Accueil Blog Page 1271

Le Groupe Aktivco du Camusat obtient 60 millions d’euros pour soutenir le secteur de l’énergie verte en Afrique

0
Une vue axée sur les travaux de l'Energy Inclusion Facility

Plusieurs investisseurs ont accepté d’accorder à AKTIVO Group une ligne de crédit d’une valeur de 60 millions d’euros. Il s’agit des fonds qui permettront à Camusat de mener à bien ses activités sur le continent.

Il faut signaler qu’Aktivco  est un opérateur d’infrastructure de télécommunications. Ce groupe ambitionne de fournir de l’énergie verte et des solutions d’efficacité énergétique à 10.000 sites abritant des infrastructures de télécommunication d’ici 2025 en Afrique.

Le fonds dédié au financement du secteur de l’énergie en Afrique à travers Energy Inclusion Facility (EIF) a été débloque par la Banque africaine de développement et d’autres institutions de financement du développement.

Notons que d’ici 2025, Camusat compte fournir des solutions d’énergie propre et d’efficacité énergétique à 10 000 sites ESCO en Afrique.

Zangouna Koné

Mali: l’école de langues Live Your Dream annonce la reprise des cours du soir à partir 30 septembre2021 (communiqué)

0
L'école de langues Live Your Dream annonce la reprise des cours soir à partir 30 septembre2021 (communiqué)

Communiqué

L’école de langues Live Your Dream a le plaisir de vous informer que les nouveaux cours d’anglais du soir vont commencer le lundi 30 septembre.

Venez découvrir le meilleur cours d’anglais pour la communication internationale à Bamako avec des professeurs accrédités TEFL/TESOL et des outils de cours modernes et adaptés.

Nous vous invitons à venir vous inscrire le plus rapidement possible car le nombre de places est limité et les gens s’inscrivent chaque jour.

Réservez votre place et faites la différence.

Nous restons à votre disposition si vous avez des questions ou des soucis.

Bien à vous,

Sory Ibrahima COULIBALY, Directeur des Formations.

Gambie: la croissance moyenne pourrait atteindre les 5,1% en 2022 (BAD)

0
Bambia-Galleriy-la-croissance-moyenne-pourrait-atteindre-les-51-en-2022-BAD

En Gambie, le PIB réel devrait connaître une reprise progressive, avec une croissance de 3,2 % en 2021 et de 5,1 % en 2022, selon les indicateurs économiques de la Banque Africaine de Développement (BAD). Cette reprise progressive s’explique selon la BAD par les mesures de confinement introduites pour limiter la pandémie de COVID-19 a contribué à la contraction du PIB de la Gambie, estimée à 2,4 % en 2020, après une croissance de 6,2 % en 2019.

Du côté de l’offre, dit-elle les secteurs du tourisme et du commerce sont les plus touchés, tandis que du côté de la demande, la faiblesse de la demande intérieure et extérieure nuit à l’économie. Le gouvernement Gambien a réagi par une politique budgétaire expansionniste avec un accroissement des dépenses de santé de 0,5 % du PIB et de l’aide alimentaire de 0,7 %.

Concernant les politiques monétaire et financière ont également été assouplies : le taux directeur a été réduit de 200 points de base pour atteindre 10 % afin d’accroître les liquidités. Pour cela,  la faiblesse de la demande a entraîné une baisse de l’inflation, avec un taux de 6 % en 2020 contre 7,1 % en 2019.

Quant au  déficit budgétaire, il s’est creusé pour atteindre 3,7 % du PIB en 2020 contre 2,4 % en 2019, en raison de l’augmentation des dépenses et de l’insuffisance des recettes. La baisse des envois de fonds et des recettes touristiques a augmenté le déficit du compte courant, de 5,3 % du PIB en 2019 à 8,6 % en 2020 (chiffres officiels de la BAD).

Par ailleurs, les réserves de change ont diminué de 10 millions d’USD pour atteindre 258 millions d’USD en 2020 (3,7 mois de couverture des importations), tandis que le taux de change s’est stabilisé à 51 dalasis gambiens pour un dollar américain tout au long de l’année. La dette publique a augmenté, passant de 81 % du PIB en 2019 à 83,1 % en 2020, en raison de l’importance des déficits budgétaires et des efforts du gouvernement pour soutenir les entreprises d’État.

