Accueil Blog Page 1397

Le PMI manufacturier de la Chine s’élève à 51,3 en janvier

0

Par Croissanceafrique

Les données publiées par le Bureau national des statistiques de la Chine montrent que l’indice du directeur des achats, ou PMI, pour janvier est de 51,3. Quand le chiffre est au-dessus de 50, il indique une expansion ; en dessous de 50, une contraction. Le PMI a diminué de 0,6 % par rapport au mois dernier, mais il est resté dans la zone d’expansion pour le 11e mois consécutif. Cela montre que le secteur manufacturier continue à croître, mais que le rythme a ralenti.

(Photo : VCG)

Mali: le parlement adopte un projet de loi sur le sur le financement de l’énergie

0

Par Croissanceafrique

Au Mali, le Conseil national de Transition (CNT) a adopté un projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement, par 101 voix pour, zéro contre et zéro abstention, lors de sa séance plénière du samedi 30 janvier 2021 au Centre international de conférences de Bamako (CICB).

Il s’agit du   projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement entre le gouvernement et l’Association internationale de développement (IDA) relatif au programme de financement de la politique de développement du commerce régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest.

Ce projet de loi a été initié par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Par cet accord, l’IDA accorde au gouvernement malien un financement d’un montant de 18,1 milliards F CFA.

Par ailleurs,  le financement est assorti d’un don de 16,5 milliards de F CFA. Le projet vise le remboursement du marché régional de l’électricité au niveau de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest).

Ainsi, le gouvernement Malien vient d’avoir le quitus du conseil national de la transition en faveur de l’accord de financement qui soulagera désormais  les populations dans le cadre de la fourniture de l’énergie.

Après l’adoption de ce projet de loi,   la Commission du développement rural, de l’environnement, de l’assainissement, de l’énergie et de l’eau a procédé à des écoutes de personnes ressources nécessaires en vue de vérifier les avantages et les conséquences dudit accord de financement.

Pour la mise en œuvre de cette directive, la Banque mondiale a proposé deux instruments. Il s’agit de la mise en place d’un programme d’aide budgétaire régional d’un montant de 300 millions de dollars (environ 150 milliards de F CFA) et de la création d’un fonds revolving dénommé Fonds renouvelable de soutien aux liquidités (FRSL), axé sur le commerce de l’électricité dans la région afin de renforcer la liquidité des acteurs.

Il faut signaler que  le remboursement de ce prêt s’étalera sur une période de 32 ans après un délai de grâce de six ans.

Daouda Bakary Koné

Mali : Les recettes budgétaires devront connaître une hausse de 9,535 milliards F CFA en 2021(analyse)

0
M. Alousseni SANOU a invité l’ensemble des acteurs de la gestion du fonds à tout mettre en œuvre pour l’atteinte des objectifs fixés tout en les assurant de l’accompagnement des plus autorités de la transition pour la réussite des activités.

Par Croissanceafrique

Au Mali, les prévisions de recettes budgétaires pour l’exercice 2021 s’élèveront à 2 155,161 milliards de Fcfa contre 2 145,627 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2020, soit une augmentation de 9,535 milliards de Fcfa correspondant à un taux d’accroissement de 0,44%, imputable à la hausse prévisionnelle des recettes du budget général.

Selon la Loi de finances 2021, les prévisions budgétaires de 2021 sont établies sur la base d’une prévision de croissance économique de 4,0%. Toutefois, l’inflation mesurée par la moyenne annuelle de l’indice des prix à la consommation, est projetée à 1,5% en 2021contre 0,7% en 2020. Quant au déficit budgétaire (dons inclus) il diminuerait de 0,7 % pour s’établir à 5,5% en 2021 contre 6,2% en 2020.

Comparativement à 2020, les prévisions des recettes fiscales nettes connaîtront une hausse de 1,2 % du Produit intérieur brut (PIB) par rapport à l’année écoulée pour s’établir à 15,2%, soit un accroissement de 13,87%.

Par ailleurs, il est prévu une baisse des dons de 2,2 % du PIB en termes de contrepartie, pour s’établir à 1,9% du PIB. En ce qui concerne les dépenses totales et prêts nets, ils devraient décroître de 1,2 % du PIB pour se situer à 27,8% du PIB.

Cette tendance à la baisse est aussi valable pour les dépenses courantes qui devraient perdre 0,7 % et les dépenses en capital 0,4 %. Elles devraient- s’établir, respectivement, à 15,7% et 8,3% du PIB. Pourtant, il résulte es prévisions 2021, que le déficit budgétaire (dons inclus) diminuerait de 0,7 % pour s’établir à 5,5% en 2021 contre 6,2% en 2020.

Les prévisions de recettes budgétaires pour l’exercice 2021 s’élèveront à 2 155,161 milliards de Fcfa contre 2 145,627 milliards de Fcfa dans la Loi de Finances rectifiée 2020, soit une augmentation de 9,535 milliards de Fcfa correspondant à un taux d’accroissement de 0,44%, imputable à la hausse prévisionnelle des recettes du budget généra

Concernant les recettes exceptionnelles en 2021, elles  seront constituées uniquement des annulations de dettes à hauteur de 8,959 milliards de Fcfa contre 14,500 milliards de Fcfa dans la Loi de Finances rectifiée 2020, soit une chute de 5,541 milliards de Fcfa correspondant à un taux de régression de 38,21%.

Les recettes des budgets annexes provenant des Entrepôts Maliens au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo, en Guinée, au Ghana, en Mauritanie et au Bénin, sont estimées à 8,113 milliards de Fcfa en 2021 contre une prévision rectifiée de 9,105 milliards de Fcfa en 2020, soit une diminution de 0,992 milliard de Fcfa ou un taux de régression de 10,89%.

Cependant, les dons, et les provenant principalement des institutions internationales et des gouvernements étrangers, connaîtront une baisse de 212,056 milliards de Fcfa soit 51,27% par rapport à l’année écoulée. Par contre, ils s’élèveront en 2021 à 201,511 milliards de Fcfa contre 413,567 milliards de FCFA dans la Loi de Finances rectifiée 2020.

Ceux-ci  se décomposent en dons projets qui sont estimés à 155,600 milliards de Fcfa en 2021 contre un montant rectifié en 2020 de 163,400 milliards de Fcfa, et en dons programmes qui sont estimés à 45,911 milliards de Fcfa en 2021 contre un montant révisé de 250,167 milliards de Fcfa en 2020.

Notons que les recettes des Comptes spéciaux du Trésor sont estimées à 171,457 milliards de Fcfa en 2021 contre une prévision rectifiée de 202,386 milliards de Fcfa en 2020, soit une diminution de 30,929 milliards de Fcfa ou un taux de régression de 15,28%. Selon plusieurs analystes, cette diminution est due au fait que le Fonds de remboursement des crédits de TVA a enregistré en 2020 un montant important en report et en majoration.

