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Transport: Air France-KLM annonce une perte de 7,1 milliards d’euro en 2020!

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Par Croissanceafrique

Air France – KLM vient de publier ses résultats financiers pour l’année 2020, impactés comme jamais auparavant par la crise liée au Covid-19. Le Groupe affiche, en effet, une perte nette de 7,1 milliards d’euros et un résultat d’exploitation à -4,5 milliards d’euros.

Le chiffre d’affaires de la compagnie Française s’est effondré de 59% par rapport à 2019 pour tomber à 11,1 milliards d’euros, a précisé jeudi le groupe dans un communiqué, en prévenant que le premier trimestre 2021 serait « difficile » et que la visibilité d’une reprise restait « limitée », même s’il s’attend à un regain de trafic au deuxième et troisième trimestres.

Par ailleurs, la compagnie a enregistré un résultat d’exploitation – 4,5 milliards d’euros, en baisse de 5,7 milliards d’euros par rapport à l’année écoulée. Mais, la déroute d’Air France-KLM est cohérente avec celle de l’ensemble du secteur aérien mondial, qui a vu s’évaporer 66% de son trafic passagers en 2020.

Selon l’Association internationale du transport aérien, les compagnies ont subi des pertes cumulées de 118 milliards de dollars (soit environ 98 milliards d’euros) l’année dernière. Mais la compagnie Française dévoilée  une perte nette de 7,1 milliards d’euros, soit une baisse de 7,4 milliards d’euros par rapport à l’année 2019. Il faut noter que des éléments comptables exceptionnels dus à la pandémie Covid-19.

En 2020, la compagnie  Air France-KLM a perdu 67,3% des passagers de 2019, une tendance aggravée lors du seul quatrième trimestre (-75,9%). Et le groupe a mis en garde contre « un premier trimestre 2021 difficile » dû aux « restrictions de voyage renforcées ».

Toutefois, sa capacité de transport de passagers n’atteindra que 40% de celle de la même période de 2019. Seul point positif, c’est que le chiffre d’affaires du transport de fret a augmenté, conséquence d’une hausse des tarifs provoquée par une réduction mondiale de l’offre.

Daouda Bakary Koné

Automobile : Renault annonce une perte historique de 8 milliards d’euros en 2020

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Par Croissanceafrique

En France, le constructeur automobile Renault  a annoncé ce vendredi 19 février 2021 une perte 9 milliards d’euros. Selon les responsables du Renault, il s’agit d’une  contribution du partenaire japonais Nissan, détenu à 43% par Renault : il a pénalisé le groupe au losange à hauteur de 4,9 milliards d’euros. Cette perte historique est due l’afflux massif de la pandémie à coronavirus. Une chute  des ventes plongées de 21,3% sur l’année.

Par ailleurs,  moins de trois millions de véhicules vendus sur un marché automobile en chute libre. Le groupe avait enregistré au premier semestre une perte de 7,3 milliards d’euros dans le contexte de la crise du Covid-19. Mais il a limité la casse au second semestre, avec une perte de seulement 660 millions d’euros et un chiffre d’affaires en recul de 8,9%.

Dans un communiqué publié par  le directeur général, Luca de Meo, cité dans le communiqué. « La priorité est donnée à la profitabilité et à la génération de cash, comme annoncé lors de notre plan stratégique Renaulution é. L’année 2021 sera difficile, avec des incertitudes liées aux crises sanitaires ainsi qu’à l’approvisionnement de composants électroniques. », a-t- il affirmé.

Toutefois, le groupe n’a pas publié de prévisions pour l’année 2021. Il a accumulé des réserves de liquidités à hauteur de 16,4 milliards d’euros, dont 4 milliards tirés sur des prêts garantis par l’Etat. Le Renault avait annoncé fin mai 2020 un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans, prévoyant quelque 15 000 suppressions de postes dans le monde.

Pour rappel, le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié aux constructeurs japonais Nissan depuis 1999 et Mitsubishi depuis 2017, à travers l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui est, au premier semestre 2017, le premier constructeur automobile mondial.

Daouda Bakary Koné

Elon Musk récupère sa place d’homme le plus riche du Monde avec un patrimoine planétaire de 200 milliards USD

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Par Croissanceafrique

Selon l’Agence Bloomberg, Elon Musk est redevenu la personne qui détient le plus important patrimoine de la planète avec 200 milliards de dollars. Il s’agit d’un fait était attendu et c’est devenu effectif ce  jeudi 18 Février 2021.

« Grâce à une nouvelle valorisation de sa société SpaceX, Elon Musk dépasse à nouveau Jeff Bezos avec un patrimoine estimé à 200 milliards de dollars », rapporte Bloomberg.

Cette situation intervient à moins de 48 heures après avoir cédé son trône à Jeff Bezos, Elon Musk repasse donc devant le fondateur d’Amazon dont la fortune est estimée à 194 milliards de dollars.