Et le secteur financier, bien que bien capitalisé et liquide, reste vulnérable aux retombées de la pandémie sur la capacité des entreprises à assurer le service de leurs prêts dans le secteur du tourisme, du commerce et de l’immobilier qui représentent 54 % du total des crédits et un tiers des prêts non productifs. La pandémie a affecté négativement les indicateurs sociaux, estimant ainsi  20 000 emplois ont été perdus en 2020, le taux de chômage est d’environ 40 % et le niveau de pauvreté est estimé à 48,6 %.

Perspectives et risques selon la Banque Africaine de Développement

Cette fois-ci, les indicateurs de la BAD sont sans équivoques. Ils vont jusqu’à indiquer « les perspectives sont positives, mais dépendent de nombreuses conditions : la réouverture économique, l’amélioration de la demande mondiale, une pluviométrie suffisante qui favoriserait le secteur de l’agriculture, la mise en œuvre de réformes structurelles notamment pour les entreprises d’État non performantes, une politique monétaire accommodante et la poursuite des négociations visant à restructurer la dette publique en complément des efforts de consolidation budgétaire ». Par contre, l’inflation du pays  devrait diminuer légèrement pour atteindre 5,9 % en 2021 et 5,7 % l’année suivante.

En outre, le déficit budgétaire de la Gambie devrait se réduire à 3,2 % du PIB en 2021 et à 2,3 % en 2022, tandis que le déficit des opérations courantes se creuserait pour atteindre 10,4 % du PIB en 2021 et 10,1 % en 2022. Cependant, la BAD explique que « des risques menacent ces perspectives comme des pressions sur les dépenses lors de l’élection présidentielle de 2021, l’incapacité à obtenir une aide extérieure ou un retard dans la réouverture des activités économiques ».

Daouda Bakary Koné

Les Nations Unies lancent le premier portail régional en ligne pour rassembler tous les pays africains avec des données et des preuves sur le développement durable

0
Antonio Guterres secrétaire général de l'ONU

Mesurer et évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable en Afrique est devenu beaucoup plus facile lorsqu’un groupe d’entités régionales des Nations Unies a lancé le premier portail de données en ligne qui rassemble les données statistiques collectées dans tous les pays du continent.

Aujourd’hui, 17 entités régionales des Nations Unies, dans le cadre de la Plateforme de collaboration régionale pour l’Afrique (PCR), ont dévoilé la Plateforme de données des Nations Unies pour l’Afrique au service du développement.  Il s’agit de la première plate-forme à servir de référentiel à guichet unique qui capture des données et des preuves de haute qualité sur le Programme 2030 et les ODD de tous les pays africains. C’est aussi le premier du genre à rehausser le profil des progrès statistiques vers la vision de l’Union africaine – Agenda 2063.

« Alors qu’il ne reste plus que neuf ans pour atteindre les ODD, il est essentiel d’utiliser des données communes et harmonisées pour accélérer les progrès. Le lancement de cette nouvelle plateforme marque une étape importante dans les actions en faveur de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Des données fiables et collectives permettront à tous les acteurs de prendre les meilleures mesures politiques possibles fondées sur des données probantes pour accélérer les ODD, renforcer la collaboration, éviter les dédoublements inutiles et s’assurer que nous pouvons combler les  lacunes, ne laissant vraiment personne de côté », a déclaré la Sous-Secrétaire générale Ahunna Eziakonwa, Directrice du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le Développement, qui est également Vice-Présidente du PCR africain, lors du lancement virtuel.

Le nouveau portail de données examine les 17 objectifs de développement durable et les décompose en 169 cibles et 231 indicateurs, permettant à chacun de suivre les progrès au niveau granulaire. Il est ouvert à tous les utilisateurs, y compris les décideurs, les planificateurs, les gestionnaires de programmes, les partenaires de développement, les organisations du secteur privé, les groupes de la société civile, les institutions universitaires, les chercheurs, les étudiants, les médias et bien d’autres.