Daouda Bakary Koné

Ecobank Transnational Incorpated voit son résultat net consolidé en contraction de 66%

0

Par croissanceafrique

Le Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a publié ses résultats financiers non audités de l’exercice 2020 :

  • Produit net bancaire : +2% à 1,6 milliards $EU ( 950 milliards FCFA )
  • Résultat avant impôt égal à 171,3 millions $EU ( 98,6 milliards FCFA )
  • Total du bilan : +9% à 25,7 milliards $EU ( 13 713,6 milliards FCFA )
  • Total capitaux propres : +7% à 2,0 milliards $EU ( 1 075,1 milliards FCFA)

Ces résultats visibles ici montrent une disproportion préoccupante entre la taille de la banque, ses actifs et ses fonds propres d’une part et, d’autre part, son bénéfice. Les résultats nets consolidés de la banque panafricaine s’élèvent à 93 millions de dollars, en contraction de 66% comparés à 2019. Effet corona ? 

La banque ne génère pas assez de résultats pour rémunérer ses actionnaires dont la banque Qatari QNB, les sud-africains PIC et Nedbank et, entre autres, les milliers de petits porteurs à la Bourse du Ghana, à la Bourse du Nigéria et à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Abidjan) en Côte d’Ivoire.

A la prochaine assemblée générale ordinaire, il ne sera pas proposé de dividende par action au titre de l’exercice 2020 ( 2019 : 0 cents $EU. Le Groupe est actuellement implanté dans 39 pays avec un effectif de 14,023 salariés ( 2019: 14,878) au 31 Décembre 2019.

Sénégal: Baisse de 30% du résultat de Total au premier semestre 2020

0

Par croissanceafrique

Le résultat des activités ordinaires de Total Sénégal, filiale de la multinationale française du même nom, spécialisée dans la distribution d’hydrocarbures, a enregistré une baisse de 29,9%, au premier semestre 2020 comparé à la même période de l’année 2019, ont annoncé les dirigeants de cette entreprise basée à Dakar.

Selon Financialafrik, ce résultat est passé de 6,085 milliards de FCFA au 30 juin 2019 à 4,265 milliards de FCFA au 30 juin 2020. Le chiffre d’affaires hors taxes a, de son côté, enregistré une baisse de 9,1% à 197,020 milliards de FCFA contre 216,680 milliards de FCFA au 30 juin 2019.

« Cette contreperformance est occasionnée par le repli de 6% des ventes  sur le marché intérieur avec un tonnage qui passe de 317 tonnes au premier semestre 2019 à 297 tonnes un an plus tard. Les responsables de Total Sénégal imputent cette situation aux mesures qui ont été prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie COVID-19 telles que l’interdiction du transport interurbain et le couvre-feu durant le premier semestre 2020« , rapporte-Fianacialafrik.

Par contre, les ventes  Concurrents, Exportation et Marine Internationale  ont pu augmenter de 23 % notamment grâce aux ventes vers le Mali. Sur ce segment, les réalisations se situent à 155,3 tonnes contre 126,5 tonnes au 30 juin 2019.

Concernant les perspectives, les dirigeants de Total Sénégal, estiment que la poursuite du plan d’excellence opérationnelle combinée au dynamisme et au savoir-faire de leurs équipes devrait permettre à leur entreprise de délivrer un résultat satisfaisant malgré le contexte actuel.

Zangouna koné

La Banque Africaine de Développement (BAD) étouffée par le retard de son augmentation de capital

0
Siège de la Banque africaine de développement à Abidjan

Adama Wade

L’augmentation de capital de la Banque Africaine de développement (BAD), pour un montant de 115 milliards de dollars, souscrit depuis la fin octobre 2019, tarde encore à être effective. Les Etats qui s’étaient engagés à joindre le versement à la souscription pour au plus tard mars 2020 se livrent à une course de lenteur qui ne dit pas son nom. Selon les informations exclusives de Financial Afrik, seuls 16 pays sur 81 avaient libéré les 7% de leur quote part au 30 novembre dernier.

Les pays membres régionaux qui ont libéré leurs engagements sont le Nigeria, le Sénégal, le Maroc, le Bénin, l’Erythrée, le Burkina Faso, le Kenya, le Lesotho, le Rwanda et la Libye. En outre, 6 pays non régionaux ont libéré leurs parts. Il s’agit de l’Allemagne, de l’Inde, de l’Italie, de la Norvège, de l’Arabie saoudite et de l’Espagne. La France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada se font désirer dans une augmentation de capital dont la concrétisation devient au fil des jours une condition nécessaire pour sauver la note triple A de la banque et, aussi, lui permettre de faire face à ses engagements.

A cette situation, s’ajoute la dégradation surprise de la note du Canada de AAA à AA +, le 30 juin 2020, suivie en juillet de la baisse de la perspective de la note américaine, qui a des répercussions directe sur la signature de Banque Africaine de Développement (BAD). En effet, la note AAA de l’institution financière africaine était adossée à une garantie de capital “sujet à appel” du Canada de l’ordre de 5,2 milliards d’UC*, notée AAA. Le recours au “capital appelable” repose sur le fait que la banque n’a plus de fonds propres suffisants pour couvrir ses engagements. Le fait que les pays traînent les pieds est d’autant plus étonnant que les actionnaires, régionaux comme non régionaux, avaient voté à 100% pour la réélection du président Akinwumi Adesina, en août dernier. Au vu des hésitations des pays majeurs à honorer leurs engagements, certains observateurs se demandent si la crise des lanceurs d’alerte est vraiment terminée. Suivez le liens en bas:

https://www.financialafrik.com/2021/01/31/la-banque-africaine-de-developpement-bad-etouffee-par-le-retard-de-son-augmentation-de-capital/

Côte d’Ivoire : Heden Golf Hôtel aux standards des palaces de l’enseigne Sheraton

0

Par Fianacialafrik

Heden Golf Hôtel, géré par la Société des lagunes, voit grand. Son président directeur général, Georges Angaman, a sollicité une collaboration avec Sheraton Hôtels group pour sa transformation.

Les responsables de ce consortium hispano-marocain, reçus en audience par le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, ont effectivement affiché leur désir d’étendre le réceptif hôtelier ivoirien de renom. Ce sont ses filiales financières, CMI Groupe (Maroc) et Cicasa Investissement (Espagne) qui seront habilitées pour la transformation de l’hôtel mythique aux standards des palaces de l’enseigne Sheraton, et les items contractuels avec l’État ivoirien, les autres investisseurs privés et multicartes.

Pour sa part, le ministre a assuré ses interlocuteurs de la détermination du gouvernement à conférer à ce réceptif hôtelier et ludique, une dimension de référence du tourisme du futur. Aussi, a-t-il transmis à ses hôtes, l’ambition intacte des plus hautes autorités du pays à faire émerger des champions nationaux en matière d’industrie touristique. Et, eu égard au parcours et aux qualités managériales de Georges Angama, l’accompagner dans une telle aventure, à l’en croire, ne serait qu’un pas qui augure de lendemains meilleurs pour l’hôtellerie ivoirienne et de tout l’écosystème touristique.

Nicolas Sarkozy est en «visite privée» au Rwanda, aucun médias Français n’en parle

0

Par Financialafrik

Christine Holzbauer sillonne l’Afrique de l’Ouest et du Centre depuis plus de quinze ans. Elle a d’abord été basée à Bamako puis à Dakar en tant que correspondante régionale de grands journaux français. Depuis son retour à Paris, elle travaille comme reporter et envoyée spéciale sur tous les évènements d’envergure concernant l’Afrique.

