Bamako, Mali, 18 février 2021 – La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé aujourd’hui le décaissement récent d’un prêt en faveur du Centre d’Étude et de Développement Industriel et Agricole du Mali (CEDIAM), la plus importante industrie de transformation de mangues du Mali. Le financement est destiné à soutenir le développement de la société, qui améliorera l’accès des producteurs aux marchés, et à accroître sa production et ses exportations.
Le prêt d’IFC vise à aider CEDIAM à moderniser son outil de production et à acquérir les équipements nécessaires pour accroître sa capacité de collecte de mangues. Il va également permettre à la société de connecter jusqu’à 1 000 petits producteurs supplémentaires à sa chaîne d’approvisionnement déjà forte de 2 000 agriculteurs, et de soutenir 300 emplois directs et indirects.
Le financement, d’un montant maximum de 2 millions d’euros, est composé d’un prêt d’IFC pour son propre compte et d’un prêt concessionnel d’IFC en sa qualité de gestionnaire du Guichet pour le secteur privé du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), chacun d’un montant maximum d’un million d’euros.
Le prêt, qui fournira également un fonds de roulement permanent à CEDIAM, permettra à la société d’accroître ses exportations de purée et de concentré de mangue à destination de l’Europe et d’autres marchés. En outre, IFC mettra en œuvre un programme d’assistance technique pour aider CEDIAM à renforcer ses pratiques en matière de gouvernance d’entreprise, de gestion financière et de gestion des risques environnementaux et sociaux.
Les agriculteurs recevront un soutien direct sous forme de formation pour améliorer leurs pratiques agricoles – non seulement dans la culture de la mangue, mais aussi dans les cultures intercalaires – et accroître leurs revenus. Ce programme d’assistance technique est cofinancé par le GAFSP.
« Ce partenariat aidera notre entreprise à devenir plus moderne, plus durable et plus rentable. Il va permettre d’augmenter la production et la transformation locales de mangue au Mali, et profitera à tous les acteurs de la chaîne de valeur », a déclaré Diadié Sankaré, le président de CEDIAM. « Cette coopération va aussi renforcer nos capacités et nous permettra de répondre aux normes du marché international. »
« Le partenariat entre IFC et CEDIAM permettra de créer des emplois et de renforcer le secteur agricole du Mali, un secteur important qui contribue de manière significative à l’emploi et au PIB du pays. Le projet met également en lumière la manière dont IFC et la Banque mondiale coopèrent pour soutenir la résilience du secteur privé dans la région du Sahel, en particulier face aux défis majeurs imposés aux marchés par la pandémie de COVID-19 », a déclaré Aliou Maiga, directeur d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.
L’appui d’IFC s’inscrit dans le plan d’action conjoint Banque mondiale-IFC pour l’agro-industrie au Mali qui vise à soutenir les partenariats entre les petits agriculteurs et les acteurs de l’agrobusiness. Les projets financés par la Banque mondiale, à travers le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), ont pour objectif de relever les défis en matière d’infrastructures par la réhabilitation des routes rurales et la construction de centres de collecte.
Le programme PACAM, doté d’un fonds de 30 millions de dollars, a déjà permis de réhabiliter 300 kilomètres de routes rurales dans les zones de production de mangues du Mali et de mener des campagnes pour améliorer la qualité des mangues destinées à l’exportation.
« Le développement de CEDIAM et l’amélioration de la compétitivité des mangues maliennes sur le plan international créeront plus d’opportunités et de revenus pour les agriculteurs maliens, un exemple concret de la manière dont le Groupe de la Banque mondiale travaille à la création de marches et au renforcement des économies locales dans le pays », a ajouté Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali.
Cet investissement a bénéficié sur le terrain de l’appui technique et des financements du programme d’IFC dédié aux pays en situation de fragilité et de conflit (FCS) en Afrique et de son initiative pour les Etats touchés par les conflits en Afrique (CASA), mise en œuvre en collaboration avec l’Irlande, les Pays-Bas et la Norvège.
À propos d’IFC La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Elle mène des opérations dans plus d’une centaine de pays, consacrant son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et d’opportunités dans les pays en développement. Au cours de l’exercice 2020, elle a investi 22 milliards de dollars dans des sociétés privées et dans des institutions financières dans des pays en développement, mobilisant ainsi les capacités du secteur privé pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Pour de plus amples informations, consulter le site www.ifc.org.
À propos du GAFSP Le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) est une initiative d’envergure mondiale consistant à mettre en commun les ressources de bailleurs de fonds pour financer des programmes visant à accroître la productivité agricole comme moyen de réduire la pauvreté et d’accroître la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Son guichet « secteur privé », administré par IFC et financé par l’Australie, le Canada, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis, fournit des prêts à court et long terme, des garanties de crédit, des prises de participation et des services d’assistance technique à des entreprises et intermédiaires financiers du secteur privé. Ce dispositif s’emploie à relier les petits agriculteurs aux marchés en facilitant leur accès aux financements, à la technologie, aux conseils techniques et aux intrants.
WASHINGTON, 18 février 2021 — Le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass a annoncé aujourd’hui la nomination de Makhtar Diop au poste de directeur général et vice-président exécutif de la Société financière internationale (IFC), dont la mission est de promouvoir l’expansion économique et améliorer les conditions de vie des populations en favorisant l’essor du secteur privé dans les pays en développement.
