par Washington à 5 millions de dollars.

Fin février 2018, al-Sahraoui, blessé dans une attaque au sud d’Indelimane au Mali, se retranche dans son fief familial dans les camps de Tindouf pour se soigner.

Ennemi public numéro 1 dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Faso et Niger), al-Sahraoui a été neutralisé à la suite d’une frappe de la force Barkhane, mais ses soldats continuent à écumer le désert en y semant la terreur et la désolation.

Samedi dernier, deux camionneurs marocains ont été tués et un autre a été blessé par des hommes armés dans la commune de Didiéni, située à environ 300 Km de Bamako.

Terrorisme. Deux membres de l’EIGS, liés au Polisario, abattus au Mali par des militaires français

Selon des experts du terrorisme cités par plusieurs médias, le modus operandi de cet acte barbare rappelle celui des éléments liés au Polisario. L’attaque serait motivée, selon eux, par la volonté des séparatistes, à l’instigation de l’Algérie, après l’échec de l’opération El Guerguerat, de dissuader les routiers marocains d’emprunter cette route commerciale.

Tous ces éléments, qui s’ajoutent à la série noire des crimes perpétrés par le Polisario avec le soutien de l’armée algérienne, militent en faveur de l’inscription de ce groupe séparatiste sur les listes du terrorisme mondial.

Le Département d’Etat américain, l’ONU et l’Union européenne (UE), qui disposent de leurs listes respectives où sont répertoriés les entités, groupes ou organisations impliqués dans des actes terroristes dans le monde et devant faire l’objet de mesures restrictives, de sanctions ou de poursuites internationales ne sauraient rester insensibles à ces révélations et aux menaces sécuritaires, qui guettent la région sahélo-saharienne, autour desquelles gravitent le Polisario et le régime algérien.

Par Adil Zaari Jabiri-MAP

Source: le360.ma

Hydrocarbures: AEC Lance le Programme des Pionniers de l’Energie afin d’attirer plus d’Africains et de Jeunes dans l’industrie de l’énergie

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Le Programme des Pionniers de l’Energie de AEC (EnergyChamber.org) est le premier programme de stages en son genre, de la Chambre, crée pour donner des opportunités de qualité aux individus, en promouvant l’apprentissage et la croissance continuels, à la fois dans la vie professionnelle et personnelle des participants.

À travers ce programme de stages, les participants sont exposés à la vie quotidienne des professionnels du secteur de l’énergie, en travaillant main dans la main avec ces professionnels réputés et expérimentés. 

La Chambre a toujours été, et continue d’être, un fervent défenseur du développement dans le but d’habiliter les jeunes à progresser dans l’industrie. Étant un programme de stages payant, nous voulons également que les candidats sachent que, grâce à leur investissement personnel et dans les difficultés, une récompense les attendra toujours après l’effort fourni.

Dans un monde hautement concurrentiel, les diplômes ne suffisent pas à garantir des postes de qualité ; la visibilité est également nécessaire. L’objectif de la Chambre est de fournir cela : une plateforme qui permette un apprentissage continuel tout en utilisant un espace structuré où les participants s’engagent, apprennent et explorent l’industrie avec des professionnels expérimentés qui les guident durant tout le chemin.

Le gain d’expérience de l’industrie offre des bénéfices importants pour les diplomés qui entrent sur le marché du travail. Au lieu de se précipiter pour avoir un emploi ne correspondant peut-être pas à l’individu en question, la perspective d’un stage peut être une solution.

Les programmes de stages sont précieux car ils offrent la chance de développer de nouvelles compétences et des opportunités actuelles qui ne se seraient pas présentées autrement. En plus de la connaissance technique gagnée au sein de l’industrie, les stagiaires apprennent aussi à interagir avec des professionnels dans le milieu du travail, et à développer des compétences personnelles telles que la gestion, les capacités organisationnelles, l’adaptabilité, les aptitudes à résoudre des problèmes ainsi que le travail d’équipe.

Au sein de la Chambre, nous reconnaissons le rôle que les organisations devraient jouer dans la motivation et la responsabilisation des jeunes afin de leur donner les outils nécessaires dans le milieu du travail. La responsabilisation des jeunes devrait être une des priorités des projets de croissance de toute organisation afin de préparer la prochaine génération de leaders. À travers le PPE, la Chambre Africaine de l’Energie aspire à responsabiliser les jeunes en assurant que nous ayons des jeunes bien formés et compétents prêts à représenter le changement et la voix dont cette industrie a besoin.

Ce programme de stages offre une chance équitable dans la sélection des candidats, sans tenir compte de leurs études ou expériences passées. En plus d’être une expérience d’apprentissage, ce programme donne aux candidats sélectionnés l’opportunité de s’exprimer, de générer des idées et des solutions concernant des sujets spécifiques à l’industrie.