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Affaire des bâtiments publics vendus au Mali : Le procureur du pôle économique de Bamako ouvre une enquête

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Par croissanceafrique


Au Mali, suite à des rumeurs persistantes qui font état de la cession à des particuliers de l’immeuble abritant l’Institut National des Arts (INA), le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III, chargé du Pôle économique et financier de Bamako, Mamadou Kassogué, a décidé de l’ouverture d’une enquête au niveau de son parquet afin de faire toute la lumière sur la régularité formelle et les conditions de fond de telles opérations.


Dans son communiqué relatif à cette situation, le procureur affirme que cette cession n’a été portée à la connaissance du public que de façon incidente, semble à tous égards être intervenue dans des conditions laissant subsister de sérieux doutes sur la transparence de l’opération.
Dans des conditions similaires, d’autres biens immobiliers de l’État ont été cédés à des particuliers, suscitant l’incompréhension des populations, ajoute-t-il.


Face aux forts risques de malversations inhérents à de telles opérations et à l’indignation que ces cessions suscitent au sein de l’opinion publique, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III, chargé du Pôle économique et financier de Bamako, a décidé de l’ouverture d’une enquête au niveau de son Parquet, afin de faire toute la lumière sur la régularité formelle et les conditions de fond de telles opérations. Il précise que l’opinion sera tenue au courant des évolutions de la procédure.


Par ailleurs, concernant les événements des 10, 11 et 12 Juillet 2020, le procureur de la République invite les victimes, qui n’ont pas encore été auditionnées, à se présenter à son cabinet pour être mises en rapport avec le juge d’instruction en charge du dossier. Cette invitation s’adresse également aux éventuels témoins pouvant contribuer à la manifestation de la vérité, ajoute-t-il.


IB KONE

Au Sénégal, les administrateurs de la BNDE approuve un résultat net de 2,573 Milliards de F CFA pour l’année 2020

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L’Assemblée Générale Ordinaire de la Banque Nationale pour le Développement Economique (BNDE) s’est réunie le 28 avril 2021, pour approuver le résultat de la Banque qui s’élève à FCFA 2,573 Milliards. Il a été réparti en 35% de dividendes et 65% de réserves.

L’activité de la Banque sur l’exercice 2020 s’est soldée par un total bilan qui s’élève à 279 Milliards FCFA avec une progression de 62,7 Milliards FCFA, soit + 29% par rapport à 2019. Les crédits à la clientèle et aux SFD se situent à 143 Milliards FCFA, ils ont connu une progression sur l’exercice 2020 de 32 Milliards FCFA.

L’année 2020 a aussi été marquée par le démarrage de son réseau d’Agency Banking, qui compte à date 21 points, qui viennent s’ajouter aux 16 agences réparties dans tout le territoire national dont un bus mobile.

Par ailleurs, sur l’année 2021, le nombre d’Agency Banking sera multiplié par 4 pour atteindre plus de 80 points. Les nouveaux produits que sont, le crédit-bail et l’affacturage vont continuer à se développer et permettre aux entreprises de relancer progressivement leurs activités.

Toutefois, la finance Inclusive continuera d’occuper une place importante à travers la mise en œuvre de programmes affiliés au programme de résilience économique et social (PRES). Il s’agit de la mise en œuvre du crédit hôtelier touristique, du crédit transports aériens et de l’appui de la DERFJ dans des opérations spécifiques.

Il faut signaler que grace à l’engagement de son Conseil d’Administration et de l’ensemble de son personnel, la BNDE a su maintenir le cap malgré cette année difficile vécue par tous les acteurs économiques.

Zangouna Koné

Côte d’Ivoire : KINEDEN Commodities SA obtient avec succès son premier financement structuré offshore de 4,5 M€ auprès d’EBI SA

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KINEDEN Commodities SA a bouclé avec succès son premier financement structuré offshore de 4,5 M€ auprès d’EBI SA (filiale internationale du groupe Ecobank) au titre de la campagne cacaoyère 2020/2021. Cette première incursion du négociant ivoirien sur les marchés financiers internationaux a été réalisée dans un contexte socio-économique difficile. KINEDEN a été accompagnée sur cette opération par OBARA Capital, hedge fund africain.