« Makhtar Diop a à son actif une expérience approfondie dans les domaines du développement et de la finance et une carrière marquée par un leadership énergique et le sens du service vis-à-vis des pays en développement, tant dans le secteur public que dans le privé, indique M. Malpass. Il apportera à IFC des compétences qui aideront le Groupe de la Banque mondiale à poursuivre avec célérité son action dans la lutte contre la crise mondiale et à continuer d’œuvrer en faveur d’une relance verte, résiliente et inclusive. Nous avons besoin d’un environnement porteur et d’entreprises florissantes afin d’attirer des investissements, créer des emplois et favoriser le déploiement d’une électricité bas carbone et de transports propres, de l’eau potable, des infrastructures et des services numériques, et pour contribuer plus largement à l’ensemble des progrès de développement essentiels à notre mission de réduction de la pauvreté et de prospérité partagée. »
M. Diop aura pour tâches principales d’approfondir et stimuler la stratégie « 3.0 » d’IFC, dont l’objectif est de favoriser la création de nouveaux marchés et mobiliser des capitaux privés à grande échelle, et de mettre en œuvre les engagements pris au titre du programme d’augmentation du capital d’IFC, qui comprennent notamment une hausse des investissements pour le climat et pour l’égalité hommes-femmes et un soutien accru aux pays en situation de fragilité, conflit et violence. Il aura également pour mission de renforcer les liens entre IFC, la BIRD/IDA et la MIGA, en contribuant ainsi à l’accélération des efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale en vue de stimuler le développement de ses pays clients. La stratégie 3.0 d’IFC consiste notamment à agir davantage en amont, c’est-à-dire en intervenant à un stade plus précoce du processus de développement des projets afin de créer les conditions qui permettent de mobiliser des solutions auprès du secteur privé et de défricher de nouvelles possibilités d’investissement. Elle prévoit également d’étendre l’impact d’IFC dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles, avec l’objectif de tripler ses investissements annuels pour son propre compte dans ces pays.
Ancien ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal, M. Diop est actuellement vice-président de la Banque mondiale pour les Infrastructures et dirige à ce titre les actions menées par l’institution pour mettre en place des infrastructures efficaces dans les économies émergentes et en développement, au service d’une croissance sans exclus et durable. Dans le cadre de ces fonctions, il supervise les activités stratégiques de la Banque mondiale dans les secteurs de l’énergie, du transport et du développement numérique, ainsi que ses initiatives visant à accroître l’offre de services d’infrastructures de qualité au moyen de partenariats public-privé.
Il avait occupé auparavant pendant six ans le poste de vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, qui a mené sous sa direction une expansion majeure de ses activités, avec des engagements d’un montant record de 70 milliards de dollars. Ardent défenseur de l’Afrique et du développement durable, il a notamment été à la tête des efforts destinés à accroître l’accès à des sources d’énergie durable à un coût abordable et à promouvoir un environnement propice à l’innovation et à l’adoption des nouvelles technologies.
M. Diop a été directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Brésil et, auparavant, pour le Kenya, l’Érythrée et la Somalie. Il a commencé sa carrière dans le secteur bancaire et possède une grande maîtrise de l’interface public/privé ainsi qu’une expérience directe des réformes structurelles en soutien au secteur privé, acquise notamment dans le cadre de ses fonctions de ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal. Ancien économiste au Fonds monétaire international (FMI), il a également dirigé le département Finances, secteur privé et infrastructure de la Région Amérique latine et Caraïbes de la Banque mondiale.
Reconnu pour son leadership dans le domaine du développement, M. Diop a été désigné comme l’un des 100 Africains les plus influents du monde. Il s’est vu décerner en 2015 le prestigieux prix Regents’ Lectureship Award de l’université de Californie (Berkeley). Il est diplômé en économie et en finance.
Entretien exclusif à Bamako, par Bruno FANUCCHI @PresseAfrica
Nouveau Président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Diadié Sankaré est connu pour son franc parler. Chef d’entreprise ayant réussi, il met son expérience au service de la transition politique au Mali, dont la priorité numéro un est l’emploi. « C’est le secteur privé et les entreprises qui créent les emplois », rappelle-t-il haut et fort.
À la tête de SAER Emploi (Société Africaine d’Études et de Réalisations), créé en 1993, vous êtes aujourd’hui l’un des principaux pourvoyeurs d’emploi du Mali, dont le problème numéro un est précisément l’emploi. Quelles sont les recettes de cette réussite ?
Diadié Sankaré – Je suis en réalité un acteur de l’emploi. J’offre des services à des sociétés qui passent ensuite par la SAER Emploi pour embaucher du personnel. C’est la nature de notre activité qui fait de nous un employeur important au Mali.
Peut-on faire le point sur les secteurs d’activité et l’implantation des différentes sociétés de votre groupe ?
Diadié Sankaré – Le groupe SAER est un ensemble de vingt-six sociétés réparties sur cinq pools d’activité. Le premier groupe englobe l’emploi et les assurances, puis il y a le pool agro-industriel, le pool minier, le pool des services et, enfin, le pool des finances et du commerce.
Voilà l’ossature du groupe SAER. Nous sommes présents aujourd’hui dans tous les pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Ouest africain), mais également en Centrafrique, au Tchad, un peu au Ghana, au Cameroun, soit une bonne dizaine de pays d’Afrique, ainsi qu’au Canada et au Royaume-Uni. Voilà à peu près notre implantation géographique.
« Avec cette nouvelle plateforme, nous voulons conquérir le marché mondial ! »
Vous venez de lancer une importante plateforme. Quels services propose-t-elle ?
Diadié Sankaré – Cette plateforme est partie d’un constat : cela fait vingt-cinq ans que nous exerçons cette activité d’externalisation de la fonction « Ressources humaines » ; nous l’avons évaluée et l’on s’est dit que notre modèle économique est aujourd’hui vieillissant, qui ne capte plus si bien la clientèle.
Il fallait donc digitaliser notre process. C’est pour cela que nous avons conçu une plateforme entièrement digitalisée : (https: //Humaneo.africa) .Elle est en fonction depuis un mois, dans sa version 1, exclusivement dédiée aux ressources humaines.
Nous sommes en train d’aller vers la version 2, consacrée à la paie et aux systèmes de paiement pouvant être passés avec des organismes comme l’INPS, les impôts et, bien sûr, les banques où nous devons payer les employés. L’idée, en fait, est de pouvoir mettre sur le « e.cloud » une autre façon de travailler et permettre à nos clients de pouvoir réaliser toutes les fonctions de « ressources humaines » depuis leur bureau.
C’est une grande nouveauté ?