Cette ascension  est due à SpaceX, sa société d’exploration spatiale qui n’est pas cotée en Bourse mais qui a effectué une levée de fonds la semaine dernière. Ce n’est pas grâce au cours de Bourse de sa société de voitures électriques qui recule depuis quelques semaines.

Une levée de fonds qui a fait gonfler la valorisation de SpaceX de 60% par rapport à sa dernière levée en août dernier. C’est pourquoi, la société vaut désormais 74 milliards de dollars contre 36 milliards il y a six mois.

Notons que  la compagnie  SpaceX a effectué un tour de table de 850 millions de dollars auprès d’un groupe d’investisseurs dirigé par Sequoia Capital afin de financer ces deux grands projets que sont Starlink, le réseau internet par satellite, et sa fusée Starship, clé de voute de son programme d’exploration martienne 

Daouda Bakary Koné

Mali : un Forum dédié à l’État, citoyenneté, religions et laïcité à Bamako

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Par Croissanceafrique

Ce jeudi 18 Février 2021 s’est déroulé l’ouverture des travaux   d’un mini Forum dénommé « l’Autre Forum de Bamako ». Il s’agit d’un événement  qui a rassemblé les décideurs, experts, diplomates, économistes  et politiques venus du continent Africain.

 Cette année, en plus du forum habituel prévu au mois de mai, les responsables du forum de Bamako ont initié une rencontre intitulée «l’autre forum de Bamako» dont le thème est: «État, citoyenneté, religions et laïcité : état des lieux, enjeux et perspectives au Mali».

Durant deux jours, les participants discuteront sur trois panels. Hier (jeudi), l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, a été chargé de modérer le module portant sur «État, citoyenneté et laïcité : état de la question et enjeux pour les démocraties contemporaines».

Au mini Forum de Bamako, la parole appartient aux intellectuels qui, à leur tour proposent des pistes de solutions aux  facteurs qui demeurent importants pour l’équilibre des États Africains. L’édition 2021, est organisée par la Fondation Forum de Bamako en collaboration avec le groupe VIP Africa.

Dans son discours d’ouverture, le président de la Fondation forum de Bamako a rajouté aux concepts soumis aux expertises et compétences des panelistes, les notions de civilité, de civisme, d’altérité, de tolérance et de solidarité. Le débat sur les religions et la laïcité, selon Abdoullah Coulibaly, constitue une préoccupation des intellectuels.

A l’issu de cette rencontre plusieurs étaient au menu : Par exemple l’un des panels  s’articulait autour de trois communications : «la dynamique de la relation État et citoyenneté gage de l’équilibre social» ; «État et laïcité : le cas français» et «La laïcité ‘’à la malienne’’ : entre liberté de croyance et croyance en la liberté».

C’est pourquoi,  le modérateur du jour, ministre Lassine Bouaré ancien ministre  était en charge du panel 2 consacré aux : «Religions et laïcité au Mali : état des lieux et enjeux». Ce sous-thème a intégré plusieurs autres communications : «le code des personnes et de la famille au regard de la laïcité et des droits des femmes dans le contexte malien» ; “la place et l’importance du dialogue inter-religieux et de la laïcité dans un Mali ‘’moderne’’».

Selon le ministre Malien de l’administration territoriale «Les enjeux liés à la problématique État, citoyenneté, religions et laïcité demeurent importants pour l’équilibre de nos États», a-t- il affirmé.

Moussa Koné

Mali : Issa Kaou Djim demande la retraite politique des acteurs de 1991

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Par Croissanceafrique

L’ancien dossard numéro 10 du M5-RFP non moins coordinateur général de la CMAS, Issa Kaou Djim était face à la presse le jeudi 18 février 2021 au siège de la CMAS, ancien QG du mouvement contestataire, le M5-RFP. C’était dans le cadre du lancement des activités de l’Action Citoyenne pour la Réussite de la Transition (ACRT-FASO KA WELE) dirigé par le même Issa Kaou Djim.

Durant cette rencontre avec la presse, l’expression « le très respecté, l’éclairé, le sage, le visionnaire… , imam Mahmoud Dicko» était remplacé par une nouvelle expression « l’imperturbable patriote Assimi Goïta ». C’était l’une des rares apparitions publiques de Issa Kaou Djim de s’exprimer sans faire l’éloge de son mentor, l’imam Mahmoud Dicko.

Ou bien comme on le dit dans le jargon bambara « don yèlèmana Niamakoro » qui veut dire en français « la danse a déménagé à Niamakoro ». Cette attitude de M. Djim ne prouve t- il pas le désaccord avec son beau père, imam Mahmoud Dicko ?