La Côte d’Ivoire devrait maintenir sa production de fèves de cacao à 2,2 millions de tonnes au titre de la campagne 2020/2021, qui se déroule dans un contexte particulièrement difficile pour les planteurs et les négociants ivoiriens. En effet, le ralentissement de l’économie mondiale dû à la pandémie de coronavirus s’ajoute aux conséquences du bras de fer entre les autorités ivoiriennes et ghanéennes d’une part, et avec les géants mondiaux du chocolat d’autre part au sujet du différentiel de revenu décent (DRD) sur le prix du cacao. 

Dans ce contexte particulier, KINEDEN Commodities SA, conseillée par le hedge fund Obara Capital de Bernard Ayitee, a pu effectuer avec brio son entrée sur les marchés financiers offshore, en levant auprès d’une banque internationale 4,5 M€ qui permettront au négociantde financer sa campagne cacaoyère 2020/2021.

« Ce financement vient en complément des facilités que nous avons auprès des banques locales. Il s’inscrit dans une stratégie de diversification de nos partenaires financiers afin d’aboutir à plus de flexibilité dans notre stratégie financière et à une réduction de notre coût d’emprunt. Cela nous permettra d’être encore plus efficace dans nos actions en faveur de la durabilité, notamment la lutte contre le travail des enfants et la formation des cacaoculteurs aux enjeux environnementaux », indique Stéphane Apoque, directeur général de KINEDEN Commodities SA. 

Grâce à cette capacité à lever des financements supplémentaires, KINEDEN pourra se lancer dans la transformation locale du cacao et dans le négoce d’autres matières premières agricoles, notamment la noix de cajou. Cette intégration à la fois verticale et horizontale de la chaîne de valeur agricole devrait permettre à KINEDEN de consolider sa position dans le secteur agro-industriel ivoirien.

«La mise en place de ce financement par EBI SA, la filiale internationale du groupe Ecobank basée à Paris, illustre la volonté du groupe Ecobank d’accompagner ses clients non seulement dans leurs financements locaux, mais aussi dans leur financement off-shore. Cela nous paraissait important en tant que banque panafricaine de soutenir les acteurs de ce secteur stratégique pour la Côte d’Ivoire et la sous-région, particulièrement dans le contexte actuel de pandémie »,poursuit Julie Coulon, Head of Trade & Structured Finance de EBI SA.

« Longtemps considérés comme inaccessibles parles PME locales, les marchés financiers internationaux offrent pourtant des solutions de financement intéressantes, qui devraient être davantage explorées par ces PME. Pour des négociants comme KINEDEN, l’accès à une facilité pré-export structurée euro est un facteur de compétitivité non négligeable », ajoute Eric Kouamé, Senior associate chez OBARA Capital. 

À propos de KINEDEN Commodities SA 

Créée en 2014, KINEDEN Commodities SA est une société anonyme privée de droit ivoirien spécialisée dans le négoce du cacao. Avec les accréditations UTZ, FairTrade et Rainforest, KINEDEN est un acteur majeur du cacao certifié durable, et exporte environ 50.000 tonnes de fèves chaque année. 

À propos d’OBARA Capital

OBARA Capital est le premier Hedge Fund africain. Son objectif est d’offrir à ses clients des instruments de financement innovants conçus pour apporter des solutions sur-mesure à leurs problématiques financières. Ces solutions combinent une compréhension fine des réalités africaines et l’utilisation de techniques d’ingénierie financière sophistiquées.

Paradigm Initiative et ses partenaires souhaitent la bienvenue aux délégués à DRIF21.