Diadié Sankaré – C’est en effet une grande nouveauté et pas seulement pour le marché malien, car nous voulons même conquérir le marché mondial ! Et permettre ainsi à des Japonais ou des Américains de pouvoir travailler sur cette plateforme.
Vous évoquez volontiers l’innovation comme un marqueur important de votre société…
Diadié Sankaré – En effet ! On n’arrête pas, tous les jours on innove. Tous les jours, il faut s’adapter aux nouvelles situations. Vous savez que la technologie n’attend pas : ou on s’adapte, ou on disparait. Aujourd’hui, rien qu’avec l’internet, beaucoup de métiers ont disparu. Et désormais nous avons même plus que l’Internet : les objets connectés et la blockchain vont venir, et d’autres fonctions et activités vont disparaître. Il faut donc s’adapter et donner une réponse à toute cette technologie d’entreprise. Le business, c’est comme le vélo : quand on s’arrête de pédaler, on tombe !
Où en êtes-vous avec la contestation de votre élection à la présidence du Conseil National du Patronat Malien, le CNPM ?
Diadié Sankaré – J’ai été 3e Vice-Président dans la mandature passée, et au terme de celle-ci, candidat à la Présidence. J’ai été plébiscité par mes pairs. Sur 155 délégués, 87 ont porté leur choix sur moi et je suis aujourd’hui le président en fonction du CNPM, bien que mon adversaire s’agite beaucoup en portant le problème devant la justice. Mais en attendant que la justice tranche, j’occupe les bureaux et je travaille en qualité de Président du Conseil National du Patronat du Mali. Je suis en place et en fonction depuis le 12 octobre dernier.
À la fin janvier, vous étiez partenaire de la VIe Nuit de l’Entrepreneuriat de Bamako avec, là encore, une préoccupation majeure : l’emploi…
Diadié Sankaré – Bien sûr, l’emploi ! Quand vous voyez tous les ans 800 000 personnes arriver sur le marché du travail au Mali, c’est très important. Car l’emploi ne concerne pas que les jeunes ou les diplômés, c’est aussi l’emploi des ruraux.
L’emploi, c’est vraiment le problème numéro un au Mali car nous avons la population la plus jeune. Voyez notre cartographie démographique : 80 % de la population a moins de 25 ans. Et, sur une population active de 12 millions de personnes, il n’y en a pas plus de 4 millions qui travaillent !
Voyez ce que cela veut dire. Car chaque personne qui ne travaille pas, chaque personne en âge de travailler, de créer quelque chose, d’apporter de la richesse et qui ne travaille pas, c’est une ressource qui se perd pour le Mali. Quand on parle d’emploi, nous pensons qu’il faut plutôt parler d’entreprise et de création d’entreprises.
L’entreprise, c’est la clé du développement économique ?
Diadié Sankaré – Absolument. Il faut parler d’entreprise car ce n’est pas une volonté politique ou des décrets qui créent des emplois. Ce sont les entreprises. Si on crée des entreprises, on crée des emplois. Il faut donc mettre en place les conditions permettant la création d’entreprises, qui puissent se porter bien, investir, se développer et générer des emplois.
Dans la délicate transition politique que connaît actuellement le Mali, peut-on quad même créer des entreprises ?
Diadié Sankaré – Bien sûr ! Vous savez que l’on n’en est pas à notre première transition. C’est peut-être la troisième ou quatrième. Je vous donne en exemple la transition de 2012 pendant laquelle cela a mieux fonctionné qu’en périodes dites normales.
En 2012, tous les bailleurs de fonds et toutes les ONG sont partis, mais le Mali n’a jamais connu un retard de salaires parce que les ressources étaient bien gérées. Tout le monde était conscient qu’il fallait réussir la transition pour que le pays puisse se remettre sur pied. Ce fut un véritable challenge, un sursaut, et je crois qu’aujourd’hui c’est vers cela que nous allons et devons tendre.
« Il faut restaurer l’économie familiale pour lutter contre l’insécurité »
Le Mali est en effet confronté à une double crise sécuritaire et sanitaire. Comment y faire face et parer au plus pressé ? Quelles sont les urgences ?
Diadié Sankaré – Nous, nous avons toujours vécu dans les urgences. Le peuple malien fait partie des peuples les plus résilients. Si vous voyez la façon dont nous faisons face à la pauvreté et aux difficultés, la façon dont nous faisons face à l’insécurité, l’activité économique pourtant ne s’est jamais arrêtée. Quand on regarde la télé, on a l’impression que le Mali, c’est fini, mais dès que vous arrivez ici au Mali, vous voyez que les gens bougent, que l’économie et le pays fonctionnent. De quoi avons-nous besoin aujourd’hui ? Nous avons besoin de leaders qui donnent le bon exemple et qui remettent le pays au travail.
Quelles sont les priorités économiques de cette période de transition ?
Diadié Sankaré – Il faut relancer l’économie et, tout d’abord, l’économie familiale, à la base de la vie économique. Cela est très important. Je donne toujours cet exemple : quand on était jeunes, nos parents n’étaient pas riches, mais ils nous nourrissaient et on mangeait trois fois par jour. Les jours de fête, ils nous offraient des habits parce qu’il y avait une économie familiale qui était là.
Aujourd’hui, celle-ci n’existe plus. Il faut la restaurer car c’est elle qui permet de lutter contre l’insécurité. Il faut pour cela des projets structurants qui permettent à tous d’avoir une activité. Il n’y a rien de pire que de n’avoir rien à faire, c’est encore pire que le chômage. Car il y a l’emploi salarié et l’auto-emploi.
S’ils n’ont même pas d’auto-emploi, ils désespèrent. Il faut arriver à remettre sur pied des mécanismes qui permettent à l’artisan de se nourrir de son artisanat et au paysan de ses récoltes et de sa production. Cela ne demande pas beaucoup d’efforts. C’est juste une volonté politique.
Comment relancer la machine économique et faire revenir les investisseurs ?