Le lancement de cette nouvelle plateforme marque une étape importante dans les actions en faveur de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine

Selon les statisticiens de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), parmi les 169 objectifs fixés dans les ODD, seulement 30% d’entre eux sont quantifiables. Pour le reste des cibles non quantifiables, la plateforme en ligne propose des valeurs cibles en utilisant une approche pragmatique et ambitieuse. Il identifie les pays en suspens de la région et définit leur taux de variation moyen comme taux cible de la région.

« La présentation d’ensembles de données complets et pratiques nous aidera particulièrement, nous, fonctionnaires du gouvernement, à suivre les progrès, à prendre des décisions judicieuses et à évaluer les résultats et les impacts. Cette plate-forme de données est un outil en ligne attendu depuis longtemps pour nous permettre d’effectuer des analyses approfondies et des évaluations des progrès aux niveaux de l´objectif et de l´indicateur, et de les relier à nos plans nationaux de développement », a déclaré le Dr Saulos Chilima, Vice-Président du Malawi.

Le nouveau moteur de recherche donne également aux utilisateurs la possibilité de classer les statistiques selon diverses dimensions, telles que les huit communautés économiques régionales reconnues par l’Union africaine, les pays les moins avancés, les pays en développement sans limites et les États producteurs de pétrole et riches en minéraux. En outre, il reconditionne les données par questions thématiques clés. Par exemple, les utilisateurs peuvent catégoriser les indicateurs des ODD par agriculture, énergie et santé, ce qui leur permet non seulement d’analyser les progrès spécifiques au niveau des pays, mais aussi d’examiner la convergence, les similitudes et les différences entre une variété de blocs et de sujets sous-régionaux.

« L’Afrique est un continent avec un grand potentiel et des aspirations claires telles qu’articulées dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. La transformation nécessite des données de qualité, opportunes et désagrégées pour guider les investissements ciblés et garantir les rendements souhaités dans le développement de son capital humain, la viabilité environnementale, la transformation économique et la prospérité pour tous », a déclaré Oliver Chinganya, Directeur du Centre africain de statistique de  la CEA.

S’appuyant sur l’infrastructure existante développée par la CEA, le portail de données de l’ONU pour l’Afrique consolide les statistiques des plates-formes et des outils technologiques disponibles dans les entités des Nations Unies. Sans réinventer la roue, le groupe régional de l’ONU, également connu sous le nom d’Opportunity/Issue-based Coalition (OIBC) 1, a mis au point une nouvelle façon d’apporter des données aux utilisateurs, renforçant l’approche « à l’échelle de l’ONU » pour fournir un espace commun où tout le monde peut facilement trouver des preuves critiques.

« L’objectif est de réduire la charge pesant sur les pays en termes de réponse aux besoins en données et d’éviter les demandes répétées de données de diverses organisations. Ce portail rassemble des données fragmentées des États membres en un seul endroit, et ces informations peuvent également être utilisées par les agences des Nations Unies et d’autres partenaires », a déclaré le Dr Bannet Ndyanabangi, Directeur régional par intérim de l’Afrique orientale et australe de l’UNFPA et co-organisateur de l’OIBC 1.

Le portail de données devrait être utilisé dans les rapports d’avancement sur les ODD et d’autres documents de développement durable.  Il peut également être utilisé pour préparer des discours et des présentations à l’intention des hauts dirigeants des gouvernements et des institutions,  ainsi que pour stimuler les conversations sur les politiques, par exemple, pour des examens nationaux volontaires et d’autres discussions politiques sur les programmes de développement durable, en particulier pour faciliter des analyses approfondies. Le portail peut également être cité par les médias, les instituts de recherche et d’autres organisations pour mener d’autres études.

Centrafricaine : la Fao et la Minusca contribuent à la relance rapide des activités d’élevage des populations touchées par la crise à Birao

0
Qu Dongyu DG de la FAO (photo)

Depuis septembre 2019, la ville de Birao en République centrafricaine a été confrontée à des chocs multiples et persistants. Les pillages, les incendies de maisons, de greniers et de parcelles, l’abattage anarchique de troupeaux et la destruction des habitats du bétail ont significativement aggravé la vulnérabilité et les moyens d’existence des populations.