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Paradigm Initiative (PIN), Consortium of Ethiopian Human Rights Organizations (CEHRO), Conseil des Panafricanistes du Tchad, Digital Foundation of Namibia, Digital Human Rights Lab, Digital Shelter, Internet pour tous en Centrafrique / SPJ Labs, Internet Society Chad Chapter, Koneta Initiative et la Fondation Zaina accueillent plus de 400 délégués de 42 pays – dont 32 pays africains – à un incroyable Forum sur les droits numériques et l’inclusion (DRIF21). Il s’agit d’un forum particulièrement important qui survient à un moment où la plupart des pays trouvent leur dynamique numérique tout en travaillant pour un monde au-delà de la pandémie COVID-19. DRIF est organisé chaque année depuis 2013, mais en 2020, le COVID-19 a perturbé le projet d’organiser un événement en personne.

Nous nous sommes adaptés à la pratique, avons enduré la réalité de l’environnement d’exploitation du COVID-19 et annoncé l’annulation de DRIF20. Nous avons expérimenté de nouvelles façons de nous rencontrer alors que le continent africain se réveillait à une nouvelle aube qui plaçait l’importance des droits numérique et de l’inclusion numérique au centre de la scène. L’éducation a été mise en ligne, la surveillance de la santé est devenue une pratique et le travail est devenu lointain.

«Les communautés marginalisées en Afrique sont devenues plus aliénées du monde. Ceux qui ont migré en ligne pour des commodités de base telles que l’apprentissage en ligne et les consultations de santé étaient virtuellement connectés. Beaucoup ont été laissés pour compte à un moment où les droits numériques sont clairement un catalyseur de la réalisation des droits de l’homme. Nous devons réfléchir à la réduction de la fracture numérique dans nos pays africains et partager nos idées sur la protection de l’espace numérique », a déclaré Thobekile Matimbe, Community manager de PIN.

Le directeur exécutif de PIN, ‘Gbenga Sesan, a déclaré que » dans de nombreux pays africains, 2020 a vu l’introduction de nouvelles lois et pratiques qui ne tiennent pas compte des droits numériques des citoyens.  » Il a poursuivi: «pour nous assurer que notre nouvelle norme n’encourage pas un climat de répression au nom de la sécurité publique, il est important que les organisations de la société civile collaborent dans les domaines et les pays concernés, et c’est pourquoi nous sommes ravis de travailler avec pays hôtes de 12 pays africains et plusieurs organisateurs d’événements virtuels pour présenter l’édition 2021 du forum. »

«Nous sommes reconnaissants aux sponsors du DRIF21, au Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail; Fondation Ford; Royaume des Pays-Bas; Réseau Omidyar; et l’Open Society Initiative pour l’Afrique de l’Ouest, pour avoir travaillé avec nous pour organiser notre Forum le plus ambitieux à ce jour et nous sommes heureux d’accueillir tous les délégués, et tous ceux qui regarderont la diffusion en direct des sessions, pour une expérience DRIF21 passionnante », a déclaré Nnenna Paul -Ugochukwu, chef de l’exploitation de PIN.

Organisé comme un événement hybride avec des événements physiques dans douze pays africains et de nombreuses sessions virtuelles, du 12 au 30 avril 2021, DRIF21 réunira divers experts pour façonner les conversations autour de la politique numérique, de l’inclusion numérique, de la liberté d’expression, de l’accès à l’information, de la confidentialité , l’accès Internet et de nombreux autres domaines thématiques.


By/Par: Valery Njiaba | Communications Officer | Paradigm Iinitiative.

Côte d’Ivoire: les actionnaires de la BOA percevront un dividende de 9,450 millions d’euros au titre de l’exercice 2020

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Une agence de BOA Niger en image

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Les actionnaires de la Bank Of Africa (BOA) Côte d’Ivoire, membre du groupe bancaire marocain BMCE Bank Of Africa, percevront le 12 mai 2021, au titre de l’exercice 2020, un dividende net global de 6,300 milliards de FCFA (9,450 millions d’euros), ont annoncé les dirigeants de cet établissement bancaire basé à Abidjan. Rapporté aux 20 millions d’actions qui composent le capital social de la banque, cela correspond à un dividende net de 315 FCFA (comme pour l’exercice 2019) par action de 1.000 FCFA. Ce niveau de dividende représente 31,5% du nominal de l’action de la banque.