Diadié Sankaré – Les investisseurs, d’accord !… Mais il faut d’abord que l’investissement local puisse se réaliser. Si nous-mêmes, Maliens, on n’est pas convaincu que l’on peut investir chez nous, on ne peut pas demander aux investisseurs étrangers de le faire. Il nous faut montrer le bon exemple au lieu de courir les foires pour demander aux autres de venir. Aujourd’hui, les chaînes de valeur présentes ici dans le domaine agricole, par exemple, c’est énorme. Des pays comme le Burkina sont classés premiers dans certaines productions, mais ce ne sont pas eux qui produisent, c’est le Mali.
Comme la production de mangues, de coton…
Diadié Sankaré – Moi, je suis dans la mangue. Toutes ces chaînes de valeur il faut les développer. Organisons le travail de nos paysans. Faisons de la petite industrie pour transformer toutes nos productions et donner ici de la valeur locale ajoutée avant de l’exporter. Créons des agropoles, ces petits villages où l’on met toute la population locale sur une production bien déterminée, et de petites unités de transformation.
« Le bon manager, c’est celui qui sait déléguer »
Une de vos sociétés préparait des équipes cynophiles pour assurer la sécurité de l’aéroport international de Bamako. Où en est ce projet ?
Diadié Sankaré – Pour le moment, on n’y est pas arrivé et le projet est reporté. L’épidémie de Covid 19 a tout bousculé dans le monde et les aéroports ne sont plus des unités économiques qui rapportent. Le trafic et les passages aux frontières ont été divisés par mille. On est prêt et l’on va pousser pour que la sûreté – avec le contrôle des passagers, des bagages et du fret – soit privatisée dans nos aéroports.
Deux maux sont présents dans bien des pays d’Afrique : la corruption et la mauvaise gouvernance. Comment s’en débarrasser au Mali ?
Diadié Sankaré – On a aujourd’hui au Mali les outils et une multitude d’organisations pour lutter contre la corruption, mais on n’y arrive pas.
Moi, je recommande deux choses :
– D’abord dématérialiser le process. Si vous avez besoin d’un service public et que vous parlez à un fonctionnaire, vous êtes vous-même tenté pour aller vite et obtenir des faveurs de jouer à ce petit jeu. Mais si vous pouvez accéder à ce même service de façon digitale et en direct, je crois que cela va diminuer le contact physique qui est un élément important de la corruption ;
– Deuxièmement, développer le partenariat. Non pas public-privé, mais privé-privé, pour que le secteur privé soit ce lieu d’échanges où chacun d’entre nous puisse faire des affaires importantes et s’intéresser moins à la demande publique. Il faut trouver les mécanismes pour que les entreprises nationales puissent échanger et travailler entre elles. Cela me semble plus utile que de faire tous les jours de grandes campagnes sans lendemain contre la corruption, et qui ne servent à rien.
Quelle est aujourd’hui votre ambition pour le Mali ?
Diadié Sankaré – Mon ambition, c’est d’abord un Mali apaisé, un Mali en sécurité et qui amorce son développement. Il est grand temps. Le Mali a des ressources et regorge de potentiel. Jusqu’à présent, nous n’avons même pas exploité 2 % de nos potentialités. Sur tous les plans, tout est à refaire et tout est possible. Ce que je souhaite, c’est un Mali où il fait bon vivre, un Mali qui crée des champions nationaux. Ceux-ci seront, pour les nouvelles générations, des modèles de réussite qui seront imités demain. Ils deviendront, eux aussi, des capitaines d’entreprise.
Vous êtes réputé pour être un défenseur farouche du secteur privé…
Diadié Sankaré – Quand le secteur privé est fort, c’est une ressource pour l’État. Je suis partisan d’un secteur public fort qui fait des propositions concrètes – et non toujours des réclamations – pour le développement et qui contribue à la définition des politiques économiques.
Aujourd’hui, par exemple, nous travaillons sur la fiscalité : comment faire pour élargir la base fiscale et changer cette pyramide qui fait que moins de 10 % des entreprises payent plus de 80 % des impôts ? Il faut que plus de contribuables paient l’impôt pour que les entreprises maliennes aient moins de pression, puissent recapitaliser, avoir des réserves, investir et aller à la conquête de la sous-région et, demain peut-être, à la conquête du monde.
Pour conclure cet entretien, parlez-nous un peu de vous. Un homme aussi occupé a-t-il encore un peu de temps pour sa vie privée et ses violons d’Ingres ?
Fierté malienne, Kalifa Dembelé l’est dans le domaine de
l’entreprenariat. Et oui, cet homme au parcours exceptionnel est un des acteurs
majeurs qui ont rendu un grand service à la nation malienne en formant, dans
leurs écoles, des élèves maliens. En plus du secteur de l’éducation, Kalifa
Dembelé rend services à frères et sœurs maliens dans d’autres domaines.
Homme politique, enseignant,
entrepreneur social et leaders exemplaire, Kalifa Dembélé puisqu’il s’agit de
lui, est une icône dans le secteur de l’enseignement secondaire et supérieur.
Aujourd’hui, il n’est plus à présenter
au Mali. Puisqu’il a montré sa capacité dans la formation des leaders de
demain. Après ses études secondaires au lycée Cabral de Ségou, Kalifa Dembélé
s’est doté d’une maitrise en Psychopédagogie à l’Université de Bamako. Quelques
années après, il fera son entré l’Institut Universitaire de gestion de Bamako (IUG) ou il sortira avec un master II en
gestion des ressources humaines. Par la suite, il obtiendra un master II en
psychopédagogie à l’école normale supérieur de
Bamako.
Doctorant dans une
université de la place, Kalifa Dembélé est le 1er vice-président
Parti Pour la Restauration des Valeurs du Mali (PRVM). Un parti politique dont
il joue un grand rôle dans ces dernier temps. Rigoureux et humble, Kalifa
Dembélé est un leader à nul autre pareil. Aujourd’hui, Kalifa Dembélé est
remarqué comme un entrepreneur social atypique, une incarnation de la vertu.