D’après le rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, près de 10 000 personnes déplacées avaient été enregistrées, du 12 au 23 octobre 2019, sur le site de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et celui de l’aérodrome. En effet, en raison de conflits accrus, ces populations ont été contraintes de fuir et d’abandonner leurs terres et intrants agricoles, engendrant l’arrêt brutal de leurs activités de production. De plus, la crise a provoqué une rupture de la communication entre les différentes communautés et a détérioré la cohabitation entre les différentes ethnies de la zone. Afin d’éviter tout actes de représailles, la population sur les sites des déplacés était répartie comme suit : les Goula et les Kara étaient réfugiés sur le site de la MINUSCA tandis que les Rounga et Haoussa se trouvaient sur celui de l’aérodrome.

Dans ce contexte de crise, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé un projet afin d’assister la population de Birao et de ses environs. Le projet, intitulé « Appui à la résilience de la population affectée par les crises de Birao », financé par la MINUSCA pour un montant de 50 000 USD, a permis à la FAO et à ses partenaires d’assister 540 ménages, soit 2 700 personnes, dont 59 pour cent de femmes, pendant sept mois. Le projet avait pour objectif de renforcer la résilience des ménages touchés par les crises, améliorer leur sécurité alimentaire et leur permettre de rétablir leurs moyens d’existence. La FAO collabore avec la MINUSCA afin de répondre aux besoins les plus urgents des populations touchées par les impacts de l’aggravation de l’insécurité en République centrafricaine.

Il s’agissait spécifiquement de fournir une assistance d’urgence en kits d’élevage du petit bétail (poules locales et caprins) afin de permettre aux ménages de relancer la production animale.

La FAO a organisé une foire aux intrants et a fourni des coupons d’une valeur comprise entre 102 000 XOF (soit 188 USD) et 300 000 XOF (soit 554 USD) aux bénéficiaires, organisés en 54 groupements de 10 ménages. Ainsi, ceux-ci ont pu acheter sur la foire aux intrants des géniteurs de caprins ou de poule locale, ainsi que des aliments pour bétail. Les groupements de bénéficiaires en élevage de caprins ont également reçu des kits de matériaux de construction d’abris pour animaux (tôles, chevrons, fers, ciment, pointes et pax alu) et ceux bénéficiaires des kits d’élevage de la poule locale ont reçu six mangeoires et six abreuvoirs. Les animaux fournis aux bénéficiaires ont tous été vaccinés et déparasités. De plus, le partenaire de mise en œuvre et 108 délégués techniques ont également bénéficié d’une formation sur les bonnes pratiques agricoles et d’élevage et sur les procédures d’organisation d’une foire aux intrants.

Les activités mises en œuvre ont permis de relancer les activités de petit élevage au profit de chaque membre des groupements de bénéficiaires, notamment grâce à la reproduction des animaux reçus. D’autre part, les activités de sensibilisation et d’identification des ménages bénéficiaires composés de différentes ethnies, la formation de ceux-ci, et la vente des intrants agricoles par les fournisseurs composés également de plusieurs ethnies ont contribué à renforcer de manière significative la cohésion sociale et le dialogue intercommunautaire au sein de la zone d’intervention. De plus, le projet a permis aux fournisseurs sélectionnés pour la foire aux intrants de tirer un revenu de la vente de leurs animaux, contribuant ainsi à renforcer l’économie locale. Enfin, le suivi technique fourni par la FAO et ses partenaires permettra de pérenniser les acquis du projet et de renforcer durablement les capacités des ménages et leur résilience face aux chocs futurs.

La RD Congo et la BAD vont accélérer les chantiers de la transformation structurelle de l’économie et la croissance inclusive post-Covid-19

0
Directeur général pour la région Afrique centrale de la Banque Africaine de Developpement Serge Nguessan (Photo)

La Banque mission a réaffirmé son engagement à appuyer le gouvernement dans l’organisation du forum de l’Alliance pour l’entreprenariat en Afrique d’ici à la fin de 2021

Une mission de haut niveau du Groupe de la Banque africaine de développement, conduite par le directeur général pour la région Afrique centrale, Serge Nguessan, s’est rendue du 30 août au 4 septembre 2021 à Kinshasa pour renforcer les relations entre la Banque et la République démocratique du Congo (RDC).