La BOA Côte d’Ivoire avait réalisé au terme de l’exercice 2020 un bénéfice après impôts de 14,216 milliards de FCFA contre 14,382 milliards de FCFA pour celui de 2019, soit un léger repli de 1,2%. Son total du bilan était en revanche en hausse de 12,8% à 686,536 milliards de FCFA contre 608,499 milliards de FCFA en 2019. Les ressources collectées auprès de la clientèle avaient progressé de 18,4%, passant de 384,899 milliards de FCFA en 2019 à 455,759 milliards de FCFA un an plus tard.

Les créances de la banque sur sa clientèle s’étaient par contre repliées de 6,2% à 300,781 milliards de FCFA contre 320,521 milliards de FCFA un an auparavant. Le produit net bancaire de la banque s’était fortement bonifié de 5,436 milliards de FCFA, avec une réalisation de 40,811 milliards de FCFA contre 35,375 milliards de FCFA en 2019. Le résultat brut d’exploitation avait aussi suivi cette même tendance haussière, passant de 15,855 milliards de FCFA en 2019 à 19,977 milliards de FCFA en 2020 (+26%). Le coût du risque s’est de son côté fortement dégradé de 292,8%, avec une réalisation qui est passée de 1,459 milliard de FCFA au 31 décembre 2019 à 5,729 milliards de FCFA au 31 décembre 2020.

Au Sénégal affiche un déficit budgétaire d’environ plus de 578,700 millions d’euros

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Macky Sall (Photo) est un homme d'État sénégalais. Il est président de la république du Sénégal depuis 2012. Membre du PDS, il soutient le président Abdoulaye Wade lors de l'élection présidentielle sénégalaise de 2000.

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Le solde budgétaire, dons compris, du Sénégal est estimé en déficit de 385,8 milliards de FCFA (578,700 millions d’euros) à fin février 2021, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar, selon Financialafrik

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Par rapport à la même période de 2020où il s’élevait à 330,3 milliards de FCFA, ce déficit s’est accentué de 55,5 milliards de FCFA.

Cette situation fait suite à des dépenses publiques de loin plus importantes (732,4 milliards contre 688,8 milliards à fin février 2020) que les ressources globales (346 milliards).

Par rapport à fin février 2020, les dépenses budgétaires du Sénégal ont vu leur niveau augmenter de 43,6 milliards de FCFA. Selon la DPEE « cette hausse traduit la progression des intérêts sur la dette publique et des dépenses d’investissement, atténuée, toutefois, par la baisse des dépenses de fonctionnement ».Les intérêts sur la dette publique (88,8 milliards) et les dépenses en capital (280,7 milliards) ont en effet progressé respectivement de 47,3 milliards (+113,8%) et 8,8 milliards (+3,2%).

Toutefois, ces augmentations ont été amoindries par les  autres dépenses courantes  qui se sont contractées de 13,3 milliards de FCFA, s’établissant à 222,1 milliards de FCFA durant la période sous revue.

Concernant la masse salariale, elle a enregistré une progression modérée de 0,9 milliard pour se situer à 140,8 milliards de FCFA à fin février 2021.

« Quant à la hausse des investissements, la DPEE l’impute aux investissements financés sur ressources extérieures estimés à 151,9 milliards de FCFA et qui se sont confortés de 42,3% sur la période. De leur côté, les investissements financés sur ressources internes, évalués à hauteur de 128,8 milliards, ont enregistré une baisse de 22% par rapport à la même période de 2020″, a rapporté, nos confrères de Financialafrik.

Pour ce qui est des ressources,  leur niveau est en baisse de 3,3% par rapport à fin février 2020. Elles sont constituées de recettes budgétaires chiffrées à 320,6 milliards de FCFA et de dons estimés à 26 milliards de FCFA. Le repli de ces ressources est essentiellement imputable aux recettes budgétaires qui se sont contractées de 14 milliards (-4,2%), en liaison avec la baisse des recettes non fiscales (-8,3%) et fiscales (-4%).