En 2005, Kalifa
Dembélé lancera l’école Bianson Dembélé (niveau premier cycle, et seconde cycle
et etc.). Cet exploit lui a valu la création du groupe scolaire Bianso Demblé.
Il s’agit de la création de l’une des plus vastes et le plus grand complexe
scolaire du Mali. Aujourd’hui, le groupe
scolaire Bianson Dembélé figure parmi les écoles plus sérieuses du Mali.
Le Groupe Scolaire
Biasson Dembélé est un des leaders de la formation académique et professionnelle
au Mali. Il compte une vingtaine d’établissements scolaires de tous les ordres
: le fondamental, le secondaire général, secondaire technique et
professionnelle et l’Université. Les établissements du groupe scolaire Biasson
Dembélé couvrent aussi la région de Mopti notamment Savaré, Bandiagara, Koro et
presque dans toutes les capitales
régionales du Mali. Cet investissement dans le secteur de l’éducation scolaire,
préscolaire et d’enseignement a été un
défi majeur pour l’entrepreneur social Kalaifa Dembélé.
Raison pour laquelle, il a confirmé à la
rédaction du journal Mali-Emergent que le faite d’aider son prochain lui met à
l’aise « le faite que je suis en train d’aider les plus démunie me met à
l’aise. Je me plais dans çà », dit-il. Selon lui, il faut que « nous préparons l’avenir de nos
enfant ». Pour ce qui est la refondation du Mali, il précisera que nous
n’avons pas besoin de fournir d’autres efforts, puisque pour lui, le Mali ne
nous a pas échappé d’abord, le Mali est là encore et que nous devons revoir certains. Parce que je peux vous dire
que le Mali existe déjà », a laissé entendre.
Par ailleurs, le
groupe scolaire Bianso Dembélé a pout slogan : apprendre pour construire.
C’est pourquoi « nos enseignant sont
triés sur volet et possèdent les qualifications et les vocations nécessaires
pour fournir un enseignement de qualité à tous les enfants du Mali. Et grâce à
notre rigueur, nous formons les élites de demain. Nous couvrons tous les cycles
d’enseignements, à savoir : enseignement classique à l’enseignement
technique spécialisé », a-t- il expliqué.
Aujourd’hui, il a
fait de la politique comme un second travail, parce qu’en tant que citoyen
conscient des enjeux auxquels le Mali est confronté, Kalifa Dembélé se dit prêt
à servir son pays. Pour lui, cela n’est pas possible tant qu’il ne fait pas la
politique, même si l’on sait déjà qu’il est en train de construire son pays en
formant une brochette de jeunes Maliens. L’autre mission de Kalifa Dembélé est
de lutter contre la délinquance juvénile et la débauche des filles dans notre
société. Pour cela, il décide de former plus de 200 cas sociaux
(élevés et étudiants) chaque année dans ses établissements basé partout au
Mali, et cela, sans les frais de scolarité.
Concernant son
parcours professionnel, Kalifa Dembélé fut un membre actif de la jeune chambre
de Bamako », structure au sein de laquelle, il a bénéficié d’une panoplie
de formations dans le domaine de l’entreprenariat jeune. D’aucuns pensent que son talent et son génie créateur lui ont valu
plusieurs médaillés, de décorations et trophées tant au niveau national qu’international à savoir : le grand
prix des bâtisseurs Africains en 2015, la même année il obtiendra le diplôme
d’honneur de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), suivi du
médaille d’or d’excellence en Afrique. Ce n’est pas tout, Kalifa Dembélé a pris
le diplôme de participation de « LMDB » 2008, et celui de Faladié
sokoro en 2018. Prix du leadership de l’AJPM « 2020 », celui-ci est
suivi de l’Attestation de reconnaissance
du CNJM en 2019. En 2020, Kalifa Dembélé obtient une autre attestation des jeunes pour le Renouveau de Niamakoro, et
depuis 2008, la société Aminata Konaté lui a décerné une attestation de
reconnaissance. Par ailleurs, M. Dembélé a obtenu le trophée Africa Prestige en
2018, la même année, il bénéficie une attestation dénommée
« Epelle-moi ». Toufois, il prendra part à plusieurs forum tel que la coopération sino-Africaine »,
juste, après cela, il obtiendra d’autres attestations, et des ciwara, obtenue en côte d’Ivoire, au
Burkina Faso et au Ghana.
Siguida Yelen a également formé 200 jeunes et femmes en fabrication de savon et d'eau de Javel. Elle gère aujourd’hui un centre de production qui emploie un commercial.
Par Journal Mali-Emergent
Créée le 13 août 2013, l’association « Siguida Yelen » fondée sur
l’entraide mutuelle place son action dans le cadre du développement
socio-économique et culturel des communes du Mali. Aujourd’hui, elle est
dirigée par le talentueux jeune premier Abdou Coulibaly. Ancien 1ervice-président de l’association, Abdou Coulibaly pense qu’il
faudra donner une nouvelle dynamique à
cette organisation caritative.
Selon lui « On veut
travailler dans les secteurs de développement dans toutes les communes. Créée à
Kalaban-coro, Siguida Yelen est devenue une association nationale grâce aux
efforts de tous. Je dirais qu’elle sera bientôt en Europe. Pour ce faire, ma
force sera toujours ma base », tels sont les mots d’Abdou Coulibaly. Dans entretien qu’Abdou Coulibaly nous a accordé, il affirme que « Siguida Yelen, est au service de l’action
sociale et humanitaire et de l’autonomisation des femmes et des jeunes du Mali.
Notre objectif est contribuer à la construction du Mali, notre patrie »,
a-t- il affirmé.