Cette mission avait comme objectif le renforcement et la redynamisation de la coopération entre la Banque et la RD Congo, conformément à la volonté des nouvelles autorités congolaises d’accélérer la mise en œuvre des grands chantiers pour la transformation structurelle de l’économie et la croissance inclusive post-Covid-19. Les deux parties ont salué l’excellent déroulement des travaux et la qualité des échanges.

L’administrateur du Groupe de la Banque pour la RDC, Ilankir Matungulu, ainsi que le directeur général adjoint pour l’Afrique centrale et nouveau représentant-pays de la Banque en RDC, Solomane Koné ont pris part à cette mission stratégique qui comprenait également des experts du bureau-pays à Kinshasa, en charge des secteurs clés, notamment dans les domaines économiques et opérationnels, les infrastructures et le développement social.

Des concertations fructueuses ont eu lieu avec les plus hautes autorités et les partenaires techniques et financiers basés en RDC. Les échanges avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement, ont été axés sur le renforcement de la coordination et les synergies pour mieux relever les défis majeurs du pays.

Les échanges avec les hautes autorités ont notamment porté sur la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de la RDC, mais également sur la coopération avec la Banque dans les domaines stratégiques, dont les infrastructures, la gouvernance, la relance économique et la création d’emplois.

Les autorités congolaises ont également salué la pertinence des axes d’intervention de la Banque et l’importance du portefeuille en cours d’exécution, qui comporte 31 opérations d’une valeur d’environ 1,62 milliard de dollars américains dans les secteurs stratégiques de la gouvernance, l’agriculture, les infrastructures de transport, l’énergie, l’eau et l’assainissement.

La mission a rencontré des autorités au plus haut niveau : Jean-Michel Sama Lukonde, Premier ministre,  Nicolas Kazadi, ministre des Finances et gouverneur de la Banque africaine de développement pour la RD Congo, Alexis Gisaro Muvunyi, ministre d’État, ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Christian Mwando Nsimba ministre d’État, ministre du Plan, Désiré M’Zinga Birhanze, ministre de l’Agriculture et Cherubin Okende Senga, ministre des Transports, des Voies de communication et du Désenclavement.

Les deux parties ont convenu d’une revue approfondie du portefeuille de la Banque en RDC afin d’accélérer la mise en œuvre des projets pour mieux accompagner le processus de transformation économique et améliorer les conditions de vie des populations. Les autorités congolaises ont salué l’engagement de la Banque à continuer de jouer un rôle de premier plan en matière de mobilisation des ressources et de structuration financière des projets structurants et intégrateurs.  

La redynamisation de la coopération passe par des axes stratégiques, il s’agit notamment du projet du barrage Inga III, de la construction du port de Banana dans la province du Kongo central, du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, du développement des grands corridors routiers pour le désenclavement interne et l’intégration sous-régionale, du développement des zones spéciales de transformation agro-industrielle, du renforcement des capacités et de l’emploi des jeunes et des femmes, ainsi que des réformes sectorielles pour le développement des filières porteuses et du secteur privé.

La Banque africaine de développement a réitéré son engagement à jouer son rôle de partenaire de premier plan dans la conception et la mise en œuvre des programmes et projets structurants inscrits dans le programme de développement du pays. Les autorités congolaises ont apprécié la décision du président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, de renforcer les ressources humaines du bureau-pays et d’élever la qualité de sa représentation en RDC par la nomination du directeur général adjoint pour l’Afrique centrale comme responsable pays.

La Banque mission a réaffirmé son engagement à appuyer le gouvernement dans l’organisation du forum de l’Alliance pour l’entreprenariat en Afrique d’ici à la fin de 2021.