En effet, ces dernières, évaluées à 308,2 milliards, ont baissé de 12,8 milliards à la faveur, notamment, de la baisse des impôts directs, des taxes sur biens et services intérieurs et de la TVA à l’import qui se sont amoindris respectivement de 11,4 milliards, 24,1 milliards et 0,9 milliard pour se situer à 117,6 milliards, 57,8 milliards et 56,1 milliards à fin février 2021.

En revanche, la DPEE souligne que les droits de porte (36 milliards), les droits d’enregistrement (10,5 milliards) et le Fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP) de 17,1 milliards, ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 1,7 milliard (+4,8%), 2,5 milliards (+31%) et 14,4 milliards (+533,7%). Les taxes rapatriées (PSE et COSEC), estimées à 7 milliards, suivent cette dynamique avec une hausse de 0,4 milliard, en glissement annuel.

CEMAC : la BEAC veut limiter les risques d’octroi des crédits bancaires

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La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) projette de mettre sur pied, un Bureau d’informations sur le crédit (BIC) en vue de réduire les risques dans l’octroi des crédits bancaires. Dans cette perspective, l’Institution d’émission monétaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) a lancé un avis de pré-qualification pour la sélection d’un partenaire technique et stratégique pour la mise en place de cette structure.

Ledit partenaire travaillera en collaboration avec la BEAC, la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) et les acteurs de l’écosystème bancaire d’Afrique centrale pour mettre sur pied une banque de données qui servira de catalogue pour les utilisateurs puisque le BIC indique la Banque centrale est « une société agréée dont l’activité principale est la production et la commercialisation des synthèses d’informations et des données sur l’identification et les antécédents financiers des agents économiques sollicitant des prêts ».

La mise en place du BIC constitue un double avantage d’une part pour le public qui aura une meilleure visibilité sur les risques prudentielles des banques et tous les autres établissements financiers et d’autre part pour les banques qui auront une idée plus précise sur la solvabilité de ses clients. En d’autres termes, ce bureau fournira un éventail d’informations dont chacune des parties s’en servira pour demander ou octroyer le crédit.

D’après les analystes, « avec une meilleure information sur les profils des emprunteurs, les banques pourraient être en mesure de mieux évaluer les risques de non-remboursement, et ainsi augmenter leur stock de prêts à l’économie ». Un travail  à réaliser avant la fin de l’année 2020, où il sera notamment question de passer en revue les 60 établissements de crédit constitués de 51 banques et 9 établissements financiers sans oublier 864 Etablissements de microfinance (EMF) ainsi que les établissements de paiement. 

Source: Financialafrik

Au Mali, Soïbou Mariko prend la tête des marchés publics !

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Au Mali, c’est au titre du ministère de l’économie et des finances que le conseil des ministres a procédé à la nomination de plusieurs personnalités sous l’égide de l’hôtel des finances.

Parmi les personnalités nommées, figure Soïbou Mariko, précédemment directeur général adjoint des marchés publics a été nommé ce mercredi 28 Avril 2021 au poste du Directeur général des marchés publics et des délégations de service public.

Il s’agit d’un poste qui a une envergure nationale. Soïbou Mariko est l’incarnation de la victoire, et d’un leadership vertueux. Sa force réside dans la discrétion et le sérieux. Il est ce cadre valable qui se bat pour un Mali Émergent. Sa force réside également dans le ménagement du personnel, bref un responsable parfait au sens direct du mot. Soibou Mariko, est un cadre parfait, oui un cadre qui a su démontrer sa capacité de résilience au sein de la direction générale des marchés publics. Un pivot rassurant…

« La nomination de Soibou Mariko au poste du DG des marchés publics était prévisible pour qui connaît son parcours. Mais l’homme aura été patient jusqu’à l’apparution de la fumée blanche« , a commenté, un internaute proche de lui.

Celui qui vient de prendre la tête des marchés publics au Mali est sur un terrain connu. Puisqu’il s’agit d’un technocrate, un cadre valable (selon ses proches) qui a servi plusieurs boîtes. Inspecteur des services économiques, Soïbou Mariko est un super soldat, un sac à dos qui ne compte pas sur quelqu’un , pour exécuter ses tâches. Puisqu’il détient une moralité rassurante sans doute. Il est ce cadre qui donnera un meilleur souffle aux politiques de passation des marchés publics au Mali.