Ajoutant par la suite qu’
« Avec comme devise : unité, solidarité et développement, elle met
l’accent sur la promotion des femmes et des jeunes », a-t- il dit, citant
les lieux où l’A.S.Y.M est installée dans plusieurs localité du Mali à savoir :
Kita, Koury, Dioîla, Samakoro, Koutiala, Kolokani, Massigui, Sikaso et très bientôt
à Kidal, Taoudeni, Mopti etc…
Il y’a quelques années,
l’association était appelée ‘’Siguida Yelen de Kalaban-coro’’, l’association
est de nos jours implantée partout dans le pays. D’où l’appellation
A.S.Y.M. Aujourd’hui elle évolue dans plusieurs domaines d’activités notamment
la construction des mosquées, des dizaines de châteaux et des forages, mais
aussi des structures sanitaire sans oublier des aménagements des routes dans
plusieurs. Toutefois, l’association pilotée par son Abdou Coulibaly évolue également
dans la formation des jeunes et femmes dans la savonnerie et la transformation du Berre de karité
et tant d’autres choses.
Par
la suite Abdou Coulibaly, président de l’association sigui Yelen explique que « Son
objectif principal vise à s’impliquer auprès des autorités politiques et
administratives pour le développement harmonieux des communes à travers les
villes du Mali », a-t- il expliqué. Pour cela, il précise que cela se fera par le soutien et la promotion des actions et des
projets d’émergence nationale. Il faut le rappeler que « Siguida yelen »
assiste les différentes associations et mouvements
dans l’élaboration, le financement, voire la mise en œuvre de leurs projets.
C’est pourquoi, les objectifs spécifiques assignés à
l’A.S.Y.M restent, entre autres : participer à l’amélioration de la santé
de la population, lutter contre l’insécurité, défendre la justice
sociale, chercher des fonds auprès des partenaires pour l’exécution et le
financement des projets de développement, promouvoir l’emploi des jeunes à
travers des formations, le renforcement de leurs capacités passant par la
recherche des fonds pour leur installation ou insertion dans des structures.
« Il s’agit aussi de former des jeunes en
matière de civisme, de patriotisme, et de promouvoir l’autonomisation des
femmes par des séances de formation sur des activités génératrices de revenus »,
a-t- il souligné, Abdou Coulibaly
Puis de citer quelques
réalisations de l’association : formation de près de 3.000 femmes et jeunes à la fabrication
des savons, réalisation de 11 forages, des puits, mosquées, appui de plusieurs
villages et associations pour l’achat des produits après des formations en
savonnerie, construction d’une maternité à Missalabougou, d’un marché à
Niamana, aménagement d’un terrain de football à Koulouba, des dons de sang et
des produits alimentaires, des consultations médicales gratuites pour des
populations, des plantations de plus de 1.000 pieds d’arbres…A l’entendre,
l’argent déboursé par l’association pour ces réalisations se chiffre à près de
100 millions F.
Signature ce matin à Siby
, d’une convention de partenariat entre le Ministère de la Culture, de
l’Artisanat et du Tourisme, à travers l’Agence de Promotion Touristique du Mali
représentée par son Directeur Général Monsieur Sidy KEITA et la Commune de
Siby, représentée par son Maire, Monsieur Daouda KEITA. Ladite convention
consacre l’opérationnalisation du bureau d’accueil et d’information
touristiques de Siby inauguré en décembre 2020 par Mme le Ministre de la
Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
A
cet effet, l’Agence de Promotion Touristique du Mali s’engage à : accompagner
sur une durée de deux (02) ans la commune de Siby dans l’animation du bureau
d’accueil et d’information touristiques en y affectant d’une part un ou des
agents de catégorie A, comme responsable dudit bureau et des stagiaires dont la
durée de stage ne peut dépasser au maximum 06 mois , d’autre part ; accompagner
sur une durée de deux (02) ans, la commune de Siby dans la prise en charge des
factures d’eau et d’électricité du bureau d’accueil et d’information
touristiques et les primes accordées au personnel chargé de
l’animation dudit bureau à travers l’octroi d’une subvention annuelle de
deux millions cinq cent mille(2 500 000) francs CFA, dont cinq cent mille
(500 000) pour les frais d’électricité et d’eau; un million six cent
quatre-vingt mille (1 680 000) francs pour les primes au personnel (
Chef de bureau et stagiaires) conformément à la clé de répartition annexée à la
présente convention , trois cent vingt mille (320 000) francs FCFA pour
l’achat des consommables (bureau, informatique), les produits alimentaires et
les produits d’entretien ;
Accompagner la commune de
Siby dans la promotion touristique de la « destination Siby » à
travers la création et l’administration d’un site web et des comptes sur les
réseaux sociaux ; accueillir par an deux (02) stagiaires désignés par la
commune sur proposition de son syndicat d’initiatives et disposant chacun au
moins d’un diplôme baccalauréat plus trois en communication, marketing,
tourisme, hôtellerie, histoire, géographie ou en gestion ; organiser des
sessions de formation périodiques à l’intention des acteurs locaux de tourisme
de Siby ; accompagner dans les limites de ses possibilités, la commune de
Siby dans la valorisation et la promotion touristiques de Siby à travers le
financement de projets de developpement touristiques ; mettre à la
disposition du bureau du matériel et des supports promotionnels (dépliants,
Flyers, affiches).
Pour sa part la Mairie de Siby
s’engage : assurer un bon usage du bâtiment et des équipements
et utiliser l’ouvrage exclusivement pour la promotion touristique de
la Commune de Siby ; assurer la prise en charge des frais de gardiennage
et l’entretien du bâtiment ; mobiliser des ressources financières
nécessaires à la réalisation du programme d’activités du bureau d’accueil et
d’information touristiques ; mobiliser les ressources additionnelles pour
le fonctionnement régulier du bureau d’accueil et d’information
touristiques ; confier au syndicat d’initiatives de tourisme de Siby,
l’animation du bureau d’accueil et d’information touristiques après le retrait
de l’Agence de Promotion Touristique du Mali ; mettre en place tous les
moyens ( cadre de concertation, facilités accordées aux entreprises
touristiques) nécessaires au développement de l’activité touristique, à
inscrire dans sa programmation budgétaire annuelle, et ce à partir de 2022, une
ligne destinée à la prise en charge des dépenses liées au fonctionnement du
bureau d’accueil et d’information touristiques ; à ne pas transférer à
d’autres fins les équipements du bureau.