Pour Issa Kaou Djim, pour refonder le Mali, les maliens doivent soutenir le colonel Assimi Goïta et ses éléments. Il affirme que le Mali est tombé bas à cause de la gestion oligarchique des acteurs de 1991 qui ont conduit le Mali depuis la chute du général Moussa Traoré à nos jours.

Notons qu’il est temps qu’ils prennent leur retraite politique pour le bien de notre pays, explique M. Djim.

IB KONE

Le premier ministre Ivoirien Hamed Bakayoko évacué d’urgence en France pour motif sanitaire

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Par Croissanceafrique

En Cote d’Ivoire, l’entourage de Hamed Bakayoko a indiqué que le Premier ministre de Côte d’Ivoire est arrivé jeudi à Paris avec son épouse pour passer des examens médicaux.

Hamed Bakayoko a été évacué en France depuis Abidjan dans la journée du 18 février. Selon son épouse, le premier ministre ivoirien doit effectuer plusieurs visites médicales.

Si les raisons de ce voyage n’ont pas été révélées, plusieurs sources contactées par Financial Afrik évoquent «une fatigue généralisée».

Une évacuation vers la France alors que la capitale économique ivoirienne dispose d’infrastructures médicales modernes souligne un état de santé préoccupant.

« Il est arrivé (en France) accompagné de son épouse pour un rendez-vous médical », a indiqué cette source, qui a affirmé qu’il n’était « ni alité, ni sur un brancard ». Cette information n’avait pas été confirmée de source officielle jeudi soir.

Âgé de 55 ans, Hamed Bakayoko, dit « Hambak », avait succédé en juillet 2020 au poste de Premier ministre à Amadou Gon Coulibaly, décédé quelques jours après son retour d’une hospitalisation et d’une convalescence de deux mois en France pour des problèmes cardiaques.

Alassane Ouattara a été largement réélu lors de ce scrutin boycotté par l’opposition qui avait appelé à la « désobéissance civile ». Les violences électorales liées à cette présidentielle ont fait 87 morts et près de 500 blessés.

Le départ en France de Hamed Bakayoko pour raisons de santé survient deux semaines avant la tenue des élections législatives du 6 mars. Le président Ouattara a souhaité mardi que ce scrutin renforce la majorité de son gouvernement l’Assemblée Nationale Ivoirienne.

Zangouna Koné

En Algérie, le Président Abdelmadjid Teboune procède à la dissolution du parlement et annonce la libération de plusieurs prisonniers

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Abdelmadjid Tebboune (photo), né le 17 novembre 1945 à Méchria, est un homme d'État algérien. Il est président de la République algérienne démocratique et populaire depuis le 19 décembre 2019.

Par Croissanceafrique

C’est au cours d’une  adresse à la Nation très attendue ce jeudi 18 Février 2021, que le président Algérien Abdelmadjid Tebboune, a dit souhaiter ouvrir ses portes à la jeunesse » et a décidé de dissoudre l’assemblée Nationale et d’appeler également à des élections législatives anticipées.

 Il s’agit d’une à laquelle,  il a promis de libérer des dizaines de détenus d’opinion, dans un geste d’apaisement à l’adresse du mouvement de contestation populaire Hirak.  

« J’ai décidé de dissoudre l’Assemblée populaire nationale (APN) pour appeler à des élections », a affirmé M. Tebboune qui a dit souhaiter « ouvrir ses portes à la jeunesse ». Ce remaniement, « concernera des secteurs qui enregistrent des déficits dans leur gestion ressentis par les citoyens et nous-mêmes », a-t- il également dit.

Par ailleurs, depuis une semaine le président a multiplié les consultations avec six partis politiques, dont des formations de l’opposition.  Le chef de l’Etat Algérien n’a toutefois pas reçu les deux partis majoritaires au Parlement, le Front de libération nationale (FLN) et le RND (Rassemblement national démocratique), très impopulaires en raison de leur proximité avec l’ex-président Abdelaziz Bouteflika et son clan.

Pour rappel, plus de 70 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du Hirak et /ou les libertés individuelles, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

 « J’ai décidé d’accorder la grâce présidentielle à une trentaine de personnes pour lesquelles une décision de justice avait été rendue ainsi qu’à d’autres pour lesquelles aucun verdict n’a été prononcé. Entre 55 et 60 personnes rejoindront à partir de ce soir ou demain leur famille », a-t- il déclaré, AbdelMadjid Teboune.

Notons que malgré ces chiffres, des poursuites fondées dans au moins 90 % des cas sur des publications critiques envers les autorités sur les réseaux sociaux.

Daouda Bakary Koné

[Tribune] Et maintenant quel avenir pour l’OMC ?

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Par Aboe Ndouma Franck Michel, Djomeni Manikeu Therèse Rosine et Simo Tamkam Loïc Harold *.