Natif de la région de Dioïla, monsieur Mariko est un cadre valable qui a servi dans de nombreuses structures étatiques notamment à l’Office des Périmètres Irrigués de Baguineda (OPIB), de la direction générale du budget. Ce n’est pas tout, car Soibou Mariko a servi au ministère de l’économie et des finances en qualité du conseiller technique en charge des marchés publics. C’est à partir de ce poste que le désormais Directeur général des marchés publics et des délégations de service public a été nommé au poste du directeur adjoint de ladite structure.

Pour rappel, Soibou Mariko est diplômé de l’IPR de Katibougou et également détenteur d’un master (Obtenu dans un pays proche du Mali). Il détient également plusieurs certificats et brevets à son compte. Désormais, il aura la lourde tâche de piloter une des structures les plus sensibles du Mali.

Daouda Bakary Koné

Au Mali, la BAD va appuier la création d’une zone spéciale de transformation Agro alimentaire

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Une vue de la cité Administrative du Mali

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Selon le Document de stratégie-pays (DSP 2021-2025) publié le 19 avril, la Bad appuiera le Mali dans la création d’agropoles ou Zones spéciales de transformation agro-alimentaire (ZSTA) dans les grands bassins de production des Régions de Ségou et San (zones de conflits) et Koulikoro et Sikasso (zones d’insécurité) pour mieux valoriser ses investissements passés, créer plus de valeur ajoutée, d’emplois décents et durables en faveur des femmes et des jeunes, précise l’avis.

Dans un communiqué de presse, rendu l mardi 27 Avril 2021, la Banque Africaine de développement (BAD) prédit que le Mali devrait ainsi connaître une hausse du nombre de PME-PMI créées dans les chaînes de valeur agricoles, de cinq en 2021 à vingt en 2025.

«La proportion d’emplois féminins (directs et indirects) créés, jusqu’ici insignifiante, devrait atteindre 35% dans ces chaînes de valeur en 2025», à en croire le communiqué.

Par ailleurs, des investissements seront ciblés vers des infrastructures telles que l’aménagement de trois zones spéciales à Bamako, Ségou et San et la construction de 25 centres de transformation agricole dans les grands bassins de production ruraux», annonce la Bad.

Selon l’institution de financement du développement, la part du secteur agro-alimentaire dans le produit intérieur brut sur la période devrait grimper de 3,3% à 5%, le temps de passage d’un camion de marchandises à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Mali devrait chuter de 24h à seulement 3h, le taux d’accès national à l’électricité devrait augmenter de 50% à 65% et de 21,1% à 31% en milieu rural.

« Quant à la contribution des énergies renouvelables dans la fourniture totale d’énergie, elle est attendue en hausse, de 23,3% à 35,5% entre 2021 et 2025, prévoit la Bad, qui ajoute que quelque 130 postes seront créés pour les femmes dans les projets d’énergie en 2025 (contre zéro en 2021), les emplois créés dans les transports seront en forte augmentation pour les jeunes (de 0% à 80%) et pour les femmes (de 0% à 10%) », a déclaré Adalbert Nshimyumuremyi, responsable pays de la Banque africaine de développement au Mali.

«La Banque augmentera la part de son portefeuille allouée au secteur privé de 8,56% à 29,72% du programme de prêts 2021-2025, pour une croissance économique plus inclusive», a-t-il ajouté dans son document dévoilé aux médias.
Toutefois, le 31 décembre 2020, le portefeuille de la Banque africaine de développement au Mali comptait 25 opérations pour un montant total de 488,6 milliards de Fcfa (745,9 millions d’euros).

Notons que Lmla ventilation du portefeuille est la suivante : transport routier (29,66%), agriculture (28,02%), gouvernance (11,33%), énergie (10,01%), secteur privé-industrie (8,56%), eau et assainissement (8,36%), et autres secteurs comme le changement climatique et le développement social (4,06%).