Burundi : la BAD finance une usine de briquettes, pour renforcer la résilience et la cohabitation dans un camp de réfugiés

0
La BAD finance une usine de briquettes, pour renforcer la résilience et la cohabitation dans un camp de réfugiés. Image

Le camp de réfugiés de Nyankanda, situé dans la province de Ruyigi, est le cinquième camp de réfugiés au Burundi. Ouvert en avril 2019, après ceux de Kinama, de Musasa, de Bwagiriza et de Kavumu, ce camp bénéficie d’une solution innovante pour répondre au défi récurrent de l’accès à l’énergie de cuisson.

Dans les cinq camps, les réfugiés ont pour habitude de récolter du bois pour la cuisson, tant à l’intérieur qu’en dehors des camps. Or, la coupe des arbres conduit à la déforestation, mais aussi à des tensions avec les communautés hôtes et expose les réfugiés à certains risques, notamment de violence sexuelle et sexiste envers les femmes et les filles, traditionnellement chargées de la collecte du bois.

Sous l’impulsion du gouvernement du Burundi, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) promeut l’utilisation de briquettes comme source d’énergie alternative et durable pour la cuisson. Avec l’appui de la Banque africaine de développement, l’agence onusienne a construit une unité de production de briquettes à Nyankanda.

L’usine a créé des emplois pour les réfugiés et la population locale vivant autour du camp, favorisant ainsi une cohabitation pacifique entre les réfugiés et leurs hôtes.

 « Nous avons installé un panneau solaire qui produit de l’énergie équivalent à 12 kilowatt/heure, explique Boniface, le gérant de l’usine. La matière première provient des ateliers de menuiserie aux alentours du camp et de la région. Nous mélangeons la sciure et la levure et obtenons ainsi la biomasse qui sera transformée en briquette. » Au maximum, 80 kilogrammes de briquettes par heure sont produits et utilisés par les réfugiés comme combustible pour la cuisson.

La collecte et la livraison des matières premières utilisées sont assurées par des membres de la communauté hôte, ce qui constitue pour elle, une activité génératrice de revenus. Cela permet de renforcer la cohabitation pacifique entre réfugiés et communautés d’accueil. Quelque vingt-six réfugiés et quatorze membres des communautés hôtes ont obtenu un emploi à plein temps grâce à la production et à la distribution de briquettes.

Arrivé en 2019 d’Uvira, dans le Sud-Kivu (République démocratique du Congo), Ngando est employé à plein temps à la briqueterie. Ce père de huit enfants, infirmier en RDC, n’a pas réussi à l’examen d’habilitation à exercer son métier au Burundi. Reconverti comme agent dans l’usine, Ngando a été formé à l’usage des machines et l’élaboration de diverses formules destinées à l’obtention de la biomasse selon les matières premières disponibles. « J’ai beaucoup appris. Le salaire que je gagne ici me permettra d’ouvrir une petite boutique, car j’aimerais avoir ma propre activité », espère-t-il.

Innocent, père de 40 ans, habite à côté du camp, dans la petite ville de Kayongozi. Il travaille dans l’usine depuis 2019 et perçoit un salaire en complément de ce qu’il gagne dans l’agriculture. Innocent a également bénéficié de formations en gestion des eaux usées (creusage de caniveaux), en peinture en bâtiment et en soudure. Autant de compétences utiles pour améliorer ses revenus.

La Banque africaine de développement et le HCR montrent, par ce projet, que le développement du secteur privé est crucial pour le renforcement de la résilience dans des situations de fragilité, tout en améliorant les conditions de vie des réfugiés et des communautés hôtes.

L’approche novatrice de ce projet pilote a permis à l’agence de l’ONU de mobiliser d’autres partenaires, soulignant ainsi le rôle catalyseur de la Banque africaine de développement en matière d’investissements.

Ce type de collaboration est l’une des nombreuses réussites qui seront partagées lors du Forum pour la résilience en Afrique qui se déroulera du 28 au 30 septembre prochains. Organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement, ce forum qui se déroulera sur le thème, « Au-delà du Covid‑19 : travailler ensemble pour un continent résilient », réunira différents acteurs avec l’objectif d’accélérer les initiatives de renforcement de l’État dans les contextes les plus fragiles du continent.