Sous la présidence du Premier Ministre Moctar Ouane la
conférence de haut niveau S’est déroulé à Bamako. Cette rencontre vise à
impliquer la diaspora pour renforcer la résilience malienne à travers le partage
des compétences. Une initiative du ministère de l’emploi et de la formation
professionnelle.
AXE 1 : Favoriser la mobilité et le transfert des compétente
de la diaspora :
− Faire la typologie de la Diaspora (Diaspora à l’étranger et
la Diaspora revenue au Mali), Identifier les besoins ; Initier des programmes
de mise en relation de la Diaspora et des maliens au pays ; Créer une synergie
de travail avec les institutions locales ; S’appuyer sur les acteurs locaux
(structures existantes) qui ont une expertise avérée dans le domaine ; Créer
une plateforme de localisation des compétences de la Diaspora ; Initier une
semaine de la Diaspora ; Mettre en place une formation « Welcome Home » pour
les Diaspora qui arrivent pour bien s’approprier les cultures et langues
locales ; Centre culturel africain pour maintenir le lien entre les diasporas
et les pays d’origine ; S’inspirer des cas de réussite de la Diaspora Chinoise
et rwandaise en matière de création d’entreprises ;
AXE 2 : Améliore le Climat des affaires et favoriser
l’entrepreneuriat
− Adopter une loi pour faciliter le retour et
l’investissement de la Diaspora ;
− Créer les conditions favorables pour le retour et l’installation
des compétences (travailler sur le climat des affaires) ; Mettre en place une banque d’investissement
pour la diaspora, Créer une application
pour gérer le fonds de la Diaspora ;
AXE 3 : Faciliter et accompagner l’intégration économique des
bénéficiaires
− Mettre en place un programme de parrainage des jeunes ;
− Mettre en place des formations pour les jeunes afin qu’ils
s’approprient les réalités de l’entreprise (respect des délais…); Créer des
conditions pour qu’à la fin de la formation les jeunes aient de l’emploi ; Créer
des plateformes d’apprentissage, de mentorat et de management à distance ;
Axe transversal :
− Avoir une perspective panafricaine ;
Avant
d’ajouter qu’il s’inquiétait, comme la plupart de ses concitoyens, sur les
constats communs pour l’avenir de ces 830 millions de jeunes africains à
l’horizon 2050 pour lesquels la BAD cherche courageusement à trouver des
solutions durables et louables. Nous avons l’intention d’y contribuer
activement.
Aujourd’hui,
à Bamako, la diaspora Malienne réunit et a rassemblé Gouvernement, cadres
techniques et partenaires pour évoquer la place de ses compétences dans la
Formation Professionnelle. Elle donne le souffle d’un espoir nouveau. Celui de
transmettre leur expérience et de donner l’envie d’un pays aux traditions
d’accueil, d’hospitalité, de culture et de laborieux travailleurs.
En effet,
cette rencontre s’est inscrite dans un processus interministériel,
participative et pluri acteur visant à faire le pari de la création d’emploi
par la mobilisation de la diaspora et des maliens de l’extérieur et ceci quel
que soit le niveau d’étude, l’âge et le pays d’accueil.
Plus de 180
000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Ils sont souvent
majoritairement dépourvus de compétences. Or pour prétendre à une croissance
économique le capital humain est un des premiers leviers.
C’est sur
cette base qu’avec les Système des nations unies à travers, l’UNESCO, l’OIM et
l’UNFPA, nous avons saisi l’opportunité de proposer ce programme innovant pour
mobiliser les compétences et l’expertise de la diaspora pour la création
d’emploi et plus largement le développement du secteur privé à travers
l’entrepreneuriat.
Dans son
discours de clôture, Mohamed Salia Toure, non moins ministre de l’emploi et de
la formation professionnelle pense que « Si votre dynamique des
mouvements financiers a apporté et apporte encore aux pays du Sud et du Nord de
la richesse, la Banque africaine de développement attire l’attention des
Dirigeants Africain et Européenne sur le fait que « 263 millions de jeunes
n’auront aucune participation économique au système de production d’ici 2025 ».
Au Mali, 5 000 000 de jeunes de 15 à 35 ans
sont concernés pour près de 53 % de la population active. Une Bombe à
désamorcer, sans aucun doute !!! Hélas. Et parmi eux, entre 700 000 à 800 000
sont sans éducation, ni formation pour participer pleinement au développement
économique et à la stabilisation auquel le Gouvernement de Transition
aspire. »
Le projet de la “Route
Transsaharienne” reliant six pays africains à savoir l’Algérie, la Tunisie, le
Mali, le Niger, le Tchad et le Nigeria sera finalisé en 2021. C’est le tronçon
principal reliant Alger à la ville de Lagos au Nigeria sur un linéaire de plus
de 4 000 kilomètres qui reste à achever. C’est ce qu’a indiqué, dimanche 14
février 2021, le ministre algérien des Travaux publics et ministre par intérim
des Transports, Farouk Chiali. Intervenant sur les ondes de la radio nationale,
le Ministre Chiali a indiqué qu’une cérémonie sera organisée au Niger pour
annoncer l’achèvement de ce projet africain qui relie Alger à Lagos, précisant
que les derniers travaux sont en train d’être réalisés par une entreprise
algérienne. “Les derniers
tronçons à finaliser se trouvent au Niger et seront achevés d’ici mai où juin
prochain”, M.Chiali a affirmé que des travaux sont en cours pour transformer la
transsaharienne en autoroute au niveau de l’Algérie. »Tous les projets de
routes au niveau du Sud ont été retenus comme des projets prioritaires, parce
que le développement du pays va être orienté vers l’Afrique
subsaharienne », a-t-il expliqué. Pour la promotion et la réalisation
des différentes sections de ce corridor, les pays riverains ont créé le Comité
de liaison de la route transsaharienne (CLRT) dont le siège est établi à Alger.