Jamais depuis sa création la nomination d’un directeur général à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) n’aura retenu autant l’attention. Et pour cause le contexte particulier de sa tenue. En effet , celle-ci a fait l’objet d’un report à cause du véto américain malgré le consensus sur la candidature de  Madame Ngozi Okonjo-Iweala ;  et s’est tenue dans une situation singulière de pandémie sanitaire mondiale relative à la COVID-19. Cette dernière d’ailleurs selon la tournure qu’elle va prendre pourra faire chuter le commerce international de 13 % à 32 % estime l’OMC dans son dernier rapport sur le commerce international. Mais ces raisons ne sont pas les seules.

La guerre commerciale sino-américaine s’est considérablement dégradée. D’ailleurs bien même avant la COVID-19, dans son rapport sur les Perspectives Economiques de mai 2019, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) relevait que cette guerre commerciale était le premier facteur de préoccupation des entreprises dans le monde. Les restrictions aux échanges reviennent sur le devant de la scène tout comme la démondialisation gagne du terrain. Autant dire que la première femme et africaine directrice générale de l’OMC hérite d’une organisation sous pression. Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que cette organisation internationale est dans l’impasse. Cette impasse justifie la nécessité de sa réforme.

L’OMC, une organisation internationale en crise

La contestation des règles du système commercial et l’enlisement de son actuel cycle de négociation Doha sont autant d’événements qui témoignent des difficultés que rencontre le système commercial multilatéral dont pilote l’OMC. Les règles commerciales internationales issues des accords de l’OMC sont contestées par ses Etats membres. Pour les pays en Développement, les règles de jeu du commerce international sont biaisées en faveur des pays développés. Celles-ci ne tiennent pas compte du monde en développement. Ces derniers ont vu leurs parts dans le commerce international baisser y compris dans les domaines où ils disposaient d’un avantage comparatif.

Pour s’en convaincre, malgré l’accroissement de ses échanges avec le reste du monde, le continent africain depuis 1970 a vu ses parts de marché dans le commerce international chuter de 4,4 % à 2,7 % (Hippolyte Fofack et Pat Utomi, 2020). Si les contraintes relatives à l’offre sont empiriquement avancées, les règles du commerce international y sont également pointées du doigt. Notamment, le fait que les pays industrialisés refusent aux pays en développement l’adoption des politiques économiques qu’ils ont eux-mêmes mis en place autrefois pour diversifier leurs exportations et transformer leurs structures de production. Ha-jong Chang pointe d’ailleurs cette hypocrisie à exiger des pays en développement qu’ils ouvrent davantage leurs marchés alors que la majorité des pays développés se sont enrichis par un interventionnisme accru et un protectionnisme poussé. 

Pour les pays industriels, les règles du système commercial international sont injustes à leurs égards. Ces pays estiment qu’ils font face à plus d’obligations que les pays en développement. Ils jugent surtout que certains pays en développement, devenus des puissances économiques planétaires, ne doivent plus se prévaloir du Traitement Spécial et Différencié de l’OMC. Dans cette optique, c’est la Chine qui est particulièrement visée. Cette critique s’est matérialisée par la guerre commerciale sino-américaine. Dans le cadre de cette guerre commerciale, les règles du système commercial international ont été contournées ou dénaturées. Les Etats-Unis ont fait recours à la législation américaine pour surtaxer les biens chinois bien que les domaines soient couverts par les règles de l’OMC. Ainsi, Washington a fait recours à l’article 301 du Trade Act de 1974[1] pour imposer des droits de douane supplémentaire sur les machines à laver et panneaux solaires chinois au détriment des mesures de sauvegardes prévues à l’article 19 du GATT. De même pour augmenter les droits de douane supplémentaires sur l’acier et l’aluminium chinois , l’administration Trump s’est référée à l’article 232 du Trade Expansion Act de 1962[2] qui interdit l’importation des biens et services susceptibles de menacer ou qui menace la sécurité américaine au détriment des protections conditionnelles de l’OMC notamment l’article 21  du GATT. En outre, malgré la venue d’un nouveau locataire à la maison blanche, cette guerre commerciale ne devra pas changer sur le fond peut être sur la forme si l’on s’abstient du moins sur ce qui était publié sur le site internet du candidat Biden : « we’re not going out back down to business and trade issues ».

Parallèlement à la contestation des règles du système commercial international, l’Organe de Règlement des Différends (ORD) de cette organisation internationale est paralysée pour non- renouvellement des membres en son sein .Toutefois, il faut reconnaitre qu’il existe une Cour d’appel temporaire créée par certains Etats membres de L’OMC pour contourner le blocage[1]. L’enlisement du cycle de négociation de Doha est également une autre manifestation de la crise que traverse l’OMC.