 C’est le site pro-gouvernemental igihe.com qui l’a annoncé. Un voyage de l’ancien président français «sous les radars» qui soulève beaucoup de questions. 

Dans un article en Kinyarwanda (langue nationale du Rwanda) posté sur son site le 28 janvier, le journal pro-gouvernemental « Igihe » révèle que l’ancien président français « est au Rwanda pour une visite privée suite à celle qu’il avait effectuée il y a deux ans. » En 2018, Nicolas Sarkozy était retourné au Rwanda après la visite d’Etat « historique » qu’il avait effectuée en 2012 et, auparavant, en 2010, afin d’améliorer les relations « exécrables » entre les deux pays dues, notamment, aux accusations contre la France dans le génocide des Tutsis en 1994.

Lors de ce voyage, il était « accompagné du Directeur général de Financière de l’Odet et membre du conseil de surveillance de Vivendi, Cyrille Bolloré », rappelle le journal. A la suite de quoi, le groupe Vivendi, une filiale de Bolloré Holdings, « a accepté d’investir 40 millions de dollars dans diverses activités dans le district de Kicukiro », précise encore l’article.

Des photos remontant à…2018 !

Une information relayée par aucun media français, mais qui ne cesse d’intriguer nombre d’analystes rwandais interrogés par Financial Afrik. Pour l’un d’entre eux, qui a requis un strict anonymat, la surprise vient du choix des photos pour illustrer cet article. « Elles remontent toutes à 2018», note-t-il. Si l’on voit l’ex maire de Neuilly être accueilli par le président Paul Kagamé et nombre de membres du gouvernement rwandais, « cette fois-ci, c’est le black-out total, aussi bien son arrivée dans le pays que des rencontres officielles qu’il aurait pu avoir», insiste cet expert. 

Dans un contexte de forte augmentation des cas de coronavirus en Europe comme en Afrique à cause de l’apparition de variant anglais et sud-africain, « la visite de Nicolas Sarkozy ne peut qu’intriguer », souligne l’ancien humanitaire qui s’exprimait, à ce sujet, cette semaine, sur la Voix des grands lacs.

Perte d’influence des Clinton

Alors que l’ex président français n’exclut plus, de son côté, de se représenter en 2022, le prétexte d’unesimple promenade dans la région des Grands lacs « pour aller voir les gorilles » ne convainc personne. « C’est un leurre !», s’insurge à Paris un africaniste qui suit de très près l’actualité rwandaise. Plus plausible, selon lui, serait la thèse d’une « mission de bons offices auprès de son ami Paul Kagamé » que Nicolas Sarkozy aurait acceptée afin lui demander de rapatrier les troupes envoyées en République Centre africaine (RCA). 

Enfin, dernière hypothèse, l’arrivée d’une nouvelle administration aux Etats Unis qui favoriserait l’influence de Barack Obama au sein du parti démocrate américain au détriment de celle de Bill Clinton, dominante jusqu’à présent. « Les intérêts des multinationales américaines, notamment en RDC, risquent d’en pâtirAvec, du coup,des positions pour la France à prendre ou à défendre », pronostique pour sa part notre analyste rwandais.

Conférence intercontinentale en ligne pour discuter du rôle de l’éducation à la paix

0

Par Croissanceafrique

Le 24 janvier, plus de 2 400 participants préinscrits, de 70 pays, dont les Philippines, les États-Unis, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, la Chine et la Corée du Sud, ont participé à la conférence intercontinentale sur la paix pour discuter du rôle de l’éducation à la paix.

La conférence a été organisée par une ONG de paix internationale basée en Corée du Sud, Heavenly Culture, World Peace and Restoration of Light (HWPL) enregistrée à la DGC et l’ECOSOC des Nations Unies, pour célébrer le 7e anniversaire de la Journée de la paix HWPL du 24 janvier.

La Journée de la paix HWPL déclarée par la province de Maguindanao aux Philippines est commémorée chaque année depuis que l’Accord de paix de Mindanao a été conclu par le gouvernement local et les dirigeants de la société civile le 24 janvier 2014.

La Journée de la paix a été nommée d’après HWPL puisque l’accord a été suggéré par le Président d’HWPL, M. Man Hee Lee, connu comme un vétéran de la guerre de Corée, afin de surmonter les 50 années de conflit qui ont fait environ 120 000 victimes dans la région.

Ayant pour thème « Le rôle de l’éducation à la paix dans la construction d’un monde pacifique », la célébration de cette année visait à sensibiliser à l’éducation à la paix dans le monde et à créer une plateforme mondiale pour les éducateurs de paix afin d’intégrer l’éducation à la paix dans le système éducatif de chaque pays.

Conférence intercontinentale en ligne pour discuter du rôle de l’éducation à la paix

Suite aux messages de félicitations de personnalités publiques, du domaine de l’éducation, de la religion et politiques, dont le président de la Cour d’appel du Caire, l’ancien président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’ancien conseiller du Ministère de l’éducation du Guatemala et l’archevêque émérite de l’archidiocèse de Davao des Philippines, le président d’HWPL, M. Man Hee Lee, a délivré son message commémoratif.

« Aujourd’hui, Mindanao n’est plus un lieu de conflit, mais c’est plutôt devenu un modèle de paix sur lequel le monde entier a les yeux fixés. Il fut un temps où les habitants de cette région pointaient leurs armes les uns sur les autres, mais maintenant, ils partagent leur nourriture, assis à la même table, malgré leurs différences de croyances et d’idéologies. Les étudiants qui ont été formés à tuer autrefois, apprennent maintenant la valeur de la vie et de la paix grâce à l’éducation à la paix d’HWPL », a-t-il déclaré.

Le Dr Ronald Adamat, Commissaire de la Commission de l’enseignement supérieur des Philippines (CHED), qui s’est efforcé de mettre en œuvre l’éducation à la paix d’HWPL en l’intégrant dans les programmes d’enseignement supérieur pertinents, a évoqué la valeur de la Journée de la paix HWPL et les progrès de l’éducation à la paix aux Philippines.

« Les jeunes lutteront pour la paix, mais n’ont pas encore assez de compétences, de compréhension pour parler en faveur de la Paix, ni d’occasion de le faire. Je soutiens, sans réserve, l’éducation à la paix HWPL. Elle sensibilise nos jeunes à devenir des artisans de paix (valeur indispensable chez la jeunesse). Les futurs dirigeants doivent effectuer des changements pour la transformation positive du monde. Nos enfants doivent être éduqués sur la manière dont la consolidation de la paix fonctionne efficacement. Grâce à l’éducation, la construction d’un monde véritablement pacifique peut devenir un jour une réalité. »

L’éducation à la paix HWPL, qui comprend 12 leçons, vise à former les éducateurs et les étudiants à la valeur de la paix en les sensibilisant à l’importance de la promotion d’une culture de paix. Depuis 2016, plus de 200 établissements d’enseignement dans 34 pays, dont l’Inde, Israël et les Philippines, ont été désignés « Académies de paix HWPL », et les ministères de l’éducation de 9 pays ont signé des protocole d’accords pour la mise en œuvre de l’éducation à la paix.