Mali: « Oumou-Vision » est une association sur les fonts baptismaux

0
Image de la cérémonie par Oumou-Vision, une association sur les fonts baptismaux


 
Ils étaient tous là : autorités locales, sécuritaires, légitimités traditionnelle, coutumière et religieuse, services techniques, société civile, CAFO, jeunesse, ONGs, médias, membres et sympathisants, etc. Du coup, une salle de conférence archicomble, à l’hôtel de ville de Goundam, samedi, 11  septembre 2021, pour magnifier l’avènement d’une nouvelle pierre constructive : la jeunesse et le développement.

Une vision, poser les jalons du développement !

Aux yeux de sa population, elle incarne le développement socioéconomique, global, harmonieux et durable de son terroir ; pour d’autres, elle est un « chantre de la paix » et demeure un « bras armé » au service non seulement de sa commune mais également de la patrie malienne. Il s’agit de Mme Seck Oumou Sall Seck, première femme maire de la commune urbaine de Goundam de 2004 à nos jours et actuellement Ambassadrice du Mali en Allemagne. Ces valeurs d’humanisme, de conviction et d’actions qui la caractérisent servent, d’ores et déjà, de repères à la jeune génération. 

Pour perpétuer sa vision et rendre hommage à cette dame dite « Amazone du développement et de la paix », des jeunes de Goundam ont porté sur les fonts baptismaux une association citoyenne dénommée : « Groupe d’initiatives et d’actions Oumou-Vision». « En effet, cette association est une initiative citoyenne et apolitique des jeunes de Goundam adhérant dans la ligne de conduite de la vision de Mme Seck Oumou Sall pour le développement inclusif du cercle de Goundam en soutenant les projets de développement et de résilience de nos communautés à la base. Oumou-Vision puisque Mme Seck Oumou Sall, fille du terroir, s’est toujours engagée pour le rayonnement et le développement de la vie socioéconomique du terroir », a indiqué Yéhia Tandina, président de la dite association. Et d’ajouter que  l’association a la volonté manifeste d’accompagner toutes les initiatives et les actions de développement du cercle et de la commune urbaine de Goundam. Il s’agit également, pour les initiateurs, de poser les jalons du développement local et irréversible.

Cette initiative a été chaleureusement saluée par les autorités locales, le sourire aux lèvres. « Je suis heureux en cette circonstance heureuse pour remercier les jeunes qui ont eu cette initiative. Une initiative qu’il faut saluer parce qu’il s’agit de mobiliser les forces vives de Goundam pour le développement local… Vous vous êtes inspirés d’une femme qui a fait ses preuves…», s’est réjoui M. Abocar Hanga Touré, Président de l’Autorité intérimaire de Goundam.

Et à Mahamane Alidji Cissé, 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Goundam de renchérir. « Merci à ces jeunes qui ont l’esprit de rendre le mérite en faisant de cette dame d’actions, leur idole. Cela augure que cette jeunesse est prometteuse en se référant à des personnalités qui ont porté Goundam dans leur cœur et qui ont fait de la promotion et le développement de Goundam, le sens de leur vie ».

Soutenir le développement inclusif

Pour joindre l’utile à l’agréable, le Groupe d’initiatives et d’actions Oumou-Vision (G.O-Vision), conscient des enjeux autour du développement inclusif de Goundam et le défi environnemental, a apporté son appui à l’ « Opération Goundam, ville propre », avec un lot de matériels d’assainissement composé de 13 brouettes, 80 râteaux, 20 pelles et 100 manches râteaux. Un geste accueilli, en grande pompe, par les bénéficiaires qui étaient contraints au manque de matériels.   
   
Selon son président, Yéhia Tandina, « Oumou-Vision » entend jouer sa partition dans le retour de la paix et magnifier la cohésion sociale. « Comment ne pas adhérer de bon cœur à l’association Oumou-Vision lorsqu’une bonne partie de notre temps et l’immensité de nos potentialités humaines sont utilisées au quotidien pour asseoir la paix, le vivre ensemble, le civisme, la protection de l’environnement et la résilience de nos communautés vulnérables », a-t-il souligné.

Aux dires de son président, « Oumou-Vision entend hisser l’étendard de la ville de Goundam parmi les villes les plus développées du Mali.