Le cycle du Développement, autre nom du Cycle de Doha, débuté en 2001 et qui devait s’achever en 2015 patauge. Et pour cause, un nouvel équilibre des acteurs. En effet, le déroulement des négociations menées par l’OMC est inspiré du GATT (Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce) où l’issue de la négociation dépendait des pays leaders en l’occurrence les Etats-Unis, L’Union Européenne, le Canada et le Japon. Autrement dit, un round de négociation s’achevait sur un accord entre ses puissances. Cependant, il n’y a pas présentement sur la scène internationale un hégémon au sens de Kindelbeger susceptible d’initier un compromis susceptible de recueillir l’assentiment des  autres pays. Les Etats-Unis ne veulent plus assumer ce rôle, l’Union Européenne qui doit endosser ce rôle hésite tandis que la Chine en vertu de son idéologie du développement pacifique n’en veut pas.  Cette crise de leadership des pays industriels est appuyée par le basculement du centre de gravité de l’économie mondiale de l’Occident vers les pays émergents. Ces derniers au travers de leurs différentes coalitions[1] contestent la suprématie des pays développés. Cet équilibre est davantage accentué par l’extension des sujets en  négociation. Le GATT visait uniquement la libéralisation du commerce des marchandises. L’OMC est compétente pour la libéralisation en plus du commerce des marchandises, du commerce des services et enfin du commerce portant sur les droits de la propriété intellectuelle. Cette extension des compétences a été portée par les pays développés. Il se heurte à l’opposition des pays en développement qui y voient un protectionnisme déguisé. Cet enlisement du cycle de Doha a pour conséquence le développement des accords commerciaux discriminatoires.

Les accords commerciaux discriminatoires sont des accords non administré par l’OMC  qui créent des droits et des obligations uniquement entre les parties signataires à ces accords[1] .Dans la terminologie de l’OMC, on distingue parmi les accords commerciaux discriminatoires , les Accords commerciaux régionaux (ACR) et les accords commerciaux préférentiels (ACPr). Les premiers visent l’ouverture réciproque des marchés entre des partenaires appartenant à une même région géographique ou pas. Les seconds sont des préférences commerciales unilatérales accordées par un  Etat à un autre sans réciprocité ou réciprocité équivalente.  Ils sont expressément autorisés par l’article 24 du GATT, l’article 5 de l’Accord Général sur les Services ou encore par la Clause d’habilitation pour les Pays en Développement (PED) et les Pays les Moins Avancés (PMA). Ils se présentent désormais comme un substitut au multilatéralisme commercial international. Les Etats-Unis qui n’ont pas toujours caché leurs hostilités envers ces accords discriminatoires en affectionnent dorénavant. L’union Européenne ne s’en prive pas. Surtout que celles-ci ne visent pas uniquement à développer les échanges entre des pays géographiquement proches ou ayant les mêmes caractéristiques au plan économique. Comme l’atteste les accords de partenariat économique entre l’UE et les pays ACP. Cependant le revers du Traité Transatlantique sur le Commerce et l’Investissement (TTIP) et d’autres accords commerciaux régionaux dites de nouvelle génération montre que cette voie n’est pas la meilleure. Face à cette crise du système commercial international, comment refonder le  système commercial international ?

Comment revitaliser l’OMC ?

La remplaçante de Roberto Azevedo devrait sans doute s’atteler à consolider la fonction de discussion de l’OMC sans oublier de prévoir un meilleur traitement pour les pays en développement afin que ces derniers tirent mieux  des bénéfices de la libéralisation des échanges. Dans une organisation où un Etat membre est au moins impliqué dans un accord commercial discriminatoire, la première mission  de la nouvelle directrice générale de l’OMC serait sans doute  de préserver la fonction de discussion de cette organisation internationale. Cependant avec plus de 165 Etats membres couplés à  la  rigidité de ses règles de fonctionnement[1], le recours à un système commercial international à géométrie variable n’est pas à exclure. Il s’agit par là d’un moyen de contourner le blocage du système commercial international. Ce système commercial international à géométrie variable pourra se manifester par les accords plurilatéraux et les accords par masse critique.

Les accords plurilatéraux sont des accords commerciaux administrés par l’OMC mais qui créent des droits et des obligations uniquement envers les Etats signataires desdits accords[1]. Ils sont préférables  à l’évolution  actuelle qui tend à distinguer le multilatéralisme commercial au régionalisme. Ils peuvent couvrir un thème ou alors un programme. Cependant afin de ne pas transformer cette institution internationale en club, les États exclus desdits accords pourront  prendre part à leurs négociations tout en gardant la faculté de se retirer s’ils ne sont pas satisfaits. Ou encore dans un autre cadre,  ils peuvent être admis même s’ils n’ont pas participé aux négociations. Cependant, face aux problèmes que celles-ci peuvent causer, il faudra s’assurer que ces accords plurilatéraux soient en phase avec l’OMC.