Mme Firoza Muradi, une éducatrice afghane, a déclaré : « L’Accord de paix de Mindanao en 2014 est devenu un excellent modèle pour des pays comme l’Afghanistan qui connaissent des guerres et des conflits. J’espère que le miracle de la paix à Mindanao se produira en Afghanistan, et cela commence avec l’éducation à la paix. Grâce au programme d’HWPL, les élèves cherchent des réponses pour parvenir à la paix de diverses manières, y compris l’harmonie avec la nature, la valeur de la coopération et la manière de protéger leurs droits. Je crois que tous mes élèves qui reçoivent une éducation à la paix grandiront pour devenir des messagers de paix. »

Lors de l’événement, une représentante d’HWPL a présenté le plan pour 2021, tel que le programme de formation en ligne des éducateurs de paix, le programme de bénévolat pour l’éducation à la paix et « Online Youth Peace Love Exchange Project » (Projet de la jeunesse d’échange d’amour pour la paix en ligne), principalement conçus comme des programmes en ligne en raison de la pandémie.

Rédaction

[Tribune]Le terrorisme et l’extrémisme violent au Sahel et au Bassin du Lac Tchad

0
Khalid Cherkaoui Semmouni, enseignant chercheur à la Faculté de Droit à Rabat et professeur à l'Institut Supérieur de l'Information et la Communication , expert en droits de l'homme et a été président du Centre marocain des droits de l'homme.

Par Croissanceafrique

Par Khalid Cherkaoui Semmouni , Professeur à la Faculté de Droit à Rabat et à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC)


Le terrorisme est devenu , ces dernières années , un problème mondial trés compliqué et pèse sur un nombre plus grand de pays. Cette menace n’est propre à aucune religion, nationalité, culture ou origine éthnique particulière et elle compromet la sécurité, le bien-être , et paralyse l’économie et déstabilise des régions entières. En Afrique , après la destruction des deux ambassades américaines à Nairobi et à Dar es Salam le 07 Août 1998 , le terrorisme est devenu une véritable menace stratégique en Afrique.

En effet , le terrorisme et l’extrémisme violent continuent de croître dans différentes parties du continent , surtout au Sahel et au Bassin du Lac Tchad , malgré les efforts déployés pour les prévenir et les contrer à tous les niveaux [1].

Au Sahel et dans le Bassin du Lac Tchad , les affiliés des organisations terroristes , Daech et Al-Qaida , constituent une menace majeure pour la paix et la sécurité dans la région, notamment au Tchad , au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ils continuent de terroriser les populations locales , d’attaquer les forces de sécurité , en profitant de la situation d’extrême insécurité dans certaines regions.

La prise de conscience de la réalité du terrorisme et de l’extrémisme violent en Afrique , met l’Union Afriacine  (UA ) face aux nouvelles menaces transfrontalières qui gagnent du terrain sur le continent.

Face à ces dynamiques inédites , les mesures sécuritaires restent insuffisantes pour déraciner les origines du phénoméne , s’ils ne sont pas associées aux mesures politiques , éducatives et soci-économiques , permettant à remédier aux causes de la violence extrémiste et d’agir en amont pour l’empêcher se propager davantage .

Cet article s’articule autour de trois idées majeures :

1 – Origines et causes profondes du terrorisme dans la région Sahelo-Saharienne .

2 – L’impact du terrorisme sur la région et rôles de l’UA.

3 – Stratégie de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent .

I – Origines et causes profondes du terrorisme dans la région Sahelo-Saharienne

Le terrorisme n’est pas une menace nouvelle en Afrique car il s’est progressivement implanté sur le continent depuis le début des années 1990 [2] .  Mais Il est beaucoup accentué après les attentats à Nairobi et à Dar es Salam en 1998.

L’Afrique du nord fut la première région à faire face à cette nouvelle menace, d’abord comme victime, mais aussi comme base arrière pour des mouvements qui s’y sont installés pour mener plusieurs activités de recrutement et de formation de combattants dans les deserts et les montagnes .

Cependant, c’est avec la destruction des deux ambassades américaines à Nairobi et à Dar es Salam le 07 Août 1998 que le terrorisme cesse d’être perçu comme une simple nuisance pour devenir une véritable menace stratégique en Afrique .

Pour cette raison , les Etats membres  de l’OUA, lors du 35e sommet de Juillet 1999, ont adoptée la Convention d’Alger qui traduisait le premier accord sur la prévention et la lutte contre le terrorisme [3]  .

D’après un chercheur , les États africains ont en commun un système patrimonial généralisé, qui est un facteur élevé de désordre. C’est ce que montrent la forte en efficacité gouvernementale et administrative, les déficiences institutionnelles, l’insouciance habituelle des règles politiques et économiques formelles et le recours aux solutions verticales et personnalisées pour résoudre les problèmes de société [4] .

D’autre part, les sociétés locales , dans certains pays d’Afrique  , sont déchirées par la violence ethno-régionale, en plus , flots massifs de réfugiés épuisés traversant les frontières, catastrophes environnementales, pauvreté , montée de la criminalité , manque de la bonne gouvernance , et l’incapacité d’assurer la sécurité dans certaines régions.

Or , certains estiment que la religion est la principale cause du terrorisme . Mais, la religion s’avère dans la réalité être un  facteur parmi d’autres . Le terrorisme et l’extrémisme violent ont de nombreuses raisons et revêtent une pluralité de causes , ce que nous allons expliquer .

1 – Raisons de croyances idéologiques :

Le discours religieux des terroristes repose sur des interprétations et des explications erronées d’un Islam juste et tolerant .Maleureusment , ce discours est attractif  des sentiments et influent sur les espris .

A cause de leur ignorance et vide intellectuel , les extremistes peuvent inculquer des idées , sutout aux jeunes ,  fondées sur des tendances rigoureuses de la religion et qui vont à l’encontre de la valeur de tolérance de l’islam et des valeurs spirituelles nobles , qui   reposent sur l’amour, la tolérance , le dialogue  et le respect .

A titre d’exemple , les éléments de Boko Haram sont un peu partout dans les écoles et mosquées des izala et salaf, ils organisent des assises et expliquent aux  étudiants que leur combat de prêche, d’éducation religieuse, ne sont que de la perte du temps, qu’il faut se soulever et bouleverser le pays et faire le “djihad  ” [5] .

Le groupe terroriste Boko Haram, est le plus actif au Nigéria. Sa stratégie pourrait évoluer d’une insurrection locale à des activités criminelles transnationales, devenant une menace croissante pour les pays voisins, dont le Mali et le Niger.

D’autre part , les idéologies extrémistes d’exclusion nient la valeur et la dignité des autres et alimentent la culture de violence et d’intolérance et renforcent le soutien aux groupes terrorists [6].

2– Raisons socioéconomiques :

Les problèmes économiques et sociaux sont propices à la naissance de sentiment de désespoir , en particulier chez les jeunes. Cela les conduit à dériver vers des mouvements religieux extremistes qui exploitent à leur profit ce sentiment pour les recruter dans leurs organisations et réaliser leurs objectifs .

En effet , les injustices politiques, sociales et économiques, l’impunité, la pauvreté, le chômage et l’absence de perspectives d’avenir (notamment chez les jeunes), la mauvaise gouvernance, la corruption, la marginalisation et le sentiment d’exclusion, la crise d’identité, le changement violent de régime et la résurgence d’anciens conflits mal résolus sont autant de facteurs à cerner pour mieux comprendre et répondre aux causes de ce phénomène [7] .