Par Almoudou Mahamane Bangou/Correspondant Particulier

La BOAD et BPI France signent un accord de coopération d’environ 8 millions d’euros pour soutenir les PME au sein de l’UEMOA

0
Une vue de la signature de convention

Au Togo, Serge EKué, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et Pédro Novo, Directeur Exécutif Export de la Banque Publique d’Investissement française (BPI France),  ont procédé à la signature d’un accord de coopération visant à développer des activités et financer en commun des projets notamment dans le secteur des petites et moyennes entreprises (PME) pour des sujets relatifs à la création, l’innovation, le développement, l’investissement, et l’internationalisation entre autres, au sein de la zone UEMOA.

Selon le communiqué de presse de la BOAD, « Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la BOAD en faveur des PME de la sous-région ouest africaine, et contribuera à faciliter leur accès aux financements, notamment aux crédits à moyen et long terme »

Le communiqué précise que « depuis le début des opérations de la Banque, un peu moins de 8 millions d’euros (782) ont été dédiés aux PME sous forme de lignes de refinancement octroyées aux banques locales et institutions de microfinance ».

« Je me réjouis d’avoir signé ce jour le cadre de collaboration entre Bpi-france et BOAD marquant ainsi le démarrage de notre coopération pour le financement et le soutien au développement d’activités et de projets portés notamment par les PMEPMI de la zone UEMOA », déclaré serge Ekué président de la BOAD

Ces financements ont permis de créer des emplois en faveur des jeunes et des femmes. Avec le Plan Stratégique Djoliba pour le quinquennat 2021-2025, la BOAD s’est fixé comme objectif de contribuer à la création de 245 000 emplois supplémentaires, dont environ 17 000 dans le segment des MPME.

Daouda Bakary Koné

Afrique: 60 millions USD de la CDC group en soutien au crédit privé africain dans le cadre d’une nouvelle stratégie

0
Une vue du PDG de la CDC Group

Le Groupe CDC, l’institution de financement du développement (IFD) et investisseur d’impact du Royaume-Uni, a pris un engagement de 60 millions de dollars dans le cadre de sa stratégie de fonds de crédit privé africain, qui vise à remédier à une importante dislocation du marché du crédit et à un déficit de financement du marché intermédiaire, une situation aggravée par la crise du Covid-19.

Le dernier engagement de CDC couvre deux investissements : un investissement de 30 millions de dollars dans Vantage Mezzanine Fund IV, qui est géré par Vantage Capital, un gestionnaire de fonds panafricain établi ; et un investissement de 30 millions de dollars dans BluePeak Private Capital Fund I, le premier fonds de BluePeak.

Selon le communiqué de presse rendu public  ces engagements permettront aux gestionnaires de fonds d’augmenter l’offre de crédit aux entreprises africaines de taille intermédiaire en fournissant des financements mezzanine contracycliques, sur mesure et répondant aux besoins du marché.

« Nous sommes fiers d’avoir réalisé nos premiers investissements exécutés dans le cadre de la stratégie de fonds de crédit privés africains de CDC. Nos partenariats avec Vantage Capital et BluePeak Private Capital soutiennent les entreprises mal desservies à un moment critique.», a déclaré, Clarisa De Franco, directrice générale et responsable des fonds de capital-investissement, CDC

Par ailleurs, la stratégie du Fonds de crédit privé africain de la CDC vise également à avoir un effet de signal en attirant davantage d’investisseurs commerciaux sur les marchés africains, ce qui contribuera à son tour à développer des plateformes de dette privée fiables et à long terme pouvant faciliter la croissance économique, l’emploi et le développement durable sur tout le continent. Toutefois,  l’investissement contribue à l’objectif de développement durable des Nations Unies pour le travail décent et la croissance économique (ODD 8).

Pour sa part, Jo Fry, directeur des investissements et responsable du crédit intermédié, CDC a affirmé que : « Nos investissements dans Vantage Capital et BluePeak Private Capital offrent une opportunité d’acheminer les capitaux là où ils sont le plus nécessaires. Les entreprises africaines sont souvent confrontées à des défis importants pour accéder au financement et la pandémie a encore resserré la disponibilité des capitaux sur ces marchés ».

Zangouna Faso