Daouda Bakary Koné

[Tribune]: contribution de l’agro-écologie face à la sécurité alimentaire sous la covid-19

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Par croissanceafrique


A l’instar des autres pays du monde, le Sénégal est confronté depuis deux décennies aux influences du réchauffement climatique faisant apparaitre une dérégulation, un changement climatique.
Il s’est manifesté par un écourtement de la durée de l’hivernage, une diminution importante des quantités d’eau recueillies (pluviométrie) etc.
Devant ce nouveau phénomène réduisant les capacités de production, il a fallu imaginer des mesures d’atténuation et d’adaptabilité contenues dans une nouvelle forme d’agriculture sous l’appellation d’agroécologie ou agriculture durable faisant appel à des pratiques résilientes.
Voilà que tout au début de l’année plus précisément le 02 Mars 2020, nous avons enregistré au Sénégal le premier cas de la Covid 19.
C’est ainsi que le gouvernement a dû mettre en place une série de mesures allant de l’interdiction de rassemblement (le 13Mars 2020) au couvre-feu. Elles ont impacté significativement les activités des sénégalais incluant celles des agriculteurs.
De l’agroécologie, concept nouveau dans son acceptation officielle, s’est définie comme une pratique agricole mettant l’homme et son environnement au centre des préoccupations tout en préservant la biodiversité. Ce vocable dans son contenu était un mode d’agriculture plus diffus et pratiqué par nos ancêtres au Sénégal.
Depuis, le monde a connu beaucoup de crises mais la plus récente qui est sanitaire du nom de la Covid 19 rend les enjeux de la pratique de l’agroécologie difficilement atteignable.
Quels sont les enjeux de l’agroécologie dans le contexte de la pandémie ?
Ils sont multiples et visent à répondre aux problèmes suivants :