Par exemple , la pauvreté , par exemple , est un facteur fort qui permet aux groupes terroristes à  proposer des activités lucratives et attirer des jeunes en situation vulnérable pour s’y adhérer .

Incontestablement , les facteurs socio-économiques ont contribué à la croissance du terrorisme et d’extrémisme violent dans certains pays d’Afrique , notamment la pauvreté généralisée, le manque de possibilités de santé et d’éducation et les tensions ethniques  .

3 –  Raisons politiques et de gouvernance :

Plusieurs facteurs politiques ont ainsi été identifiés, par les chercheurs et experts , qui ont favorisé l’expansion du terrorisme .

Parmi ces facteurs figurent   l’absence de contrôle de l’État sur l’ensemble d’un territoire qui laisse des espaces non gouvernés aux mains de groupes criminels transnationaux et de groupes terroristes  ,  la faiblesse des pouvoirs publics, la mauvaise gestion des crises par les dirigeants politiques , la corruption des agents de l’Etat, la justice dysfonctionnelle, la marginalisation des régions périphériques qui souffrent de l’abandon de l’Etat [8] .

D’après une étude du PNUD , la fragilité d’un Etat et l’absence de libertés civiles sont considérées comme des facteurs prépondérants de l’émergence de violences politiques et extrémistes [9] .

Aussi , le renouveau du discours anti-néocolonialiste aujourd’hui repris par les jeunes extrémisteses est considéré parmi les facteurs leur encourageant à commettre des attentats terroristes  contre les interets de l’Occident aux pays d’Afrique.

Par ailleurs , Le mouvement des groupes terroristes en Afrique de l’Ouest est facilité par la faiblesse des contrôles aux frontières, les passeurs expérimentés, les réseaux de trafiquants et la corruption locale.

L’Afrique de l’Ouest est un important point de transit pour les drogues introduites en contrebande d’Amérique du Sud et d’Asie vers l’Europe. D’autres biens tels que des personnes, des migrants et des armes font également l’objet d’un trafic transfrontalier  [10] .

4 – Raisons sécuritaires :

La déstabilisation  dans la region sahelo-saharienne  due aux failles dans la sécurité favorise les menaces terroristes sur la stabilité de la région , ce qui  impose des défis majeurs pour les Etats de la région face au risque terroriste .

En effet , les crises multiformes qui secouent l’espace sahélo-saharien ont et auront un impact important sur le champ sécuritaire en Afrique . L’absence ou la faiblesse de l’État dans la région, l’instabilité sécuritaire dans le Sahel et l’implication des forces régionales et internationales dans les crises favorisent l’implantation du jihadisme et le recrutement efficace[11]  .

l’insécurité et de l’accroissement des conflits intercommunautaires qui affectent gravement certains pays d’Afrique peuvent favoriser la montée de la criminalité organisée et la prolifération des groupes terroristes qui profitent de la situation.

Aussi , les déplacements massifs de populations entre les pays , la migration ,  la difficulté des populations immigrées de s’intégrer dans les pays hotes , concourent également à faciliter le terrorisme [12] .

Il est certain que les acteurs terroristes, profitent de l’insécurité causée par l’absence de l’autorité de l’État dans certaines zones éloignées des capitales voire enclavées.

Cet état de cause semble très présent dans les communautés transfrontalières notamment dans la zone  Sahélo-saharienne ce qui qui complexifie le contrôle des frontières et la gouvernance de ces espaces .

D’autre part , les conflits conduisent à une destruction ou à une dévalorisation du capital physique (infrastructures, équipements), du capital humain ainsi que du capital social qui repose sur la confiance, les règles ou les réseaux de relations [13] .

Autre exemple de conflit : les tensions historiques entre le Cameroun et le Nigéria et les guerres de leadership qui opposaient le Tchad au Nigéria ont considérablement ralenti la coopération entre les services de renseignement et de sécurité de la région. Boko Haram a profité de ces divisions pour s’implanter et élargir son rayon d’action [14]  .

C’est pourquoi , l’insécurité devient la préoccupation dans la plupart des pays africains confrontés à des conflits de natures différentes mais aux conséquences identiques [15] .

A cet effet , la mise en place des mécanismes de coopération entre les États membres de l’UA en matiére de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent est devenue un priorité

II . L’impact du terrorisme sur la région et rôles de l’UA

La montée djihadiste sans précédent est due à plusieurs causes comme nous l’avons exlpliqué precédemment . Cette monté inédite avait eu des impacts négatifs sur la stabilité et le developpement de la region.

Face à ce fléau qui pourrait déstabiliser la région toute entière , l’Union Africaine ( UA ) est intervenue à travers plusieurs actions afin de contrer cette menace terroriste.

La montée du terrorisme et son impact sur la région :

L’Etat islamique en Afrique de l’Ouest , représenté par le groupe  Boko Haram , demeure très actif dans le nord-est du Nigeria, menant des attentats-suicides, des raids contre des villages isolés et des embuscades contre les forces de sécurité . [16]

Sachant que , les moyens de technologie d’information ont facilité la propagation de la culture extremiste du groupe Boko Haram, et ont permis un environnement favorable de cette cuture chez les jeunes qui utilisant souvent l’internet, les téléphones smarts et les réseaux  sociaux .

En effet , la montée de l’extrémisme violent , en Afrique , réduit non seulement à néant les avancées en matière de développement, mais risque également de freiner les perspectives de développement pour les décennies à venir ,  après les attaques terroristes perpétrées  .

A titre d’exemple , le tourisme au Kenya a ainsi enregistré une baisse estimée à 25 % du tourisme , alors que ce secteur représente une source vitale d’emplois et de revenus pour le pays. De même, en raison de la multiplication des attaques perpétrées par Boko Haram [17] .

Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a cependant vu ses investissements étrangers chuter de 21%, en grande partie à cause de l’insécurité, le groupe terroriste Boko Haram ayant mené des attentats à répétition dans le nord du pays, faisant des milliers de morts ces dernières années et engendrant des taux de chômage encore plus inquiétants et provoquant le déplacement des milliers de Nigérians vers le Cameroun, le Niger et le Tchad  .

Il est donc vrai de dire que le Sahel a connu une hausse des violences plus rapide qu’aucune autre région en Afrique.

Les incidents violents liés à des groupes armés terroristes ont doublé chaque année depuis 2015. Le nombre de victimes causées par ces attaques en 2019  est passé de 225 à 2000 au cours de la même période. Cette augmentation des violences a provoqué la fuite de plus de 900.000 personnes, dont plus de 500.000 rien qu’au Burkina Faso [18] .

Aussi , du fait de l’augmentation des violences et de l’insécurité sur le continent africain, un grand nombre d’enfants et d’élèves ne peuvent plus aller à l’école ou à l’université, ce qui nuit à leur qualité de vie actuelle et future. Les jeunes sont en effet les plus touchés par ce phénomène. Exclus des processus politiques, privés de perspectives d’emploi viables et souffrant d’un sentiment de désespoir croissant, les jeunes sont des cibles faciles pour les recruteurs radicalisés [19] .