Selon
la Banque Africaine de Développement (BAD), la Route transsaharienne (RTS)
représente une infrastructure au centre des enjeux économiques, sociaux,
politiques et sécuritaires à l’échelle du continent. Conçu au cours des années 1960 à l’initiative de l’Algérie
et de la Commission des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), le projet de la
Route Transsaharienne (RTS) est conduit par un Comité de coordination composé
des représentants des six pays cités plus haut. Il a finalement démarré au
début des années 1970 dans le cadre des 2 corridors transafricains Alger – Lagos
et Dakar – Djibouti identifiés comme prioritaires par le Programme de
Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), pour atteindre les
objectifs du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD) à
l’horizon 2020.
La RTS est un réseau de 9 022
km, et relie six pays répartis dans trois des 8 Communautés Economiques
Régionales (CER) que compte l’Union africaine : l’Algérie et la Tunisie (Union
du Maghreb Arabe), le Mali, le Niger et le Nigeria (Communauté Economique Des
Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le Tchad (Communauté Economique des Etats de
l’Afrique Centrale). Elle est constituée
d’un axe principal Alger-Lagos long de 4498 km et de trois branches de
connexion en direction de Gabès, de Bamako et de N’Djamena :
L’axe principal traverse
l’Algérie, le Niger et le Nigeria, et passe principalement par Ghardaïa et
Tamanrasset, puis Agadez et Zinder, et ensuite Kano et Kaduna, sur une longueur
totale de près de 4 500 km.
La branche tunisienne relie
le port de Gabès à l’axe principal de la Route Transsaharienne au niveau de
Ghardaïa, en passant par Gafsa et Tozeur, puis El Oued, Touggourt et Ouargla en
Algérie. D’une longueur totale de 866 km, la branche tunisienne est entièrement
revêtue.
La branche malienne relie
Bamako à Tamanrasset sur une longueur totale de 2 461 km.
La branche tchadienne relie
N’Djamena à l’axe principal de la Route Transsaharienne au niveau de Zinder au
Niger, sur une longueur totale de 1197 km. Elle contourne le Lac Tchad par le
nord et passe par Bol pour rejoindre une route revêtue au Niger à partir de
Nguigmi.
Ce projet
a pour principaux objectifs le désenclavement de plus de 420 millions
d’Africains, repartis sur plus de 6 millions de km2 constitués en grandes
parties de vastes régions sahariennes du Maghreb et du Sahel, l’intégration
économique des 6 pays traversés, et potentiellement des pays du Golfe de Guinée
(les pays situés sur le littoral Atlantique, du Maroc au Congo-Brazzaville) et
l’ouverture d’un nouveau corridor vital pour tous les 16 pays ouest africains
sur les ports de la Méditerranée via le réseau routier algérien.
La durée du projet est de 60 mois et
son coût total HT/HD est de 381,40 millions d’Unités de Compte (soit 549,276
millions $ ou 453,87 millions €). Les partenaires techniques et
financiers sont la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique
de Développement (BID), la Banque Arabe pour le Développement en Afrique
(BADEA), la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), le
Fonds Koweitien pour le Développement Economique en Afrique (FKDEA), le Fonds
Saoudien de Développement (FSD), le Fonds de l’OPEP pour le Développement
International (OFID) et les
Gouvernements algérien, malien, nigérien, tchadien et tunisien.
Les bénéfices économiques et sociaux reviendront
principalement aux habitants de la Zone d’Investissement Prioritaire (ZIP)
directe qui comprend 32 régions traversées, 74 agglomérations desservies, pour
une superficie de 6 millions de km² et une population de 420 millions
d’habitants répartie entre l’Algérie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad
et le Nigeria.
Au Mali, la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et la GIZ (coopération technique allemande au Mali) ont signé, le mardi 16 février 2021, un protocole d’accord au Palais des sports de Bamako.
Ce protocole d’accord permettra d’améliorer l’accès des exploitations agricoles et des petites et moyennes entreprises agricoles et agro-industrielles à des services financiers adaptés à leurs modèles économiques.
A l’issue de cette cérémonie de signature de protocole d’accord entre la BNDA et la GIZ, il y a eu aussi la remise des équipements aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) par le projet AgroFinance de la GIZ d’une valeur de plus de 54 millions de FCFA.
« La cérémonie de ce matin est une illustration éloquente du raffermissement des relations entre la République du Mali et la République d’Allemagne, d’une part, et de la fructueuse collaboration entre la KFW, GIZ et la Banque Nationale de Développement Agricole d’autre part », a déclaré le directeur général de la BNDA, Souleymane Waïgalo.
Il s’agit notamment pour la GIZ, à travers son Projet AgroFinance, et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) d’améliorer l’accès des exploitations agricoles et des petites et moyennes entreprises agricoles et agro-industrielles à des services financiers adaptés à leurs modèles économiques.
Cette cérémonie de signature de protocole d’accord entre la BNDA et la GIZ, a eu aussi la remise des équipements aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) par le projet AgroFinance de la GIZ d’une valeur de plus de 54 millions de FCFA.
Selon Financialafrik, un accord de prêt d’un montant de 300 millions USD de l’Association internationale de développement (AID), filiale du groupe de la Banque mondiale, a été approuvé en faveur de la Côte d’Ivoire pour soutenir la riposte à la Covid -19 et la relance du secteur privé.
« La pandémie de Covid-19 continue d’affecter des vies et l’économie du pays. Cette opération vient renforcer le soutien de la Banque mondiale aux mesures de riposte entreprises par le gouvernement pour sauver des vies, venir en aide aux plus défavorisés et soutenir les entreprises à faire face aux impacts de la crise », explique Coralie Gevers, directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée, et le Togo.
La même source affirme, cet accord de prêt a aussi d’autres casquettes : le soutien aux réformes visant à promouvoir une reprise économique durable et le renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques et des fonds d’urgence Covid-19.
Pour Coralie Gervais, d’autres réformes comme le soutien à l’investissement et la promotion de l’inclusion en ce qui concerne les activités économiques, ne seront pas aussi négligées par cet appui.