Ainsi par exemple, seuls les sujets faisant un large consensus pourront faire l’objet d’un accord. La seconde issue de ce multilatéralisme à géométrie variable est le développement des accords par masse critique. L’approche par  masse critique exige que les membres participants représentent un certains poids  ou un certain seuil du secteur en négociation, selon  leur niveau d’activités économiques. Les seuils proposés vont de 75 à 90 %[2]. Les adeptes de cette approche avancent que l’incorporation de la part des importations dans le calcul du seuil assurerait que les accords de masse critique ne puissent pas être détournés par les pays exportateurs pour harmoniser leurs systèmes d’exportations au détriment des pays importateurs[3]. Cependant, il faut noter que l’approche par masse critique concerne notamment des négociations portant sur l’accès aux marchés[4].

De la sorte, en cette période où l’OMC aborde une gamme large de politiques commerciales, cette approche peut se révéler inadaptée. Ainsi, certains pays peuvent ne pas avoir de part notable d’échanges dans un certain secteur, et donc ne pas être indispensables pour atteindre une masse critique, toutefois être atteints par de nouvelles normes[5]. Un autre point qui suscite une défiance envers l’approche par masse critique : est la clause de la Nation la Plus Favorisée dans les accords finaux. À cet effet, les accords par masse critique devront intégrer la clause de la Nation la Plus Favorisée pour éviter de créer une organisation internationale par club[1].  Le multilatéralisme à géométrie variable devrait s’accompagner d’une place particulière accordée aux pays en développement.

La libéralisation du commerce implique la suppression des préférences commerciales dont jouissent les pays en développement. Or ces derniers  appréhendent de perdre ses  préférences commerciales dont découlent leurs privilèges vis-à-vis des autres Etats membres. Surtout que jusqu’à présent,  elles ont eu des résultats contrastés sur le développement des principaux bénéficiaires. Cela s’explique par le fait que les principes des préférences commerciales sont appliqués rarement[2]. En plus, ces préférences empêchent la diversification de ses pays, créée des discriminations entre ses pays, favorisent le partage des rentes entre les exportateurs de ses pays et les pays développés entre autres[3]. Face à ses problèmes, il faut songer à des mesures correctives.

Le réalisme des  relations internationales imposent aux Etats membres de corriger ses préférences commerciales. La raison étant que  même avec un système commercial international parfait, elles vont toujours exister. Dans ce cadre, la voie la plus idoine sera sans aucun doute le rétablissement de la primauté des principes de base du Système de Préférences Généralisé pour assurer une plus grande transparence, la non-discrimination et la prévisibilité des régimes préférentiels. Une autre voie à suivre serait simplement l’élimination  des préférences commerciales. Dans ce cadre, même si c’est utopique, les préférences commerciales non réciproques disparaîtraient automatiquement pour céder la place à un système commercial non discriminatoire. Toutefois, par comparaison avec d’autres institutions internationales, les possibilités de succès d’une libéralisation multilatérale sont fonction de l’élaboration d’une politique d’appui financier. Pour surmonter les équivoques portant sur  la libéralisation des échanges , il faut penser à des mesures de compensations pour les Etats qui  jugent qu’ils sont des perdants  de  l’ouverture de leurs marchés. Cette compensation peut avoir une nature commerciale ou alors une nature financière. Il en revient aux Etats membres d’en décider. Ensuite, les effets bénéfiques de la libéralisation multilatérale sur le développement dépendent aussi de la mise en œuvre d’un ensemble d’aide pour le commerce, visant à développer les capacités d’offre des pays en développement. La lutte contre l’érosion des préférences commerciales doit se faire dans une différenciation des pays en développement.

Cette demande de différenciation des pays en développement s’explique par les critiques adressées  au Traitement Spécial et Différencié. L’une des opinions ayant contribué à la mise en place du Traitement Spécial et Différencié est que qu’il ne faut pas se soucier  des concessions accordées aux pays en développement vu la petitesse de leurs marchés. Cependant, ce postulat n’est plus valable   estiment certains pays développés dont notamment les Etats-Unis. D’où les appels à l’amélioration en vue d’amener les pays les plus avancés au sein des pays en développement à respecter leurs obligations contractées à l’OMC. Pour les pays en développement, le Traitement Spécial et Différencié n’a pas eu les effets escomptés sur leurs développements, notamment à cause du fait qu’il est attribué en contrepartie des obligations n’ayant rien avoir avec les échanges.

Malgré que les pays émergents n’acceptent pas une différenciation entre les pays en développement à l’OMC (Paugman, et al, 2005), il faut admettre que cette différenciation aura des gains importants pour les pays en développement. Diverses raisons justifient cette différenciation. Tout d’abord comme les autres institutions internationales poursuivant une mission de développement, une différenciation des pays en développement au sein de l’OMC va permettre de mieux viser les mesures de Traitement Spécial et Différencié en les ajustant aux caractéristiques de ces pays.