En effet, la violence de Boko Haram a porté ses fruits et a permis au groupe de conquérir le territoire par la mise en œuvre d’une réponse sécuritaire excessive à l’appui du recrutement. Les déclarations axées sur la religion peuvent donc être des engagements communs, ou simplement un moyen d’offrir un cadre rationnel au recrutement [20] .

D’autant plus , à cause de la vulnérabilité dans la région du Sahel et du Bassin du Lac Tchad , le terrorisme et l’extrémisme violent peuvent exacerber les conflits en Afrique et contribuer à affaiblir les Etats touchés sur les plans de la sécurité, de la stabilité, de la gouvernance et du développement économique et social.

2 –les rôles joués par l’UA :

La lutte contre la menace terroriste demeure confrontée à de nombreux défis. Ces derniers se résument dans la difficulté des pays concernés à disposer des instruments et moyens appropriés susceptibles de sécuriser leurs frontiéres.

Face à ce constat , l’Union Africaine ( UA ) a joué plusieus roles contrer la menace terroriste au niveau régional et continental. Cette organisation régionale a eu plus d’opportunités de coopérer avec les organisations inernationles et regionales  afin d’améliorer la paix et la sécurité en Afrique.

l’Union Africaine (UA) a adopté un large éventail d’instruments juridiques et organisationnels pour endiguer son expansion sur le continent.

Mais , d’aprés un chercheur [21] , les mécanismes élaborés par l’UA pour contrer la menace terroriste au niveau régional et continental sont encore faibles . Malgré quelques expériences réussies, les mécanismes de lutte antiterroriste de l’Union Africaine peinent globalement à fonctionner efficacement pour des raisons qui tiennent à leur coordination et à leur financement.

Quel que soit , l’UA a déployé beacoup d’efforts en matière de lutte contre le terrorisme au niveau du continent . La lutte contre Boko Haram représente l’un des multiples fronts ouvert par l’UA contre le terrorisme.

Dans ce sens , nous pouvons citer quelques initiatives , comme la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) qui a mis en œuvre une stratégie pour la région du Sahel. Cette stratégie comprend trois volets : la gouvernance, le développement et la sécurité

Aussi , L’Union africaine (UA) a annoncé lors du sommet de l’UA le 27 Février 2020 qu’elle va deployer  de 3.000 soldats au Sahel pour combattre le terrorisme djihadiste qui sévit dans la région. L’UA va à ce propos travailler avec le G5 Sahel et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest).

A savoir que le G5 Sahel, basé à Nouakchott, est composé de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad . Il fournit depuis 2014 un cadre de coopération pour la sécurité et le développement de ces cinq pays sahéliens d’Afrique de l’Ouest.

Au niveau international , l’UA coopére avec l’OTAN en matière de lutte contre le terrorisme depuis décembre 2019.  Cette coopération est menée au travers du Centre Africain d’Etudes et de Recherches sur le Terrorisme ( CAERT ).

Ainsi , l’UA et l’Union Européenne ont convenu de cooperer pour la lutte contre le terrorisme.  Cette coopération , datée depuis février 2020 , est axée sur des domaines tels que l’entraînement des forces, la surveillance et le partage d’information, entre autres.

III – Stratégie de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique

L’extrémisme violent postule d’intervenir sur les racines du mal par une approche globale, elle doit aller au-delà d’une réponse sécuritaire au phénomène de la violence extreme[22]  .

A Cet effet , le combat de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique ne sera gagné que grâce à une stratégie globale, intégrée et multidimensionnelle , dans son volet culturel , éducatif , politique, institutionnel , socioéconomique et sécuritaire , visant à plus de rigueur et d’efficacité dans le cadre de la démocratie et de la suprématie de la loi.

Le volet culturel  et éducatif :

Nous considéreons que la prévention de la violence ne peut être efficace que si elle tient délibérément compte des causes de cette violence .

Le radicalisme religieux menant à la violence est un phénomène universel. Les nombreuses attaques perpétrées contre des innocents ont sonné l’alarme quant à la nécessité d’agir rapidement dans la lutte contre la radicalisation , qui est à l’origine du terrorisme .

En effet , les réponses sécuritaires sont importantes, mais, pour qu’elles portent leurs fruits à long terme , elles doivent impérativement être complétées par des activités de prévention déployées dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture, de l’information et de la communication.

Il est à signaler que la radicalisation religieuse intègre une idéologie qui conduit l’individu à choisir l’action violente contre les autres membres de la société dont il rejette, inconditionnellement, les valeurs et le mode de vie. Elle est devenue un problème compliqué dans le monde, elle menace les institutions démocratiques, et bloque toute réforme politique, économique ou culturelle.

Et quand le système éducatif échoue dans sa mission de garantir l’égalité des chances dans la société et d’offrir aux gens l’espoir d’un avenir meilleur et d’être des membres productifs de la société, les couches défavorisées n’ont plus que le désespoir, l’analphabétisme et l’ignorance, un terreau propice à l’endoctrinement et la radicalisation.

Alors , nous estimons que la culture et l’éducation peuvent être des moyens efficaces pour lutter contre la radicalisation , à savoir que la culture, sous tous ses aspects (arts, médias, science, enseignement, jeunesse et sport ) , a un grand rôle à jouer pour prévenir le développement d’une mentalité extrémiste, et à créer un climat de tolérance, de dialogue et de respect entre les gens, entre citoyens , ou entre citoyens et étrangers .

Il est vrai de dire que la culture répond à une nécessité de promouvoir une nouvelle approche alternative axée sur la démocratie, les droits humains et la primauté de la loi dans la prévention de la radicalisation. Cette approche consiste à promouvoir les relations de confiance entre les communautés, le dialogue et l’interaction, l’accès à une éducation inclusive et de qualité, la justice sociale et la lutte contre les discriminations.

D’autre part , l’éducation, peut aussi prévenir la radicalisation et l’extrémisme . Elle constitue un instrument efficace de promotion des valeurs communes. Par exemple, à travers l’éducation aux droits de l’homme et à la citoyenneté, par des programmes éducatifs , dans les institutions d’enseignement , La société peut créer les conditions qui permettront à l’apprenant de renforcer ses défenses contre l’extrémisme violent .

Ainsi , les nouvelles technologies d’information peuvent constituer des plateformes d’engagement positif , de paix et de respect face aux menaces qui visent une jeunesse particulièrement vulnérable dans des quartiers marginalisés , et de favoriser chez les jeunes la rupture avec les idées terroristes et les intégrer dans la société , de manière qu’ils soient des citoyens positifs .

Dans ce sens , on ne peut construire une société saine, productive et épanouie sans investir dans le capital humain, plus particulièrement dans l’éducation. Cette dernière est la clé de voûte de toute société.

Par ailleurs , la réforme du champ religieux dans les pays musulmans de l’Afrique , intervient dans la cadre de la stratégie culturelle , elle traduit une vision stratégique pour la consécration des fondements d’un Islam juste , tout en respectant les principes de cohabitation , de tolérance et de dialogue, à savoir que l’extrémisme violent trouve aussi son origine dans l’instrumentalisation du religieux, car les mouvements extrémistes ont pris la religion en otage à des fins politiques.