  • la séquestration du carbone, à l’économie d’eau passant par une meilleure capacité de rétention en eau des sols. Celle-ci se procure grâce à une amélioration du sol par un apport conséquent de fumier, compost et engrais biologique ;
  • par également une régénération naturelle assisté et une approche agroforestière.
    Au regard des contraintes liées à la pratique de l’agriculture conventionnelle face à la durabilité et la résilience, une orientation des agriculteurs vers une agriculture biologique ou agroécologie reste la solution pour une meilleure efficacité.
    Dès lors, l’agroécologie constitue une réponse aux défis :
     de la production agricole;
     de la sécurité alimentaire;
     des emplois;
     de la protection de l’environnement
     et de la biodiversité.
    Elle participe à l’atteinte des objectifs du développement durable.
    A travers l’agroécologie, se projette une réduction des coûts de production parce que les engrais qu’on supposait utiliser dans le cadre d’un type d’agriculture classique, sont remplacés par du compost ou de l’engrais biologique moins coûteux. Dans cette même agriculture, les organismes génétiquement modifiés ne sont pas de mise dans cette nouvelle innovation.
    Présentement, la Dynamique de transition agroécologique est dans le programme de nombreuses organisations non gouvernementales, privés et organisations paysannes.
    Dans ce contexte de Covid 19, l’Agroécologie aura le mérite de ne pas subir les difficultés liées à l’approvisionnement en intrants, de la main-d’œuvre et de la commercialisation.
    L’intensification et la diversification sont des éléments marquants de l’Agro écologie assurant des rendements plus significatifs à comparer avec l’agriculture conventionnelle.
    L’agroécologie est définie comme étant une discipline scientifique au carrefour de l’agronomie et de l’écologie prenant en compte la somme des pratiques qui en découlent.
    Voila donc une matière qui répondra aux nombreuses interpellations de l’homme du végétal et de l’animal. Elle ajustera l’ensemble des systèmes alimentaires qui peinent à décoller. Elle vise à conjuguer simultanément avec la production agricole et la reproduction des ressources naturelles.
    De tous ces défis on va chercher des solutions pour que les facteurs handicapant ne puissent constituer un frein. La fermeture des frontières, l’arrêt des marchés hebdomadaires et l’interdiction du transport interurbain sont autant de mesures qui ne manqueront pas de créer des handicapes de divers ordres.
    Le Sénégal a connu par une présence massive de ces citoyens dans les pays européens ou ailleurs dans le monde, une importante réduction des flux financier provenant des pays d’accueil. Cela est dû au confinement noté dans ces pays. Ces montants habituellement envoyés et qui manquent à l’appel vont se sentir sur les denrées alimentaires, les médicaments et les intrants agricoles.
    Pour contourner l’accès aux conseils agricoles, ils pourront recourir par moment aux savoirs endogènes.
    Les impacts ne se révèlent pas uniquement au niveau de la production mais aussi sur consommation.
    Ils impactent les circuits de commercialisation, les disponibilités, les prix qui subissent des variations.
    Les vulnérabilités se dévoilent avec la survenue de la Covid 19.
    Pour mettre à l’abri nos paysans il nous faudra des mesures structurelles qui ne sont pas souvent à la portée des agriculteurs telles que magasins de stockage, forages , pistes de productions etc .
    De ce qui précédé nous en avons appris que la Covid 19 reste un révélateur d’insuffisances, et d’incertitudes.
    C’est pourquoi forts de ces analyses il convient d’apporter ou de proposer des solutions et recommandations.
    Ces dernières vont tourner autour de la nécessité de faire de l’agroécologie l’épine dorsale de notre agriculture dans ce contexte de la pandémie.
    En regardant au niveau des instances internationales il se comprend des indications claires venant de la Fao qui a organisé deux symposium en 2014 et 2018 (à Rome) en demandant à ce que les trajectoires virent vers l’agroécologie parce que portant les garanties d’une alimentation saine, d’un environnement, d’une santé.
    Les expériences tirées de cette période de la pandémie de Covid 19 nous poussent à penser à la pertinence de tourner vers l’agroécologie.
    La souplesse du système de production, le coût de production et les potentialités qu’elle décèle sont des éléments de comparaison assez concluants.
    Elle utilise des produits endogènes fréquemment ainsi elle pourra constituer une alternative pouvant répondre aux difficultés liées aux approvisionnements en intrants, à la production et la qualité et répond aux attentes des consommateurs.
    Les systèmes alimentaires pouvaient connaitre des perturbations à cause de la fermeture des frontières. C’est pourquoi il devient urgent de consacrer nos efforts pour que nos besoins alimentaires soient produits pour l’essentiel par nos agriculteurs.
    Mr Pelters Taalas secrétaire général de l’organisation mondiale de la météorologie a déclaré que la pandémie a aggravé le coût humain et économique et estime que nous devons considérer ces données météorologiques comme faisant partie des piliers de la résilience et de l’adaptation d’où la nécessité d’aborder la production en prenant en compte ces éléments.
    L’agroécologie peut avec l’aide de certains partenaires occuper une bonne place de notre activité et en ce moment nous aurons contribué sur divers plans à l’atteinte de la sécurité alimentaire, dans la protection de l’environnement et certainement dans la réduction des quantités des produits importés.
    Pour mieux se servir des enseignements tirés de la crise sanitaire, il nous faudra envisager une autre conception du développement. Celle-ci doit privilégier le développement endogène favorisant la durabilité et la résilience face aux changements climatiques.
    En tout cas ce sont les recommandations du centre africain pour les politiques en matière de climat dans le rapport de 2020 de la commission économique pour l’Afrique auprès des nations unies.
    Conscient de la place de l’agriculture dans les économies africaines il s’avère judicieux de recommander aux agriculteurs de s’adonner aux systèmes de production moins coûteux, respectueux de l’environnement.
    Pour cela sans trop s’immiscer dans leurs choix nous allons mettre en relief les avantages de l’agroécologie.
    Le nouveau concept dénommé « ONE Heath  » qui veut dire une seule santé, couvre l’essentiel de la
    préoccupation de la santé qui va du végétal à l’homme en passant par
    l’animal. Il prend corps à travers le monde cette nouvelle approche et perception
  • NDIAME THIAM Technicien agricole
  • Email :ndiambe2018@gmail.com