Ensuite, l’insuffisance de capacités et de ressources des pays en développement font que ceux-ci manquent de choix aux instruments de politique commerciale pour pouvoir mettre en œuvre une stratégie de développement initiale : la différenciation des pays en développement permettrait de leur réserver des dérogations plus importantes aux disciplines de l’OMC. Enfin, la différenciation va permettre de focaliser les mesures de Traitement Spécial et Différencié les plus propices sur les acteurs les plus petits et les plus vulnérables, ce qui va limiter les menaces d’externalités négatives du Traitement Spécial et Différencié pour le commerce des autres membres de l’OMC (Paugman et al, 2005). L’ensemble de ses réformes  pour revivifier l’OMC incombent toutefois à ses  Etats membres. En effet, elle est une member-driven organisation c’est-à-dire une organisation conduite pars ses Etats membres, c’est à ces derniers de décider de la voie à suivre. Quant à  la nouvelle Directrice Générale, elle devra s’atteler à gouverner un système commercial international en tenant compte des préférences commerciales propres à chaque catégorie de pays, des imperfections des marchés  tout en intégrant  les problèmes globaux dans son programme durant son mandat qui débute le 1er mars prochain.


[1] Ibid.

[2], Malthilde Lemoine, Phillippe Madies et Thierry Madiès, Les grandes questions d’économie internationales :décoder l’actualité ,De Boeck Supérieur , 3ème édition ,2016

[3] Ibid 


[1][1][1] Il existe deux  accords plurilatéraux en vigueur à l’OMC à savoir l’accord portant sur les marchés publics et celui portant sur le commerce des aéronefs civils .

[2] Christophe Bellmann et al., Le système commercial multilatéral face aux défis des politiques publiques globales, Revue Internationale de politique de développement, 2012.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Ibid.


[1] Il s’agit notamment du principe de l’engagement unique et la règle du consensus. Le premier principe stipule qu’aucune partie de l’accord final négocié n’est réglée tant que les autres éléments de la négociation ne pas sont achevés .Le second stipule enfin


[1] Toutefois ces accords doivent être notifiés à l’OMC par les Etats signataires.


[1] Il s’agit du G90 , du groupe des CAIRNS entre autres .


[1] Mesure initiée par l’Union Européenne en janvier 2020 au sommet de Davos avec 16 pays membres de l’OMC visant à préserver un système de règlement des différends en deux étapes au sein de l’OMC pour les divergences  qui les opposeraient éventuellement .


[1] Article de cette loi autorisant le président des Etats-Unis à prendre toutes les mesures pour obtenir la suppression de tout acte, politique ou pratique d’un gouvernement étranger qui viole un accord international ou qui restreint et entrave le commerce américain.

[2] Article de cette loi autorisant l’administration américaine de prendre toute mesure nécessaire à l’encontre des importations qui mettraient en cause la sécurité nationale américaine.


*ABOE NDOUMA Franck Michel est Etudiant au Centre Professionnel de Formation à l’Assurance de Yaoundé, DJOMENI MANIKEU Thérèse Rosine est Chargé Corporate Service à la Société Général du Cameroun et SIMO TAMKAM Loïc Harold est agent de vente directe à la Banque  Atlantique du Cameroun.

Mali: Hamma Cissé prône la paix et dénonce la division au sein de la « Jeunesse Malienne »

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Par Croissanceafrique

Au Mali, Hamma Cissé, est le vice Président Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ-MALI) . Il est connu par son sérieux et son savoir faire dans plusieurs domaines. Aujourd’hui, il est l’un des responsable de la jeunesse Malienne. c’est pourquoi, vu le constat amer au sein de la jeunesse Malienne, il prône la paix et dénonce la division entre les jeunes du Mali.

« EN TOUTE VÉRITÉ, Jeunes du Mali, on a plus à gagner ensemble que dans les divisions inutiles et destructrices. Les défis à relever sont énormes et il est temps que chacun fasse violence sur lui-même. Des centaines de milliers de jeunes continuent de croupir sous le fardeau du chômage et du désespoir ;Des milliers de personnes ( hommes et femmes, jeunes et enfants) sont forcées à quitter leur domicile pour cause d’insécurité« , a-t-il conseillé aux jeunes du Mali;

Selon lui, des centaines d’écoles restent fermées et des milliers d’enfants n’ont plus accès à l’éducation et à la formation; Le nombre de morts de civils innocents et de militaires dans l’exercice de leur mission régalienne continuent d’augmenter et tous les jours.

Par la suite il affirme que « Jeunes du Mali, Cette situation que vit le Mali n’est-elle pas suffisante comme raison pour qu’on se donne la main et pour le Mali ? Laissons de côté nos différents et divergences personnelles. Donnons-nous la main pour abréger la souffrance du Mali et des maliens. Par Dieu qu’en chaque jeune malien qu’il ait un écoute pour l’autre, un pardon et un amour pour l’autre.