En conclusion , la culture et l’éducation sont les meilleures armes contre le terrorisme et l’extrême violent . A travers ses aspects (arts, médias, enseignement, formation , jeunesse et sport ) , elles peuvent jouer un rôle pour prévenir le développement d’une mentalité terroriste,  éradiquer la violence et le terrorisme , et créer un  climat de tolérance, de dialogue, de compréhension, de respect dans lequel le terrorisme n’aurait aucune place. D’autant plus, la culture est une arme de destruction massive de l’obscurantisme. Grâce à elle, on s’ouvre sur les autres et on ne se renferme pas sur soi.

D’autant plus , elles peuvent être un élément fédérateur puissant au service de la prévention de l’extrémisme violent, de la consolidation de la paix, du renforcement le sentiment d’appartenance à la pathrie et la promotion de la diversité culturelle qui favorise des sociétés plus inclusives et pacifiques.

Les gouvernements devraient concrétiser cette approche consistant à promouvoir les relations de confiance entre les jeunes , le dialogue et l’interaction, l’accès à une éducation inclusive et de qualité, la justice sociale , la lutte contre les discriminations , la diversité culturelle et le respect du dialogue .

D’autre part , la réadaptation pour les combattants locaux et étrangers, afin qu’ils soient réintégrés dans la société et ne ressentent pas le besoin de poursuivre le cycle de la violence. Il s’agit d’une contre-mesure nécessaire et essentielle pour empêcher la poursuite du terrorisme et de l’extrémisme violent [23].

2 –  Le volet socio-économique :

Toute stratégie pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme religieux, ne pourrait donner ses fruits que si elle n’est pas associée à d’autres approches économiques et sociales .

Il est à rappeler que lors de la Conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est tenue à Monterrey (Mexique) en mars 2002, les chefs d’État participants ont déclaré que la lutte contre la pauvreté était intrinsèquement liée à la lutte contre le terrorisme.

Aussi , lors de la 54ème séance plénière de l’Assemblée générale des Nations unies , tenue en novembre 2001, les Ministres des affaires étrangères et Vice-Ministres ont constaté un lien étroit entre le développement et la paix et la sécurité dans le monde. La faim, la maladie, l’ignorance, la violence, l’injustice et la pauvreté ont en revanche été perçues comme des menaces à la paix et à la stabilité .

Alors,  il est nécessaire d’adopter une approche économique et sociale visant à lutter contre les inégalités, la pauvreté et la précarité sociale, à travers une initiative pour le développement humain permettant indéniablement de prévenir la radicalisation latente parmi les populations défavorisées ou marginalisées, , en améliorant les infrastructures (routières, sanitaires, éducatives, etc.), l’accès des populations aux services sociaux de base, et en particulier en proposant des plans de soutien à l’activité économique et à l’entreprenariat des jeunes et des femmes.

En conséquence , Les pays d’Afrique , surtout les pays du Sahel et du Bassin du Lac Tcahd ,  ont la responsabilité de créer un environnement propice qui favorise l’emploi pour les jeunes.

Sachant que , les jeunes des États fragiles, qui se retrouvent souvent au chômage, sont facilement manipulés pour rejoindre et poursuivre le cycle de l’extrémisme. Ainsi, le rôle de l’État dans la création d’un environnement dans lequel le développement durable sera renforcé pourrait éventuellement limiter l’influence des groupes extrémistes sur le soutien des jeunes et davantage de recrues.

3 – Le volet sécuritaire :

Les pays de la région du Sahel-Sahararienne sont parfaitement conscients que la sécurité et la paix sont des conditions préalables nécessaires au développement, et que le terrorisme et ses alliances avec le crime organisé posent une menace réelle et tangible à cette paix et à cette stabilité… Nous devons nous diriger résolument vers des mesures tangibles en activant les mécanismes de coopération bilatérale, régionale et internationale, qui doivent être améliorés et adaptés si nécessaire [24].

Or , les mécanismes de coopération sécuritaire , bilatérale ou multilatérale , doivent s’inspirer des bonnes pratiques internationales en matière de lutte contre le terroriste , en prenant en considération les points suivants :

– Accentuer la présence des forces de sécurité dans les zones marginalisées .Cette action a été déjà faite par Le Mali, le Niger et le Burkina Faso , qui ont déployé des efforts pour lutter contre des groupes armés terroristes.

– Améliorer la sécurité des régions frontalières. Les régions transfrontalières, vastes et dotées d’un faible maillage sécuritaire, sont des refuges idoines pour les groupes armés terroristes. Elles leur permettent aussi d’avoir accès aux sources de revenus illégaux associés aux trafics d’armes, de drogues et d’êtres humains .

–  Renforcer des capacités et à échanger de meilleures pratiques, s’agissant en particulier de la coopération interinstitutions entre et parmi les États Membres en Afrique.

–  Mobiliser des ressources et compétences plus prévisibles et durables pour renforcer la capacité des pays d’Afrique de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent, notamment en facilitant la mise en commun d’informations et de bonnes pratiques,.

–  Coordiner des politiques nationales, le partage d’informations et le recensement des bonnes pratiques.

– Renforçer la sécurité des frontières, des transports et des infrastructures critiques . L’autre dimension de la protection consiste à réduire les conséquences des attentats terroristes.

–  Poursuivre les terroristes à l’intérieur des frontières et au-delà, empêcher la planification, les déplacements et les communications, désorganiser les réseaux de soutien, empêcher l’accès au financement et au matériel nécessaire à la réalisation des attentats  .

Pour mieux satisfaire à cette stratégie sécuritaire , les forces armées des Etas du Sahel et du Bassin du Lac Tchad doivent cependant bénéficier d’un soutien constant de l’Union Africaine , ainsi que des ressources appropriées .

Sans oublier  le  rôle primordial  du CAERT en matire de soutien des initiatives nationales de mise en œuvre du cadre stratégique antiterroriste de l’UA, notamment en améliorant le partage des informations sur la lutte antiterroriste (par exemple, le partage des meilleures pratiques et autres expériences nationales) ainsi que la coopération et la coordination entre ses membres, les communautés économiques régionales de l’Afrique et l’Organisation des Nations Unies, dans le but de mieux faire connaître les menaces terroristes dans toute l’Afrique et d’aider les pays africains à accéder à l’aide nécessaire pour renforcer leurs compétences [25] .

VI- Conclusions et recommandations

La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans la région Sahélo-saharienne reste un défi permanent . Cela exige des efforts coordonnés et harmonisés entre les États membres de l’UA , les communautés économiques régionales de l’Afrique et l’Organisation des Nations Unies , dans le but de mieux faire connaître les menaces terroristes dans la région .

La coopération inter-africaine n’a jamais été aussi impérative qu’aujourd’hui pour combattre le terrorisme. Et en dépit de la nécessité de l’approche sécuritaire, celle-ci a révélé ses limites dans la lutte contre ce fléau.

Par conséquent, les pays sont tenus de mettre l’accent sur les stratégies préventives visant à dissuader les jeunes de tomber dans l’extrémisme et à contrer leur dérive vers le terrorisme.

Parallèlement, les pays doivent associer leurs actions , les dimensions économiques et sociales , et mettre en place en tête de leurs priorités les objectifs de développement durable , consistant à mettre en œuvre des actions de lutte contre l’exclusion, la précarité et la pauvreté.

Ausssi, le partage d’informations et de recherches est un moyen important. Une meilleure compréhension des causes de cette manifestation et des modes de fonctionnement des extrémistes aidera à trouver des approches créatives pour lutter contre le phénomène .

Sous l’impulsion de l’Union Africaine, les efforts en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violenet , doivent étre félicités , mais il reste encore des efforts à déployer en la matiére :

Dans ce cadre , nous proposons quelques recommendations :

– Élaborer une véritable stratégie de lutte contre le terrorisme à l’échelle du continent. Cette stratégie n’exclut pas l’élaboration de stratégies régionales plus ajustées aux réalités de la zone.

– Développer des approches plurisectorielles (sécurité, gouvernance, développement) et multidimensionnelles

–  Impliquer pleinement et de manière cohérente l’ensemble des programmes, organes et institutions de l’UA qui existent déjà dans ses efforts pour endiguer la menace terroriste.

– Améliorer les contrôles aux frontières et réduire la mobilité des groupes terrorists , en faisant participer pleinement les sociétés civiles africaines et en coordonnant leurs actions dans le domaine de la prévention et de la lutte contre le terrorisme .

– Coordonner le plan d’action de l’UA en matière de lutte antiterroriste avec les efforts engagés par les Nations Unies dans le cadre de la stratégie antiterroriste mondiale .

– Doter l’UA des moyens financiers suffisants pour accroître sa marge de manoeuvre dans la gestion des crises sécuritaires

– Doter le CAERT des moyens huamins et financiers , vu l’importance croissante de ce Centre dans la lutte contre le terrorisme , en tant que structure de centralisation des informations, des études et des analyses sur le terrorisme .


References :

1 – Declaration de Rosemary DiCarlo , Cheffe des affaires politiques de l’ONU lors de son intervention devant le Conseil  de sécurité des Nations Unies , le 11 mars 2020. https://news.un.org/fr/story/2020/03/1063771.

2 – Joseph Léa Nkalwo Ngoula , L’Union Africaine à l’épreuve du terrorisme : forces et challenges de la politique africaine de sécurité   ,Cameroun, avril 2016. http://www.irenees.net/bdf_fiche-analyse-1076_fr.html

3 –  Résolution n° 213 ( XXVIII )  sur le renforcement de la coopération et de la coordination entre les Etats dans l’optique de lutter contre les phénomènes d’extrémisme et de terrorisme adoptée par l’OUA en 1992

4 –  Jakkie Cilliers , L’Afrique et le terrorisme , Revue Afrique contemporaine 2004/1 (n° 209),  Dossier Paix, sécurité, développement Éditeur : De Boeck Supérieur, p. 82.

5- Adamou Moussa Ibrahim ,  L’insécurité transfrontalière en Afrique de l’Ouest : le cas de la frontière entre le Niger et le Nigeria. Science politique. Université Côte d’Azur, 2019 , p.140.

6 –    Le Général Dr. Kamal Ahmed Ameur ,  La lutte contre l’extrémisme et le terrorisme , Fév 18, 2018 . Coalition Islamique Militaire pour Combattre le Terrorisme . https://imctc.org/French/ArticleDetail/Index/636984389912572882

7 – Voir  Rapport du PNUD Programme des Nations Unies pour le développement, Prévenir et lutter contre l’extrémisme violenet en Afrique : une approche axée sur le developpement  , Descriptif du projet régional et multinational , 2016-2019 .

8 –  Rapport  de Conférence  sur la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation violente  ,  réalisé par l’Organisation internationale de la Francophonie , novembre 2016.

9 – Etude du PNUD : Journey to Extremism in Africa: Drivers, Incentives and the Tipping Point for Recruitment, UNDP, September 2017 – http://journey-to-extremism.undp.org/content/downloads/UNDPJourneyToExtremism-report-2017-english.pdf

10  –  James Blake : West Africa Is Increasingly Vulnerable to Terrorist Groups , APRIL 4, 2020. https://foreignpolicy.com/2020/04/04/west-africa-is-increasingly-vulnerable-to-terrorist-groups/

11 –   El Moussaoui El Ajlaoui : Les défis et enjeux sécuritaires dans l’espace sahelo-saharien ( La perspective du Maroc ) , Dialogues sécuritaires dans l’espace Sahelo-Saharien. Edité par

Friedrich-Ebert-Stiftung, Bureau Bamako, 2016.p.7.

12 –  Jakkie Cilliers , L’Afrique et le terrorisme , Revue Afrique contemporaine 2004/1 (n° 209),  Dossier Paix, sécurité, développement Éditeur : De Boeck Supérieur, pages 81 à 100

13  –    Philippe Hugon ,  Conflits armés, insécurité et trappes à pauvreté en Afrique   . Dans Afrique contemporaine 2006/2 (n° 218), pages 33 à 47.

14 – Joseph Léa Nkalwo Ngoula , L’Union Africaine à l’épreuve du terrorisme : forces et challenges de la politique africaine de sécurité , article précité .

15 – Mohamed Sneiba :   Ce que l’insécurité coûte à l’Afrique , Magazine AFRIMAG, 11 avril 2019. https://afrimag.net/ce-que-linsecurite-coute-a-lafrique/

16 –  William Assanvo : View on Africa: Terrorism in western Sahel , Institute of Security Studies. Aug 26, 2015 . https://issafrica.org/amp/events/view-on-africa-terrorism-in-western-sahel .

17 – voir le Projet du Programme des Nations Unies pour le développement : prevenir et lutter contre l’extrémisme violent en Afrique : une approche axée sur le développement ,2012 . file:///C:/Users/KHALID/Downloads/UNDP-PVE-updated2017_FR%20(1).pdf.

18 – Pauline Le Roux , Répondre à l’essor de l’extrémisme violent au Sahel , 14 janvier 2020. https://africacenter.org/fr/publication/repondre-a-lessor-de-lextremisme-violent-au-sahel/.

19 –  World Investment Report, 2013, Global Value Chains: Investment and Trade for Development, Nations Unies, New York et Genève..

20 –  Andrew Glazzard, Sasha Jesperson, Thomas Maguire, EmilyWinterbotham : L’extrémisme islamiste violent Nouveauté ou continuité des conflits? , ASPJ – Afrique et Francophonie ,3e trimestre 2018 .p.32-34.

21– Joseph Léa Nkalwo Ngoula  : L’Union Africaine à l’épreuve du terrorisme : forces et challenges de la politique africaine de sécurité, , article précité.

22 –   Voir Rapport Final du Séminaire régional pour la prévention de l’extrémisme violent en Afrique Centrale et dans le Bassin du Lac Tchad , Yaoundé, les 27 et 28 novembre 2017. www.ceides.org .

23 – Marisha Ramdeen : Countering Terrorism and Violent Extremism in Africa . https://www.accord.org.za/conflict-trends/countering-terrorism-violent-extremism-africa/.

24  –   Walid Ramzi and Nazim Fethi, Sahel-Saharan ministers unite against terrorism , March 17 , 2010. https://www.magharebia.com.

25 – James Cockayne, Jason Ipe et Alistair Millar , la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’ONU en Afrique du Nord , Center on Global Counterterrorism Cooperation,  p.25. https://globalcenter.org/wp-content/uploads/2010/09/North_Africa_Report_FINAL_TEXT_FRA.pdf