Notons qu’il dira que, « le Mali compte sur chacun d’entre nous ».

Daouda Bakary Koné

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ont organisé un atelier de reflexion sur les Monnaies Digitales de Banque Centrale (CBDC) et leur impact sur le commerce interrégional

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par croissanceafrique
Des intervenants de ConsenSys, Mastercard, R3 et Visa ont exploré comment la politique et l’innovation des CBDC favoriseront une plus grande inclusion financière, une meilleure gouvernance et une plus grande transparence
DJEDDAH, Royaume d’Arabie Saoudite, 18 février 2021/ — En collaboration avec la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) (www.ITFC-IDB.org), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), a organisé un webinaire sur les tendances et les développements des CBDC et l’impact qu’elles pourraient avoir sur le commerce interrégional entre les pays ouest-africains et au niveau international. L’atelier a souligné l’intérêt grandissant des banques centrales pour les monnaies digitales et leur préoccuation à explorer comment la BCEAO pourrait introduire les CBDC dans ses opérations.

Parmi les intervenants figuraient Matthieu Saint Olive représentant ConsenSys; David Wray et Willy Lim représentant R3; Harold BosseSébastien Le CallonnecKamran Shahin et Arn Vogels représentant Mastercard; Pascal Ordonneau, ancien PDG d’HSBC Invoice Financing; et Erin English et Catherine Gu représentant Visa.

Les experts ont abordé les principales modalités de l’intégration de la CBDC dans la finance traditionnelle, en explorant une série de thèmes et de sujets, notamment les considérations politiques, sécuritaires, juridiques et réglementaires. Ils ont également analysé l’impact sur le système bancaire mondial et le rôle des banques commerciales, l’impact sur les réserves de change et la nécessité d’éduquer le grand public. Le panel a aussi souligné les avantages  potentiels des monnaies digitales qui permettent notamment une plus grande inclusion financière, l’intégrité, la stabilité, l’efficacité opérationnelle et une meilleure régulation monétaire.

Soulignant l’importance de l’atelier, M. Nazeem Noordali, Directeur General d’Exploitation de l’ITFC, a déclaré : « La 4eme révolution industrielle va changer le système monétaire traditionnel tel que nous le connaissonsLa technologie est déjà en train de remodeler la manière dont le commerce est mené, créant de nouvelles opportunités pour une plus grande efficacité et un meilleur impact. L’ITFC croit fermement au potentiel des monnaies digitales pour stimuler le commerce intraregional et conduire vers une plus grande inclusion financière et une stabilité dans le monde en voie de développement». 

Mme Justine Amenan Tano Beugre, Conseillère du Directeur General du Centre de Formation et d’Etudes Bancaires de l’Afrique de l’Ouest (COFEB), une division de la BCEAO, a rappelé que la Banque partageait cet avis comme en témoigne l’organisation d’une conférence de presse en décembre 2020 sur le thème « Emergence de la cryptomonie : Craintes et controverses », animée par le professeur Michel Ruimy, un expert de renommée mondiale dans ce domaine.

Mme Beugre a déclaré « Il est important de souligner que la BCEAO attache un intérêt particulier aux innovations technologiques et financières, considérées comme des leviers essentiels pour renforcer l’inclusion financière. Aussi, comme les principales banques centrales, notre institut émetteur s’intéresse aux développements numériques à prendre en compte dans le cadre de l’émission monétaire. Cet atelier nous a ainsi offert l’opportunité d’étudier l’émission de monnaie digitale d’un point de vue aussi bien théorique que pratique, mais aussi de discuter des implications pour les politiques monétaires et la stabilité financière ».Distribué par APO Group pour International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC).Voir le contenu multimédiaContactez-nous :
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La Société Internationale Islamique du Financement du Commerce (ITFC) (www.ITFC-IDB.org) est un membre du groupe de la Banque Islamique de Développement (BID). Elle a pour vocation de faire progresser le commerce entre les Pays Membres de l’OCI, permettant en définitive de contribuer à son objectif prioritaire visant à améliorer les conditions socio-économiques des personnes à travers le monde. Démarrant ses activités en janvier 2008, l’ITFC a fourni plus de 51 milliards de dollars pour financer le commerce dans les Pays Membres de l’OCI, faisant de la Corporation le premier fournisseur de solutions commerciales pour répondre aux besoins des Pays Membres de l’OCI. En endossant le rôle de catalyseur du développement commercial parmi les Pays Membres de l’OCI et au-delà, la Corporation permet aux entités des Pays Membres d’accéder plus facilement au crédit commercial et leur fournit les outils de renforcement de leur capacité en matière de commerce, ce qui leur permet d’être compétitives sur le marché international.